Ministère des affaires étrangères

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Posté par marvin 24/02/2009 @ 17:58

Tags : ministère des affaires étrangères, gouvernement, politique

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Ministère des Affaires étrangères (France)

Palais des Affaires étrangères, siège du ministère au nº 37 du quai d'Orsay.

Le ministère des Affaires étrangères et européennes, ou ministère des Affaires étrangères, est le ministère français chargé de la politique étrangère et des relations au sein de l'Union européenne au sein du gouvernement français. Il est parfois appelé par métonymie « le Quai d’Orsay », ou même « le Quai », ayant depuis 1853 son siège dans l'hôtel du ministre des Affaires étrangères au nº 37 du quai d'Orsay, dans le 7e arrondissement de Paris.

Le nom officiel (ministère des Affaires étrangères et européennes) date de la composition du Gouvernement François Fillon (1) du 18 mai 2007.

Depuis la composition du premier Gouvernement Fillon le 18 mai 2007, le ministre est Bernard Kouchner.

Le Ministre des Affaires étrangères est le chef de la diplomatie française. Son nom, ses attributions et le nombre de ministres délégués ou de secrétaires d’État qui lui sont rattachés sont susceptibles de varier à chaque gouvernement.

En ce début de XXIe siècle, la mondialisation rend nécessaire le renforcement de la coopération multilatérale dans des domaines nouveaux : la France joue souvent un rôle pionnier au sein de l’Union européenne, du Conseil de sécurité à l’ONU ou encore avec ses partenaires du groupe des huit pays les plus industrialisés (G8), qu’il s’agisse du réchauffement climatique, du terrorisme, de la prolifération des armements ou des menaces pesant sur l’approvisionnement énergétique.

La promotion et la protection des droits de l’homme et des processus de démocratisation est une composante majeure de la politique étrangère de la France.

Le juriste français René Cassin (prix Nobel de la paix) a été l’un des principaux négociateurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Aujourd’hui, la France joue un rôle actif au sein du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui siège à Genève. Elle y appuie, aux côtés de ses partenaires européens, des résolutions concernant les régions ou les pays où ces droits sont gravement et systématiquement violés et des résolutions sur des thèmes tels que l’extrême pauvreté, les enfants-soldats ou les disparitions forcées. Elle y milite également pour la ratification universelle des conventions protectrices des droits de l’homme, par exemple celle qui a établi en 2002 le Tribunal pénal international pour juger les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité ou le génocide. Elle lutte contre l’impunité en soutenant, par exemple, les travaux du tribunal qui juge les Khmers rouges au Cambodge.

Au sein de l’Union européenne, la France souhaite donner à la Charte des droits fondamentaux une portée juridique. Au sein de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) issue de l’acte final d’Helsinki de 1975, elle veille de la même façon au respect par ses membres, notamment les pays en transition issus de l’URSS, des engagements pris en matière de libertés fondamentales et d’institutions démocratiques, par exemple en participant aux missions d’observation des élections.

Parallèlement, la France renforce sa propre législation en matière des droits de l’homme (loi de 2004 contre l’antisémitisme et le racisme, création en 2005 de la Haute autorité pour la lutte contre les discriminations et pour l’égalité, la Halde, saisie directement par les victimes des discriminations).

Qu’il s’agisse de maintenir la paix dans le monde ou les équilibres planétaires, la France prône le droit international et la coopération multilatérale.

L’ONU est la seule organisation universelle à compétence générale et le Conseil de sécurité doit exercer pleinement ses responsabilités uniques pour la paix et la sécurité. Car face à des crises telle celle de l’Irak, il est aujourd’hui établi que le recours unilatéral à la force conduit à l’échec. La France est favorable à l’élargissement du Conseil de sécurité à de nouveaux membres permanents - l’Allemagne, le Japon, l’Inde, le Brésil - et à une juste représentation de l’Afrique. En Afrique, trop longtemps ensanglantée par des conflits, elle soutient les actions de l’ONU en faveur du maintien de la paix : dans la région des Grands Lacs, en Sierra Leone, au Liberia, en Côte-d’Ivoire, dans la corne de l’Afrique, aujourd’hui au Darfour. Elle joue également un rôle propre en matière de renforcement des capacités africaines (programme RECAMP).

Au Proche-Orient, la France, amie d’Israël et des Palestiniens, plaide pour la reconnaissance de deux États vivant en paix côte à côte. Au Liban, elle soutient la réconciliation nationale et apporte une forte contribution à la force de l’ONU. En Afghanistan, elle participe aux forces de l’OTAN, mais sous égide de l’ONU. Toutefois, si la France est l’un des premiers contributeurs de l’OTAN, elle souhaite une montée en puissance de l’Union européenne dans la résolution des conflits. Elle est favorable aux progrès de l’Europe de la défense et à la rénovation de l’Alliance atlantique qui sont complémentaires.

Face aux menaces du terrorisme sans frontières, la coopération internationale doit être renforcée. Ainsi, après le 11 septembre 2001, c’est sous la présidence française qu’a été adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU la résolution 1373 imposant aux États de prendre des mesures concrètes contre les auteurs d’actes terroristes, leurs commanditaires et complices. La France a fait aboutir à l’Assemblée générale de l’ONU une convention contre le financement du terrorisme tandis qu’une convention contre le terrorisme nucléaire était conclue en 2005. Elle agit dans le même sens au sein de l’Union européenne et du G8. Devant les dangers de la prolifération d’armes de destruction massive, par exemple en Iran, la France est également favorable au renforcement de la coopération internationale (Agence internationale pour l’énergie atomique, Organisation pour l’interdiction des armes chimiques), voire à d’éventuelles politiques de sanctions.

À l’ONU, au sein de l’Union européenne et à l’OSCE, elle a fait adopter des instruments de contrôle des trafics d’armes, notamment les armes de petit calibre particulièrement meurtrières dans les conflits en Afrique. Contre les trafics de drogue et la criminalité organisée, elle agit aussi pour le renforcement de la coopération multilatérale.

Enfin, contre le réchauffement climatique et la pollution de l’eau, bien public mondial, la France milite pour une organisation mondiale de l’environnement et pour l’universalisation du protocole de Kyoto réduisant les émissions de CO2. Contre les grandes pandémies, tel le sida, la France a pris l’initiative de modes innovants de financement.

Dès les lendemains de la décolonisation, le général de Gaulle développait l’aide aux États nouvellement indépendants d’Afrique et du Maghreb. La France est aujourd’hui, avec 0,5 % de son PIB, le plus généreux donateur parmi les grands pays industrialisés et elle compte porter son effort à 0,7 % en 2015. Elle a réussi à rallier la communauté internationale à sa proposition d’annuler la dette des pays les plus pauvres. La France se concerte chaque année avec les pays africains dans le cadre des sommets France-Afrique, désormais ouverts à l’ensemble des pays du continent.

Elle contribue à hauteur de 18 % à l’aide au développement apportée par l’Union européenne, et participe aux programmes multilatéraux d’aide des banques de développement et de l’ONU. La majorité de l’aide de la France est consentie sous une forme bilatérale, principalement en Afrique subsaharienne, par le canal du ministère des Affaires étrangères et de l’Agence française de développement, qui soutiennent plus de cinq cents projets de développement par an, apportent une assistance technique et offrent des programmes de bourses de formation en France. L’accent est mis sur le développement des infrastructures, sur l’accès aux soins et à l’éducation, sur la mise en place de politiques économiques adaptées et sur la consolidation de l’État de droit et de la démocratie. Les collectivités territoriales et les organisations non gouvernementales (ONG) françaises apportent également leur contribution.

Les drames humains nés des migrations clandestines ont amené la France à mettre en place des aides au codéveloppement, avec un double objectif : offrir aux candidats à l’immigration clandestine des possibilités d’emploi dans leur propre pays et proposer à ceux qui souhaitent y rentrer des facilités d’investissements. La France, qui prône « le devoir de protéger » et dont l’expertise (sécurité civile, équipements hospitaliers) et celle de ses ONG sont mondialement reconnues, apporte son assistance aux populations affectées par les conflits, les catastrophes naturelles ou les grandes pandémies.

Le renforcement de la coopération internationale et le développement des relations économiques et technologiques passent par de solides partenariats bilatéraux. La France coopère pour la résolution des conflits régionaux et la lutte contre le terrorisme avec les États-Unis et elle oeuvre pour le développement du partenariat - par exemple dans le domaine énergétique - entre la Russie et l’Union. Avec les pays de la rive sud de la Méditerranée, la France, qui entretient avec les pays du Maghreb notamment des liens humains très forts, souhaite aller au-delà du processus euro-méditerranéen de Barcelone. C’est l’idée d’une Union de la Méditerranée. La France renforce ses relations technologiques et culturelles et a établi un riche dialogue politique avec les puissances émergentes d’Asie et d’Amérique latine.

Elle est ainsi favorable à l’institutionnalisation du dialogue entre le G8 et les grands pays émergents que sont la Chine, l’Inde, le Brésil, le Mexique et l’Afrique du Sud en vue d’établir à terme un G13, car la réponse aux défis globaux rend indispensable la reconnaissance de responsabilités communes. Dotée du réseau d’ambassades bilatérales - 158 - le plus dense après celui des États-Unis, la France s’attache à entretenir des relations propices au développement des échanges humains, économiques et culturels.

La France a obtenu en 2005 à l’UNESCO l’adoption d’une convention sur la diversité culturelle et linguistique ; elle attache depuis longtemps une grande importance aux échanges culturels (cinéma, théâtre, arts, livres, idées, médias), à la promotion de la langue française et au plurilinguisme. À cet effet, elle entretient un important réseau d’instituts culturels, d’alliances françaises et de lycées français à travers le monde. Elle contribue au renforcement de la présence de ses médias (TV5, France 24, RFI).

La promotion de la langue française, parlée par plus de 180 millions de personnes, est aussi soutenue par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), qui rassemble 63 États et gouvernements et qui entretient des programmes d’échanges culturels entre ses membres (Afrique francophone, Maghreb, Amérique du Nord, Proche-Orient, Caraïbe, océan Indien, Europe, ex- Indochine, Pacifique). Les chefs d’État et de gouvernement se réunissent en sommet tous les deux ans. L’OIF s’est aussi engagée à défendre les valeurs démocratiques et les droits de l’homme parmi ses membres.

Enfin, la France veut renforcer sa position sur le marché international de l’économie du savoir en exportant l’enseignement supérieur en français ou « à la française » et en cherchant à attirer et à fidéliser les meilleurs étudiants étrangers par des programmes d’échanges et de mobilité.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale et quelle que soit la majorité au pouvoir, l’Europe est devenue un axe prioritaire de la politique étrangère française. Par la déclaration de son ministre des Affaires étrangères, Robert Schuman, inspirée par Jean Monnet, la France a été à l’origine de la création de la Communauté du charbon et de l’acier avec l’Allemagne, l’Italie et les pays du Benelux. Il s’agissait d’établir « des solidarités de fait », pour reconstruire l’Europe et pour consolider la réconciliation franco-allemande. Dans le même esprit, le traité de Rome a lancé les politiques communes, dont la Politique agricole commune (PAC) que voulait la France.

La chute du mur de Berlin et la réunification allemande en 1989 ont amené la France et l’Allemagne à proposer à ses partenaires une « Union européenne » établie par le traité signé en 1992, à Maastricht. Maastricht, c’est la naissance de la monnaie unique, l’euro, à laquelle participent aujourd’hui treize pays de l’Union européenne (l’Eurogroupe). Mais le traité a aussi prévu une coopération en matière de politique étrangère entre l’ensemble des pays membres de l’Union européenne - l’amorce d’une Europe politique, soutenue par la France. Une politique étrangère de sécurité et de défense commune s’est ainsi progressivement développée au travers d’actions communes sur les principales questions internationales, la mise en place d’opérations européennes de maintien de la paix (Macédoine, Bosnie, RDC...) et l’élaboration d’une « stratégie européenne de sécurité », qui attestent une vision partagée des menaces et des moyens d’y répondre.

Le dernier élargissement de l’Union européenne va dans le sens d’une réunification du continent européen. Mais la tâche n’est pas achevée. La situation de certains pays issus de l’ex-Yougoslavie n’est ainsi pas encore stabilisée, ce qui justifie la poursuite des activités du Tribunal pénal international (TPY) et une forte présence de l’Union sur le terrain (Kosovo, Bosnie), afin de préparer leur intégration.

Source : France 2009.

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Ministère des Affaires étrangères (Espagne)

Armoiries de l'Espagne

Cet article fait partie de la série sur la politique de l'Espagne, sous-série sur la politique.

Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (ministerio de Asuntos exteriores y de Cooperación, en espagnol) est le département du gouvernement espagnol chargé des relations internationales de l'Espagne. Il est dirigé depuis 2004 par Miguel Ángel Moratinos , et ses services sont situés au palais de Santa Cruz, à Madrid.

L'histoire diplomatique espagnole puise ses racines dans les royaumes hispaniques médiévaux : Castille, Aragon, Navarre... Leurs souverains entretiennent des relations diplomatiques par le biais de représentants, d'émissaires et d'ambassadeurs. Avec les Rois catholiques et l'union des royaumes s'affirme l'administration des affaires étrangères de la Couronne. Ainsi, dès 1475, Ferdinand d'Aragon dispose d'un ambassadeur permanent près le Saint Siège. Cette initiative se poursuit au cours des années suivantes avec l'accréditation d'ambassadeurs permanents dans les grandes cours européennes : Londres, Paris, Naples... Ce développement s'accompagne de la création de bureaux chargés de centraliser la politique internationale du roi, et permet à l'Espagne de disposer du plus vaste réseau diplomatique européen au XVIe siècle. En 1526, Charles Quint crée à Madrid le Conseil d'État, qu'il charge de coordonner l'activité diplomatique de la Couronne espagnole.

La création au cabinet du roi d'une charge ministérielle consacrée aux relations internationales du royaume d'Espagne est l'œuvre de Philippe V d'Espagne. Il réorganise le cabinet, qu'il divise en départements en 1714. Le secrétariat d'État est alors chargé plus particulièrement des relations diplomatiques. Il nomme José de Grimaldo y Gutiérrez de Solórzano, premier marquis de Grimaldo à ce poste. Le titre de secrétaire d'État subsiste jusqu'au XXe siècle. Le 29 septembre 1833, Isabelle II supprime le secrétariat d'État et le substitue par le ministère d'État. Francisco de Zea Bermúdez devient le premier ministre d'État. C'est à cette époque que commence à s'organiser le corps diplomatique espagnol. En 1844 est promulguée une première loi, qui sera suivie d'une autre en 1883, qui fixe les conditions de recrutement des diplomates espagnols. Cette organisation des services diplomatiques se poursuivra au cours des décennies suivantes .

Ce n'est qu'en 1938 que le ministère prend son appellation actuelle de ministère des Affaires étrangères, Francisco Gómez Jordana y Sousa en étant le premier titulaire, nommé par Franco. Le ministre actuel, Miguel Ángel Moratinos porte depuis 2004 le titre de ministre des Affaires étrangères et de la Coopération .

Contrairement à la plupart des départements ministériels qui ont transféré nombre de leurs compétences aux communautés autonomes suite à la décentralisation prévue par la constitution espagnole de 1978, le ministère des Affaires étrangères a pu conserver toutes ses prérogatives. La Loi fondamentale classe en effet la diplomatie parmi les compétences régaliennes exclusives de l'État, les relations internationales restant donc du strict domaine du ministère .

Le ministère a donc pour rôle de diriger l'action extérieure de l'Espagne, qu'il planifie, exécute et évalue. Il se charge de maintenir et de renforcer les relations entre l'Espagne et les puissances étrangères, et favorise la coopération économique, culturelle et scientifique avec ces dernières. Il promeut à l'extérieur la langue et la culture nationale, protège les citoyens espagnols à l'étranger et élabore la politique des visas. Pour ce faire, il dispose du réseau diplomatique et consulaire. Enfin, le ministère se charge de la coopération internationale et de l'aide au développement .

Le ministère dispose de nombreux services destinés à assurer ses missions. Pour l'exercice de celles-ci, le ministre dispose de quatre secrétariats d'État un sous-secrétariat et un secrétariat général . Ces secrétariats sont divisés en directions générales .

Par ailleurs, la direction générale de la communication extérieure, dépendant directement du ministre, assume le rôle de porte-parole exclusif du département, et se charge de la diffusion de son action.

Plusieurs organismes et institutions sont sous la tutelle du ministère, pour leur liens avec la politique internationale du pays et l'administration qui en a la charge .

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Ministère des Affaires étrangères (Russie)

Vue du ministère des affaires étrangères russes

Le Ministère des affaires étrangères de Russie a son siège à Moscou. C’est une institution gouvernementale chargée des affaires étrangères de la Russie. Le bâtiment qui l’abrite a été construit en 1953. Il est haut de 172 m et comporte 27 étages.

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Ministère des Affaires étrangères (Chine)

Le Ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Chine (中華人民共和國外交部) est chargé des relations entre la Chine et les autres pays. L'actuel ministre des affaires étrangères est Li Zhaoxing (depuis 2003).

C'est un des nombreux ministères sous la responsabilité du Conseil des affaires de l'État de la République populaire de Chine.

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Ministère des Affaires étrangères sous la Révolution

Sous le Directoire, le ministère des Affaires étrangères s'appelle « Relations extérieures ».

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Francisco Fernández Ordóñez

Francisco « Paco » José Fernández Ordóñez (Madrid, 1930 - Idem, 1992) était un homme politique espagnol.

Après avoir obtenu une licence en droit, avec mention spéciale, de l'Université Complutense de Madrid, il devient, par concours, procureur et inspecteur des finances. Diplômé de l'International Tax Program de l'Université Harvard, il fut successivement chef de la délégation espagnole auprès de l'OCDE, secrétaire général technique du ministère des Finances et président de l'Institut national de l'industrie (INI), démissionnant pour des raisons politiques.

De 1982 à 1985, il fut président de la Banque extérieure d'Espagne.

Francisco Fernández Ordóñez est mort d'un cancer le 7 août 1992 à Madrid.

Son petit frère, Miguel Ángel Fernández Ordóñez, est l'actuel gouverneur de la Banque d'Espagne.

Membre de la Commission des neufs, qui représentait alors l'opposition démocratique sous le franquisme, Francisco Fernández Ordóñez fonda le Parti social-démocrate (PSD), qui s'intégra dans l'Union démocratique du centre, le parti centriste au pouvoir entre 1977 et 1982.

Il est élu député pour Madrid le 15 juin 1977 et est nommé ministre des Finances dans le premier gouvernement d'Adolfo Suárez le 5 juillet suivant. A ce poste, il entreprend, avec le ministre des Affaires économiques Enrique Fuentes Quintana, de réformer et moderniser la fiscalité espagnole en s'alignant sur le modèle occidental. Ce grand succès politique lui permet de gagner la confiance de Suárez, qui choisira pourtant de le remplacer le 6 avril 1979, au moment de la formation de son second gouvernement.

Il y sera cependant appelé, le 9 septembre 1980, comme ministre de la Justice. Maintenu dans le gouvernement de Leopoldo Calvo-Sotelo, formé le 26 février 1981, il impulse la loi sur le divorce et la réforme du droit de la famille mais démissionne le 1er septembre 1981. En janvier 1982, il perçoit que l'UCD est inexorablement engagée sur la voie de la désintégration et crée le Parti d'action démocratique (PAD) tout en conservant son siège de député pour Saragosse, ce que lui reprochent ses anciens collègues centristes.

Réélu député pour Madrid mais sur la liste du Parti socialiste ouvrier espagnol, Francisco Fernández Ordóñez poursuit donc son activité en tant que nouveau président de la Banque extérieure d'Espagne. Mais le 5 juillet 1985, huit ans jour pour jour après son premier portefeuille ministériel, sa vie politique connaît un tournant avec sa nomination au ministère des Affaires étrangères dans le premier gouvernement de Felipe González.

A la tête de la diplomatie espagnole, il put ainsi mettre en oeuvre la politique d'ouverture internationale de l'Espagne entreprise dans les années 1980 par Felipe González.

En tant que chef de la diplomatie, Francisco Fernández Ordóñez eut notamment à piloter les relations bilatérales avec les États-Unis, non exemptes de tensions, les négociations sur la réduction de la présence militaire américaine en Espagne, l'ouverture de relations diplomatiques avec Israël ou encore l'intégration au sein de l'Union de l'Europe occidentale. Au premier semestre de 1989, il conduisit avec succès la première présidence semestrielle espagnole de la Communauté économique européenne, ayant dirigé l'intégration de l'Espagne dans l'actuelle Union européenne.

De plus, son influence, et celles d'autres diplomates et politiciens espagnols, a permis à l'UE de se rapprocher de l'Amérique latine, jusque là ignorée. Ainsi, l'Espagne appuya activement la tenue des sommets latino-américains des chefs d'État et de gouvernement.

Mais le succès le plus remarquable obtenu par la diplomatie espagnole sous la direction de Francisco Fernández Ordóñez fut sans aucun doute la Conférence internationale de paix de Madrid entre les pays arabes et Israël en 1991.

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Source : Wikipedia