Mike Tyson

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Posté par marvin 19/03/2009 @ 08:07

Tags : mike tyson, people, boxeurs, boxe, sport

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Mike Tyson

Mike Tyson au festival de Cannes 2008

Michael Gerard « Mike » Tyson, également connu sous le nom arabe de Malik Abdul Aziz, né à Brooklyn, New York, le 30 juin 1966, est un ancien boxeur professionnel américain. Durant sa carrière, il a été champion poids lourds incontesté et reste le plus jeune boxeur à avoir jamais remporté un titre mondial à tout juste 20 ans. Il a marqué l'histoire de la boxe par son parcours hors du commun, et les esprits par son comportement, sur et en dehors des rings.

Surnommé « Kid Dynamite », « Iron Mike » ou encore « The Baddest Man on the Planet », Tyson remporta ses 19 premiers matchs professionnels par knock-out, dont 13 dans la première reprise. Il unifia les ceintures des poids lourds des différentes organisations à la fin des années 1980. Il fut le champion du monde des poids lourds incontesté pendant trois ans, avant de perdre contre son challenger James Buster Douglas en 1990, alors largement donné perdant.

En 1992, Tyson fut condamné pour le viol de Desiree Washington à une peine de trois ans de prison. C'est lors de sa détention qu'il se convertit à l'Islam et pris le nom de Malik Abdul Aziz,.

Après sa sortie de prison en 1995, Tyson reprend le chemin des rings et remporte les titres WBA et WBC avant de perdre contre Evander Holyfield en 1996 par TKO dans la 11e reprise. Leur match revanche en 1997 est arrêté après que Tyson ait été disqualifié pour avoir mordu l'oreille d'Holyfield. En 2002 à l'âge de 35 ans il combat à nouveau pour le titre mais perd par knock-out face à Lennox Lewis. En août 2003, il se déclare en faillite, après avoir gagné près de 300 millions de dollars sur les rings au cours de sa carrière. Il se retire de la compétition en 2005, après avoir essuyé deux défaites consécutives contre Danny Williams et Kevin McBride.

Afro-américain, né en 1966 à Brooklyn. Tyson passe une jeunesse difficile dans le ghetto de Brownsville. Suite à des délits, il est interné dans la maison de correction de Tryon où il est remarqué par le gardien Bobby Stewart, ancien boxeur et ancien vainqueur des Golden Gloves de 1974. Celui-ci remarque les capacités athlétiques de Tyson qui à l'âge de 13 ans pèse déjà 85 kg. Stewart fait placer Tyson dans l'établissement de Cus D'Amato, ancien entraîneur des champions de boxe Floyd Patterson et José Torres, reconverti dans l'aide aux jeunes défavorisés à qui il enseigne la boxe. Sous la tutelle de D'Amato qui devient son père adoptif, Tyson vit à Catskill à partir de 1979 et devient rapidement l'élève préféré de l'entraîneur septuagénaire qui voit déjà en lui le futur champion du monde des poids lourds. Même si ses débuts en boxeur amateur sont convaincants, Tyson n'est pas sélectionné pour représenter les États-Unis aux Jeux Olympiques de 1984. L'année suivante, Tyson passe professionnel sous le management de Jim Jacobs et de son associé Bill Cayton.

Il fait ses débuts comme boxeur professionnel le 6 mars 1985. Il boxe tout au long de l'année principalement dans les alentours de New York et d'Atlantic City et assomme la totalité des 15 adversaires qu'il rencontre par KO dont 11 par KO à la 1re reprise. Il reçoit son premier surnom, « Kid Dynamite » et la presse se fait l'écho du nouvel élève de Cus D'Amato. Le mentor du futur champion meurt à 77 ans le 4 novembre 1985 d'une pneumonie. Il n'aura pas l'occasion de voir les principaux exploits de son 3e et dernier champion du monde. Tyson est alors entraîné par Kevin Rooney, un autre boxeur de D'Amato.

Tyson est plutôt petit pour un poids lourd (officiellement il mesure 1,80m tandis qu'il semblerait qu'il ne mesurerait qu'1,78m). Son style ressemble donc à ceux de Rocky Marciano et Joe Frazier, champions limités par leur taille. En revanche, avec ses 100 kg de muscles, Tyson reste dans la norme des poids lourds. Une énorme force de frappe, une rapidité féroce, un bon coup d'œil, des esquives de grande qualité et des réflexes excellents feront des étincelles pendant la moitié de sa carrière. Son image est également marquante, vêtu d'un short noir et de chaussures basses en cuir noir, sans chaussettes, sans peignoir, avec une coupe de cheveux militaire, Tyson terrorisera la plupart de ses adversaires par son look de gladiateur invincible et effrayant mettant en avant son torse bodybuildé. Cette image se retournera contre lui sur et hors du ring.

C'est en 1986 que sa carrière prend tournure. Le public vient assister en masse à ses combats, le boxeur apparaît dans des émissions de télévisions, des revues lui accordent des articles. Ce sportif qui n'a pas 20 ans perçoit déjà des centaines de milliers de dollars pour la diffusion de ses combats sur des chaînes télévisées. Le 16 février, Tyson affronte son premier adversaire sérieux : Jesse Fergusson qui ne compte qu'une seul défaite et a remporté l'année précédente un tournoi poids lourds ESPN de l'Est des États-Unis. Tyson envoie Fergusson au tapis durant la 5e reprise. Pour survivre, celui-ci multiplie les accrochages dans la reprise suivante avant que l'arbitre ne le disqualifie pour non-combativité.

Au mois de mai, Tyson affronte James Tillis un boxeur expérimenté sur le déclin. Celui-ci est le premier à tenir la distance contre le jeune prodige. Il évite les charges furieuses caractéristiques du boxeur de Catskill dans les premières reprises mais va au tapis à la 4e sur un coup manqué qui est contré sèchement par Tyson. Tillis se montre plus actif que son adversaire dans les dernières reprises. Tyson ne remporte ce combat aux points qu'avec une marge approximative de deux points. Deux semaines plus tard, Tyson est confronté au violent Mitch Green dans le Madison Square Garden de New York. Tyson remporte haut la main ce combat même si son rival est encore debout à la fin de la dernière reprise. Green est le premier boxeur à ne pas aller à terre contre Tyson.

En 1986 un tournoi est organisé à Las Vegas pour réunifier le titre des lourds entre les 3 champions des 3 fédérations concurrentes en place. Tyson n'y est pas convié. Jugé trop jeune par les promoteurs du tournoi qui se méfient surtout de sa force explosive et de l'effet néfaste qu'elle pourrait produire sur leurs favoris, ils empêchent sa participation. Le directeur de la chaîne HBO qui finance le tournoi les contraint d'accepter la présence de Tyson. Il tient absolument à faire participer ce boxeur médiatique qui est devenu la nouvelle bonne affaire de la catégorie au cours de l'été : Le 26 juillet, Tyson a massacré en 30 secondes Marvis Frazier le fils de Joe Frazier qui n'avait concédé qu'une seule défaite contre Larry Holmes. Le 17 août, il a mis KO José Ribalta (23 victoires, 3 défaites) en l'envoyant au sol dans les 2e, 8e et 10e reprises.

Tyson débute le tournoi le 6 septembre 1986. Il est à l'affiche du combat de Michael Spinks qui défend son titre IBF. « Iron Mike » se mesure à Alfonso Ratcliff, un ancien champion du monde des lourds légers qu'il écrase en deux reprises.

Il entre ensuite dans l'histoire de la boxe le 22 novembre 1986 par sa victoire contre Trevor Berbick, le champion WBC, par un KO expéditif et spectaculaire. Dès la première reprise, le jeune challenger impose sa force par des échanges de coups violents, dans les premières secondes de la 2e reprise, un enchaînement brutal envoie Berbick au sol. Il se relève et tente vainement de survivre. À moins d'une minute de la fin de la reprise, il retourne à terre. Secoué, le boxeur canadien se redresse pour retomber contre les cordes où il percute deux journalistes qui le photographient. Se redressant à nouveaux, Berbick retombe aux pieds de l'arbitre. Dans un ultime effort il se relève et l'arbitre voyant son incapacité à reprendre le combat déclare Tyson vainqueur. Il devient ainsi le plus jeune boxeur à devenir champion du monde des lourds (mais d'une seule fédération) et bat le record de précocité détenu par Floyd Patterson, l'autre grand champion de Cus D'Amato. Tyson est nommé boxeur de l'année 1986 avec un palmarès de 28 victoires dont 26 KO et aucune défaite.

Le 7 mars 1987, Tyson affronte James Smith qui détient le titre WBA, le combat déçoit les attentes du public qui espérait un nouveau KO spectaculaire de Tyson. Smith perdra aux points contre Tyson en s'accrochant tout au long du combat au champion WBC, l'empêchant de boxer. Tyson tombe par terre en glissant par inadvertance lors d'un accrochage et n'arrive pas à trouver de tactique efficace contre Smith. Le jeune champion a montré d'inquiétants signes de frustration entre les 7e et 8e reprises. Pourtant il a gagné presque toutes les reprise d'un combat qui reste la plus large victoire aux points de sa carrière. Il ne lui reste plus qu'à récupérer le titre IBF perdu sur tapis vert par Michael Spinks. Le 30 mai, un combat entre Tony Tucker et James Douglas est organisé pour désigner le successeur de Spinks. Jacobs, le promoteur de Tyson place son champion à l'affiche et lui oppose Pinklon Thomas, l'ancien champion WBC qui ne compte qu'une seule défaite. Jacobs était persuadé que Tyson mettrait KO Thomas qui souffrait de problèmes de toxicomanie et qu'il serait réhabilité de son précédent combat aux yeux du public. Le 30 mai, Tyson malmène Pinklon Thomas dès la 1er reprise. Le challenger résiste quand même jusqu'à la 6e reprise où il va au tapis une première fois. Il y retourne sur un enchaînement dévastateur de 16 coups et l'arbitre met fin à la rencontre.

Le tournoi prend fin le 1er août 1987 par le combat de réunification du titre entre Tyson et Tony Tucker qui vient de s'emparer du titre IBF. Les deux champions, chacun invaincu iront jusqu'à la limite des 12 reprises. Tucker est le boxeur qui a été le plus proche de la victoire contre Mike Tyson à son apogée. À la première reprise, le champion IBF délivre de bons coups que Tyson encaisse sans broncher mais reste sur la défensive et subit la pression du jeune champion. Pendant les premières reprises, mobile et adroit, il gêne son rival et évite ses charges furieuses mais en fait trop peu pour inquiéter Tyson. Tyson vainqueur aux points à l'unanimité a réunifié le titre, mais ses combats contre Smith et Tucker n'ont pas convaincu tous les amateurs et tous les journalistes sportifs. En fait, le public est devenu très exigeant et espère à chaque sortie un ko spectaculaire de la part de Tyson.

Tyson est devenu riche et célèbre à l'issue du tournoi, le seul adversaire qui peut l'inquiéter est l'ancien champion invaincu Michael Spinks qui a détenu le titre IBF de 1985 à 1987. Celui-ci craint le nouveau champion et n'est pas pressé de l'affronter, ce qui oblige Tyson à se rabattre sur d'autres challengers.

Jim Jacobs organise un combat inutile contre Tyrell Biggs, l'ancien médaillé d'or olympique qui ne compte que 15 combats contre des adversaires médiocres alors que Tyson a à son actif 31 victoires. Biggs suite à des problèmes de toxicomanie a subi une cure de désintoxication qui a échoué. Cet affrontement illogique a été voulu par Jacobs qui a besoin des managers de Biggs pour préparer le combat entre Tyson et Spinks qui risque de devenir le combat le plus cher de l'histoire de la boxe. Tyson, pour sa part, déteste Biggs qui s'était moqué de lui lors de sa carrière amateur : il avait été sélectionné à sa place pour participer aux Jeux Olympiques de 1984. Tyson fera durer le combat et prendra plaisir à malmener Biggs avant que celui-ci ne s'écroule contre les cordes, la tête en dehors du ring. Tyson qui avait accompli tous ses combats du tournoi de réunification au casino Hilton de Las Vegas boxera cette fois-ci à Atlantic City dans le casino Trump Plaza du richissime Donald Trump. En concurrence avec Las Vegas, ses établissements accueilleront les principaux combats de Tyson pendant son règne.

En 1988 Tyson atteint son apogée. Il bat l'ancien champion du monde Larry Holmes le 22 janvier (peu populaire celui-ci souhaitait faire un dernier coup d'éclat). Holmes était alors une proie facile pour le champion, il n'avait pas boxé depuis deux ans et avait pris du poids, même s'il restait un technicien très habile. Pour la première fois de sa carrière il perdra avant la limite à la 4e reprise où Tyson l'avait envoyé trois fois au tapis.

En attendant le combat contre Spinks, Tyson se rend à Tokyo où il est très populaire. Il y affronte Tony Tubbs ancien champion WBA qui ne compte qu'une seule défaite mais qui est trop gras pour lui offrir une résistance sérieuse. Tubbs s'écroule à la 2e reprise, affaibli par les nombreux crochets au corps du champion.

Au retour de Tyson du Japon, son manager Jacobs qu'il considérait comme son grand frère meurt. Il est remplacé par son bras droit, le financier Bill Cayton que Tyson n'apprécie pas. Une lutte de pouvoir s'engagera entre Cayton et Don King pour le contrôle du champion.

Tyson affronte finalement Spinks le 27 juin 1988 au Trump Plaza pour 20 millions de dollars (un record). Tyson mettra KO son challenger apeuré après 1min 30s de combat. Ce combat est considéré comme la plus grande performance de Tyson qui a alors atteint son apogée.

La supériorité de Tyson est alors indiscutable, mais cet ancien voyou à la personnalité tourmentée fait la une des journaux à scandales, se dispute avec son entourage, renvoie son très bon entraîneur Kevin Rooney, digère mal son divorce avec sa femme Robin Given et surtout devient le boxeur du promoteur Don King ; celui-ci, par goût de l'argent facile ruinera le reste de la carrière de Tyson en lui organisant des combats inégaux et souvent dénués d'intérêt.

Après le combat contre Spinks, on envisage une tournée mondiale pour Tyson : à la Wembley Arena de Londres contre le Britannique Frank Bruno, particulièrement populaire dans son pays, au carnaval de Rio contre Adilson Rodriguez, à Milan contre Francesco Damiani, à Pékin contre l'ancien champion George Foreman et surtout à Atlantic City contre Evander Holyfield le champion incontesté des lourds légers qui vient de passer dans la catégorie supérieure. Mais les problèmes personnels de Tyson empêchent cette tournée planétaire. Le combat contre Bruno qui doit avoir lieu en octobre 1988 à Londres est reporté en février 1989 à Las Vegas à cause des multiples affrontements judiciaires entre Don King et Bill Cayton pour contrôler le champion.

Frank Bruno, malgré un bon palmarès a fini KO devant Tim Witherspoon et James Smith, il lui semble impossible de l'emporter contre Iron Mike. La presse prédit une défaite cuisante du challenger. Ce qui semble confirmé par les premiers instants du combat où Bruno se retrouve au tapis. Cependant il se relève et essaye tant bien que mal de rendre coup pour coup à Tyson, dont la défense paraît moins efficace qu'auparavant. L'arbitre arrête le combat à la 5e reprise où le courageux Bruno est assommé mais toujours debout. Ce combat est le premier du long déclin de Tyson, ne s'appuyant plus que sur sa force, Tyson perd ses réflexes et ses qualités défensives, il continuera à gagner mais moins bien qu'auparavant. Surtout il est victime de sa propre image, trop habitué à des adversaires apeurés, il montre pour la première fois des signes de déclin face à un adversaire peu doué mais très courageux.

Après un succès contre Carl Williams KO à la 1re reprise, Tyson doit normalement affronter Donovan Ruddock le challenger n°1 mais Don King, qui contrôle désormais le champion, préfère lui opposer James Douglas, l'un de ses boxeurs, censé être moins redoutable que Ruddock. Ce combat qui n'enthousiasme pas l'Amérique à lieu à Tokyo et, à la surprise générale, Tyson, hors de forme, est dominé par cet athlète anonyme qui n'a pas peur de lui. Même si Douglas, surpris par un uppercut va à terre à la 8e reprise, il continue de marteler Tyson et le met KO pour la première fois de sa carrière à la 10e reprise. Tyson, marchant à quatre pattes, récupère son protège-dents tombé lui aussi et se relève difficilement. L'arbitre arrête le combat.

À la suite de ce combat, Don King lancera une polémique sur les 4 secondes supplémentaires dont Douglas avait bénéficié à la 8e reprise alors qu'il était à terre suite à une erreur du chronométreur qui, surpris de voir Douglas au tapis, avait commencé son décompte en retard. Douglas conservera son titre, le règlement stipulant qu'un boxeur est déclaré KO après le compte de l'arbitre et non celui du chronométreur. De plus, Douglas était prêt à se relever au bout de quelques secondes, les vidéos le montrent attentif à l'arbitre, et aurait pu de toute façon se relever avant le compte de 10.

Après cet échec Tyson se reprend. Il met KO à la 1e reprise Henry Tillman qu'il avait déjà rencontré lors de sa carrière amateur. Don King est prêt à organiser la revanche contre James Douglas, mais celui-ci perd son titre le 25 octobre 1990 contre Evander Holyfield. Tyson, en attendant un affrontement contre le nouveau champion, remporte des succès retentissants contre le très bon Alex Stewart qu'il abat en une seule reprise en décembre 1990 et Donovan Ruddock qu'il affronte en 1991. Tyson envoie Ruddock au tapis dans les 2e et 3e reprises. Très acharné, ce boxeur se relève et offre une belle résistance même s'il est largement dominé. Mais l'arbitre arrête le combat à la 7e reprise au grand mécontentement du public. La revanche plutôt moyenne est aussi gagnée par Tyson, ce sera une réplique du précédent combat mais moins rapide et moins violent, Ruddock après avoir été au sol dans les 2e et 4e reprise tiendra la distance mais avec sa mâchoire cassée par Tyson dans le seconde reprise, il sera handicapé par la douleur et ne résistera pas autant qu'au premier combat, Tyson pour sa part cherchera à gagner sur un seul coup en oubliant ses enchaînements rapides et ses esquives latérales. Après ces succès il a une chance de récupérer son titre contre Evander Holyfield dans un championnat du monde organisé pour novembre 1991. Mais Tyson est accusé d'avoir violé une jeune fille à Indianapolis. Tyson se retrouve en prison et n'en sort qu'en 1995. Le doute subsiste: si certains pensent que Tyson a été victime d'un coup monté, d'autres penchent pour sa culpabilité.

Le retour de Mike Tyson est un évènement. Brassant des millions de dollars l'Hôtel MGM de Las Vegas paie une fortune à l'ex-champion pour l'exclusivité de ses prochains combats. Mais Tyson, toujours par la faute de Don King, choisit pour la facilité. Pour son premier combat de retour, Tyson met facilement KO Peter McNeeley qui n'a affronté que des boxeurs faibles comptant plus de défaites que de victoires. Les deux boxeurs sont sifflés par la foule à la fin du court combat. Iron Mike ne se montre toujours pas convainquant contre Buster Mathis Jr. qui, avant d'être mis KO, esquive tous les enchaînements de Tyson pendant 3 reprises.

En 1996, Tyson, dix ans après avoir conquis le titre WBC, le regagne dans une revanche très attendus contre Frank Bruno, celui qui avait réussit à mettre à mal le champion à son apogée avait d'ailleurs prit 7 kilos de muscle supplémentaires par rapport au premier affrontement mais le combat ne tient pas ses promesses. Bruno, moins courageux cette fois, se fait battre aisément en 3 reprises. Tyson décide d'abandonner le titre WBC. Il lui préfère le titre WBA dont il s'empare en septembre 1996 aux dépens de Bruce Seldon qui finit KO en moins d'une reprise, lui aussi complètement tétanisé. Le nouveau champion a un besoin urgent de rencontrer un adversaire à son niveau. Ce sera Evander Holyfield qui est semble-t-il sur le déclin. Celui-ci est jugé moins dangereux par Don King que les autres champions en vue : Riddick Bowe, Lennox Lewis et Michael Moorer. Les journalistes pensent qu'Holyfield risque la mort sous les poings de Tyson, une crise cardiaque ou un traumatisme crânien. Mais Holyfield est d'un courage exceptionnel, et c'est principalement contre ce genre de boxeur que Tyson a été mis en difficulté, perdant même contre l'un d'entre eux.

Le 9 novembre 1996 à Las Vegas, Tyson débute bien le combat et fait preuve de beaucoup d'activité dans les premières reprises, comme à son habitude. Au 5 round, ses droites et ses uppercuts puissants permettent de dominer Holyfield, tant la victoire semble proche. C'est à la 6e reprise que survient le tournant du combat. Sur un uppercut, Tyson est à terre. Les rounds suivants sont un peu moins dominer par Tyson.Au 10 round, il est sonné par un crochet et n'arrive pas à revenir dans le match.L'arbitre arrêtte le combat au 11 round. Par la suite on reprocha à Holyfield d'avoir donné de nombreux coups de tête à Iron Mike et à lui même d'avoir donné des coups irréguliers.

Bizarrement, Tyson part encore favori pour la revanche en juin 1997. Holyfield domine la 1 reprise grâce à son allonge et à sa technique. À nouveau des coups irréguliers sont échangés entre les deux boxeurs. L'arbitre adresse un avertissement à Tyson qui se retrouve blessé au visage à la fin de la 2e reprise(pourtant dominé par lui).

Au début de la 3e il tente une charge explosive qui échoue, apparemment énervé par les coups de tête de l'adversaire, « Kid Dynamite » mord l'oreille droite d'Holyfield lors d'un nouvel accrochage et lui en arrache un morceau. Le combat s'arrête et l'arbitre Mills Lane retire deux points à Tyson, ce qui constitue une très forte pénalité sur le score du combat. Les blessures aux oreilles n'étant pas considérées comme graves dans le règlement, le combat continue et Tyson domine jusqu'à qu'il morde l'oreille gauche d'Holyfield avant d'être disqualifié par l'arbitre. À la fin du combat, Tyson toujours survolté veut s'attaquer à son rival, les agents de sécurité l'en empêche. Les deux boxeurs évacuent la salle où le public crée de nombreux incidents, ainsi qu'à travers le casino MGM. On relèvera une quarantaine de blessés à la fin de la journée. Tyson est suspendu pour un an et doit verser 1 million de dollars d'amende à son adversaire. C'est l'une des plus lourdes suspensions de boxe avec Luis Resto (en 1983). À l'issue du combat, un chirurgien-dentiste d'une université constatera que la pression de la mâchoire de Tyson était cinq fois supérieure à celle d'un individu normal.

À Manchester, où il est acclamé, il met KO Julius Francis. À Glasgow il accomplit son combat le plus rapide en mettant KO en quelques secondes Lou Savarese. Tyson s'acharne ensuite sur son adversaire alors que l'arbitre tente difficilement de les séparer. Revenu aux États-Unis, Tyson se mesure à Andrew Golota qui abandonne après deux reprises. Cette victoire d'Iron Mike est déclarée nulle après un test d'urine de l'ex-champion où l'on retrouve des traces de marijuana.

Tyson fait encore rêver les amateurs et bat Brian Nielsen à Copenhague en 2001, avant de retenter sa chance en championnat du monde face à Lennox Lewis, en 2002 à Memphis dans le Tennesse, les casinos de Las Vegas refusant d'organiser cette rencontre pourtant lucrative. Après un bon début de combat, Mike Tyson s'essouffle et n'arrivera jamais à résoudre le problème de distance avec Lewis. Tyson s'écroule à la 8e reprise. Tyson depuis 2001 n'effectue qu'un seul combat par an, trop peu pour se maintenir à haut niveau. Mais surtout, il vieillit, le corps couvert de tatouages, soupçonné de dopage, impopulaire depuis son attitude contre Holyfield. Les années 2000 seront celles de sa chute. Sa dernière victoire a lieu en 2003 contre Clifford Étienne à Memphis par KO à la 1re reprise. En 2004, il est mis KO par Danny Williams. En 2005, il perd par KO contre Kevin McBride. Lucide face à une défaite contre un adversaire qu'il aurait battu aisément 10 ans plus tôt, Tyson se retire et se consacre à des exhibitions pour pouvoir payer ses dettes.

Tyson est l'une des icônes de la boxe, son punch et ses victoires spectaculaires firent de lui le champion le plus riche de toute l'histoire de la boxe et le boxeur le plus adulé de la fin du XXe siècle. Mais il restera surtout comme l'enfant terrible de ce sport, sa violence et son agressivité lui valurent de nombreuses altercations hors du ring. Son accusation de viol et sa bestialité envers Holyfield resteront dans les mémoires.

Tyson a également laissé le souvenir d'un sportif paradoxal : plus riche champion de l'histoire de ce sport (sur l'année 1988, il a gagné plus d'argent que Mohamed Ali, Rocky Marciano, Joe Louis et Jack Dempsey réunis) il a fini complètement ruiné. Brutal envers Holyfield, sadique envers Tyrell Biggs et extrêmement agressif envers Donovan Ruddock et Lennox Lewis avant de les affronter, Tyson a malgré tout eu une attitude sportive et correcte avec tous ses autres adversaires.

Tyson aurait-il pu conserver son titre aussi longtemps que Joe Louis et finir invaincu comme Rocky Marciano s'il n'avait pas eu les problèmes qui l'ont conduit à sa défaite contre James Douglas et son emprisonnement pour viol ?

Tyson est-il le plus grand poids lourds de l'histoire de la boxe ?

Tyson est aussi célèbre pour ses tatouages : dans les années 1980 il fait inscrire son prénom sur son bras droit. Après son séjour en prison dans les années 1990, il se fait tatouer les portraits de Mao Zedong sur le bras droit et de l'ancien joueur de tennis vainqueur de Wimbledon en 1975 Arthur Ashe sur le bras gauche. Plus tard il placera sur son ventre les portraits de sa femme, de Che Guevara et de sa tigresse « Kenya ». Son plus célèbre tatouage : en 2003 juste avant son combat contre Clifford Etienne (sa dernière victoire) il monte sur le ring en exhibant un tatouage facial sur le côté gauche de son visage. Il souhaitait « compléter » la deuxième partie de son visage, mais son épouse l'a convaincu de ne pas le faire.

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Mike Tyson's Punch-Out!!

Mike Tyson's Punch-Out!! est un jeu vidéo sorti sur Nintendo Entertainment System (NES) en 1987, puis ressorti sous le nom de Punch-Out!! en 1990. Ce jeu est basé sur le jeu d'arcade Punch Out!! sorti en 1984.

L'unique différence entre les deux éditions sur NES est que dans la plus récente édition, le dernier boxeur que l'on affronte n'est plus Mike Tyson, mais Mr.Dream. C'est en fait un boxeur semblable au premier et qui combat de façon identique, avec seulement quelques changements sur son visage et sa couleur de peau. La modification de ce personnage est due à l'actualité délictueuse du véritable Mike Tyson, auquel Nintendo ne voulait plus associer son image.

Le joueur incarne un jeune boxeur du nom de Little Mac, 17 ans, de New York, qui gravit les échelons pour atteindre, à la fin, la chance de combattre contre Mike Tyson (ou Mr.Dream).

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Mohamed Ali (boxe)

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Cassius Marcellus Clay Jr, né le 17 janvier 1942, devenu Mohamed Ali ou en américain Muhammad Ali, est un boxeur américain évoluant en catégorie poids lourd. Il fut nommé sportif du XXe siècle par une assemblée de journalistes internationaux, arrivant devant Pelé. Il a acquis la célébrité mondiale autant par ses performances de sportif que par son verbe haut, sa conduite extra-sportive et son activisme politique. Il est atteint de la maladie de Parkinson.

Le 17 décembre 2005, il reçut à Berlin la Médaille de la Paix Otto Hahn, décernée tous les deux ans par la société allemande, au nom des Nations unies.

Cassius est né le 17 janvier 1942 à Louisville . Il porte le nom d’un général abolitionniste du Kentucky, Cassius Marcellus Clay, qui affranchit ses milliers d’esclaves au début du XIXe siècle.

Son premier contact avec la boxe se fait par un policier, qui l'encourage et l'entraîne à ses débuts. Si les résultats scolaires de Clay étaient bons, ses performances sportives étaient remarquables : encore au lycée, il remporte 6 Kentucky Gold Glove, qui lui permettent d'obtenir son diplôme malgré des notes médiocres. De manière prémonitoire, le principal annonça lors de la délibération concernant la remise de son diplôme de fin d'étude, que Clay serait un jour « la chance de célébrité de cette école ».

Aux Jeux olympiques d'été de 1960 à Rome, il gagne la médaille d'or des poids mi-lourds. Il devient alors professionnel sous la tutelle d'Angelo Dundee et se fait rapidement connaître pour son style peu orthodoxe, ses résultats spectaculaires et son auto-promotion incessante. Il se fait connaître sous le surnom de « Louisville Lip » (la lèvre de Louisville) en composant des poèmes prédisant à quelle reprise il mettrait son adversaire KO. Il n'hésitait pas à clamer ses propres louanges avec des phrases telles que « Je suis le plus grand » ou « Je suis jeune, je suis mignon et je suis totalement imbattable ». Il conservera pendant toute sa carrière ce verbe haut qui est un de ses points les plus caractéristiques.

À Louisville, le 29 octobre 1960, il gagne son premier combat professionnel aux points contre Tunney Hunsaker. Clay part ensuite pour la Floride avec son entraîneur Angelo Dundee, le jeune médaillé d'or de 19 ans remporte quelques victoires et va même jusqu'à accomplir une exhibition contre l'ex champion du monde Ingemar Johansson qui prépare son troisième combat contre Floyd Patterson. Cassius repart ensuite dans son fief de Louisville et continue à vaincre tous ses adversaires. C'est en 1962 que sa notoriété commence à se répandre à travers l'Amérique. Clay boxe pour la première fois dans les villes de New York et Los Angeles. Le 15 novembre il remporte un succès tonitruant contre Archie Moore par une victoire en quatre rounds. Clay avait prédit avant le combat qu'il stopperait son adversaire au 4e.

C'est l'année 1963 qui ouvrira au futur Ali la voie jusqu'au titre de champion. Il gagne aux points avec difficulté contre Doug Jones dans ce qui va devenir (à tort semble-t-il) le combat de l'année et fait à nouveau parler de lui en obligeant l'arbitre à arrêter son combat contre Henry Cooper pour blessure au 5e round. Cooper avait au round précédent envoyé Clay à terre pour la première fois de sa carrière. Nommé boxeur de l'année 1963 c'est presque naturellement que Clay devient l'adversaire du champion du monde Sonny Liston, mais avec seulement 19 victoires dont 15 KO et aucune défaite, il semble peu probable que le boxeur de Louisville parvienne à vaincre un boxeur jugé invincible.

Le 25 février 1964 à Miami, le public s'attend à une formalité pour le tenant du titre. À la surprise générale Liston se retrouvera dominé par un Clay énergique qui se servira de sa rapidité et de son jeu de jambes parfait avec brio, imposant son style à un champion furieux qui ne trouvera pas de solutions. Liston se blessera à l'épaule à force d'envoyer ses coups dans le vide et ses hommes de coin seront obligés de lui appliquer une pommade puissante sur l'épaule. Le challenger récoltera involontairement de cette pommade en frappant Liston et se frottant ensuite les yeux avec ses gants. Sa vue handicapée permet à Liston de refaire surface au 5e round et de traquer son adversaire d'un coin à l'autre du ring. Une fois la tempête passé, Clay repart à l'attaque dans le sixième round et se déchaîne. À l'appel de la 7e reprise, le champion épuisé et blessé à l'épaule abandonne. Cette victoire en 6 rounds contre le plus puissant puncheur de l'époque est le plus grand combat d'Ali dans les années 1960. La qualité de ses feintes et de ses enchaînements firent à nouveau de lui le gagnant du combat de l'année.

Le combat revanche, le 25 mai 1965 à Lewiston, sera particulièrement controversé. Suite à un jab manqué, Liston sera contré par un direct du droit d'Ali et tombera à terre. Attendant le compte de l'arbitre, Liston restera à terre et se relèvera trop tard. L'arbitre étant trop occupé à ramener dans le coin neutre un Ali qui fanfaronnait autour du ring. Le combat reprit quelques instants avant que l'arbitre informé de son erreur par le chronométreur ne mette fin au combat (Liston était encore à terre après 10 secondes).

Le public sifflera les deux boxeurs et les journalistes accuseront ce combat d'être truqué et Liston de s'être couché.

Entre les deux matchs, il devint également célèbre pour des raisons dépassant le domaine sportif : il rejoint la Nation de l'Islam et change son nom en Cassius X, en hommage à son mentor et ami Malcolm X qui fut aussi le seul musulman à le soutenir avant son premier combat contre Liston (Malcolm X a d'ailleurs assisté au premier combat) puis il reçoit le nom de « Muhammad Ali » de la part d'Elijah Muhammad chef du mouvement. Une lutte de pouvoir s'engagera autour d'Ali entre Elijah et Malcolm X. Finalement Ali tournera le dos publiquement à Malcolm lors d'un voyage au Nigeria en 1964 et sera managé par Herbert Muhammad, le propre fils d'Elijah. La notoriété du boxeur profitera à la Nation d'Islam. Ali se rendra en Égypte en 1964 et sera accueilli par Gamal Abdel Nasser comme l'ambassadeur de la communauté noire aux États-Unis.

Par la suite, Ali regrettera de s'être séparé de Malcolm X (assassiné en 1965) et prendra ses distances avec la Nation d'Islam.

Du 25 février 1964 au 20 juin 1967, Ali dominera incontestablement la catégorie des lourds comme Joe Louis et Rocky Marciano avant lui.

Après sa seconde victoire contre Liston, Ali fait une dizaine d'exhibitions à travers le monde en compagnie de ses deux sparrings partners : Jimmy Ellis et Cody Jones. Le 22 novembre 1965, à Las Vegas, il affronte l'ancien champion Floyd Patterson qui avait subi de graves revers contre Sonny Liston (perdant deux fois au premier round). Le champion conserve son titre au bout de 12 rounds et envoie le challenger au sol à plusieurs reprises. Alors que traditionnellement le champion fait deux combats par an, Ali lui en accomplira 5 en 1966.

Il bat aux points le Canadien George Chuvalo à Toronto en mars, il retrouve Henry Cooper le boxeur qui l'avait envoyé à terre et le met KO à Londres en mai, Toujours dans cette ville, il dispose de Brian London en 3 round le 6 août, abat le champion allemand Karl Mildenberger à Francfort le 10 septembre et finit l'année par un KO contre Cleveland Williams à Houston.

La fédération WBA qui n'apprécie pas les positions politiques d'Ali, prend prétexte de l'illégalité de son combat revanche contre Liston sans son accord pour lui retirer sa ceinture et sacrer Ernie Terrell champion du monde. Le titre est pour la première fois divisé. Ali reste cependant le champion incontesté et conserve sa ceinture WBC. Il récupèrera le titre WBA le 6 février 1967 dans un combat de réunification à Houston contre Ernie Terrell.

Ali regagnera aisément son titre mais ne parviendra pas à briser Terrel qui, la garde haute, tiendra jusqu'au bout des 15 rounds. Le 6 mars, Ali met KO Zora Folley, un puncheur jugé dangereux pour le champion.

Ses problèmes judiciaires à propos de son incorporation dans l'armée américaine l'empêchent de participer à un autre championnat du monde. Il ne peut qu'accomplir une exhibition à Détroit le 15 juin. C'est sa dernière apparition sur le ring avant 1970.

En 1966, il refuse de servir dans l'armée américaine engagée dans la Guerre du Viêt Nam et devient objecteur de conscience argumentant qu'il n'a « rien contre le Viet-Cong » et qu'« aucun Vietnamien ne m'a jamais traité de nègre ». (Dans le film qui lui rend hommage, avec l'acteur Will Smith, la traduction française est: "...aucun Viet-Cong ne m'a jamais traité de sâle nègre.") Le 28 avril 1967, il refuse symboliquement l'incorporation dans un centre de recrutement. Le 8 mai, il passe en justice. Le 20 juin, il est condamné à une amende de 10 000 dollars et à 5 ans d'emprisonnement, il perd sa licence de boxe et son titre. Ali fait appel il n'ira pas en prison mais aura des problèmes financiers jusqu'à ce que son affaire soit résolue par la Cour suprême en 1971.

Les prises de position d'Ali contre le service militaire ou sa conversion à l'islam le transforment d'un champion fier mais populaire en l'une des personnalités les plus connues et controversées de son époque. Ses apparitions publiques aux côtés des leaders de la Nation de l'Islam Elijah Muhammad et de Malcolm X ainsi que ses déclarations d'allégeance à leur cause au moment où l'opinion américaine les considère avec circonspection, quand ce n'est pas avec franche hostilité, font également d'Ali une cible d'indignation et de suspicion. Il paraît même parfois provoquer de telles réactions en soutenant des opinions allant du support aux droits civiques jusqu'au soutien sans réserve à la lutte contre la ségrégation raciale.

En 1970, Ali renonce officiellement à son titre, permettant à Joe Frazier, nouvelle étoile montante de la catégorie, de réunifier le titre aux dépens de Jimmy Ellis. Il remporte son procès devant la Cour suprême des États-Unis, qui lui reconnaît le droit de refuser le service militaire. Il récupère alors sa licence de boxe et reprend sa carrière.

Après quelques exhibitions, Ali fait son retour contre le grand espoir blanc Jerry Quarry qu'il balaye en 3 rounds le 26 octobre à Atlanta.

Pour se préparer à combattre le champion Joe Frazier, Ali affronte Oscar Bonavena le 7 décembre à New York en 15 rounds au lieu des 12 habituels, il s'entraîne ainsi face à un bon encaisseur pour être capable de tenir sans faiblir contre Frazier dont le menton est l'un des meilleurs de la catégorie. Mais Ali; par ce combat, prenait le risque de se mesurer à un boxeur de très haut niveau après trois ans d'absence des rings.

Très attendu et médiatisé, ce combat sera surnommé un peu vite « le combat du siècle ». Premier championnat du monde entre deux champions invaincus et totalement opposés dans un style que chacun maîtrise à la perfection, il sera le premier de ces grands affrontements qui marqueront l'apogée de la boxe dans les années 1970.

Débutant le 8 mars 1971 dans le célèbre Madison Square Garden de New York, cet affrontement verra la première défaite d'Ali, sûr de son bon droit, et qui pensait sa reconquête du titre légitime comme il l'écrira plus tard dans son autobiographie L'Âme du papillon en ajoutant qu'il avait sous-estimé Joe Frazier, pensant que le boxeur de Philadelphie serait bien moins motivé que lui. Ali remporta les premiers rounds mais se retrouva désemparé et sans solution face à Frazier, un spécialiste du corps à corps qui lui imposait son style avec ses lourds crochets. Ali mettra un genou à terre au 11e round et au 15e et dernier round, alors que personne ne s'y attendait, Frazier lui décochera son coup préféré, le crochet gauche. Touché au visage, Ali tombera à terre et se relèvera à 4 pour perdre aux points. Sa première et sa plus grande défaite gâcheront son souhait de finir invaincu comme Marciano et Ali en voudra toujours à Frazier.

Seule consolation, la cour suprême l'innocentera définitivement le 28 juin 1971. Celle-ci l'acquitte à l'unanimité (8 juges).

Après s'être remis de sa défaite, Ali pour revenir au sommet de la catégorie accomplira 14 combats et 39 combats d'exhibition entre le 25 juin 1971 et le 30 octobre 1974. Le but était de revenir au plus haut niveau par une activité pugilistique intense et d'engranger assez de victoire pour être désigné challenger n° 1 mondial.

Durant cette période Ali affrontera les meilleurs boxeurs américains pour le titre de champion d'Amérique du Nord, tels que : Jimmy Ellis (son ancien sparring partner), Buster Mathis, Ken Norton, Joe Bugner et Bob Foster (champion du monde des mi-lourds). Il profitera pour affronter à nouveau : George Chuvalo, Jerry Quarry et Floyd Patterson (qui tout de suite après prendra sa retraite). Ali boxera autour du monde : des combats à Zurich, Tokyo, Vancouver, Dublin et Jakarta et des exhibitions à Caracas, Buenos Aires ou Barcelone.

En 1973, sa carrière connaît un coup d'arrêt, le 22 janvier 1973 à Kingston en Jamaïque, Joe Frazier est détruit en 2 rounds et va au tapis à 6 reprises contre George Foreman, terrible colosse et nouveau roi des lourds. Dans son autobiographie, Ali racontera qu'il était obligé de vaincre les deux hommes pour assurer à nouveau sa suprématie sur la catégorie. Mais le plus dur arrivera pour lui le 31 mars à San Diego contre Ken Norton. Le boxeur californien lui brisera la mâchoire au 2e round, Ali tiendra jusqu'à la douzième reprise, handicapé par la douleur face à un Norton aussi vif et rapide que lui. Une deuxième défaite devant un adversaire doué mais qui dispose de moins d'envergure que Joe Frazier rabaisse quelque peu le mythe d'Ali qui se retrouve avec un 3e boxeur coriace à vaincre pour retrouver le sommet.

Ali choisit d'affronter ces trois boxeurs du plus « facile » au plus « dur ». Tout d'abord Norton, Ali prend sa revanche le 10 septembre 1973 à Los Angeles (et non à San Diego afin de priver Norton des supporters de sa ville natale). Ali gagne de justesse au point. Il prend ensuite sa revanche au point contre Frazier le 28 janvier 1974. L'ex-champion fera moins d'impression suite à son manque d'activité contrairement à Ali qui s'est imposé un rythme de combat tambour battant depuis leur première rencontre. Leur rivalité continuera de plus belle quand Ali et Frazier en viendront aux mains devant les caméras lors d'une émission de télé.

Il ne reste qu'à Ali le plus dur pour la fin : reprendre le titre à George Foreman, impitoyable puncheur invaincu en 40 combats dont 37 par KO.

Un nouveau promoteur de boxe organise la rencontre entre les deux adversaires à Kinshasa, au Zaïre, actuelle République démocratique du Congo. Don King qui s'imposera ensuite comme le plus important promoteur de boxe de la fin du 20e siècle offre au champion et au challenger 5 millions de dollars chacun (une somme record à l'époque) qu'il a obtenus auprès du dictateur Mobutu Sese Seko, qui souhaite par ce combat faire la promotion de son pays.

Ali a peu de chance de venir à bout de Foreman qui de façon expéditive et brutale a gagné contre Frazier et Norton, les deux seuls hommes à avoir vaincu Ali, et s'il prit sa revanche, Ali n'a pas su les briser et les mettre KO. Étudiant avec soin le style de Foreman il trouvera son point faible : la fatigue. Ali parcourra la capitale et le bord du fleuve Congo en courant pour renforcer son endurance sous les acclamations du public, alors que Foreman se contentera de s'entraîner en frappant au sac et en martyrisant ses sparrings partners. Ali s'entraînera à encaisser des coups violents avec son ami Larry Holmes (qui par la suite deviendra champion) et lancera une opération de désinformation envers Foreman en faisant croire à tout le monde qu'il allait vaincre par sa vitesse et sa mobilité. Ali devint rapidement le favori de la foule de Kinshasa pour son action envers la cause des noirs, ce qui vexera Foreman.

Le combat eut lieu le 30 octobre au stade du 20 mai (qui deviendra le stade Tata Raphaël) et sera surnommé « Rumble in the jungle ». Ali, dont le meilleur coup est le jab et dont le principal atout est la mobilité, restera la majeure partie du combat dans les cordes et surprendra Foreman en lui envoyant dans les premiers rounds plus de direct du droit que du gauche. La garde haute, encaissant avec douleur les coups violents du champion et rebondissant contre les cordes, Ali trouvera le moyen d'épuiser Foreman et de l'obliger à combattre plus de 5 rounds. À bout de souffle il tombera au 8e round et se relèvera 1 seconde trop tard. Ali avait ainsi repris son titre dix ans après son premier combat contre Liston.

Ce fut sa plus grande victoire tactique qui fut récompensée comme « combat de l'année » et Ali fut nommé une fois de plus « boxeur de l'année ». Il a également reçu la Hickok Belt de 1974 récompensant le meilleur athlète professionnel de l'année, ainsi que le trophée du sportif de l'année du magazine Sports Illustrated.

En 1975 et 1976, Ali fera 4 combats par an, toujours dans le souci de se maintenir au plus haut niveau. En 1977 et 1978, vieillissant il retournera au rythme « habituel » des champions de deux combats par an. En 1975 il sera à nouveau Boxeur de l'année et atteindra son apogée par sa troisième rencontre contre son éternel rival Joe Frazier (de nouveau élu Combat de l'Année) cependant, les quatre adversaires qu'il rencontrera en 1975 réussiront tous à l'ébranler à leur façon.

Ali débute l'année contre Chuck Wepner à Cleveland, un combat de rentrée facile contre un adversaire anonyme destiné à être vaincu en 3 rounds, étonnera tout le monde quand Wepner sera arrêté au 15e round par l'arbitre après avoir résisté avec hargne et s'être permis le luxe d'envoyer Ali à terre (ce combat vu à la télé en direct par Sylvester Stallone lui donnera l'idée de créer le film Rocky qui sortira l'année suivante). Ali pense venir à bout sans dommage de Ron Lyle le 16 mai, un boxeur à la carrure semblable à celle de Foreman. Ali réutilisera la même technique qu'en Afrique mais le challenger ne tombera pas dans le piège et l'obligera à boxer au centre du ring. La revanche contre Joe Bugner en Malaisie ne lui apporte rien, Bugner reste toujours aussi solide. Finalement la belle contre Frazier le 1er octobre à Manille, le « Thrilla in Manilla » sera son pire duel. À l'approche du combat, le champion en rajoutera en provocation et attisera la colère de Frazier. Dans une fournaise de 38 degrés, Frazier se montrera plus acharné qu'auparavant. Particulièrement violent, cet affrontement sera qualifié par les deux boxeurs d'état le plus proche de la mort. Après un passage à vide où il semble au bord de l'évanouissement, Ali réussit à prendre l'avantage dans les 13 et 14e rounds. Dans la minute de repos avant le dernier round, Eddie Futch, entraîneur de Frazier obligera son boxeur particulièrement atteint au visage à abandonner. Peu après, Ali subira un bref malaise avant de quitter le ring.

Après les combats intenses de 1974, 1975, Ali baisse de régime, en 1976 il mets KO deux faire-valoir (ses dernières victoires avant la limite) et n'accomplit qu'un seul succès appréciable contre le jeune Jimmy Young. La polémique arrive à la fin de l'année lors de son troisième affrontement contre Ken Norton. Il fut déclaré vainqueur au point après un combat serré qui fut qualifié par la presse comme l'un des plus grands vols de l'histoire de la boxe. En apprenant la décision à la fin du combat, Norton s'effondra en pleurs et Ali, porté sur la vantardise et la fanfaronnade en fin d'affrontements se contenta de sourire timidement à la presse. À la suite de ces résultats mitigés, le titre de meilleur boxeur de l'année lui fut ravi par sa plus prestigieuse victime, George Foreman qui accomplit un retour éclatant contre Ron Lyle.

En 1977 Ali réussit à conserver son titre contre Alfredo Evangelista et Ernie Shavers qui le malmena particulièrement. Ali, trop préoccupé à perdre du poids ne se concentre plus sur son entraînement.

Il perdit son titre finalement à 36 ans contre le champion olympique de 1976, Leon Spinks, dont c'était seulement le huitième combat professionnel. Il gagna la revanche comme à son habitude, devenant ainsi champion du monde poids lourds pour la troisième fois. Voyant son déclin athlétique, il prit sa retraite le 27 juin 1979, pensant que le titre divisé en 2 par la faute de Spinks serait réunifié, il n'en sera rien (il faudra attendre que Mike Tyson le réunifie en 1987) et Ali accepta l'offre de Don King d'affronter Larry Holmes son ancien sparrings partner devenu champion WBC.

Le 2 octobre 1980, à la recherche d'un nouveau record en tant que seul boxeur à gagner le titre en poids lourds quatre fois, Ali perdit avant la limite pour la seule fois de sa vie, lorsque Dundee refusa de le laisser reprendre le combat au 11e round. Le combat contre Holmes, organisé comme « The Last Hurrah », est considéré avec dédain par de nombreux fans et experts à cause de ce que nombre d'entre eux voient comme une « version amoindrie » d'Ali. Holmes était le partenaire d'entraînement d'Ali et pour cette raison, certains virent le résultat de ce combat comme un « passage de témoin », un combat de trop semblable à ceux de Rocky Marciano contre Joe Louis ou de Mike Tyson contre Larry Holmes. Holmes admit même par la suite que bien qu'il dominât le combat, il retenait un peu ses coups par pur respect pour son idole et ancien employeur.

Malgré l'apparent caractère définitif de sa défaite contre Holmes, ainsi que sa condition physique suspecte, Ali boxa encore une fois : le 11 décembre 1981, il affronta le challenger en pleine ascension et futur champion Trevor Berbick dans ce qui fut dénommé « The Drama in the Bahamas ». Comme Ali était alors vu comme un boxeur diminué, peu de salles américaines témoignèrent de l'intérêt pour ce combat et peu de fans montrèrent d'enthousiasme à s'y rendre ou à le regarder. Comparé aux combats qu'Ali avait disputés plus tôt dans sa carrière dans des endroits renommés, le match eut finalement lieu dans une quasi-indifférence à Nassau. Bien qu'Ali ait fait une prestation légèrement meilleure que celle qu'il avait offerte contre Holmes 14 mois auparavant, il perdit néanmoins par décision unanime à la dixième reprise au profit de Berbick, qui à 27 ans était de 12 ans son cadet.

Ali avait un style très original pour un boxeur poids lourd. Il tenait généralement les mains le long de son corps plutôt qu'en position haute pour protéger son visage comme dans le style habituel. Il faisait confiance à ses réflexes ainsi qu'à son allonge extraordinaires (2,10 m d'envergure) pour parer les coups de son adversaire. Ali frappait à la tête plus que la plupart des boxeurs - une stratégie risquée car sur la durée d'un long combat, les coups au corps peuvent s'avérer bien plus efficaces pour épuiser un adversaire. Ali est plus à l'aise avec les punchers qu'avec les boxeurs au style proche du sien. C'est ainsi qu'il mettra KO ces mêmes Liston et Foreman, mais aura plus de mal à venir à bout de Floyd Patterson ou de Ken Norton.

On diagnostiqua qu'Ali était atteint de la maladie de Parkinson en 1982 ; par la suite, ses fonctions motrices commencèrent à décliner lentement. Malgré cela, il demeure un héros pour des millions de personnes dans le monde. Sa conversion officielle à l'islam sunnite et sa prise de distance avec l'historique Nation of Islam explique en partie son retour en grâce aux États-Unis où il fut accueilli à la maison blanche par Gerald Ford et médaillé par George W Bush.

En 1985, on lui demanda de négocier la libération de ses compatriotes kidnappés au Liban ; en 1996, c'est lui qui alluma la flamme olympique à Atlanta. Durant les mêmes olympiades, on lui offrit également une médaille d'or pour remplacer celle qu'il avait gagnée en 1960 et qu'il avait jetée dans l'Ohio parce qu'on avait refusé de le servir dans un restaurant à cause de sa couleur.

L'équipe qui encadrait Mohamed Ali s'appelait l'Ali Army.

Maître dans l'art de la provocation, Ali donnait un surnom à presque tous ses adversaires : Liston qu'il appelait « l'ours noir » sera dérangé par Ali qui avant leur combat venait le réveiller chez lui en pleine nuit en klaxonnant de sa voiture devant sa maison, Floyd Patterson, surnommé « le lapin » recevra pendant son entraînement la visite du champion qui lui apportait un panier de carottes, Foreman sera qualifié de « Momie » et Frazier de « gorille », Ali ira jusqu'à taper une baudruche en forme de gorille sur un ring en hurlant qu'il s'agissait de Frazier et devant d'autres journalistes, tapera une figurine de primate en caoutchouc qu'il l'accompagnait partout avant le Thrilla in Manila.

Sa plus récente apparition publique remonte à la cérémonie d'investiture de Barack Obama, le 21 janvier 2009, à laquelle il était invité à assister. Apparition publique lors du All Star Game 2009 le 15 Février dernier.

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James Douglas (boxeur)

James Buster Douglas, né le 7 avril 1960, est un ancien boxeur poids lourds complètement inconnu dans le monde de la boxe jusqu'en 1990 où il bat Mike Tyson pour le titre mondial à Tokyo.

Ce poids lourds de Columbus dans l' Ohio débute sa carrière en 1981. Pendant 3 ans, il suit une carrière classique de boxeur sans briller: il gagne trois fois par KO contre Jesse Clark qui ne compte aucune victoire; perd contre David Bey lors du premier combat de celui-ci (il deviendra dans les années 1980 l'un des meilleurs boxeurs de la catégorie). Pénalisé de 2 points, il fait match nul contre le norvégien Steffen Tangstad (qui affrontera plus tard Michael Spinks).

A la fin de l'année 1983, il subit une défaite injustifiée à Atlantic City après 18 victoires (14 KO) 1 défaite et 1 nul. L'arbitre arrête le combat en sa défaveur au 9e round alors que Douglas a dominé les 8 rounds précédents...

La chance lui sourit en 1984 lorsqu'il faut trouver un adversaire en urgence à Randall Cobb (25 victoires, 3 défaites) pour un combat à Atlantic City. Le promoteur Don King trouve Douglas. Après sa victoire, la carrière de ce boxeur inconnu décolle.

En 1985, il participe à un tournoi ESPN de l'est des Etats-Unis. Il parvient en finale mais perd contre Jesse Fergusson. Il bat ensuite l'ancien champion Greg Page, ce qui lui permet de participer à un tournoi de réunification de la catégorie des lourds à Las vegas en 1986. En 1987, vers la fin du tournoi il affronte le boxeur invaincu Tony Tucker pour le titre IBF. Pour sa première opportunité mondiale, Douglas fait forte impression mais perd au 10e round alors qu'il fait jeu égal contre son adversaire.

Après ce combat, Douglas n'a plus aucune chance de conquérir un titre. Il reste anonyme et est récupéré par Don King qui se sert de lui pour compléter les soirées de boxe qu'il organise. De 1987 à 1989, il affronte et bat Trevor Berbick, Oliver McCall et Jerry Halstead ce qui le propulse parmi les 10 meilleurs boxeurs mondiaux, mais il n'est pas pris au sérieux.

Mike Tyson, le champion invaincu et incontesté, domine la catégorie depuis 1986. Fin 1989, il doit normalement affronter Donovan Ruddock. Mais, le promoteur Don King préfère l'opposer à l'un de ses autres boxeurs pour gagner plus d'argent. Il choisit Douglas. Le promoteur lui offre un million de dollars. Le challenger, qui est obligé de poser de la moquette pour pouvoir gagner sa vie, n'a jamais été payé autant.

Douglas est donné perdant à 52 contre 1, la côte la plus importante jamais donnée pour un championnat du monde des lourds. Les casinos de Las Vegas refusent non seulement de prendre les paris de ce combat mais aussi d'accueillir l'affrontement dans leurs établissements même si chaque combat de Tyson est attendu avec impatience par le public. Don King est obligé de l'organiser le 10 février 1990 au Kuruaken stadium de Tokyo au Japon où Tyson a déjà combattu. Le stade de Tokyo reçoit beaucoup moins de monde que lors de son 1er combat. Ce championnat sera d'ailleurs peu suivi par le public américain qui préférait visionner le concours de dunks de la NBA diffusé en même temps préférant voir un sport plus intéressant que Tyson en train d'écraser un illustre inconnu.

Peu avant le combat, la mère de Douglas meurt alors que sa femme l'a quitté. Déprimé le challenger passe ses frustrations en soignant particulièrement sa préparation et perd du poids.

Dés le premier round, Tyson apparait hors de forme, depuis son divorce avec sa femme et ses disputes et ruptures avec son entourage, il est loin de son apogée. Douglas, qui lui est physiquement supérieur de 10 centimètres et de 5 Kg, lui impose sa technique: il le neutralise dans les accrochages et l'empêche d'utiliser ses coups les plus dangereux dans les corps à corps. Il prend courageusement l'initiative et grâce à son allonge évite les charges furieuses de Tyson qui a du mal à enchaîner. Au 5éme round, Tyson est blessé à l'arcade sourcilière. Handicapé, il devient de plus en plus facile à toucher pour Douglas qui va même jusqu'à doubler ses coups. La fin est proche pour le champion qui réussit au 8éme round a envoyer un uppercut qui envoie Douglas au sol. Il se relève et au round suivant punit Tyson dans ce qui est le meilleur round du combat. Les spectateurs l'acclame pendant que Tyson complètement à bout encaisse sans répliquer. C'est au 10éme round que quelques crochets envoient Tyson au sol. Celui-ci rampe et récupère son protège-dents sorti de sa bouche. L'arbitre le compte. Tyson ne réussit pas à se relever à temps et perd le combat. Douglas tombe en pleurs.

Il est sur que Tyson au plus haut de sa forme aurait vaincu Douglas, mais celui-ci avec son physique d'1m90 et de 105 kg ainsi que ses 10 années d'expérience avait tous les atouts pour mettre KO "Iron Mike". Sans être exceptionnel, Douglas faisait partis des meilleurs lourds et disposait d'un palmarès semblable à tous ceux des autres adversaires de Tyson: 29 victoires(19 KO), 4 défaites(3 KO) et 1 nul. Suite au combat, Don King qui ne supportait pas la défaite de son boxeur préféré et surtout le plus lucratif lança une polémique à propos des 4 secondes supplémentaires dont Douglas avait bénéficié sans le vouloir au 8éme round lors du compte de l'arbitre alors qu'il était à terre (le chronométreur était trop surpris de voir Douglas à terre et à commencé son compte en retard) King ne précisera pas que Tyson avait profité lui aussi de 4 secondes supplémentaires au 10 round lorsqu'il était au tapis.

Le nouveau champion devint alors le symbole que tout est possible si on veut se surpasser. La presse titra dans les journaux "Rocky lives" (Rocky est vivant) faisant référence au boxeur le plus célèbre du cinéma qui se révèle dans les mêmes circonstances que Douglas. Clint Eastwood qui souhaitait faire un film de boxe depuis longtemps voulut le prendre comme acteur principale. Un jeu vidéo: "James Douglas punch out" lui fut consacré (sur le même modèle que le jeu "Mike Tyson punch out" sortit avant).

Un nouveau casino de Las vegas, le Mirage hotel lui propose 25 millions de dollar (Tyson n'a jamais touché autant pour un seul combat) pour affronter Evander Holyfield le 25 octobre 1990 pour ensuite lui proposer beaucoup plus pour une revanche attendue contre Tyson. Cette fois-ci Douglas néglige son entrainement, prend du poids et semble bien moins motivé. Il se présente hors de forme, comme Tyson auparavant et sera mis KO en trois rounds. Il prend sa retraite. La revanche attendue contre Tyson n'aura jamais lieu.

Devenu obèse, Douglas tombe dans un coma éthylique en 1994. Il en sort et six ans après sa défaite, il tente un come-back pour retrouver Mike Tyson qui est redevenu champion. Douglas remporte 6 victoires d'affilée contre des médiocres avant d'être sèchement battu dès le premier round par Lou Savarese qui l'envoie 3 fois à terre. Il combat encore deux fois avant de prendre définitivement sa retraite en 1999. A cette date, Douglas aurait normalement du affronter Roy Jones Jr. pour le premier combat poids lourds de celui-ci.

Douglas restera comme l'un des nombreux champions qui savent s'emparer d'un titre mais sont incapables de le défendre sérieusement. Il restera surtout comme l'auteur de la plus grande surprise de l'histoire de la boxe. Il ouvrit la voie à Evander Holyfield et Lennox Lewis qui affrontèrent et vainquirent Tyson avec la même technique que Douglas qui vit aujourd'hui dans un ranch qu'il a appelé le "quick jab".

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Source : Wikipedia