Microsoft

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Posté par marvin 01/04/2009 @ 04:09

Tags : microsoft, informatique, economie, matériel, high-tech, consoles, jeux vidéo, loisirs

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Microsoft

Siège social de Microsoft à Redmond, dans l’État de Washington (États-Unis)

Microsoft Corporation est une multinationale informatique américaine, fondée par Bill Gates et Paul Allen. Son revenu annuel a atteint 60,42 milliards de dollars sur l’exercice 2007-2008 et elle emploie 94 286 personnes dans 107 pays différents,. Son activité principale consiste à développer des systèmes d’exploitation et logiciels pour micro-ordinateur. Son siège social se situe à Redmond aux États-Unis, et ses meilleures ventes sont le système d’exploitation Windows et la suite bureautique Microsoft Office. La société est parfois abrégée MS ou MSFT ou même appelée « la firme de Redmond » ou tout simplement « Redmond » en raison de l’influence qu’a le siège social sur la région.

La stratégie commerciale de Microsoft lui a permis de diffuser son système d’exploitation Windows sur la grande majorité des ordinateurs de bureau. Si bien qu’un observateur note même que la mission originale de Microsoft d’avoir « un ordinateur sur chaque bureau et dans chaque maison, tournant sur Windows » est aujourd’hui pratiquement accomplie.

Microsoft marque également de son empreinte d’autres secteurs d’activité, avec la chaîne câblée américaine MSNBC, le portail web MSN, et l’encyclopédie multimédia Encarta, sans oublier le marché du matériel informatique avec les produits comme les souris, et les produits de divertissement domestique comme la Xbox et le Zune.

À l’origine, fondée pour développer et vendre des programmes informatiques BASIC pour l’Altair 8800, Microsoft a réussi à dominer le marché du système d’exploitation de l’ordinateur personnel avec MS-DOS au milieu des années 1980. L’introduction en bourse de la société, et l’envolée du prix des actions qui s’ensuivit, a fait quatre milliardaires et environ 12 000 millionnaires parmi les employés de Microsoft.

Au cours de son histoire, la société a été la cible de critiques pour de nombreuses raisons, dont abus de position dominante (la firme a été poursuivie par la justice américaine et européenne pour violation des lois antitrust).

Microsoft domine depuis plusieurs années le marché des systèmes d’exploitation grand-public. Son système d’exploitation Windows, régulièrement réédité, s’est imposé comme un standard dans le domaine informatique.

Elle est aussi l’une des plus importantes capitalisations boursières. La société emploie environ soixante dix-sept mille personnes à travers le monde, et est dirigée, depuis le 14 janvier 2000 par Steve Ballmer.

La société Microsoft est née en avril 1975, à Albuquerque, dans le Nouveau-Mexique, du besoin de deux étudiants américains, Bill Gates et Paul Allen, de formaliser la vente de l’interpréteur de langage informatique BASIC : Altair Basic qu’ils avaient créé à partir d’un freeware, pour ce qui est considéré comme le premier ordinateur personnel américain, l’Altair 8800, de la société MITS, avec le premier langage de programmation pour micro-ordinateur de l’histoire de l’informatique. La marque Microsoft (en fait, originalement, Micro-Soft : le trait d’union disparaîtra plus tard) fut déposée le 26 novembre 1976.

Ce premier contrat de Microsoft représenta le véritable tour de force de Bill Gates, étant peut-être même plus important pour cette société que le rôle que jouera ensuite MS-DOS: contrairement à ce qui se faisait à l’époque, où les constructeurs achetaient aux éditeurs leurs logiciels avec tous les droits, Bill Gates et Paul Allen demandèrent de recevoir chacun trois mille dollars pour leur Altair Basic tout en restant propriétaires, et ne concédèrent qu’une licence à MITS, qui devait leur reverser trente-cinq dollars par exemplaire distribué. À titre indicatif le prix de vente de l’Altair 8800 étant de 397 dollars, la licence de Microsoft en représentait donc 8,8 %. C’est ainsi que le BASIC de Microsoft se retrouva dans deux micro-ordinateurs populaires introduits en 1977: le PET de Commodore et le TRS-80 de Tandy.

Avant la sortie de MS-DOS en 1981, Microsoft poursuivit son développement en produisant divers compilateurs de langages de programmation comme Fortran ou COBOL.

En 1980, IBM s’apprêtant à lancer l’IBM PC, a demandé son BASIC (dont une version en mémoire ROM) à Microsoft. IBM a, par ailleurs, demandé à la société Digital Research, dirigée par Gary Kildall de lui fournir une version de son système d’exploitation CP/M.

L’histoire du contrat manqué par Gary Kildall est très controversée, cependant la version avancée par de nombreuses personnes, dont Tim Paterson, qui sera bientôt amené à travailler pour Microsoft, et la moins contestée, affirme que Kildall et son ancienne épouse, Dorothy McEwen, auraient refusé de signer un accord de confidentialité. De plus, ils ont refusé de modifier CP/M-86, ont demandé une redevance plus élevée, et surtout, le CP/M 86 étant totalement exempt de bug, n’ont pas autorisé IBM à en modifier le codage.

IBM se tourna alors vers Microsoft, et voulut sous-traiter CP/M pour l’IBM PC. Le contrat avec Microsoft ne le permettant pas, celui-ci dépensa 25 000 $ en décembre 1980 pour une licence non exclusive pour un système d’exploitation, disponible à un stade expérimental, clone de CP/M, le QDOS (Quick and Dirty Operating System, système d’exploitation vite et mal fait). En mai 1981, Microsoft engagea Tim Paterson pour porter QDOS sur l’IBM PC. En juillet 1981, Microsoft acheta tous les droits sur 86-DOS pour cinq mille dollars. IBM vit ainsi sauvé son projet d’IBM PC, mais au prix, qu’elle ignora, de la perte de sa position dominante: cet accord va permettre de réaliser des clones, et surtout, à IBM d’empocher des royalties sur le MS-DOS pour les correctifs qu’elle y a apportés (deboguage). IBM avait détenu jusqu’à 66 % du marché des mainframes propriétaires ; sa part du marché des PC ne dépassa jamais un maximum de 21 %, atteint vers 1983, puis a décliné pour placer ce constructeur derrière Dell et Compaq (aujourd’hui intégrée par Hewlett-Packard), situation devenue marginale, inimaginable en 1981.

Microsoft vendit donc à IBM des licences pour ce système d’exploitation tiers, le 86-DOS, écrit par Tim Paterson de Seattle Computer Products pour le microprocesseur Intel 8086 (le Intel 8088 qui équipa le Compatible PC est compatible avec le Intel 8086, et juste un peu moins rapide que ce dernier, et possède le même langage machine). Le MS-DOS devint ainsi l’un des trois systèmes d’exploitation disponibles pour l’IBM PC, avec CP/M 86 (Gary Kildall mis face à une concurrence a fini par se laisser convaincre) et PC/IX, une version d’UNIX ne possédant pas de mode de protection mémoire. Microsoft a acheté pour 50 000 dollars le logiciel qui va ériger son empire, même si elle a dû en compléter le développement pour répondre au cahier des charges d’IBM. Celui-ci fut édité sous le nom d’IBM PC-DOS 1.0 lors de l’introduction des IBM PC sur les marchés anglophones, le 12 août 1981. Étant plus léger, moins cher et rendu plus disponible que ses deux concurrents, il devint rapidement le système d’exploitation installé d’office sur les IBM PC, puis plus tard des Compatible PC.

Comme pour le BASIC, Microsoft s’est réservé le droit de vendre des licences à d’autres constructeurs sous le nom de MS-DOS. Avec l’essor des Compatible PC dès le milieu des années 1980 (de Texas Instruments, Compaq, Seiko Epson, Thomson, Amstrad…), MS-DOS s’imposa rapidement et devient de facto la plate-forme de référence professionnelle, et un monopole, selon les points de vue. En 1987, des milliers de constructeurs de compatible PC existaient dans le monde, et tous sans exception avaient un point de passage obligé qui était le système d’exploitation de Microsoft, le plus performant de tous, dans un souci, crucial pour le monde professionnel, d’unité, de standardisation, et de portabilité de tous les compatible PC.

C’est ensuite grâce à Windows, que Microsoft s’imposa comme le principal acteur du secteur de la micro informatique. Cependant, Bill Gates a souvent été accusé d’avoir volé le concept de Windows à Apple, qui avait produit peu avant le premier Macintosh, possédant lui aussi une interface graphique similaire à celle de Windows. D’abord simple interface graphique pour MS-DOS, il est devenu beaucoup plus tard un système d’exploitation à part entière, après quelques versions intermédiaires. Quelques coups de stratégie de marketing ne sont pas étrangers à ce succès, comme l’ajout de trois touches « Windows » sur les claviers afin de marquer celui-ci dans l’esprit du consommateur comme « étant fait pour Windows » et marginaliser ainsi le concurrent potentiel OS/2 développé par IBM, et co-développé initialement par Microsoft et IBM, jusqu’au divorce officiel entre les deux sociétés en septembre 1991. Selon Microsoft, un soin particulier a également été apporté aux questions d’ergonomie, et en particulier à la question des polices de caractères typographiques, dès les versions 3.0 (Adobe Type Manager) et 3.1 (TrueType) de Windows.

Bien des années plus tard, Microsoft affirmera considérer son avance sur le plan de l’ergonomie comme l’atout qui permettra à Windows de survivre face à la concurrence libre de Linux et de KDE/GNOME. De fait, Microsoft consacre une part très importante de son budget aux questions d’ergonomie : un service observe toutes les hésitations d’utilisateurs novices, pour rendre les menus plus clairs, démarche fastidieuse qui passionne moins les hackers purs et durs.

Windows est alors devenu le standard micro-informatique de facto et il est désormais trop tard pour que des concurrents éventuels puissent proposer une alternative viable commercialement du fait, notamment des milliers de logiciels et de périphériques matériels spécifiques à Windows qui ont nécessité des milliards de journées/hommes de développement.

Quelques-uns s’y risqueront: Go Software, avec un produit performant, rapide, et très riche en fonctionnalités, mais alors que beaucoup d’applications sont déjà portées ou en cours de portage sous Windows (Go se reconvertira dans les interfaces de téléphones mobiles), ou BeOS avec un système d’exploitation basé sur Unix créé par Jean-Louis Gassée, ancien patron de la R&D d’Apple. L’élaboration d’un produit capable de rivaliser avec Windows impliquerait de disposer, comme Microsoft, de revenus réguliers pendant les années nécessaires au développement d’un tel système. Or, le temps que celui-ci soit développé, Microsoft aurait déjà pris de l’avance, et éventuellement modifié les standards. La mise à mort d’OS/2 par Microsoft (contre toute attente), avec le consentement d’IBM puisque Windows 95 contient des parties d’OS/2 donc génère des royalties pour IBM, constitue un avertissement qui décourage toute velléité de tenter de concurrencer Windows. La société Be propose tout de même BeOS, orienté d’emblée dans la gestion de la vidéo, et tout aussi ergonomique que Windows : ce système d’exploitation ne décollera jamais vraiment hors d’un cercle de passionnés. Et Be intentera d’ailleurs un procès antitrust contre Microsoft pour abus de position dominante, qui s’achèvera par un accord financier à l’amiable entre les deux sociétés.

Curieusement, pourtant, Microsoft n’était pas la première à proposer une interface graphique pour les PC. C’est une fois de plus la société Digital Research qui avait développé un produit très comparable à l’interface du Macintosh, le GEM (Graphical environment manager). Toutefois, un procès intenté par Apple s’était traduit par une condamnation de cette société à qui le jugement avait imposé d’enlever toutes les caractéristiques ressemblant au Mac OS d’Apple dans son interface graphique, la rendant ainsi économiquement peu plaisante. La version 1.0 de Windows, rudimentaire - les fenêtres ne peuvent pas même s’y recouvrir -, n’inquiète pas sérieusement Apple, qui ne réagit pas. La version 2.0 est une concurrence plus sérieuse, et Apple intente un nouveau procès, cette fois-ci contre Microsoft. Cette dernière usa de tous les moyens légaux pour faire traîner le procès en longueur. Apple perdit définitivement son procès contre Microsoft en appel en 1994. Apple, en situation financière délicate, menaça ensuite de réattaquer Microsoft, ce qui aboutit à un règlement à l’amiable en 1997, au moment du retour de Steve Jobs à la tête d’Apple, en remplacement de Gil Amelio.

Cet accord comprenait une prise de participation temporaire de Microsoft dans le capital d’Apple (à hauteur de 150 millions de dollars soit 6 % du capital de la pomme), et l’obligation pour Microsoft de développer Internet Explorer et Microsoft Office pour Mac OS au moins jusqu’en 2002. En échange, Apple abandonnait ses poursuites.

Un facteur important de l’adoption généralisée de Windows a été son rôle d’interface non seulement graphique, mais également de pilotes. Sous MS-DOS, chaque éditeur de logiciel devait développer individuellement la gestion de tout le panel des milliers de périphériques compatible PC existants et à venir. Tâche colossale que les éditeurs de logiciels n’ont plus à gérer sous Windows dans la mesure où celui-ci se charge de gérer lui-même en standard tous les pilotes de périphériques de l’univers compatible PC.

Microsoft est l’un des plus importants éditeurs de logiciels au monde et, dans le même temps, la société est présente depuis ses débuts dans le matériel (les souris Microsoft, quelque temps le Microsoft Sound System qui ne s’imposa pas, puis quelques claviers) ; la branche matériel ne semble jamais avoir dépassé 10 % du chiffre d’affaires de Microsoft.

La suite Office est aussi éditée pour les systèmes Mac OS d’Apple, mais avec un nombre de logiciels réduits. Office est un des plus rentables officiels de l’éditeur.

La Xbox 360 possède environ 30 % des parts de marché sur le marché des consoles de jeux vidéo en février 2009. Elle est de plus en plus rentable pour l’éditeur et accueille de plus en plus de fidèles au fil des mois.

Microsoft propose divers services comme le portail MSN (remplacement par Windows Live en 2006, la chaîne de télévision MSNBC, les comptes courriel gratuits Windows Live Hotmail, la messagerie instantanée Windows Live Messenger, ou encore un programme de formation et certification (MCSE, MCSD, MCP, etc.).

Il propose également DirectX, une API multimédia (vidéo, son, réseau, etc.) pour le développement d’application Windows (principalement des jeux vidéo) et aussi Silverlight qui permet de visionner des animations vectorielles, mais surtout des contenus multimédia intégrant de l’audio et de la vidéo. Silverlight vient concurrencer directement Adobe Flash Player.

Microsoft a créé le moteur de recherche Live Search. Ce moteur utilise le robot d’indexation MSNBot. Microsoft a proposé Photosynth pour concurrencer Google street View. Microsoft a proposé Deep zoom pour concurrencer le service photo. Microsoft a proposé Silverlight pour concurrencer le produit Adobe Flash. Microsoft a proposé un Service Cloud computing de nom Azure non encore disponible avec le dernier SDK Live Framework. Toutes ces technologies sont présentées dans le site web livelabs.

D’après les comptes annuels, le chiffre d’affaires de Microsoft s’élevait en 2005 à 39 788 millions de dollars. C’est-à-dire une augmentation de 8 % depuis 2004. Ce chiffre d’affaires est réparti en 7 segments de produits : client, serveur et outils, Information Worker, Microsoft Business Solutions, MSN, Mobile and Embedded Devices, Home and Entertainment.

La partie « Client » regroupe notamment Windows XP. Elle rapporte en 2005 12 234 millions de dollars (+6 %) de chiffre d’affaires. Ceci correspond à une augmentation de 12 % du nombre de licences OEM mais celle-ci est balancée par une diminution de 9 % du chiffre d’affaires issu des ventes au détail de ces mêmes licences. Ceci indique un changement de la structure du chiffre d’affaires : le système d’exploitation est de plus en plus une vente liée à l’achat du matériel.

La partie « Serveur et Outils » contient par exemple le serveur Exchange. Son chiffre d’affaires est de 3 259 millions de dollars (+130 %) en 2005.

« Information worker » concerne essentiellement les outils bureautiques pour un chiffre d’affaires de 11 013 millions de dollars (+3 %) en 2005.

Les autres segments sont soit en perte soit apportent une contribution mineure en regard des 3 premiers.

Depuis le 13 mars 1986 Microsoft est coté en Bourse, au NASDAQ : MSFT.

L’action valait 30,9 dollars le 4 mai 2007 pour une capitalisation boursière de 287 milliards de dollars, ce qui fait d’elle l’une des plus grandes capitalisations, à comparer par exemple aux 119 milliards de dollars d’IBM.

La société, qui auparavant n’avait jamais distribué de dividende, verse 3 $ par action le 1er décembre 2004. Ce versement de dividende ayant été aidé par une réduction de la taxation concernée de 35 à 15 %. La somme versée en dividendes aux actionnaires de Microsoft en 2004 approche donc les 28 milliards USD.

En 2003, Microsoft perd contre le groupe Eolas pour contrefaçon et est condamné à 521 millions de dollars d’amende.

Au mois d’août 2003, Microsoft avait été condamné à verser 521 millions de dollars d’indemnités à l’Université de Californie et à la société Eolas pour exploitation illégale d’un brevet concernant les plug-ins et affectant l’affichage des pages web.

Mercredi 14 janvier 2004, le juge Zagel a non seulement confirmé ce jugement, mais il a également alloué à Eolas près de 45 millions de dollars d’indemnités en attendant la fin de la procédure judiciaire. Il a par ailleurs accordé à Eolas une injonction contre toute future vente du navigateur Internet Explorer (IE) qui exploiterait le brevet 906.

Cependant, cette décision prise au niveau fédéral ne deviendra exécutoire que si Microsoft décide de ne pas faire appel. Or, les enjeux financiers sont tels que l’éditeur ne devrait pas en rester là. Selon un des porte-parole de Microsoft, cité par l’agence Associated Press, le géant américain devrait, dans les trente jours à venir, porter l’affaire devant une cour d’appel fédérale, à Washington, et spécialisée dans le droit des brevets et de la propriété intellectuelle.

En réalité, les enjeux de l’affaire Eolas dépassent les intérêts de Microsoft et pourraient, en cas de condamnation définitive de l’éditeur, affecter très sensiblement la navigation sur Internet. Conscient du problème, le W3C (le consortium qui définit les standards technologiques du web) est sorti de sa réserve, le 29 octobre 2003, en demandant à l’Office américain des brevets un ré-examen de la validité du brevet 906.

À l’appui de sa requête, l’organisation a adressé des « preuves d’antériorité » mettant en évidence, selon elle, l’invalidité du brevet. Dans un courrier transmis à l’Administration américaine, Tim Berners-Lee (inventeur du web et directeur du W3C) se montrait déterminé « à éradiquer (en ré-examinant le brevet 906), un obstacle inéquitable au bon fonctionnement du web ».

Le 24 mars 2004, à la suite de quatre années d’enquête du commissaire européen à la concurrence Mario Monti, la Commission européenne rend sa décision dans le procès anti-trust qui l’oppose à la firme.

La décision rendue condamne la position monopolistique de Microsoft et ses pratiques illégales. La commission inflige par ailleurs à Microsoft une sanction historique de 497,5 millions d’euros. Enfin, la firme devra ouvrir certaines parties de son code à la concurrence et vendre séparément certaines applications. Microsoft devra notamment vendre une version de Windows sans le Lecteur Windows Media. Cette décision ne sera pas effective, Microsoft ayant décidé de vendre Windows Limited Media Edition au même prix que la version complète.

Un recours engagé par la firme (7 juin 2004) devant le Tribunal de première instance des Communautés européennes n’étant a priori non suspensif la somme de l’amende a été réglée le 1er juillet 2004.

Le 12 juillet 2006, la commission prononce une nouvelle amende (280 millions d’euros) contre Microsoft pour sanctionner le retard pris par le groupe à ouvrir son code source à la concurrence.

Le 17 septembre 2007, le TPI confirme la première amende de 497,5 millions d’euros.

L’entreprise n’ayant toujours pas changé de comportement, elle écope d’une nouvelle amende de 899 millions d’euros, le 27 février 2008.

Dans l’affaire de contrefaçon de brevet opposant Microsoft à AT&T (American Telephone and Telegraph Company), la Cour suprême américaine vient de donner raison à Microsoft. Par sept voix contre une, la Cour a décidé lundi dernier de censurer l’arrêt rendu le 20 juillet 2005 par une Cour d’appel fédérale, favorable au groupe de télécommunications. Le litige portait sur l’utilisation par Microsoft, dans son système d’exploitation Windows, d’une invention destinée à numériser la voix, protégée par un brevet dont AT&T était titulaire. Plus précisément, comme Microsoft envoie directement aux sociétés fabricantes d’ordinateurs situées en dehors des États-Unis, l’intégralité des données composant le code de son système d’exploitation afin qu’elles puissent les copier sur leurs machines avant de les vendre, AT&T réclamait d’être dédommagée pour tous les logiciels, comprenant leur invention brevetée, qui avaient été exportés hors du territoire américain.

Les avocats de Microsoft ont reconnu la contrefaçon des brevets AT&T sur le territoire américain et rappelé que ce litige avait fait l’objet d’un accord amiable entre les parties en 2004. Par contre, ils se sont fermement opposés à l’idée selon laquelle Windows pourrait se voir reprocher une contrefaçon au niveau international, estimant qu’un code informatique ne constitue pas un composant en tant que tel tant qu’il n’est pas installé sur un ordinateur. Partant, on ne peut selon eux reprocher à Microsoft d’exporter hors du territoire des États-Unis des composants informatiques protégés par brevet. La Cour suprême considère tout d’abord que le droit des brevets américain n’ayant pas vocation à s’appliquer en dehors du territoire, AT&T devait intenter son action devant les juridictions des pays concernés. Par ailleurs, les juges mettent en garde contre l’extension du domaine de protection des brevets et semblent plutôt opposés à reconnaître à une ligne de code informatique la qualité de composante appartenant à une invention brevetée.

Depuis sa création, Microsoft a toujours su tirer parti des autres, concurrents ou non, en « s’inspirant » au maximum que de ce qui ce faisait chez eux afin de proposer des produits toujours plus innovants et attractifs. La décision qui vient d’être rendue par la Cour suprême lui donne un argument supplémentaire pour continuer sur cette voie à la limite de la légalité. Est-ce que le soutien affiché de l’administration Bush pour le géant informatique dans cette affaire a eu une quelconque influence sur l’avis des juges, en majorité conservateurs ?

Note : Lucent était autrefois une branche manufacturière intégrée dans AT&T. Elle a été filialisée (« spin-off »), et dans un deuxième temps (2006) a été absorbée par Alcatel donnant naissance à Alcatel-Lucent. Pour éviter des redites sur les affaires Alcatel-Lucent, voir la section précédente.

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Microsoft Windows Vista

Windows Vista est une version de Microsoft Windows, une gamme de systèmes d'exploitation graphiques qui s'utilise autant sur les ordinateurs personnels que professionnels. Avant l'annonce officielle de son nom définitif le 22 juillet 2005, il avait comme nom de code Longhorn.

Son développement s'est achevé le 8 novembre 2006, et il fut disponible pour les grands comptes dès cette date. Le 30 janvier 2007, eut lieu le lancement mondial pour le grand public. Ce nouveau système d'exploitation arrive cinq ans après la mise sur le marché de son prédécesseur, Windows XP.

Selon Microsoft, Windows Vista contiendrait des centaines de nouvelles fonctionnalités. Les plus significatives d'entre elles sont probablement le renouveau de l'interface graphique, une fonction de recherche plus développée grâce à l'indexation, de nouveaux outils de création multimédia, comme le créateur de DVD Windows, la configuration réseau en partie réécrite et, enfin, le noyau NT6 assurant une plus grande stabilité et de meilleures performances. Vista vise à augmenter le niveau de communication entre les machines sur un réseau local en utilisant la technologie du peer-to-peer qui simplifie le partage de fichiers et de médias numériques entre les ordinateurs et les périphériques. Pour les développeurs, Vista introduit la version 3 du .NET Framework qui a pour objectif de faciliter la programmation d'applications avec le traditionnel Windows API.

Le premier objectif, dont le résultat reste à démontrer, de Microsoft avec Vista est d'obtenir une meilleure sécurité pour le système. Une des critiques les plus courantes de Windows XP, et de ses prédécesseurs, était que des vulnérabilités permettant aux malwares et aux virus de pénétrer dans l'ordinateur étaient découvertes, et exploitées, relativement souvent. À la vue de ceci, Bill Gates a annoncé début 2002 le rachat de Trustworthy Computing pour ajouter de nouvelles fonctions de sécurité dans les prochaines versions. Microsoft a déclaré qu'il a donné la priorité à l'amélioration de la sécurité de Windows XP et celle de Windows 2003 Serveur avant de finir le développement de Vista, ce qui a retardé de manière significative sa version finale.

Le développement de Windows Vista a été annoncé en août 2001, comme une version intermédiaire de Windows Seven (Seven car la version 7 de l'OS de Microsoft n'avait pas encore de nom.). Ce dernier ayant un retard important, Microsoft a préféré sortir une version intermédiaire intégrant certaines fonctionnalités de Seven.

A l'heure actuelle, Microsoft expose déjà largement le successeur de Windows Vista (notamment au PDC 2008), censé faire oublier les défauts de ce dernier. Il fut connu au départ sous le nom de code Vienna, pour finalement s'appeler officiellement Windows 7, 'attendu' pour fin 2009/début 2010.

De nombreuses versions de test ont été mises en circulation en interne et se sont retrouvées aux mains du public de manière plus ou moins légale. Ces versions, comportant des bugs pour la plupart (il s'agit de versions de développement), et ressemblaient encore à Windows XP.

À l'origine, Microsoft a annoncé que plusieurs technologies et améliorations ne seraient disponibles que sous Windows Vista, mais finalement Avalon (nom de code de Windows Presentation Foundation) et Indigo, respectivement sous-système graphique et de communications de Vista, seront portés sous Windows XP ; mais, par contre, WinFS, le service de recherche associé au système de fichiers, ne fera pas partie du système mais sera livré plus tard en téléchargement.

Ensuite, Microsoft n'a plus communiqué sur Vista jusqu'au WinHEC d'avril 2005. Pendant ce temps, le développement a été gelé, et les méthodes de développement ont été repensées, avant de reprendre celui-ci, sous le code de Windows NT 5.2, soit Windows Server 2003 Service pack 1. Au WinHEC 2005, la version 6.0.5048 est livrée aux développeurs.

La bêta 1 est arrivée ensuite et a apporté les premières améliorations depuis la remise à plat du processus de développement. Dossiers virtuels (se basant sur des requêtes de recherches), nouvelle interface et comptes réellement limités (comme sous UNIX, de manière à limiter les dégâts causés par une application malveillante ou dysfonctionnelle).

La version finale du système d'exploitation est officiellement sortie le 30 janvier 2007 en version boîte pour les particuliers et était disponible dès le 30 novembre 2006 en version RTM pour les entreprises (version Entreprise).

Son développement aura été aussi long car Microsoft a dû corriger certains points noirs des versions antérieures, comme l'instabilité, le problème de la fragmentation et les failles de sécurité, entre autres.

Vista devait intégrer un nouveau système de fichiers (Win FS) qui était censé être une révolution dans la gestion des fichiers sur un PC. Finalement après quelques apparitions dans les premières versions alpha de Vista (Longhorn), Win FS a été abandonné car il était trop lent et pas du tout prêt.

Un revirement aussi a été fait au niveau du manager du projet Vista qui a été remplacé par le manager des équipes de Microsoft Office. Celui-ci étant connu pour livrer toujours à temps les logiciels dont il était responsable.

Un certain nombre d'éléments qui devaient former un ensemble propre à Windows Vista, comme Avalon (nom de code de Windows Presentation Foundation), le système d’interface utilisateur, Indigo, le système de gestion des connexions réseau, ainsi qu'Internet Explorer 7, Windows Media Player 11 ou Movie Maker 3 sont disponibles séparément pour les utilisateurs de Windows XP.

Windows Vista gère les dernières avancées technologiques. Comme la plupart d'entre elles sont relatives au fonctionnement du système, elles ne sont pas visibles par l'utilisateur final. À titre d'exemple, la totale refonte de l'architecture des sous-systèmes audio, impression, affichage et réseau : les résultats de ces améliorations sont tangibles par les développeurs, mais les utilisateurs finaux n'en perçoivent que les modifications visuelles.

Vista implémente des technologies telles que ReadyBoost et ReadyDrive, basées sur l'utilisation de mémoire Flash (dans des lecteurs USB et embarquées dans des disques durs) pour améliorer les performances du système en mettant en cache les programmes et données couramment utilisés. Ces technologies ont également un impact sur les ordinateurs portables, car elles prolongent la durée d'utilisation des batteries. Une autre technologie, appelée SuperFetch, analyse l'utilisation de l'ordinateur, afin de déterminer quels éléments doivent se trouver en mémoire pour améliorer les performances d'accès.

Concernant le redesign de l'architecture réseau, IPv6 a été entièrement incorporé dans le système et de nombreuses améliorations de performances ont été apportées. Le support était en effet expérimental sous Windows 2000 et présent sous XP mais pas activé par défaut. Ce n'est plus le cas avec Windows Vista, qui supporte IPv6 de façon native et par défaut, avant de revenir à IPv4 si nécessaire.

Concernant l'affichage, Vista introduit une nouvelle architecture unifiée de pilotes, WDDM (Windows Display Driver Model), et une version majeure de Direct3D. Ce nouveau modèle empêche le blocage du Bureau et introduit des effets spéciaux, pierre angulaire de Windows Aero. Direct 3D 10 , développé de concert avec les principaux fabricants de cartes graphiques, est une nouvelle architecture qui améliore l'ombrage et permet au processeur graphique de restituer des scènes complexes sans nécessiter l'assistance du processeur. La répartition de charge entre GPU et CPU et le transfert de données entre ces deux composants sont ainsi optimisés. Au niveau du noyau, de nombreuses améliorations ont été apportées au gestionnaire de mémoire, à la gestion des processus et des entrées/sorties. Le gestionnaire de tas (Heap Manager) implémente de nouvelles fonctionnalités. Par exemple, la vérification d'intégrité qui améliore la robustesse et prévient les erreurs de type buffer overflow. Un gestionnaire de transactions a été implémenté afin d'assurer l'interface entre les applications, le système de fichiers et le Registre.

L'amélioraton de la sécurité était un des principaux objectifs de Vista. Diverses nouveautés en ont découlé.

La plus importante et la plus visible de ces nouveautés est certainement l'UAC (User Account Control). Cette technologie permet d'utiliser l'ordinateur avec un nombre de privilèges réduit par défaut. Dans les versions précédentes du système, cette pratique était par trop restrictive et incompatible avec bon nombre d'applications. Dans Windows Vista, lorsqu'une action nécessite des droits d'administrateur, une boîte de dialogue demande à l'utilisateur d'entrer le nom et le mot de passe de l'administrateur. Si l'utilisateur est un administrateur, il doit quand même confirmer cette action. Ces renseignements sont entrés dans un mode sécurisé: l'écran est grisé, temporairement désactivé et seule la boîte de dialogue de saisie est accessible. Ceci afin d'interdire la saisie des informations par un logiciel malveillant, mais aussi pour mettre en évidence l'importance de la demande.

La sécurité d'Internet explorer 7 a également été renforcée : filtre anti-phishing, IDN avec des capacités anti-spoofing, contrôle parental, exécution des contrôles ActiveX désactivée par défaut. Internet Explorer s'exécute en mode protégé, possède des permissions inférieures à celles de l'utilisateur et fonctionne de façon isolée des autres applications. L'anti-espion Windows Defender fait maintenant partie de Windows. Il assure la protection contre les malwares et autres programmes indésirables. Toute modification de configuration du système (telle que le démarrage automatique d'une nouvelle application) est bloquée, sauf autorisation expresse de l'internaute. Une autre amélioration importante concerne le cryptage de disque BitLocker. Réservée aux éditions Enterprise et Ultimate de Vista, cette fonctionnalité permet d'encrypter la totalité du disque système. BitLocker peut travailler en accord avec un cryptoprocesseur TPM (Trusted Platform Module version 1.2) embarqué sur la carte mère ou avec une clé USB. Tout comme pour les autres techniques de cryptage de disques, BitLocker reste vulnérable à une attaque par démarrage à froid, en particulier lorsque la TPM est utilisée sans demande d'identification préalable.

Plusieurs autres restrictions de privilèges sont également implémentées dans Vista. Par exemple, un processus possédant un faible niveau d'intégrité ne peut pas interagir avec un autre possédant un fort niveau d'intégrité. Ou encore, un service n'a pas la possibilité d'interagir avec les parties du système qui ne lui sont pas apparentées. Le pare-feu filtre désormais les accès entrants et sortants, et il est possible de définir des règles pour valider/dévalider les communications avec certains périphériques.

Quelques nouveautés concernent les caractéristiques relatives au déploiement et à la maintenance.

Ces technologies sont également accessibles à Windows XP et Windows Server 2003. Ceci, afin de faciliter leur introduction et leur utilisation tant par les développeurs que par les utilisateurs finaux.

De nouvelles API ont également été ajoutées dans le cœur du système. Notamment aux niveaux suivants : réseau, impression, interface vidéo, infrastructure de sécurité, déploiement, installation des applications, pilotes de périphériques (Windows Driver Foundation), NTFS transactionnel, gestion de l'énergie, support de Tablet PC Ink, SideShow et mises à jour majeures sur plusieurs sous-systèmes du cœur de Windows.

Les jeux ou les programmes qui se basent sur la version DirectX 10, propre à Windows Vista, ne sont pas en mesure de fonctionner sur les versions précédentes de Windows. Il en va de même des applications qui nécessitent l'utilisation de Direct3D9Ex, la mise à jour pour Vista de Direct3D 9. Si l'on se réfère au blog de Microsoft, il existe trois possibilités pour implémenter OpenGL sous Vista. Les applications peuvent utiliser l'implémentation par défaut, qui traduit les appels OpenGL dans l'API Direct3D. Les applications peuvent également utiliser un pilote ICD (Installable Client Driver), proposé en deux versions : hérité et compatible Vista. Le pilote hérité désactive la gestion avancée du Bureau de Vista, alors que le pilote compatible Vista tire parti des nouvelles API et est totalement compatible avec la nouvelle gestion du Bureau. Cependant, le hardware overlay n'est pas supporté, car considéré comme obsolète dans Vista). ATI et NVidia recommandent d'utiliser les objets Framebuffer pour parvenir au même résultat.

Vista a subi une refonte totale des éléments du cœur du système d'exploitation afin d'assurer la protection des contenus appelés « contenu de première qualité » (HD-DVD, Super Audio CD, Blu Ray). Cette protection ne s'applique qu'aux contenus du HD explicitement protégés par leur propriétaire.

Chacune de ces mesures sera prise à la discrétion de chaque éditeur de contenu HDVP.

Ces mesures font l'objet de nombreuses critiques.

Windows Vista, contrairement à Windows XP, sait s’adapter aux différents composants et exploiter certaines fonctionnalités matérielles. WinSAT peut être aussi utilisé pour savoir si la carte graphique est compatible avec l’interface Aero et donc l’activer. L’outil n'est pas exécuté automatiquement lors d'un changement de matériel. Il est accessible dans les panneaux de configuration où il fournit une note de 1 à 5.9 à votre PC (la valeur maximale pourra être mis à jour si les périphériques dépassent de trop cette valeur). Les jeux sous Vista peuvent profiter de ce système et préciser la note minimum et la note recommandée pour pouvoir jouer. Ce n’est cependant qu’à titre d’informations et rien n’empêche de jouer si les pré-requis ne sont pas présents. Chaque grade correspond selon Microsoft à un type de recommandation matérielle. Certaines recommandations semblent contradictoires, c'est pourquoi le détail ne figure pas dans la liste ci-dessous.

Windows Vista inclut un nouveau système d'installation, basé sur des fichiers images orientés fichiers portant l'extension *.wim, et qui permettra une procédure entièrement graphique et une installation complète en moins de vingt minutes sur un PC neuf (la durée est supérieure en cas de mise à jour).

Toutes les informations nécessaires à l'installation (clé du produit, nom de l'ordinateur, etc.) sont demandées à l'utilisateur au début, de façon à proposer une installation sans interruption. Le système permettra également de faciliter l'intégration de logiciels, pilotes et mises à jour.

Windows Vista nécessite un matériel récent et performant pour fonctionner pleinement. Selon Microsoft, les ordinateurs pouvant faire tourner Windows Vista sont classés sous 2 appellations : Vista Capable et Vista Premium Ready.

Certains composants et caractéristiques de Windows XP ont été supprimés dans Windows Vista : Windows Messenger, Hyperterminal, MSN Explorer, Active Desktop, NetMeeting (remplacé par Windows Meeting Space), ActiveSync (remplacé par Windows Mobile Device Center 6.0, puis WMDC 6.1). D'autre part, le thème visuel "Luna" et les combinaisons de couleurs disponibles depuis Windows 3.X ne sont pas incluses dans Windows Vista. Les profils matériels ont également disparu, ainsi que le support de technologies propres aux cartes mères anciennes (EISA, APM et port de jeu par exemple). IP via Firewire a également été supprimé.

Cette augmentation du nombre de versions serait, selon les rumeurs, destinée à améliorer la rentabilité des ventes de Windows.

Attention : les versions OEM ne supportent pas la mise à jour (tous les fichiers et préférences utilisateurs sont perdus en cas d'installation ou de réinstallation ! Il est indispensable de faire une sauvegarde complète des fichiers et préférences avant l'installation).

Toutes les versions nécessitent l'activation en ligne ou par téléphone de la licence (l'activation peut être effectuée au maximum 30 jours après l'installation et le premier démarrage, après quoi, Windows fonctionnera en mode réduit permettant uniquement de se connecter à Internet pour charger les composants de mise à jour de Microsoft et d'activer la licence). L'activation tient compte du matériel, sauf pour les licences site où les licences activées sont signées par l'organisation et contrôlables à distance.

Si Windows détecte que la clé utilisée pour l'installation n'est pas légale, il tombera dans un mode limité ou seules les fonctions de mise à jours, d'activation et d'achat d'une autre clé sera disponible.

Indépendamment du type de licence commerciale utilisée, il est possible de débloquer les fonctions d'une version de Vista vers celles d'une version supérieure sans réinstallation, en achetant une licence en ligne soit auprès de Microsoft, soit auprès du revendeur. Cependant il n'est pas prévu de passer d'une version 32 bits à une version 64 bits par ce système (il faudra alors acquérir une nouvelle licence complète).

De temps à autre, Microsoft propose des "Service Packs" pour ses systèmes d'exploitation afin de solutionner les problèmes existants et ajouter des fonctionnalités. Le 4 février 2008, après une période de test de cinq mois, Windows Vista Service Pack 1 (SP1) a été proposé par Microsoft à ses partenaires OEM, en même temps que Windows Server 2008. La sortie simultanée des deux systèmes d'exploitation s'explique par la fusion des noyaux client et serveur. C'est une première depuis Windows 2000. Les abonnés MSDN sont en mesure de télécharger SP1 depuis le 15 février 2008. Ce Service Pack est accessible aux autres utilisateurs via Windows Update ou sur le Centre de téléchargement Microsoft depuis le 18 mars 2008. À l'heure où nous écrivons ces lignes, SP1 n'est disponible qu'en anglais, français, espagnol, allemand et japonais. Un livre blanc publié par Microsoft fin août 2007 a dévoilé les grandes lignes du Service Pack 1, en identifiant sur trois axes majeurs de développement : fiabilité et performance, administration et support de nouveaux matériels et standards.

En ce qui concerne les performances, ont été améliorées les opérations de copie de fichiers, la mise en veille, la connexion/déconnexion de machines basées sur des domaines différents, l'interprétation du code JavaScript dans Internet Explorer, le parcours des fichiers réseau partagés, la manipulation des fichiers compressés ZIP et la défragmentation des disques (une ou plusieurs unités de disque peuvent désormais être défragmentées en une seule opération).

Le Service Pack 1 supporte de nouveaux standards matériels et logiciels. En particulier le système de fichiers exFAT, le standard de réseaux sans fil 802.11n, le support d'IPv6 sur les connexions VPN, le protocole Secure Socket Tunneling et le démarrage d'un ordinateur x64 qui utilise UEFI (le successeur de BIOS). Prévue dans la première version de Windows Vista, cette dernière possibilité a finalement été reportée car aucune carte mère compatible avec ce nouveau standard n'était disponible. Un autre moteur de recherche local que celui de Windows Vista peut désormais être utilisé. Ces changements interviennent suite à une plainte émanant de Google, dont la diffusion de l'application Google Desktop Search a été entravée par le moteur de recherche local intégré à Windows Vista. En juin 2007, Google a indiqué que les changements apportés à Windows Vista SP1 sont un premier pas dans la bonne direction, mais que cet effort devra être poursuivi pour rendre la démarche de l'utilisateur plus simple et plus accessible.

Un ensemble d'API a été développé pour faciliter la mise à jour du noyau de Windows par les programmes antivirus.

Une mise à jour de DirectX 10, appelée DirectX 10.1, rend obligatoire plusieurs caractéristiques qui étaient auparavant optionnelles sur les matériels compatibles Direct3D 10. Les cartes graphiques devront désormais supporter ce nouveau standard.

Le service Pack 1 inclut le noyau 6001, identique à celui de Windows Server 2008.

La Console de gestion des politiques de groupes est remplacée par l'Éditeur de stratégies de groupe locale. Une mise à jour téléchargeable de la Console de gestion des politiques de groupe devrait être disponible en même temps que la SP1.

Un Service pack 2 est également prévu. Microsoft a commencé à envoyer des invitations à des beta testeurs en vue de la version RTM (Version finale) du Service Pack prévu au mois de mai 2009. Ce SP2 rassemblera tous les patchs et correctifs mis en ligne depuis la publication du SP1, soit un peu plus d'un an après le début de la mise sur le marché de l'OS. Quant aux nouveautés on note les support des processeurs 64 bits de VIA Technologies,l'intégration du Windows Vista Feature Pack for Wireless : support Bluetooth 2.1, configuration Wi-Fi simplifiée sur plusieurs postes via une clé USB, le support natif de la gravure Blu-ray, les mises à jour des flux RSS de la sidebar pour améliorer la performance et la réactivité. La version RC (Release Candidate) est disponible pour tous depuis le 5 mars 2009..

En juillet 2006, l'équipe de recherche de Symantec, éditeur de logiciels antivirus et de sécurité, a critiqué le fait que Windows Vista contenait un grand nombre de lignes de codes nouvelles et non testées, notamment la pile IP, et que Microsoft avait procédé à la suppression d'une grande partie de code éprouvé pour le remplacer par un nouveau code non vérifié, introduisant au passage de nouvelles failles de sécurité pointées du doigt par Symantec. Microsoft a déclaré avoir corrigé les failles signalées dans la version Beta 2, mais Symantec a précisé que s'il était rassurant que Microsoft ait corrigé ces défauts, il ne faisait aucun doute que d'autres failles allaient être découvertes à l'avenir.

En juin 2007, un membre de la direction de la stratégie sécurité de chez Microsoft, Jeffrey R. Jones, indique dans un rapport qu'une seule faille de sécurité d'un niveau élevé est restée non colmatée six mois après le lancement de Vista. À titre de comparaison, il précise que le nombre de failles de sécurité du même niveau non résolues était supérieur pour les systèmes tel que Windows XP, Red Hat Enterprise Linux 4 ou Linux Ubuntu six mois après leur lancement. La méthodologie de comparaison employée par Jeffrey R. Jones est critiquée par certains acteurs en sécurité informatique.

McAfee, un autre éditeur de logiciels antivirus et de sécurité, a déclaré que Windows Vista serait encore moins sécurisé que les versions précédentes de Windows.

Le journal Réseaux-Télécoms.net rapporte ce qu'il qualifie de « belle faille », à savoir que le DVD de Windows Vista permet d'accéder à une partition Windows XP en mode administrateur sans avoir à entrer de mot de passe.

L'intégration de la Gestion numérique des droits (DRM) dans le système d'exploitation Windows Vista, et en particulier le Protected Video Path (PVP), qui implique des technologies comme le High-bandwidth Digital Content Protection (HDCP) et l'Image Constraint Token (ICT), est une autre cible de critiques.

Ces fonctionnalités ont été ajoutées à Windows Vista suite à un arrangement entre Microsoft et les principaux studios de cinéma hollywoodiens. Microsoft s'est défendu en déclarant que les studios de cinéma et autres fournisseurs de contenu n'autoriseront la lecture de leurs données sur les ordinateurs que s'ils offrent une protection suffisante. Cela concernera, entre autres choses, la lecture de contenu protégé sur les HD DVD et les disques Blu-ray.

Peter Gutmann, un chercheur néo-zélandais en sécurité informatique, a publié une analyse, et très controversée car jugée partiale, du coût de la protection de contenu de Windows Vista, basée sur des documents publics de Microsoft, et qui concerne le plan financier, les performances ou encore l'utilisabilité. D'après lui, Microsoft impose aux fabricants certaines contraintes pour que leurs matériels soient reconnus sous Windows Vista, et ces contraintes vont notamment entraîner une augmentation du prix du matériel pour tous les utilisateurs, même ceux n'utilisant pas Windows Vista, des baisses de fiabilité, et une interdiction de publier les spécifications complètes du matériel (ce qui nuit particulièrement à l'interopérabilité), entre autres, entraînant des dommages collatéraux dans toute l'industrie informatique. Robert Cringely a quant à lui produit une contre-analyse des conséquences commerciales décrites par Peter Gutmann, et a eu une conclusion différente.

Steve Gibson, du Gibson Research Corporation a déclaré lors de la conférence Security Now! être d'accord avec l'analyse de Peter Gutmann, qui est selon lui une description précise et factuelle de ce qui se trouve dans les spécifications de Microsoft.

Un article du site Hardware.fr a regretté le fait que contrairement aux annonces rassurantes de Microsoft et des constructeurs, la protection HDCP avait bel et bien été mise en place, et entraînait de nombreux problèmes de lecture avec du matériel non HD Ready. L'article a cependant remarqué qu'il était encore possible de contourner la protection dans certains cas et avec du matériel le permettant, en passant par la sortie analogique.

La Fondation pour le logiciel libre (Free Software Foundation) mène une campagne appelée « Bad Vista » contre Windows Vista pour ces mêmes raisons, et pour d'autres fonctionnalités de Vista considérées comme des atteintes à la vie privées des utilisateurs..

Les nouvelles fonctionnalités de sécurité concernant le contrôle d'accès utilisateur (User Account Control) ont également été le sujet de nombreux débats.

Andrew Jaquith, analyste au Yankee Group a déclaré que bien que les nouvelles fonctionnalités de sécurité semblent prometteuses, elles étaient bien trop bavardes et ennuyeuses. Paul Thurrott, un fervent supporter de Microsoft, a qualifié la chose de « très mauvaise plaisanterie », étant donné le nombre de boîtes de dialogue que l'utilisateur doit valider pour seulement effectuer des tâches de base. Plus tard, il a noté que le fonctionnement du contrôle d'accès utilisateur avait été amélioré dans la Beta 2 et était moins ennuyeux, mais il a également déclaré que Microsoft était toujours à la recherche d'un équilibre entre la sécurité et les nuisances. Le contrôle d'accès utilisateur peut cependant être désactivé très simplement dans Windows Vista, mais cela lui retire tout intérêt. De plus, ces boîtes de dialogue n'empêchent pas un utilisateur d'effectuer une action dangereuse : simplement, il aura été mis en garde.

Une autre critique courante concerne le fait que certains considèrent que Windows Vista a copié des fonctionnalités spécifiques du système Mac OS X d'Apple. D'après Scott Spanbauer, journaliste à PCWorld, les effets visuels d'Aero et le design des icônes et des boutons ressemblent fortement à ceux d'Aqua, sous Mac OS X.

Paul Thurrot, journaliste à WindowsITPro, a fait des commentaires similaires, et a fait la remarque que certaines des nouvelles applications de Windows Vista semblaient avoir été directement inspirées par les applications équivalentes sous Mac OS X.

John Rizzo, journaliste à eWeek, a remarqué que Windows Vista a incorporé des fonctionnalités implémentées depuis longtemps dans Mac OS X, comme la recherche rapide et les dossiers virtuels. New York Times pointe du doigt la forte ressemblance entre les gadgets de Vista et les widgets déjà présents dans Mac OS X 10.4. Tout ceci a amené certains à penser que Aero n'était qu'une imitation d'Aqua.

David Pogue, journaliste du New York Times évoque également avec ironie des ressemblances frappantes avec Mac OS X Tiger, dont Microsoft ne parle d'ailleurs jamais. Pourtant, il a été prouvé que plusieurs de ces fonctionnalités comme "instant search" existaient depuis des versions alpha officielles datant d'avant la sortie de Mac OS X Tiger .

Microsoft, déjà condamné pour abus de position dominante dans de nombreux pays (États-Unis, Union européenne, Corée du Sud, etc.), a de nouveau attiré l'attention de la Commission européenne avec Windows Vista. Cette dernière a mis en garde Microsoft concernant le non-respect des lois sur la libre concurrence économique.

Le prix auquel est vendu Windows Vista en Europe fait l'objet de critiques. Louis Naugès estime que les prix pratiqués en Europe ont été augmentés d'environ 56% par rapport à ceux qui sont effectifs aux États-Unis et au Canada. Le site Web Clubic a quant à lui calculé que Windows Vista était comparativement vendu entre 87% et 91% plus cher en France qu'aux États-Unis. Microsoft France s'est défendu en évoquant des coûts de traductions, d'intermédiaires et de transports, arguments jugés « hors de propos » en raison du fait que les utilisateurs américains ont accès gratuitement à la version française.

Des tests menés par plusieurs sites internet ont abouti à la conclusion que l'utilisation de l'interface Aero de Windows Vista entrainait une sur-consommation électrique et réduisait l'autonomie des portables de 10 à 30%. Microsoft a admis l'impact de son interface sur l'autonomie des ordinateurs portables mais d'une baisse de 1 à 4% seulement.

En réalité, d'après des études récentes, Windows Vista aurait un impact bien plus important sur les batteries et c'est une des raisons pour lesquelles il ne tourne pas sur les netbooks (les autres raisons étant le prix et la puissance de ces ordinateurs). Il consommerait deux fois plus d'énergie que Mac OS X Leopard sur un MacBook Pro, la faute à une mauvaise gestion de la consommation.

Des e-mails internes à Microsoft révélés à l'occasion d'une procédure en justice montrent que ce dernier aurait sous-évalué les besoins de Vista en ressources matérielles. En avril 2007, la société a été mise sous le coup d'une plainte en nom collectif (« class action ») concernant le label « Vista Capable » utilisé par les premières machines capables d'accueillir le système d'exploitation. Cette plainte en nom collectif a été renversée en Février 2009 En 2008, la justice américaine avait dévoilé des e-mails dans lesquels un responsable indiquait clairement que Microsoft avait sous-estimé volontairement les besoins de Vista pour aider la société Intel à atteindre ses résultats trimestriels, en lui permettant ainsi de continuer à vendre des cartes mères équipées du chipset graphique 915, alors que ce dernier, classé dans la liste des composants « Vista Capable », est incapable de faire tourner n'importe quelle fonction visuelle avancée de l'interface, notamment « Aero ».

Alors que Microsoft déclarait que la plupart des PC fonctionneraient sous Windows Vista, les exigences de certaines des caractéristiques de l'édition Premium (l'interface Aero par exemple), ont eu un impact sur la mise à jour vers ce nouveau système. Si l'on se réfère à un article du Times paru en mai 2006, seulement 5% des ordinateurs du marché anglais seraient en mesure d'exécuter la version la plus aboutie de Vista. Beaucoup d'utilisateurs se sont trouvés en possession d'ordinateurs estampillés "Vista Capable", et pourtant dans l'impossibilité d'utiliser le nouveau système d'exploitation.

Lors de la sortie de Windows Vista, les opérations fichiers (copie et suppression par exemple) étaient bien plus lentes que sur les autres systèmes d'exploitation. Le transfert des données lors de la migration d'un ordinateur non-Vista à un ordinateur Vista semblait difficile, voire impossible, à moins d'utiliser des chemins de traverse. Six mois après la commercialisation du nouveau système, Microsoft a confirmé l'existence de ces problèmes en diffusant une mise à jour spéciale "performance et fiabilité". Par la suite, cette mise à jour a été diffusée via Windows Update. Aujourd'hui, elle est intégrée dans Windows Vista SP1.

Avant la sortie de Windows Vista, ses futurs utilisateurs ont mis beaucoup d'espoirs dans ce nouveau système. Soutenus par les promesses des nouvelles fonctionnalités, l'amélioration de la sécurité et de l'interface utilisateur, ces espoirs ont été renforcés par une attente de cinq ans, depuis la sortie de Windows XP. Un grand nombre de professionnels et de particuliers a ainsi prévu de passer à Vista.

Cependant, après la sortie du nouveau système, de nombreuses critiques ont fusé concernant la faible compatibilité matérielle, le matériel minimum nécessaire, les "mauvaises" performances et le peu d'innovations depuis Windows XP. Ces bruits ont freiné l'adoption massive du système, aussi bien chez les professionnels que chez les particuliers. Certains sont même allés jusqu'à remplacer Vista par XP, ou un autre système. Il en a découlé un faible taux d'acceptation de Windows Vista et un désintérêt du public, comme l'indiquent les titre de PC World "The biggest tech disppointment of 2007" et d'Infoworld "#2 Tech's all-time 25 flops". Le pourcentage d'implantation de Windows Vista en janvier 2008 était de 11,96%.

Étant donné la croissance élevée du marché des PC depuis la sortie de Windows XP, les ventes du nouveau système ont cependant établi un nouveau record. Dans les premiers mois, 20 millions d'exemplaires de Vista ont ainsi été vendus (le double de Windows XP dans la même période, en octobre 2001). Pourtant, à l'échelle du nouveau marché, ces ventes n'ont rien d'exceptionnel. À titre d'exemple, les ventes du système Mac OS X Leopard ont été doublées par rapport aux ventes de Mac OS X Jaguar, cinq ans plus tôt, en août 2002. Il faut pourtant avouer que la migration de Jaguar vers Léopard a connu moins de contraintes que celle de XP vers Vista. En effet, deux versions intermédiaires avaient vu le jour : Panther et Tiger. PC World rapporte que l'adoption de Vista se fait à un rythme bien moins soutenu que Windows XP. Durant la première année, le pourcentage d'utilisateurs de Windows XP visitant le site Web PC World atteint 36%. Dans le même intervalle, les utilisateurs de Windows Vista ne représentent que 14%, alors que 71% des utilisateurs sont toujours sous Windows XP. Electronista rapporte qu'en 2007, les ventes de Vista ont été inférieures à celles de XP. Au Consumer Electronics Show de 2008, Bill Gates a annoncé que 100 millions de copies de Vista avaient été vendues, alors qu'InformationWeek relate que, selon une estimation de Gartner, 250 millions de PC étaient vendus pendant la première année d'existence de Vista. Electronista note également que la croissance de Vista est actuellement inférieure à celle de XP lors de son introduction, et précise que 89 millions de copies de Windows XP avaient été vendues durant la première année de sa commercialisation, et ce, malgré le fait que deux fois moins de PC aient été vendus à cette époque.

Étant donné la mauvaise perception de Vista par le public et la demande continue de Windows XP, Microsoft continue à vendre Windows XP. Un nombre élevé d'anciens utilisateurs de Vista est repassé à XP (ou un autre OS) sur des ordinateurs sur lesquels Vista était préinstallé. Plusieurs constructeurs d'ordinateurs ont même commencé à fournir un CD permettant de retourner à Windows XP sur leurs PC où Windows Vista Business ou Ultimate était préinstallé, certainement pour aider les petites et moyennes entreprises ainsi que les nouveaux ordinateurs sur lesquels Linux était préinstallé. Une étude conduite par ChangeWave en janvier 2008, montre que le pourcentage d'utilisateurs "très satisfaits" de Windows Vista est bien inférieur à celui des autres systèmes : 15% sur Vista Home Basic, 27% sur Home Premium, 52% sur XP et 81% sur OS X Leopard. ChangeWave a aussi rapporté que 83% des personnes ayant l'intention d'acheter un Macintosh le font à cause de l'attrait du système Leopard et de leur aversion pour Vista. L'étude ChangeWave a aussi montré une décroissance dans le pourcentage de sociétés ayant l'intention d'acheter un PC : 96% à 93% de novembre 2005 à Novembre 2007, en partie à cause de la mauvaise image de Vista auprès du public. L'adoption de Vista dans les petites entreprises a été inférieure à celle prévue, une grande majorité lui préférant Windows XP ou attendant Windows 7, la prochaine version du système d'exploitation de Microsoft, qui devrait voir le jour en 2009 ou 2010. En décembre 2006, Information Week prévoyait que 6% des entreprises utiliseraient Vista dans sa première année de commercialisation. En octobre 2007, seulement 1% des entreprises utilisaient Vista (de nombreuses sociétés ont acquis des licences Windows Vista, mais un grand nombre d'entre elles repoussent son déploiement).

Certaines organisations ont dénoncé Vista comme étant à la source de leurs problèmes. Par exemple, en octobre 2007, l'association néerlandaise des consommateurs a invité à boycotter Windows Vista après que le géant du logiciel a refusé d'offrir des copies gratuites de Windows XP aux utilisateurs qui rencontrent des problèmes avec Windows Vista.

Microsoft a annoncé en février 2008 qu'il baisserait le prix de Vista afin de favoriser son implantation. Ces réductions de prix ne s'appliqueront qu'aux ventes au détail, ce qui représente moins de 10% des ventes totales du système. Les baisses varieraient entre 20 et 48%, selon les déclinaisons du système.

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Microsoft Office

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Microsoft Office est une suite bureautique propriétaire. Elle est propriété de Microsoft et est développée pour les plates-formes Windows et Macintosh. Microsoft Office inclut la suite bureautique, les serveurs associés et les services basés sur le Web. Les versions récentes de Microsoft Office s’appellent maintenant « Office System » plutôt que « Office Suite » pour mieux refléter le fait qu’elles incluent aussi les serveurs.

Microsoft Office fait son apparition dans les années 1990, et était au commencement une sorte de paquet comprenant des applications qui étaient vendues séparément auparavant. L’avantage de la suite sur les logiciels séparés était le moindre coût. La première version de la suite bureautique contenait Word, Excel et PowerPoint. Il a également existé une offre commerciale « Pro » qui incluait Microsoft Access et Microsoft Schedule Plus. Au cours des années, les applications bureautiques se sont développées, partageant certains composants comme un correcteur orthographique, la possibilité d’intégrer un élément OLE et les scripts en VBA.

Microsoft Office est actuellement la suite bureautique la plus connue dans le monde. Depuis la version 2003, Microsoft a rajouté le mot « Office » devant le nom de chaque logiciel de la suite qui semble devenir de moins en moins adaptée pour les particuliers, Microsoft recommandant Works Suite pour la famille.

Office 2007, sorti fin janvier 2007, a une interface utilisateur très différente des versions précédentes, avec comme principal point le remplacement des menus et des barres d'outils par de grosses icônes dites "Ribbon" ou "Ruban" en français. Microsoft Office System 2007 utilise par défaut un nouveau format basé sur le XML (OpenXML) et dont la standardisation ISO a été ratifiée le 1er avril 2008. Ce nouveau format n’est pas nativement pris en charge par les versions précédentes de MS Office, mais l'ajout d’un patch de compatibilité pour Office les ajoute. Les suites concurrentes à Microsoft Office n’intègrent pas toutes ce nouveau format. Selon Alex Brown, responsable du groupe de travail OOXML à l'ISO, Office 2007 ne respecte pas non plus intégralement la norme ISO/IEC 29500 (la norme OOXML).

Il existe 8 éditions différentes de Microsoft Office System 2007. 3 de ces éditions sont destinées à un usage principalement personnel et incluent un certain nombre des logiciels considérés aujourd'hui comme les logiciels de base de Microsoft Office System.

Microsoft Office Word est un logiciel de traitement de texte. Il est considéré comme le programme central de Microsoft Office. Il domine le marché du logiciel de traitement de texte.

Word est aussi disponible dans certaines versions de Microsoft Works Suite. Il est disponible sur Windows et Macintosh.

Microsoft Office Excel est un tableur qui, comme presque tous les tableurs, sait également faire des graphiques, d’où son nom de tableur-grapheur. Comme Microsoft Word, il domine le marché. Il a été dès le début le concurrent de Lotus 1-2-3 mais il est devenu rapidement le logiciel dominant du marché. Il est disponible pour Windows et Macintosh.

Microsoft Office Outlook, à ne pas confondre avec Microsoft Outlook Express est un Gestionnaire d’informations personnelles (également connu sous le nom de PIM, acronyme anglais de Personal Information Manager) et un client de communication par courriel. Désigné comme remplaçant de Microsoft Windows Mail, il fait son arrivée dans la version d’Office 97. Il inclut un calendrier, un client de courriel, un gestionnaire de tâches et un carnet d’adresses.

Microsoft Office Outlook a radicalement changé d’apparence et d’organisation lors du passage de la version XP (2002) à la version 2003 : la barre Outlook permettant de naviguer dans les fonctions principales du logiciel a disparu pour laisser place à un « volet de navigation » voulu plus ergonomique.

En 2007, Live, filiale Web de Microsoft, s'inspire fortement d'Outlook pour développer la nouvelle version de MSN Hotmail, devenu alors Windows Live Hotmail, rapidement suivi d'une version cliente connue sous le nom de Windows Live Mail Desktop.

Microsoft Office Outlook existe aussi sur Windows Mobile et son équivalent pour Mac OS est Microsoft Entourage.

Microsoft Office PowerPoint est un créateur de présentations (succession de diapositives) pour Windows et Mac. Il est utilisé pour créer des présentations avec du texte, avec des images, sons, vidéos et autres objets, qui peuvent être visualisées sur un écran et présentées sur un projecteur. Windows Mobile 2005 contient une version réduite.

Une Visionneuse gratuite téléchargeable sur Internet permet de montrer des présentations. Microsoft a repris l’idée de visionneuse gratuite pour Word et Excel.

Microsoft Office OneNote est un logiciel destiné a la prise de notes pouvant être utilisé sur les Tablets PC ou sur les PC normaux.

Ces logiciels sont inclus uniquement dans certaines éditions de la suite Office ou doivent être achetés à part.

Microsoft Office Access est un système de gestion de base de données. Il nécessite quelques connaissances pour être utilisé efficacement.

Microsoft Office Publisher est un logiciel de publication assistée par ordinateur, qui crée des lettres d’information, cartes de visite, papiers volants, cartes de vœux ou encore des cartes postales.

Il a été conçu pour aider des « non-professionnels » à créer et mettre en forme des publications. Publisher est aussi un support pour créer de grands travaux d’impression.

Microsoft Office InfoPath est une application qui permet à des utilisateurs de concevoir des formulaires basés sur le XML.

Microsoft Office SharePoint Designer est un éditeur HTML, un logiciel permettant de créer des pages web. Il a remplacé Microsoft Office Frontpage à partir de la version 2007 d'Office System. Ce logiciel est principalement dédié à la conception de pages pour Microsoft Office Sharepoint.

Microsoft Office Communicator est un client de messagerie instantanée servant à se connecter sur les composants Microsoft Office communication Server.

Microsoft Office Groove est un outil de collaboration simplifié pour les petites entreprises.

Microsoft Office Visio est un outil de création de diagrammes.

Microsoft Office Project est un logiciel de gestion de projets.

Microsoft Office Mappoint est un logiciel de cartographie dédié aux professionnels. Sa version grand public est Microsoft Autoroute Express.

Microsoft Office contient quelques outils intégrés au reste de la suite.

Microsoft Office Picture Manager est un logiciel secondaire présent dans toutes les éditions de Microsoft Office System et fait non seulement office de classeur de photos simplifié, mais il sait également retoucher légèrement les photos en modifiant les tons de couleurs, de luminosité, de saturation, etc. Il a succédé à Microsoft Photo Editor.

Cet outil est en fait un complément téléchargeable gratuitement pour Office qui permet de faire des présentations multimédias en fusionnant PowerPoint et Windows Movie Maker 2. Ce logiciel est disponible sur le site web de Microsoft, mais il nécessite Microsoft Office PowerPoint 2002 ou 2003 pour fonctionner. Bien que son interface ressemble à celle de Office XP, ce logiciel est bien intégré à Office 2003.

Microsoft Office étant un logiciel propriétaire, sa redistribution est interdite, et pour chaque matériel équipé, une licence doit être payée.

Microsoft propose régulièrement des « service pack » permettant la mise à jour gratuite d’Office. Par exemple, pour Office 2003, le dernier service pack est le SP3 sorti le 17 septembre 2007 ainsi que le SP1 pour Office 2007, sorti le 8 décembre 2007.

Un dispositif important permet aux applications de Microsoft Office d’ajouter des programmes extérieurs (add-ons). Component Object Model (COM) sont des programmes supplémentaires qui prolongent les possibilités d’une application en ajoutant des commandes qui peuvent s’adapter à diverses tâches.

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Microsoft Game Studios

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Microsoft Game Studios (MGS), créé en 2002 (aussi dénommé Microsoft Game Division), est une société détenue entièrement par Microsoft Corp. qui développe et édite des jeux vidéo pour les plates-formes estampillées Microsoft Windows ou les consoles Xbox et Xbox 360. MGS publie notamment les jeux des studios de développement internes comme Bungie Studios ou Rare Ltd. mais aussi des studios de développement tiers comme BioWare ou Bizarre Creations.

En août 2002, MGS a fait l'acquisition du studio Rare de Nintendo. Parallèlement, des rumeurs ont fait état de rapprochement entre Microsoft et des compagnies japonaises comme Sega, Namco, Square Enix, ou même Nintendo. La raison est essentiellement que le marché japonais n'a jamais vraiment pu être exploité par Microsoft et reste peu rentable, contrairement aux marchés américain et européen.

Cette liste de jeux vidéo est triée par plate-forme et inclut les jeux publiés par MSG. Les jeux qui n'ont pas été développés par Microsoft sont indiqué par le nom du studio de développement après la date de sortie du jeu.

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Source : Wikipedia