Molsheim

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Posté par marvin 12/03/2009 @ 01:14

Tags : molsheim, bas-rhin, alsace, france

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Molsheim

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Molsheim est une petite commune, située dans le département du Bas-Rhin et la région Alsace. L'étymologie veut que l'on prononce Mols-heim.

Ses habitants sont appelés les Molsheimois.

Molsheim est situé à environ 30 kilomètres au sud-ouest de Strasbourg, à 10 kilomètres au nord d'Obernai et un peu moins de 30 kilomètres au sud de Saverne, au débouché de la vallée de la Bruche dans la plaine d'Alsace. Le point culminant, le Molsheimer Berg, offre un bon point de vue sur la plaine alsacienne. Au carrefour des lignes TER Strasbourg-Molsheim-St-Dié et Strasbourg-Molsheim-Sélestat, la ville était également raccordée à Saverne via Wasselonne par la voie ferrée mais la voie a été fermée au trafic voyageurs en 1969 puis déposée en 1993 (elle constitue aujourd'hui, en partie, une voie verte ouverte aux cyclistes). Une autre piste cyclable longe le canal de la Bruche et permet de rejoindre Strasbourg à vélo (20 km depuis la sortie de Molsheim jusqu'à l'entrée dans Strasbourg).

L'accessibilité routière de Molsheim est assuré via Dorlisheim par l'autoroute A352 en provenance de Strasbourg à l'est, par la route départementale 500 à 2x2 voies vers le sud en direction d'Obernai et de Sélestat et par la route nationale 420 vers l'ouest en direction de la vallée de la Bruche vers Schirmeck et Saint-Dié. Au nord la route départementale 422 relie la ville à Saverne. A noter que c'est aussi l'itinéraire suivi par la route de vins d'Alsace vers Marlenheim.

Des fouilles effectuées en 1935, au nord de Molsheim, ont révélé l’existence de nombreuses tombes mérovingiennes (VIe-VIIe siècles), le long de l’ancienne voie romaine venant d’Avolsheim. La première mention de Mollesheim n’apparaît que vers 820, dans un acte de donation de vignes de l’évêque Adaloch, en faveur du Chapitre de Saint-Thomas.

Parce que les évêques de Strasbourg y possédaient des biens, il en résulta des conflits entre eux et les empereurs germaniques, querelle qui se termina en 1308, au profit de l’évêque Jean de Dirpheim par l'empereur Henri VII, en échange de la ville de Mulhouse, qui avait été créée ville impériale en 1273 et sur laquelle les évêques continuaient à exiger des prétentions. Après la mort de l'empereur Henri IV , Othon de Brunswick et Philippe, duc de SouabEe, l'évêque de Strasbourg, Conrad II, prit parti contre ce dernier qui, pour se venger, prit la ville de Molsheim et la livra aux flammes.L'évêque Jean Ier, fit agrandir le premier mur d’enceinte en 1318 et y bâtit un château. Cet évêque mort en 1328, fut inhumé dans l'église paroissiale de Molsheim, mais son tombeau disparu pendant la tourmente révolutionnaire. En 1354, l'empereur Charles IV rendra visita à l'évêque Berthold. Après les victoires de la ligue helvétique de 1386 à 1388, la féodalité, pour se dédommager de ses défaites en Suisse, porta la guerre dans d'autres pays.. Le comte palatin Robert ravagea l'Alsace et Molsheim fut de nouveau incendié. En 1415 l'évêque Guillaume de Dietsch y fut arrêté par le Grand Chapitre, secondé par la ville de Strasbourg, parce qu'il avait aliéné un grand nombre de domaines et revenus de l'évêché. En 1573 l'évêque Jean IV établit une monnaie. Dans la même (selon d'autres en 1560), les chanoines catholiques de Strasbourg quittèrent Molsheim.

Le magistrat se composait autrefois d'un prévôt, de quatre bourgmestres et de huit conseillers. La famille noble de Kember porta le nom de Molsheim. Pendant l'empire, Molsheim fut le siège d'une sénatorerie. Plus tard, l'évêque de Strasbourg, Lepappe de Trévern, y établit une école des hautes études ecclésiastiques ; qui fut ensuite transférée à Marlenheim, où elle resta jusqu'à la mort de cet évêque.

En 1580 les Jésuites fondèrent une école à Molsheim que l'évêque Léopold d'Autriche transforma en académie en 1618. Cette académie atteignit très vite une grande renommée comme en témoigne les nombreux ouvrages qui y furent imprimés. le chancelier de cette académie fut Christoph von Heyden en 1619. Adam Contzen avait le titre de vice-chancelier de l'académie; il était secondé par Josse Coccius, Etienne Ruid, Henri Reffay tous jésuites. En 1701, Louis XIV transféra l'Académie à Strasbourg et laissa à Molsheim un collège. Lors de la suppression de la maison des Chartreux à Strasbourg en 1591, les religieux de cet ordre se retirèrent également à Molsheim et y bâtirent un couvent, dont les magnifiques vitraux furent en partie détruits pendant la Révolution; les autres furent transférés à Strasbourg. En 1592, la lutte entre le prince George de Brandebourg et le cardinal de Lorraine au siège épiscopal de Strasbourg, eut des suites funestes pour Molsheim. En 1605 les magistrats de Strasbourg chassèrent les chanoines de la Cathédrale qui vinrent trouver refuge derrière les fortifications de Molsheim. Ils furent ainsi précédés en 1580 par les bénédictions et par l'Capucins en 1657.C’est ainsi que la cité épiscopale devint au début du XVIIe siècle le centre de la Contre-Réforme en Basse-Alsace. Les religieux de Molsheim s’employèrent à combattre la « nouvelle doctrine » par la prédication, l’enseignement et la formation de jeunes prêtres.

La Révolution mit fin à la société d’Ancien Régime et marque l’entrée de la ville dans l’ère industrielle (ateliers Coulaux).

Chef-lieu d’arrondissement après 1870, Molsheim a vu ses activités se diversifier au cours du XXe siècle grâce, en particulier, à l’implantation des usines du constructeur automobile Ettore Bugatti (1881-1947).

Sur le plan touristique, Molsheim est une des étapes de la route des Vins d'Alsace.

Molsheim dispose de nombreuses écoles maternelles et primaires.

LOUIS MARCHAL -> ICI C PAS M0NAC0, C BAGDAD !

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Procès de sorcellerie à Molsheim

Eglise des Jésuites de Molsheim

Les procès de sorcellerie à Molsheim ont revêtu au XVIIe siècle une ampleur inégalée. qui culmine en 1630 avec une impressionnante série de procès d'enfants, pour la plupart élèves du collège des Jésuites. Or, en ces temps de lutte contre le protestantisme, l'enseignement de la jeunesse était un élément fondamental de la stratégie de l'Eglise. Celle-ci se trouve donc être une victime collatérale des procès de sorcellerie, pourtant organisés sous l'égide de l'évêque. Après ce paroxysme de 1630, les procès de sorcellerie de Molsheim, sans disparaître, se calment très nettement, comme ils le font aussi ailleurs sous la pression d'autorités qui commencent à comprendre que le phénomène leur a échappé.

La petite ville de Molsheim (aujourd'hui dans le Bas-Rhin ), située dans la vallée de la Bruche (rivière) est le centre de la contre-réforme .

Strasbourg n'est en effet pas disponible pour ce rôle puisque son Magistrat est passé au protestantisme ; elle a bien gardé un évêque catholique à la suite de la Guerre des évêques mais celui-ci a perdu tout pouvoir temporel à Strasbourg même.

L'évêque de Strasbourg a cependant gardé son pouvoir temporel sur d'autres terres, principalement dans la vallée de la Bruche, dont Molsheim est la ville la plus importante. Ces circonstances feront de cette ville le coeur du mouvement dit de la Contre-Réforme (appelée aujourd'hui de préférence : Réforme catholique).

Un collège de jésuites structure les ambitions de l'Eglise sur le plan intellectuel : soutenir dignement la controverse théologique, et donner une instruction catholique à la jeunesse.

L'évêque, par ailleurs frère de l'Empereur, est le seigneur temporel de Molsheim, et le titulaire du droit de haute justice ; il a donné par lettre (voir infra) des instructions à ses subordonnés pour que la sorcellerie soit totalement éradiquée, et il porte de toute évidence la plus grande part de responsabilité dans la flambée.

Louis Schlaefli a effectué une étude magistrale de ce dossier.

Les procès de sorcellerie sont enregistrés au Blutbuch (Livre du sang); le premier volume de ce type n'étant pas parvenu jusqu'à nous, il est impossible de connaître la date des premiers procès ; le second Blutbuch démarre en 1617 et la première affaire de sorcellerie y est enregistrée en 1620.

On y relève 113 victimes adultes pour la décennie 1620-1630, dont 11 hommes adultes seulement,les éxécutions d'enfants n'y étant pas enregistrées. Certaines éxécutions d'adultes ont également été oubliées. Le chiffre de 113 victimes est donc nettement en dessous de la réalité.

En exploitant d'autres sources d'archives, Louis Schlaefli réussit à couvrir la période 1589-1697, tout en avertissant que son étude n'est probablement pas exhaustive du fait de la perte du premier Blutbuch, et de négligences des greffiers (enregistrements omis). Il étudie en détails 89 cas individuels, dont 26 seulement figurent dans le Blutbuch.

Les victimes proviennent des bailliages de Dachstein et Schirmeck, au total une trentaine localités catholiques dépendant de l'évêque de Strasbourg, parfois éloignées de Molsheim d'une vingtaine de kilomètres ; certains de ces villages, comme Schirmeck ou Natzwiller, jouxtent le Ban de la Roche protestant, qui a ses propres procès de sorcellerie.

Louis Schlaefli n'a cherché à étudier en détail que les victimes de Molsheim.

Globalement, la responsabilité de la flambée est à partager entre les gens d'autorité et le petit peuple.

Total : 113 victimes adultes dont 11 hommes dans le Blutbuch.

Ce total ne comporte pas les personnes non enregistrées au Blutbuch, c'est à dire, en particulier, pas les enfants.

Or, pour les années 1629 et, surtout, 1630, Schlaefli a dénombré 33 petites victimes entre 8 et 16 ans, dont 27 garçonnets et 6 fillettes.

Les faits supposés de sorcellerie reviennent d'affaire en affaire, au point qu'on a pu dire que "qui a lu un dossier de sorcellerie les a tous lus". Ce n'est pas surprenant, puisque l'accusé, sous la torture, avoue ce que le juge lui suggère, et que par ailleurs le juge suit un canevas procédural et interroge sur les points figurant dans ce canevas.

La lecture de certains aveux montre que l'empoisonnement par des substances physiques ordinaires n'est pas toujours clairement distingué de l'empoisonnement par maléfice ; même confusion, surtout chez les enfants, entre relations sexuelles ordinaires et mariage diabolique ; de même, le sabbat diabolique, qui se déroule dans un lieu tout matériel (autour d'un tilleul, puis autour de la croix qui le remplace après que l'évêque ait ordonné son abattage) ne se distingue guère d'un repas banal accompagné de danses, musique et orgie. Cette conception très large et assez banalisante de ce qu'est la sorcellerie a peut-être contribué à la flambée. Tout ce qui a quelque efficacité tend à être réputé sorcellerie. Dans le même ordre d'idées, un grimoire "magique" comme le Petit Albert donne toute sorte de conseils pratiques et jusqu'à des recettes de cuisine.

Die blinde Walpurg (Valentine l'aveugle), brûlée en 1599 ; d' après l'inventaire de succession établi en vue du paiement des frais de justice, elle possède en tout et pour tout un petit lit.

Sebastien Rauscher, 11 ans, est adressé "à l'hopital" par son père (en 1630, alors que les éxécutions d'enfants se multiplient et que l'hopital leur sert de prison) ; motif : il n'est pas en état de le garder (on ignore le sort de Sébastien).

Joannes Koenig, un peu simplet, est lui aussi envoyé "à l'hopital" en 1630 par son père, qui craint son retour et qui a quatre autres enfants. Pas de trace d'éxécution.

Melchior Kertz, arrêté sur dénonciation et brûlé en 1620, est "sénator" (membre du magistrat), en 1617 ; la même années , il est cité parmi les donateurs pour la construction de l'église des Jésuites.

Veltin Munch a lui aussi fait partie du magistrat, mais il a tant et si bien multiplié les affaires de moeurs qu'il est brûlé en 1630.

François Burger est le neveu de l'organiste de l'église des Jésuites ; il est incarcéré à l'hopital avec les autres enfants en 1630, mais on ignore son sort.

Margaretha Stoeckel, brûlée en 1621, est l'épouse de Conrad Stoeckel, forgeron, administrateur de la léproserie et juge au Malefizgericht ; il y siège avant et après l'éxécution de son épouse.

Barttholomeas Pfeiffer, 16 ans, élève des Jésuites, se croyait à l'abri ; d'où son attitude lors de ses premiers interrogatoires en 1630 : il nie tout, ne pleure pas ; il donne ses instructions sur le déroulement souhaitable des procès de sorcellerie : un ange venu de la part de Dieu l'a prié se faire savoir que les procès devaient s'en prendre aux vieilles femmes et non aux jeunes hommes, et qu'il faut les mener énergiquement sans quoi il y aura un tremblement de terre ; Pfeiffer sauve peut-être sa vie (on n'a pas trace de son execution), mais avant cela, les tortures redoublent, dépassant l'intensité de ce qu'on fait en principe subir aux enfants, car sa certitude de s'en tirer parait être l'indice d'un renouvellement du pacte avec le diable ; après quelques séances, Pfeiffer n'est plus aussi certain que son "ange" venait bien de la part de Dieu.

Molsheim voit de nombreux procès d'enfants : fillettes accusées de mariage diabolique, et jeunes garçons élèves du collège de Jésuites. Dans ce dernier cas, il y a eu un effet boule de neige, les dénonciations se sont succédé et elles ont porté sur des camarades de classe, vidant ce collège que les Jésuites avaient bâti à grands efforts et grands frais.

Les exécutions d'enfants ne sont pas inscrites au Blutbuch. Les premières apparaissent discrètement en 1629 dans des pièces comptables. L'éxécution du petit Michel Hammerer, 9 ans, est connue par les comptes du bailliage ; celle d'un jeune Zimmermann, dont le prénom n'est pas noté, est connue par la requête du bourreau qui réclame son salaire.

Jacob Brucker, 11 ans, fils d'un mercier ; garnement craint des habitants ; c'est lui qui "avoue" avoir signé le pacte avec le diable de son propre sang.

Georg Schultz, dont la mère est apparentée à Christophe Wambster, architecte de l'église des Jésuites ; Hans Zimmermann, dont la mère a déjà été brûlée comme sorcière dix ans plus tôt ; Adam Gottbeg ; Heinrich Walter ; Conrad Rinck, fils d'un tonnelier et d'une sage-femme, dont la mère demande que justice soit faite contre son fils, mais que sa corruptrice Véronique ne soit pas épargnée non plus.

Sébastien Geiss, 11 ans, fils de boulanger ; a signé le pacte avec le diable (avec de l'encre) ; dénonce de nombreux condisciples dont une partie sont déjà morts dans les fournées précédentes, mais dont les autres mourront en même temps que lui.

Peter Lichtenauer, 11 ans ; son père, aubergiste à l'Ours, est également juge au Malefizgericht ; il siège le 20 avril, le 25 juin et le 7 septembre 1630, donc avant et après l'éxécution de son fils le 14 juin.

Lorenz Keck, 9 ans, fils de cuvelier ; dit avoir été mis sur la mauvaise voie par Hans (ou Michel ?) Hammerer, executé l'année précédente ; décrit en détails plusieurs sabbats, un baptème par le diable avec du purin, et un mariage diabolique avec Christina Lichtenauer (qu'il ne reconnait cependant pas formellement quand il lui est confronté).

Joannes Joesel, 9 ans, dénoncé par plusieurs autres comme ayant été présent au sabbat.

Deux fillettes, Catharina Halter, 8 ans, et Christina Lichtenauer, 10 ans, sont dénoncées à plusieurs reprises comme ayant été le partenaire féminin de mariages diaboliques.

Schlaefli note que des confessions d'élèves des Jésuites présentent une spécificité : elles incluent la signature d'un pacte avec le diable. Cette particularité ne se retrouve pas dans les autres procès de cette période, du moins pas sous la forme d'un vrai contrat mis par écrit et signé (avec du sang pour Jacob Brucker ; avec de l'encre pour Sebastien Geiss).

On observera qu'un tel pacte suppose que le "sorcier" sache écrire (c'était évidemment le cas des collégiens) ou au moins signer, ce qui en fait un thème relativement tardif.

Schlaefli pense que les élèves ont été influencés par des peintures qui se trouvaient à l'époque dans la chapelle Saint-Ignace (chapelle secondaire à l'intérieur de l'église des Jésuites), représentant une cigogne rapportant dans son bec le pacte avec le diable qu'un jeune homme avait malencontreusement signé. Ces peintures se référaient à des "miracles" supposément survenus en 1613, par l'intercession d'Ignace de Loyola, pour lequel les Jésuites collectaient des éléments en vue de son procès en canonisation. Ces peintures étaient donc bien connues des élèves du collège.

Il est alors possible que ces élèves aient mal évalué les conséquences d'un "aveu" concernant un pacte avec le Diable ; peut-être espéraient-ils bénéficier d'une attention bienveillante de leurs maîtres, voire d'un miracle, comme le jeune homme à qui la cigogne avait gentiment rapporté le pacte suite à la bienveillante, et toute récente (1613) intercession supposée d'Ignace de Loyola (canonisé en 1622).

Une fois quelques élèves pris dans le piège, une bonne partie du collège suivit car, lorsque les jeunes accusés furent interrogés sur d'éventuels complices, et la torture aidant, c'est parmi leurs condisciples que la boule de neige se mit en place, de dénonciation en dénonciation.

Cet exemple montre concrètement comment la situation pouvait échapper aux autorités organisatrices, car c'était un préjudice important, pour l'Eglise catholique, que de voir le collège qu'elle avait créé à grands frais se vider de sa jeune substance.

Les années 1630 et suivantes voient, dans tout l'Europe, les efforts de diverses autorités pour faire décroitre l'intensité des procès.

A Molsheim, leur nombre décroit fortement .

Schaeffli en a trouvé, en nombre moindre, en 1631 et 1647.

Un dernier procès en 1697 se termine sans condamnation à mort. Il concerne Jean-Guillaume Roussel qui, pour faire revenir sa femme infidèle, a accroché à une roue de moulin un bas noir, un ruban rouge, ainsi qu'un billet ; puis il est accusé d'avoir volé un crane dans un ossuaire et de l'avoir fait bouillir, toujours pour faire revenir l'infidèle.

Roussel, incarcéré quatre semaines, s'en tire avec une peine d'amende, et l'obligation de faire amende honorable à l'église, en chemise et un cierge à la main. Il meurt cependant la même année.

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Canton de Molsheim

Le canton de Molsheim est une division administrative française, située dans le département du Bas-Rhin et la région Alsace.

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Arrondissement de Molsheim

L'arrondissement de Molsheim est une division administrative française, située dans le département du Bas-Rhin et la région Alsace.

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Sixième circonscription du Bas-Rhin

La sixième circonscription du Bas-Rhin est à cheval sur les massifs vosgiens et les régions plus viticoles de Wasselonne. Très largement catholique, à l'exception de certaines communes des cantons de Wasselonne, Molsheim et Schirmeck, elle n'est pas linguistiquement homogène.

Elle est assez largement de tradition catholique, les cantons de Rosheim, Villé et Molsheim étant très largement catholiques. Le canton de Schirmeck est composée de certaines communes protestantes, tout comme le canton de Wasselonne (la ville de Wasselonne est de tradition protestante). Cette relative homogénéité religieuse a eu d'importantes conséquences politiques, et peut notamment expliquer la domination de la démocratie-chrétienne dans l'arrondissement de Molsheim.

Circonscription plutôt rurale, dont la ville principale reste Molsheim, la sixième circonscription comporte aussi une partie périurbaine centrée autour de Strasbourg dans le canton de Wasselonne. Les cantons de Rosheim, Villé, ainsi que les cantons vosgiens de Schirmeck et Saales restent assez largement ruraux. Politiquement la circonscription reste très largement dominée par les partis de droite et de centre-droit.

A l'image de l'ensemble des circonscriptions alsaciennes, les débuts de la Ve République furent marqués par un affrontement entre la démocratie-chrétienne et les candidats gaullistes. A Molsheim cet affrontement fut cependant troublé par la très forte personnalité du député MRP Henri Meck, qui occupa le siège de Molsheim-Villé de 1928 à sa mort en 1966. Figure dominante, avec Pierre Pflimlin, du MRP bas-rhinois, après avoir l'un des chefs du parti catholique alsacien Union populaire républicaine pendant l'entre-deux-guerres, H.Meck disposait d'une implantation remarquable dans l'ensemble des cantons, et particulièrement à Molsheim dont il était le maire. Il fut réélu au premier en 1958 et 1962. Par ailleurs, refusant l'opposition grandissante du MRP au général de Gaulle, Meck soutint ouvertement le général en 1965, contre les consignes nationales de son parti. Le député MRP fut suivi par ses électeurs, De Gaulle remportant 84,4% des voix au second tour dans la circonscription. Il décèda peu après avoir été investi conjointement par le MRP et l'UDVe (Parti gaulliste) pour les élections législatives de 1967. Ainsi peut-on dire que le clivage démocratie-chrétienne/gaullisme fut troublé durant les années 1960 par la personnalité d'Henri Meck. Son suppléant Gérard Lehn ne fut élu en 1967 et 1968 qu'avec le soutien de la droite gaulliste contre des candidats démocrates-chrétiens, ceux-ci réalisant de bon scores à Rosheim et Wasselonne notamment.

Les élections de 1973 provoquèrent dans la circonscription un petit « tremblement de terre » avec l'élection d'un candidat réformateur, proche de la démocratie-chrétienne, inconnu quelques mois auparavant dans la circonscription, Jean-Marie Caro, qui l'emporta très facilement contre le député sortant au deuxième tour (56%). J.M Caro consolida son implantation locale en étant élu en 1973 conseiller général de Villé, poste qu'il devait conserver jusu'en 1992. Il fut facilement réélu en 1978, en battant le maire RPR de Molsheim P.Klingenfus, puis en 1981, 1986 et 1988, à chaque fois avec des scores importants.J.M Caro joua un rôle important à l'assemblée nationale, étant lui-même très impliqué dans les dossiers de politique européenne. Mais en 1993, critiqué pour ses absences fréquentes dans la circonscription qui avait déjà provoqué sa défaite aux élections cantonales de 1992, ainsi que marquée par une certaine usure, J.M Caro fut battu de quelques voix par un candidat de centre-gauche, Alain Ferry (50,4%). Celui-ci rassembla une majorité dans les cantons vosgiens, ainsi qu'à Molsheim. Elu sous une étiquette rocardienne, Alain Ferry choisit cependant de se rapprocher du centre-droit, et fut réélu en 1997 avec le soutien de l'UDF-RPR et en 2002 sous l'étiquette UMP. Il rassembla à cette occasion plus de 60% des voix au premier tour, étant ce faisant l'un des députés les mieux élu de France.

Globalement, la circonscription reste largement dominée par les candidats de droite et du centre-droit. La gauche ne détient aucun canton, et n'a pas pu participer au second tour en 1997, ni mettre en ballotage le député sortant en 2002. Elle réalise cependant des scores plus importants dans les cantons vosgiens, et particulièrement à Schirmeck, que dans les cantons dialectophones. Elle est notamment très faibles à Rosheim, Molsheim et Wasselonne. A contrario, la droite dispose d'une implantation très forte dans l'ensemble des cantons, même si elle est plus faible dans les cantons vosgiens que dans les cantons dialectophones. Le canton de Schirmeck reste le fief du député A.Ferry. De manière générale les cantons de Rosheim, Molsheim et Wasselonne constituent des bastions des forces de droite et de centre-droit, et notamment de la démocratie-chrétienne. La droite est aussi assez forte à Villé. Enfin l'extrême-droite réalise dans cette circonscription des scores plus faibles que sa moyenne régionale, mais qui restent assez importants. Lors des élections présidentielles la circonscription a accordé de forts scores à J.M Le Pen. Le FN est bien implanté dans les cantons vosgiens, et notamment à Saales, ainsi qu'à Molsheim. Le mouvement régionaliste d'extrême-droite Alsace d'Abord dispose aussi dans cette circonscription de bons terrains d'implantation à Rosheim (où il a dépassé 12% aux régionales de 2004) et Wasselonne.

Lors de l’élection présidentielle de 1988, la circonscription choisissait J.Chirac au deuxième tour avec 53,6% des voix. En 1995 elle plaçait J.M Le Pen en tête de l'ensemble des candidats avec 26,9%, devant E.Balladur (25%), L.Jospin (16,2%) et J.Chirac (14,9%). Au second tour elle se pronoçait très nettement pour J.Chirac (60,5%). En 2002 J.M Le Pen arrivait assez nettement en tête (24,8%), devant J.Chirac (17,8%), F.Bayrou (12,4%) et L.Jospin (9,2%).

Ici comme dans l'ensemble de l'Alsace les élections présidentielle et législatives de 2007 ont accentué l'ancrage à droite de cette circonscription. Lors du premier tour le candidat UMP N.Sarkozy arriva en effet nettement en tête avec 37% des voix, faisant plus que doubler le score de J.Chirac en 2002; le candidat UDF F.Bayrou se plaçait en seconde position avec un score proche de sa moyenne régionale 22,4%; il devançait largement la candidate socialiste S.Royal qui ne rassemblait ici que 14,3%; enfin J-M Le Pen chutait brutalement à 14,1%, perdant - ici comme dans l'ensemble de la région - plus de 10 points pricipalement au profit de N.Sarkozy, pour une partie plus restreinte au profit de F.Bayrou. Le candidat UMP réalisait ses meilleures performances, proches de 40%, à Wasselonne, Rosheim et Molsheim, tout comme le candidat UDF, qui dépassait 23% dans chacun de ces trois cantons. A l'inverse, S.Royal réalisait ses meilleures performances dans les cantons « vosgiens » de Saales et Schirmeck, y dépassant 17%, tout comme J-M Le Pen, celui-ci ne dépassant 15% que dans ces deux cantons. Le second tour confirma largement les orientations initiées le 22 avril, N.Sarkozy atteignant 68,3% et bénéficiant d'un très bon report des voix de l'UDF, très marquée au centre-droit, ainsi que des voix FN. Il dépassait 72% à Wasselonne et Rosheim, s'en approchait à Villé et Molsheim, confirmant le fort ancrage à droite des cantons dialectophones. A l'inverse S.Royal frôlait la barre des 40% à Schirmeck et Saales, qui avaient cependant accordé plus de 45% à L.Jospin en 1995.

A la suite de ce score très important, la réélection du député sortant A.Ferry ne faisait guère de doutes, elle a peut-être surpris par son ampleur. Avec plus de 67% dès le premier le député sortant a en effet obtenu le titre flatteur de député le mieux de France, devançant même les résultats du XVIe arrondissement de Paris! Déjà réélu en 2002 avec plus de 60% des voix, il a encore progressé de 7 points, frôlant 70% des voix à Wasselonne, Rosheim et Schirmeck, et dépassant 60% dans l'ensemble des cantons. Son adversaire Modem C.Baillet est arrivé en seconde position, très en retrait du score de F.Bayrou, avec plus de 9% des voix. Il dépassa la barre des 10% à Wasselonne, Villé et Saales. Une partie importante des électeurs UDF semble s'être reporté sur le député UMP, dont le profil de centre-droit est par ailleurs assez compatible avec certaines position de F.Bayrou. La candidate M-M Iantzen n'a obtenu que 8,4% des suffrages - l'un des plus mauvais scores de la gauche en France - et n'a dépassé la barre des 10% dans aucun canton.

Au regard des résultats des consultations électorales de 2007, l'ancrage à droite de l'arrondissement de Molsheim-Wasselonne est très largement confirmé. N.Sarkozy lors de la présidentielle a reconquis une partie importante de l'électorat parti vers le FN, renforçant ainsi la domination de la droite dans l'ensemble des cantons de la circonscription, où il a réalisé - comme dans l'ensemble de l'Alsace - le meilleur score d'un candidat de droite depuis V.Giscard d'Estaing en 1974 et 1981. Si les différences entre cantons dialectophones et cantons « vosgiens » persistent, la marge s'est considérablement atténuée tant à la présidentielle qu'aux législatives. Le centre-droit démocrate-chrétien a réaffirmé sa présence dans l'arrondissement, en réalisant un très bon score et une progression considérable. Cependant, le positionnement « ni droite, ni gauche » de F.Bayrou n'a, pas plus ici que dans le reste de l'Alsace, été suivi à la présidentielle, et a sans doutes considérablement affaibli ses candidats aux législatives, par ailleurs peu connus. La gauche enfin est en regression tant aux deux élections, et cela dans l'ensemble des cantons. Même si elle réalise toujours de meilleures performances dans les « cantons vosgiens » celles-ci restent faibles, particulièrement aux législatives.

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Source : Wikipedia