Morphologie

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Posté par hal 31/03/2009 @ 09:07

Tags : morphologie, anatomie, sciences de la vie, science

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Morphologie végétale

La morphologie végétale est la partie de la botanique qui consiste à décrire la forme et la structure externe des plantes et de leurs organes. A ne pas confondre avec l'anatomie, qui s'intéresse à la structure interne.

Le développement de cette science est lié à celui de la systématique, qui a conduit à une description précise et minutieuse des différents organes des plantes, notamment les racines, les tiges, les feuilles et les fleurs, et donné naissance à un vocabulaire botanique très riche et très spécialisé. En effet la classification des plantes en espèces, et leur identification pratique sur le terrain, repose d'abord sur des critères morphologiques ; l'espèce, selon une définition classique, étant « l'ensemble des individus qui se ressemblent plus entre eux qu'ils ne ressemblent à ceux d'autres espèces ».

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Morphologie (biologie)

En biologie, la morphologie (du grec μορφή morphé, « forme » avec le suffixe -logie, « parole ») est l'étude descriptive de la forme et de l'aspect visuel de la structure externe d'un animal, d'une plante ou d'un organe. La morphologie ne doit pas être confondue avec l'anatomie, qui s'intéresse à la structure interne.

Mais constamment poursuivis, ces efforts de dissociation ont aussi bien des inconvénients. Le vivant est bien décomposé en ses éléments, mais à partir de ceux-ci on ne peut le reconstituer et lui rendre la vie. Ceci est vrai déjà pour de nombreux corps inorganiques, et à plus forte raison pour les corps organiques.

C'est pourquoi, de tout temps, l'homme de science, a ressenti le besoin d'identifier les formations vivantes, d'appréhender en une totalité leurs composantes visibles, saisissables, de voir en elles ce par quoi s'exprime l'être intérieur, et ainsi de parvenir en quelque sorte à une vision dominant l'ensemble. Il n'est pas besoin d'exposer ici dans le détail combien ce désir de l'homme de science est proche de l'impulsion artistique et de l'instinct d'imitation.

On rencontre donc dans le cheminement de l'art, du savoir et de la science, plusieurs tentatives pour fonder et développer une connaissance que nous aimerions appeler la morphologie. Sous quelles formes diverses ces essais se présentent, c'est ce dont il sera parlé dans la partie historique.

Pour désigner dans son ensemble l'existence d'un être réel, l'Allemand dispose du mot forme (Gestaldt). En employant ce terme, il fait abstraction de ce qui est mobile, il admet que les éléments formant un tout sont établis, achevés et fixés dans leurs caractères.

Mais si nous observons toutes les formes, et en particulierles formes organiques, nous constatons qu'il ne se trouve nulle part de constance, d'immobilité, d'achèvement, et qu'au contraire tout oscille dans un mouvement incessant. C'est pourquoi notre langue se sert à fort juste titre du mot formation (Bildung), tant pour désigner ce qui est produit que ce qui est en voie de l'être.

Si donc nous voulons introduire une morphologie, nous n'avons pas à parler de forme, mais si nous employons ce terme, nous pouvons penser tout au plus l'idée, le concept, ou un élément fixé pour un instant seulement dans l'expérience" (La métamorphose des plantes, Objet de méthode de la morphologie, trad. Henriette Bideau).

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Morphologie (linguistique)

La morphologie est la branche de la linguistique qui étudie la façon dont les morphèmes se combinent pour former des lemmes (par dérivation, composition, flexion, redoublement et/ou affixation).

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Morphologie de l'hébreu

שֶׁמֶשׁ est du genre féminin

La morphologie de l'hébreu occupe une place importante dans la grammaire hébraïque : l'analyse d'un énoncé en phrases (משפטים), et de ces phrases en propositions, est l'objet qu'étudiera la syntaxe. L'analyse des propositions présente des mots reliés entre eux. Et l'étude de la forme de ces mots élémentaires (מלוֹת), abstraits de leurs relations réciproques et considérés dans leur structure formelle, est précisément l'objet qu'étudie la morphologie de la langue hébraïque.

La linguistique nomme morphème l'unité élémentaire qu'étudie la morphologie. Le morphème partage avec le phonème le fait d'être un élément sonore, et se distingue de lui par le fait d'être signifiant.

Le morphème signale un caractère spécifique du mot qu'il intègre (מלה), relativement à un trait grammatical.

La morphologie nomme morphème lexical un morphème qui porte une valeur lexicale (le lexème de la lexicologie), elle nomme morphème grammatical tout morphème privé de valeur lexicale.

Un morphème libre peut constituer à lui seul un mot. Un morphème lié se rattache toujours à une base.

Un morphème consonantique est constitué uniquement de consonnes (ʿiẓẓūrîm עִצּוּרִים), un morphème vocalique uniquement de voyelles (tənūʿōṯ תְּנוּעוֹת).

Un morphème radical se construit soit directement sur une racine (šoreš שֹׁרֶשׁ), soit sur une forme (gizərāh גִּזְרָה) dérivée de cette racine. Un morphème thématique permet de compléter le morphème radical pour constituer avec lui un thème.

Les morphèmes préfixés et les morphèmes suffixés, nommés parfois plus simplement préfixes et suffixes, forment l'ensemble des morphèmes affixés ou affixes.

L'analyse de la langue hébraïque en différents domaines (phonétique, grammatical, sémantique) aboutit à des traits linguistiques qui regroupent les caractères distinctifs des éléments de cette langue (phonèmes, morphèmes et sémantèmes). Ainsi, le degré d'aperture d'une voyelle est un trait phonétique, le genre et le nombre sont des traits grammaticaux.

La décomposition morphologique d'un mot (millāh מִלָּה) en ses morphèmes élémentaires, suivie d'un regroupement en traits grammaticaux des caractères distinctifs indiqués par ces morphèmes, permet d'analyser les mots selon leur nature, leurs caractères intrinsèques, ou leur fonction dans une phrase.

Enfin le trait grammatical de fonction syntaxique d'un mot en contexte, qui montre le rôle exercé par ce mot dans une phrase (sujet, complément), sera aussi étudié dans la section syntaxe de la grammaire.

L'analyse des thèmes (verbaux et nominaux) nous fournissant une racine consonantique (typique des langues sémitiques) que complète une structure vocalique dont le type oriente le mot vers un usage soit verbal, soit nominal, la notion de catégorie en hébreu est dynamique et permet de classer des fonctions linguistiques (verbale ou nominale) plutôt que des mots-objets conçus comme des entités statiques (étiquetées verbes, ou noms).

Le trait grammatical de genre (mîn מִין ) comprend, en hébreu, le masculin (zāḵār זָכָר) et le féminin (nəqēḇāh נְקֵבָה). Le genre d'un nom hébreu peut différer de celui de sa traduction en français (ainsi, depuis l'antiquité sumérienne, le soleil se traduit par la šemeš שֶׁמֶשׁ, tandis que la lune est le yārēaḥ יָרֵחַ).

Il convient de ne pas confondre le genre naturel et le genre formel, purement grammatical. Bien que dénuée de sexe une ville,ʿîr עִיר, est grammaticalement du genre féminin.

Par ailleurs le genre neutre, commun dans les langues indo-européennes, n'existe pas en hébreu.

Autre trait grammatical : le miṣəppār מִסְפָּר ou nombre grammatical. L'hébreu marque grammaticalement trois nombres, le yāḥîd יָחִיד singulier, le zūgî זוּגִי duel et le rabbîm רַבִּים pluriel. Le zūgî זוּגִי s'utilisait à l'origine pour signaler les paires d'organes présentées par les êtres vivants (on ne dit pas « des jambes », mais « une paire de jambes »). Comme les noms de ces organes ne présentent jamais de pluriel régulier, l'usage du zūgî זוּגִי s'étend pour noter une multiplicité supérieure à deux (dans « trois amis ont six jambes », le pluriel de jambes se formera à l'aide du zūgî זוּגִי). Au lieu de traduire zūgî זוּגִי par «duel », il serait donc préférable de parler de pluriel irrégulier servant à signaler des objets appariés.

Pour l'hébreu, un homme (ʾîš אִישִׁ) peut participer à une conversation en tant que « parlant humain » (mədabbēr ʾîšî מְדַבֵּר אִישִׁי) , ou comme « assistant humain » (nōḵēaḥ ʾîšî נוֹכֵחַ אִישִׁי) faisant littéralement face à celui qui parle, ou encore comme un « caché humain » (niṣəttār ʾîšî נִסְתָּר אִישׁי) un tiers absent de qui le premier parle en secret au second, son auditeur.

Ces trois personnages bien typés correspondent approximativement aux personnes grammaticales que le français se contente de numéroter. Le trait grammatical de personne comprend donc en hébreu une première personne mədabbēr מְדַבֵּר , une seconde personne nōḵēaḥ נוֹכֵחַ , et une troisième personne niṣəttār נִסְתָּר , différenciées chacune en genre et en nombre.

En hébreu, le morphème signalant la personne est souvent suffixé au thème, tant verbal que nominal. Ce morphème suffixé signale aussi le trait de nombre à toutes les personnes, le trait de genre aux seconde et troisième personne (la première personne reste donc ambivalente quant au genre).

La mention du trait de personne dans les verbes conjugués rend souvent inutile l'emploi du pronom qui, en français, précède la forme verbale conjuguée.

L'ajout au nom d'un morphème suffixé signalant la personne permet d'indiquer le possesseur de l'objet signifié par ce nom.

Le pronom personnel prend souvent la forme d'un morphème préfixé prépositionnel suivi d'un morphème suffixé marquant la personne, considéré comme une désinence, c'est pourquoi la grammaire hébraïque parle d'une préposition déclinée.

Le trait grammatical de fonction syntaxique est noté dans les langues indo-européennes par des morphèmes suffixés, des désinences qui varient selon le cas, dont l'ensemble forme une déclinaison. Les cas du latin par exemple sont nommés selon leur fonction : nominatif pour le cas signalant la fonction de sujet, génitif pour la fonction de complément du nom, et ainsi de suite.

L'hébreu signale la fonction syntaxique par un morphème préfixé prépositionnel, ou par une préposition millāh-hayyaḥaṣ מִלָּה-הַיַּחַס qui précède le mot dont il signale la fonction. Les mots hébreux ne se déclinent donc pas selon la fonction (la section précédente présente une flexion hébraïque, mais elle est personnelle, pas fonctionnelle).

Les termes nominatif, accusatif, génitif, datif, ablatif, locatif, et autres semblables se rapportent en hébreu aux fonctions syntaxiques exercées par les mots, et non aux cas d'une déclinaison, notion inexistante en grammaire hébraïque.

Le trait grammatical de mode renvoie, en français, aux notions d'indicatif, de subjonctif, d'impératif et autres modes classiques hérités de la culture gréco-latine.

La grammaire de l'hébreu conçoit la conjugaison du verbe selon diverses modalités telles l'indicatif, l'intensif, le causatif, le réflexif, exprimées par la forme du thème. Elle classe les thèmes en cinq catégories verbales caractérisées par la présence ou l'absence d'un préfixe "modal" mais surtout par la forme de la structure vocalique du thème nommée binəyān בִּנְיָן. Chaque verbe peut théoriquement se conjuguer selon le modèle des cinq binəyānîm בִּנְיָנִים, mais pratiquement les verbes réellement conjugués en utilisant tous les paradigmes théoriques sont rares.

Les catégories "modales" sont en hébreu des catégories morphologiques désignées par les termes pāʿal פָּעַל, piʿēl פִּעֵל, hitəppaʿēl הִתְפַּעֵל, hip̄əʿîl הִפְעִיל et nip̄əʿal נִפְעַל. Comme chaque catégorie peut exprimer plus d'une modalité, la grammaire hébraïque ne s'attache pas à la notion stricte de mode utilisée en français.

Le trait grammatical de voix regroupe les notions, connues en français, de voix active, voix passive, et voix moyenne ou réflexive.

Les catégories morphologiques actives sont le pāʿal פָּעַל, le piʿēl פִּעֵל et le hip̄əʿîl הִפְעִיל. Réflexive est la catégorie hitəppaʿēl הִתְפַּעֵל. Le passif du piʿēl פִּעֵל est un paradigme pūʿal פֻעַל, le passif du hip̄əʿîl הִפְעִיל un paradigme hūp̄əʿal הֻפְעַל. Le passif du pāʿal פָּעַל étant défectif cette catégorie active utilise le modèle du nip̄əʿal נִפְעַל en guise de passif.

Certaines grammaires modernes considèrent les binəyānîm בִּנְיָנִים pūʿal פֻעַל et hūp̄əʿal הֻפְעַל comme des catégories morphologiques à part entière, portant ainsi le nombre des catégories de cinq à sept. Elles utilisent alors comme moyen mnémotechnique la figure de la mənōrāh מְנוֹרָה (chandelier à sept branches), portant trois «chandelles» actives à droite, les trois «chandelles» passives correspondantes à gauche, et la «chandelle» réflexive au milieu.

À côté de la translittération des termes permettant d'apprécier la nature et la longueur des voyelles, se trouve (entre parenthèses) une transcription moins précise, mais commune dans les milieux francophones, du nom de ces catégories modales.

La notion d'aspect s'est atténuée au fil des temps. Elle était très importante dans l'antiquité, non seulement en hébreu biblique, mais aussi en grec ancien et en latin ou en sanskrit.

L'aspect est un trait grammatical qui recouvre les notions de perfectif et d'imperfectif appliquées à la conjugaison des verbes. Quelques grammairiens utilisent ici les termes accompli et inaccompli.

Un verbe conjugué au perfectif exprimait une action actuellement terminée. (Une traduction pointue de ʾanî kātaḇəttî אֲנִי כָּתַבְתִּי donnerait : J'ai maintenant fini d'écrire).

Un verbe conjugué à l' imperfectif exprimait une action actuellement en cours d'exécution, en train de se faire en vue d'un accomplissement ultérieur. (La traduction fine de ʾanî ʾeḵəttōḇ אֲנִי אֶכְתּוֹב serait : "je suis en train d'écrire" au sens de "je m'active pour l'instant à écrire afin que cela soit plus tard enfin écrit").

Le locuteur antique pensait donc toujours au présent à une action, soit actuellement achevée, soit actuellement en cours d'achèvement.

La conjugaison de l'hébreu ancien ne connaissait que deux paradigmes : le perfectif (ou accompli) dont la valeur ancienne d'aspect parfait se transforma en valeur moderne de temps passé, et l' imperfectif (ou inaccompli) dont la valeur antique d'aspect imparfait mua en valeur contemporaine de temps futur !

L'hébreu biblique pensait donc toujours au présent à ce qu'il avait fait ou à ce qu'il avait à faire.

De l'antiquité à nos jours il fréquenta d'autres langues dont les conjugaisons plus nuancées permettaient, entre autres, d'exprimer par un verbe conjugué une action passée, ou présente, ou future. (En français : j'écrivis, j'écris, j'écrirai). Il traduisait alors le passé de la langue étrangère en perfectif hébreu, le futur exotique en imperfectif hébreu, quant au présent ...

Morphologiquement, un mot grammatical se compose seulement de morphèmes grammaticaux, à l'exclusion de tout morphème lexical (ou lexème).

L'hébreu מִלָּה milah se traduit en français par mot. Les mots de liaison sont הַמִּלּוֹת הַיַּחַס hamiloṯ hayaḥaṣ les mots «de la relation» c'est à dire les prépositions, et le כִּנּוּי הַזִּקָּה kinouy haziqah pronom relatif .

Les mots qui déterminent un verbe sont הַכִּנּוּיִּים הָאִישִׁיִּים hakinouyim haʾishiyim les pronoms personnels et les adverbes négatifs לֹא (loʾ ) et אַל (ʾal).

Les מִלּוֹת miloṯ qui déterminent un nom sont הַמִּלּוֹת הָרוֹמְזוֹת hamiloṯ haromzoṯ les mots «qui désignent» ou démonstratifs, הַמִּלּוֹת הַקִּנְיָן hamiloṯ haqinyan les mots «de la possession» ou possessifs , et הַמִּלּוֹת הַשְּאֵלָה hamiloṯ hasheʾèlah les mots «de la question» ou interrogatifs.

Les מִלּוֹת-הַיַּחַס miloṯ-hayaḥaṣ sont littéralement des « mots de la relation ». La syntaxe considère chacun d'eux comme un mot-outil dont la fonction est semblable à celle des prépositions en français. Régimes de nombreux verbes, ils précèdent souvent des compléments de verbes ou de noms (ils sont « pré-posés » à ces mots).

Morphologiquement, ces prépositions peuvent être classées en fonction du nombre de syllabes qu'elles contiennent. Elles sont alors distinguées en monosyllabiques, bisyllabiques, ou polysyllabiques.

Quelques prépositions, réduites à leur consonne initiale, échangent leur statut de mot indépendant pour celui de particule prépositionnelle. Cette particule devient alors un préfixe qui intègre le mot qu'elle détermine.

La préposition déterminative d'un complément d'objet direct défini : le mot-outil את ʾṯ.

L'usage le plus fréquent du mot-outil את ʾṯ est syntaxique, il indique la fonction de complément d'objet direct du mot défini qui le suit, et se vocalise en ce cas par un tsèyrèh ( אֵת ʾèṯ ). Sont considérés définis les noms propres et les noms communs préfixés par le הֵא-הַיְדִיעָה haʾ haydi‘ah (préfixe dont la fonction est semblable à celle de l' « article défini » en français).

Le mot-outil את ʾṯ signale que son régime est proche et pourrait se traduire par la locution prépositionnelle française « près de ». Il indique aussi une grande proximité et se traduit alors par « avec » ou « auprès de ». Il marque la situation précise de son régime, et se rend alors par « ici même », « précisément sur », « précisément dans ». Il dénote une précision très marquée, presque exclusive : « ceci », « ceci même », « ceci et rien d'autre ».

Utilisé comme préposition, il marque un voisinage étroit avec l'objet qu'il régit.

Lorsque le sujet d'un verbe est une personne humaine, l'hébreu désigne ce sujet soit par un nom, soit par un terme grammatical, un כִּנּוּי ‏אִישִׁי kinouy ʾishiy, littéralement un mot «nommant humain» ce sujet. Le français traduit cette notion par «pronom personnel».

Chacun de ces הַכִּנּוּיִּים הַאִישִׁיִּים hakinouyim haʾishiyim ou pronoms personnels se présente sous la forme d'un préfixe grammatical indiquant la personne complété par une terminaison signalant les traits grammaticaux de genre et de nombre. Ce mot-outil sans thème ni racine est donc un utilitaire grammatical uniquement composé d'affixes.

La flexion du pronom personnel présente les trois traits grammaticaux de personne, de genre, et de nombre.

Morphologiquement les pronoms démonstratifs lointains sont formés sur la base des pronoms personnels de la troisième personne, préfixés par le ha- qui a même valeur grammaticale que l'article défini en français.

Utilisés comme adjectifs, les démonstratifs tant proches que lointains sont préfixés par le ha- correspondant à l'article défini français.

L'emploi de haʾelou au masculin pluriel est moins vernaculaire et plus formel.

Les adjectifs et pronoms possessifs (hébreu: הַמִּלּוֹת הַקִּנְיָן hamiloṯ haqinyan, les « mots de l'acquisition ») utilisent la préposition lè (« à ») et shel (« de, » littéralement « qui est à ») devant le nom du possesseur pour en indiquer l'appartenance.

La possession peut aussi se noter en suffixant au nom de ce qui est possédé une variante du pronom personnel. Les noms ainsi fléchis utilisent un suffixe possessif différent selon que la chose possédée est au singulier ou au pluriel.

Un morphème consonantique lexical, formé par une séquence discontinue de consonnes , est conçu comme le שֹׁרֶשׁ shorèsh (la racine) de chacun des mots du lexique hébreu. Cette séquence, qui compte souvent trois phonèmes consonantiques, est en ce cas qualifiée de trilitère. Des racines, moins fréquentes, de deux ou de quatre consonnes se rencontrent aussi.

Du point de vue lexical, ce שֹׁרֶשׁ shorèsh est un lexème, élément significatif fondamental au coeur du mot (plus exactement du lemme).

Morphologiquement, à l'état des שָׁרָשִׁים sharashim (racines) que l'hébreu qualifie de שְׁלֵמִים shlèmim (entiers, complets, c'est à dire inaltérés) correspond la notion morphologique de racine. Il arrive que, par la présence de consonnes gutturales (et dans quelques autres cas spécifiques que la grammaire de l'hébreu détaille), la racine s'altère et présente une forme dérivée que l'hébreu nomme גִּזְרָה gizra (littéralement forme séparée). À la גִּזְרָה gizra correspond la notion morphologique de radical.

Un morphème vocalique thématique est une séquence discontinue de voyelles qui, entrelacée au שֹׁרֶשׁ shorèsh (racine ou radical) forme avec lui un thème. Former ainsi un thème peut suffire à générer un mot (lemme). L'hébreu présente différents morphèmes vocaliques thématiques.

Un paradigme thématique est l'ensemble des formes différentes que peut prendre le morphème vocalique pour constituer des thèmes différents sur une même racine ( שֹׁרֶשׁ shorèsh).

L'hébreu distingue deux ensembles de paradigmes thématiques, les binyanim (constructions, structures) qui permettent de construire des thèmes verbaux, et les mishqalim (poids) utilisés pour donner aux thèmes nominaux leur pesant de voyelles.

Un paradigme thématique verbal (bynian) présente un ensemble structuré de morphèmes vocaliques utilisés pour conjuger des verbes. Un paradigme thématique nominal (mishqal), par son « pesant » de voyelles, permet de distinguer différentes familles de noms (noms d'actions, noms de métiers, noms d'outils, et bien d'autres encore).

Ce qui précède nous permet de comprendre la morphologie de paradigmes simples. Il existe cependant aussi des paradigmes complexes qui, en plus des morphèmes vocaliques thématiques, utilisent des préfixes consonantiques éventuellement suivis d'une voyelle pour créer des thèmes composés.

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Morphologie du verbe français

En grammaire française, le verbe prend de nombreuses formes pour exprimer les différences de personne, de nombre, de mode et de temps : cet ensemble de formes s'appelle conjugaison et concerne la morphologie flexionnelle de cette catégorie.

Le radical, qui est la racine du verbe, nous permet d'identifier son sens.

Certaines formes verbales (temps composés et surcomposés, ainsi que temps simples de la voix passive) exigent l'utilisation d'un auxiliaire.

Le français utilise deux auxiliaires : être et avoir. La question des semi-auxiliaires (verbes conjugués se combinant avec un infinitif pour former une périphrase verbale) sera étudiée ailleurs.

Ne seront donc pas examinés ici, les principes régissant la formation des temps utilisant un auxiliaire.

On forme le plus-que-parfait avec l'auxiliaire "être" ou "avoir" à l'imparfait suivi de son participe passé.

Exemple: J'étais venu, tu avais perdu, il avait mangé, nous étions allés, vous aviez aimé, ils étaient restés.

On utilise le passé antérieur lorsque l'on a besoin d'utiliser le plus-que-parfait conjointement avec le passé simple.

On forme le passé antérieur avec l'auxiliaire "être" ou "avoir" au passé simple suivi de son participe passé.

Les terminaisons du futur simple correspondent au verbe avoir à l'indicatif présent. Elles sont toujours régulières : -ai, -as, -a, -ons, -ez, -ont.

Le futur antérieur est formé d'un verbe auxiliaire (être ou avoir) à la forme futur simple, suivi du participle passé du verbe en question.

Les terminaisons du conditionnel présent correspondent à celles de l'imparfait de l'indicatif. Elles sont toujours régulières elles aussi : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient.

Le subjonctif passé se forme avec un auxiliaire au subjonctif présent suivi du participe passé du verbe conjugué.

L' imparfait est toujours construit à partir du passé simple, donc, si le passé simple n'existe pas (verbes défectifs), le subjonctif imparfait n'existe pas non plus. De manière plus précise, le radical du subjonctif imparfait est constitué par la deuxième personne du singulier du passé simple (sauf à la troisième du singulier où le -s- est remplacé par un accent circonflexe placé sur la voyelle). Son radical est donc toujours stable pour un même verbe, et les terminaisons sont toujours les suivantes : -se, -ses, -t, -sions, -siez, -sent.

Le subjonctif plus-que-parfait se forme avec un auxiliaire au subjonctif imparfait suivi du participe passé du verbe conjugué.

Rappelons au préalable la double particularité de l'impératif : il ne comporte que trois personnes (2e du singulier, 1re du pluriel et 2e du pluriel) et son sujet n'est jamais exprimé.

Le radical du participe passé peut être irrégulier, mais il est stable en principe. En ce qui concerne sa terminaison, celle-ci est susceptible de porter les marques du genre et du nombre, contrairement à la terminaison du participe présent et du gérondif qui sont toujours invariables.

Les pronoms sont généralement situés avant le verbe ; ex : il m'en parle…

Ils sont en revanche placés après le verbe à l'impératif (cf.plus haut) ou dans les formes interrogatives telles que : Vas-tu ? Parle-t-il ? etc.

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Source : Wikipedia