Montréal

3.3804220398793 (1706)
Posté par woody 24/04/2009 @ 20:10

Tags : montréal, québec, canada, amérique, international

Dernières actualités
Montreal : Jarvis part, Muller reste - Ouest-France
Le Canadien de Montréal a confirmé mardi matin le licenciement de l'entraîneur associé Doug Jarvis, et le retour de Kirk Muller à titre d'adjoint à l'entraîneur en chef Jacques Martin. Le quotidien The Gazette annonce mardi matin le Canadien de...
Montréal et New York discutent - Canoë
La rapidité à laquelle les Montréalais l'ont adopté est aussi très impressionnante», mentionne Mme Sadik-Khan en marge d'une rencontre portant sur les transports collectifs et actifs avec le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et le responsable du Plan...
La Cour impose une lourde sentence au prédateur de Montréal-Nord - La Presse Canadienne
MONTREAL — L'adolescent de 17 ans surnommé le prédateur sexuel de Montréal-Nord a été condamné mardi par la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec à une peine équivalent à 10 ans et demi d'incarcération en plus d'être déclaré délinquant à...
Montréal. Au pied de la collégiale - LaDépêche.fr
Les jeunes pousses du ballon ont fait une belle saison. Rencontre franco-allemande. Montréal de l'Aude recevra ce week-end les cousins de Monreal Eifel. Un grand repas aura lieu salle polyvalente, dimanche 28, au prix de 28 € (aujourd'hui dernier jour...
Le Conseil des arts de Montréal accorde 7 millions $ - Cyberpresse
Le Conseil des arts de Montréal annonce le versement de plus de 7 millions de dollars à 253 organismes artistiques montréalais. Dans la plupart des cas, il s'agit de subventions au fonctionnement pluriannuel, une nouvelle méthode de soutien adoptée par...
Les activités de Molson au beau fixe à Montréal - La Presse Affaires
(Montréal) Les frères Molson ont atterri au centre de l'actualité le week-end dernier en rachetant le club de hockey Canadien. Mais comment se porte le brasseur fondé en 1786 par leurs ancêtres, cinq ans après sa «fusion d'égaux» avec l'américain Coors...
Première mondiale à Montréal - Cyberpresse
La célèbre National Geographic Society a choisi Montréal comme ville-vedette de sa toute première carte-guide géotouristique urbaine. Montréal devient donc la première ville à disposer de cet outil, avant Paris, Londres ou New York....
Children of Bodom en concert à Québec et Montréal - Showbizz.net
Le lendemain, soit le 23, on le verra au Métropolis de Montréal. The Black Dahlia Murder et Skeletonwitch devraient se produire en première partie de la formation. La venue de Children of Bodom au Québec dans le cadre de cette nouvelle tournée...
M pour Montréal reprend les soirées mini-M dès le 26 juin aux ... - La Presse Canadienne
MONTREAL — Les soirées mini-M visant la promotion d'artistes montréalais au potentiel international sont de retour. Créations de l'organisation M pour Montréal, ces soirées mettront en vedette, chaque dernier vendredi du mois, des artistes en...
Psychedelic Furs parmi les concerts annoncés pour Montréal - Showbizz.net
Les prestations de The Psychedelic Furs et Happy Mondays figurent parmi les concerts annoncés pour Montréal. Ces groupes se produiront le jeudi 15 octobre à l'Olympia. Les billets pour ce spectacle sont maintenant en vente. Les places pour le spectacle...

Montréal

Localisation de Montréal au Québec

Centre-ville de Montréal vu du parc Jean-Drapeau.

Montréal est la ville la plus peuplée du Québec et la seconde agglomération du Canada après Toronto. Montréal constitue un centre majeur du commerce, de l’industrie, de la culture, de la finance et des affaires internationales. Montréal a accueilli l’exposition universelle de 1967, les Jeux olympiques d'été de 1976 et accueille chaque année, le Festival International de Jazz de Montréal, le Festival Juste Pour Rire, Festival Montréal en lumière et bien d'autres, ce qui fait connaître Montréal partout dans le monde.

Considérée comme la deuxième agglomération francophone de langue officielle dans le monde, la ville de Montréal occupe le second rang des agglomérations internationales de langue française, si l’on considère la proportion de ses habitants qui ont le français comme langue maternelle. Elle représente aussi la deuxième agglomération canadienne en importance et la seule métropole francophone en Amérique du Nord.

Selon le recensement de 2006, la population de Montréal s'élève à 1 637 563 habitants (3 695 800 habitants pour l'ensemble de son agglomération). Environ 52,4 % de la population de la ville est francophone (de culture et de langue française), environ 32,4 % sont Néo-Canadiens et/ou Néo-Québécois (de culture et de langue autre que française et anglaise), tandis que 12,5 % sont anglophones (de culture et de langue anglaise), faisant de Montréal une ville interculturelle.

Montréal se prononce /mɔ̃ʁeal/en français international, /mɒ̃ʁeal/avec l’accent québécois et /ˌmʌntɹiˈɒːl/en anglais.

Montréal est située sur l’île du même nom, la plus grande de l’archipel d'Hochelaga, au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais, complètement à l'ouest de l'île. En amont, la rivière se jette dans le lac des Deux-Montagnes, qui lui-même se déverse dans trois cours d’eau, dont la rivière des Prairies et le fleuve Saint-Laurent qui bordent l’île de Montréal au nord et au sud, et la rivière des Mille Îles. De fait, Montréal possède plus de 266 kilomètres de rives.

L’agglomération se compose également de 75 îles et îlots, dont l’île Jésus qui forme la ville de Laval, l’île Perrot, l’île Bizard, l’île des Sœurs, l’île Sainte-Hélène et l’île Notre-Dame.

La ville tient son nom de la proximité immédiate du mont Royal, montagne et vaste espace vert urbain, aujourd’hui ceint par l’urbanisation et porteur de l’image de la ville.

Près de 3 607 200 personnes habitent la région métropolitaine de Montréal. La population de l’île de Montréal est de quelque 1 850 000 personnes et celle de la ville comme telle, d’un million et demi.

Au sud de l’île, le Vieux-Montréal constitue le centre historique et abrite de nombreux attraits, notamment le Vieux-Port, la place Jacques-Cartier, l’hôtel de ville, la place d’Armes, et la basilique Notre-Dame.

Le centre-ville de Montréal recèle plusieurs gratte-ciel modernes tels le 1000 De La Gauchetière, le 1250 René-Lévesque, la tour CIBC, la tour de la Bourse. La plus célèbre tour reste la place Ville-Marie, conçue par l’architecte Ieoh Ming Pei (1962), dont la construction a commencé le déplacement du centre-ville en son site actuel. Cette tour cruciforme est sise au-dessus d’un centre commercial souterrain qui constitue la plaque tournante de la ville souterraine, l’une des plus grandes au monde. Elle donne ainsi accès à des centaines de commerces, restaurants, bureaux et boutiques intérieurs, ainsi qu’au réseau de métro et aux principaux terminus de transport, le tout à l’abri des intempéries.

Le Parc olympique situé dans l’est de la ville comprend le Biodôme (musée moderne et laboratoire permanent en écologie), l’Insectarium, et le Jardin botanique, le second en importance au monde après celui de Kew, en Angleterre. La ville de Montréal possède aussi un Planétarium ainsi qu’un musée dédié à l’eau, la Biosphère. De nombreux festivals sont organisés annuellement à Montréal.

Avec son quartier gay, le Village, le plus grand quartier du genre en Amérique du Nord et l’un des plus grands au monde, Montréal est l’un des pôles de la vie gaie et lesbienne au Canada. Montréal fut choisie, entre 1999 et 2000, afin de faire partie du groupe sélect de capitales gaies mondiales, comprenant, en 1999, les villes de Montréal, Paris, Munich, Manchester, Sydney et en 2000, Amsterdam, Berlin, Manchester. En 2006, elle a accueilli les premiers Outgames mondiaux (Jeux olympiques LGBT).

L’agglomération de Montréal est classée la 15e métropole de l’Amérique du Nord et la 77e dans le monde. En 2006, Traveler's Digest et AskMen.com ont classé Montréal « meilleure ville où vivre pour sa culture, son architecture, son histoire et son ambiance ».

Le village fortifié d’Hochelaga, des Iroquoiens du Saint-Laurent, se trouvait sur l’île lors de la visite de Jacques Cartier en octobre 1535. Il l’avait baptisée « Mons realis » (Mont royal en latin). Au XXe siècle, des archéologues découvrirent des artefacts permettant d’évaluer une présence humaine environ 3 000 à 4 000 ans avant notre ère. Toutefois, à l’époque de la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain le 3 juillet 1608, il n’y avait plus de trace du village d’Hochelaga; son emplacement demeure inconnu.

En 1615, Samuel de Champlain émet l’idée d’une nouvelle ville sur le fleuve Saint-Laurent en vue de promouvoir la religion catholique parmi les Indiens de la Nouvelle-France.

Les Français ne s’y sont installés que le 17 mai 1642, quand un groupe de prêtres, religieuses et colons de la Société Notre-Dame de Montréal menés par Paul Chomedey de Maisonneuve a fondé le village de Ville-Marie. Parmi ces colonisateurs, on note Jeanne Mance, cofondatrice de Montréal, qui fonda bientôt l’Hôtel-Dieu de Montréal, l'un des premiers hôpitaux d’Amérique du Nord et Marguerite Bourgeoys, qui instaura l'éducation en Nouvelle-France.

En 1680, on dénombre 493 personnes à Montréal ; 75 Parisiens, 68 Normands, 54 Aunisiens (La Rochelle), 35 Angevins, 34 Poitevins, 28 Manceaux, 23 Saintongeais, 17 Bretons, 16 Percherons, 13 Angoumois, 12 Champenois et 10 Picards.

En août 1701, 1 300 Amérindiens du nord-est de l’Amérique se réunirent à Montréal (qui comptait alors 1 200 habitants) pour établir une paix entre leurs différentes nations ainsi qu’avec les Français. La Grande paix de Montréal, comme fut nommé ce traité, permit la fin des hostilités handicapant le commerce des fourrures en Nouvelle-France. À cette même époque, la ville compte plus de 2 000 âmes.

Le village a ainsi grandi et est devenu un centre important de la traite des fourrures. Ce fut le point de départ de l’exploration française de l’intérieur par des explorateurs tels Louis Jolliet, La Salle, La Vérendrye et Duluth. Des remparts de bois sont construits dès 1725. Malgré le très puissant séisme qui eut lieu le 16 septembre 1732, la ville continua à prospérer et fut par la suite fortifiée vers 1740 et reste française jusqu’au 8 septembre 1760, lorsque le Duc de Lévis se rend à l’armée britannique commandée par Lord Jeffrey Amherst.

En 1759, la ville française de Montréal comptait plus de 5 000 âmes. Après la conquête britannique de 1760, Montréal ressemble beaucoup aux villes de province françaises. Le fond de population et l’immense majorité est partout française. Mais le peuple francophone reste un peuple conquis. Les classes riches sont pour la plupart anglaises. Bien que le français soit la langue presque universellement parlée, la plupart des journaux, les affiches, et jusqu’aux enseignes des marchands français sont en anglais.

La croissance rapide de la ville fut accélérée par la construction en 1824 du canal de Lachine, permettant aux navires de franchir les rapides de Lachine au sud de l’île. L’industrie artisanale a peu à peu cédé la place à une industrialisation plus poussée. La seconde moitié du XIXe siècle a amené le rapide développement du chemin de fer et la compagnie ferroviaire du Canadien Pacifique y installa son siège social en 1880, faisant de la ville le nœud ferroviaire du Canada.

Entre les épidémies et les grands incendies, Montréal, alors le centre d’un vaste arrière-pays, développa une solide bourgeoisie commerciale puis industrielle, principalement anglaise. Elle fut cependant desservie par les troubles politiques lors de la rébellion des Patriotes de 1837-1838. Le Parlement du Canada-Uni y était situé entre 1843 et 1849 avant son incendie par des émeutiers anglais, appelés aux armes par un article haineux de The Gazette. Le feu s'est également propagé jusqu'à la bibliothèque nationale, détruisant d'innombrables archives de la Nouvelle-France.

Le fort développement des banques et des autres institutions financières à la même époque donne l’élan permettant à Montréal de devenir le centre financier canadien durant toute la première moitié du XXe siècle. Une idée répandue chez les fédéralistes québécois veut que l’arrivée au pouvoir des indépendantistes à Montréal dans la deuxième moitié du XXe siècle ait déchu la ville du titre de métropole économique du Canada au profit de Toronto (Paul-André Linteau, Montréal, Boréal, 1992, science politique), alors que la cause de ce transfert aux dires des indépendantistes québécois est le développement de la Voie maritime du Saint-Laurent, qui donnera lieu à un véritable boom économique dans l’Ontario des Grands Lacs, ainsi que certaines politiques économiques fédérales favorables à l’essor de Toronto.

Le déplacement graduel des populations vers l’ouest achèvera le déclassement de Montréal durant les décennies suivantes. Une importante restructuration industrielle et un développement des industries culturelles donneront ensuite un second souffle à la ville.

Le statut international de la ville a été assuré par l’Exposition universelle de 1967, tenue en même temps que les célébrations du 325e anniversaire de la ville et par les Jeux olympiques d'été de 1976. Montréal célèbrera avec éclat son 350e anniversaire en 1992.

En date du 1er janvier 2002, l’ensemble des municipalités situées sur l’île de Montréal, totalisant une population de 1 871 774 personnes, ainsi que sur plusieurs îles périphériques qui composaient jusqu’à présent la Communauté urbaine de Montréal, furent fusionnées par une loi du gouvernement du Québec pour former la nouvelle ville de Montréal.

Vingt-sept banlieues ont ainsi été intégrées à l’ancienne ville et transformées en arrondissements, contre la volonté de certaines d’entre elles, particulièrement des banlieues anglophones du secteur ouest de l’île.

Après l’élection d’un gouvernement libéral à Québec, un référendum sur les défusions municipales eut lieu le 20 juin 2004. Sur les 22 municipalités fusionnées en 2002 qui ont obtenu d’avoir la tenue d’un référendum sur la défusion suite à la signature de registres, 15 ont voté pour redevenir des municipalités autonomes. Cela leur fut accordé en date du 1er janvier 2006, bien qu’avec des pouvoirs réduits. La ville de Montréal et les municipalités défusionnées se retrouvent au sein d’un conseil d’agglomération qui gère les compétences d’agglomération (ex. : police, pompiers, eau, développement économique) et les villes défusionnées gèrent les compétences de proximité (loisirs, travaux publics, etc.).

La Ville de Montréal a intégré en son sein plusieurs villages et villes de l'île de Montréal depuis 150 ans. Aujourd'hui, l'administration de la ville de Montréal s'organise selon trois paliers administratifs : l'agglomération, la ville-centre et les arrondissements. L'ensemble des responsabilités est divisé entre ces différents paliers. L'agglomération est responsable des dossiers qui touche l'ensemble de l'île de Montréal et des responsabilités importantes. La ville-centre regroupe le territoire actuel de la ville de Montréal qui, lui-même, est divisé en 19 arrondissements.

En 2006, suite aux défusions partielles, le Gouvernement du Québec crée le Conseil de l'agglomération de Montréal, une nouvelle instance politique formée des élus de la Ville de Montréal et des 15 villes reconstituées, qui a des pouvoirs relatifs aux services communs touchant toute la population de l'île de Montréal.

Sur le plan politique, la ville de Montréal est dirigé par le conseil municipal et par la mairie.

Le maire de Montréal est élu au suffrage universel tous les quatre ans. Il est responsable de la sphère exécutive de la ville. Il nomme les membres du comité exécutif et applique avec ce dernier, les décisions du conseil municipal. Le maire actuel de Montréal est Gérald Tremblay, chef de l'Équipe Tremblay - Union Montréal. Il est en poste depuis le 1er janvier 2002, et a été élu pour un second mandat le 6 novembre 2005.

Le conseil de municipal est l’organe décisionnel principal de la ville de Montréal. Il est composé de 64 membres : le maire, les 19 maires d'arrondissement et 45 conseillers de ville. Les maires d'arrondissement sont élus au suffrage universel parmi la population de leur arrondissement et les conseillers de ville sont élu à scrutin majoritaire à un tour dans les différents districts électoraux de la ville (chaque arrondissement est divisé entre 0 et 4 districts électoraux).

Le conseil a juridiction dans plusieurs domaines, incluant la sécurité publique, les échanges intergouvernementaux, l’environnement, l’urbanisme et certains programmes de subventions. Le conseil est également en charge de superviser ou approuver certaines décisions des conseils d’arrondissements.

Relevant directement du Conseil de ville, le Comité exécutif est en charge de la préparation de divers documents, tels le budget ou les règlements municipaux qui sont ensuite soumis au jugement du Conseil de ville. Il est en charge notamment de l’octroi des contrats, des subventions, de la gestion des ressources humaines et financières, de l’approvisionnement et des édifices municipaux.

Les sept commissions du conseil sont chargées des consultations publiques et de la réception des commentaires et des critiques liés à leur programme d’activité. Elles sont avant tout des organes de consultation, donc non décisionnels, contrairement au conseil exécutif. Leur mission consiste à bien informer et éclairer le choix des membres du conseil de ville et à favoriser la participation des citoyens dans les débats publics. Chaque commission est formée de sept à neuf membres élus (à l’exception d’un représentant du gouvernement du Québec à la Commission sur la sécurité publique), incluant un président et un vice-président.

Les arrondissements de la ville de Montréal sont au nombre de 19. Plusieurs d'entre eux sont d'anciennes villes fusionnées à Montréal. Les arrondissements sont dirigés par le conseil d'arrondissement composé du maire de l'arrondissement, des conseillers de ville de l'arrondissement et des conseillers d'arrondissement, s'il y a lieu (les arrondissements élisent entre 0 et 3 conseillers d'arrondissements). Au total, les 19 arrondissements comprennent 39 conseillers d’arrondissement. Ils sont en charge, localement, de l’urbanisme, de l’enlèvement des matières résiduelles, de la culture, des loisirs, du développement communautaire, des parcs, de la voirie, de l’habitation, des ressources humaines, de la prévention des incendies, de la gestion financière et des tarifications non fiscales.

Source : Ville de Montréal. Dernière mise-à-jour : 15 décembre 2008.

Montréal a également un pacte d'amitié et de coopération (et non un jumelage) avec la ville de Paris (France).

La Région métropolitaine de Montréal comprend une population de 3 695 800 habitants (2007), selon Statistique Canada. Ce nombre inclut les habitants des villes avoisinantes de Laval, Longueuil et de quelques autres petites municipalités. C’est la 15e plus importante aire urbaine d'Amérique du Nord et la 77e mondialement.

Les fusions municipales de 2002 ont réduit le nombre de ces municipalités de 109 à 66. La ville de Montréal en tant que telle comprend près de 1,5 million d’habitants depuis les défusions du 1er janvier 2006. Ce nombre élevé d’habitants justifie le fait que la ville de Montréal possède, avec la ville de Laval, son propre district postal, débutant par la lettre H.

La majorité des habitants de la Communauté métropolitaine de Montréal (environ 68,8 %) a le français pour langue maternelle, une part non négligeable (18,9 %) de la population est néo-canadienne, n’ayant ni le français ni l’anglais comme langue d’origine tandis qu’environ 12,3 % se déclarent anglophones.

Sur l’ensemble de l’île de Montréal, le constat change alors qu’environ 53 % de la population se déclare francophone, 29 % allophone et 18 % anglophone. Cependant, la majorité des citoyens ont à tout le moins une connaissance pratique de l’une des deux langues majoritaires et la plupart des allophones ont le français ou l’anglais comme langue seconde. Près de 53 % des Montréalais sont bilingues français et anglais, 29 % des gens parlent uniquement le français et 13 % des Montréalais parlent seulement l’anglais (surtout concentrés dans l’Ouest de l’île de Montréal).

Certaines personnes ne sont capables de communiquer ni en français ni en anglais. Cependant, la tendance qu’ont les nouveaux immigrants à apprendre l’une des deux langues majoritaires s’est accélérée depuis l’introduction de la Charte de la langue française durant les années 1970. L’italien, l’allemand, le portugais, l’espagnol, le grec, le roumain, le yiddish mais aussi l’arabe, le cantonais, le vietnamien et l’hindi sont également des langues utilisées à Montréal (due à l’immigration). L’usage du français à la maison, en général, progresse dans la Communauté métropolitaine de Montréal. La population anglophone a continué de diminuer de 1996 à 2001. Sa proportion est passée de 13,7 % en 1996 à 12,8 % en 2001. La proportion de francophones s’est légèrement accru durant cette période quinquennale, passant de 67,9 % à 68,1 %.

La population d’origine européenne est en vaste majorité de descendance française, irlandaise, anglaise et italienne, toujours selon Statistique Canada. Les quatre groupes ethniques en importance sur l’île de Montréal étaient, en 2001, les Canadiens, (population établie au Canada depuis plusieurs générations) à 55,7 % (1 885 085), les Français à 26,6 % (900 485), les Italiens à 6,6 % (224 460) et les Irlandais à 4,7 % (161 235).

Dans la ville de Montréal, toujours en 2001, les descendants de francophones ou anglophones canadiens d’identité ancestrale française et britannique étaient majoritaires. Ceux identifiés en tant que canadiens d’identité dite ancestrale, selon la loi sur les langues officielles du Canada, sont en effet majoritairement de descendance française, irlandaise, anglaise et écossaise, ou leurs familles ayant élu domicile sur le territoire depuis plusieurs générations. Souvent vue comme une ville multiculturelle, Montréal reste cependant la métropole la plus homogène en Amérique du Nord.

Voici la répartition de la population par ethnicité.

Pour une ville nord-américaine de son importance, Montréal fut dotée d’un grand nombre d’églises et de temples, d’où son surnom, au XIXe siècle, de « ville aux cent clochers ». Près de 84 % de la population de la ville se déclare de tradition chrétienne, dont la vaste majorité de l’Église catholique romaine. Cet héritage provient principalement du nombre élevé de descendants et d’immigrants français, italiens, irlandais et portugais. La présence des religions protestantes et orthodoxes, beaucoup moins importantes, est due principalement aux immigrants anglais, grecs et libanais.

Depuis la révolution tranquille des années 1960, très peu de Québécois francophones pratiquent leur religion. La proportion de chrétiens pratiquants au Québec est désormais beaucoup moins élevée que la même proportion ailleurs en Amérique du Nord.

Parmi les religions de tradition non chrétienne, on retrouve en majorité la religion musulmane, principalement du fait de l’immigration récente. La communauté juive de Montréal, bien qu’en déclin, a eu un impact significatif sur les plans culturels, artistiques, économiques et gastronomiques depuis le XVIIIe siècle. Montréal accueille également de petites communautés bouddhistes, sikhs, bahá'íes et hindoues.

La ville de Montréal dispose d’un important patrimoine religieux.

De nombreuses personnalités sont issues de l’agglomération de Montréal. Parmi elles, on peut citer des chanteurs tels que Leonard Cohen, Michel Rivard, et Mylène Farmer, le poète Émile Nelligan, le romancier Hubert Aquin, l’ex-premier ministre Jacques Parizeau, l’ex-premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau, l’écrivain et homme politique Jacques Hébert, la joueuse de tennis Mary Pierce, l’astrophysicien et écologiste Hubert Reeves ou encore l’écrivain Saul Bellow, prix Nobel de littérature et l'acteur de la série Star Trek William Shatner. Dans le monde de la musique, Corneille, Isabelle Boulay, Dj Daniel Desnoyers et Céline Dion sont très bien connus.

À partir de Montréal, quelques circuits récréatifs ou touristiques sont accessibles. On compte parmi eux les montagnes des Laurentides, dont Mont-Tremblant, une importante station de ski, la route des vins de l'Estrie et le mont Saint-Hilaire, reconnu par l’Unesco comme la première réserve de biosphère au Canada.

La région métropolitaine de Montréal est le principal bassin de population du Québec, avec près de la moitié (47 %) de la population québécoise, et le principal centre économique de la province. Elle s’étend sur près de 4 000 kilomètres carrés, allant jusqu’à la ville de Saint-Jérôme au nord-ouest, aux MRC (municipalités régionales de comté) de Roussillon et de La Vallée-du-Richelieu à l’est, de Vaudreuil-Soulanges au sud-ouest jusqu’à Lavaltrie au nord-est.

La région métropolitaine comprend 65 municipalités et s’étend sur cinq régions administratives : Montréal (totalité), Laval (totalité), les Laurentides, Lanaudière et la Montérégie. La Communauté métropolitaine de Montréal est un organisme responsable de planification, de concertation, de coordination et de financement dans pour la région métropolitaine.

Seconde métropole du Canada, Montréal demeure un centre culturel, industriel, commercial et financier très important. Elle est également une importante ville portuaire, au débouché de la voie maritime du Saint-Laurent qui la relie aux centres industriels des Grands Lacs. En tant que port le plus important de l’Est du Canada, c’est un point de transbordement pour les céréales, les produits pétroliers, la machinerie et les produits manufacturés. Pour cette raison, la ville fait partie de l’axe principal des chemins de fer canadiens et demeure une ville ferroviaire très importante.

Les industries montréalaises incluent les télécommunications, l’aéronautique, la pharmaceutique, les hautes technologies, les études supérieures (avec quatre universités), les jeux vidéo, le textile, la mode, l’électronique, le matériel de transport, le tabac et l’imprimerie. Parmi les entreprises importantes ou particulièrement connues de la région montréalaise, on peut citer Bombardier, Hydro-Québec, BCE, Power Corporation, le Canadien National, la Banque Nationale du Canada, Air Canada, Rio Tinto Alcan, SNC-Lavalin, Saputo, CGI, Quebecor, Domtar et Métro Richelieu.

Montréal possède un marché boursier important, avec la Bourse de Montréal et NASDAQ Canada. Depuis le 7 décembre 2005, la Bourse de Montréal s’est unie au Chicago Climate Exchange, dans la foulée de la Conférence concernant la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), afin de créer le Marché climatique de Montréal, un marché de produits environnementaux.

Montréal est devenu l’un des cinq pôles mondiaux de développement de médias numériques interactifs avec 85 entreprises et 5300 emplois, dont Ubisoft, Electronic Arts et Eidos.

En 2007, le taux de chômage est de 6,8 % sur l’île de Montréal. Les taux les plus élevés sont dans les arrondissements de Ville-Marie, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Villeray-Saint-Michel-Parc Extension, Verdun, Sud-Ouest, Lasalle et Montréal-Nord.

De nombreux festivals ont lieu chaque année à Montréal. Compte tenu de l’hiver peu clément, la majorité de ceux-ci ont lieu durant la période estivale, tels le Festival International de Jazz de Montréal, les FrancoFolies de Montréal et le festival Juste pour rire. À l’occasion du Festival de Jazz, de grandes sections des rues du centre-ville sont fermées pour laisser place à des scènes extérieures, lieux de spectacles gratuits, et à la circulation piétonnière. La ville compte également de nombreux festivals musicaux et cinématographiques. On dit que Montréal est la meilleure ville au Canada pour les divertissements, grâce aux activités nombreuses qu’elle offre.

Chaque dimanche d’été ensoleillé, un certain nombre de gens se réunissent pour les Tam-tams du mont Royal, rendez-vous interculturel et musical très populaire, notamment auprès des jeunes. Le centre du rassemblement est le monument à Sir George-Étienne Cartier, au parc Mont-Royal.

Montréal est un important centre de la culture québécoise et est internationalement reconnue pour son effervescence culturelle. Le complexe culturel de la Place des Arts abrite le musée d’art contemporain et plusieurs théâtres. Il est le siège de l’Opéra de Montréal et de l’Orchestre symphonique de Montréal. Ce dernier devrait recevoir une salle spécialement construite sur un site adjacent dans les prochaines années.

On trouve à Montréal une importante culture des cafés, un peu sur le modèle français. En effet, contrairement à la plupart des autres villes universitaires nord-américaines, il n’est pas rare de voir des étudiants travailler en groupe dans les cafés montréalais, surtout aux abords des trois campus universitaires du centre-ville.

La ville possède de nombreux musées depuis le musée d’archéologie et d’histoire de Montréal en passant par le célèbre Musée des beaux-arts ou encore le Musée Juste pour Rire et le Musée Marguerite-Bourgeoys, sans compter les nombreux théâtres dont la liste ne cesse de s’allonger depuis une trentaine d’années. Parmi ceux-ci, on retient notamment le Théâtre Saint-Denis, le Théâtre du Rideau Vert ou encore le Théâtre du Nouveau Monde, fondé en 1951. En danse, soulignons que Montréal est un important lieu de création et de diffusion. Parmi les lieux les plus importants en danse contemporaine de Montréal, notons l'Agora de la danse.

Les monuments de la ville se réfèrent principalement à l’une ou l’autre de ses cultures francophone ou anglophone. La Société Notre-Dame de Montréal qui a fondé Ville-Marie est commémorée par un obélisque situé à la place d’Youville et son principal fondateur, Paul Chomedey de Maisonneuve, par une statue (le monument à Maisonneuve) au centre de la place d’Armes.

L’époque des explorateurs français est commémorée par la préservation de deux de leurs maisons. Celle d’Antoine Laumet de La Mothe, sieur de Cadillac, fondateur de la ville de Détroit aux États-Unis, se situe à l’angle des rues Notre-Dame et Saint-Laurent. Celle de René Robert Cavelier de La Salle, célèbre explorateur de la région du Mississippi, se trouve à l’angle des rues Saint-Paul et Saint-Pierre, dans le Vieux-Montréal.

Claude de Ramezay, devenu gouverneur de Montréal en 1704, se fit construire l’année suivante une maison qui allait devenir plus tard le quartier général de l’armée d’invasion des rebelles américains, par la suite une cour de justice, ainsi qu’un établissement éducationnel pour finalement devenir définitivement un musée en 1895. La structure a souvent été retravaillée et agrandie, notamment l’addition en 1903 de la tourelle qui donne au bâtiment sa silhouette et la grande rénovation des années 1970 qui a solidifié les fondations. Situé à l’angle des rues Notre-Dame et Saint-Claude, juste en face de l’hôtel de ville, le musée du Château Ramezay est un important lieu d’histoire montréalaise.

Le passage au régime britannique est commémoré par la colonne Nelson, un des monuments les plus controversés de la ville, situé sur la place Jacques-Cartier et représentant pour certains les visées impérialistes britanniques, ainsi que la statue de la reine Victoria, au square Victoria. Un rappel du Canadien de jadis se trouve sur la Maison du Patriote, rue Saint-Paul dans le Vieux-Montréal. Un monument à sir George-Étienne Cartier, un des pères de la confédération canadienne, trône à l’entrée du parc Mont-Royal (le monument à George-Étienne Cartier).

Le catholicisme est aussi partie intégrante de la culture montréalaise et québécoise. La Pietà, datant de 1855 et située dans le Mausolée La Pietà du cimetière Notre-Dame-des-Neiges, qui est une reproduction grandeur nature de la sculpture de Michel-Ange de la basilique Saint-Pierre au Vatican.

La religion, qui fut la raison même de la fondation de la ville, possède à Montréal un passé riche et très complexe, s’étant au fil des années enrichi de nombreuses croyances, outre le catholicisme. La ville est en effet renommée pour sa richesse en églises et temples de toutes dénomination, qui lui ont valu au XIXe siècle le surnom de « ville aux cent clochers ».

Parmi les édifices les plus importants historiquement, on retrouve notamment l’Oratoire Saint-Joseph, la plus grande église dédiée à ce saint au monde, la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, première chapelle de pierre de Montréal ainsi que la basilique Notre-Dame, la deuxième plus grande église en Amérique.

D’autres points importants de la vie culturelle montréalaise sont l’Agora de la danse, le Centre commémoratif de l’Holocauste, Tohu, la Cité des Arts du Cirque et l’Auditorium Le Plateau.

Montréal a l’une des proportions les plus élevées d’étudiants postsecondaires de toutes les grandes villes d’Amérique du Nord, grâce à ses quatre universités urbaines et à leurs écoles affiliées. Toutes proportions gardées, sa population étudiante est comparable à celle de Boston, réputée pour comporter la plus grande concentration de lauréats de prix Nobel au monde.

Bien que les universités soient divisées linguistiquement, les universités Concordia (bilingue), McGill (anglophone) et de Montréal (francophone) permettent dans plusieurs départements la remise de travaux en français, anglais et même à certaines occasions en espagnol.

La liste officielle des établissements d’enseignement du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport permet la recherche et la création de listes concernant les établissements d’enseignement du Québec.

Deux grandes universités francophones sont situées à Montréal; elles sont fréquentées aussi bien par des montréalais que par des gens d’autres régions du Québec et du Canada. De nombreux étudiants provenant d’une multitude de pays choisissent d’étudier dans ces universités francophones de réputation internationale.

L’université de Montréal (UdeM) est l’une des dix grandes universités du Canada, en plus d’être la plus importante du Québec. Elle est la première université francophone canadienne et la deuxième plus grande au monde après la Sorbonne, en France. Selon le Times Higher Education Supplement, elle serait l’une des 100 meilleures universités au monde.

L'université comporte deux écoles affiliées, HEC Montréal et l’École polytechnique de Montréal, toutes deux situées sur le campus. Le centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), qui devrait déménager au centre-ville au cours des prochaines années, regroupe actuellement l’Hôtel-Dieu, l’Hôpital Notre-Dame et l’Hôpital Saint-Luc.

L’université du Québec à Montréal (UQÀM) fait partie du réseau public de l’université du Québec. Son campus principal est situé au cœur du quartier latin de Montréal, près des rues Saint-Denis et Sainte-Catherine.

Elle comprend plusieurs écoles affiliées, notamment les écoles de design, de langues, l'école supérieure de mode de Montréal et l'école nationale d'administration publique (ÉNAP). L'école de technologie supérieure (ÉTS) ainsi que l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) sont quant à eux affiliés au réseau de l'Université du Québec.

Deux universités anglophones attirent un nombre important d’étudiants des États-Unis d’Amérique, notamment. Celles-ci sont en grande partie responsables de la forte population étudiante de l’arrondissement de Ville-Marie et du quartier de Notre-Dame-de-Grâce.

L’université Concordia, de réputation plus moderne et ouverte à tous, est officiellement bilingue : les élèves peuvent remettre leurs travaux et faire leurs examens en français ou en anglais. Concordia est actuellement en expansion, avec la construction et l’acquisition de nouveaux édifices, dont le moderne pavillon d’informatique, génie électrique et arts, ainsi que l’édifice historique de l’ancien couvent des Sœurs grises.

L’université McGill, de réputation plus traditionnelle, est l’une des universités les plus anciennes au Canada. Elle est considérée comme l’une des universités canadiennes les plus prestigieuses au monde, comptant parmi les meilleures universités de l’Amérique du Nord et celles du monde de tradition anglo-saxonne. Selon le Times Higher Education Supplement, McGill est la meilleure université canadienne et l’une des 25 meilleures au monde.

L'université est située à proximité du ghetto McGill, quartier à forte population étudiante. Elle est associée au collège Marianopolis pour son programme de musique. L'hôpital Royal Victoria, situé sur le campus, fait partie, avec l'hôpital général de Montréal, du centre universitaire de santé McGill (CUSM).

La Grande Bibliothèque du Québec est sise à Montréal, comprenant la collection de la Bibliothèque nationale du Québec. Elle est située au centre-ville (arrondissement Ville-Marie), au nord du quartier Latin. Ouverte depuis le 3 mai 2005, elle remplace l’ancienne bibliothèque centrale située sur la rue Sherbrooke. Elle contient notamment la collection Saint-Sulpice, construite à partir de l’année 1844; ces ouvrages anciens, à caractère patrimonial, doivent nécessairement être consultés sur place. La bibliothèque s’est enrichie au fil des ans de collections privées, telles celles de Louis-Joseph Papineau et Louis-Hippolyte Lafontaine.

Montréal comporte également plusieurs CÉGEPs, des établissements de niveau collégial publics offrant aussi des formations professionnelles, ainsi que des établissements d'enseignement collégial privés. Voir la Liste des établissements d'enseignement collégial de l'agglomération de Montréal.

La ville fut désignée Capitale mondiale du livre du 23 avril 2005 au 22 avril 2006. À cette occasion, elle créa le Prix de Littérature jeunesse du Réseau des bibliothèques publiques de Montréal qu'elle remet annuellement depuis.

Montréal est un centre médiatique très important, vu sa situation de métropole du Québec. S’y trouvent en effet les bureaux des quotidiens la Presse, le Devoir, le Journal de Montréal et The Gazette, ainsi que des télédiffuseurs Radio-Canada, TQS, Télé-Québec, TVA et Astral Média.

Montréal est une ville où le transport en commun est plutôt développé. En effet, en 2003, près de 33 % de la population active déclarait se rendre au travail en utilisant ce mode de transport, 52,5 % utilisaient la voiture en tant que conducteurs (4,3 % en tant que passager) et 8,2 % s’y rendaient à pied. En 2006, la part de l’automobile est de 68 %, celle des transports en commun, 22 % et celle du transport actif (marche, etc.), 10 %, selon l’ASSSM. Le taux d’utilisation du transport en commun est faible par rapport à la Suède (41 %) et au Danemark ou aux Pays-Bas (46 %), mais plus élevé qu’aux États-Unis d'Amérique (7 %).

En termes de qualité de l’air, mesurée par l’indice IQA, les réseaux routiers sont responsables de 73 % des émissions de monoxyde de carbone, par rapport à 4 % pour les avions. Ce taux relativement bas pour le transport aérien est cependant dû en partie à l’application de normes assez récentes de l’OACI. Toujours selon l’ASSSM, les mortalités dues au smog intense atteignent les 1 500 par année et, les lendemains d’épisodes de smog, les visites aux urgences des hôpitaux augmentent de 22 %.

La ville est desservie par un réseau de métro entièrement souterrain (plus aisé avec la rigueur de l’hiver) qui compte actuellement 68 stations s’étendant sur 66 km et transporte quotidiennement plus de 700 000 passagers. Ce métro relie l’île de Montréal à la rive sud du Saint-Laurent et, au nord, à la ville de Laval. Il est géré par la Société de transport de Montréal (STM).

Inauguré en 1966 pour l’Exposition universelle qui eut lieu dans la ville l’année suivante, ce fut le premier métro du monde à se doter d’un système de roulement entièrement pneumatique. Il fut bâti d’après les plans du métro parisien, en collaboration avec les ingénieurs de la RATP et de la société Michelin.

Montréal fut, avec Stockholm, pionnière pour l’installation d’art public dans le métro : dans une cinquantaine de stations figurent plus d’une centaine d’œuvres publiques, dont des sculptures, des vitraux et des peintures murales, réalisées par des artistes de renom, dont un certain nombre de signataires du refus global. D’une part, chaque station du métro de Montréal a été dessinée par un architecte différent; d’autre part, les architectes devaient intégrer dès la construction une œuvre d’art spécifique à chaque station du réseau.

VIA Rail, dont le siège social est situé à Montréal, procure un service de transport ferroviaire pour passagers vers de nombreuses autres villes canadiennes, entre autres vers la ville de Québec et Toronto.

Amtrak, le réseau ferroviaire national des États-Unis, relie Montréal à New York quotidiennement avec l’Adirondack.

Cinq stations effectuent la correspondance avec le réseau de métro, soit les stations Lucien-L’Allier, Vendôme, Bonaventure, Parc et De la Concorde.

Les tarifs sont établis en fonction de zones spécifiques, allant de 1 à 8. Pour utiliser le train de banlieue, les utilisateurs doivent se prémunir d’une carte TRAIN ou d’un ticket-train (zones 4 à 8). Les usagers peuvent également se procurer une carte TRAM (zones 1 à 8) ou un ticket (zones 1 à 3), donnant en plus un accès aux autobus et au réseau de métro de la ville de Montréal.

La ligne Montréal/Repentigny–Mascouche, planifiée par l’AMT et le gouvernement du Québec, est actuellement en construction afin de desservir les résidents de la banlieue Nord-est de Montréal. Cette nouvelle ligne sera inaugurée en 2010.

Le Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP) et la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) opèrent tous deux des services de transport de marchandises à destination de plusieurs villes du Canada et des États-Unis.

Le réseau d’autobus de la ville de Montréal est très développé et compte 169 lignes d’autobus de jour et 20 trajets de nuit. Le 22 novembre 1919 marque la mise en place de la première ligne d’autobus à Montréal, sur la rue Saint-Étienne, soit l’ancien accès principal au pont Victoria.

Une navette opérée par un groupe privé (l’aérobus) relie l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau au centre-ville de Montréal, via la station centrale Berri-UQAM située sur le boulevard de Maisonneuve Est, qui est également le centre principal des arrivées et départs d’autobus depuis les différentes régions du Québec, du Canada et des États-Unis.

Montréal possède plus de 420 postes d’attente et près de 4 445 voitures de taxi, gérés par vingt-trois associations de services. Chaque année, près de trente-sept millions de déplacements sont ainsi effectués. En date du 14 novembre 2005, la tarification est de 3,15 $ de base, auquel s’ajoute 1,45 $ pour chaque kilomètre de déplacement. Des frais de 0,55 $ par minute d’attente sont également applicables.

Il existe également une tarification spéciale pour l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau dans les agglomérations A-5, A-11 et A-12, qui consiste en une tarification forfaitaire de 38 $ la course dans les zones applicables et identifiées par la vignette apposée à cet effet.

L’île de Montréal comporte de nombreux axes routiers importants. L’autoroute 640 est désignée comme autoroute de déviation par le nord, permettant d’éviter de traverser la ville. Cependant, elle n’est pas complétée, puisqu’elle n’est rattachée à l’autoroute principale, la 40, qu’à une extrémité.

L’autoroute 720, creusée directement en dessous des gratte-ciel du district financier et du quartier international, est aussi bien connue sous le nom d’autoroute-tunnel Ville-Marie. Sa construction a marqué une étape importante de l’histoire du développement du centre-ville de Montréal. Elle débute à partir de l’autoroute Décarie (15) à l’ouest du centre-ville, permet d’éviter les nombreux feux de circulation du cœur de la ville et débouche à l’est sur la rue Notre-Dame qui longe le fleuve et mène vers le port.

Le 22 décembre 2005, le gouvernement a annoncé son intention de parachever l’autoroute 25 jusqu’à Laval à l’aide d’un partenariat public-privé, avec la construction d’un nouveau pont enjambant la rivière des Prairies. Cette annonce controversée est critiquée par plusieurs, dont des groupes écologistes et la Ville de Montréal qui souhaiteraient plutôt voir le gouvernement investir dans les transports en commun.

Contrairement au reste de la province et d’une bonne partie de l’Amérique du Nord, le virage à droite au feu rouge est interdit sur l’ensemble de l’île de Montréal.

Le port de Montréal, situé en marge du fleuve Saint-Laurent au sud-est de l’île, est le second port en importance au Canada après Vancouver, toutes catégories confondues et le premier en termes de trafic de conteneurs. Il accueille aussi bien les navires océaniques que les bateaux plus modestes, à destination des Grands Lacs. En 2005, plus de 35 000 passagers ont transité à Montréal à bord de navires de croisière alors que le trafic de marchandises totalisait près de 19 millions de tonnes métriques de marchandises .

Montréal possède un réseau cyclable de plus de 650 km, développé surtout dans le sud-ouest de l’île (arrondissements de LaSalle, de Verdun, du Sud-Ouest et du centre, Ville-Marie du Plateau-Mont-Royal et de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension). Le réseau montréalais est rattaché à la route verte québécoise, itinéraire cyclable qui devrait s’étendre, à son achèvement, sur près de 4 300 km, ce qui en fera le plus grand itinéraire cyclable d’Amérique.

Parmi les pistes cyclables les plus fréquentées, on retrouve notamment la piste cyclable des berges, qui relie l’arrondissement Verdun aux limites ouest de Lachine, longeant sur toute sa longueur le fleuve Saint-Laurent et l’itinéraire nord-sud, passant par les rues Christophe-Colomb, Boyer et Berri pour se terminer dans le Vieux Port de Montréal. Les cyclistes souhaitant se rendre sur la rive sud de Montréal peuvent emprunter le pont Jacques-Cartier ou encore la passerelle au nord du pont Victoria reliant l’île de Montréal aux îles Sainte-Hélène et Notre-Dame, elles-mêmes reliées à la ville de Longueuil.

Après plusieurs années de stagnation, l'ajout de pistes cyclables au réseau de la ville a depuis peu repris avec, entre autres, la construction d'une piste sur le boulevard de Maisonneuve ainsi que d'une autre sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, qui devrait être terminée à la fin novembre 2008 et rejoindre, dès 2009, la piste située sur la rue Rachel.

La ville de Montréal a récemment lancé un réseau de vélos en libre-service surnommé BIXI (contraction de bicyclette et de taxi). Le projet comprend 40 vélos, installés au centre-ville depuis l'automne 2008. La première phase prévoit, d'ici à 2010, l'implantation de 300 stations réparties sur le territoire de Montréal pouvant accueillir près de 2400 vélos.

Les variations annuelles de température dans la région de Montréal sont d’environ 40 °C. Le climat très varié fait inévitablement partie intégrante de la culture montréalaise. Les hivers sont froids et humides alors que les étés sont chauds et d'autant plus humides.

Le mois de janvier est, avec une température moyenne avoisinant les -10,4 °C, le mois le plus froid de l’année tandis qu’en juillet, la moyenne est de près de 27 °C, ce qui en fait le mois le plus chaud. L'humidité accablante augmente fréquemment la température ressentie à plus de 35 °C. La plus basse température jamais observée est de -37,8 °C, le 15 janvier 1957. La plus haute, soit 37,6 °C, a été observée le 1er août 1975. Selon une étude publiée le 5 décembre 2005 par le gouvernement du Québec, les régions du sud-ouest de la province se seraient considérablement réchauffées entre 1960 et 2003, encaissant une hausse des températures moyennes de 1 à 1,25 °C, comparativement à une moyenne planétaire d’environ 0,6 °C.

Les précipitations sont abondantes et régulières toute l’année. Il tombe en moyenne 2,14 mètres de neige chaque hiver. Les orages sont fréquents l’été, ce qui en fait la saison avec le plus de précipitations, mais aussi la plus ensoleillée.

De plus petites précipitations de neige sont habituelles à la fin du printemps. De même, l’été indien est fréquent à l’automne. La différence principale entre les accumulations de neige dans le nord de la France et dans le sud du Québec tient au fait que la neige tend à s’accumuler davantage pour de longues périodes au Québec. Ceci implique des coûts de déneigement élevés, mais aussi une luminosité ambiante plus élevée, c’est-à-dire des paysages urbains avec davantage de contrastes (causé par le blanc de la neige) que de tons de gris uniformes.

Quelques phénomènes météorologiques plus rares, tels les aurores boréales et les tempêtes magnétiques ont lieu occasionnellement dans la région de Montréal, bien qu’elles soient davantage observées à l’extérieur de la ville.

Le Montréal souterrain (RÉSO), ou ville intérieure, est une alternative urbaine populaire aux extrêmes climatiques de l’hiver froid et de l’été humide. En effet, Montréal possède plus de 30 km de passages piétonniers souterrains permettant de se rendre aux principaux attraits et bâtiments du centre-ville (du Centre Bell jusqu’à la place des Arts) sans jamais s’exposer aux intempéries. Il constituerait le plus grand réseau souterrain au monde.

Ces dernières années, un petit nombre d’initiatives ont été mises de l’avant afin de répandre le concept de toit vert, alternative écologique urbaine qui permet, avec un pourcentage relativement peu élevé de toits verts, de diminuer significativement la température et la pollution atmosphérique à l’intérieur d’une ville.

En 2004, le Plan d'urbanisme de la ville de Montréal a été adopté par le conseil municipal. Le document dresse les orientations d’aménagement et de développement du territoire et présente les paramètres réglementaires de l’affectation du sol et de sa densité d’occupation.

Montréal comporte une flore et une faune diversifiées dont, entre autres, l’érable à sucre, symbole persistant de la ville et du Québec de par la production de sirop d'érable. La ville possède en outre un riche patrimoine arboricole dans ses espaces verts, parcs et en bordure de ses rues. Elle opère sa propre pépinière de production d’arbres adaptés à ses besoins et aux contraintes du milieu urbain. La Pépinière municipale de Montréal est située à l'Assomption, une localité au nord-est de Montréal.

Avec plusieurs immenses parcs dont celui de l’Île Sainte-Hélène et du mont Royal (photo), plusieurs animaux s’accommodent de la vie urbaine et résistent à l’hiver rigoureux. Parmi les plus communs, on retrouve des écureuils, marmottes, ratons laveur, mouffettes, coyotes, renards roux, entre 250 à 300 espèces d’oiseaux dont plusieurs de rapaces et plus de 80 espèces de poissons. Très peu de Montréalais le savent, mais ils cohabitent aussi avec plus d’une centaine de cerfs de Virginie, des castors, des visons, des rats musqués, des chauves-souris, plusieurs reptiles, etc. La faune urbaine ne constitue pas un problème; elle aide même les habitants à déceler des problèmes. Quand plusieurs oiseaux sont morts, beaucoup de gens ont commencé à se questionner sur la toxicité des pesticides sur les pelouses et sur le virus du Nil occidental transmis par les moustiques. Quant aux rapaces, aux coyotes, aux renards, ils contribuent à contrôler les populations de petits rongeurs.

Montréal a reçu 7,3 millions de touristes en 2005. Ceux-ci ont engendré des revenus de 2,5 milliards de dollars. L’industrie touristique employait 71 700 personnes, en 2005. L'organisation responsable de la promotion touristique de Montréal est Tourisme Montréal. Le dirigeant actuel (2008) de Tourisme Montréal est Charles Lapointe.

Montréal est aussi le nom de plusieurs lieux, dont sept communes en France. Claude de Pontbryand, fils du seigneur de Montréal (aujourd’hui dans le Gers), accompagnait Jacques Cartier en 1535. Cette curieuse coïncidence ne démontre cependant pas une éventuelle origine gersoise du nom de Montréal.

En haut



Orchestre symphonique de Montréal

Orchestre Symphonique de Montréal à Pierrefonds 2.JPG

L'Orchestre symphonique de Montréal, actuellement dirigé par le chef américain d'origine japonaise Kent Nagano, est le plus prestigieux orchestre symphonique professionnel du Canada et compte parmi les meilleurs orchestres d'Amérique.

Fondé en 1934 avec le soutien du gouvernement du Québec, l'Orchestre symphonique de Montréal réalise son premier concert le 14 janvier 1935 dans la salle de l'école Le Plateau, dans le parc Lafontaine, sous la direction du chef canadien Rosario Bourdon. L'orchestre interpréta notamment les œuvres de Beethoven, Tchaïkovsky, Mendelssohn, Debussy, Goldmark, et de Calixa Lavallée.

Wilfrid Pelletier, chef d'orchestre au Metropolitan Opera de New York, en devient peu après le premier directeur artistique, et crée les Matinées symphoniques pour la jeunesse et les Concerts d'été en plein air sur l'esplanade du chalet du Mont-Royal.

De 1940 à 1957, le belge Désiré Defauw succède à Pelletier et invite de nombreux chefs d'orchestre renommés, tels que Charles Münch, Bruno Walter, Georges Enesco, Igor Stravinski, Leopold Stokowski, Leonard Bernstein, Pierre Monteux, Josef Krips, Ernest Ansermet et Otto Klemperer.

En 1957, Igor Markevitch, nommé nouveau directeur artistique, multiplie les activités de l'orchestre et lui fait acquérir un statut professionnel. Zubin Mehta le remplace de 1961 à 1967, période pendant laquelle l'orchestre symphonique de Montréal réalise ses premières tournées, et devient le premier orchestre canadien à s'être produit en Europe. Il est remplacé par Franz-Paul Decker de 1967 à 1975, puis brièvement par Rafael Frühbeck de Burgos de 1975 à 1976.

En 1977, Charles Dutoit devient directeur artistique de l'orchestre, poste qu'il occupa jusqu'en 2002. C'est sous son impulsion que sont créés le festival Mozart Plus à la basilique Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal, ainsi que plusieurs concerts gratuits dans les parcs de la région de Montréal. En 1981, l'orchestre effectue une tournée continentale au Canada et aux États-Unis d'Amérique, puis de 1981 à 1987, sept tournées en Asie dont six passages au Japon, neuf tournées en Europe, et deux en Amérique du Sud.

L'Orchestre symphonique de Montréal réalise ensuite cinq concerts au Hollywood Bowl à Los Angeles en août 1987, puis trois concerts au festival de Ravinia pendant l'été 1988. En 1990, l'orchestre répond à l'invitation au festival d'été du prestigieux Boston Symphony Orchestra à Tanglewood, tout en se produisant annuellement au Carnegie Hall de New York depuis 1982.

Il s'en suit une période de repos, jusqu'en 1999 : l'orchestre participe alors à la 15e édition du Festival de Musica de Canarias aux Îles Canaries en janvier, puis entame une tournée au Japon pendant le mois de juin, puis une tournée de deux semaines en Allemagne. En février 2000, l'orchestre réalisa une tournée d'une semaine en Floride.

Le 27 juin 2006, le gouvernement du Québec annonce la construction d'une salle de concert pour l'OSM évaluée à 105 millions de $ en partenariat public-privé. Celle-ci devrait être livrée au plus tard en 2011.

En haut



Canadiens de Montréal

Logo Canadiens de Montréal 1909-1910.png

Fondés en 1909, les Canadiens de Montréal sont la plus ancienne équipe de hockey au monde toujours en activité. Elle fait partie des six équipes originales de la LNH, groupe de franchises ayant formé la LNH connue sous le nom anglais de Original Six. L'équipe a remporté 24 Coupes Stanley, ce qui en fait l’équipe la plus titrée de toute l'histoire de la LNH, loin devant les Maple Leafs de Toronto, la seconde équipe la plus titrée de la LNH avec une récolte de treize Coupes Stanley. En termes de pourcentage, en 2008, les Canadiens de Montréal étaient la troisième équipe la plus titrée, tous sports professionnels confondus, en Amérique du Nord, avec 24,7 % de tous les championnats remportés. Seuls les Celtics de Boston (basket-ball) (26,2 %) et les Yankees de New York (baseball) (25 %) ont un meilleur pourcentage de réussite.

Les Canadiens disputent leurs matchs à Montréal au Centre Bell, qui se nommait Centre Molson jusqu’en 2002. Auparavant, les Canadiens jouaient au Forum de Montréal jusqu'en 1996, où l'équipe a reçu les équipes adverses pendant sept décennies et remporté 22 de ses 24 Coupes Stanley. C'est pourquoi certains amateurs du monde entier l'ont considéré comme un véritable temple du hockey.

Le Club de hockey Canadien a remporté vingt-quatre Coupes Stanley, un record de la Ligue nationale de hockey. Il détient aussi le record de cinq Coupes Stanley consécutives, de 1956 à 1960, exploit qu’il a failli répéter de 1976 à 1979 alors qu’il remporte quatre championnats d’affilés. Cette marque ne fut égalée que par une seule autre équipe, les Islanders de New York entre 1980 et 1983. L’équipe arrive aussi au premier rang quant au nombre total de spectateurs, et ce depuis 1996 (hormis une saison où le Canadien termine deuxième derrière les Red Wings de Détroit), l'année de l’inauguration du Centre Molson, qui est devenu le Centre Bell, l’un des plus grands arénas de hockey en Amérique du Nord situé au 1260 de la Gauchetière Ouest.

Montréal est, dès la fin du dix-neuvième siècle, ce qu’il convient d’appeler une ville de hockey. C’est d’ailleurs dans cette ville que les premiers règlements du jeu sont rédigés et que le premier match codifié se déroule, le 3 mars 1875 au Victoria Skating Rink et pour lequel de la publicité est faite. À cette époque, ce sont les propriétaires de patinoires qui organisent les rencontres entre des clubs amateurs avec qui ils partagent les revenus. Le hockey est alors un sport joué entre anglophones à Montréal et n’acceptaient pas dans leurs rangs des joueurs parlant français. Les étudiants francophones durent pratiquer le hockey en compagnie des Irlandais qui partageaient les mêmes établissements scolaires catholiques de Montréal. C’est en partie à cause des liens qui se tissèrent entre les francophones et les anglophones irlandais qu’il fut possible à des joueurs francophones d’incorporer les rangs de certaines équipes, comme les Shamrocks de Montréal, équipe qui militait en faveur d’une équipe francophone dans les rangs du hockey senior. En 1884, un groupe d’hommes d’affaires francophones fondait l’Association athlétique d’amateurs nationale, par la suite appelée simplement le National, association qui alignait deux équipes exclusivement composées de francophones pour jouer des parties hors concours. Les représentants des quatre « clubs » que comptait déjà Montréal — le Victoria, le McGill, l’Association athlétique amateur de Montréal (MAAA) et le Crystal — et les Sénateurs d’Ottawa, se rencontraient lors de tournois et de « défis » lancés entre eux et décidèrent, en 1886, de fonder l’Amateur Hockey Association of Canada, l’association de hockey amateur du Canada également désignée par l’acronyme AHAC. Toutefois, ces équipes n’alignaient presque exclusivement que des joueurs anglophones.

Le 13 novembre 1909, à la suite d’un différend qui opposait les propriétaires des clubs membres de l’Eastern Canadian Hockey Association (nouveau nom de l’AHAC depuis 1905) et les nouveaux propriétaires des Wanderers de Montréal (équipe ainsi nommée, car elle avait été formée des joueurs mécontents qui avaient abandonné le Victoria et le MAAA en 1903), on décide de former une nouvelle ligue : la Canadian Hockey Association (qui se fusionne en 1910 à la National Hockey Association of Canada, ancêtre direct de la LNH). Dans la foulée de cette fondation, l’un des directeurs des Wanderers, Jimmy Gardner, et John Ambrose O’Brien eurent l’idée d’exploiter commercialement les rivalités entre anglophones et francophones et d’établir un club de hockey montréalais qui compterait en majorité sinon en totalité des joueurs d’expression française. Pour ce faire, ils chargèrent Jean-Baptiste « Jack » Laviolette de recruter des francophones afin de former un nouveau club de hockey : le « Club Athlétique Canadien ».

Laviolette pouvait compter sur l’aide financière d’O’Brien afin de bâtir sa nouvelle équipe. Il pouvait aussi disputer au National les meilleurs joueurs francophones du Québec.

Au début de la deuxième saison des Canadiens, en 1910, le club est cédé à George Kennedy (de son vrai nom George Kendall) à la suite d’un litige à propos de la propriété du nom « Club canadien ». Kennedy obtient alors la franchise pour la somme de 7 500 $. Poursuivant lui aussi l’ambition commerciale de former un club de hockey exclusivement canadien-français, Kennedy s’adjoint les services d’Adolph Lecours, président de l’Association athlétique d’amateurs, le National. Cette équipe fusionna avec le Canadien, permettant ainsi de poursuivre l’objectif d’un club de hockey composé de seuls francophones. Un règlement de décembre 1911 stipulait même que le Canadien ne pouvait « employer que des joueurs francophones ». Bien qu’amendé en 1912, ce règlement mena le Canadien à obtenir, le 11 avril 1925, « le premier droit sur tout joueur canadien-français se trouvant sur le territoire de la ligue » (la LNH). Bien que connaissant des succès mitigés sur la glace, succès qui les ont néanmoins portés à leur première Coupe Stanley en 1916, les Canadiens viennent à bout de leurs rivaux anglophones, les Wanderers, qui disparaissent en 1917.

Le 26 novembre 1917, la Ligue nationale de hockey (LNH) fut fondée pour remplacer la National Hockey Association. Elle comptait alors les clubs suivants : les Canadiens de Montréal, les Wanderers de Montréal, les Sénateurs d’Ottawa, les Bulldogs de Québec et les Arenas de Toronto.

Après leur premier triomphe en 1916, les Canadiens connurent une seconde présence en finale de la Coupe Stanley en 1919. Cette finale fut toutefois annulée à cause de l’épidémie de grippe espagnole et le trophée ne fut pas attribué cette année-là. Cette année-là, Joe Hall, atteint de la grippe espagnole, insistait pour jouer en finale de la Coupe Stanley. Il rendit l’âme deux jours après le match qui fut annulé.

À partir de 1918, la LNH divisa la surface de jeu afin de créer les zones de jeu et permit les passes vers l’avant. Cette innovation engendra un jeu plus rapide et enlevant.

Le 4 novembre 1921, après le décès de George Kennedy, les Canadiens passent aux mains d’un ancien arbitre de la NHCA, Léo Dandurand, de Joseph Cattarinich, un joueur de hockey et de Louis-A. Létourneau qui faisait des affaires dans les courses de chevaux en Ohio. Cecil Hart était l’intermédiaire du groupe d’achat Dandurand-Cattarinich-Létourneau lors de l’achat de l’équipe. Le montant de la transaction est de 1 100 000 $.

C’est pourquoi les nouveaux propriétaires misèrent sur la vitesse et recrutèrent des joueurs réputés pour leur excellent coup de patin. Sylvio Mantha et Georges Mantha, Alfred Lépine (« Pit »), Aurèle Joliat et, surtout, Howie Morenz (la fusée de Stratford) incorporent les rangs de l’équipe qui file vers une autre conquête de la Coupe Stanley en 1924. Le rôle d’un jeune gardien de Chicoutimi, Georges Vézina, fut aussi essentiel au succès du club à cette époque. Bien qu'atteint de tuberculose, Vézina insista pour défendre les couleurs de l’équipe jusqu’à ce qu’il s’affaissa sur la glace durant un match. Il s’éteignit quatre mois plus tard, en mars 1926.

Sous Léo Dandurand, les Canadiens remporteront de nouveau les grands honneurs en 1930 et 1931.

Les années trente apportent leur lot de difficultés. À partir de la saison 1931–1932 jusqu’à la saison 1942–1943, le Canadien ne parvient pas à dépasser les demi-finales et se trouve même écarté des séries éliminatoires en 1935–1936 et en 1939–1940.

Durant ces dures années, le club fut vendu pour la somme de 165 000 $ à la Canadian Arena Company qui possédait le Forum et l’équipe des Maroons de Montréal, récipiendaire de deux Coupes Stanley, club de hockey qui venait en relève des défunts Wanderers à partir de 1924. Même la grande vedette des Canadiens, Howie Morenz, ne semble plus capable de trouver le fond du filet, si bien qu’il est échangé aux Blackhawks de Chicago juste avant la saison 1934–1935. Morenz ne joua qu’une saison à Chicago avant de joindre les Rangers de New York. Il revint à Montréal pour la saison 1936–1937, mais mourut le 8 mars 1937 pendant son hospitalisation pour une fracture à la jambe. Son chandail, le numéro 7, fut le premier chandail retiré de l’alignement. Puisque les recettes du Canadien étaient supérieures à celles des Maroons, le 25 août 1938, les dirigeants de la LNH autorisent les Maroons à suspendre leurs activités et à disposer de leurs joueurs. Six hockeyeurs se joindront alors aux Canadiens. Pour surmonter les problèmes de l’équipe, les dirigeants comptent, lors de la saison 1940–1941, sur un nouvel entraîneur : le légendaire Dick Irvin.

Dick Irvin travaille à la reconstruction du Canadien. C’est en 1943–1944 qu’il met au point un trio d’impact exceptionnel : la « Punch line » composée de Toe Blake, Elmer Lach et d’un joueur francophone qui deviendra l’idole d’une nation : Maurice Richard. Irvin comprend aussi qu’il n’est pas possible d’avoir une équipe gagnante sans un excellent gardien de but. Il s’assura donc les services d’un gardien de but ambidextre : Bill Durnan (gagnant du trophée Vézina à sa première année et capitaine du Canadien, fait inusité pour un gardien). C’est à partir de Durnan que débuta la tradition des grands gardiens de but au sein du club. Ainsi, en 1943-1944, le Canadien remporte le championnat de la Ligue et la Coupe Stanley. Sous la direction d’Irvin, le Canadien remportera trois Coupes Stanley en plus de dominer parfois outrageusement le classement général. En 1944–1945, sur cinquante matchs, le Canadien accumule quatre-vingt points. Son plus proche rival, les Red Wings de Détroit (une autre grande équipe), n’en accumulèrent que soixante-sept. Artisan de ce succès, Maurice Richard entre dans l’histoire en réalisant un exploit inédit : marquer 50 buts en 50 matchs.

Irvin, toutefois, n’hésitait pas à apostropher ses joueurs et pratiquait un style de gestion très rude, exploitant les rivalités anglophones-francophones au sein de l’équipe et de la LNH, afin d’augmenter la combativité et la soif de vaincre de ses joueurs. Frank Selke considérait d’ailleurs qu’Irvin était plus ou moins responsable, par son attitude, des altercations de Maurice Richard avec des joueurs et des arbitres, dont celle qui, en 1955 à Boston, lui a valu une suspension et qui va mener à l’émeute de la Saint-Patrick au Forum. Ainsi, malgré ses succès, Dick Irvin sera remplacé lors de la saison 1955-1956 à la barre du Grand Club par un ancien joueur, Hector « Toe » Blake. En 1957, les frères Tom et Hartland Molson, propriétaires de la Brasserie Molson, achètent l’équipe.

Animé de la même fureur de vaincre que son prédécesseur, mais étant plus tolérant et patient, Toe Blake conduira l’équipe vers huit Coupes Stanley, dont une série consécutive de cinq victoires de 1956 à 1960, contribuant ainsi à faire du Club de hockey Canadien l’icône sportive qu’il est encore aujourd’hui auprès des amateurs. Pour ce faire, il s’appuiera sur de nouveaux joueurs talentueux, comme Jean Béliveau (surnommé « Le Gros Bill »), Dickie « Digger » Moore, Doug Harvey, Bernard « Boum Boum » Geoffrion, le gardien de but Jacques Plante et le Pocket Rocket, Henri Richard, frère cadet de Maurice.

Une telle série de succès n’aurait cependant pas été possible sans un changement de philosophie à propos de la façon même de construire un club de hockey. Tandis que dans les années 1920 et 1930, on procédait à des reconstructions périodiques de l’équipe — avec ses inévitables traversées du désert en termes de succès — à partir des années 1940 apparaît au sein du club la notion de « reconstruction continue ». Plutôt que d’exploiter un noyau de joueurs et, après certains succès, partir à la recherche de nouveaux espoirs, Frank Selke, mais surtout Sam Pollock, mettent sur pied un réseau de clubs-écoles qui servirent de véritables pépinières de talents pour le Canadien, assurant ainsi son succès à long terme. C’est ainsi que naît la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) et tout un réseau d’équipes, de l’est à l’ouest du Canada, dont certaines (les Royals de Montréal, par exemple) glanent un grand nombre de spectateurs. C’est ainsi que vers 1952, le Grand Club est associé à quelque cinquante équipes juniors au Canada et aux États-Unis, et a accès à environ 1 500 jeunes joueurs prometteurs. C’est ce système, où les jeunes sont initiés à la mentalité, à la discipline et à la soif de vaincre de l’équipe qui fera la différence jusqu’à l’expansion de 1967. L’équipe en récoltera les fruits jusqu’à la fin des années 1970.

Le Rocket Richard prend sa retraite en 1960, mais les Canadiens ne s'arrêtent pas pour autant : ils sont tout prêt de gagner une sixième Coupe en 1961, mais ils sont arrêtés en demi-finale par les Blackhawks de Chicago (qui remportent finalement la Coupe Stanley, grâce à leur ailier gauche Bobby Hull). La période de domination s’achève alors et Montréal doit attendre 1965 pour conquérir un nouveau titre, réitéré la saison suivante.

En 1967, le Canada fête son centenaire et l’exposition universelle se déroulant à Montréal, les Canadiens promettent de rapporter la coupe au pavillon du Québec. La finale de la Coupe Stanley de cette année oppose les Canadiens contre les Maple Leafs. Montréal est largement favori, en particulier depuis que Toronto utilise deux gardiens ayant la trentaine, Terry Sawchuk et Johnny Bower. Toutefois, c’est bien les Leafs qui remportent la série et au lieu de trôner dans le pavillon québécois, la coupe parade dans les rues de Toronto.

Depuis, les Leafs n’ont plus jamais atteint la finale et suite à l’expansion de 1967, les Canadiens défont facilement en finale les jeunes Blues de Saint-Louis au cours des deux saisons suivantes. Ils ratent de justesse les séries l’année suivante à la dernière journée : Lors du dernier match contre les Blackhawks, ils sont à égalité de points avec les Rangers (qui ont déjà joué tous leur match). Pour participer aux séries, ils doivent marquer cinq buts ou plus, peu importe le résultat. C’est ainsi que mené 5-2 à huit minutes de la fin, l’entraîneur Claude Ruel retire son gardien. Chicago marque cinq buts dans un filet désert, mais le CH ne marque aucun but et est éliminé des séries pour la première fois depuis 1948.

Toutefois, Montréal revient vite à la victoire en remportant dès 1971 une nouvelle coupe, grâce à la recrue Ken Dryden et à l’ancienne vedette des Leafs, Frank Mahovlich. Le capitaine Jean Béliveau, qui pense à prendre sa retraite depuis la saison précédente et n’avait continué qu’à cause de l’insistance du directeur général Sam Pollock, raccroche sur ce titre. Bien que Dryden n’ait joué seulement que six match lors de la saison régulière, Al MacNeil, qui a remplacé Ruel à mi-parcours de la saison, choisit de le conserver face aux puissants Bruins, choix qui s’avérera judicieux. Dryden devient un élément important de la conquête de la Coupe, remportant au passage le trophée Conn Smythe. Malgré ce succès, MacNeil démissionne suite à des accusations de favoritisme envers les joueurs anglo-saxons du Tricolore, et à un différend avec Henri Richard. Il est remplacé par l’entraîneur des Blues de Saint-Louis, natif de Montréal, Scotty Bowman.

Après avoir perdu en quart de finale contre les Rangers de New York en 1972 (première saison de Guy Lafleur), ils remportent une nouvelle Coupe en 1973. Nouvel échec face aux Rangers en 1974 (premier tour) et échec en demi-finale face à aux Sabres de Buffalo en 1975, bien que faisant suite à un titre de division (premier depuis le passage à 8 équipes par division). Henri Richard prend sa retraite après cette saison, concluant la série de trente-trois saisons consécutives avec un Richard parmi l’effectif.

En 1976, sous la direction de l’entraîneur-chef Scotty Bowman, ils sont allés gagner la Coupe une nouvelle fois, contrecarrant les Flyers de Philadelphie pour un troisième championnat consécutif. L’équipe était dirigée par Lafleur (qui était au milieu d’une série record de six saisons de cinquante buts et cents points par saison), Cournoyer, Dryden, Pete Mahovlich (frère de Franke), Steve Shutt, Serge Savard, Guy Lapointe et Larry Robinson (les trois derniers formant un trio puissant de défenseurs surnommé The Big Three). En 1976-77, le Canadien établit un record actuel en perdant seulement huit matchs au cours d’une saison de 80. Les Canadiens gagnent trois Coupes consécutives à la fin des années 1970. Bowman quitte l’équipe après la quatrième Coupe consécutive. Plus tôt au cours de la décennie, on lui aurait promis le poste de directeur général après la retraite de Sam Pollock, mais les Molson seraient revenus sur leur parole.

Les meilleurs joueurs quittent l’équipe au début des années 1980, mais restent tout de même Bob Gainey, Robinson et Lafleur. De plus, se joignent à l’organisation l’ailier suédois Mats Näslund et Guy Carbonneau. À partir de la saison 1985-86, les Canadiens peuvent également compter sur les recrues Chris Chelios à la ligne bleue et, surtout, Patrick Roy devant le filet. Roy s’avère déterminant pour l’équipe et permet au CH de remporter sa seule Coupe Stanley de la décennie, en battant les Flames de Calgary en finale. Les glorieux se rendront d’ailleurs en finale de la Coupe Stanley en 1989 contre ces même Flames de Calgary, mais grâce aux recrues explosives comme Joe Nieuwendyk, Brett Hull et Al MacInnis, ainsi qu’au vétéran guerrier Lanny McDonald, les Canadiens s’inclineront en 6 matches. C’est d’ailleurs la dernière finale de la Coupe Stanley opposant deux équipes canadiennes jusqu’à ce jour.

Les Canadiens de Montréal remportent leur dernière coupe, la vingt-quatrième, contre les Kings de Los Angeles de Wayne Gretzky en 1993, lors du 100e anniversaire de la Coupe Stanley.

Mais en 1995, les Canadiens manquent les séries éliminatoires pour la première fois depuis 25 ans et seulement pour la troisième fois en 54 ans. En décembre de la même année, lors d’un match perdu 11-1 à domicile face aux Red Wings, l’entraîneur-chef Mario Tremblay refuse de retirer Patrick Roy du jeu, après la neuvième but, malgré les demandes répétées du gardien. Après être finalement sorti, Roy s’approche alors du président Ronald Corey et lui dit : « Ceci est mon dernier match dans l’uniforme des Canadiens de Montréal. ». Il est alors échangé à l’Avalanche du Colorado avec Mike Keane, en échange de Jocelyn Thibault, Andrei Kovalenko et Martin Rucinsky.

Le 11 mars 1996, le Canadien remporte une victoire 4-1 contre les Stars de Dallas, lors du dernier match de l'équipe dans l’historique Forum de Montréal. Les Stars sont choisis comme adversaire car l'un de leurs joueurs, Guy Carbonneau, et leur directeur général, Bob Gainey, sont tous les deux d’anciens capitaines du Canadien. Suivant le match, une cérémonie de clôture a lieu, au cours de laquelle les différents capitaines en vie des Canadiens, portant l’uniforme actuel avec leur ancien numéro, se passent une torche, du plus ancien au plus récent : Émile Bouchard, Maurice Richard, Jean Béliveau, Henri Richard, Yvan Cournoyer, Serge Savard, Bob Gainey, Guy Carbonneau et enfin Pierre Turgeon. Trois capitaines en vie n'étaient pas disponibles, car encore en activité avec d’autres équipes : Mike Keane (Avalanche du Colorado), Kirk Muller (Islanders de New York) et Chris Chelios (Blackhawks de Chicago). L’équipe déménage dans le nouveau Centre Molson (rebaptisé Centre Bell en 2003) et vainc les Rangers de New York 4 à 2, le 16 mars 1996, lors du match inaugural.

Montréal rate les séries éliminatoires trois saisons consécutives entre 1999 et 2001. Le propriétaire de l’équipe, la brasserie Molson, décide de se recentrer sur son cœur de métier et de vendre les Canadiens. Après avoir échoué à intéresser un investisseur canadien, Molson vend 80,1 % de l’équipe et 100 % du Centre Molson à l’Américain George N. Gillett Jr. pour 275 millions de dollars canadiens. La transaction inclut des clauses empêchant le déménagement de l’équipe de Montréal.

À l’automne 2001, on apprend que Saku Koivu, membre de l’équipe depuis 1995 et capitaine depuis 1999, est atteint d’un cancer et manquerait la saison. Toutefois, il revient au jeu pour les 3 derniers matchs de la saison (et remporte le trophée Bill Masterton récompensant la persévérance, l’esprit sportif et le dévouement au hockey), et grâce à l’excellent travail du gardien de but José Théodore (qui remporte les trophées Roger-Crozier, Hart et Vézina cette saison), les Canadiens arrivent cette fois à atteindre les séries éliminatoires, finissant à la dernière place qualificative. Ils éliminent au premier tour leurs éternels rivaux, les Bruins de Boston, avant de s’incliner face aux Hurricanes de la Caroline au deuxième tour.

Le 22 novembre 2003, le CH participe à la Classique Héritage, premier match en extérieur de l’histoire de la LNH. Le Canadien défait les Oilers d’Edmonton 4-3 devant plus de 55 000 partisans, un record d’affluence de LNH à l’époque, au Commonwealth Stadium d’Edmonton. L’équipe termine la saison à la septième place de la conférence de l’Est et affronte à nouveau les Bruins en séries éliminatoires, pour la 30e fois. De retour d’un déficit de 3-1, le Canadien remporte les trois derniers matchs pour éliminer à nouveau Boston. Toutefois, il ne fait pas le poids devant le futur champion, le Lightning de Tampa Bay, qui balaye le Tricolore en quatre matchs.

Le 15 octobre 2005, on annonce que d’autres numéros supplémentaires seront retirés : le 12 de Dickie Moore et Yvan Cournoyer (retirés le 12 novembre avant le match contre les Maple Leafs de Toronto) et le chiffre 5 porté par Bernard « Boum Boum » Geoffrion (retiré le 11 mars 2006 en sport, avant l’affrontement contre les Rangers de New York, l’autre équipe pour laquelle il avait joué). Malheureusement, Geoffrion décède le jour même où la cérémonie était prévue. Celle-ci a tout de même eu lieu, à la demande de sa famille.

Le 13 janvier 2006, l’entraîneur Claude Julien est congédié et remplacé à titre intérimaire par Bob Gainey, directeur général. Plus tard dans la saison, on échange José Théodore à l’Avalanche du Colorado, après un début de saison décevant, en échange de David Aebischer. Les Canadiens participent aux éliminatoires, mais perdent en six matchs face aux futurs champions, les Hurricanes de la Caroline.

Lors de la saison 2006-07, Guy Carbonneau devient entraîneur-chef de l’équipe. Les numéros 18 (Serge Savard, le 18 novembre) et 29 (Ken Dryden, le 29 janvier) sont retirés.

En prélude des célébrations du centenaire des Canadiens de Montréal, les numéros 19 de Larry Robinson (19 novembre 2007) et 23 de Bob Gainey (23 février 2008) sont également retirés.

À l’approche de la saison 2007-2008, avec 24 coupes au compteur, tous les partisans rêvent d’un 25e titre pour les 100 ans du club. L’équipe est cependant loin d’être favorite ; on lui prédit même la 13e place de la conférence de l’Est durant la pré-saison. Toutefois, l’équipe déjoue les pronostics et finit la saison régulière à la 1re place de la conférence de l’Est. Malheureusement, les Canadiens, après avoir passé le premier tour face aux Bruins, sont arrêtés en demi-finale de conférence par les Flyers de Philadelphie.

Alors qu'ils célèbrent leur centenaire, les Canadiens de Montréal remportent leur 3000e victoire en saison régulière de leur histoire le 29 décembre 2008 lors d'un match les opposant aux Panthers de la Floride. Montréal remporta ce match 5 à 2 alors que Maxim Lapierre effectua, dans l'uniforme du Canadien, son premier tour du chapeau de sa carrière dans la LNH.

En mars 2009, l'organisme québécois Impératif français a remis son premier prix « Bavure linguistique », qui souligne des affronts à la langue française, à l'organisation du Canadien de Montréal, puisque ce dernier, pour célébrer son centenaire, n'avait aucun logo francophone unilingue,.

Les Canadiens de Montréal ne sont pas seulement l’une des meilleures équipes de la LNH sur la glace. L’équipe montréalaise est aussi l’une des plus solides du circuit Bettman au plan financier.

Selon une étude publiée le 29 octobre 2008 par le magazine financier Forbes, le Canadien se classe au troisième rang des équipes les plus riches de la LNH. Le Tricolore vaudrait 334 millions de dollars américains, une hausse de 18 % par rapport à 2007. Seuls les Maple Leafs de Toronto (448 millions dollars américains) et les Rangers de New York (441 millions dollars américains) auraient une plus grande valeur que l’équipe montréalaise.

Au chapitre des profits, le Canadien est arrivé au deuxième rang du circuit Bettman la saison dernière. Selon Forbes, l’équipe du propriétaire George Gillett aurait engendré des profits de 39,6 millions dollars américains. Seuls les Maple Leafs (66,4 millions de dollars américains) ont généré davantage de profits.

Même s’il n’a pas gagné la Coupe Stanley au printemps dernier, le Canadien a pris sa revanche sur les champions en titre, les Red Wings de Détroit. Cette année, le Canadien a délogé les Red Wings, qui doivent composer avec les difficultés économiques de l’industrie automobile de Détroit, au troisième rang des équipes de hockey les plus riches.

Autre facteur qui joue en faveur du Canadien au plan financier cette saison : le 100e anniversaire de l’équipe. « Les célébrations du centenaire de l’équipe provoquent un engouement supplémentaire qui se traduit par d’autres revenus dans les coffres de l’équipe », dit Pierre Emmanuel Paradis.

À l’origine, ce club était majoritairement composé de francophones, chose visée lors de sa genèse, d’où son nom de Canadiens de Montréal. En effet, ce sont les francophones qui étaient alors étiquetés comme canadiens, les anglophones se considérant toujours comme britanniques. C’est aussi pour cette raison que les couleurs officielles du club sont le bleu-blanc-rouge : le « Tricolore », symbole rappelant aux supporteurs francophones la filiation de l’équipe avec les origines françaises du peuple « canadien ». Le but : créer un nouveau club de hockey pouvant rivaliser avec les Wanderers de Montréal du quartier McGill College, bastion anglophone de l’époque (ce qui n’est plus le cas de nos jours). Bien entendu, plusieurs joueurs anglophones marquèrent la gloire de cette équipe à ses débuts (ainsi que les débuts de la LNH), notamment Howie Morenz et Joe Malone, autant que plus tard avec les Frank et Pete Mahovlich, Steve Shutt, Ken Dryden, Larry Robinson, Dickie « Digger » Moore, Doug Harvey, Bob Gainey, Toe Blake, Elmer Lach, l’entraîneur Scotty Bowman, pour ne nommer que les plus connus.

Les grandes équipes du Club de hockey Canadien virent ses hordes de francophones dominer les autres équipes par leur vitesse et leur habileté. Rappelons que le hockey sur glace représentait alors l’une des rares portes offertes aux Québécois de l’époque, leur permettant de s’affranchir d’un statut de citoyen de seconde classe qui leur était attribué ; de s’affirmer jusqu’à la limite de l’émancipation sociale et ce en se dirigeant vers la Révolution tranquille qui marqua le début des années 1960. Bref, c’est ainsi que naquirent les légendaires et mythiques Flying Frenchmen (« Français volants ») du CH, des « conquérants » longtemps redoutés à travers la LNH jusqu’au jour où le privilège bien avantageux d’obtenir le premier choix québécois à chaque début de saison fut retiré au CH dans les années 1970. Sous l’inspiration du fougueux Maurice « Rocket  » Richard, puis plus tard celle des autres Flying Frenchmen menés par Jean « La Classe » Béliveau (dit aussi Le Gros Bill), Yvan Cournoyer, le Démon Blond Guy Lafleur et le Big Three, la plus célèbre dynastie du hockey fit sa place parmi les moments mémorables du sport moderne.

Maurice Richard, aussi appelé The Rocket ou Monsieur Hockey, fut l’un des joueurs les plus marquants du hockey. Aux États-Unis, on parle de lui comme étant le Babe Ruth de son sport. Il fut adulé dans toutes les villes de hockey nord-américaines, grâce à sa vision unique du jeu et son talent surprenant, seule sa présence suffisait à remplir les amphithéâtres : à New York au Madison Square Garden, le gros Earl Seibert s'accroche à ses épaules afin de le ralentir et éventuellement le faire tomber, mais le Rocket réussi néanmoins à le traîner ainsi jusqu'au but de Harry Lumley, en maniant son bâton (et la rondelle) d’une seule main, pour finalement terminer cette chevauchée par un but ; son fameux combat contre le rude Bob Dill ; son but marqué en se traînant sur les genoux contre le gardien Emile Francis des Blackhawks de Chicago alors qu’il tirait deux défenseurs adverses accrochés à lui depuis la ligne bleue ; ses huit points obtenus dans un match après avoir passé une journée éreintante à déménager des meubles, établissant un nouveau record de LNH pour le plus grand nombre de points en un match (huit : cinq buts et trois passes); sa résurrection suite à une commotion cérébrale subie lors d’un match qui lui permit à la toute fin de marquer le but donnant la victoire de la série demi-finale contre les Bruins de Boston... Il fut le tout premier joueur à marquer cinquante buts en cinquante matchs, d’où le fait que le trophée remis au meilleur compteur de la LNH durant la saison porte son nom.

Aux côtés de ses coéquipiers Elmer Lach et Toe Blake, il était le pilier de la glorieuse Punch Line, la plus célèbre et spectaculaire ligne d’attaque de la LNH. Vedette populaire de la Grande Noirceur et victime de son époque, il devient malgré lui porte-étendard de l’émancipation des Québécois. À travers ses actes qualifiés d’héroïques, Maurice Richard a su influencer les Canadiens-français de l’époque en leur fournissant une source d’inspiration leur permettant d’envisager une dignité nouvelle que le climat social de jadis leur refusait.

Le 5 mars 1955, le président de la ligue, Clarence Campbell, impose à Richard une suspension qui l’empêcha de participer aux séries éliminatoires. Deux jours plus tard, Campbell se présente au Forum de Montréal pour assister à un match du Tricolore. S’éveille alors une rumeur grandissante dans tout le Forum : la foule ne pardonnait pas à Campbell d’avoir puni si sévèrement son idole et considérait sa présence au match (annoncée sur un ton de défi) telle une arrogance élitiste. L’étincelle mit le feu aux poudres : une bombe lacrymogène fut alors lancée en sa direction, forçant les policiers à faire évacuer le Forum. Par la suite, des gens saisirent cette occasion pour renverser et brûler des voitures, fracasser les vitrines des commerces et piller cette « zone de l’exploiteur » que représentait l’ouest de la rue Sainte-Catherine à leurs yeux. Montréal n’avait pas vécu de telles scènes depuis les manifestations contre la conscription. Dès lors confronté aux excès populaires que le contexte social provoquait, le peuple s’éveilla et se mit en marche vers la Révolution tranquille après qu’un groupe d’artistes, Les Automatistes, eut mis la table à l’aide d’un manifeste intitulé Refus global, dont Maurice Richard était l’un des éléments déclencheurs. Bien malgré lui, lors d’une soirée de hockey dans un amphithéâtre de sport, Maurice Richard lance un appel au calme à la radio.

Outre la manière innovatrice de jouer au hockey, la plus spectaculaire des innovations du CH pourrait être le port du masque protecteur rigide pour gardien de but, mis de l'avant par le cerbère Jacques Plante à la fin des années 1950, années où le CH gagna cinq Coupes Stanley consécutives (durant les dernières années de Maurice Richard).

New York, Madison Square Garden, le 1er novembre 1959. Un tir foudroyant du joueur de centre Andy Bathgate fracture le nez de Jacques Plante. Heureusement, aux portes de la pause entre deux périodes du jeu, ce dernier peut retourner au vestiaire et s'y fait poser de nombreux points de suture afin de refermer la plaie ouverte. À cette époque, les gardiens de but ne portaient pas encore de masque protecteur car on croyait que ceux-ci nuiraient à leur vision. Seul Plante l'utilisait durant les séances d'entraînement. À sa sortie de la clinique, Plante interpella son entraîneur, Toe Blake, et lui mentionna qu’il reviendrait dans la joute sous condition d’utiliser son masque (à l’époque chaque équipe ne possédait qu’un seul gardien de but régulier). Alors Toe, qui ne voulait rien entendre depuis près de quatre saisons, n’eut d’autre choix que d’accéder à sa demande. Le Canadien est revenu de l’arrière pour remporter la joute ainsi que les onze rencontres suivantes, pour finalement remporter la Coupe Stanley au terme de la saison. Par la suite, plus jamais on a demandé à Plante d’enlever son masque, les adversaires en étaient d'ailleurs intimidés. Une légende était née...

Si Jacques Plante est reconnu comme l'instigateur du masque pour gardien de but, tous reconnaissent que c'est Bernard Geoffrion qui a inventé le lancer frappé . Effectivement, lors d'un match où Geoffrion était frustré de rater la cible avec des lancers du poignet et des lancers du revers, il se met à frapper la rondelle comme si c'était une balle de golf. Le résultat fut que la rondelle fusa vers le filet pour finalement marquer un but, ce qui médusa tous les spectateurs présents au match! Une nouvelle manière foudroyante de lancer une rondelle de hockey venait de naître. Alors que Geoffrion pratiquait ses lancers pendant un entraînement au Forum, un journaliste du journal The Gazette nommé Charlie Moore épiait ses gestes. Après avoir entendu le son des lancers frappés de Geoffrion, un son lorsqu'après l'élan arrière, le bâton frappe la glace au contact de la rondelle (un premier "Boom"), puis un autre lorsque la rondelle percute la bande de bois en bout de parcours (un second "Boom"), Moore lui colla dès lors le sobriquet de « Boom Boom Geoffrion », qui devint plus tard Le Boomer.

Le Forum de Montréal fût construit en 1924 pour les Maroons de Montréal, l'équipe anglophone de la ville. Vers la fin des années trente, les Maroons quittent la scène montréalaise et le Forum devient le domicile des Canadiens, l'équipe francophone de Montréal. Les Canadiens gagneront vingt-deux de leurs vingt-quatre Coupes Stanley dans ce prestigieux aréna. Le Forum verra évoluer les Howie Morenz, Aurel Joliat, Toe Blake, Maurice Richard, Doug Harvey, Jacques Plante, Bernard Geoffrion, Ken Dryden, Guy Lafleur, Patrick Roy et plusieurs autres. Le fameux édifice ferma ses portes le 11 mars 1996 après une victoire des Canadiens sur les Stars de Dallas. Il est aujourd'hui converti en centre commercial comportant plusieurs salles de cinéma et s'appelle désormais le Forum Pepsi.

L'inoubliable 31 décembre 1975 : le CSKA Moscou contre le Canadien de Montréal. Le rouge-bleu-blanc contre le bleu-blanc-rouge, les deux meilleurs clubs de hockey au monde à cette époque. Vu par plusieurs comme le plus grand duel de l'histoire du hockey, ce fut un match d'anthologie dont on se souvient encore plusieurs décennies plus tard. Le hockey à son meilleur, tout en finesse et rapidité, viril mais sans animosité, contrairement aux rencontres précédentes entre les autres équipes de la LNH et les Soviétiques (particulièrement aux États-Unis). Trois jours plus tôt, le club de l'Armée rouge a aisément vaincu les Rangers de New York 7 à 3. En pleine Guerre froide, le match revêt dès lors un certain caractère politique : pour les joueurs des deux meilleures équipes au monde, il est impératif de gagner, et à talent brut contre talent brut, tous se préparaient à vivre une grande soirée de hockey. Ce qui est considéré comme l'un des plus beaux matches de l'histoire n'a pas fait de vainqueur (une nulle de 3 à 3), mais continue d'alimenter les discussions dans les salons et les bars trente ans plus tard. Yvan Cournoyer et Vladislav Tretiak, auteur de trente-cinq arrêts, furent choisis joueur par excellence de leur camp respectif. Aux yeux de l'entraîneur Viktor Tikhonov, Bob Gainey est cependant le joueur le plus complet au monde. Ken Dryden, qui garda les filets du Canadien lors de cette rencontre, soutint dans son livre The Game, qu'il a joué cette partie avec un équipement abîmé. Cela aurait permis à l'Armée rouge de marquer deux de leurs trois buts.

Déjà couronnée championne en 1971 et 1973, en cette veille du Jour de l'An, Montréal s'apprêtait à vivre une séquence de quatre conquêtes consécutives de la Coupe Stanley, un exploit que seul le Canadien avait pu accomplir par le passé.

Alors que le hockey était présenté seulement à la radio, la chaîne de télévision francophone de Radio-Canada présente le premier match télévisé de l’histoire du hockey au Canada, lors d’un match opposant les Canadiens de Montréal aux Red Wings de Détroit le 11 octobre 1952. Cependant, seule la troisième période est diffusée afin de ne pas nuire à la vente de billets et le Canadien emporta le match avec la marque de 2 à 1.

Au Forum, à partir de 1952 jusqu’à sa retraite en 1982, René Lecavalier commente les rencontres du Canadien pour la Télévision de Radio-Canada à l’émission La soirée du hockey. Lecavalier francisa également les termes du hockey en développant un vocabulaire francophone propre au hockey (hors-jeu, mise en échec, etc.).

Chez la CBC, la version anglophone de Radio-Canada, Dick Irvin couvre les parties du Canadien lors de l’émission Hockey Night in Canada. Irvin a voyagé avec le Canadien pendant plus de trente ans en tant que leur commentateur radio et a couvert près de 3000 matches à la télévision et à la radio.

Avec l’avènement du hockey télévisé, de plus en plus de personnes peuvent savoir à quoi ressemble un match de hockey professionnel puisqu'ils peuvent regarder le hockey à la télévision, ce qui provoque la faillite de certaines équipes amatrices des régions pour lesquelles l’assistance baisse de manière fulgurante.

Guy Lafleur est le tout premier joueur de la LNH à marquer plus de cinquante buts en une saison durant six années consécutives. Il fut le pilier de l'équipe de Montréal qui remporta quatre Coupes Stanley d'affilée entre 1975-1976 et 1978-1979. Outre ses nombreux jeux dignes d'anthologie, il fit les manchettes avec Mireille Mathieu, sa chanteuse préférée (Mme Mathieu semblait apprécier ce sport rapide et viril) : cette dernière, assistant à un match au Forum de Montréal et ne pouvant plus se contenir, vint presque à enjamber la bande afin de donner un bisou à cet athlète qu'elle admirait tout autant... Guy Lafleur marqua trois buts ce soir là, un tour du chapeau en toute révérence de gentleman.

On a volé la Coupe Stanley : le Démon Blond démarre une nouvelle tradition. Durant la saison de 1979, tout de suite après la parade dans les rues de Montréal célébrant la victoire de la Coupe Stanley, Lafleur prit cette dernière et parti en voiture sans avertir le responsable officiel. Lafleur se présenta à la maison de ses parents à Thurso, puis plaça la Coupe sur le parterre à l'avant de la maison où tous les gens pouvaient venir se faire photographier en sa compagnie. Guy Lafleur rendit la Coupe Stanley plus tard ce soir là et reçu un avertissement de la part de la Ligue lui ordonnant de ne plus recommencer. Dès ce jour, chaque joueur et membre de l'organisation de l'équipe gagnante a le droit de disposer de la Coupe Stanley à sa guise durant deux jours, pour la présenter à son village, sa ville natale, son lieu de résidence. Elle fut déjà transportée aux plus hautes cimes des montagnes rocheuses canadiennes par un joueur et visita plusieurs contrées d'Europe de l'Est.

Le Canadien a souvent su profiter d'excellents entraîneurs de gardiens de but, tels que François Allaire et Roland Melanson. Ainsi pourvu d'un tel atout, le Canadien de Montréal a toujours pu compter sur un solide gardien de but pouvant le mener loin durant la saison régulière mais surtout dans les séries éliminatoires, lorsque chaque match est excessivement important pour accéder à la ronde suivante. De plus, les bons gardiens du Tricolore lui ont souvent permis de « sauver les meubles » lorsque les parties commençaient à mal tourner pour l'équipe, puisque le gardien de but est souvent le joueur qui peut faire la différence pour sceller l'issue d'un match. En passant de Georges Vézina, Bill Durnan, Jacques Plante, Ken Dryden à Patrick Roy les gardiens de but du Club de hockey Canadien ont marqué l'histoire de ce sport.

Les couleurs actuelles des Canadiens de Montréal sont le rouge, le bleu et le blanc, d'où le surnom populaire de l'équipe « le bleu-blanc-rouge ».

Les classiques « C » et « H » du Canadien de Montréal furent utilisés ensembles pour la première fois lors de la saison 1917-18. Le logo évolua au cours des années et prit sa forme actuelle pour le début de la saison 1952-53.

Ces trois lettres forment les initiales « CHC » pour Club de Hockey Canadien, le nom officiel de l’équipe. Le tout est bordé de bleu pour que toutes les couleurs de l’équipe soient présentes à la fois, offrant aussi un contour esthétique.

De 1913 à 1917, le nom de l’équipe était « Club Athlétique Canadien », ce pourquoi un « A » était placé au centre du logo de l’époque. Le surnom Habs (pour « Habitants ») ne provient donc pas du « H », contrairement à la croyance populaire. L’erreur serait en fait survenue en 1924, alors qu’on l’aurait rapporté à Tex Rickard, ancien propriétaire du Madison Square Garden, qui l’aurait à son tour répétée à un journaliste, créant ainsi la confusion.

Le concept de l'uniforme actuel remonte aux dernières années du « Club Athlétique Canadien ». En entrant dans la LNH nouvellement formée en 1917, l'équipe revient au nom original pour « Club de Hockey Canadien » et adopte donc son fameux logo « CH ».

Ce chandail à prédominance rouge est porté lors des matchs à domicile. Toutefois, il était porté à l’étranger de 1971 à 2003, avant que la ligue ne revienne à l’ancien règlement.

Ce chandail est porté lors des matchs à l’étranger. Selon la tradition puis le règlement, il est presque entièrement blanc.

Le chandail de promotion est porté lors de matchs spéciaux où les deux équipes portent leur « troisième chandail » respectif. Pour la saison 2007-2008, le programme des chandails de promotions est suspendu en raison de l’introduction des nouveaux uniformes RBK Edge.

C’est en fait l’un des rares chandails de promotion de la ligue à être majoritairement blanc.

Youppi! est, depuis la saison 2004-2005, la mascotte officielle du Club de hockey Canadien. Youppi! est aussi leur première et seule mascotte à ce jour.

Elle a porté les couleurs des Expos de Montréal et est la seule mascotte du baseball majeur à avoir été expulsée lors d’un match. En 2004, les Expos déménagent à Washington D.C. et prennent le nom de Nationals. La relocalisation de l’équipe n’incluait toutefois pas la mascotte, l’équipe ayant d’autres plans à ce sujet.

Youppi! est ainsi devenue la première mascotte à changer de ligue et de sport au niveau professionnel.

Les « fantômes » font partie d’un petit groupe très sélect de joueurs qui « hanteraient » le Forum de Montréal, mais qui, selon certains, n’ont pas encore déménagé vers le Centre Bell. Ce groupe serait effectivement composé de Georges Vézina, Newsy Lalonde, Joe Malone, Howie Morenz, Aurel Joliat, Hector « Toe » Blake, Bill Durnan, Jacques Plante, Doug Harvey: ces derniers visitaient souvent le Forum à différents moments, surtout lors des séries éliminatoires.

Des photographies de tous les joueurs de l’histoire du CH admis au Temple de la renommée du hockey y sont aussi affichées, juste au-dessus de l’inscription. La plus grande victime des fantômes du Forum fut le coloré entraîneur des Bruins de Boston, Don Cherry. À son grand désarroi, son équipe ne réussissait jamais à vaincre les Canadiens de Montréal durant les séries éliminatoires pour la Coupe. Le Canadien arrivait toujours à éclipser l’excellence de Boston, la plus grande rivalité de la LNH à l’époque.

Les Canadiens de Montréal ont élu domicile dans cinq arénas différents au cours de leur longue histoire.

Ultime trophée pour une équipe de hockey, la Coupe Stanley est remise au champion des séries éliminatoires de la LNH depuis 1926-1927.

Les Canadiens détiennent actuellement le record de la LNH pour le plus grand nombre de championnats remportés.

Durant toute son histoire, ils ont remporté 24 Coupes Stanley.

Depuis la saison 1993-1994, le trophée Prince de Galles est remis à l’équipe remportant la finale de la Conférence de l’Est durant les séries éliminatoires. Le trophée Prince de Galles est le trophée qui a changé le plus souvent de définition au cours de son histoire. Le Canadien est l’équipe l’ayant remporté le plus grand nombre à vie avec 25 gains et est suivi de loin par les Bruins de Boston avec 15 remises.

Le trophée du Président est remis à l’équipe ayant accumulé le plus de points au classement général durant la saison régulière. Sa première attribution s’est faite durant la saison 1985-1986. Depuis l’avènement du trophée Président, les Canadiens de Montréal ne l’ont jamais remporté. Toutefois, s’il avait existé depuis le début de la création de la LNH, il l’aurait remporté à 22 reprises.

N.B. La Coupe Stanley (voir ci-dessus) fait aussi partie de cette catégorie, mais est infiniment plus prestigieuse que tous les autres trophées d’équipe.

Trophée Art Ross - Trophée remis au joueur qui inscrit le plus de points au cours de la saison.

Trophée Bill Masterton - Cette récompense est remise au joueur ayant démontré le plus de qualité de persévérance et esprit d’équipe. C'est l'association des journalistes de hockey professionnel qui donne les votes dans le but d'attribuer ce trophée.

Trophée Calder - Ce trophée récompense le joueur qui a su démontrer des qualités exceptionnelles durant sa première saison en tant que joueur dans la LNH. Pour être éligible, le joueur ne doit pas avoir joué plus de 25 matches dans la saison régulière précédente à celle en cours et pas plus de six matches durant les deux autres saisons précédentes dans aucune ligue professionnelle. Le joueur ne peut pas être âgé de plus de 26 ans.

Trophée Conn Smythe - Ce trophée récompense le meilleur joueur de toute les séries éliminatoires (MVP).

Trophée Frank J. Selke - Trophée remis au meilleur joueur d'avant ayant su démontrer des qualités défensives dans l'aspect de son jeu. C'est l'association des journalistes de hockey professionnel qui donne les votes dans le but d'attribuer ce trophée.

Trophée Hart - Une des plus belles récompenses pour un joueur de la LNH : ce trophée récompense le joueur jugé le plus utile à son équipe durant la saison régulière. C'est l'association des journalistes de hockey professionnel qui donne les votes dans le but d'attribuer ce trophée.

Trophée Jack Adams - Trophée remis à l'entraîneur ayant contribué le plus aux succès de son équipe. Le gagnant est choisi par un vote à travers l'association des diffuseurs.

Trophée James Norris - Trophée remis au meilleur défenseur de la saison régulière qui a su démontrer qu'il était un maître à sa position. C'est l'association des journalistes de hockey professionnel qui donne les votes dans le but d'attribuer ce trophée.

Trophée King Clancy - Trophée remis au joueur qui a su démontrer des qualités de leader sur et en dehors de la glace tout en faisant des contributions humanitaires notables.

Trophée Lady Byng - Ce trophée récompense le joueur considéré comme ayant le meilleur esprit sportif tout en conservant des performances remarquables. C'est l'association des journalistes de hockey professionnel qui donne les votes dans le but d'attribuer le trophée en tenant compte à la fois des performances et du nombre de minutes de punitions accumulées.

Trophée Lester B. Pearson - Une autre des récompenses les plus prestigieuses pour un joueur : le titre de meilleur joueur de la LNH voté par l'association des joueurs.

Trophée Maurice Richard - Ce trophée récompense le joueur ayant compté le plus de buts durant la saison régulière. Ce trophée portant le nom de l'ancienne vedette de l'équipe n'a jamais été gagné par un joueur du Canadien depuis sa mise en place.

Trophée Vézina - De 1926-1927 à 1980-1981 inclusivement, ce trophée était remis au gardien de l’équipe ayant alloué de moins de but durant la saison régulière. Depuis 1981-1982, le Vézina est attribué au meilleur gardien de but jugé par les directeurs généraux de la LNH.

Trophée William M. Jennings - Ce trophée récompense le gardien de but ayant conservé la meilleure moyenne de buts alloués par match durant la saison. Ce trophée ne datant que de 1982 avant cette date, les gardiens qui avaient la meilleur moyenne gagnaient le trophée Vézina (voir ci-dessus).

Le nom du trophée tire son origine des brasseries Molson, principaux commanditaires de l’équipe depuis 1957, lors de l’acquisition du club la première fois par Hartland de Montarville Molson. La compagnie Molson resta associée au Canadien malgré le changement de propriétaire dans les années 1970, d’autant plus qu’elle était commanditaire de l’émission La Soirée du hockey de Radio-Canada.

La Coupe Molson est remise au joueur ayant amassé le plus de points au classement des trois étoiles établi à la fin de chaque match. Chaque première étoile donne cinq points au classement, chaque deuxième étoile en donne trois et chaque troisième étoile en donne un. En cas d’égalité, le joueur qui aura amassé le plus de premières étoiles sera le vainqueur.

Jacques Beauchamp, un journaliste pionnier du défunt journal le Montréal-Matin et un des fondateurs du Journal de Montréal, reçut une offre pour prendre en charge la section des sports. Ayant toujours été affecté à la couverture du Canadien et étant très près de l’organisation, Beauchamp aura même l’occasion de signer un contrat avec l’organisation à titre de gardien substitut à Jacques Plante en 1959. Il participera régulièrement aux entraînements de l’équipe mais il ne sera jamais appelé à remplacer Plante durant de vrais matches. Il est un des premiers journalistes de la presse écrite admis au Temple de la Renommée en 1984.

Le trophée Jacques Beauchamp est remis au joueur ayant joué un rôle déterminant dans les succès de l’équipe sans en retirer d’honneur particulier. Le vote est recensé auprès des journalistes de Montréal.

Jean Béliveau a commencé sa carrière à titre de joueur avec le Canadien en 1953 et y passera plus de dix-huit saisons. Au cours de sa carrière, le « Gros Bill » a remporté la Coupe Stanley à dix reprises, le trophée Hart deux fois (en 1956 et 1964) et le trophée Conn Smythe, dont il est le tout premier récipiendaire, une fois (en 1965). Ce joueur extrêmement talentueux sera sélectionné à quatorze occasions pour participer au match des étoiles de la LNH en plus d’obtenir onze sélections sur l’une ou l’autre des équipes d’étoiles partantes.

Il a été capitaine du Canadien de 1961 à 1971 ce qui fait de lui le plus longtemps en poste avec l’équipe jusqu’à aujourd’hui. Quelques mois après sa retraite, son chandail (le numéro 4) a été retiré par l’organisation. Béliveau fut vice-président des opérations hockey avec le CH. Il s’est retiré de cette fonction en 1993 pour devenir ambassadeur de l’équipe.

Ayant actuellement plus de cinquante années d’association avec les Canadiens de Montréal et ayant toujours été un symbole de respect, le Club de hockey Canadien a décidé de nommer un trophée de l’organisation à son nom. Pour choisir un gagnant, un comité de sélection composé des membres du conseil d’administration de la fondation du Club de hockey Canadien pour l’enfance se réunit pour évaluer le niveau d’engagement communautaire de chacun des joueurs, peu importe que cet engagement soit au Québec ou non. En plus de remporter le trophée, le gagnant reçoit la somme de 25 000 dollars qu’il peut verser à un organisme de bienfaisance au Québec qui appuie la cause des enfants.

Le trophée Jean-Béliveau est remis au joueur du Canadien de Montréal s’étant démarqué le plus par son engagement communautaire. Sa première attribution s’est faite tout récemment, durant la saison 2004-2005. Ce trophée est remis annuellement en septembre.

En date du 19 avril 2009.

Pour les joueurs, l’arbitre ou juge de ligne, la personne doit avoir pris sa retraite depuis au moins trois ans. Dans le passé, il y a eu des exceptions pour les joueurs dotés d’un talent exceptionnel qui, selon le comité, méritaient d’être intronisés avant les trois années réglementaires. Ce fut le cas par exemple pour Maurice Richard et Jean Béliveau.

Le Canadien de Montréal est l’équipe de hockey sur glace qui compte le plus grand nombre de chandails retirés officiellement, soit quinze.

Le plus récent chandail retiré est celui de Patrick Roy (no 33), gardien de but de l’équipe de 1984 à 1995 ayant mené les siens à deux conquêtes de la Coupe Stanley (1986 et 1993). La cérémonie s'est déroulée le samedi 22 novembre 2008 au Centre Bell.

Note : Le chandail no 99 de Wayne Gretzky a été retiré pour toutes les équipes de la LNH en 1999.

Depuis sa première saison, l’équipe a vu passer un grand nombre d’entraîneurs. Cette section retrace l’ensemble de ces personnes depuis Jean-Baptiste Laviolette, premier entraîneur en 1909-1910 et capitaine de l’équipe, à Bob Gainey, l’entraîneur actuel depuis 2008-2009.

Jean-Baptiste Laviolette est le premier entraîneur de l’équipe pour la saison 1909-1910 et par la suite trois entraîneurs passent derrière le banc avant que Edouard « Newsy » Lalonde ne devienne en 1915 l’entraîneur de l’équipe. Il sera l’entraîneur de l’équipe le jour de la création de la Ligue nationale de hockey.

Cette période comprend les saisons entre 1917 et 1943, période où le nombre d’équipes dans la LNH a beaucoup évolué. Edouard « Newsy » Lalonde est joueur et entraîneur de l’équipe dès le premier match du Canadien dans la Ligue nationale. En 1920, le Canadien est vendu à Léo Dandurand. L’entente entre les deux hommes n’étant pas au beau fixe, Lalonde est écarté de l’équipe et, par la même occasion, du poste d’entraîneur.

Le nouveau propriétaire devient alors l’entraîneur de l’équipe jusqu’à la fin de la saison 1925-1926. Dandurand embauche alors Cecil Hart comme entraîneur de l’équipe. Il mènera le Canadien à deux Coupes Stanley en 1930 et 1931. Après une dispute avec Dandurand alors que les Canadiens sont premiers de la division la saison suivante, il est renvoyé de l’organisation.

Lalonde revient donc à la tête de l’équipe pour la fin de la saison et la saison suivante, puis est épaulé par le président de l’équipe.

Sylvio Mantha remplace les deux hommes en 1935-1936, mais les résultats ne suivant pas. Hart revient au sein de l’organisation pour un peu plus de deux saisons, mais à une trentaine de matchs de la fin de la saison 1938-1939, il est remplacé par Jules Dugal. Les Canadiens sont qualifiés pour les séries éliminatoires, mais perdent au premier tour contre les Red Wings de Détroit.

Pour le remplacer, Babe Siebert, double vainqueur de la Coupe Stanley en 1926 (Maroons de Montréal) et 1933 (Rangers de New York), est employé par le Canadien. Malheureusement, au cours de l’été qui devait précéder sa première saison, il se noie. Alfred Lépine est alors recruté pour remplacer au pied levé Siebert, mais il ne parvient pas à réaliser une bonne saison et le Canadien finissant à la dernière place de la ligue. Il est remercié à la fin de la saison 1939-1940.

Dick Irvin reconstruit alors l’équipe. Irvin était alors entraîneur depuis 1930 et avait passé une dizaine de saisons derrière le banc des Maple Leafs de Toronto (gagnant une seule fois la Coupe Stanley). Irvin est engagé sur les conseils de Conn Smythe aux propriétaires des Canadiens de Montréal. Il restera quinze saisons derrière le banc des Canadiens et sera l’entraîneur de Elmer Lach, Doug Harvey, Bill Durnan et de Maurice Richard, joueurs du début d’une dynastie durant la période des six équipes originales.

Cette période comprend les saisons 1942 à 1967. Durant ces années, les Canadiens ont gagné dix Coupes Stanley sous la direction de deux entraîneurs différents : Dick Irvin et Hector « Toe » Blake.

Dick Irvin quitte son poste à la fin de la saison 1954-1955, suite à l’incident communément appelé « l’émeute Maurice Richard ». En effet, il a alors tendance à développer une tactique de jeux physique, ce qui ne plaît pas beaucoup à l’intérieur de l’organisation de l’équipe. Il est forcé de se retirer après la finale perdue contre les Red Wings de Détroit.

Pour lui succéder, l’ancien ailier de l’équipe Toe Blake est mis en place. Les principales raisons sont qu’il s’exprimait couramment en français et qu’il était un joueur de la même ligne que Maurice Richard, il était plus à même qu’Irvin pour gérer le caractère du compteur des Canadiens. Dès sa première saison derrière le banc de l’équipe, il gagne la Coupe Stanley, performance qu’il répète les quatre saisons suivantes ; il en gagna huit en treize saisons.

Cette période comprend les saisons depuis l’expansion de la LNH en 1967. Toe Blake gagne sa huitième Coupe Stanley cette saison, mais déclare par la suite qu’il préfère se retirer, car il n’avait jamais connu une saison à ce point stressante. Pour succéder à Blake, les Canadiens mettent en place un jeune entraîneur de 29 ans, Claude Ruel. Celui-ci occupait à cette époque le poste de recruteur et devenait le plus jeune entraîneur en poste. Il reste derrière le banc jusqu’à la fin de la saison 1969-1970.

En haut



Source : Wikipedia