Ministère de la culture

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Posté par marvin 25/02/2009 @ 18:00

Tags : ministère de la culture, gouvernement, politique

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Ministère de la Culture (France)

Logo du ministère de la Culture et de la Communication

Le ministère de la Culture (dont la dénomination officielle est, depuis 1997, ministère de la Culture et de la communication) a été créé en France en 1959 par le général de Gaulle, à l'instigation d'André Malraux, sous le nom de ministère des Affaires culturelles. Depuis, de nombreux pays se sont également dotés d'un ministère de la Culture. Le ministère est traditionnellement appelé, d'après son adresse principale, « rue de Valois ».

L'intervention de l'État dans le domaine des arts et des lettres a toujours été forte en France. Elle s'est développée durant l'Ancien Régime, avec le mécénat royal, la création du dépôt légal par François Ier, la création des manufactures royales de tapisseries, de la Comédie-Française et des Académies sous Louis XIV.

Avec la Révolution, apparaît le souci de sauvegarde du patrimoine, avec le musée des monuments français d'Alexandre Lenoir, et les premiers musées d'arts, avec notamment la création du musée du Louvre. Ludovic Vitet et Prosper Mérimée recensent et protègent le patrimoine bâti avec l'apparition de la notion de monument historique. La Troisième République favorise l'éducation et la diffusion, avec les bibliothèques et les musées et crée la Direction générale des Beaux-Arts du ministère de l'Instruction publique. Le Front populaire introduit l'éducation culturelle et artistique. Jeanne Laurent, sous-directrice du théâtre et de la musique au ministère de l'éducation nationale pendant la Quatrième République favorise la décentralisation théâtrale, avec le Théâtre national populaire, le Festival d'Avignon et les centres dramatiques nationaux.

Lorsque Malraux conçoit le ministère des Affaires culturelles, il ne s'agit pas de la première tentatives de création d'un ministère dédié à l'action culturelle. Entre le 27 janvier et le 28 août 1870, un ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts est mis en place, avant que ses attributions ne soient rattachées au ministère de l'Instruction publique. En 1881, le gouvernement Léon Gambetta instaure un ministère des Arts qui ne vivra que quelques mois. Le Parlement rejette sous le Front Populaire le ministère de la vie culturelle voulu par Jean Zay, pour unir un secrétariat d'état à l'éducation nationale et un autre à l'Expression nationale, comprenant lettres et arts, musées, archives et bibliothèques. En janvier 1947, est créé le Ministère de la Jeunesse, des Arts et Lettres, dirigé par Pierre Bourdan. Mais cette première tentative d'autonomie d'un ministère lié à l'action culturelle ne survit pas au remaniement ministériel du gouvernement Paul Ramadier en octobre de la même année, la direction générale des Arts et Lettres réintégrant le ministère de l'Éducation nationale.

Le Ministère des Affaires culturelles est né en France avec la Cinquième République. André Malraux, soutenu par le général De Gaulle, voulait un nouveau ministère pour l'Art et la Culture. La création, actée le 3 février 1959, d'un ministère dédié permet à De Gaulle, de signifier que le rayonnement mondial de la France devait se faire aussi par la culture.

Le nouveau ministère incluait les services qui dépendaient jusqu'alors de divers ministères : l'Éducation nationale (Direction Générale des Arts et Lettres, Direction de l'Architecture, Direction des Archives de France), l'Industrie et du Commerce (Centre national de la cinématographie), et les activités culturelles du Haut-Commissariat à la Jeunesse et aux Sports. Plus tard, en 1975, la Direction du livre rassembla également divers services gouvernementaux.

La politique culturelle du Ministère est définie comme un désir de démocratisation de la culture, même si André Malraux n’a jamais employé ce mot. Le décret du 24 juillet 1959 créant le ministère, lui donnait la « mission de rendre accessibles les œuvres capitales de l’humanité, et d’abord de la France, au plus grand nombre possible de Français ». Il s’agissait moins de faire venir tout le monde à la culture, que de permettre à tous ceux qui le désirent, d’y accéder. Les Maisons de la Culture, qui ouvrirent dans plusieurs capitales régionales (Grenoble, Amiens, Bourges...), ainsi que les comités régionaux des affaires culturelles (ancêtres des DRAC) illustrent l'effort de diffusion régionale, axé sur les arts nobles.

L’autre grande caractéristique de la politique malrucienne est son refus des dispositifs pédagogiques. Pour lui, l’action culturelle doit être fondée sur le « choc artistique », qui consiste à croire aux qualités intrinsèques de l’œuvre pour procurer une émotion au public, sans qu’il y ait besoin de médiation. L’éducation populaire est écartée du giron de la culture, alors que l’excellence artistique prime, d’où la mise en place d’un système fort de soutien à la professionnalisation des artistes. Malraux développe peu à peu son ministère, créant en 1961 la Direction du Théâtre, de la musique et des spectacles. En accentuant l'action culturelle de l'État gaulliste, le but était également d'affaiblir l'influence du Parti communiste auprès des artistes.

Après le départ de Malraux suite à démission De Gaulle, Pompidou décide de pérenniser le jeune ministère. Du fait de la personnalisation du ministère à l'écrivain gaulliste, et le peu de soutien pour une telle institution au sein de l'UNR ni à gauche, le nouveau président de la République aurait pu choisir de mettre fin à un « phénomène exceptionnel ». Pourtant, il nomme Edmond Michelet, figure importante du gaulliste, et lui attribue le titre de ministre d'État comme Malraux.

Durant ces années post-gaullienne, apparaît peu à peu l’idée d’une politique culturelle qui dépasserait son secteur de prédilection pour une vision plus large, devant conduire la société à se transformer. Les années 1970 voient apparaître un autre concept, celui du « développement culturel », illustré par Jacques Duhamel.

En 1971, Jacques Duhamel, dans la ligne d'une recommandation du VIe plan, crée le « Fonds d'intervention culturelle » (FIC) pour soutenir des initiatives et des expériences originales susceptibles de répondre à des « besoins nouveaux » et dépasser les cloisonnements des administrations de l'État intervenant dans le champ culturel.

Surtout, Georges Pompidou, devenu Président de la République en 1969, lance le projet du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, qui sera inauguré en 1977, équipement culturel novateur alliant un musée d'art moderne, un centre de création contemporaine, un institut de recherche musicale et une grande bibliothèque de lecture publique. Il est également à l'origine d'une grande exposition de la scène artistique contemporaine française, organisée par François Mathey au Grand Palais en 1972, et qui suscite la polémique lorsque certains artistes refusent d'y participer en déclarant refuser toute récupération par l'État.

Avec l’arrivée de la gauche aux affaires en 1981, et de Jack Lang rue de Valois, le champ culturel s’est élargi. Les arts majeurs et mineurs ont disparu, les pratiques amateurs sont autant mises en avant que la création et l’économie via l’industrie culturelle est prise davantage en compte. Jack Lang introduit une dimension festive, et des événements nationaux qui existaient peu (Fête de la Musique, Journées nationales du patrimoine…).

Ainsi le décret du 10 mai 1982, relatif à l’organisation du ministère précise : « Le ministère chargé de la culture a pour mission : de permettre à tous les Français de cultiver leur capacité d’inventer et de créer, d’exprimer librement leurs talents et de recevoir la formation artistique de leur choix ; de préserver le patrimoine culturel national, régional ou des divers groupes sociaux pour le profit commun de la collectivité tout entière ; de favoriser la création des œuvres de l’art et de l’esprit et de leur donner la plus vaste audience ; de contribuer au rayonnement de la culture et de l’art français dans le libre dialogue des cultures du monde ».

Jack Lang associe également art et apprentissage, en opposition à l'esprit malrucien. Outre un ministère l'Éducation nationale et de la Culture, qu'il a mené pendant moins d’un an, sous le gouvernement Pierre Bérégovoy, c'est aussi l'époque du développement de l'enseignement du théâtre et du projet Collège au cinéma. Catherine Trautmann ensuite travailla sur l'éducation à l’art et la médiation culturelle.

Depuis 1986, et à l'exception de la période 1993-1995, le ministère de la Culture a toujours été également en charge de la Communication, c'est-à-dire de la politique du gouvernement en direction des médias (presse, audiovisuel et, pour partie, internet). Pour l'exercice de ces attributions, le ministre dispose d'un service du Premier ministre, la direction du développement des médias (DDM – anciennement Service juridique et technique de l'information et de la communication, SJTIC).

Le ministère est situé rue de Valois, à Paris (1er arrondissement), dans une partie du Palais-Royal. Une partie des ses services, jusque-là dispersés dans la capitale, ont été regroupés à proximité en 2004, dans l'immeuble dit « des Bons-Enfants », restructuré par les architectes Francis Soler et Frédéric Druot, rue Saint-Honoré.

L'administration centrale du ministère de la Culture et de la Communication est régie par le décret no 2004-822, modifié par le décret no 2006-1453 du 24 novembre 2006. Elle comprend plusieurs services directement rattachés au cabinet, un service d'inspection, l'Inspection générale des affaires culturelles, le haut fonctionnaire de défense et de sécurité et le Département de l'information et de la communication.

Elle possède aussi un secrétariat général, six directions propres, trois délégations et le CNC (Centre national de la cinématographie), qui a un double statut. En outre, la direction du développement des médias (DDM), rattachée aux services du Premier ministre, est aussi mise à sa disposition au titre de la communication et des médias.

Le secrétariat général, créé en 2006, coordonne l'activité des différentes directions et délégations et a la charge de tout ce qui est commun aux différents services du ministère, comme la politique de ressources humaines ou le budget. Le secrétaire général a autorité sur la direction de l'administration générale, qui est dirigée par le secrétaire général adjoint. La délégation au développement et aux affaires internationales dépend également du secrétariat général.

Le Centre national de la cinématographie (CNC) présente l'originalité juridique d'être à la fois une direction de ministère et un établissement public.

Le Conseil de modernisation des politiques publiques du 12 décembre 2007 a annoncé la réduction de moitié du nombre de directions du ministère de la Culture et de la communication d'ici à la fin du quinquennat présidentiel. L'administration centrale se recentrera sur les « missions de pilotage et de stratégie », la DMDTS et la DAP pourraient être réunies, tandis que la Direction des musées de France perdrait la gestion des musées au profit de la Réunion des musées nationaux, qui pourrait se voir alliée au Centre des monuments nationaux.

Enfin, il est question de créer un collège régional des chefs de services, réunissant les chefs des DRAC et ceux des SDAP, afin de mieux coordonner les actions entre eux.

Christine Albanel est l'actuelle ministre de la Culture et de la communication.

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Ministère de la culture et de la sauvegarde du patrimoine

Le ministère de la culture et de la sauvegarde du patrimoine est le ministère tunisien chargé, aux termes du décret n°2005-1707 du 6 juin 2005, « d'exécuter les choix nationaux dans les domaines de la culture et de la sauvegarde du patrimoine et d'établir les plans et les programmes en vue de promouvoir ces domaines » et ceci dans le cadre de la politique générale de l'État.

Ce ministère est actuellement dirigé par Abderraouf El Basti. Son organisation est régie par le décret n°2003-1819 du 25 août 2003 qui vient compléter le décret n°96-1875 du 7 octobre 1996 portant organisation du ministère de la culture.

Il siège à la rue du 2 mars 1934 dans le quartier de la kasbah de Tunis.

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Ministère de la Culture et de l'Orientation Islamique

C'est le nom donné au ministère de la culture iranienne après la révolution de 1979.

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Comité d'histoire du ministère de la culture et des institutions culturelles

Le Comité d'histoire du ministère de la culture et des institutions culturelles est une institution créée par le ministère français de la Culture afin de conserrver et de promouvoir l'histoire du ministère.

Cette création, suggérée par Pascal Ory et Jean-Pierre Rioux dès les années 80, s'inscrit dans une conjoncture qui voit de nombreux ministères se doter d'un comité d'histoire. Le Comité a été animé par Augustin Girard, ancien responsable du Service des Etudes et de la Recherche du ministère de la culture, secondé par Geneviève Gentil.Il est, depuis décembre 2007, présidé par Maryvonne de Saint-Pulgent.

Plusieurs historiens participent régulièrement à ses travaux : Jean-Pierre Rioux, Jean-François Sirinelli, Philippe Poirrier, Loïc Vadelorge… Depuis sa création, le Comité d'histoire du ministère de la Culture a joué un rôle moteur dans l'institutionnalisation de l'histoire des politiques culturelles ; l'un des domaines de l'histoire culturelle.

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Maryvonne de Saint-Pulgent

Maryvonne Jeanne Le Gallo, épouse Chamboduc de Saint-Pulgent, est une administratrice, haut fonctionnaire, musicienne et intellectuelle française, née le 13 mars 1951.

Titulaire d'une maîtrise de lettres, elle poursuit ses études à Sciences Po puis à l'ENA (promotion Guernica). Elle en sort comme conseiller au tribunal administratif de Paris. Elle intègre ensuite le Conseil d'État au tour extérieur comme maître des requêtes. Elle devient commissaire du gouvernement, est nommée conseiller d'État, puis président d'une sous-section du contentieux. Elle est aujourd'hui membre de la section de l'intérieur.

Elle a été directeur du Patrimoine au ministère de la culture de 1993 à 1997. Son passage dans ce poste a été l'occasion d'une réflexion sur la politique culturelle française, exposée dans Le gouvernement de la culture (1999). Elle est également chargée de cours (politique culturelle) à Sciences Po et au 3ème cycle Management des entreprises culturelles de l'ESC Dijon.

Maryvonne de Saint-Pulgent est actuellement présidente du conseil d'administration de l'Opéra-comique et du conseil d'administration de l'Institut géographique national.

Maryvonne de Saint-Pulgent a poursuivi, parallèlement à ses études, une formation musicale. Premier prix de piano au conservatoire, auteur d'ouvrages sur la musique et l'opéra, elle a été professeur associé de musique et musicologie à l'université de Paris-IV Sorbonne.

Elle est depuis le 9 juin 1993, correspondant de l'Académie des beaux-arts dans la section de composition musicale.

Elle préside, depuis 2007, le Comité d'histoire du ministère de la Culture.

Par décret du président de la République en date du 7 mars 2008, Mme de Saint-Pulgent a été nommée professeure associée à mi-temps à l'Université d'Aix-Marseille III (disciplines juridiques, politiques, économiques et de gestion).

Elle a été éditorialiste à l'hebdomadaire Le Point et elle est chroniqueur et producteur à France Culture.

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Source : Wikipedia