Mickey Rourke

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Posté par hal 15/04/2009 @ 14:13

Tags : mickey rourke, acteurs, culture

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Mickey Rourke

Sa carrière cinématographique a débuté dans les années 1980 avec entre autres: 1941, L'Année du dragon, 9 semaines 1/2 (qui lança également la carrière de Kim Basinger) et Angel Heart. Mickey Rourke était considéré, à ses débuts, comme un formidable espoir. Coppola le comparait à un Marlon Brando, notamment grâce à son physique de boxeur, sport qu'il pratique depuis très jeune, et sa gueule de voyou. Il tourna avec les plus grands Coppola, Alan Parker, Michael Cimino et Barbet Schroeder.

Mickey, de son vrai nom, Philip Andre Rourke Jr, naît à Schenectady dans l'État de New York dans une famille irlandaise chrétienne. Sa date exacte de naissance vire, pour certains, à la polémique. Certains avancent l'année de 1954, d'autres 1956. Ses parents sont Ann et Philip Andre Rourke senior. Sa famille déménage à Miami dans le ghetto de Liberty city, en Floride. Il intègre la Miami Beach Senior High School. Durant son adolescence, Mickey est plus attiré par le sport que par la comédie. Battu par son beau-père, il prend des cours de self-défense au Boys Club of Miami. C'est là qu'il développe le goût de la boxe et qu'il décide d'entamer une carrière amateur. À 12 ans, Mickey gagne son premier combat. Durant ses jeunes années, il s'enregistre sous le nom d'André Rourke.

Il continua son apprentissage de la boxe dans une fameuse salle de sport locale sur la 5éme rue dans Miami Beach. Il rejoint ainsi le programme de la Ligue athlétique de boxe de la police. En 1969, Mickey, plus lourd, est entraîné par l'ancien champion du monde des poids moyens Luis Rodriguez. À cette époque Rodriguez était classé numéro un des poids moyens dans le monde. Il s'entraînait aussi avec Nino Benvenuti. Rourke déclara avoir subi une commotion cérébrale durant ses matchs entraînements.

En 1971, durant un match des Florida Golden Gloves, il fut victime d'une autre commotion. Les médecins lui conseillèrent de prendre une année sabbatique et de se reposer. Mickey se retira temporairement des rings. Durant sa carrière amateur de 1968 à 1971, il accumula un palmarès de 20 victoires contre 6 défaites, avec 17 KO. Il fut disqualifié à 4 reprises et perdit 2 fois par décisions des arbitres. Il enchaîna une série de 12 victoires de suite.

Mickey Rourke repart pour New York, sa ville de naissance, à l'âge de 19 ans. Il y exerce divers métiers (gardien de parking, marchand ambulant, videur de boîte de nuit...) tout en suivant les cours d'art dramatique à la Lee Strasberg Institute. Après quelques petits rôles à la télévision, il fait ses premiers pas au cinéma en apparaissant dans le parodique 1941 (1979) de Steven Spielberg et le troublant La Fièvre au corps (1981) de Lawrence Kasdan, ou encore la Porte du Paradis qui a pour particularité d'être un des plus gros échecs commerciaux de l'histoire du cinéma et sa première collaboration avec Michael Cimino. En 1981, il se marie avec Debra Feuer. En 1983, Rusty James de Francis F. Coppola le révèle véritablement aux côtés de Matt Dillon. En 1984, il tient un des premiers rôles dans le Pape de Greenwich Village. Bien qu'il soit considéré sur le tard comme un petit film culte, notamment par Johnny Depp et tout le staff américain de HBO, il fut un échec commercial à sa sortie.

En 1985, dans l'Année du dragon, qui est la deuxième collaboration avec Cimino, il interprète un capitaine de police un peu raciste voulant éradiquer les triades chinoises de New York, avec un John Lone en chef mafieux. Mais c'est 9 semaines 1/2 (1986), qui le consacra auprès du grand public. À partir de ce film pseudo-érotique, une image de sex-symbol lui colle à la peau. Il ne pouvait la supporter. Il tenta même de la casser en interprétant un rôle de pilier de bar, poète et écrivain de génie maudit par la vie dans Barfly de Barbet Schroeder. Ce film, par ailleurs encensé par la critique pour le travail de Mickey, tend à se calquer sur la vie autobiographique de Charles Bukowski, qui en fut le principal scénariste. En 1987, Dans Angel Heart, Mickey Rourke y interprète avec maestria un rôle de détective de 1955, à la recherche de Johnny Favorite, manipulé par un inquiétant et énigmatique Louis Cyphre, qui a quelque chose de diabolique... Le rôle est interprété par un Robert de Niro magistral de perversité. Dans ce film, Mickey est considéré par les critiques comme au sommet de son art.

Dans Harley Davidson et l'homme aux santiags, Mickey a pour partenaire Don Johnson, héros de Miami Vice. Ce film finit d'asseoir sa notoriété mais discrédite son travail d'acteur. Il avoue plus tard avoir fait ce film juste pour l'argent (2 250 000 $). Sa carrière sombra au début des années 1990 après des échecs commerciaux retentissants dus à des films mauvais et une vie un peu dissolue. Tout d'abord, il divorça de Debra Feuer en 1989. Puis il se remarie avec l'actrice-mannequin Carré Otis, en 1992, qu'il rencontra sur L'Orchidée sauvage en 1990. L'idylle tourna mal. Cette dernière porta plainte pour des violences conjugales. Ils divorcèrent en 1998. De ses relations de l'époque, on pouvait compter le rappeur Tupac Shakur avec qui il tourna Bullet, le mafieux John Gotti, au procès duquel il assista, et le fameux escroc français Christophe Rocancourt. Son comportement borderline fit qu'il fut rejeté par le milieu cinématographique et les réalisateurs. Comme Alan Parker qui dit de lui, à cette époque, que Mickey est un « cauchemar » sur le lieu de tournage car on ne sait jamais ce qu'il va faire, il est absolument « incontrôlable », comme le jour où il a débarqué avec ses copains Hell's angels sur un plateau de tournage . De plus, ses choix artistiques douteux comme L'Orchidée sauvage ou Johnny Belle Gueule finirent par le discréditer complètement. À tel point qu'il fut désigné candidat au Razzie Awards en tant que pire acteur de l'année 1990 pour L'Orchidée sauvage et sa scène de sexe simulée, et pour La Maison des otages.

De plus, il refusa de nombreux rôles à succès comme celui d'Eliot Ness dans Les Incorruptibles, de Nick Nolte dans 48 heures, le rôle de Tom Cruise dans Rain Man, le rôle de Christophe Lambert dans Highlander et le rôle de Jack Crawford dans Le Silence des agneaux.

Se dégoûtant lui-même en tant qu'acteur, Mickey Rourke tente alors une carrière de boxeur professionnel en 1991, à l'age de 39 ans, sous le surnom el marielito. Son entraîneur est le Hell's angels Chuck Zito. Sa stratégie est de disputer seize combats pro avant de concourir pour le titre mondial. Son premier combat lui rapporte 250$. À la fin de sa deuxième année de boxe, il a gagné plus 1 000 000 $. Malgré son palmarès (huit combats dont six victoires et deux nuls), Mickey Rourke est un mauvais boxeur. Il est trop fragile et n'est pas assez bon pour envisager des combats de plus grande envergure avec des adversaires plus dangereux. Il arrête sa carrière en 1995. Il doit subir de nombreuses opérations chirurgicales du visage car il est quasiment défiguré : langue déchirée, nez cassé, pommettes écrasées... Son visage reste marqué. À la fin de sa carrière de boxeur, il sombre, ruiné et divorcé. Il entreprend alors une thérapie, qui durera 8 ans, pour se guérir de ses pulsions auto-destructrices. Il reconnait avoir entrepris une carriére de boxeur car il avait fini par se detester en tant qu'acteur. C'était une tentative d'auto-destruction et de défi de soi.

Double Team, film de karaté à destination d'un public d'adolescents reçut un certain succès. De plus, il se fit remarquer dans des rôles secondaires de qualité comme celui de L'Idéaliste de Coppola ou Buffalo '66 en 1998. Petit film intimiste qui retrace une histoire d'amour au travers d'un Vincent Gallo prit par ses démons intérieurs et incapable de communiquer ses émotions, le tout dans un univers d'Amérique profonde. Ce film, réalisé et interprété par Vincent Gallo, fut récompensé par de nombreux prix et est considéré par le magazine américain Empire comme le 36e meilleur film indépendant jamais réalisé. Il alterne ainsi avec des seconds rôles de marque mais aussi une flopée de navets au budget médiocre.

Dans les années 2000, il interprète un travesti vivant de ses charmes dans l'univers carcéral hyper oppressant américain du film Animal Factory. Dans Get Carter, il est le méchant trafiquant de drogue Cyrus Paice face à un Sylvester Stallone en usurier mafieux. Ce film, qui se base sur la présence et l'opposition de ces deux poids lourds, manque un peu sa cible. Cependant en 2001, à la suite d'un énième caprice, Mickey Rourke est renvoyé du tournage d'un petit film de série Z Luck of the Draw. Sans emploi, ruiné, il doit vendre sa collection de motos et son manoir de Los Angeles pour rembourser ses créanciers et est interné momentanément lorsque ses amis s'inquiètent de ses tendances suicidaires. Plus de 30 millions $ se sont envolés, il ne sait pas comment.

Mais le film de Robert Rodriguez en 2003 Il était une fois au Mexique fait que son personnage secondaire est le plus vu. Sa carrière connaît un renouveau.

Depuis 2005, grâce à des films comme Sin City et Domino, les premiers rôles lui sont confiés. Il redevient un acteur à succès pour l'industrie cinématographique. Ce retour en grâce est le fait de certains réalisateurs, comme Quentin Tarantino et Robert Rodriguez, qui sont attristés de ne le voir jouer que de petits seconds rôles et d'être considéré comme un has-been. Ils décident de lui donner à nouveau sa chance. De fait, Mickey ne se cantonne qu'à un type de rôle, celui d'anti-héros un peu en marge du système. Ces rôles sont comme sa marque de fabrique qui lui permettent de jouer dans de grosses productions et font son succès. De plus son travail d'acteur dans Sin City est couronné par de multiples récompenses dont un Saturn du meilleur acteur.

Avec The Wrestler de Darren Aronofsky, Rourke se retrouve être la vedette de la 65ème Mostra de Venise, le 6 septembre 2008. Le président du jury, Wim Wenders, déclare qu'il donne « une performance à briser le coeur ». Rourke n'a pas reçu le prix Volpi du meilleur acteur, juste parce que le Lion d'Or a été donné au film et que l'on ne peut attribuer les deux à la fois. Il obtient le 11 janvier 2009 le Golden globe de meilleur acteur dans un drame toujours pour The Wrestler ainsi qu'une nomination à l'oscar du meilleur acteur.

Par ailleurs, il s'essaya au travail de scénariste sous le pseudonyme Sir Eddie Cook ou Mickey Rourke, notamment pour F.T.W., Homeboy et Bullet, mais aussi trois autres scripts qui, pour l'instant, n'ont jamais été adaptés au cinéma : Killer Moon, Penance et Pain. Il doubla la voix de Jericho dans la version originale du jeu Driver 3.

Aux États-Unis, son personnage d'acteur rebelle, marginal à l'écran comme à la ville, est très diversement apprécié et vire à la polémique. Alors qu'en France, son travail est plus apprécié et moins sujet à controverse. Par ailleurs, il se dit soutenir l'action de l'IRA et déclare avoir versé toutes ses indemnités du film Francesco à l'organisation irlandaise, soit 1 500 000 $.

1991: désigné candidat pour les Razzie Awards pour le pire acteur de l'année pour: La Maison des Otages (Desperate Hours) (1990) et pour: l'Orchidée Sauvage (Wild Orchid) (1990).

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Charles Bukowski

Charles Bukowski est un auteur américain d'origine allemande de romans et de poésie, né le 16 août 1920 à Andernach en Allemagne, mort le 9 mars 1994 à Los Angeles en Californie, aux États-Unis. Il est souvent connu sous ses pseudonymes divers : Hank, Buk, Henry Chinaski, ce dernier étant celui de son alter ego dans ses nombreux romans autobiographiques.

Les trois premières années de sa vie se passent en Allemagne, avant que ses parents ne décident d'émigrer aux États-Unis (1923). Il passe dans un contexte de crise économique une enfance marquée par la violence d'un père tyran domestique, battant son fils et son épouse.

Sa mère est femme au foyer et n'a jamais été pour Bukowski que l'image de la femme soumise à l'autorité de son époux, incapable d'intervenir dans les relations conflictuelles du fils et du mari.

Fils unique, Bukowski subit très tôt la haine et la frustration paternelle face à son échec social : régulièrement battu jusqu'à sa seizième année. Son père lui interdit les relations avec les enfants du quartier, trop pauvres, qui reflètent l'image de son propre échec social.

Évitant très tôt ce contexte familial pathologique, Bukowski vit sa prime enfance comme joueur de base-ball de rue. À dix ans, le jeune Bukowski ressent ce qu'il décrit plus tard comme le premier jour de sa vie où il a le sentiment d'être écrivain : forcé d'écrire une rédaction qui serait lue devant toute la classe ( ayant été forcé par son père de ne pas assister à la visite du président Hoover ), il invente de toutes pièces les événements qu'il n'a pas pu voir et, devant le succès de son travail, découvre la puissance des mots.

Au cœur de la crise, le père de Bukowski perd son emploi de livreur de lait, mais continue de longs mois à simuler une vie normale d'honnête travailleur, incapable d'admettre son échec, sa pauvreté, et de tirer un trait sur ses velléités d'honnête homme. C'est à cette même période que Charles découvre le vin et l'ivresse, avec un ami dont le père alcoolique possède dans sa cave des tonnelets de vin (cf. Souvenirs d'un pas grand-chose). L'adolescence de Hank est marquée par un élément ressenti comme majeur, et qui va marquer sa vie future : la survenue brutale d'une acné , qui grêle son visage et son corps de pustules, affectant cruellement ses rapports avec les autres, notamment les femmes (cf. Souvenirs d'un pas grand-chose).

Le jeune Bukowski, enfant turbulent et dominateur, se forge petit à petit un personnage d'exclu, de rejeté social, seulement capable de se faire remarquer par sa laideur. Ses intérêts changent drastiquement : il découvre l'écriture, la poésie.

À cette époque également survient le dernier choc avec son père : à seize ans, Bukowski, rentré ivre d'une sortie, se fait une nouvelle fois réprimander et insulter par son père. Pour la première fois, il rend les coups : les deux hommes se battent sous les yeux de la mère de famille.

Bukowski sort vainqueur de cette confrontation, qui se révèle un catalyseur pour ses choix de vie : il décide de quitter la maison et ce père dont il a pu se venger.

Il ne quitte cependant pas la maison, obtient son certificat de fin d'étude au collège, et tente un premier pas dans le monde du travail, prenant un emploi de magasinier dans une grande surface. Bukowski se fait licencier en quelques jours.

Début 1940, il décide d'entrer à l'université, pour un cursus de journaliste.

Sa vie s'organise autour de l'alcool, de quelques amis, de l'écriture. Son père découvre un de ses manuscrits et jette son fils à la rue.

Les premières années de l'âge adulte de Bukowski cristallisent ses passions et sa personnalité : il vit d'hôtel marginal, vivotant de minuscules emplois et de femmes qu'il ramène sans efforts de ses nombreuses virées nocturnes dans les bars de son quartier. Il erre à travers les États-Unis, cherchant des chambres à proximité d'un bar. Il retourne même habiter chez ses parents, qui, abasourdis par ses activités, racontent à leurs voisins que leur fils est mort.

Bukowski continue d'écrire, entame ses premiers romans autobiographiques, où il parle d'errance, de misère, d'emplois indignes et humiliants, de femmes et d'alcool. Ses tentatives pour placer ses nouvelles dans de petites revues littéraires sont toutes des échecs, mais écrire lui est devenu nécessaire. Il se fend de quelques dollars pour acheter une machine à écrire (très vite prêtée sur gage, faute d'argent). En parallèle, il établit à la bibliothèque municipale le seul havre d'ouverture que sa vie rude peut lui offrir. Il découvre très vite une influence majeure sur sa vie et son style en la personne de John Fante, et notamment son roman Demande à la Poussière. Bukowski s'identifie immédiatement à Bandini, gosse fantasque et roublard, inspiré, excessif, christique et nietzschéen à la fois, comme lui en rupture familiale et en quête de beauté, d'émotions, de sentiments jamais assez forts. Mais, par-dessus tout, le style de Fante impressionne Bukowski : sa capacité à verbaliser les émotions, à les surinvestir et à en faire le moteur majeur de son personnage (lui aussi très autobiographique).

En quelques années, alors que sa vie amoureuse et de travailleur sont très chaotiques, il continue d'éplucher la littérature (en particulier la Beat generation, mais aussi Ernest Hemingway, Louis-Ferdinand Céline, Albert Camus, les auteurs russes, notamment Dostoïevski), découvre la musique classique (Gustav Mahler, qui ne le quittera plus jamais), continue à écrire des poèmes et des pages autobiographiques.

Sa vie est alors axée autour d'une chambre d'hôtel miteuse, d'un job alimentaire et inintéressant, où les rapports féodaux entre cadres et employés nourrissent ardemment l'écriture de Bukowski, et de la quête d'alcool et de femmes pour tout oublier. Bukowski, à 25 ans, est déjà devenu l'ivrogne obsédé sexuel, instable et chaotique. Il part pour New York. L'expérience est dure. Il rentre à Los Angeles désabusé, pense au suicide, cesse d'écrire. Cette passe dure 10 ans.

A 26 ans, il rencontre Jane Cooney Baker dans un bar. Une femme de 10 ans son aînée, ravagée par l'alcool, avec un parcours plus chaotique encore que celui de Bukowski. Il vont rester ensemble une dizaine d'années.

Il entre à 32 ans à la poste, pour quelques semaines, pense-t-il, en attendant de vivre de sa plume. Il y reste 3 ans.

Ses velléités littéraires sont alors toujours au point mort : bien qu'il arrive à publier quelques poèmes et chroniques dans des revues Beat underground, rien de substantiel ne lui permet de quitter son job de facteur. Bien au-delà de ces contingences matérielles, il continue tout de même à dépeindre l'infamie quotidienne, exploite le filon de son boulot de facteur, boit toujours plus. Il développe un ulcère, se fait interdire la boisson, et découvre à cette période les courses hippiques.

Jane, elle, continue à boire. Sa santé décline, leur relation se dégrade, ils finissent par rompre.

Il publie alors pour la première fois des poèmes dans une petite revue, dont il finit par épouser la rédactrice en chef, une texane, fille de grand propriétaire, en adoration devant le talent qu'elle devine chez Bukowski. Ils restent ensemble deux ans, avant que Bukowski la quitte, ne supportant pas ses sautes d'humeur et son tempérament. Il retourne à Los Angeles.

Il règle alors ses derniers comptes avec l'enfance. En 1958, son père meurt, quelques années après sa femme. Bukowski hérite de la maison, qu'il vend très vite. Il s'installe à Los Angeles, y recroise ses anciens compagnons de beuverie, dont Jane. Poussé par la nécessité, il réintègre les services postaux fédéraux.

Il y reste cette fois 12 ans. Cette période est aussi douloureuse que féconde : Bukowski s'astreint à garder son job et à écrire. Les petites publications se succèdent dans des revues plus ou moins obscures, et le nom de Bukowski commence à se faire connaître. Un premier recueil parait, Bukowski est invité à fréquenter des cercles littéraires, des écrivains, des éditeurs. Il déserte le milieu.

Il est publié dans The Outsider, revue plus largement distribuée, aux côtés de Allen Ginsberg, Jack Kerouac (qui vient de publier Sur la route), William Burroughs. La popularité grandissant, on lui propose des lectures dans les universités.

En 1964 naît la fille de Bukowski avec Frances Smiths, Marina. Bukowski, qui refusait toute idée de paternité , se consacre à sa fille, cherchant à lui éviter la vie de misère dont il commence à peine à se sortir.

En 1969 paraît son premier grand recueil de nouvelles et chroniques, sous le titre de Journal d'un vieux dégueulasse, courageusement publié par Lawrence Ferlinghetti, poète et éditeur Beat à San Francisco. Le recueil, tiré à 20 000 exemplaires, obtient un plus grand succès d'estime dans le milieu beat, ce qui vaut à Bukowski d'être vite assimilé à ce mouvement, ce qu'il rejette de ses dires et de ses actions. Bukowski n'a jamais connu les beats (il a tout au plus croisé Burroughs, beaucoup plus tard).

Cette publication correspond aux premières lectures publiques de ses poèmes par Bukowski, le plus souvent dans des BDE de faculté, des petits cercles littéraires, des bars. Il s'enivre avant chaque montée sur scène, ivre mort, déblatérant autant d'insultes que de poésies.

Le succès est là, Bukowski quitte la poste pour se consacrer totalement à l'écriture. Il livre alors son premier roman, Le Postier (1971), dans lequel il dépeint son quotidien d'employé des postes. Les 2 000 exemplaires s'écoulent très vite.

Il rencontre à cette période Linda King, artiste à ses heures, mère de deux enfants. Leur histoire est aussitôt excessive, parfois violente, avec alternance de ruptures, d'éclats de voix, et de coups de poings . Le vrai tournant littéraire a lieu en 1976, avec la publication d'un recueil de nouvelles Les contes de la folie ordinaire, peu autobiographique, et peu représentatif de l'œuvre globale de l'auteur.

En 1976, il rencontre Linda Lee, lors d'une lecture dans un bouge de L.A., 25 ans plus jeune que lui, qu'il finit par épouser. Cette jeune hippie, toute emprise de philosophie tibétaine, tient un restaurant macrobiotique à Los Angeles. Ils ne se quitteront plus.

Ressentant probablement un tournant dans sa vie sentimentale, Bukowski attaque la rédaction de Women publié en 1977, épais roman autobiographique, quasi-pornographique, où il écrit les chaos de sa vie avec les femmes.

Vers 60 ans Bukowski s'installe finalement avec Linda, à San Pedro, Californie. Passé de la bière au vin, il écrit plusieurs poèmes par jour. Il vit de ses droits d'auteurs et surtout de ses cachets de lectures publiques, mais ne renonce en rien à son train de vie . Le surplus d'argent est simplement redirigé vers les courses de chevaux. Sa célébrité internationale passe par l'Allemagne, et surtout la France — où trois de ses poèmes sont publiés par la revue The Star Screwer dès 1971, avant qu'il soit édité par les éditions du Sagittaire —, où sa mémorable apparition dans l'émission de Bernard Pivot Apostrophes (1978) le fait accéder immédiatement au statut d'écrivain culte : Bukowski, enivré, finit, encouragé par Bernard Pivot, par quitter le plateau, puis sort un couteau pour s'en prendre à une personne chargée de la sécurité ( l'intégrale de l'émission dans le documentaire de J. Dullaghan, Bukowski, disponible en DVD, version française sous-titrée).

Son succès en Europe devient colossal : la presse relate l'événement, Marco Ferreri adapte Les contes de la folie ordinaire au cinéma et plus tard Barbet Schroeder adapte un script de Bukowski dans Barfly avec Mickey Rourke dans le rôle de Hank Chinaski, qui sort en 1988.

Bukowski roule en BMW pour aller aux courses, épouse Linda Lee en 1985, publie ses derniers romans et poèmes.

Il meurt le 9 mars 1994 à San Pedro (Californie), d'une leucémie. On peut lire sur sa tombe l'épitaphe « DON'T TRY » (n'essaie pas).

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Angel Heart (film)

Angel Heart est un film américano-britannique réalisé par Alan Parker, sorti en 1987.

L'intrigue se déroule en 1955 et commence à New York. Harry Angel est un détective privé minable, habitué à des petites affaires selon ses propres dires. Il est contacté par Herman Winesap, avocat-conseil d'un certain Louis Cyphre, qui veut l'engager pour retrouver Johnny Favorite. Ce dernier, de son vrai nom Jonathan Liebling, est un ancien crooner disparu douze ans plus tôt, alors qu'il était en dette envers Cyphre.

Angel Heart adopte les codes du film noir : une intrigue située dans les années 1950, un détective privé de second ordre, une femme fatale, etc. Son originalité découle du thème principal (révélé progressivement) et de son coup de théâtre final. Des meurtres de plus en plus rapprochés, des images déroutantes (vues en contre-plongée, souvenirs ou rêves obsédants du personnage principal, images récurrentes de ventilateurs et d'ascenseurs) ainsi qu'une bande-son aussi étouffante que belle font glisser graduellement le film du policier vers le fantastique. Cette œuvre est portée par l'interprétation d'un Mickey Rourke qui y a trouvé un de ses meilleurs rôles. Le musicien Brownie McGhee et Charlotte Rampling jouent des rôles courts mais marquants.

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L'Année du dragon

Un vétéran du Viêt Nam, Stanley White (Mickey Rourke), est devenu flic à New York et enquête sur des assassinats et un trafic de drogue à Chinatown.

Quelles sont les convictions profondes qui motivent Stanley White (Mickey Rourke) capitaine de police qui déclare à lui tout seul la guerre à la mafia chinoise New-Yorkaise.

Polonais d’origine (il ne s’en prive pas de le rappeler à ses différents interlocuteurs) Stanley subit la fracture des cultures entre les USA défini comme sans esprit et la chine qui est prétendue comme détentrice d’un savoir supérieur par un jeune mafieux arriviste (John Lone) qui tente d’imposer des idées nouvelles de profits dans son propre clan composés de vieux chefs trop schlérosé pour évoluer.

Policier le plus décoré de New York, Stanley est coléreux, têtu et arrogant en conflit avec sa hiérarchie il devient revanchard et s’attaque en masse à cet empire asiatique déployé sur Manhattan.

L’année du dragon fut taxée de racisme à sa sortie, les chinois sont stéréotypés de manière négatives, ils s’exploitent en eux, ils sont brutaux et ne pensent qu’à tuer.

L’arrivisme démesuré de la nouvelle génération qui veut s’imposer par la force à l’intérieur de son propre empire est nuisible à l’avancée positive d’une approche nouvelle des peuples. Le chinois est décrit comme un voyou uniquement conçu pour mal se conduire, il est corrompu par le Sexe, l’opium, le racket et la violence.

Ces mentalités sont montrées comme incapables de se plier à la légalité, l’héritage de la malhonnêteté semble remonter à la nuit des temps.

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Bullet (film)

Bullet est un film américain de Julien Temple sorti en 1996.

1994, New York, Brooklyn. Butch Stein, surnommé Bullet sort de prison après avoir purgé une peine de huit ans. À sa sortie, il se retrouve immédiatement son ancien style de vie en volant un dealer portoricain. Il a 35 ans. Désœuvré et héroinomane, Il retrouve son frère Ruby artiste peintre à ses heures perdues et son complice Lester. Le père de Bullet, alcoolique et chef d'une famille juive disfonctionelle, n'est pas vraiment réjoui de le revoir. Car en plus d'avoir ce dernier et Ruby "dans ses pattes", il a un autre fils, Louis, un ancien militaire qui vit avec son chien à l'étage de la maison familiale. Ce dernier, marqué par la guerre du Viêt Nam, est un peu dérangé.

De plus, Tank, un dealer, veut régler le compte de Bullet pour l'avoir éborgné 8 ans auparavant.

Ce film, sorti en vidéo, est passé inaperçu. Pourtant, Mickey Rourke y interprète avec brio un paumé qui combat ses démons intérieurs et se réfugie dans l'héroïne pour échapper à une vie trop oppressante: un pére autoritaire et destructeur, un frére rendu à moitié fou par la guerre du Viêt Nam, un passé de taulard.

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La Maison des otages (film, 1990)

La Maison des otages est un film americain réalisé par Michael Cimino en 1990.

Michael Bosworth (Mickey Rourke), un criminel au Q.I. nettement supérieur à la moyenne, s'évade pendant son procès, juste avant la délibération des jurés, alors qu'il comparaissait pour plusieurs crimes moraux. Rejoint par son frère et un de ses amis, il décide d'investir une villa des quartiers huppés afin d'attendre son avocate qui l'a fait s'évader et qui est aussi sa maîtresse. La maison qui fait l'objet de son choix est celle de la famille Cornell. La mère (Mimi Rogers), récemment séparée de son mari (Anthony Hopkins), y vit avec ses deux enfants mais le père leur rend visite fréquemment. La prise d'otage est imminente et la terreur de la famille Cornell s'installe.

Dans ce remake du film éponyme de William Wyler avec Humphrey Bogart, Michael Cimino réalise une intrique entraînante et palpitante, notamment grâce au personnage incarné par Mickey Rourke, à la fois très calculateur et très imprévisible. La bande originale interprète avec brio les scènes délicates, en particulier celle de l'évasion qui est un chef-d'œuvre du genre. Anthony Hopkins, en mari qui cherche à se racheter, livre une interprétation majestueuse, tout comme Mickey Rourke qui offre une prestation effrayante.

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The Wrestler (film, 2008)

The Wrestler est un film américain réalisé par Darren Aronofsky avec Mickey Rourke. Le tournage a débuté en janvier 2008. Le film a été diffusé pour la première fois au Festival du film de Venise et y a remporté le Lion d'Or du meilleur film.

À la fin des années 1980, Randy «The Ram» Robinson est une véritable star du catch (lutte professionnelle). Vingt ans plus tard, il mène une existence misérable au New Jersey, où il se bat pour des sommes dérisoires et quelques rares admirateurs. Au terme d'un combat particulièrement sanglant, Randy s'effondre, victime d'un arrêt cardiaque. Son médecin est formel: pour survivre, il doit cesser la lutte. Sur les conseils de Pam, une stripteaseuse qui résiste à sa cour empressée, il reprend contact avec sa fille Stephanie, hostile à l'idée de retrouver cet homme qui l'a abandonnée en bas âge. Désabusé après que Pam lui eut fait comprendre qu'ils n'ont aucun avenir ensemble, Randy décide de remonter sur le ring, pour porter son saut de l'ange , son dernier acte de bravoure ...

La nouvelle chanson de Bruce Springsteen et d'autres de ses titres sont joués dans une version acoustique durant le film et son générique de fin.

Un certain nombre de catcheurs de la scène indépendante américaine font partie du casting dont Claudio Castagnoli, The Blue Meanie, Necro Butcher, Romeo Roselli ou encore Nigel McGuinness. R-Truth (WWE) et Jay Lethal"The Black Machismo" (TNA) sont les seuls représentants de compagnies majeures apparaissant dans le film.

The Wrestler a été écrit par Robert Siegel et développé par la maison de production de Darren Aronofsky, Protozoa Pictures. L'acteur Nicolas Cage était entré en négociation en octobre 2007 pour obtenir le rôle titre du film. Le mois suivant, Cage a quitté le projet pour des raisons inexpliquées, et Mickey Rourke l'a remplacé dans le rôle principal. La production a commencé en janvier 2008, avec des scènes tournées à New-York et à New-Jersey. Les scènes sportives ont ensuite pris place à la New Alhambra Arena de Philadelphie. Afa Anoa'i, un ancien catcheur professionnel, a entraîné Rourke pour ce rôle. La Ring of Honor et la Combat Zone Wrestling ont participé au film.

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Source : Wikipedia