Micheline Calmy-Rey

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Posté par woody 12/03/2009 @ 03:13

Tags : micheline calmy-rey, conseil fédéral, politique suisse, suisse, europe, international

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Micheline Calmy-Rey

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Micheline Calmy-Rey, née le 8 juillet 1945 à Sion, est une femme politique suisse, originaire de Chermignon. Elle est conseillère fédérale depuis 2003 (en charge des Affaires étrangères), présidente de la Confédération en 2007, membre du Parti socialiste suisse.

Elle a étudié à l'école de commerce de Saint-Maurice, a obtenu une maturité commerciale à Sion, puis une Licence ès sciences politiques à l'Institut de hautes études internationales de l'Université de Genève. Elle a été à la tête d'une entreprise de diffusion de livres jusqu'en 1997.

Membre du parti socialiste, elle préside sa section genevoise à deux reprises en 1986-1990 et 1993-1997. Élue députée au Grand Conseil dès 1981, elle préside cette assemblée en 1992-1993.

En mars de cette même année, elle obtient lors du congrès du parti cantonal, la destitution du conseiller d'État Christian Grobet. Cette victoire politique lui permet de se lancer dans la course au Conseil d’Etat et lui vaut le surnom peu flatteur de Cruella.

Élue membre du Conseil d'État aux côtés de son collègue Laurent Moutinot en 1997, elle est chargée du département des finances jusqu'en 2002. Elle préside également le Conseil d'État en 2001-2002.

Son bilan de conseillère d’État est généralement considéré comme positif : maîtrise de la croissance de la dette, réforme de la comptabilité financière intégrée, amélioration des systèmes d’information du Département des finances, réorganisation de la centrale d’achats, toutes réformes qui portent leurs fruits aujourd’hui encore. Elle s’est de même engagée de manière décisive pour le sauvetage de la Banque cantonale de Genève (BCGe).

Mais des voix remettent en cause ce bilan en arguant du fait que son dernier budget, alors qu’il prévoyait un bénéfice de 87 millions de francs suisses, s’est soldé au terme de l’exercice 2003 par un déficit de plus de 500 millions, soit une «erreur d’estimation» de près de 600 millions. Certains de ses adversaires politiques affirment même que ces chiffres auraient été sciemment cachés en vue de ne pas altérer ses chances d’élection au Conseil fédéral.

Le 4 décembre 2002, après avoir été désignée candidate de son parti aux côtés de la fribourgeoise Ruth Lüthi, elle est élue au 6e tour de scrutin par 131 voix contre 68 à Mme Lüthi. Elle dirige le département fédéral des affaires étrangères. Entre le 1e janvier 2004 (non-rélection de Ruth Metzler-Arnold) et le 14 juin 2006 ( élection de Doris Leuthard), elle est la seule femme sur les sept membres du gouvernement suisse.

Elle a conclu les accords bilatéraux II avec l'Union européenne. Elle soutient l'Initiative de Genève pour une solution aux problèmes du Proche-Orient.

En 2006, elle devient vice-présidente de la Confédération, le président étant son collègue de parti Moritz Leuenberger. Une discrimination sexuelle lui a été beaucoup reprochée et a entraîné de vives protestations, six candidats masculins sélectionnés par la Commission d’admission ayant été écartés par la conseillère sous prétexte que la parité homme-femme n'était pas respectée. Toutefois, les candidats recalés ont été exceptionnellement autorisés à repasser les examens à la fin 2006 - normalement, un candidat n'a le droit de ne passer qu'une seule fois le Concours diplomatique.

Le 13 décembre 2006, elle est élue présidente de la Confédération, pour 2007, par 147 voix sur 215 (192 bulletins valables) et devient ainsi la seconde femme à occuper la présidence de la Confédération après Ruth Dreifuss, également de Genève, en 1999.

En mars 2008 elle déclenche une polémique en apparaissant couverte du voile islamique au côté de Mahmoud Ahmadinejad à l'occasion de la signature d'un contrat de livraison de gaz à destination de l'Italie.

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Conseil fédéral (Suisse)

Composition du Conseil fédéral en 2009 de gauche à droite: Ueli Maurer, Micheline Calmy-Rey, Moritz Leuenberger, le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz, Doris Leuthard, Pascal Couchepin, Eveline Widmer-Schlumpf, et la chancelière fédérale Corina Casanova

Le Conseil fédéral est l'organe exécutif de la Confédération suisse. Il est formé de sept membres, élus ou réélus — le même jour mais l'un après l'autre — pour un mandat de quatre ans renouvelable par l'Assemblée fédérale. Traditionnellement, un conseiller fédéral est réélu jusqu'à sa démission et les cas de non réélections sont extrêmement rares (quatre entre 1848 et 2007).

Chacun des membres du Conseil est responsable de l'un des sept départements de l'administration fédérale mais le conseil lui-même fonctionne selon le principe de la collégialité,,. Le président de la Confédération est élu en son sein par l'Assemblée fédérale pour un an. Celui-ci est un primus inter pares avec un simple rôle de représentation et l'élection se fait traditionnellement par tournus d'ancienneté entre les membres.

Le Conseil fédéral est créé par la constitution fédérale de 1848 en tant qu'organe exécutif du nouvel État fédéral ; le premier Conseil est élu le 16 novembre par la nouvelle Assemblée fédérale pour une durée de trois ans. Le fonctionnement du Conseil et de l'administration s'inspire de plusieurs modèles, qu'ils soient locaux — l'organisation de certaines villes et cantons suisses ou le Directoire de la République helvétique, en particulier pour l'idée de collégialité — ou étrangers comme les États-Unis pour l'organisation générale de l'administration, à l'exception du système présidentiel. Pendant les premières années, le fonctionnement du Conseil est basé très fortement sur la collégialité ; même si chaque conseiller est déjà à la tête de son département, les tâches sont encore suffisamment simples pour permettre ce système. En 1874, la révision de la constitution entraîne un alourdissement des tâches du Conseil et force dans les faits les conseillers à se concentrer plus spécifiquement sur leur département, la collégialité restant de mise pour les décisions prises en commun.

En 1931, l'augmentation de la durée du mandat du Conseil fédéral et de l'Assemblée fédérale de trois à quatre ans est acceptée en votation populaire. En 1959, le départ simultané de quatre conseillers fédéraux ouvre la voie à une redistribution des sièges au Conseil ; ce sera l'introduction de la formule magique, règle non-écrite qui attribue les sièges aux partis politiques en fonction de leur force à l'Assemblée fédérale.

Lors des discussions concernant la révision de la constitution en 1999, l'idée d'abroger la clause des cantons, qui limite les cantons à un seul représentant au Conseil fédéral est jugée trop controversée et reportée à une votation séparée ; finalement, le peuple et les cantons acceptent son abrogation en février 1999.

Entre 1848 et 2008, le Conseil fédéral a été une institution extrêmement stable, et il a toujours fonctionné selon les principes définis dans la constitution de 1848, les changements apportés au système dans l'intervalle ayant été mineurs. Cette stabilité est aussi observable au point de vue de la composition, le Conseil n'ayant jamais été renouvelé intégralement, garantissant ainsi une continuité sur le long terme. Néanmoins, de nombreuses propositions de changements ont été faites au cours des années, le plus souvent sans succès. Une idée qui revient régulièrement est l'élection du Conseil fédéral directement par le peuple, plutôt que par l'Assemblée fédérale ; le Parti socialiste a déposé deux initiatives allant dans ce sens mais celles-ci furent rejetées en votation les 4 novembre 1900 et 25 janvier 1942,. Dans les années 1990 et 2000, cette idée est revenue dans le débat public sous l'impulsion de l'Union démocratique du centre.

En 1996, le Conseil fédéral propose un projet concernant l'organisation du gouvernement qui aurait introduit des secrétaires d'État supplémentaires pour décharger les conseillers fédéraux. Suite à un référendum, le peuple rejette ce projet la même année, l'un des arguments avancés étant le coût induit par de nouveaux hauts-fonctionnaires. En août 2008, le Parti socialiste, par la voix de son président Christian Levrat, propose l'introduction d'une procédure de destitution du Conseil fédéral, une idée qui a été accueillie froidement par les autres partis.

L'élection du Conseil fédéral a lieu tous les quatre ans, au mois de décembre, juste après le renouvellement intégral de l'Assemblée fédérale ou après l'annonce d'une démission ou le décès d'un conseiller en poste. Tout citoyen ou citoyenne suisse éligible au Conseil national peut être élu et il n'y a pas besoin de se déclarer candidat préalablement. L'Assemblée fédérale vote à bulletins secrets sur plusieurs tours ; n'importe quel candidat peut recevoir des voix lors des deux premiers tours ; si aucun d'entre eux n'obtient la majorité absolue, celui qui a obtenu le plus petit nombre de voix est retiré de la liste pour les tours suivants, jusqu'à l'élection du vainqueur.

Si certaines élections se déroulent sans surprise, comme l'élection au premier tour de la démocrate-chrétienne Doris Leuthard, unique candidate officielle en 2006, d'autres font l'objet de longues discussions et marchandages entre différents partis, en particulier pendant la nuit précédent l'élection, souvent surnommée « nuit des longs couteaux » ; l'issue est souvent incertaine jusqu'au dernier moment et les coups de théâtre ne sont pas rares.

Avant l'élection, le parti qui revendique le siège vacant selon la « formule magique » propose généralement un candidat officiel mais il arrive fréquemment que ces candidatures ne soient pas acceptées par l'Assemblée fédérale, le cas le plus spectaculaire remontant à 1973 où trois candidats officiels sont écartés, les autres partis cherchant alors un candidat leur convenant mieux, comme ce fut le cas par exemple avec les non élections des socialistes Lilian Uchtenhagen en 1983 et Christiane Brunner en 1993. Pour prévenir un tel désaveu, les partis ont tendance à présenter plusieurs candidats, offrant ainsi un choix minimum aux parlementaires. La première double candidature fut celle des démocrates du centre Leon Schlumpf et Werner Martignoni en 1979, suivie de nombreux autres « tickets », parfois masculin-féminin (Pascal Couchepin et Christiane Langenberger en 1998) ou uniquement féminin (Ruth Metzler-Arnold et Rita Roos en 1999, Micheline Calmy-Rey et Ruth Lüthi en 2002).

Le phénomène des candidatures multiples a pour effet d'augmenter le nombre de tours de scrutins. Alors qu'entre 1962 et 1987, les élus le sont au premier tour, seuls Kaspar Villiger et Doris Leuthard sont désignés dans ces conditions au cours des vingt dernières années. Adolf Ogi, Hans-Rudolf Merz et Eveline Widmer-Schlumpf sont désignés au deuxième tour, Ruth Dreifuss et Christoph Blocher au quatrième tour, Moritz Leuenberger, Pascal Couchepin et Micheline Calmy-Rey au cinquième tour et Joseph Deiss ainsi que Samuel Schmid au sixième tour.

Une fois qu'un conseiller fédéral a été élu pour un mandat de quatre ans, la loi ne prévoit aucune possibilité de lui retirer sa charge, que ce soit par le peuple, l'Assemblée fédérale (par exemple sous la forme d'une motion de censure) ou la justice. En septembre 2008, l'Assemblée fédérale ajoute à la loi une procédure permettant de reconnaître l'incapacité d'un Conseiller fédéral ou du Chancellier, par exemple pour raisons de santé, et éviter qu'il lui soit impossible de remplir sa fonction trop longtemps.

La loi ne fixe que peu de critères sur la représentativité des membres du Conseil. Jusqu'en 1999, un canton ne pouvait avoir qu'un seul représentant au Conseil fédéral mais, devant la difficulté de l'application de cette règle, elle fut modifiée pour une règle plus générale indiquant que les différentes régions et communautés linguistiques devaient être équitablement représentées.

Au delà de ce critère légal, toute une série de règles non écrites ont de l'importance au moment d'élire un nouveau conseiller fédéral et le choix des candidats dépend de leur parti, langue et canton d'origine, de la parité homme-femme, rendant certaines fois difficile le choix d'un candidat idéal.

L'origine géographique cantonale et linguistique des candidats joue un rôle déterminant, bien que non précisément défini. Le Conseil fédéral ne doit pas seulement être représentatif des forces politiques en présence mais également des minorités linguistiques ou culturelles : Suisse romande (minorité francophone), Tessin (minorité italophone) mais aussi Suisse orientale (en dehors des grands centres urbains comme Zurich), Suisse centrale, etc. ainsi que, officieusement, des deux religions majoritaires (catholiques et protestants). Ce rééquilibrage des ensembles linguistiques en présence est d'ailleurs l'une des principales justifications de l'élection du Conseil fédéral par l'Assemblée fédérale : en cas d'élection par le peuple sans clause régionale, la majorité alémanique serait en mesure d'élire la totalité des conseillers fédéraux.

Jusqu'en 1999, la constitution interdit l'élection de plus d'un conseiller fédéral par canton. Le lieu d'origine puis le lieu de domicile sont les critères déterminants. Cette règle sera contournée par les déménagements « administratifs » de dernière minute de plusieurs candidats tels que Ruth Dreifuss ou Gilles Petitpierre,. Devant les difficultés d'application, ce critère est supprimé lors de la votation du 7 février 1999. Il est ainsi possible d'élire deux membres d'un même canton (par exemple les Zurichois Moritz Leuenberger et Christoph Blocher entre 2003 et 2007), la constitution ne prévoyant que « les diverses régions et les communautés linguistiques doivent être équitablement représentées au Conseil fédéral ».

Longtemps absentes du Conseil fédéral car privées du droit de vote et d'éligibilité au niveau fédéral jusqu'en 1971, les femmes prennent progressivement dès 1984 une place de plus en plus importante au Conseil fédéral : d'une en 1984 à deux en 1999, elles sont finalement trois depuis le 1er janvier 2008, atteignant ainsi la parité hommes-femmes effective si l'on tient compte de la chancelière de la Confédération, fonction tenue par une femme depuis 2000, qui prend part aux réunions hebdomadaires du Conseil fédéral.

La première candidate officielle sera Lilian Uchtenhagen, l'une des premières femmes élues au Conseil national en 1971, présentée par le Parti socialiste pour le remplacement de Willi Ritschard en 1983. Toutefois, les radicaux, refusant de se faire imposer la première femme au Conseil fédéral, feront élire le socialiste Otto Stich à sa place le 7 décembre 1983.

Dans la foulée, suite à la démission inattendue de Rudolf Friedrich pour raisons de santé, les radicaux font élire Elisabeth Kopp le 2 octobre 1984, faisant d'elle la première femme élue au Conseil fédéral. En décembre 1988, quelques jours après son élection à la vice-présidence, une controverse éclate au sujet d'informations qu'elle aurait transmises à son mari Hans Kopp au sujet de problèmes d'une société dont il est administrateur. Elle démissionne le 12 décembre, tout d'abord pour fin février 1989, puis avec effet immédiat le 12 janvier 1989.

Depuis les années 1990, la question de la parité homme-femme au Conseil fédéral revient sur le devant de la scène à chaque élection de l'un de ses membres. En janvier 1993, à la suite du retrait de René Felber, le Parti socialiste désigne la Genevoise Christiane Brunner comme candidate unique ; le 3 mars, l'Assemblée fédérale lui préfère cependant le Neuchâtelois Francis Matthey, répétant le scénario qui s'était déroulé dix ans plus tôt. Après une semaine, Francis Matthey refuse son élection, cas unique au XXe siècle, et les socialistes présentent alors une double candidature formée de Christiane Brunner et Ruth Dreifuss ; le 10 mars, Ruth Dreifuss est élue au troisième tour de scrutin après le retrait de Christiane Brunner. En 1999, Ruth Dreifuss devient la première femme présidente de la Confédération.

Durant cette année présidentielle, une deuxième femme, la démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold est élue mais sa non réélection et la non élection de Christine Beerli en 2003 soulèvent un tollé au sein des milieux féministes. Ruth Dreifuss est remplacée par Micheline Calmy-Rey en 2003 et, le 1er août 2006, Doris Leuthard est élue au premier tour en remplacement de Joseph Deiss. Dès le 1er janvier 2008, une troisième femme siège au Conseil fédéral avec l'arrivée d'Eveline Widmer-Schlumpf en remplacement du conseiller sortant Christophe Blocher, non réélu.

L'idée de la « formule magique », introduite le 17 décembre 1959 — deux socialistes, deux radicaux, deux démocrates-chrétiens et un démocrate du centre — implique tout à la fois une certaine idée de représentation proportionnelle des principaux groupes parlementaires au gouvernement et un accord sur les questions essentielles.

Le Conseil fédéral élu en 1848 n'était composé que de radicaux, conséquence de la majorité radicale à l'Assemblée fédérale ; au sortir de la Guerre du Sonderbund, ceux-ci n'étaient pas enclins à accepter de conservateurs (issus de l'actuel Parti démocrate-chrétien) au sein du Conseil. En 1891, la démission surprise d'Emil Welti, en raison du refus par le peuple de l'achat par la Confédération des grandes lignes nationales de chemin de fer, pousse l'Assemblée fédérale à élire un candidat de compromis, le conservateur Joseph Zemp. En 1919, le scrutin proportionnel est introduit au Conseil national et le démocrate-chrétien Jean-Marie Musy est élu au Conseil. En 1929, les socialistes présentent leur première candidature mais c'est l'agrarien (actuelle Union démocratique du centre) Rudolf Minger qui est élu ; le premier socialiste sera Ernst Nobs, élu en 1943 après le succès de ce parti, devenu le premier parti du pays aux élections fédérales ; cette présence sera toutefois de courte durée puisque son successeur, Max Weber, démissionne en 1953 suite au rejet par le peuple de son projet de réforme de la fiscalité, renvoyant les socialistes dans l'opposition, et laissant leur siège au radical Hans Streuli.

En 1959, quatre conseillers fédéraux se retirent, laissant la porte ouverte à une réorganisation de la composition du Conseil. À l'instigation de Martin Rosenberg, secrétaire général du Parti conservateur-chrétien social, les sièges sont attribués en fonction de la force électorale des partis, soit deux pour les radicaux (65 parlementaires élus), les conservateurs (64 élus) et les socialistes (53 élus) et un pour les démocrates du centre (27 élus). C'est la naissance de la « formule magique »,.

Périodiquement, à l'occasion de crises politiques, la formule magique est remise en question, en particulier par une partie du Parti socialiste qui menace alors de quitter le gouvernement. D'autres propositions d'aménagement se font jour pour combattre les ruptures de collégialité toujours plus nombreuses : engagement des candidats sur un programme politique minimum, élection groupée des sept conseillers fédéraux et non plus l'un après l'autre, etc. Au vu de l'augmentation des tâches du Conseil fédéral, certains proposent également une augmentation du nombre de conseillers fédéraux.

Le Conseil fédéral se réunit en séance ordinaire une fois par semaine, le mercredi matin, et les séances sont présidées par le président de la Confédération. Les objets soumis à discussion (2 000 à 2 500 par année au total) sont préparés par les divers départements ou par la chancellerie ; les décisions sont ensuite prises si possible par consensus, sans vote ; dans tous les cas, le détail des discussions et des votes est confidentiel. En vertu du principe de collégialité, les décisions prises par le Conseil sont ensuite défendues par tous les membres, quel que soit leur avis personnel sur le sujet.

La chancellerie de la Confédération, définie comme l'« état-major » du Conseil fédéral, est « chargée de coordonner les activités de ce dernier et fait office de centre de service du président de la Confédération ». Parmi ses nombreuses responsabilités figurent la publication des documents officiels tels que la Feuille fédérale ou les recueils de lois, ainsi que des travaux de traduction de l'administration fédérale.

Elle a à sa tête le chancelier de la Confédération, fonction créée par l'Acte de médiation en 1803, qui précède dans le temps celle de conseiller fédéral et qui est, jusqu'en 1848, la seule permanente de la Confédération. Le chancelier, officiellement comparé à un conseiller fédéral dans son rôle de direction de la chancellerie et souvent cité comme le « huitième conseiller fédéral », participe aux séances du Conseil fédéral, avec voix consultative uniquement, et pose sur la photo officielle annuelle du Conseil fédéral.

L'actuelle chancelière de la Confédération est la démocrate-chrétienne Corina Casanova depuis le 1er janvier 2008 ; elle est assistée de deux vice-chanceliers, respectivement Oswald Sigg, qui dirige le secteur « Information et communication » et Thomas Helbling qui dirige le secteur « Conseil fédéral ». Elle remplaça Annemarie Huber-Hotz qui devint en 2000 la première femme à occuper cette fonction.

Le Conseil fédéral est l'« autorité directoriale et exécutive suprême de la Confédération ». Sur le plan intérieur, il dirige les affaires qui sont hors des domaines de compétence des cantons, tels que la défense, et établit le budget et le compte d'État fédéraux. Sur le plan international, il décide de la politique étrangère et représente la Suisse à l'étranger. Du point de vue législatif, il s'occupe des avant-projets de lois fédérales, procédures de consultations et autres activités faisant partie de la phase préliminaire de la procédure législative ; il rédige ensuite les projets de loi et d'arrêtés fédéraux qu'il soumet à l'Assemblée fédérale. Dans le cadre de son activité exécutive, il édicte les ordonnances nécessaires et veille à l'application du droit.

Le système gouvernemental suisse est un cas hybride car combinant un système présidentiel et un système parlementaire selon Arend Lijphart alors que, pour Philippe Lauvaux et Thomas Fleiner-Gerster, il constitue un type à part : le système directorial. En effet, l'article 174 de la constitution suisse s'inspire fortement de l'article 132 de la constitution française du 22 août 1795. La collégialité du gouvernement, en l'absence de premier ministre ou de président, supprime les problèmes de hiérarchie entre chef de l'État et chef du gouvernement ainsi que celui de la concentration du pouvoir aux mains d'un seul homme. Les membres du gouvernement ont donc la double tâche de participer à l'élaboration des décisions du collège et de diriger leur propre département. Le Conseil fédéral « exerce, en tant que collège, la fonction de chef d'État, celle de cabinet, de premier ministre et de dernière instance jugeant les recours administratifs », renforçant ainsi la fusion des pouvoirs exécutifs et son poids dans le système politique suisse.

Ce poids est renforcé par son indépendance vis-à-vis de l'Assemblée fédérale car il ne peut être dissous ou voir l'un de ses membres destitués en cours de législature, si bien que la stabilité gouvernementale est importante, peu de conseillers fédéraux ayant démissionné pour des raisons politiques ou n'ayant pas été réélus au terme d'une législature. De plus, le fait que l'Assemblée fédérale élise un à un les membres du Conseil conduit à une continuité accrue dans le temps : jamais le Conseil fédéral n'a été renouvelé dans sa totalité depuis 1848. Par ailleurs, il n'existe aucun véritable contrôle de ses activités en raison du manque de ressources de l'Assemblée fédérale qui lui délègue beaucoup de ses compétences législatives. Enfin, il n'existe pas de juridiction constitutionnelle, le Tribunal fédéral n'ayant pas pour compétence de contrôler les lois fédérales. En l'absence de contrôle externe, le contrôle des activités du Conseil est essentiellement intra-organique de par le fait que ses décisions sont prises sur une base collégiale, la plupart étant prises sur la base de dossiers préparés par différents départements, illustrant ainsi un consensus au sein de l'administration fédérale. Toutefois, Raimund Germann avance que « chaque conseiller fédéral accorde la priorité à son rôle de chef de département, donc au travail pour lequel il récoltera éloges ou critique de la part des médias et du Parlement ».

Le système gouvernemental suisse est basé sur le « système de concordance » ou « démocratie proportionnelle » qui caractérise le style politique national au travers de la composition proportionnelle des organes de l'État, de l'intégration des forces politiques, du rejet des conflits et de la recherche de solutions négociées aux problèmes. Les politologues l'attribuent généralement à l'impact du référendum et de l'initiative populaire, du bicamérisme intégral, du fédéralisme et du système électoral qui contraignent les acteurs politiques à coopter le maximum de forces politiques pour réduire au minimum le risque d'échecs de leurs projets devant le peuple. Certains y ajoutent également les différences culturelles qui poussent à assurer une représentation la plus large possible des minorités. L'homogénéité gouvernementale est tout de même assurée par le mode d'élection des ministres, qui ne peuvent s'appuyer sur les voix de leur seul parti et doivent donc s'en distancer pour espérer rassembler des majorités sur leurs projets, et sur la position minoritaire du Parti socialiste et ce en l'absence d'un véritable programme politique commun qui est remplacé par des « lignes directrices » pour la période d'une législature.

La concordance est l'aboutissement d'une histoire caractérisée par le passage d'un cabinet radical à un cabinet rassemblant les principaux partis suisses. En effet, l'intégration des catholiques conservateurs en 1891 avait été le résultat d'une série de référendums perdus pour le gouvernement radical (15 sur 20 en l'espace de vingt ans). L'intégration des socialistes fut en revanche plus lente : ils se montrèrent ouverts à une participation qu'en 1929 et adoptèrent dans les années 1930 une position plus conciliante en matière économique et de défense nationale. Toutefois, l'échec de la candidature d'Emil Klöti en 1938 conduisit à une initiative avortée pour l'élection du gouvernement par le peuple en 1942 puis à l'élection d'Ernst Nobs le 15 décembre 1943. Le parti se retira toutefois entre 1953 et 1959 à la suite de l'échec référendaire de son ministre. Après la non réélection du ministre UDC Christoph Blocher en 2007, les scissions occasionnées au sein du parti conduisent au changements d'étiquettes des deux ministres UDC Eveline Widmer-Schlumpf et Samuel Schmid, conduisant à un départ formel de l'UDC du gouvernement après une présence de presque 80 ans. Ce hiatus ne durera qu’une année quand l’UDC rejoignit le gouvernement le premier janvier 2009 à la suite de l’élection de Ueli Maurer comme successeur à Samuel Schmid.

Malgré les importants pouvoirs dont il dispose le Conseil fédéral n'est pas tout puissant car la Suisse fonctionne selon la dogmatique allemande en matière de juridiction administrative : tout acte doit être fondé sur une base légale, excluant ainsi le gouvernement par décrets sauf dans des cas très limités et encadrés par le système de démocratie directe. De façon plus général, le système de votations limite grandement sa marge de manœuvre — par son caractère imprévisible — alors que sa voix n'est qu'une parmi toutes celles qui s'expriment durant les campagnes.

De plus, la dilution de la responsabilité au sein du collège au travers de la collégialité et l'hétérogénéité de ses membres participent à l'affaiblissement de son pouvoir réel — phénomène qui tend toutefois à être contrebalancé par la tendance des médias à personnaliser les décisions prises sur le principal ministre concerné — tout comme le cumul des pouvoirs exécutifs et les nombreuses tâches représentatives — auprès des commissions parlementaires, du plénum de l'Assemblée fédérale, des médias ou des sommets internationaux — limitent obligatoirement l'activité des conseillers fédéraux et l'usage du potentiel de pouvoirs à leur disposition. L'administration fédérale bénéficie en conséquence de cette dilution du pouvoir.

En comparaison avec les ministres de nombreux autres pays, les conseillers fédéraux vivent une vie similaire à celle des autres citoyens ; la plupart du temps, ils ne bénéficient pas de gardes du corps, ni de mesures de sécurité particulières, et certains d'entre eux se déplacent en transports publics.

Les conseillers fédéraux reçoivent un salaire d'environ 400 000 francs par année. Les conseillers qui quittent leurs fonctions après au moins quatre ans d'activités reçoivent une retraite équivalente à la moitié du salaire d'un conseiller en fonction. Après leur retrait, presque tous les conseillers fédéraux quittent la politique, à l'exception notable de Max Weber, qui fut réélu au Conseil national après son départ de l'exécutif fédéral. Aucun d'entre eux n'a écrit non plus de mémoires politiques sur son activité au Conseil, à l'exception de Ruth Metzler.

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Parti socialiste suisse

logo du parti socialiste suisse

Le Parti socialiste suisse (PSS), en allemand Sozialdemokratische Partei der Schweiz (SPS), en italien Partito socialista svizzero (PSS) et en romanche Partida socialdemocrata da la Svizra (PSS), est un parti politique suisse de gauche, fondé le 21 octobre 1888, membre de l'Internationale socialiste et membre associé du Parti socialiste européen.

Il est l'un des quatre partis intégrés au Conseil fédéral où il compte deux membres depuis l'introduction de la formule magique en 1959. Il permet notamment l'introduction en Suisse des assurances sociales obligatoires et continue d'en faire une de ses préoccupations premières.

Aux élections fédérales du 19 octobre 2003, le parti remporte 23,3% des voix, améliorant son score de 1999 (22,5%). Le Parti socialiste est ainsi le deuxième parti de Suisse, sur le plan fédéral, derrière l'Union Démocratique du centre (UDC), qui avait emporté 26,6 % des suffrages aux élections fédérales de 2003. Le PSS obtient 52 des 200 sièges du Conseil national (dont 46% de femmes) et 9 des 46 sièges du Conseil des États (dont 44% de femmes). Le groupe parlementaire socialiste est ainsi le deuxième deuxième groupe de l'Assemblée fédérale, avec 61 élus, derrière l'UDC, qui en compte 63. Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger est en charge de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication et Micheline Calmy-Rey des affaires étrangères.

Au niveau cantonal, le PSS occupe en 2007 562 sièges dans les différents parlements cantonaux (2e parti politique derrière le Parti démocrate-chrétien) et 33 mandats dans les différents gouvernements cantonaux (3e parti politique derrière le Parti démocrate-chrétien et le Parti radical-démocratique).

La naissance du socialisme en Suisse s'insère dans le mouvement socialiste européen du XIXe et début du XXe siècle.

Les idées socialistes sont apparues en Suisse vers les années 1830 lorsque des groupes d'ouvriers allemands s'y réunissaient afin de discuter de questions sociales et politiques. En 1838, une trentaine d'ouvriers, employés de commerce et étudiants fondèrent la Société du Grütli à Genève. En 1864, Jean-Philippe Becker constitua une section Suisse de l'Internationale socialiste fraîchement fondée à Londres. En 1870, le "parti socialiste suisse" lui-même fut fondé à Zurich avec le soutien de la société du Grütli.

A la différence des autres partis, qui avaient commencé par se constituer sur le plan cantonal avant de devenir des grands partis nationaux, le parti socialiste se forma immédiatement au-dessus des frontières cantonales, organisant dans les différents cantons des sections dépendant du comité central. (Jean-Charles Biaudet) A l'inverse des autres mouvements politiques suisses, le mouvement politique socialiste s'est développé du haut, de la sphère internationale, vers le bas, les cantons.

Le premier congrès ouvrier suisse réunissant notamment le parti socialiste, la société du Grütli, les syndicats fut tenu à Olten en 1873. Il en sortit une association d'ouvriers qui se transformera plus tard en Union syndicale suisse. Le nombre des adhérents ne cessait de croître dans un mouvement adhérant très nettement à la lutte des classes et au marxisme, chapeauté politiquement par le parti socialiste. En 1874, le parti socialiste demandait la révision de la Constitutions de 1848. Entre 1890, date de son entrée au Conseil national, et 1914, le parti socialiste put accroître sa députation à 17 parlementaires fédéraux.

Malgré l'échec de la grève générale, celle-ci conduisit au renouvellement anticipé du Conseil national en 1919 sur la base du système proportionnel qui venait ainsi remplacer le système majoritaire prévalant jusqu'alors. Ce changement de régime permit au parti socialiste de prendre 41 mandats.

Toutefois, les meneurs de la grève générale, 3500 personnes, en particulier les dirigeants du comité d'Olten, seront jugés et 147 d'entre eux seront condamnés. Robert Grimm verra sont immunité parlementaire levée et sera condamné à 6 mois de prison, période pendant laquelle il écrira son ouvrage "Histoire de la Suisse en termes de lutte des classes". L'épisode de la grève générale servira pendant des décennies à diaboliser la gauche suisse. L'histoire revisitée dans la foulée de 1968 permettra l'avènement d'un oeil bienveillant sur ces évènements de 1918 qui constituent le plus grand évènement social de l'histoire de la Suisse.

Alors que le parti radical perdait une partie de ses adhérents touchés par la cherté de la vie au parti socialiste, la montée en force du parti socialiste ainsi que les tentatives des radicaux de reprendre à leur compte une partie des préoccupation de son électorat susceptible de partir vers les socialistes vit l'émergence d'une nouvelle force politique sur l'aile droite des radicaux, le parti des paysans, artisans et bourgeois ou parti agrarien qui devint par la suite l'Union démocratique du centre (UDC), trouvant son origine dans les associations professionnelles paysannes (1897), constituées en 1918 en parti politique entrant avec 30 députés au Conseil national. Depuis ce jour, l'UDC fut l'adversaire constant des socialistes.

En 1920, suite à l'échec de la révolution suisse, le parti socialiste refusa d'adhérer à la IIIe Internationale, ce qui entraîna la scission du parti avec son aile gauche qui alla former le parti communiste en 1921. Le parti socialiste abandonna l'idée de la révolution violente et se prononça pour la voie légale pour poursuivre ses buts marxistes, c'est-à-dire la substitution de la propriété privée par la propriété collective, la nationalisation des grandes entreprises et des banques et la socialisation de tous les moyens de production. Le parti communiste nouvellement créé, poursuivant les mêmes objectifs marxistes que le parti socialiste, conserva le principe de la révolution et de la dictature du prolétariat afin de les atteindre.

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Président de la Confédération suisse

Armoiries de la Suisse

Cet article fait partie de la série sur la politique de la Suisse, sous-série sur la politique.

Le Président de la Confédération suisse est élu pour un an par l'Assemblée fédérale (réunion du Conseil national et du Conseil des États) le 2e mercredi de la session d'hiver. Il dirige les séances du Conseil fédéral qui compte 7 membres et tranche les votes en cas d'égalité des voix. Il est un primus inter pares et n'a pas d'autorité sur ses collègues qui sont ses égaux.

Le président exerce des fonctions représentatives (réception des lettres de créance des ambassadeurs, accueil des chefs d'État en visite), prononce des allocutions le 1er janvier (vœux du nouvel an), le 5 mai (journée de l'Europe) et le 1er août (fête nationale), inaugure des manifestations (foire d'échantillons de Bâle, salon international de l'automobile de Genève, foire agricole de Saint-Gall, Comptoir suisse de Lausanne).

En 2009, le président de la Confédération helvétique est Hans-Rudolf Merz.

La coutume pour l'accession à la présidence tient compte de l'ancienneté et implique que le nouveau président ait siégé sous la présidence des collègues élus avant lui au gouvernement. À moins d'un départ, la présidence pour 2009 devrait être attribuée à Hans-Rudolf Merz.

Les règles concernant le président de la Confédération figurent dans la constitution (art. 176) et dans la loi sur l'organisation du gouvernement et de l'administration (art. 25 à 29).

Le vice-président du Conseil fédéral est le suppléant du président de la Confédération. Il assume toutes les obligations du président en cas d'empêchement de celui-ci et le remplace généralement comme président l'année suivante.

Jusqu'à ce jour, seules, deux femmes ont été présidentes de la Confédération (Ruth Dreifuss en 1999 et, Micheline Calmy-Rey en 2007) alors qu'Elisabeth Kopp et Ruth Metzler-Arnold n'ont été que vice-présidentes du Conseil fédéral.

Le président de la Confédération ne peut être considéré comme un véritable chef d'État étant donné que c'est l'ensemble du gouvernement qui exerce les prérogatives attachées à cette fonction.

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Département fédéral des affaires étrangères

Armoiries de la Suisse

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Le Département fédéral des Affaires étrangères (Eidgenössisches Departement für auswärtige Angelegenheiten en allemand, Dipartimeno federale degli Affari esteri en italien, abrégé DFAE en français) est en Suisse l'un des sept départements du Conseil fédéral (pouvoir exécutif). Depuis 2003, la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey est le chef du DFAE.

Le secrétariat général (SG-DFAE) est un organisme de logistique et de gestion qui fait le lien entre le conseiller fédéral et les différents offices gérés par le département.

Le département des affaires étrangères s'occupe des liens entre la Suisse et le reste du monde ainsi que des intérêts de la Suisse à l'étranger . La coopération, l'économie, la participation et les contacts avec les entités et organismes internationaux (ONU, OSCE, Conseil de l'Europe, etc.) sont du ressort du DFAE.

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Source : Wikipedia