Miroslav Klose

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Posté par hal 29/04/2009 @ 14:07

Tags : miroslav klose, footballeurs, football, sport

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Miroslav Klose

Miroslav Klose

Miroslav Klose est un footballeur allemand né le 9 juin 1978 à Opole en Pologne. Il évolue au poste d'attaquant.

D'origine polonaise, ce buteur prolifique et spectaculaire est depuis 2002, l'un des cadres majeurs de l'équipe d'Allemagne de football et l'une des grandes attractions de la Bundesliga.

Miroslav est le fils d'un ancien joueur de l'AJ Auxerre, Jozef Klose, et d'une joueuse de handball professionnel, Barbara Jeż (qui totalise 82 sélections avec l'équipe de handball de Pologne). Ses parents émigrent en Allemagne alors que Mirosłav n'a que neuf ans. Son nom de naissance, Miroslaw Kloze, est par la suite germanisé en « Miroslav Klose ».

Pendant de nombreuses années, Klose évolue en championnat amateur. Il commence sa carrière au FC 08 Hombourg, en troisième division. Son sens du but, son excellent jeu de tête et sa rapidité lui permettent de se faire remarquer ; en juillet 1999 il signe son premier contrat au 1.FC Kaiserslautern.

Klose a 22 ans lorsqu'il rejoint les « Roten Teufel » (Diables rouges) de Kaiserslautern. Il doit d'abord se contenter de jouer avec les amateurs. C'est le futur sélectionneur de l'équipe de Grèce de football à l'Euro 2004, Otto Rehhagel qui lui donne sa chance avec l'équipe professionnelle en 2000. Il fait ses débuts en Bundesliga contre l'Eintracht Francfort et inscrit son premier but au mois d'octobre, face au Werder de Brême.

Au 1.FC Kaiserslautern, il s'impose progressivement comme titulaire indiscutable. Très en vue en Allemagne, il est convoqué en équipe nationale allemande par Rudi Völler en mars 2001.

Le grand public découvre Miroslav Klose lors de la Coupe du monde 2002, conjointement organisée par la Corée du Sud et le Japon. Retenu dans l'équipe appelée à disputer le tournoi, il se distingue dès le premier match en réussissant un coup du chapeau (3 buts inscrits lors d'un même match) lors du 8-0 infligé par l'Allemagne à l'Arabie saoudite. Alors qu'il est quasiment inconnu sur la scène internationale, Klose impressionne par son jeu de tête terriblement efficace et les spectaculaires sauts périlleux qui fêtent ses buts. Avec cinq réalisations, il est l'un des grands artisans du bon parcours de son équipe (finaliste) et termine deuxième meilleur buteur du tournoi derrière Ronaldo. Il se pose ainsi comme le grand buteur que recherchait l'Allemagne depuis quelques années, et le successeur d'un Oliver Bierhoff vieillissant.

Suite à ses prouesses lors du grand rendez-vous mondial, l'avant-centre de la Mannschaft reçoit de nombreuses offres de clubs allemands et étrangers. Mais il décide de rester fidèle à ses racines palatines et continue à honorer son contrat avec le FC Kaiserslautern.

À l'été 2004, la carrière de Klose prend un nouvel élan lorsqu'il signe au Werder de Brême, champion d'Allemagne en titre. Entouré de joueurs talentueux comme Johan Micoud, Frank Baumann, Tim Borowski ou Ivan Klasnic avec qui il forme un duo surnommé la "KK Attack", le nouvel attaquant du Werder a pour la première fois l'occasion d'évoluer dans un club qui a les moyens de remporter le titre. Malgré de bonnes saisons, Miroslav Klose ne remporte pourtant aucun titre avec Brême. Il termine toutefois meilleur buteur de la Bundesliga en 2006 avec 25 buts en 26 matches.

Quatre ans après ses performances en Corée du Sud et au Japon, l'avant-centre de la Mannschaft qui a fait une saison très prolifique avec Brême, aborde la Coupe du monde 2006 organisée en Allemagne, avec l'intention de rééditer les exploits de la dernière édition. Associé à un autre attaquant d'origine polonaise, Lukas Podolski, il inscrit un doublé dès le premier match, contre le Costa Rica (victoire 4 à 2), puis un autre doublé contre l'Équateur lors du troisième match de poule (victoire 3 à 0). Lors des huitièmes de finale, il offre une passe décisive à Podolski (avec qui il communique en polonais sur le terrain) pour éliminer la Suède. Face à l'Argentine en quart de finale, et après de multiples tentatives, Klose se présente face à Franco et égalise d'une tête à bout portant. Il voit son équipe triompher lors de la séance de tirs au but remportée 4-2 (à laquelle il ne participe pas, ayant cédé sa place à Oliver Neuville à la 87e minute).

En 1/2 finale, Klose reste muet et sort à la 110e minute, et assiste du banc de touche aux deux buts italiens en fin de match, qui privent l'Allemagne de finale.

Lors de la petite finale, Klose décroche la médaille de bronze face au Portugal, mais là non plus n'inscrit pas de but.

Grâce à ses 5 réalisations en 7 matches, Miroslav Klose termine meilleur buteur de la Coupe du Monde 2006, devançant Crespo, Ronaldo, David Villa,Thierry Henry et Zidane (3 buts).

Déjà convoité en 2006 par le Bayern Munich, Klose, un an avant la fin de son contrat à Brême s'engage en faveur du club bavarois pour quatre saisons. Le 1er Juillet 2007, il marque son premier but pour le Bayern à l'occasion d'un match amical contre Sao Paulo (gagné 2-1) à Hong Kong. À l´occasion de son retour au Weserstadion (le stade du Werder Brême)sous le maillot du Bayern Munich le 18 août 2007, il est conspué par le public à son entrée sur le terrain avant d´être très violemment taclé par son ancien coéquipier Naldo au bout de 2 minutes de jeu. Associé à l'italien Luca Toni en attaque et bénéficiant des passes de Franck Ribéry, Klose réalise une première saison honorable. Sous ses nouvelles couleurs, il a inscrit son premier doublé lors de premier match de Bundesliga et son premier triplé contre Energie Cottbus. Cette saison lui permet de remporter ses premiers titres majeurs en Allemagne avec le triplé coupe d'Allemagne/coupe de la Ligue/championnat réalisé par le Bayern.

Engagé avec l'équipe d'Allemagne dans la qualification pour l'Euro 2008, il s'illustre en marquant deux buts très importants contre le Pays de Galles (victoire 2 à 0) dans un match où il avait été nommé capitaine de la sélection. Titulaire lors de l'Euro 2008, il dispute 6 matchs avec la Mannschaft, et inscrit 2 buts. L'un en quarts de finale contre le Portugal; l'autre contre la Turquie. Il n'arrive cependant pas à marquer en finale et l'Allemagne perdra 1 à 0 contre l'Espagne.

Véritable renard des surfaces dans la grande tradition des avants-centres allemands, Klose est particulièrement réputé pour l'efficacité de son jeu de tête. Doué d'une détente prodigieuse (qu'il fait aussi admirer par ses sauts périlleux lorsqu'il fête ses buts) et d'un timing très précis, il était même un temps surnommé « Air Klose » en raison de ses nombreux buts inscrits de la tête. Cependant, il a de nombreuses reprises, fait état d'un profil d'attaquant beaucoup plus étoffé. Adroit techniquement et rapide, Klose est aussi réputé pour son flair ainsi que la précision et la puissance de ses tirs.

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Bayern Munich

Le Bayern Munich a remporté 21 fois le trophée de champion d'Allemagne, un record.

Le Bayern (de) Munich, parfois abrégé Bayern (FC Bayern München e.V. en allemand) est un club de football allemand fondé en 1900 disputant cette saison le championnat de Bundesliga 1 et basé à Munich.

Le club accède à l'élite en 1965, deux ans après la création du championnat professionnel, en 1963. À ce moment-là, le grand club munichois est le TSV Munich 1860 (champion en 1966) qui donne lieu à des derbys de haute qualité. Mais il se fait très vite remarquer et dépasse son rival, notamment en coupe d'Europe (victoire en coupe des coupes en 1967) et en remportant le championnat en 1969.

L'histoire du club est intimement liée à celle des trois figures emblématiques du football allemand des années 70 : Franz Beckenbauer, le génial libéro et capitaine de l'équipe d'Allemagne, Gerd Müller, l'habile chasseur de buts, et le grand gardien Sepp Maier.

A eux trois, ils forment l'ossature, aussi bien de l'équipe d'Allemagne - qui ne cesse de remporter titre sur titre (Euro 72 et Coupe du monde 74) - que du Bayern. Il succède au palmarès de la Coupe des clubs champions européens au grand Ajax Amsterdam vainqueur des trois éditions précédentes  : en 1974 (face à l'Atlético de Madrid) et s'impose comme la référence en remportant de nouveau cette compétition en 1975 (face à Leeds United) et enfin en 1976 (face à l'AS Saint-Étienne). Cette année-là, le club remporte aussi sa première Coupe intercontinentale contre le club brésilien Cruzeiro EC (vainqueur de la Copa Libertadores).

Cette période glorieuse lui permet d'être le plus célèbre club allemand, statut confirmé dans les années 80 et 90, où le Bayern continue de glaner les titres nationaux en s'imposant 10 fois en championnat entre 1980 et 1999 et se retrouve par trois fois en finale de la Coupe des clubs champions en 1982, en 1987 et en 1999 sans jamais s'y imposer ; seule une Coupe UEFA en 1996 face au Bordeaux de Zinedine Zidane est à mettre à l'actif de son palmarès européen. Le Bayern construit sa légende toujours sur de grands joueurs comme Karl-Heinz Rummenigge, Klaus Augenthaler, Lothar Matthäus, Jürgen Klinsmann, Andreas Brehme ou Mario Basler.

Les années 2000 assoient la suprématie du club qui remporte 6 championnats en 9 ans dont le dernier en 2008, un nouveau titre en Ligue des Champions en 2001 (face au Valence CF) et une nouvelle Coupe intercontinentale (face à Boca Juniors). Cette période est associée aux noms de Stefan Effenberg, Michael Ballack ou Oliver Kahn.

Depuis les années 1990, grâce à une gestion excellente du club par ses dirigeants Karl-Heinz Rummenigge, Uli Hoeness et son président du conseil de surveillance le Kaiser Franz Beckenbauer, il est l'un des clubs les plus sains d'Europe.

Il continue de fournir la majorité des joueurs à l'équipe d'Allemagne et de faire briller l'Allemagne en Europe.

Ses caractéristiques sont des qualités souvent enviés par les plus grands clubs : condition physique irréprochable, abnégation, mental d'acier, rigueur défensive à l'allemande.

En 2007, le Bayern de Munich se décide à accueillir Franck Ribéry provenant de l'Olympique de Marseille, le montant du transfert atteignant 30 millions d'euros (16 M€ immédiats, 10 M€ en 2008, et 4 M€ si le Bayern se qualifie en Ligue des Champions), ce qui constitue un record en Allemagne.

En 2007-2008, le Bayern réalisa le triplé en remportant la Coupe de la ligue face à Schalke 04, la Coupe d'Allemagne face au Borussia Dortmund et le Championnat d'Allemagne devant le Werder Brême. Par contre, le club échouera en demi-finale de la Coupe UEFA face au futur vainqueur, le Zénith Saint-Pétersbourg (1-1 à l'aller, 4-0 au retour).

Le 27 avril 2009, Jürgen Klinsmann est limogé pour cause de mauvais résultats et est remplacé par Jupp Heynckes qui a déjà connu le banc du Bayern de Munich au cours des saisons de 1987 à 1991.

Le FC Bayern Munich fut fondé en 1900 par des membres d'un club munichois de gymnastique (le MTV 1879). Quand des membres de ce club décidèrent le 27 février de refuser l'accès des footballeurs du club à ligue allemande (la DFB), onze membres de la section football du club de gymnastique le quittèrent et créèrent le même soir le FC Bayern Munich. Dès les premiers mois d'existences du club, le FC Bayern Munich remporta de belles victoires contre tous les clubs locaux et atteignit même les demi-finales du championnat du sud de l'Allemagne 1900/01.

Lors des années qui suivirent, le club gagna quelques trophées locaux jusqu'à ce qu'en 1910 le FC Bayern Munich joigne la nouvellement fondée "Kreisliga", la première ligue régionale bavaroise. Ils gagnèrent cette ligue dès la première saison, mais n'arrivèrent plus à la gagner jusqu'au début de la Première Guerre mondiale, qui marqua l'arrêt de toute activité footballistique en Allemagne.

Dans les années après-guerre, le club gagna encore quelques titres régionaux jusqu'à gagner en 1926 le premier championnat du sud de l'Allemagne, remporté une deuxième fois deux ans plus tard. Le premier titre national fut acquis en 1932, en gagnant le Championnat d'Allemagne de football en battant l'Eintracht Francfort 2 buts à 0 en finale. L'avènement du régime nazi mit une fin brutale au développement du Bayern. Le président et l'entraineur du Bayern, qui étaient tous deux juifs, quittèrent le pays. Beaucoup d'autres membres du club s'exilèrent aussi. Dans les années suivantes, le Bayern, appelé alors le "Club des Juifs", tomba dans l'ignorance.

Après la guerre le Bayern devint membre de la conférence sud de la 1ere division allemande, qui était en ce temps divisée en cinq conférences. Le Bayern était faible et en 1955 subit les affres de la relégation. La saison suivante le Bayern remonta en et gagna la Coupe d'Allemagne de football pour la première fois, battant le Fortuna Düsseldorf 1-0 en finale. Le club progressa pour devenir l'un des meilleurs éléments de la ligue allemande, mais ne tint pas le coup financièrement, faisant banqueroute à la fin des années 50. L'entrepreneur Roland Endler apporta les fonds nécessaires et fut récompensé par cinq ans à la tête du club. En 1963, les "Oberligas" allemandes furent réunies en une seule ligue nationale, la Bundesliga. Le Bayern n'obtint pas le droit d'y participer mais y fut promu deux ans plus tard, présentant une équipe pleine de jeunes talents tels que Franz Beckenbauer, Gerd Müller ou encore Sepp Maier.

Lors de sa première saison en Bundesliga le Bayern termina 3e en gagnant au passage la Coupe d'Allemagne, se qualifiant pour la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, qu'il gagna l'année suivante lors d'une dramatique finale contre le club écossais des Glasgow Rangers, quand Franz Roth marqua le but décisif dans une victoire 1-0 dans le temps additionnel. En 1967 le Bayern gagna la Coupe d'Allemagne, mais changea d'entraineur. Branko Zebec transforma le style de jeu du Bayern en un jeu plus discipliné, et de cette manière permit au club de faire le premier doublé coupe/championnat de l'histoire de la Bundesliga, n'utilisant que 13 joueurs de toute la saison.

L'année 1970 vit un nouvel entraineur prendre la tête du club, Udo Lattek. Après avoir gagné la Coupe d'Allemagne lors de sa première saison au Bayern il mena le club à son troisième titre national. Le match décisif lors de la saison 1971/72 contre Schalke 04 fut le premier match dans le tout nouveau Stade olympique de Munich, et fut aussi le premier match retransmis à la télévision dans l'histoire de la Bundesliga. Le Bayern balaya 5 buts à 1 le club de Schalke puis remporta le titre, mettant à jour de nombreux records comme le nombre de points gagnés ou le nombre de buts marqués. Le Bayern gagna les deux championnats suivants, mais l'apogée fut le triomphe en finale de la Ligue des Champions en 1974 contre l'Atlético de Madrid, que le Bayern gagna 4-0. La saison suivante ne vit pas les bavarois s'imposer au sommet de la Bundesliga mais elle vit une seconde victoire consécutive en Ligue des Champions en défaisant le Leeds United grâce à des buts de Franz Roth et de Gerd Müller. Un an plus tard, à Glasgow, c'est l'AS Saint-Étienne qui subit la loi du Bayern grâce à un nouveau but de Roth, et le Bayern devint ainsi le troisième club dans l'histoire de la Ligue des Champions à remporter le trophée trois fois consécutives. Le dernier trophée gagné par le Bayern dans cette ère faste fut la Coupe intercontinentale dans laquelle le club brésilien de Cruzeiro fut défait en 2 matches aller-retour.

La période des années 1980 fut meublée par une grande agitation dans les dessous du Bayern, avec beaucoup de changements dans le personnel et les problèmes financiers. Sur le terrain, le championnat allemand fut remporté en 1980 et en 1981, mais après la victoire en Coupe d'Allemagne en 1982 le club traversa deux années noires après lesquelles Udo Lattek revient à la tête du club. Le Bayern gagna la Coupe d'Allemagne en 1984, puis remporta 5 championnats en 6 saisons, avec un doublé coupe/championnat en 1986. Cependant, les succès européens restèrent insaisissables pendant cette décennie; le Bayern réussit seulement à revendiquer le haut de l'affiche en Ligue des Champions en 1982 et en 1987. La forme du Bayern chuta terriblement après avoir gagné le championnat en 1990, le club finissant juste à cinq points de la relégation en 1991/92. Le succès revint quand Franz Beckenbauer prit la tête du club à la mi-saison en 1993/94, en gagnant le championnat après un passage à vide de 3 ans. Beckenbauer fut ensuite nommé président du club, mais ses successeurs au poste d'entraineur ne parvinrent pas à satisfaire les attentes. Pendant cette période les joueurs du Bayern apparurent plus souvent dans les ragots de la presse que dans les pages sports, le surnom FC Hollywood en résultant. Franz Beckenbauer redevint coach, et mena son équipe à la victoire lors de la Coupe de l'UEFA 1996, battant Bordeaux en finale.

De 1998 à 2004 le Bayern fut entrainé par Ottmar Hitzfeld, qui devint le meilleur entraineur du Bayern de tous les temps. Lors de sa première saison à la tête du club, les bavarois remportèrent la Bundesliga et furent vraiment près de gagner la Ligue des Champions, perdant 1-2 contre Manchester United en finale en concédant 2 buts dans le temps additionel après avoir mené tout le match. La saison 1999/2000 se solda par le troisième doublé coupe/championnat. Un troisième titre de champion d'Allemagne consécutif suivit en 2001, gagné in extremis lors du dernier match de la saison. Quelques jours plus tard, le Bayern gagna sa quatrième Ligue des Champions après un passage à vide de 25 ans, en battant le Valence CF aux tirs au but. La saison 2001/02 se termina sans trophée pour le Bayern au niveau national, mais ils remportèrent la Coupe intercontinentale pour le seconde fois. La saison suivante fut marquée par le quatrième doublé, le titre étant gagné par un écart de points record. Le regne d'Hitzfeld se termina brutalement en 2004 à cause des mauvaises performances du club avec entre autres une défaite en coupe contre l'Alemannia Aachen, alors en 2e division.

Au début de la saison 2005/06, le Bayern déménagea au nouveau stade de Munich, l'Allianz Arena, partagé avec le TSV Munich 1860. Durant l'été 2006 ce dernier dut céder ses parts du stade au Bayern à cause d'une crise financière, ce qui fait maitenant du Bayern l'unique propriétaire de ce stade .

L'ancien coach du Bayern Ottmar Hitzfeld revint au club en janvier 2007 après que Felix Magath fut limogé. Le Bayern finit la saison 2006/07 à la 4e place avec 65 points, ne se qualifiant pas pour la Ligue des Champions pour la première fois en plus de dix ans. Les défaites en Coupe d'Allemagne et en Coupe de la Ligue Allemande laissèrent le club sans trophées.

Pour la saison 2007/08, le Bayern Munich fit d'impressionnants changements dans l'équipe première pour reconstruire. Le club vendit 9 joueurs et en recruta pas moins de 8 pour un montant total de plus de 70 millions d'euros. Les principales recrues furent Luca Toni en provenance de la Fiorentina, Miroslav Klose du Werder Brême et Franck Ribéry depuis l'Olympique de Marseille pour un transfert record de 30 millions d'euros. Les ambitions du club furent presque toutes rassasiées puisque le Bayern mena la Bundesliga du premier au dernier jour, remporta la Coupe d'Allemagne et la Coupe de la Ligue Allemande mais échoua en demi-finales de la Coupe de l'UEFA contre les futurs vainqueurs.

En janvier 2008, le club annonce la signature pour 2 ans de Jürgen Klinsmann à la tête du Bayern pour remplacer en juillet Ottmar Hitzfeld, qui pris les rênes de la sélection suisse après l'Euro 2008. Cette fin de saison 2008 est marquée par le départ à la retraite de l'emblématique gardien de but Oliver Kahn.

En avril 2009, Klinsmann est limogé et remplacé par Jupp Heynckes qui a déjà entraîné cette équipe de 1987 à 1991.

Les capitaines du Bayern depuis que la Bundesliga a été créée en 1965.

Avant 1925, le Bayern Munich a testé plusieurs stades parmi lesquels le premier grand stade de la ville de Munich.

Dès 1925 le club partage le "Grünwalder Stadion" avec le TSV Munich 1860. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale le stade appartient au Munich 1860, et est encore connu sous le nom du Stade des Sechzger ("Soixantes") de nos jours. Il fut détruit pendant la guerre puis reconstruit ensuite.

Pour les Jeux olympiques de 1972 la ville de Munich construisit l'Olympiastadion. Le stade fut inauguré lors du dernier match de Bundesliga de la saison 1971/72, avec une capacité de 79 000 spectateurs, qui fut atteinte en de nombreuses occasions. Le stade, considéré alors comme l'un des plus beaux du monde, accueillit de grands rendez-vous comme la finale de la Coupe du monde de football de 1974. Dans les années qui suivirent le stade subit des modifications pour augmenter la taille des places assises, la capacité diminuant à 63 000 places. Mais l'on se rendit vite compte que le stade était trop froid en hiver et exposé aux intempéries pour une grande part des places assises. La distance entre le terrain et les spectateurs déplaisait aussi fortement à ces derniers. Des modifications apparurent impossibles à réaliser.

En 2002 le Bayern et le Munich 1860 entreprennent conjointement la construction d'un nouveau stade, l'Allianz Arena, dans la périphérie nord de Munich. Ce stade fut utilisable dès la saison 2005/06, avec 69900 places assises. La caractéristique la plus intéressante de ce nouveau stade est la façade, qui peut être illuminée alternativement en rouge quand joue le Bayern Munich, en bleu pour le Munich 1860 et en blanc pour l'équipe d'Allemagne. Le premier joueur à y marquer un but fut Owen Hargreaves lors d'une victoire 3-0 contre le Borussia Mönchengladbach.

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Coupe du monde de football de 2006

Celebrating Faces of Football

La coupe du monde de football de 2006 est la 18e édition de la coupe du monde de football, une compétition organisée par la Fédération internationale de football association et mettant aux prises les meilleures équipes nationales masculines de football. Elle fut remportée par l'Italie, qui a battu en finale la France aux tirs au but. Il s'agit du quatrième titre de champion du monde de l'équipe italienne.

L'édition 2006 de la coupe du monde s'est déroulée du 9 juin au 9 juillet en Allemagne, qui avait été choisie en juin 2000 pour organiser l'évènement. De décembre 2003 à novembre 2005, les sélections nationales de 198 pays ont participé à une phase de qualification dans le but de désigner les 32 équipes pouvant prendre part au tournoi final en Allemagne.

La volonté de la fédération allemande de football, ou Deutscher Fußball-Bund (DFB), d'organiser la Coupe du monde en Allemagne remonte à novembre 1992. À cette date, la fédération et son président Egidius Braun entament la promotion dans le pays d'une telle candidature. Fin 1996 Franz Beckenbauer donne son accord pour devenir ambassadeur de la candidature allemande. Il prend en 1998 la présidence du comité de candidature et c'est en cette qualité qu'il transmet au président de la FIFA Sepp Blatter, le 26 novembre 1998, la déclaration d'intentions officielle de la fédération allemande pour l'organisation de la Coupe du monde 2006.

Aux cotés du DFB, quatre autres fédérations prétendent à l'organisation de l'évènement. Il s'agit des fédérations de l'Afrique du Sud, de l'Angleterre, du Brésil et du Maroc. L'Egypte, le Ghana et le Nigeria, initialement candidats à l'organisation du tournoi, ce sont retirés du processus d'attribution pour ne pas diluer les candidatures africaines.

Le 6 juillet 2000, le comité exécutif de la FIFA se réunit à Zurich pour désigner le pays hôte de la Coupe du monde 2006. Le Brésil se retire trois jours avant le vote. Pour la première fois, il faut plus d'un tour de scrutin pour désigner le pays hôte. Le Maroc et l'Angleterre sont éliminés lors du premier et du deuxième tour respectivement. L'Allemagne, qui termine première à chaque tour, est finalement choisie aux dépens de l'Afrique du Sud au troisième tour de scrutin par douze voix contre onze et une abstention.

Cette nomination de l'Allemagne comme pays hôte de la phase finale 2006 face à l'Afrique du Sud favorite fera naître une polémique. Charles Dempsey, un membre néo-zélandais du comité exécutif de la FIFA, avait en effet donné aux deux premiers tours de scrutin son vote à l'Afrique du Sud, conformément aux instructions de la Confédération du football d'Océanie. Puis il s'était abstenu lors du troisième tour décisif, entraînant la victoire allemande par une voix d'écart. S'il avait voté pour l'Afrique du Sud au dernier tour, les deux derniers pays se seraient ainsi retrouvés à égalité avec douze voix chacun. Et dans un tel cas de figure une victoire de l'Afrique du Sud aurait été probable puisque la désignation du vainqueur serait revenue au président de la FIFA, Sepp Blatter, qui était favorable à la candidature africaine,,. Tout comme huit autres membres du comité exécutif, Dempsey avait reçu la veille du vote un fax lui promettant une pendule à coucou et du jambon de la Forêt-Noire. Le magazine allemand Titanic s'était par la suite dénoncé comme étant l'auteur de cette mauvaise blague. Dempsey expliquera son abstention par la pression insupportable à laquelle il fut soumit lors du vote.

À la suite de cet incident, la FIFA décidera que l'organisation de la compétition se ferait dorénavant par rotation entre les continents. Ainsi il fut décidé que la Coupe du monde 2010 serait organisé par un pays africain, en l'occurrence l'Afrique du Sud. La FIFA reviendra par la suite sur ce mode de désignation par rotation et décidera en octobre 2007 que seules seront exclues de l'organisation d'une Coupe du monde les confédérations ayant accueilli les deux dernières éditions de la compétition.

La coupe du monde 2006 est une compétition de la FIFA organisée sous l'égide d'une de ses commissions nommée Commission d'organisation de la coupe du monde de la FIFA, Allemagne 2006. Cette commission était présidée par l'ancien président de l'UEFA Lennart Johansson. Son vice-président était Julio Grondona. L'organisation du tournoi 2006 était confiée par la FIFA à la fédération allemande de football (DFB) et à son Comité d'organisation de la coupe du monde de la FIFA, Allemagne 2006.

Le président du comité d'organisation était Franz Beckenbauer, qui occupait les fonctions de responsable du projet, représentant de l'évènement et responsable des relations avec la FIFA.

Le comité d'organisation comportait trois vice-présidents exécutifs. Le premier vice-président Horst R. Schmidt était en charge de l'hébergement des équipes, du tourisme, des cérémonies d'ouverture et de clôture, de l'organisation du tournoi et des questions organisationnelles relatives à la sécurité et aux transports. Le vice-président Wolfgang Niersbach s'occupait du marketing, du tirage au sort, des relations avec la presse, de la communication et de l'accréditation. Les domaines de compétences du troisième vice-président, Theo Zwanziger le président de la fédération allemande de football, se concentraient sur les affaires juridiques, les finances, la gestion du personnel de la coupe du monde et diverses questions d'organisation.

Les activités du comité d'organisation étaient contrôlées par un conseil de surveillance de dix membres. Le comité était aussi conseillé par la commission des sports du Bundestag, notamment sur les questions de commercialisation touristique du tournoi.

Le champion du monde 1990 et sélectionneur de l'équipe d'Allemagne Jürgen Klinsmann occupait la fonction d'ambassadeur international de la coupe du monde en compagnie de Rudi Völler, champion du monde 1990 et directeur sportif du Bayer Leverkusen, Oliver Bierhoff, champion d'Europe 1996 et manager de l'équipe d'Allemagne, et Karl-Heinz Rummenigge, champion d'Europe 1980 et président du Bayern de Munich.

Douze villes allemandes et douze stades ont été sélectionnés pour accueillir les matches de la Coupe du monde 2006. Les villes de Brême, Mönchengladbach, Düsseldorf et Leverkusen ont vu leur candidature rejetée. Dix stades ont été construit ou reconstruit pour l'occasion.

Parmi les stades retenus, seul le Zentralstadion de Leipzig se situe dans l'ancienne RDA, l'Olympiastadion de Berlin étant situé dans la partie ouest de la ville anciennement en RFA. Une raison de cet état de fait est que très peu de clubs de l'ex-RDA disputent régulièrement la Bundesliga, le championnat de première division allemand, condition essentielle pour pouvoir rentabiliser un investissement dans un grand équipement tel qu'un stade de football. L'investissement nécessaire pour avoir un stade apte à accueillir une Coupe du monde est en effet important au regard des critères sévères imposés par la FIFA en matière de sécurité, de technique et d'infrastructures.

Une autre raison est le mode de financement des stades de la Coupe du monde qui était essentiellement un financement privé. Les grandes entreprises allemandes capables de soutenir la création ou la rénovation d'un stade étant principalement implantées dans les anciens Länder, il est alors logique que les rencontres du tournoi se disputent principalement dans cette région. Pour qu'au moins une ville de l'ex-RDA puissent disposer d'un stade aux normes de la Coupe du monde, ce sont l'état fédéral et le Land de Saxe qui ont pris en charge presque exclusivement le financement du Zentralstadion de Leipzig, l'état fédéral y participant à hauteur de 51,1 millions d'euros.

Après la fin des travaux, certains nouveaux stades ont été nommés ou renommés selon la pratique du naming d'après une société sponsor, comme par exemple le RheinEnergieStadion de Cologne ou le Signal Iduna Park de Dortmund. Ces stades ont été rebaptisés de manière neutre pour la durée de la Coupe du monde car la FIFA interdisait toute mention de sponsors autres que les sponsors officiels de la compétition. Ces noms neutres étaient du type FIFA World Cup Stadium en anglais, ou FIFA WM Stadion en allemand, suivi du nom de la ville.

Les stades ne comportaient que des places assises et leur capacité a été réduite pour les matchs du tournoi. Le nombre de places a été réduit pour pouvoir disposer d'une réserve de sécurité et pour ne pas avoir à utiliser des sièges offrant une visibilité réduite.

Le Stade olympique de Berlin, Olympiastadion en allemand, a été reconstruit pour un coût total de 242 millions d'euros avec un financement public à hauteur de 196 millions d'euros. La décision de renover le stade plutôt que de le détruire fut prise le 26 mai 1998 par le sénat allemand. Le chancelier Gerhard Schröder lança officiellement les travaux de rénovation le 3 juillet 2000. La pelouse fut abaissé de 2,65 mètres et 76 loges furent créés. Le match d'inauguration eu lieu le 8 septembre 2004 entre l'Allemagne et le Brésil. Le club résidant est le Hertha Berlin. La capacité totale du stade a été réduite de 74 176 à 72 000 pour les quatre matchs de poules et le quart de finale qu'il a accueilli. La capacité a même été limitée à 69 000 à l'occasion de la finale. La moyenne de spectateurs sur ces six rencontres a été de 71 500.

Le RheinEnergieStadion de Cologne a été reconstruit pour un montant de 119 millions d'euros, la ville de Cologne payant 25,7 millions d'euros et le reste étant financer par le propriétaire. Le club évoluant dans cette enceinte est le FC Cologne. Pendant la Coupe du monde, il a été renommé en FIFA WM Stadion, Cologne et sa capacité de 46 134 a été réduite à 45 000. Le stade a fait le plein pour les cinq matchs qu'il a accueilli.

Le stade du Borussia Dortmund, le Signal Iduna Park, a été reconstruit pour un coût de 46 millions d'euros dont 5 millions d'euros provenait d'un programme fédéral de modernisation. Pendant le tournoi, le nom a été modifié en FIFA WM Stadion, Dortmund et la capacité initiale de 67 000 a été limitée à 65 000. Une moyenne de spectateurs de 64 660 a assisté aux six rencontres, dont une demi-finale, qui se sont jouées à Dortmund.

La Commerzbank-Arena, le stade localisé à Francfort, a été entièrement reconstruit pour 126 millions d'euros. Le club rédidant est l'Eintracht Francfort. Le stade, renommé FIFA WM Stadion, Francfort, a accuilli quatre rencontres de groupe et un quart de finale. La capacité est passée de 48 132 à 48 000 pour ces matchs, qui ont été suivis par une moyenne de 48 000 spectateurs.

La Veltins-Arena, club de Schalke 04 et localisé à Gelsenkirchen, a été construit à partir de 1998 pour 191 millions d'euros, dont 10 millions de la ville et 5 millions provenant des supporters. La capacité en configuration Coupe du monde était réduite de 53 804 à 50 000. Le stade, renommé FIFA WM Stadion, Gelsenkirchen, était plein pour les cinq matchs du tournoi.

L'AOL Arena, renommé en 2008 HSH Nordbank Arena, est le club du Hambourg SV. Il a été entièrement construit à neuf pour 97 millions d'euros. La capacité de 51 055 a été réduite à 50 000. 49 896 spectateurs ont assisté en moyenne aux cinq matchs du tournoi qui se sont déroulé dans ce stade, renommé pour l'occasion FIFA WM Stadion, Hambourg.

La AWD-Arena est le stade situé à Hanovre utilisé par le club du Hanovre 96. Il a été reconstruit pour 64 millions d'euros. Pour les cinq rencontres de Coupe du monde qui s'y sont disputés, le stade a été renommé FIFA WM Stadion, Hanovre et sa capacité réduite de 44 652 à 43 000, qui est aussi l'affluence moyenne.

Le Fritz-Walter-Stadion, stade du FC Kaiserslautern, a été rénové et agrandi à 48 500 places pour la somme de 49 millions d'euros. Sa capacité a été réduite à 46 000 pour accueillir cinq matchs du tournoi qui ont tous fait le plein de spectateurs.

Le Zentralstadion de Leipzig, stade du FC Sachsen Leipzig, a été entièrement remis à neuf pour 91 millions d'euros. Sa capacité a été réduite de 44 199 à 43 000 pour les cinq matchs du tournoi qui s'y sont disputés devant 42 000 spectateurs de moyenne.

L'Allianz Arena a été construit par les deux clubs du Bayern de Munich et de Munich 1860 qui se sont partagés le coût de 280 millions d'euros. D'une capacité de 66 016, il offrait 66 000 places pendant les six matchs de Coupe du monde dont la demi-finale France-Portugal. Le stade, qui était toujours plein, a été renommé en FIFA WM Stadion, Munich pendant la compétition.

Le stade du FC Nuremberg, le Frankenstadion, a été reconstruit pour 56 millions d'euros pour pouvoir accueillir cinq matchs de la compétition. Il présentait une moyenne maximale de 41 000 spectateurs après réduction de la capacité de 41 926 à 41 000.

Le Gottlieb-Daimler-Stadion, renommé en 2008 Mercedes-Benz Arena, est le stade du VfB Stuttgart. Il a été modernisé pour la somme de 52 millions d'euros. Le stade a accueilli six matchs dont la finale pour la troisième place. Sa capacité était passée de 54 267 à 52 000 pour une moyenne de 52 000 spectateurs.

La Coupe des confédérations 2005 qui s'est tenue en Allemagne du 15 au 29 juin 2005 a servi de préparation grandeur nature pour l'organisation de la Coupe du monde 2006. Huit équipes participent à cette coupe, parmi lesquelles l'Allemagne en tant que nation hôte, le Brésil champion du monde, l'Argentine finaliste de la Copa América 2004 et l'Australie, la Grèce, le Japon, le Mexique et la Tunisie, vainqueurs respectivement de la Coupe d'Océanie 2004, l'Euro 2004, la Coupe d'Asie des nations 2004, la Gold Cup 2003 et la Coupe d'Afrique des nations 2004. Le Brésil bat en finale l'Argentine sur le score de 4-1 et empoche la prime de 2,3 millions d'euros attribuée au vainqueur.

La compétition s'est déroulée dans les stades rénovés ou reconstruits de Cologne, Francfort, Hanovre, Leipzig et Nuremberg, qui ont tous été retenus pour le mondial. Les rencontres de la Coupe des confédérations ont permis de tester et vérifier le fonctionnement des installations et des infrastructures au cours d'une compétition internationale. Les dispositifs d'alerte et de sécurité de la Coupe du monde ainsi que la coopération entre les services de l'état fédéral, des Länder, et des agences Interpol, Eurojust et Europol ont également pu être testés grandeur nature.

Les billets d'entrée dans les stades étaient équipés pour la première fois de puces de radio-identification. Le contrôle des données enregistrées sur ces puces a été testé au stade du Waldstadion de Francfort, inauguré après rénovation à l'occasion du match d'ouverture de la Coupe des confédérations et renommé Commerzbank-Arena le 1er juillet 2005. Cette technique sera utilisée pendant la Coupe du monde 2006 pour vérifier l'identité des personnes et empêcher les reventes de billets au marché noir.

Pour la première fois, l'équipe championne du monde en titre n'était pas qualifiée d'office pour la phase finale. Le Brésil a donc dû passer par les phases qualificatives de la zone sud-américaine.

L'Australie est membre de la Confédération asiatique de football depuis le 1er janvier 2006 mais représente la Confédération d'Océanie car elle s'est qualifiée via les éliminatoires de la zone océanienne.

Le pays de la Serbie-et-Monténégro n'existe plus depuis l'indépendance du Monténégro qui a été proclamée le 3 juin 2006. L'équipe de Serbie-et-Monténégro dispute néanmoins la compétition avec des joueurs des deux républiques car ce sont les fédérations nationales membres des confédérations continentales, et non les pays, qui présentent les équipes nationales en Coupe du monde. L'hymne du « pays » jouée pendant la Coupe du monde est Hej Sloveni, l'hymne de la Serbie-et-Monténégro (et auparavant celui de l'ex-Yougoslavie). Pour son dernier match de préparation, le 27 mai 2006 à Belgrade, face à l'Uruguay, seul l'hymne uruguayen avait été joué.

Sept équipes participent pour la première fois à une phase finale de la Coupe du monde : l'Angola, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la République tchèque, le Togo, Trinité-et-Tobago et l'Ukraine. Le record de débutants étant détenu par la Coupe du monde 1934 avec dix nouvelles équipes.

Les équipes arrivèrent en Allemagne entre le 15 mai (Togo) et le 9 juin (Ukraine) mais beaucoup d'équipes arrivèrent avant en Europe pour disputer des matchs amicaux : le Paraguay s'installa pendant deux semaines à Flachau en Autriche. Le Brésil effectua un stage en Suisse dans la ville de Weggis. Le Mexique qui disputa un match de préparation face à la France, séjourna pendant une semaine à Saint-Étienne, bénéficiant des installations de l'AS Saint-Étienne.

Les équipes séjournent dans des hôtels qu'elles occupent généralement en exclusivité : ainsi l'équipe de France a pris ses quartiers au Schlosshotel Munchhausen à Aerzen, un château du 16e siècle transformé en hôtel 5 étoiles et disposant d'un spa, d'une piscine et de deux terrains de golf. Les villes accueillant les équipes se mirent donc à l'heure du mondial. La ville de Walldorf qui accueillait le Costa Rica fit coïncider sa traditionnelle « fête de l'asperge » (Spargelfest) avec l'arrivée de l'équipe du Costa Rica en ville. Afin de s'acclimater au mieux à l'Allemagne les équipes mirent au point toute un logisitique. Les Equatoriens firent appel à un chef cuisinier allemand qui officiait à Quito. Le Paraguay emporta dans ses valises 150 kilos d'herbe de maté pour préparer des infusions. La délégation italienne était composée de 70 personnes : les 23 joueurs, 27 membres du staff et 20 personnes chargées de l'organisation générale. L'Arabie saoudite se déplaca avec onze princes et un cuisinier ainsi qu'une tonne et demie de matériel. Elle reserva en exclusivité un hôtel de 87 chambres. Pour approvisionner l'Angleterre, deux camions partirent d'Angleterre puis voyagèrent sur bateaux avant de rallier l'Allemagne. Ils contenaient entre autre 250 boîtes de céréales, 200 muffins, 108 paquets de biscuits fourrés à l'orange, 120 cartons de sirop de cassis, 1000 sachets de thé, autant de sucre, 24 tubes de mousse coiffante, 48 tubes de crème solaire, 23 écrans LDC, 122 paires de chaussettes et 100 cônes d'entraînement. Les Brésiliens pour leur part avaient embarqués près de 5 tonnes de matériel. Les Auriverde apportèrent les éléments indispensable à la préparation de la feijoada : farine de manioc, riz brésilien, haricot noirs. Les produits frais et la viande étaient achetés sur place.

Chaque équipe a emmené un groupe de 23 joueurs en Allemagne, ce qui fait un total de 736 footballeurs.

Le plus jeune d'entre eux était l'attaquant anglais Theo Walcott, 17 ans au début de la compétition. Il passera la totalité des cinq rencontres de son équipe sur le banc des remplaçants. Le plus âgé était le gardien tunisien Ali Boumnijel, 40 ans au début de la compétition, qui lui disputera les trois matchs de son équipe. L'âge moyen des joueurs présents était de 27 ans et 5 mois. L'équipe la plus jeune était le celle du Ghana avec 25 ans et 2 mois, devant celles de Suisse, du Togo et de l'Angleterre qui avaient respectivement 6, 7 et 8 mois de plus. Trinité-et-Tobago et la France présentaient les groupes de joueurs les plus âgés avec respectivement 29 ans 5 mois et 29 ans 2 mois de moyenne.

Le joueur le plus lourd était l'attaquant tchèque Jan Koller avec 100 kg. Il faisait également partie des joueurs les plus grands de la compétition en compagnie d'un autre attaquant Nikola Žigić de l'équipe de Serbie-et-Monténégro, et du gardien australien Željko Kalac qui tous les trois mesuraient 202 cm. Le plus petit gabarit était le milieu Mohammad Al-Shalhoub, 59 kg, au sein d'une équipe saoudienne qui était la poids plume de la compétition avec 70 kg de moyenne par joueur.

Le club d'Arsenal est celui qui compte le plus de joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde avec quinze joueurs devant Chelsea avec quatorze joueurs. Dans les autres principaux championnats européens, ce sont les clubs du Milan AC, du FC Barcelone, du Bayern Munich et de l'Olympique lyonnais qui envoient le plus de joueurs au mondial 2006.

Le 31 mars 2006, la commission des arbitres de la FIFA a nominé, parmi une pré-sélection de 44 noms, 23 arbitres de nationalité différente pour participer à la Coupe du monde 2006. Sept autres arbitres sont également sélectionnés au sein d'un groupe dit « de soutien et de développement », ce groupe ayant pour but de pouvoir suppléer un arbitre titulaire en cas de blessure ou maladie par exemple.

Trois des 23 arbitres initialement sélectionnés ont été par la suite remplacés par trois membres du groupe de soutien et développement. Le Guatémaltèque Carlos Batres a été remplacé par le Mexicain Marco Rodriguez en raison d'une blessure insuffisamment guérie. L'arbitre grec Kýros Vassáras et l'Espagnol Manuel Mejuto Gonzalez ont eux été retirés de la liste initiale parce que certains de leurs assistants n'ont pas satisfait à des tests physiques. Ils ont été remplacés par Roberto Rosetti et Luis Medina Cantalejo. La nouvelle liste, dévoilée le 8 mai 2006, comprenait 23 arbitres de 21 nationalités différentes dont deux Italiens et deux Mexicains. Le groupe de soutien et développement, amputé de trois membres, a alors été renforcé par l'arbitre américain Kevin Stott.

Peu avant le début du tournoi, le 13 mai 2006, l'Italien Massimo De Santis était retiré de la liste des nominés en raison de son implication dans l'affaire des matches truqués du Calcio pour laquelle il sera suspendu quatre ans et demi,. Un autre nominé, le Jamaïcain Peter Prendergast, ne participa pas non plus à la compétition en raison d'une blessure au genou. Ces deux arbitres n'ont pas été remplacés pour la Coupe du monde.

Ce sont ainsi 21 arbitres qui ont dirigé les 64 matchs du tournoi. La fédération mexicaine était la seule dont deux arbitres ont dirigé des matchs du tournoi.

Le tableau suivant liste les 21 arbitres titulaires, leurs deux assistants respectifs et le nombre de matchs dirigés pendant la compétition. La nationalité des assistants n'est indiquée que si elle diffère de celle de l'arbitre principal.

Pendant le tournoi, ce groupe était constitué de cinq arbitres de champs et de dix assistants destinés à entrer en jeu au cas où un arbitre titulaire serait blessé ou malade. Ces arbitres remplaçants n'ont pas dirigé de rencontres du tournoi. Des membres du groupe de soutien ont néanmoins participer à des rencontres de la Coupe du monde en tant qu'assistant ou quatrième arbitre.

Afin de garantir de bonnes conditions de jeu, les pelouses des douze stades furent changées quelques semaines avant le début de la Coupe du monde. 96 000 m² de pelouse furent posés par deux sociétés spécialisées (une allemande et une néerlandaise) ayant reçu l'aval du comité d'organisation.

Avant le début de la compétition, une vague de froid s'abattit sur l'Allemagne. Les Pays-Bas qui séjournaient à Hinterzarten firent face à la neige tandis que plusieurs des joueurs équatoriens installés à Bad Kissingen s'enrhumèrent,.

Après la vague de froid une vague de chaleur sévit sur l'Allemagne. Les sélectionneurs Raymond Domenech et Marco Van Basten se plaignirent de l'état des pelouses qu'ils jugeaient trop sèches. La FIFA fit alors savoir que les pelouses étaient en bon état et que leur arrosage et leur tonte étaient parfaits. La chaleur ne fut pas sans conséquence pour les joueurs. Lors du match Angleterre-Paraguay les joueurs anglais burent 70 bouteilles d'eau contre une vingtaine habituellement. Des voix réclamèrent alors que les toits des stades en disposant soient fermés en cas de chaleur. La FIFA répondit qu'il fallait fermer les toits uniquement pour gagner en visibilité. Sur les douze stades de la Coupe du monde, deux sont équipés d'un toit : le FIFA WM Stadion de Gelsenkirchen et le FIFA WM Stadion de Francfort.

Les rencontres de la coupe du monde se disputent selon les lois du jeu, qui sont les règles du football définies par l'International Football Association Board (IFAB).

La compétition se dispute sur deux tours. Le premier tour se joue par groupe de quatre équipes, la répartition des équipes dans les différents groupes ayant été déterminée au cours d'un tirage au sort. Le deuxième tour est une phase à élimination directe.

Préalablement au tirage au sort des groupes le 9 décembre 2005, les trente-deux équipes ont été réparties le 6 décembre dans quatre chapeaux en fonction de critères sportifs, pour que les meilleures nations ne se rencontrent pas au premier tour, et de critères géographiques, pour éviter de concentrer des équipes d'une même confédération dans un groupe. Le premier chapeau comprend huit têtes de série, dont l'Allemagne en tant que pays hôte de la compétition. Les sept autres têtes de série sont choisies selon un classement combinant le classement mondial de la FIFA des trois années précédant le tirage au sort et les résultats dans les deux dernières Coupes du monde 1998 et 2002.

Les trois autres chapeaux sont principalement définis par des critères géographiques. Le deuxième chapeau comprend ainsi les équipes des confédérations africaine, sud-américaine et océanienne. L’Australie a été placée dans ce chapeau numéro deux car elle concourt pour l’Océanie bien qu'elle ait rejoint l'AFC le 1er janvier 2006. Le troisième chapeau comprend huit nations européennes membres de l'UEFA. Le quatrième chapeau regroupe les sélections des confédérations d'Amérique du Nord et d'Asie. La Serbie-et-Monténégro, dernière des neuf équipes européennes non têtes de série selon les critères sportifs, est placée dans un chapeau spécial.

Le tirage au sort de la phase finale de la Coupe du monde a été effectué le 9 décembre 2005 à Leipzig. L'Allemagne et le Brésil ont été affectés directement dans les groupes A et F respectivement. Le tirage a été effectué de telle façon que deux équipes du même continent, trois pour l'Europe, ne peuvent se rencontrer au premier tour.

Ainsi, pour s'assurer qu'au maximum deux équipes européennes se retrouvent dans le même groupe, la Serbie-et-Monténégro a été placée dans un groupe ayant une tête de série non européenne parmi le Brésil, l'Argentine et le Mexique.

Au cas où la Serbie-et-Monténégro tombait sur le Mexique, aucune restriction supplémentaire n'était nécessaire. Comme le cas contraire s'est produit, c'est une équipe asiatique du quatrième chapeau qui a été mis dans le groupe du Mexique pour ne pas qu'une autre sélection nord-américaine ait à affronter le Mexique en phase de groupe.

De plus le Paraguay et l’Équateur ne pouvaient être dans le même groupe que les têtes de série brésilienne argentine pour éviter une confrontation sud-américaine dans un groupe du premier tour.

Après le tirage au sort, les médias allemands, anglais, français et espagnols se félicitent des adversaires obtenus et voient déjà leur équipe en huitième de finale. Le groupe C est qualifié de « relevé » par le sélectionneur des Pays-Bas Marco van Basten et de « groupe de la mort » par les médias de Serbie-et-Monténégro.

Le Suédois Marcus Allbäck a inscrit le 20 juin 2006 à la 51e minute face à l'Angleterre à Cologne le 2 000e but de l'histoire de la Coupe du monde.

L'Argentine devance les Pays-Bas grâce à une meilleure différence de buts.

Le deuxième tour est disputé sur élimination directe et comprend des huitièmes de finale, des quarts de finale, des demi-finales, un match pour la troisième place et une finale. Les vainqueurs sont qualifiés pour le tour suivant, les perdants des demi-finales disputant le match pour la troisième place.

Si les deux équipes sont à égalité à la fin du temps règlementaire de 90 minutes, une prolongation de deux fois 15 minutes est jouée. Une pause de 5 minutes est observée entre le temps règlementaire et la prolongation. Aucune pause n'est observée entre les deux périodes de la prolongation. Si les deux équipes sont toujours à égalité à la fin de la prolongation, le vainqueur est désigné par l'épreuve des tirs au but. Les règles dites du but en or ou du but en argent, qui arrêtent le match pendant la prolongation, ne s'appliquent pas.

Quatre matchs de la phase à élimination directe se terminent par des tirs au but. Les quatre équipes qui s'inclinent au cours de ces séances de tirs au but - Suisse, Argentine, Angleterre et France - sont éliminées du tournoi en restant invaincues, la cinquième équipe invaincue étant le vainqueur italien.

Dans le tableau suivant, une victoire après prolongation est indiquée par (a.p.) et une séance de tirs au but par (t.a.b.).

Le huitième de finale opposant le Portugal aux Pays-Bas vit l'arbitre du match Valentin Ivanov distribuer pas moins de 20 cartons : 16 jaunes (9 pour le Portugal, 7 pour les Pays-Bas) et 4 rouges (2 pour chacune des deux équipes) : c'est le nouveau record de la coupe.

Battue en huitième de finale par l'Ukraine aux tirs au but (0-0 a.p. 0-3 aux t.a.b), la Suisse devient la première équipe de l'histoire de la coupe du monde à être éliminée sans encaisser le moindre but. Avec deux victoires et un match nul en phase de poule, elle est aussi la 14e équipe de l'histoire à rentrer chez elle prématurément sans aucune défaite et la seule à avoir manqué tous ses tirs au but.

Parmi les 8 équipes qualifiées pour les quarts de finale, on retrouve tous les anciens vainqueurs à l'exception de l'Uruguay (deux fois vainqueur en 1930 et 1950) ; le Portugal et l'Ukraine sont les deux équipes qui font exception en n'ayant jamais gagné de Coupe du monde. L'entraîneur du Portugal, Luiz Felipe Scolari élimine une troisième fois l'Angleterre de Sven-Göran Eriksson lors d'une phase finale : en 2002, il avait éliminé l'Angleterre avec le Brésil, puis lors de l'Euro 2004, ce fut avec le Portugal,.

Le jour de la demi-finale Allemagne-Italie, le procureur italien en charge de l'affaire des matches truqués du Calcio prononce son réquisitoire : rétrogradation en série C pour la Juventus, en Série B pour le Milan AC, la Lazio de Rome, et la Fiorentina. 13 des 23 joueurs italiens appartiennent alors à ces clubs mais cela n'eut pas d'influence sur leur prestation. Avec son but à la 120e minute de jeu en 1/2 finale contre l’Allemagne, l'Italien Alessandro Del Piero a inscrit le but le plus tardif de l'histoire de la coupe du monde. C'est la première fois de son histoire que l'Allemagne s'incline à Dortmund. En 14 matchs dans l'ex-Westfalenstadion, la Mannschaft comptablisait 13 victoires et un nul.

Seules des équipes européennes parviennent à se qualifier en demi-finales, chose qui n'était pas arrivée depuis la Coupe du monde 1982, l'année où l'Italie fut sacrée. À l'époque, les demi-finalistes étaient l'Italie, la RFA, la Pologne et la France.

L'Allemagne bat le Portugal 3 buts à 1 dans la petite finale. Lors de la remise des médailles, des «Allez les Bleus» furent scandé par les supporters allemands. A l'issue du match, les Portugais Luís Figo et Pedro Miguel Pauleta ainsi le gardien allemand Oliver Kahn mettent un terme à leur carrière internationale,.

Avant la finale les supporters français croient beaucoup en la victoire de leur équipe. Un sondage de l'institut CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France et i-télé, réalisé le 6 juillet montre que 86 % des Français pensent que la France va battre l'Italie en finale (5 % pensant qu'elle va perdre). Un sondage IFOP réalisé le 6 et 7 juillet pour le quotidien L'Équipe dévoile que 87 % des Français croient en la victoire des Bleus (11 % pensant le contraire).

La finale, jouée à Berlin le 9 juillet 2006, a vu la victoire de l'Italie face à la France. À la fin du temps réglementaire, le score était de un partout, et aucun but ne fut marqué lors de la prolongation. L'Italie a gagné grâce à une séance de tirs au but remportée 5-3.

La France prend l'avantage dès la 7e minute de jeu sur un penalty de Zidane obtenu à la suite d'un contact entre Materazzi et Malouda, lequel était parvenu à percer la défense italienne. Le penalty est marqué sur une panenka qui touche la barre transversale et rebondit derrière la ligne de but du gardien italien Buffon. L'égalisation italienne intervient par Materazzi qui reprend victorieusement un corner de Pirlo à la 19e minute. Après cette égalisation, les deux équipes jouent de manière prudente autour de blocs défensifs de sept ou huit joueurs, les occasions dangereuses faisant essentiellement suite à des coups de pied arrêtés. Pendant la prolongation, Buffon parvient à détourner une tête de Zidane qui se dirigeait sous la barre. Aux tirs au but, le deuxième tireur français David Trezeguet manque sa tentative : son ballon frappe la transversale et retombe quelques centimètres devant la ligne de but. Le cinquième tireur italien Fabio Grosso marque face au gardien français Fabien Barthez et donne la victoire à l'Italie sur le score de 5-3 aux tirs au but. L'Italien Andrea Pirlo est désigné homme du match de la finale.

Un moment très discuté de la finale est la réaction de colère de Zinedine Zidane suite à des insultes du défenseur italien Marco Materazzi. À quelques minutes de la fin du match et de la fin de sa carrière, le Français a donné un coup de tête dans la poitrine de son adversaire. L'arbitre n'a pas vu la confrontation mais a exclu Zinedine Zidane après avoir parlé au quatrième arbitre, ce qui fait de Zidane le quatrième joueur dans l'histoire des finales de Coupe du monde à être expulsé.

Ce fut la première finale entre pays européens depuis le succès de l'Italie en 1982 et la seconde finale gagnée aux tirs au but après celle de 1994. C'est la première fois depuis la finale de la Coupe du monde 1978 qui avait opposé l'Argentine aux Pays-Bas qu'il n'y avait ni l'Allemagne ni le Brésil en finale de la Coupe du monde. C'est la deuxième fois que ce cas de figure se produit depuis la Coupe du monde 1950,. La cérémonie de clôture qui précède la finale est animée par la chanteuse colombienne Shakira et a duré onze minutes.

Depuis 1966, la FIFA dispose du « Technical Study Group », un groupe d'étude chargé d'étudier les évolutions techniques et tactiques du jeu. Pour la Coupe du monde 2006, le TSG est composé de douze membres : Holger Osieck, Andy Roxburgh, Jozef Vengloš, György Mezey, Francisco Maturana, Teófilo Cubillas, Jim Selby, Rodrigo Kenton, Alvin Corneal, Lim Kim Chong, Kwok Ka Ming, Kalusha Bwalya. Le TSG détermine l'équipe all-star, le prix du meilleur gardien du tournoi et le prix du meilleur jeune.

La coupe du monde 2006 est remportée par l'équipe d'Italie de football devant la France et l'Allemagne. Il s'agit du quatrième titre de champion du monde des italiens après ceux obtenus en 1934, 1938 et 1982. Depuis 1962, le titre de champion du monde est gagné en alternance par un pays sud-américain et par un pays européen. Après cette édition 2006, l'Europe et l'Amérique du Sud sont à égalité en ce qui concerne le nombre de titres de champion du monde avec neuf titres.

Parmi les huit premiers, se trouvent six équipes européennes et deux sud-américaines. La bonne tenue d'ensemble des sélections européennee se traduit aussi par le fait que seules quatre d'entre elles sur quatorze qualifiés sont dans la deuxième moitié du classement.

Le Ghana, qui se classe 13e, est la meilleure équipe africaine de cette coupe du monde et la seule à avoir dépassé le premier tour. La meilleure sélection représentant l'Asie est la Corée du Sud qui prend la 17e position. Les sélections sud- et nord-américaine les mieux classées sont respectivement celles du Brésil, 5e, et du Mexique, 15e. Le représentant de l'Océanie, Australie, termine la compétition à la 16e place.

La ballon d'or est la récompense attribuée au meilleur joueur de la Coupe du monde 2006. Ce trophée, décerné par les médias accrédités à la Coupe du monde, est remporté par Zinedine Zidane. Après l'expulsion de Zidane en finale pour un coup de tête à Marco Materazzi, le président de la FIFA Joseph Blatter suggère de lui enlever cette distinction. La commission de discipline de la FIFA, organisatrice de l'évènement, se réunit quelques jours après et décide de ne pas lui retirer son titre de meilleur joueur de la Coupe du monde 2006. Le ballon d'argent et le ballon de bronze désignant respectivement les deuxième et troisième meilleurs joueurs de la compétitions sont attribués aux Italiens Fabio Cannavaro et Andrea Pirlo.

La soulier d'or, attribué au meilleur buteur de la compétition, est remporté par Miroslav Klose avec cinq buts inscrits en sept rencontres. Il devance Hernán Crespo et Ronaldo, tous les deux auteurs de trois buts, qui reçoivent respectivement les souliers d'argent et de bronze désignant les deuxième et troisième meilleurs marqueurs de la compétitions,. Ce total de cinq buts du meilleur buteur est le plus faible depuis les cinq buts inscrits par le yougoslave Dražan Jerković au cours de la coupe de monde 1962 au Chili.

Le classement du soulier d'or est établi selon le nombre de buts marqués puis, en cas d'égalité entre plusieurs joueurs, selon le nombre de passes décisives délivrées. En cas de nouvelle égalité, le buteur le mieux classé est celui ayant le plus faible temps de jeu pendant la coupe du monde.

Dans les éditions précédentes de la compétition, le Brésilien Ronaldo avait déjà inscrit quatre buts en 1998 et huit buts en 2002, terminant meilleur buteur. Ses trois buts lors de cette édition lui permettent de devenir en 2006 le meilleur buteur de toute l'histoire de la coupe du monde avec quinze buts. Le précédent record appartenait à l'Allemand Gerd Müller, qui avait marqué quatorze buts lors des éditions de 1970 et 1974. Quant à Klose, il passe en septième position à ce classement en totalisant dix buts marqués en coupe du monde.

Les meilleurs joueurs de la Coupe du monde font partie d'une équipe dite all-star sélectionnée par la FIFA. La composition de cette équipe a été arrêtée entre les demi-finales et la finale. L'Italie est la mieux représentée avec sept joueurs devant la France et les deux demi-finalistes, l'Allemagne et le Portugal, avec chacun quatre joueurs distingués,.

Lors de cette coupe du monde, deux autres trophées sont décernés à titre individuel et deux autres à titre collectif.

Le premier des deux trophées individuels est le prix Lev Yachine du meilleur gardien. Le lauréat, sélectionné par le groupe d'étude technique (Technical Study Group) de la FIFA, est Gianluigi Buffon. Il remporte ce prix après n'avoir encaissé que deux buts pendant tout le tournoi,. Il succède à Oliver Kahn qui avait été désigné meilleur joueur et meilleur gardien du tournoi 2002.

L'autre trophée individuel est celui du meilleur jeune joueur. Ce prix, attribué pour la première fois de l'histoire de la coupe du monde, est décerné à Lukas Podolski, 21 ans. Le joueur reçoit son trophée le dimanche 9 juillet (le jour de la finale) lors d'une conférence de presse à l'Olympiastadion de Berlin. C'est son compatriote Lothar Matthäus qui lui a remis son trophée. Le groupe d'étude technique de la FIFA a justifié le choix de l'attaquant allemand par sa maturité et son envie ainsi que par ses statistiques (grand temps de jeu, trois buts inscrits, vingt-et-un tirs, quinze fautes subies).

Le prix du fair-play 2006 est attribué par la FIFA conjointement à l'Espagne et au Brésil devant l'Allemagne. Ce prix est attribué selon un système de points établit par le comité d'éthique et de fair-play de la FIFA.

Un vote sur le site internet de la FIFA a désigné le Portugal comme étant l'équipe la plus spectaculaire de la Coupe du monde,.

Malgré le bon départ d'équipes comme l'Australie ou le Ghana qui parviennent à se qualifier pour le deuxième tour, le tournoi a surtout été marqué par le retour à une domination des « grandes équipes européennes et sud-américaines ». En effet, quatre ans après la Coupe du monde 2002 qui vit des équipes d'Amérique du Nord (États-Unis en quart de finale), d'Afrique (Sénégal en quart de finale) et d'Asie (Corée du Sud en demi-finale) aller relativement loin dans la compétition, tous les quart-de-finalistes de l'édition 2006 étaient européens ou sud-américains et tous les anciens vainqueurs de la compétition sauf l'Uruguay étaient présents en quart de finale.

Avant le début de la compétition, le Brésil était presque unanimement reconnu comme le favori du tournoi par les spécialistes, dont le président du comité d'organisation Franz Beckenbauer. La sélection brésilienne était en effet championne du monde en titre et menait le classement mondial de la FIFA depuis 2002 de façon ininterrompue. Elle venait aussi de gagner la Copa América 2004 et la Coupe des Confédérations 2005, épreuve où elle a impressionné tous les observateurs. Le Brésil s'appuyait cette fois sur son quatuor composé des deux créateurs Ronaldinho et Kaká et des deux finisseurs Ronaldo et Adriano. Usé par une saison très chargée, Ronaldinho est cependant loin de sa meilleure forme. La Seleção a tout d'abord évolué dans un schéma tactique en 4-4-2 avec deux milieux récupérateurs axiaux. Contre la France en quart de finale, le Brésil met en place un jeu très défensif à trois milieux récupérateurs qui ne lui permet pas de porter le danger. La défaite logique sur le score de 1-0 attise de nombreuses critiques.

Les matches de préparation de l'équipe d'Allemagne s'étaient soldés par des résultats irréguliers et par une qualité de jeu insuffisante, notamment lors de la défaite 4-1 contre l'Italie en mars 2006 et lors du match nul 2-2 contre le Japon 10 jours avant le début de la compétition. La Mannschaft a fait taire les critiques et a donné raison au sélectionneur Jürgen Klinsmann, dont l'objectif était la conquête du titre, en pratiquant un football « dynamique et offensif » et en terminant troisième. L'Allemagne a construit ses succés dans un système de jeu en 4-4-2 avec deux milieux évoluant sur les côtés, notamment Schweinsteiger qui animait le jeu à gauche, et deux milieux axiaux, Ballack et Frings qui protégeaient la défense et parvenaient à alerter rapidement les attaquants.

La victoire italienne ne repose sur aucun joueur en particulier. Les 12 buts ont notamment été inscrits par 10 joueurs différents. La défense italienne si réputée, organisée par le capitaine Fabio Cannavaro, a largement contribué à la victoire finale de l'équipe, n' ayant encaissé que 2 buts tout au long de la compétition (un contre son camp et un sur penalty).

La France, malgré un départ poussif dans la phase de groupe, a atteint la finale galvanisée par une grosse performance de son capitaine Zinédine Zidane, qui avait annoncé qu'il prendrait sa retraite après la Coupe du Monde, et qui fut élu meilleur joueur du tournoi, devant les Italiens Fabio Cannavaro et Andrea Pirlo.

Après un début de compétition marqué par des scènes de fraternisation entre supporters portugais et angolais ou anglais et trinidadiens par exemple, les premiers incidents violents ont eu lieu, comme attendu, à l'occasion du match Allemagne-Pologne le 14 juin 2006. Ces affrontements ont eu lieu dans les rues de Dortmund avant et après le match et la police a procédé à 300 arrestations. Ce match constituait l'affiche la plus sulfureuse du calendrier du premier tour. Avant le match Angleterre-Suède du 20 juin, des incidents eurent lieu entre hooligans anglais et hooligans allemands. 45 allemands furent interpellés. Après le match, ce sont 378 anglais qui furent arrêtés. Lors du week-end précédant le huitième de finale Angleterre-Équateur la police procéda à de nombreuses arrestations. Il y eu 122 arrestations dans la nuit du vendredi au samedi puis le jour du match, le dimanche 25 juin, plusieurs centaines de supporters anglais furent arrêtés.

Les fans de toutes les équipes furent massivement présents en tribune et l'ambiance des matches était excellente. Nombre de spectateurs normalement neutres prirent ainsi les couleurs d'une des deux équipes qu'ils allaient voir jouer, pour ajouter à la fête. Si les Anglais furent, par leur nombre, les plus impressionnants, ceux de Corée du Sud, Suisse, Croatie et des pays nordiques Suède et Pays-bas furent particulièrement nombreux et actifs.

Les supporters des sélections espagnole, française, italienne et portugaise sont restés plus discrets, comme attendu. Ainsi, les titres de champions du monde 1998 et de champion d'Europe 2000 ont renforcé le soutien populaire autour de l'équipe de France mais celle-ci ne bénéficiait pas d'une « base de supporters actifs fidèles ». Ceci se vérifiait notamment lors du match France-Suisse, où on comptait trois supporters suisses pour un supporter français dans un stade de Stuttgart pourtant aussi proche de la frontière française que de la frontière suisse.

Lors de la rencontre entre Argentine et Serbie-Monténégro, les hymnes ont été sifflés. L’hymne français a lui aussi été sifflé par les supporters espagnols lors du huitième de finale Espagne-France. On a pu noter aussi beaucoup de sifflets lors de la demi-finale Allemagne-Italie lorsque les joueurs italiens étaient en possession du ballon.

Lors de la demi-finale du 5 juillet Portugal-France, le joueur portugais Cristiano Ronaldo a été l'objet de sifflets à chaque fois qu'il était en possession du ballon. Cela peut s'expliquer par son attitude lors du quart de finale face à l'Angleterre, pendant lequel il aurait provoqué le carton rouge de l'attaquant anglais Wayne Rooney, son coéquipier de club à Manchester United.

Un supporter français est décédé à cause de la chaleur quelques heures avant le match France-Suisse.

On assista dans les rues en Allemagne à un fort soutien apparent à l'équipe nationale : de nombreux drapeaux allemands ornaient voitures et fenêtres. Il y eu même une pénurie de drapeaux, puisque les 100 000 drapeaux mis en vente par la société FIG furent vendus avant le début de la Coupe du monde.

En 2002 le président de la FIFA Sepp Blatter envisageait de réformer le mode d'arbitrage d'un match de football pour diminuer le nombre d'erreurs d'arbitrage, la FIFA reconnaissant elle-même que des fautes d'arbitrage avaient été commises pendant la Coupe du monde 2002. Il préconisait « une meilleure formation des arbitres assistants » et « l'apparition de deux nouveaux arbitres qui seraient placés derrière les buts » de manière à mieux juger les actions se déroulant dans la surface de réparation.

Cette proposition n'a pas été retenue pour la Coupe du monde 2006 mais d'autres changements ont eu lieu. Pour la première fois dans l'histoire de la Coupe du monde, les arbitrent officiaient avec deux juges de touche du même pays ou au moins de la même confédération. Ces équipes de trois étaient plus habitués à diriger un match ensemble et pouvaient plus facilement se concerter, ce qui leur a permis de fournir des prestations meilleures qu'au cours des éditions précédentes.

Durant le mondial, le chef du comité d'organisation Franz Beckenbauer et Joseph Blatter ont néanmoins estimé que l'arbitrage n'était pas à la hauteur. Les prestations de plusieurs hommes en noir ont ainsi été critiquées, notamment celle de l'arbitre russe Valentin Ivanov qui a distribué un record de seize cartons jaunes et quatre rouges dans le huitième de finale opposant Portugal et Pays-Bas qu'il n'a pas su maîtriser.

L'Anglais Graham Poll quant à lui a donné, au cours du match Croatie-Australie, trois cartons jaunes au défenseur Josip Simunic avant de l'expulser, alors qu'un joueur doit être exclus du terrain après deux cartons jaunes. Déjà averti à la 61e minute du match, Simunic reçoit en effet un deuxième avertissement à la 90e minute dans une tension extrême entre joueurs, entraîneurs, arbitres et spectateurs. L'arbitre Graham Poll oublie de sortir le carton rouge et ne le sort qu'après un troisième avertissement du joueur à la 93e minute, soit après le coup de sifflet final, quand celui-ci s'en prend verbalement à l'arbitre.

Une autre polémique naît après l'expulsion de Zidane dans la prolongation de la finale. Le camp français et le sélectionneur Raymond Domenech reprochent à l'arbitre d'avoir brandi le carton sur la base des images, alors que l'utilisation de la vidéo est interdite. Le quatrième arbitre aurait vu les images du coup de tête de Zidane sur son écran de contrôle et aurait rapporté ensuite le mauvais geste aux trois arbitres sur le terrain qui n'avaient rien vu. La FIFA démentira tout usage de la vidéo au cours de cet incident en expliquant deux jours après la finale que le quatrième arbitre avait vu le geste de Zidane en direct sur la pelouse sans avoir recours à la vidéo,.

Le tournoi fut marqué par le nombre important de cartons distribués par les arbitres. Les joueurs se virent adresser le nombre record de 345 cartons jaunes et 28 cartons rouges. Ces chiffres sont à comparer aux 272 cartons jaunes et 17 cartons rouges de la précédente Coupe du monde de 2002, soit une augmentation de 27 % et 65 % respectivement.

En conséquence la fédération internationale de football a décidé d'économiser le coût du contrôle antidopage sanguin et de se contenter de tests d'urine pour la coupe du monde 2006. Les contrôles urinaires utilisés ne permettent pas, contrairement aux tests sanguins, de détecter une transfusion homologue ou une utilisation d'hormone de croissance ou d'hémoglobines de synthèse.

Pendant la compétition, des contrôles antidopage urinaires ont été effectués à l'occasion de chaque match sur deux joueurs de chaque équipe. Ces examens ont lieu en coopération avec l'agence allemande antidopage (NADA) en qualité d'observateur. Tous ces tests antidopage se sont révélés négatifs.

En amont de la compétition, la FIFA a également effectué des examens urinaires. Des tests ont eu lieu à l'occasion de vingt-quatre matchs amicaux de préparation à la coupe du monde, deux joueurs de chaque équipe tirés au sort devant se soumettre au contrôle à l'issue de chaque rencontre. Ces 96 contrôles se sont révélés négatifs. D'autres tests ont été réalisés de façon inopinée dans les camps d'entraînement des équipes devant participer à la coupe du monde. Quatre joueurs de chaque équipe ont subi le test urinaire et la présence d'érythropoïétine (EPO) a été contrôlée un sus chez un de ces quatre joueurs. Là encore, aucun des 128 contrôles n'était positif.

Pendant la Coupe de nombreux pays ont modifié leur quotidien pour suivre la Coupe du monde. Au Costa Rica, afin de pouvoir suivre le match d'ouverture, diffusé à 10 heures du matin pour cause de décalage horaire, les écoles ont donné congé aux élèves afin de pouvoir suivre la rencontre. Pour les deux autres matchs du premier tour, diffusés à 7 heures et 8 heures du matin, les écoliers ont pu suivre les matchs dans leur école avant le début des cours. En Équateur, le secrétariat général du Congrès a décidé à l'unanimité de fermer l'hémicycle les jours des matchs de la sélection équatorienne afin de permettre à ses députés de pouvoir suivre les matchs. Au Guatemala, les autorités autorisèrent les dix-huit centres pénitenciers du pays à s'équiper de télévisions pendant la durée de la Coupe du monde afin de satisfaire les détenus. Dans le reste de l'Amérique latine, en raison du décalage horaire, la plupart des entreprises ont installés des téléviseurs pour permettre à leur employés de suivre les matchs et de lutter contre l'absentéisme.

De nombreuses manifestations culturelles ont été organisé pendant la Coupe du monde. Le mercredi 7 juin, le Brésilien Pelé inaugura une exposition retraçant sa carrière de joueur. De plus pendant toute la durée de la Coupe du monde, la station de métro Potsdamer Platz qui accueillait l'expo fut rebaptisé « Gare Pelé ».

Selon la FIFA, la Coupe du monde a été suivi par 32,5 milliards de télespectateurs cumulée dans plus de 215 pays, contre 28,2 milliards en 2002. Les droits de diffusion ont été vendu par la FIFA par l'intermédiaire de la société Infront pour la somme de 1 milliard d'euros (1,3 milliard de dollars) à 240 télédiffuseurs, 220 stations de radio et plus de 50 diffuseurs via téléphonie mobile et Internet,.

Les droits télévisuels ont été vendus pays par pays. Au Japon, toutes les chaînes diffusent la compétition grâce à un consortium japonais. En France, TF1, M6, Canal + et Eurosport se partagent la diffusion des matchs proposant ainsi des diffusions en doublon. TF1 a déboursé 168 millions d'euros pour les 24 meilleures affiches. M6 a payé 27 millions d'euros pour les 31 matchs. Canal + a versé 4,5 millions d'euros à TF1 pour que la chaîne lui rétrocède ses droits. Enfin Eurosport a payé 4 millions d'euros pour tous les matchs mais seulement 23 en direct. En Italie, pour la première fois de son histoire, la Rai ne possédait pas en exclusivité les droits de diffusions. L'achat de l'exclusivité des droits (ou en partie) pose parfois des problèmes : en Espagne, les parlementaires espagnols protestèrent contre la chaine de télévision La Sexta qui avait acheté les droits du mondial en étant seulement disponible sur 30 % du territoire.

Afin de suivre la Coupe du monde des écrans géants étaient installés un peu partout en Allemagne. La chaîne de télévision allemande ZDF mis en place la ZDF Arena dans le Sony Center de Berlin d'une capacité de 5000 places pour retransmettre les matchs en public. Il était également possible à Berlin de suivre les macths sur des écrans géants installé sur l'avenue du 17-juin. Pour le match Allemagne-Equateur, 700 000 personnes regardèrent le match sur l'avenue Berlinoise.

Après les quarts de finale, l'agence Media Initiative publia les chiffres des équipes les plus suivies à partir de 20 pays dont elle avait les audiences. La France se classait en tête des nations les plus regardés alors qu'elle occupait la 9e place à l'issue du premier tour.

La Coupe du monde fut l'occasion d'audience record. Lors du premier tour, le match Allemagne-Equateur diffusé en Allemagne sur la chaîne ARD attira 23 millions de télespectateurs (82 % de part de marché). Le quart de finale entre l'Allemagne et l'Argentine, toujours diffusé en Allemagne sur la chaîne ARD attira plus de 25 millions de télespectateurs (avec un pic à 28,5 millions) soit une audience de 90 % de part de marché.

En Italie, le match du premier tour entre l'Italie et le Ghana fut suivi par 23 413 000 italiens répartis entre les chaînes Rai et SKY Italia.

En France, TF1 qui avait les droits de diffusion de l'équipe de France réalisa des records d'audience : France-Suisse : 14 687 720 télespectateurs (73 % d'audience). France-Corée du Sud : 18 051 320 télespectateurs. France-Togo : 18 331 620 télespectateurs (70 % de part d'audience). France-Espagne : 19 564 940 (67,9 % d'audience). France-Brésil : 17 939 200. La demi-finale France-Portugal fut suivie par 22 199 760 télespectateurs (76,7 % d'audience) soit le record historique de la télévision française. La finale entre la France et l'Italie fut regardée par 22 143 700 télespectateurs avec un pic de 25 002 700 à 22h28 pour une audience de 80,3 % de part de marché selon Médiamat-Médiamétrie. Les sept matchs de l'équipe de France sont les 7 meilleurs audience pour l'année 2006 en France.

Le premier match de l'équipe du Brésil a été vu par 60,5 millions de téléspectateurs de la région. En Corée du Sud, près d'un quart des téléspectateurs ont regardé la rencontre entre la Corée du Sud et la France à quatre heures du matin heure locale.

La Coupe du monde a connu une audience record en Chine malgré l'absence de l'équipe chinoise de football et les diffusions tardives en raison du décalage horaire. Parmi les matchs du premier tour, le match Angleterre-Paraguay a réalisé 8,68 % de l'audience totale du réseau de télévision publique CCTV. Le match d'ouverture Allemagne-Costa-Rica a réalisé 5,67 % d'audience (équivalent à une part de marché de 20,86 %), soit « dix fois plus que pour les programmes diffusés à la même heure entre janvier et mai » selon l'institut chinois de mesure d'audience CSM.

Dès l'année 2001, l'Allemagne se trouve dans une crise économique. En organisant le deuxième plus grand événement (jugé d'après le nombre de téléspectateurs) du monde, le gouvernement allemand espère pouvoir fortifier son économie. Pour atteindre ce but, on a lancé, ensemble avec la fédération de l'industrie allemande, une campagne publicitaire avec le titre 1. FC Deutschland 06, qui est soutenu par le conseil de sport du parlement allemand. Lancé au printemps 2005, elle dura jusqu'au début de l'année 2006. Le but est de représenter l'Allemagne dans le monde entier comme pays de vacances, mais aussi comme place économique et scientifique. Pendant la période législative, où les socialistes et les verts étaient au pouvoir, elle était considéré comme campagne électorale socialiste.

Le ministre de l'économie de ce temps-là, Wolfgang Clement, prédisait à long terme une augmentation du produit intérieur brut de 8 milliards d'euros, surtout grâce aux 5 millions d'hébergements supplémentaires. Le comité d'organisation du mondial s'attend à 3.2 millions de spéctateurs, dont un millions de l'étranger. Cependant, il est très difficile de prévoir les effets à long terme sur le développement économique en raison des pronostics peu fiables. Malgré le bénéfice supplémentaire d'impôts, le mondial pourrait également provoquer des coûts très élevés à cause de problèmes de trafic et de sécurité, mais aussi à cause de la pollution.

Selon une analyse de la banque postale allemande publiée en janvier 2005, le mondial devait apporter une croissance supplémentaire de 0.5% au pays hôte. La consommation devrait augmenter de deux à trois milliards d'euros.

D'après une étude de la chambre de commerce et d'industrie de Munich publiée en mai 2005, la coupe du monde permettra de créer des dizaines de milliers de nouvelles places de travail, dont 20 000 en Bavière. Comme le centre international des médias se trouve à Munich, c'est surtout la capitale bavaroise qui profitera des nouvelles places de travail. Non seulement la gastronomie et les hôtels, mais aussi d'autres branches de service auront des bénéfices supplémentaire grâce à cet évènement.

Dans toutes les douze villes de match se trouvent des stades modernes, qui ont été modernisés ou bâtis. Pour cela, le gouvernement allemand et les organisateurs ont dû payé entre 48 et 280 millions d'euros, soit 1.38 milliards globalement. Pour comparer: lors du mondial de 1974, également en Allemagne, on avait investi 242 millions de DM, soit 124 mio. d'euros.

Le ministère de l'économie a annoncé investir 3.7 milliards d'euros dans la construction de routes et 500 millions dans la vente de billets. La représentation avant le mondial avait déjà coûté 400 millions d'euros. Les ministres allemands veulent ainsi accorder 24 millions de plus à la Fédération Allemande de Football DFB. Néanmoins, l'industrie du bâtiment ne profitera pas beaucoup, puisque ce secteur est l'un des moins productifs.

Ceux qui profiteront le plus d'un point de vue économique seront la FIFA avec ses fédérations membres ainsi que les grandes marques d'article de sport en tant qu'équipementiers. La FIFA peut s'attendre à des bénéfices bruts records grâce à la vente des places, à la publicité et aux droits de télévision et de marketing.

La Coupe du monde met également en concurrence les équipementiers sportifs. La marque allemande Puma est la plus représentée avec douze équipes dont les cinq sélections africaines. Nike et Adidas suivent en fournissant l'équipement de respectivement huit et six équipes nationales présentes en Allemagne. Puma a pour ambassadeur l'ancien joueur brésilien Pelé. Adidas et Puma, les deux équipementiers allemands jouant à domicile, s'opposent pour la première fois en finale du tournoi par l'intermédiaire de la France et de l'Italie.

Le Coq Sportif, sans être équipementier d'une équipe participante, était néanmoins présent à la Coupe du monde allemande en bénéficiant de l'appui de Diego Maradona, qui portait pendant la compétition un maillot argentin siglé de cette marque.

La plupart du mondial est financé par des sponsors liés à la FIFA et au comité d'organisation. On distingue des sponsors internationaux et des sponsors nationaux, qui ne peuvent faire de la publicité pour leur engagement qu'en Allemagne, alors que les sponsors internationaux ont le droit de le faire dans le monde entier. Les sponsors ont payé une somme estimée à 700 millions d'euros, soit 840 millions de dollars,.

Les sponsors internationaux sont au nombre de 15. Ils versent une somme estimée à 600 millions d'euros, soit une moyenne de 40 millions d'euros par entreprise, cette somme incluant des prestations en nature et des prestations de service. Les 15 partenaires officiels de la FIFA sont Adidas, Anheuser-Busch, Avaya, Coca-Cola, Continental Airlines, Deutsche Telekom, Emirates, Fujifilm, Gillette, Hyundai, MasterCard, McDonalds, Philips, Toshiba et Yahoo!.

Une somme supplémentaire de 100 millions d'euros est payée par les six sponsors nationaux du comité d'organisation allemand : Deutsche Bahn (les chemins de fer allemands), Deutsche Postbank (banque postale allemande), EnBW (fournisseur d'électricité), Hamburg-Mannheimer (assurance), Obi (magasin de bricolage), et Oddset (paris sportifs).

Tous ces sponsors avaient le droit d'utiliser les marques et emblèmes de la Coupe du monde dans leurs communication et de participer à diverses activités marketing organisées dans le cadre du tournoi et autour de celui-ci. Par exemple, Adidas avait construit un stade d'une capacité de 15 000 places en face du palais du Reichstag à Berlin. Ce stade, appelé World of football, permettait aux spectateurs d'y regarder un match de la Coupe du monde sur écran géant. Un autre sponsor, Coca-Cola, avait organisé un tour du monde du trophée de la compétition à travers 29 étapes dans autant de pays.

La FIFA a activement protéger ses droits et ceux de ses sponsors. Avant même le début de la Coupe du monde 2006, la FIFA avait déjà engagé 2 500 procédures contre des entreprises accusées de porter atteinte à ses droits.

Les sponsors officiels bénéficiaient aussi de la part de la FIFA d'une protection contre l'ambush marketing. Ainsi la marque de bière Bavaria a été accusée par la FIFA d'ambush marketing aux dépens de la marque Budweiser du sponsor officiel Anheuser-Busch, et de vouloir associer son image à la Coupe du monde sans y être autorisée puisque Bavaria n'avait pas payer de droits de parrainage. À l'occasion du match du premier tour opposant les Pays-Bas à la Côte d'Ivoire, un millier de supporters hollandais qui portait des Lederhosen mentionnant la marque de bière Bavaria ne fut pas autorisé à rentrer dans le stade avec ce vêtement et dut assister à la rencontre en sous-vêtements.

La FIFA voulait se réserver les droits de marque relatifs aux dénominations allemandes Fussball WM 2006 et WM 2006, WM étant l'abréviation allemande courante du terme Weltmeisterschaft qui signifie coupe du monde. La Cour fédérale allemande (Bundesgerichtshof, BGH) a refusé ces droits à la FIFA en jugeant que ces dénominations n'ont pas de caractère distinctif et désignent simplement un évènement.

La FIFA a versé une somme de 332 millions de francs suisse aux équipes participantes, soit 214,3 millions d'euros. Chaque équipe participante reçoit 1 million de francs suisse pour financer sa préparation de la compétition. Le montant restant est réparti en fonction du classement des équipes. Les équipes classées de la 17e à la 32e perçoivent 6 millions de francs suisse chacun. La prime des équipes atteignant les huitièmes et les quarts de finale s'élève respectivement à 8,5 et 11,5 millions de francs suisse. Les montants sont quasiment doublés pour les quatre premiers de la Coupe du monde qui se voient attribués respectivement 24,5 (soit 15,8 millions d'euros), 22,5 (soit 14,5 millions d'euros) et 21,5 millions de francs suisse (soit 13,8 millions d'euros) pour les demi-finalistes. La FIFA prend en charge les frais de voyage des délégations composées de 45 personnes chacune ainsi qu'une partie des frais d'hébergement,.

Selon le comité d'organisation, environ 1,12 millions des 3,2 millions de billets étaient disponibles en ligne à la vente publique. Une majorité de billets d'entrée étaient initialement réservés aux sponsors et partenaires de la compétition (555 000 billets soit 18,9%), à la fédération allemande de football DFB (389 000 billets soit 13,3%), aux autres fédérations participantes (468 000 billets soit 16%), à la FIFA (191 000 billets soit 6,5%) et aux clients du service « programme d'hospitalité » qui comprend un ticket en catégorie 1 avec siège VIP et loge, un service de restauration et une place de parking réservée. Un nombre de 64 000 tickets (soit 2,2%) est en outre réservé aux chaînes de télévisions détenteurs des droits de retransmission et 440 000 billets (soit 15,1%) sont alloués aux médias et servent de réserve de sécurité. Les billets des différents contingents qui n'ont pas été vendus ont été redistribués à la vente publique notamment.

La première phase de la vente internationale des billets d'entrée a eu lieu du 1er février au 31 mars 2005. Un peu plus d'un million de personnes de 195 pays ont concouru pour 812 000 billets pendant cette première phase de vente. La FIFA a reçu 8,7 millions de commandes de billets valables, dont 6,25 millions en provenance d'Allemagne. 2,3 millions de commandes issues d'une tentative de manipulation aux États-Unis n'ont pas été acceptées, ainsi que 1,3 millions de commandes de gens ayant déjà commandé des billets. Cela faisait un billet pour dix candidats. Déjà après 48 heures de vente publique, le nombre de demandes avait dépassé celui des billets disponibles. Au cours de la deuxième phase, du 2 mai au 15 november 2005, des lots permettant de voir tous les matchs d'une équipe ont été vendus. Ensuite 300 000 billets ont été mis en vente dans la troisième phase du 1er décembre 2005 au 15 janvier 2006. La quatrième et dernière phase de vente fut mise en place sur internet à partir du 15 février 2006 : 592 000 billets furent réparties entre les 32 fédérations des pays qualifiés.

Pour la première fois, les billets d'entrée étaient personnalisés. Pour des raisons de sécurité, les billets étaient intransmissibles et les acheteurs devaient s'enregistrer. Exclus de cette règle étaient les quelques 100 000 spectateurs "VIP". En plus un billet permettait, pour la première fois pendant une Coupe du monde, d'utiliser gratuitement les moyens de transport publics. Des billets furent également prévus pour les non-voyants. Chaque groupe de dix spectateurs non-voyants étaient accompagnés de deux commentateurs durant les matchs et disposaient d'oreillettes pour les commentaires et l'ambiance du stade.

Dans les stades, il n'y avait que des places assises. Elles étaient réparties en quatre catégories. Un billet pour la catégorie 4, la plus abordable, pour les 47 matchs du tour préliminaire (hors match d'ouverture) coûtait 35 euros. Ce prix était 16 euros en dessous du prix minimal lors de la Coupe du monde de football 2002 en Corée du Sud et au Japon. Des places offrant une visibilité réduite étaient mise en vente à 60% du prix nominal. Les prix pour les billets de la finale à Berlin se chiffraient à 600 euros en 1re catégorie.

Le 19 novembre 2002, le slogan et le logo officiels de la Coupe du monde ont été présentés au FIFA WM Stadion Gelsenkirchen.

En plus des slogans du tournoi en différentes langues, chaque équipes participant à la compétition avait un slogan spécifique pour le tournoi. Ces devises ont été choisies par les supporters et étaient visibles sur les bus des équipes,.

Le logo officiel de la compétition, appelé Celebrating Faces of Football, comporte deux smileys de même taille et symbolisant les chiffres zéro et six pour l'année 2006. Celui de gauche symbolisant le chiffre zéro est de couleur bleue et ses yeux sont deux flèches pointant l'une vers l'autre. Le smiley de droite est vert et a des yeux en forme de croissant de lune.

Le troisième smiley, plus petit et de couleur orange, est positionné au-dessus des deux autres. Il a trois cheveux et les yeux ronds. Une représentation stylisée du trophée de la Coupe du monde est placée sous les deux grands smileys. Les trois couleurs de l'Allemagne noir-rouge-or sont entourent le logo sur la gauche.

Comme pour l'édition précédente, le logo de cette coupe du monde a été créé par l'agence de publicité londonienne Whitestone. Certains éléments de l'ancien logo de 2002 et la représentation du trophée devaient se retrouver dans ce logo et se retrouveront dans les suivants pour maintenir l'identité graphique du tournoi.

La mascotte officielle de cette coupe du monde est un lion anthropomorphique baptisé Goleo VI. Ce lion porte un maillot blanc frappé du numéro 06 en référence à l'année de l'évènement. Il est accompagné du ballon parlant Pille.

Le ballon officiel de cette coupe du monde a été fabriqué par l'équipementier allemand Adidas et s'appelle Teamgeist, ce qui signifie en allemand esprit d'équipe. Il a été présenté à l'occasion du tirage au sort de la phase finale à Leipzig. Ce ballon a une structure différente des ballons de football traditionnels : il est composé de 14 éléments alors que les ballons traditionnels sont constitués de 26 ou 32 polygones. Le nombre de raccords entre les éléments du Teamgeist est ainsi diminué ce qui, selon Adidas, en fait un ballon plus rond et plus lisse qui peut être manié avec « une plus grande précision et un meilleur contrôle ». Certains gardiens de but ont néanmoins critiqué le fait que le Teamgeist était « trop imprévisible ».

En août 2006 le ballon officiel s'était déjà vendu à 15 millions d'exemplaires, soit plus du double des ventes réalisées par le Federnova, ballon officiel de la Coupe du monde 2002 vendu à 6 millions d'exemplaires,.

Adidas préparait un ballon muni d'une puce électronique capable d'envoyer un signal lorsqu'il traverse la ligne de but ou sort du terrain. Ce ballon qui devait faciliter les prises de décision de l'arbitre n'a pas été retenu parce que son utilisation n'avait pas été validé.

L'hymne officiel de la Coupe du monde s'intitule Celebrate The Day et est interprété par le chanteur allemand Herbert Grönemeyer. Le jour de la cérémonie d'ouverture il interprête l'hymne en duo avec Amadou et Mariam.

Avant et pendant la Coupe du monde, les antifoot firent entendre leur voix. A Berlin la Neue Gesellschaft für Bildene Kunst (Société nouvelle pour l'art pictural) déploya une banderole avec l'inscription « A time to make money » détournant le slogan officiel de la Coupe du monde, « A time to make friend ».

La prositution étant légale en Allemagne, des associations dénoncèrent cette Coupe du monde comme un marché du sexe. en:Artemis (brothel), un bordel de Berlin avait ses installations sur 3000 m² non loin du stade olympique. Cologne avait pour sa part des performance boxes équipés de douches et de distributeurs de préservatifs.

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Équipe d'Allemagne de football

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L'équipe d'Allemagne de football est constituée par une sélection des meilleurs joueurs allemands sous l'égide de la DFB. Cet organisme, fédération de l'Allemagne unifiée avant la création de la République démocratique allemande, n'avait autorité que sur le football de la RFA de 1949 à 1990 et a ensuite repris son rôle pan-allemand. Pendant son existence, l'équipe nationale est-allemande était sous l'autorité de sa propre Fédération, la Fédération d'Allemagne de l'Est de football. La présente page ne traite donc que de l'équipe de RFA pendant les années de séparation.

Avec trois Coupes du monde (1954, 1974, 1990) et trois Championnats d'Europe (1972, 1980, 1996), le palmarès de la Nationalmannschaft (équipe nationale en allemand, le surnom Mannschaft n'étant pas utilisé en Allemagne même) n'a pas d'égal sur le Vieux Continent et n'est devancé que par le Brésil et par l'Italie au niveau mondial.

La Fédération allemande de football (Deutscher Fußball-Bund) est fondée en 1900. Elle est affiliée à la FIFA depuis 1904. Le premier match officiel de l’équipe d'Allemagne de football (Deutsche Fußballnationalmannschaft) fut joué à Bale, contre la Suisse, le 5 avril 1908, qui se solde par une défaite allemande sur le score de 5 buts à 3. La plus large défaite de l’Allemagne fut enregistrée à Oxford, contre l’Angleterre (amateur), le 13 mars 1909, qui se solde par un 9-0 pour les anglais. La plus large victoire de l’Allemagne fut enregistrée à Stockholm contre la Russie (Russie impériale) sur le score de 16 buts à 0, le 1er juillet 1912. Elle ne participa pas à la première édition de la Coupe du monde de football en 1930.

L’équipe d'Allemagne de football (Deutsche Fußballnationalmannschaft) enregistre ses premiers résultats probants à l'occasion de la Coupe du monde 1934. Éliminée en demi-finale par la Tchécoslovaquie malgré le but de Rudolf Noack, l'Allemagne s'impose dans la petite finale pour la troisième place, 3-2 contre la Wunderteam autrichienne (doublé d’Ernst Lehner et but d’Edmund Conen). Quatre ans plus tard, l'Allemagne fait figure de favorite suite à l'annexion de l'Autriche. Cinq joueurs de la fameuse équipe autrichienne sont incorporés au onze allemand. Dès son entrée en compétition, l'Allemagne tombe pourtant sur une étonnante équipe suisse qui sort l'Allemagne en deux matches. À égalité 1-1 (but de Josef Gauchel) à l'issue du premier match, les Suisses s'imposent 4-2 (buts d’Ernst Lörtscher (csc) et de Wilhelm Hahnemann) au cours d'une partie rejouée cinq jours après.

Déjà sélectionneur entre 1936 et 1942, l'entraîneur Sepp Herberger reprend en charge l'équipe d'Allemagne à partir de 1949. L’équipe d'Allemagne de football (Deutsche Fußballnationalmannschaft) ne participa pas à la Coupe du monde 1950, non autorisée à participer du fait de la Seconde Guerre Mondiale. La DFB est membre de l'UEFA depuis sa création en 1954. L'Allemagne fait son grand retour sur le plan international au cours de la Coupe du monde 1954. Balayés au premier tour 8-3 par le fameux « Onze d'or hongrois », la Mannschaft parvient néanmoins à atteindre la finale où elle retrouve à Berne la Hongrie archi-favorite. Contre toute attente, l'Allemagne s'impose 3-2, après avoir été menée 2-0 (doublé de Helmut Rahn et but de Maximilian Morlock). Cette rencontre, passée à la postérité sous le nom de « miracle de Berne ». Ce succès a une importance qui dépasse le cadre du football pour les Allemands de l'Ouest, symbolisant leur retour dans le concert des nations 5 ans après la fondation de la République fédérale d'Allemagne. Cependant, cette victoire est entachée par des rumeurs de dopage qui courent, suite aux étranges maladies qui se déclarent chez certains champions du monde après la compétition. L'Allemagne confirme quatre ans plus tard en étant présente dans le dernier carré. Éliminés en demi-finale par la Suède (1-3, but de Hans Schäfer), les hommes de Sepp Herberger s'inclinent dans la petite finale pour la troisième place, 6-3 contre la France (buts de Helmut Rahn, de Hans Cieslarczyk et de Hans Schäfer). Au Chili en 1962, les Allemands sont sortis de la Coupe du monde en quarts de finale par la Yougoslavie (1-0). Cette défaite entraîne la mise à l'écart de l'emblématique sélectionneur Sepp Herberger. Helmut Schön lui succède.

Sous la direction d'Helmut Schön, l'Allemagne de l'Ouest va connaître une domination quasi sans partage sur le football européen et mondial, en s'appuyant notamment sur une génération de joueurs habitués à vaincre en club sous les couleurs du Bayern Munich (Franz Beckenbauer, Gerd Müller, Sepp Maier ou Hans-Georg Schwarzenbeck). La RFA remporte un championnat d'Europe (1972 en battant l’URSS (3-0)), en perd un en finale aux tirs au but (1976 contre la Tchécoslovaquie (2-2 tab 5-3)), gagne une nouvelle Coupe du Monde (1974, à domicile) et en perd une autre en finale (1966 avec un score de 4-2 malgré des buts de Helmut Haller et de Wolfgang Weber) après une fin de match confuse et un but litigieux contre l' Angleterre à Wembley. L'Allemagne dispute également au cours de cette période une demi-finale de Coupe du Monde (1970) face à l'Italie à Mexico (3-4, dont cinq buts en prolongation) que beaucoup considèrent comme le plus grand match de tous les temps. Le titre de 1974, qui représente un aboutissement pour des joueurs comme Franz Beckenbauer et Gerd Müller, est acquis après la victoire 2-1 en finale au Stade Olympique de Munich contre les Pays-Bas de Johan Cruyff (buts de Gerd Müller et de Paul Breitner). Seule fausse note dans ce bilan, l'élimination en phase préliminaire du Championnat d'Europe 1968. L'Allemagne y est éliminée des quarts de finale après un match nul 0-0 lors de la dernière journée face à la modeste Albanie qui offre la qualification à la Yougoslavie, laquelle s'imposera facilement face à la France en quarts (1-1, 5-1).

Il faut rappeler que l’Allemagne de 1945 à 1990, fut divisée entre la RDA et la RFA. Bien que la RFA ait gagné les Coupes du Monde 1954 et 1974, la RDA a aussi remporté un trophée, qui compte dans le palmarès allemand, la médaille d’or olympique en 1976. Lors des JO de Montréal en 1976, il réalise le parcours suivant : au 1er tour, elle fait 0-0 contre le Brésil, puis bat l’Espagne 2-0, ce qui lui permet d’accéder aux quarts de finale. En quarts, elle bat la France par un score de 4 buts à 0. En demi, elle bat l’URSS (2 buts à 1). En finale, elle bat la Pologne 2 buts à 1 et décroche ainsi la médaille d’or olympique.

Jupp Derwall remplace Helmut Schön après une décevante Coupe du monde 1978 et la RFA ne tarde pas à renouer avec les succès. L'équipe des Karl-Heinz Rummenigge, Horst Hrubesch et autres Harald Schumacher remporte l'Euro 80 (2-1, doublé de Horst Hrubesch) et dispute la finale du Mundial 82 après un nouveau match de légende gagné face à la France à Séville (3-3, tirs au but). Fatigués physiquement et nerveusement par ce match, les Allemands ne peuvent rien faire en finale face à l' Italie (1-3, but de Paul Breitner). C'est sous la direction du Kaiser Franz Beckenbauer (entraîneur depuis 1984) que l'Allemagne atteint à nouveau les sommets : lors du Mondiale 1990, la RFA de Lothar Matthäus (Ballon d'or 1990) remporte sa troisième Coupe du monde en prenant sa revanche sur l'Argentine (1-0, but d’Andreas Brehme), qui l'avait battue quatre ans plus tôt en finale du Mundial Mexicain. Beckenbauer se retire sur ce triomphe et laisse la place à Berti Vogts. Si la succession du Kaiser ne paraît pas aisée, Berti Vogts permet tout de même à l’équipe d'Allemagne de football (Deutsche Fußballnationalmannschaft) désormais réunifiée de remporter l'Euro 1996 (2-1, doublé d'Oliver Bierhoff), avec un Matthias Sammer élu meilleur joueur du tournois (puis Ballon d'or 1996), 4 ans après une finale perdue en 1992 contre le Danemark (0-2) et 2 ans après un quart de finale perdu contre la Bulgarie au Mondial 1994 aux USA.

Depuis son dernier titre en 1996, l’équipe d'Allemagne de football (Deutsche Fußballnationalmannschaft) est rentrée dans le rang européen et mondial. Battue sévèrement 3-0 par la Croatie en quart de finale de la Coupe du monde 1998, elle disparaît dès le premier tour des Euros 2000 et 2004. La preuve à la Coupe des Confédérations 1999 au Mexique où elle est battue par le Brésil (0-4), bat la Nouvelle-Zélande (2-0, buts de Lothar Matthäus et de Michael Preetz) et perd contre les USA (0-2) au 1er tour. Mais, preuve que l'Allemagne est toujours présente même quand elle joue mal, elle accède à la finale de la Coupe du monde 2002, un peu à la surprise générale. L'équipe profite d'un tableau facile et se tire d'affaire grâce aux performances du gardien Oliver Kahn, qui laisse toutefois passer deux buts dans la défaite de 0-2 contre le Brésil à Yokohama, au Japon. Une chance est cependant offerte à l'Allemagne en 2006 de renouer avec son passé glorieux avec la tenue sur son propre sol de la dix-huitième Coupe du monde après une petite révolution au sein du football allemand.

Jürgen Klinsmann prend les rênes de l'équipe en 2004, après le départ de Rudi Völler. Il accorde sa confiance à de jeunes joueurs tels que Bastian Schweinsteiger, Lukas Podolski et Philipp Lahm, avec la ferme intention de bâtir une équipe produisant un football offensif et attractif pour les supporters. Il prend ses responsabilités en préférant le gardien Jens Lehmann à Oliver Kahn. A la Coupe des Confédérations 2005, à domicile, elle bat au 1er tour l’Australie (4-3, buts de Per Mertesacker, de Lukas Podolski, de Kevin Kurányi et de Michael Ballack), puis la Tunisie (3-0, buts de Michael Ballack, de Mike Hanke et de Bastian Schweinsteiger) et fait match nul contre l’Argentine (2-2, buts de Gerald Asamoah et de Kevin Kurányi). Elle perd en demi contre le Brésil (2-3, buts de Lukas Podolski et de Michael Ballack) mais se console en prenant la 3e place en battant le Mexique (4-3 ap, buts de Robert Huth, de Lukas Podolski, de Michael Ballack et de Bastian Schweinsteiger).

Après des résultats irréguliers lors des matches de préparation, l'équipe réalise un bon parcours dans le championnat mondial dont elle est l'hôte. Ainsi, lors du premier tour, l'Allemagne termine première du groupe A avec 9 points, en ayant remporté successivement ses trois matchs de poule (4-2 contre le Costa Rica, 1-0 contre la Pologne et 3-0 contre l'Équateur). Elle remporte son huitième de finale contre la Suède 2-0 (doublé de Lukas Podolski) et se retrouve opposée en quart à l'Argentine. Menée au score, elle refait son retard dans les dernières minutes avant de l'emporter finalement aux tirs au buts. L'Allemagne atteint une nouvelle fois le dernier carré. Mais en demi-finales contre l'Italie, après un match de longue haleine se terminant aux prolongations, l'Allemagne cède en encaissant 2 buts dans les deux dernières minutes de la seconde prolongation. Quatre jours plus tard, la Mannschaft remporte le match pour la troisième place face au Portugal (3-1, doublé de Bastian Schweinsteiger et but de Armando Teixeira dit Petit (csc)).

Après le départ de Jürgen Klinsmann, son adjoint, Joachim Löw, devient le nouveau sélectionneur de l'équipe allemande. Sous sa conduite, l'Allemagne est le premier pays qualifié pour l'Euro 2008. Durant ce tournois, la Mannschaft sort second du groupe B en battant la Pologne (2-0, doublé d’un polonais d’origine Lukas Podolski) et le pays co-organisateur, l'Autriche (1-0, but de Michael Ballack) mais s'incline face à une Croatie bien organisée (1-2, but de Lukas Podolski). Si les Allemands se montrent brillants en 1/4 face au Portugal (3-2, buts de Bastian Schweinsteiger, de Miroslav Klose et de Michael Ballack), la demi-finale face à la Turquie (3-2, buts de Bastian Schweinsteiger, de Miroslav Klose et Philipp Lahm) n'est remportée in-extremis que grâce à leur réalisme. L'Allemagne déçoit ensuite en finale contre l'Espagne (0-1). Piquée au vif après l'ouverture du score de Fernando Torres à la demi-heure de jeu, l'équipe de Joachim Löw fait preuve d'une faible combativité et d'un jeu sans imagination ni précision. Avec trois Coupes du monde (1954, 1974, 1990) et trois Championnats d'Europe (1972, 1980, 1996), le palmarès de la Nationalmannschaft (équipe nationale en allemand, le surnom Mannschaft n'étant pas utilisé en Allemagne même) n'a pas d'égal sur le Vieux Continent et n'est devancé que par le Brésil et par l'Italie au niveau mondial.

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Équipe de Turquie de football

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L’équipe de Turquie de football est constituée par une sélection des meilleurs joueurs turcs sous l'égide de la Fédération de Turquie de football.

La naissance de la Turquie a eu lieu en 1923, sur les ruines de l’Empire Ottoman. La fédération nationale de Turquie (Türkiye Futbol Federasyonu) est aussi fondée en 1923. Cette même année, elle est aussi affilée à la FIFA. Son premier match officiel a lieu le 26 octobre 1923, contre la Roumanie. Le match se solda par une égalité parfaite deux buts partout. Il faut dire aussi que la Turquie est affilée depuis sa création en 1954 à la Confédération asiatique de football (AFC).

La Turquie réussit à se qualifier pour sa premier Coupe du monde de football, en 1954, en Suisse. Au sein de cette compétition, la Turquie subit une défaite contre le futur champion du monde, la République fédérale d'Allemagne (RFA), sur le score de 4 buts à 1. Mais la plus large victoire de la Turquie fut enregistrée dans cette Coupe du Monde, contre la Corée du Sud, le 2 juin 1954, sur le score de 7 buts à 0. Mais les Turcs sont éliminés de la compétition lors du premier tour. Ils se qualifieront 48 ans après pour leur seconde et dernière participation à la Coupe du Monde, ce que l’on verra plus bas.

La Turquie est membre de l'UEFA depuis 1962, après huit années au sein de l’AFC. Durant cette période de 1954 à 1996, elle n’a pas réussi à se qualifier pour une compétition internationale et elle enregistra même sa plus large défaite. Le 14 novembre 1984, la Turquie accueille l’Angleterre et le match se solda, pour la Turquie, par une défaite 8 buts à 0. L’Euro 1996 permet à la Turquie de refaire surface sur le plan international.

L’équipe nationale connaît ses meilleures années entre 1996 et 2003, se qualifiant consécutivement pour les Championnats d'Europe 1996 et 2000 et pour la Coupe du Monde 2002. Après leur première participation à l’Euro 1996 (éliminée au premier tour), elle avait réalisé son meilleur parcours dans cette compétition lors de l'Euro 2000 (avant d'arriver en demi-finale lors de l'Euro 2008). Après avoir sorti la Belgique chez elle (2-0, doublé d'Hakan Şükür) au premier tour, les Turcs s'arrêtent en quarts de finale face au Portugal (2-0). Mais ce que l’on retient est surtout le superbe parcours lors de la coupe du Monde de 2002 en Corée et au Japon. L'équipe turque n’avait pas réussi lors de sa première participation à une phase finale de coupe du monde, la seconde sera nettement plus brillante. Dès leur premier match de poule, les Turcs font impression en menant face au Brésil, avant de s'incliner de justesse. Ils font ensuite match nul 1-1, contre le Costa Rica puis obtiennent la qualification pour les huitièmes de finale en battant la Chine (3-0). Opposé en huitièmes de finale à l'un des pays organisateurs, le Japon, ils s'imposent 1-0. Puis encore 1-0 (grâce à un but en or de Ilhan Mansiz) en quart de finale face à la surprise du tournoi, le Sénégal, tombeur de la France championne en titre. Les Turcs retrouvent alors le Brésil en demi-finale. Ils doivent s'incliner (1-0) mais décrochent ensuite la troisième place face à l'autre pays organisateur, la Corée du Sud (3-2). Ces bonnes prestations et cette montée en puissance dans le football mondial valent à la Turquie une invitation à la coupe des Confédérations en 2003, compétition où la Turquie confirme son nouveau « statut », terminant troisième du tournoi. Cette période d’apogée du football turc a placé l'équipe nationale parmi les équipes qui comptent dans le football européen et mondial.

Depuis la Coupe des Confédérations 2003 (marqué par le décès sur le terrain de Gerland du grand joueur camerounais Marc-Vivien Foé), la Turquie ne se qualifia plus pour une compétition internationale. Les Turcs redescendirent de leur nuage, lors des éliminatoires de l'Euro 2004, où ils furent éliminés par la surprenante Lettonie, en matchs de barrage (0-1 puis 2-2). Ils ne parvinrent pas non plus à se qualifier pour la Coupe du monde 2006 en Allemagne, éliminés de nouveau en matches de barrage face aux Suisses (2-0 à l’aller pour les Suisses, 4-2 au retour pour les Turcs mais, à égalité de points et de buts, les deux buts marqués à l’extérieur qualifient la Suisse). La victoire à domicile des Turcs 4 buts à 2 a été un match très houleux, avec de nombreuses bagarres entre joueurs après le match.

Les Turcs se sont qualifiés pour l’Euro 2008. Lors de la phase qualificative ils se retrouvent dans le groupe du tenant du titre, la Grèce. Les Turcs terminent second, derrière celle-ci, devançant la Norvège. Pour l'Euro 2008, la Turquie tombe dans le groupe A, composée d’un des deux pays organisateurs, la Suisse, puis le finaliste du dernier championnat d’Europe, le Portugal, et l'ancien finaliste en 1996 et demi-finaliste en 2004, la République tchèque. Fatih Terim a surpris de nombreux observateurs et s'est attiré de vives critiques en remaniant profondément son équipe avant le début de la phase finale. Il a ainsi choisi de ne pas sélectionner l'attaquant vedette Hakan Şükür ou Yıldıray Baştürk et d'appeler de jeunes joueurs dont certains comme les attaquants Mevlüt Erding, Colin Kazim-Richards ou Semih Şentürk n'avaient quasiment pas joué pour l'équipe nationale avant l'Euro 2008.

La Turquie entame la compétition par une défaite contre le Portugal (2-0), puis gagne son match contre l'un des pays organisateur, la Suisse (2-1). Lors du dernier match de poule contre la République tchèque, la Turquie est menée 2-0 mais parvient à se qualifier pour les quarts de finale en remportant le match 3-2 voir(), ils terminent deuxièmes de leur groupe derrière le Portugal. Qualifiée pour les quarts de finale, contre la Croatie, elle l'emporte 3-1 aux tirs au but après avoir fait 1-1 après prolongations en concédant l'ouverture du score d'Ivan Klasnic à la 119e minute mais Semih Sentürk réussit à égaliser dans la toute dernière seconde des prolongations (120'59) voir (). En demi-finale, la Turquie rencontre l'Allemagne. La Turquie ouvre le score avec Uğur Boral à la 22e minute de jeu, l'Allemagne égalisant à la 26e minute par Bastian Schweinsteiger. En deuxième période, l'Allemagne marque un but par Miroslav Klose à la 79e minute et mène au score (2-1). La Turquie revient au score par un but de Semih Senturk (86e minute). Cependant, l'Allemagne marque de nouveau à la 90e minute par Philipp Lahm. Elle remporte ce match 3-2 et se qualifie pour la finale de la compétition avec quelques erreurs arbitraires notables. La Turquie finit donc demi-finaliste. Durant cette compétition, la Turquie a beaucoup impressionné, surtout pour ses renversements de situation contre la Suisse,la République tchèque et la Croatie, et bien qu'ayant beaucoup de blessés et de suspendus, elle a montré sa capacité à déjouer les pronostics.

La Turquie se retrouve pour les phase éliminatoires de la coupe du monde de 2010 face à l'Espagne, la Belgique, l'Arménie, la Bosnie-Herzégovine et l'Estonie, confiante de son excellent parcours lors de l'Euro 2008. Elle commence bien les éliminatoires en s'imposant 2 à 0 face à l'Arménie grâce à un but de Semih Şentürk et de Tuncay Şanlı, démarrant 1er de son groupe. Les matchs suivants permettront de savoir si la Turquie peut compter sur l'effet de la coupe du monde de 2002 lors de son éventuelle qualification.

Dernière mise à jour le 14 octobre 2008.

Liste présente les matchs de l'équipe nationale de Turquie depuis sa création en 1923 jusqu'à aujourd'hui.

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Source : Wikipedia