Michel Denisot

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Posté par marvin 27/02/2009 @ 04:37

Tags : michel denisot, animateurs tv, télévision, culture

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Michel Denisot

Michel Denisot est un journaliste, producteur animateur de télévision et dirigeant de télévision et de clubs de football, né le 16 avril 1945.

Il naît le 16 avril 1945 à Buzançais à 20 km à l'ouest de Châteauroux dans l'Indre. Son père décède alors qu'il n'a que 5 ans. Il est fils unique. Il n'a jamais passé son baccalauréat.

À l'âge de 15 ans, il débute sa carrière de journaliste en tant que correspondant pigiste du journal local à Châteauroux, puis à partir de 1968, pigiste à la station régionale de l'ORTF de Limoges.

En 1972, il quitte le Berry et rejoint la première chaîne de l'ORTF à Paris comme « grouillot » (comme il l'a dit lui-même). Il porte alors les cafés (ou les jus d'orange …) à Jean Lanzi et autres Jean-Pierre Elkabbach.

En 1973 il participe à la nouvelle troisième chaîne de l'ORTF avant de revenir sur TF1 en 1975 où il coprésente le Journal télévisé de 13 heures (JT) avec Yves Mourousi et Claude Pierrard pendant 30 mois.

En 1977 il passe au service des sports de TF1 avec succès. Choix de cœur, en animant notamment à partir de 1981, l'émission Téléfoot avec Thierry Roland et en assurant le commentaire des grandes affiches de TF1. Il commente la première rencontre (et victoire) du PSG diffusée à la télévision (finale de Coupe de France 1982 PSG-St-Étienne).

En 1984, il quitte TF1 à l'arrivée d'Hervé Bourges pour Canal+, la nouvelle chaîne cryptée d'André Rousselet avec Pierre Lescure et Charles Biétry en tant que producteur présentateur d'émission avec Zénith (1985-1987), Mon Zénith à moi (1987-1992), Journal du cinéma, Télés Dimanche (avec comme nouveau chroniqueur Marc-Olivier Fogiel), Demain (1988-1990), La Grande Famille (1990 à 1991 avant de laisser sa place au nouveau présentateur Jean-Luc Delarue), Télés Dimanche (1992-1996), À part ça (1996-1998). Le grand journal (2004-]).

En juin 1991, ce grand passionné de football devient le président du club de foot de Châteauroux (La Berrichonne de Châteauroux) de Ligue 2 et président délégué du Paris Saint Germain (PSG) de Ligue 1 avec succès. Également passionné de cinéma, il produit les cérémonies des Césars du cinéma et les émissions du Festival de Cannes.

Avant l'élection présidentielle de 1995, Michel Denisot publie un livre d'entretiens avec Nicolas Sarkozy, à l'époque lieutenant du candidat Édouard Balladur. Le journaliste précisera en 2007 qu'à cette époque, certains de ses confrères avaient critiqué ce coup de pouce, alors que les mêmes « ont rejoint depuis, le camp de Sarkozy ».

En 1998 il est remplacé à la présidence du PSG par Charles Biétry avec un excellent palmarès à la tête de cette équipe qui gagne une Coupe d'Europe, un championnat de France et plusieurs Coupes. Il devient directeur des sports de Canal+, administrateur de TVSports et président d'Eurosport France. Très souvent sollicité, il refusera toujours de revenir à la direction du club.

En 2001 il devient directeur général des programmes de la chaîne avant un plan social de restructuration.

En juillet 2002, le groupe Vivendi Universal (propriétaire de Canal+) est au bord de la banqueroute avec une perte comptable abyssale de 23 milliards d'euros (record de dette pour une entreprise française après France Telecom et ses 70 milliards d'euros de dette) et son PDG Jean-Marie Messier est licencié. Michel Denisot devient président de la chaîne thématique Sport+ du bouquet Canal satellite dont il prend ensuite la direction des chaînes MultiThématiques. Il devient aussi président de la chaîne d'information en continu i>Télé.

En 2004 il est directeur général adjoint du Groupe Canal Plus de Bertrand Méheut, et à partir de septembre, il anime avec succès le talk show quotidien Le Grand Journal et Le grand journal la suite à partir de 19H00 avec les chroniqueurs Isabelle Morini-Bosc (jusqu'en 2005), Tania Bruna-Rosso et Laurent Weil puis avec Ariane Massenet et Frédéric Beigbeder à partir de la rentrée 2005. Une émission dotée d'un budget annuel de 40 millions d'euros. Depuis la rentrée 2007, Ali Baddou remplace Frédéric Beigbeder pour la rubrique littéraire.

À la base de cette réussite, une relation assez exceptionnelle avec les joueurs. Le revers de la médaille est toutefois de taille. Denisot n'a jamais vraiment compris qu'un club de football ne se limitait pas seulement à son équipe fanion et faute d'avoir doté le PSG de fondations solides, tout s'écroula comme un château de cartes en quelques semaines. Son silence à l'occasion de l'affaire du « titre » de 1993, refusé par le club au nom des intérêts supérieurs de Canal+, pèse également (très) lourd dans la balance.

Berrichon de naissance et de cœur, il sauve par deux fois le club castelroussin de l'abandon. Son expérience à la Berrichonne est déterminante dans sa nomination à la tête du PSG en juin 1991. Son éviction est en revanche plus nébuleuse… Charles Biétry piaffait d'impatience tandis que la pression sur Pierre Lescure, coincé entre Les Guignols de l'info et la course aux résultats, était considérable. Les trophées gagnés en fin de saison 1997-1998 arrivent trop tard pour sauver la tête du président Denisot … son sort était joué dès mi-février 1998.

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Championnat de France de football

Logo de la Ligue 1 (2008).svg

Le championnat de France de football, dénommé Ligue 1 depuis 2002, est une compétition annuelle mettant aux prises les vingt meilleurs clubs de football en France. La première journée de l'édition inaugurale s'est tenue le 11 septembre 1932. Nommé « National » en 1932-1933, le championnat prend le nom de « Division 1 » de 1933 à 2002 avant d'être rebaptisé « Ligue 1 » durant l'été 2002. L'Olympique lyonnais est le tenant du titre depuis 2002 ce qui est un record (7 titres consécutifs). L'AS Saint-Étienne reste toutefois le club le plus couronné avec dix titres de champion de France professionnel.

Le football français résiste au professionnalisme jusqu'en 1930. En juillet de cette année, le Conseil national de la Fédération française de football se prononce par 128 voix contre 20 (Paris, Alsace et Auvergne) et 1 abstention (le président Jules Rimet) pour la mise en place du professionnalisme en France. Les pères fondateurs du professionnalisme français sont Georges Bayrou, Emmanuel Gambardella et Gabriel Hanot. Il est mis en application en 1932.

La Fédération décide de limiter le statut professionnel à une élite restreinte. Elle met alors en place un championnat national à vingt clubs. Eux seuls pourront évoluer sous statut professionnel en 1932-1933. La Fédération édicte trois règles pour limiter le nombre des candidatures au statut professionnel : avoir eu des résultats probants par le passé, avoir des recettes guichets suffisamment importantes pour équilibrer les finances et recruter au moins huit joueurs sous statut professionnel. Certains clubs refusent par principe le statut professionnel : les trois clubs strasbourgeois, le RC Roubaix, Amiens SC et de nombreux clubs parisiens dont le Stade français refusent ainsi de se porter candidat. Dans d'autres clubs, la tension est telle que l'on doit jouer sur des artifices pour permettre a certains clubs d'accéder à ce statut. Au Racing Club de France, historiquement hostile au statut pro, il n'est ainsi pas question de se fourvoyer. L'équipe fanion du RCF est alors rebaptisée Racing Club de Paris, et pose sa candidature au statut professionnel sous ce nom. L'Olympique Lillois est également en pointe dans le refus au statut pro, mais pas pour des raisons de morale. La hantise de président Henri Jooris, également président de la puissante Ligue du Nord, est le passage de sa Ligue au rang d'une sorte de Division 2. Les voisins lillois du SC Fives n'ont pas ces scrupules et furent candidats. Certains joueurs lillois commencent même à signer des contrats professionnels avec Fives. Pour stopper l'hémorragie, Jooris est contraint de présenter Lille au statut professionnel. Même le Stade rennais hésite à franchir le pas du professionnalisme alors que le club fait figure de club en pointe à ce sujet. À la surprise générale, le comité directeur repoussa cette possibilité par vote par 73 voix contre 20. Il faut que les supporters promettent de renflouer les caisses en cas de déficit pour que le club rennais s'engage finalement chez les pros. Si les dirigeants des clubs du Nord du pays apparaissent globalement hostiles à cette évolution, ce n'est pas le cas dans le Sud et de très nombreux clubs n'hésitent pas à poser leur candidature. Le Sud-est hérite ainsi à lui seul de près de la moitié des autorisations (neuf sur vingt). Un an plus tard, une Division 2 est mise en place et quelques clubs réticents en 1932 acceptent de franchir le Rubicon, Strasbourg, Amiens et le RC Roubaix notamment.

Cinq clubs se partagent les sept premiers titres attribués : le FC Sochaux et le FC Sète en gagnent deux chacun tandis le RC Paris, l'Olympique de Marseille et l'Olympique Lillois doivent se contenter d'un seul. Ces cinq formations constituent de 1932 à 1939 la colonne vertébrale du championnat.

Les joueurs britanniques, bien sûr, mais aussi ceux originaires d'Europe centrale (Autriche au premier chef) sont nombreux à rejoindre les clubs français désormais professionnels qui comptent ainsi dans leurs rangs quelques-uns des meilleurs joueurs de la planète. Citons ici Rodolphe Hiden, André Abegglen et Larbi Ben Barek. Côté français, Roger Courtois et Jean Nicolas sont les joueurs les plus en vue.

Miné par des problèmes financiers inhérents au passage au professionnalisme et à la multiplication des longs déplacements, la guerre fauche le football professionnel alors seulement âgé de 7 ans. Un « effet Coupe du Monde » avait même été noté depuis le mondial français de 1938, laissant présager d'un avenir radieux.

Les championnats de 1939 à 1945 sont dits « Championnats de guerre ». Par convention, ces titres ne figurent pas au palmarès des clubs. En effet, entre 1939 et 1945, la France du football fut entravée par la guerre : les combats, le gouvernement de Vichy, les bombardements puis le désordre des premiers mois de la Libération furent d'authentiques freins à la mise en place d'un championnat digne de ce nom. Il est vrai que le championnat de la « drôle de guerre » ne fut jamais achevé, tandis que ceux de 1941, 1942 et 1943 couronnèrent un champion au Nord, un autre au Sud. En 1944, les équipes régionales du régime de Vichy sont à l'œuvre. La confusion de la saison de la Libération et l'impossibilité pour les clubs de l'Est d'y prendre part (combats obligent) expliquent le reclassement de cette compétition comme le dernier des « championnats de guerre ».

La refonte de la Division 1 est le sujet numéro 1 de l'été 1945. Qui repart ? Et à quel titre ? Certains clubs ont fusionné pendant la guerre : Lille et Fives d'une part, les deux Roubaix et Tourcoing d'autre part. Des places se libèrent, d'autant que l'élite passe de 16 à 18 clubs. On se réfère ainsi aux résultats du dernier championnat pour admettre directement en D1 les clubs de Lyon, Bordeaux et Reims. Reims (4e du groupe Nord) est préféré à Clermont (4e du groupe sud) en raison de ses bons résultats durant les saisons de guerre.

Le LOSC du président Louis Henno est le grand club de l'immédiate après-guerre. Les Lillois enlèvent deux titres et collectionnent les deuxièmes places. L'équipe surprise est également originaire du Nord. Le CORT Roubaix remporte en effet à la surprise générale le titre en 1947 avec quatre points d'avance sur une valeur montante du football français : le Stade de Reims.

Les autres clubs titrés sont les Girondins de Bordeaux qui s'appuient sur une défense imprenable en 1950, et l'Olympique de Marseille qui s'impose au « finish » devant Lille et Reims en 1948. Emmené par le brillant Brésilien Yeso Amalfi en 1950-51, l'OGC Nice est le premier club a remporter deux titres consécutifs. Yeso part pour l'Italie après le premier titre, mais les Aiglons signent un doublé coupe-championnat en 1951-52.

Sous la conduite d'Albert Batteux depuis 1950, le Stade de Reims s'impose comme l'équipe vedette du championnat en s'appuyant sur des joueurs comme Raymond Kopa (1951-56), Robert Jonquet (1942-60), Armand Penverne (1947-1959) et Just Fontaine (1956-62) notamment. Face à l'armada rémoise, Nice, Saint-Étienne et Monaco parviennent à s'imposer. Le premier titre stéphanois est acquis en 1957 avec quatre points d'avance sur le RC Lens. Les meilleurs Verts de cette époque étaient Claude Abbes, Kees Rijvers, Rachid Mekloufi et Eugène N'Jo Léa sous la direction de Jean Snella. Parmi les grands de cette époque il y a aussi le Nîmes Olympique, mené par le buteur Hassan Akesbi et l'entraîneur Kader Firoud, qui échouera régulièrement dans le trio de tête sans jamais arriver à décrocher le graal.

Nice et Monaco signent deux titres chacun durant cette époque. Les principaux artisans de ce succès furent les entraineurs Luis Carniglia puis Jean Luciano à Nice et Lucien Leduc à Monaco.

Le départ de Raymond Kopa pour le Real Madrid en juin 1956 est un crèvecoeur pour les supporters français. Il ne fut toutefois le premier à opter pour l'étranger et son exemple resta isolé. Just Fontaine aurait pu partir jouer au Brésil en fin de carrière, mais une blessure mis fin à ses exploits sur les terrains plus tôt que prévu.

Le FC Nantes accède en D1 en 1963 et remporte le titre dès sa deuxième saison parmi l'élite. Le jeu à la nantaise prôné par José Arribas qui s'appuie avant tout sur la vitesse et le collectif est un digne héritier du football champagne du grand Stade de Reims. Saint-Étienne s'avère le seul club capable de rivaliser avec les canaris nantais et les matchs Nantes-Sainté seront, vingt ans durant, les sommets de la saison. Entre 1963 et 1983, les Verts enlèvent neuf titres et Nantes six, ne laissant que des miettes aux autres clubs. L'OM du président Marcel Leclerc parvient a connaitre deux sacres consécutifs (1971 et 1972) et le RC Strasbourg de l'entraîneur Gilbert Gress accroche le titre en 1979. L'AS Monaco enlève deux titres en 1978 et 1982. Outre ces clubs couronnés, Bordeaux collectionna les deuxièmes places.

La course au titre de meilleur buteur de la saison 1970-1971 fut l'un des grands moments de cette période. Le Marseillais Josip Skoblar remporte finalement le titre avec 44 buts inscrits en 38 matchs devant le Stéphanois Salif Keita, 42 buts. À l'image des 13 buts inscrits en phase finale de Coupe du monde par Just Fontaine en 1958, ce record de 44 buts sur une saison apparait comme inaccessible, même pour des buteurs en série comme l'Argentin Carlos Bianchi qui plafonne à 37 buts en 38 matchs en 1977-78. Autres grands buteurs de ces années : Philippe Gondet (36 buts en 1965-66), Bernard Lacombe (255 buts de 1970 à 1987), Hervé Revelli (216 buts de 1966 à 1975) et Delio Onnis (299 buts de 1972 à 1986), notamment.

Deux générations de joueurs se succèdent sur ces vingt saisons. Robert Herbin, Jean-Claude Suaudeau et Gilbert Gress réussissent ainsi comme joueur avant de devenir des entraîneurs de talent. Côté joueurs chez les Verts on notera Rachid Mekloufi et Robert Herbin puis Jean-Michel Larqué, Christian Lopez, Dominique Bathenay, Georges Bereta, Hervé Revelli et Dominique Rocheteau sans oublier le gardien yougoslave Ivan Curkovic et le stoppeur Oswaldo Piazza. À Nantes, on citera Henri Michel, Maxime Bossis, Jean-Paul Bertrand-Demanes, Philippe Gondet, Bernard Blanchet et José Touré. Côté entraîneurs à Nantes, José Arribas, Jean Vincent et Jean-Claude Suaudeau inscrivent le club de Loire-Atlantique dans une continuité. Michel Platini, Alain Giresse, Jean-Marc Guillou, Jean-Michel Larqué et Safet Susic brillèrent particulièrement au poste de milieu de terrain offensif tandis que Luis Fernandez et Jean Tigana s'illustrèrent en milieu défensif. À l'arrière, outre les défenseurs stéphanois et nantais déjà nommés dans ce chapitre, on citera Marius Trésor, Roger Lemerre, Jean Djorkaeff, Bernard Bosquier et Manuel Amoros. Chez les gardiens de but, citons Georges Carnus, Dominique Baratelli, André Rey, Jean-Luc Ettori, Joël Bats et Bruno Martini.

Contrairement à la D2 qui devient « open » de 1970 à 1993, la D1 reste réservée aux seuls clubs à statut professionnel. Cas unique dans les annales, le club amateur du FC Gueugnon, champion de D2 en 1979 refusa de passer professionnel, repoussant ainsi un ticket pour l'élite. Le club passe finalement professionnel en 1987 et décroche sa promotion en D1 en 1994.

Cette période est marquée par la montée en puissance de clubs comme les Girondins de Bordeaux, l'Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain qui s'appuient sur des moyens financiers conséquents et pas toujours très clairs. Les affaires se multiplient et on atteint des sommets à l'occasion de l'affaire VA-OM et le titre de champion de France 1992-93 reste « non attribué ». Les hommes forts de cette période sont quatre dirigeants : Claude Bez, président des Girondins de Bordeaux de 1977 à 1990, qui transforme ce bon club en grand club ; Jean-Luc Lagardère, propriétaire du Paris FC puis du Matra-Racing, est responsable de la crise inflationniste de la seconde moitié des années 1980 ; Bernard Tapie, président de l'Olympique de Marseille, qui alterne le meilleur et le pire, et Canal+, propriétaire du Paris SG de 1991 à 2006, qui, à l'image de Bernard Tapie à Marseille, passe du meilleur (présidence de Michel Denisot), au pire après 1998.

En 1996, l'arrêt Bosman ouvre les frontières européennes et on assiste depuis cette date à un véritable pillage des meilleurs joueurs français par les clubs étrangers (voir Liste de footballeurs français expatriés depuis l'arrêt Bosman). 1996 est également l'année choisie par l'AJ Auxerre, modèle de centre de formation à la française, pour accrocher son seul titre de champion de France. Deux ans plus tard, c'est le Racing Club de Lens qui vit son premier sacre, juste devant le FC Metz, autre grand ancien jamais encore couronné.

Le meilleurs joueurs de cette époque furent principalement des Bordelais (Alain Giresse et Jean Tigana), des Marseillais (Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, et Basile Boli), des monégasques (Jürgen Klinsmann, Sonny Anderson, Glenn Hoddle ou Victor Ikpeba), et des Parisiens (David Ginola, Raí, Valdo et George Weah), mais modifications du marché des transferts oblige, le championnat se contente le plus souvent depuis le milieu des années 1990 de voir éclore des talents avant un départ sous d'autres cieux. Michel Platini faisait figure d'exception en début de période, aujourd'hui, c'est par dizaines que l'on compte les anciens joueurs du championnat de France évoluant au plus haut niveau à l'étranger. On citera ici pour mémoire Eric Cantona, Laurent Blanc, Didier Deschamps, Marcel Desailly, Zinedine Zidane, Lilian Thuram, Thierry Henry, Bixente Lizarazu, Patrick Vieira ou David Trézéguet.

L'Olympique lyonnais domine le championnat du début du XXIe siècle en remportant sept titres consécutifs depuis la saison 2001-2002, un record. Le président lyonnais Jean-Michel Aulas est à la base de la réussite du club qui n'avait jamais connu cet honneur précédemment. L'OL appuie son succès sportif sur des joueurs comme Sonny Anderson, puis Grégory Coupet, Juninho, Cris, Sidney Govou ainsi que de jeunes talents comme Karim Benzema. La concurrence des Lyonnais est hétérogène. Lors des six premiers titres remportés, ils héritent chaque année d'un dauphin différent : RC Lens (2001-2002), AS Monaco (2002-2003), Paris SG (2003-2004), Lille OSC (2004-2005), Girondins de Bordeaux (2005-2006) et Olympique de Marseille (2006-2007). En 2007-08, les Girondins de Bordeaux parviennent de nouveau à accrocher la place de dauphin.

La promotion/relégation est désormais très simple. Les trois derniers du classement général final sont relégués tandis que les trois premiers de D2 sont promus. Cette méthode est en usage depuis 1993. Avant cette date, certains clubs étaient directement relégués (généralement deux) tandis qu'un système de barrages entre clubs mal classés de D1 et ceux classés juste après ceux promus de D2 avait lieu. Ces barrages eurent de multiples variantes. La plus simple consistait à opposer le 18e (ou le 16e en cas de championnat à 18 clubs) de la Division 1 contre le 3e de D2. Il exista également de véritables petits championnats d'après saison impliquant jusqu'à quatre clubs (deux de D1 et deux de D2). À l'époque du championnat à deux groupes, un premier match de pré-barrage, sec, opposait les deuxièmes d'un groupe qui recevaient les troisièmes de l'autre groupe. Les deux vainqueurs s'affrontaient ensuite en matches aller/retour et le vainqueur de cette confrontation disputait alors les barrages d'accesion contre le 18e de D1, également en match aller/retour, la première rencontre étant toujours sur le terrain de l'équipe de D2.

Afin de relancer le spectacle, la Ligue met en place plusieurs systèmes de bonifications. Le bonus des années 1970 est le plus fameux. On accorde un point supplémentaire aux équipes marquant trois buts en 1973-1974. Ainsi, un match nul 3-3 est récompensé d’un point supplémentaire pour chaque équipe, générant quelques matchs douteux. La Ligue rectifie le tir la saison suivante en accordant seulement un point supplémentaire à une équipe qui s'impose par au moins trois buts d'avance, puis abandonne cette formule qui prêta à controverses (1976). La Ligue joua également sur le nombre de points attribués pour une victoire. Dès la saison 1988-1989, le système de la victoire à trois points est testé. Il est finalement adopté en 1994.

En 1932-33, la D1 compte 113 joueurs étrangers sur 387, soit 29,2%. On monte à 35% en 1933-34. Leur nombre est ensuite limité à trois puis à deux sur le terrain dès 1938. Malgré ces restrictions, les clubs de D1 conservent en moyenne plus de cinq joueurs étrangers dans leurs effectifs jusqu'à la guerre. De 1945 à 1955, le nombre moyen des joueurs étrangers par club de D1 passe de 1 à 3,45. Paul Nicolas, président du Groupement ferme les portes du championnat aux joueurs étrangers le 27 avril 1955. Ceux déjà sous contrat peuvent rester (ils ne seront plus que 16 en D1 en 1960), mais aucun joueur étranger ne peut être recruté. Le but de Nicolas est de favoriser la formation au sein des clubs. Entre 1961 et 1963, les clubs peuvent recruter un joueur étranger, mais la frontière est ensuite de nouveau fermée jusqu'en 1966. De nombreux joueurs africains profitent de la période de fermeture du marché étranger pour faire leur entrée en masse en D1. Ces footballeurs africains et les clubs jouent en effet sur la double-nationalité des joueurs tous nés sous autorité française, empire colonial oblige. Après 1966, le marché étranger reste toujours accessible aux clubs français. Le nombre des joueurs étrangers par club est d'abord limité à deux, puis à trois. L'arrêt Bosman modifie la donne en profondeur en créant de fait un marché européen ouvert à partir de la saison 1996-1997. Cette nouvelle réglementation est néfaste au championnat de France qui perd nombre de ses meilleurs joueurs.

Le contrôle financier des clubs par la Direction Nationale de Contrôle de Gestion est la conséquence de dérives observées durant les années 1980. Elle a une fonction de contrôle et dispose des moyens de sanctionner, notamment le pouvoir de rétrograder des clubs ou les interdire de promotions. La DNCG délivre ses premières sanctions de rétrogradation administrative en 1991. Le président de la Ligue Noël Le Graët tenta également d'imposer des critères pour accéder en D1 en matière de capacité d'accueil des stades. Cette règle ne fut jamais vraiment respectée, et jamais un club ne fut relégué ou interdit d'accéder à l'élite pour cette raison. Les cas de stades vétustes ou loin des minima imposés ne manquent pourtant pas, aujourd’hui encore.

L'Olympique Lillois, et son capitaine Georges Beaucourt, reçoivent à l'issue de la finale du 14 mai 1933, des mains du sous-sécrétaire d'état à l'éducation nationale M. Ducos, la coupe récompensant le champion de France professionnel. Il s'agit d'ailleurs plus d'un vase (pas d'anse) que d'une coupe. Ce trophée est offert par le journal Le Petit Parisien. Lille conserve définitivement ce premier trophée et Le Petit Parisien finance un nouveau trophée, différent du premier, mais toujours sans anse, qui reste en activité jusqu'en 2002. On remplace juste la plaque mentionnant Le Petit Parisien après la Seconde Guerre mondiale par une autre au nom du Parisien Libéré. Toutefois, il n'exista que très rarement de véritables cérémonies de remise officielle. Au milieu des années 1980, la ligue tente pourtant de rétablir cet usage. On se souvient ainsi de la remise du trophée aux Girondins de Bordeaux à domicile contre AS Monaco en 1985. Pour récompenser l'AS Saint-Etienne de ses dix titres, un « super trophée » est remis ; Il s'agit du trophée remis tous les ans au champion, mais à une échelle 1,5.

Avec le changement de nom du championnat, un nouveau trophée est créé : le Trophée de Ligue 1. Une cérémonie de remise calquée sur le modèle anglais est également mise en place. Représentant de manière stylisée un torse, il est présenté pour la première fois au public le 6 mai 2003. Pour honorer l'Olympique lyonnais, cinq fois champion consécutivement, il fut décidé que le club le conserverait définitivement après le titre de 2006. Le nouveau trophée — baptisé Hexagoal — est remis pour la première fois à l'Olympique lyonnais à l'issue de la saison 2006-2007.

Depuis la mise en place d'un championnat en 1894, certaines rivalités ont généré des affiches focalisant l'intérêt des supporters et des médias. Depuis le début des années 1990, l'affiche PSG-OM se dégage ainsi clairement du reste du calendrier. La première affiche du championnat remonte à la fin du XIXe siècle et opposa, de 1894 aux premières années du XXe siècle, les clubs parisiens du Standard AC et du Club français. L'effectif du Standard était principalement composé de joueurs britanniques tandis que les Clubistes étaient majoritairement français. Durant les dix années précédant la Première Guerre mondiale, c'est l'âge d'or des derbies avec la multiplication d'affiches mettant aux prises des clubs de la même ville. L'Olympique de Marseille avait ainsi fort à faire au niveau local face au Stade Helvétique de Marseille. De 1919 à 1932, la Coupe de France est la compétition de référence et initie les premières rivalités régionales. La création du championnat professionnel en 1932 accentue cette tendance. La politique « un club, une ville », illustrée notamment par la fusion forcée des trois clubs professionnels de Bordeaux en 1937 élimine ainsi du calendrier les derbies interne à une même ville, et même Paris, ne dispose depuis 1990, date de la relégation du Matra Racing, que d'un seul club parmi l'élite, malgré des discours convenus sur l'intérêt de mettre en place un deuxième grand club à Paris.

Déjà initiés avant la Seconde Guerre mondiale, les derbies régionaux s'imposent comme des rendez-vous incontournables du calendrier après le conflit. Il est vrai que les rencontres entre Lyon et Saint-Etienne ou Lens et Lille avaient été rares au plus haut niveau avant 1945. À l'image la rivalité entre le Standard et le Club Français de la fin du XIXe siècle, des chocs émergent également du calendrier. Ainsi, les rencontres entre le RC Paris et le Lille OSC entre 1945 et 1955, furent l'équivalent des PSG-OM d'aujourd'hui. Dans la même veine, le Stade de Reims remplace Lille comme rival du Racing du milieu des années 1950 au milieu des années 1960. Puis ces deux phares du football français se trouvent éclipsés par deux valeurs montantes : Nantes et Saint-Étienne. Du milieu des années 1960 au début des années 1980, le choc, c'était Nantes-Sainté. On signalera la micro-rivalité entre Saint-Étienne et Marseille entre 1969 et 1972, mais malgré une brillante mise en scène médiatique (Leclerc, président de l'OM était directeur du journal But!), l'opposition Nantes-Sainté restait l'affiche principale. Sous la direction de Claude Bez, les Girondins de Bordeaux s'imposent comme la meilleure formation française des années 1980 et l'opposition face à l'OM de Bernard Tapie, dans la seconde moitié des années 1980, constituait un choc à la mesure des présidents des deux clubs. Depuis les déboires du président Bez, le PSG version canal+ est parvenu à se glisser dans la brèche, et en jouant sur la vieille rivalité Paris/Province, le choc PSG-OM fut mis au monde. Certains journalistes de la chaîne cryptée ont baptisé au début des années 2000 ce choc du terme de classico, avec deux S contrairement au modèle espagnol.

Selon le dernier rapport financier publié par la DNCG, le budget cumulé des vingt clubs de Ligue 1 était de 910 millions d'euros en 2005-2006, soit une hausse de 39% par rapport à la saison 2002-2003 . Grâce à cette solide croissance qui repose essentiellement sur une hausse importante des droits télé, les clubs français ont pu sortir de la crise financière quasi permanente depuis les débuts du championnat. Mis à part le PSG, tous les clubs de l'élite présentent désormais des comptes équilibrés ou bénéficiaires. La saison 2005-2006 est même marquée par un bénéfice global pour l'ensemble des clubs de Ligue 1 de 27,708 millions d'euros. En comparaison, le déficit cumulé des clubs de l'élite était de 151,176 millions d'euros sur la seule saison 2002-2003.

Cette dernière grave crise financière qui débute au milieu des années 1980 avec la hausse des salaires imposée par des clubs comme le Matra-Racing fait suite à une autre période difficile qui débute au début des années 1960 et qui s'achève au milieu des années 1970. Au pire de la crise, la moyenne des spectateurs plonge à moins 7000 par match en 1968-69. Nombre de clubs prestigieux furent d'ailleurs contraints de stopper leurs activités en professionnel : le FC Sète (1960), le CA Paris (1963), le CORT Roubaix (1963), l'AS Troyes (1963), l'US Forbach (1966), le Racing Club de Paris (1966), le Stade français (1967), le SO Montpellier (1969), l'AS Béziers (1969), le RC Lens (1969) et le Lille OSC (1969), notamment. Après cette hécatombe, la Fédération et la Ligue, toujours en froid depuis 1944, trouvèrent un terrain d'entente afin de sauver le football français de haut niveau : c'est la réforme des compétitions qui entre en application en 1970. Depuis 1932, le championnat était fermé, et aucune équipe ne pouvait descendre de D2 en CFA. À partir de 1970, ce dispositif n'est plus, permettant l'émergence de nouveaux clubs professionnels comme Auxerre et Guingamp, parmi d'autres.

Jusqu'aux années 1970, la quasi totalité des recettes des clubs provenait des guichets. En 2005-2006, les recettes des vingt clubs de Ligue 1 proviennent à 57% des droits télé et seulement à 15% des guichets. La publicité fut toujours présente autour des stades mais apparait sur les maillots des joueurs en octobre 1969 . Ce type de recettes pèse en 2005-2006 pour 18% dans les budgets des clubs de l'élite. Le merchandising et les subventions des collectivités locales (3%) complètent les budgets. Ces mêmes subventions représentaient un quart des recettes au début des années 1980. Elles sont désormais sévèrement encadrées par la réglementation européenne.

Avant la Seconde Guerre mondiale, les clubs n'autorisent pas les radios à retransmettre les rencontres en direct. Quelques rares matches sont toutefois diffusés. À partir de la saison 1935-36, la Fédération autorise la diffusion de matches du championnat en différé, une demi-heure après le coup de sifflet final avec des commentaires gravés sur disques.

Pendant la guerre, deux matches sont diffusés en direct le dimanche, aussi, après la Libération, les radios opèrent sans contraintes. Radio Luxembourg met en place à partir du 1er novembre 1953 un multiplex en direct permettant de suivre tous les matches d'une même journée de championnat. Le Groupement interdit la diffusion en direct pendant la première mi-temps en mars 1954 au prétexte que cela encouragerait les spectateurs à aller au stade. Les stations s'adaptent en meublant pendant la première période en attendant la fin de la première période pour en faire le résumé et enchainer avec la diffusion en direct de la seconde période.

En octobre 1975, France Inter lance le multiplex moderne sans demander d'autorisation aux autorités du football au nom du droit à l'information. Europe 1, RTL et RMC adoptent rapidement la même formule, toujours d'actualité au début du XXIe siècle.

La première retransmission d'un match du Championnat de France en direct remonte au 29 décembre 1956. La rencontre Stade de Reims-FC Metz est diffusée par l'ORTF contre le versement d'une compensation financière au Stade de Reims couvrant la différence entre la recette du jour et la moyenne des recettes du club. Le parc est alors estimé à 700 000 téléviseurs en France.

Le 12 novembre 1959, une crise éclate entre le football et TV suite à la diffusion sur la chaîne unique française du match Hongrie-Allemagne. La FFF qui n'avait pas donné son feu vert à cette diffusion bloque désormais toutes diffusions. Georges Briquet est alors nommé en 1960 comme médiateur afin de dénouer la crise qui s'enlise. Les accords signés le 4 février 1961 entre la fédération et l'ORTF ne concernent pas le championnat, qui reste absent des antennes pendant quatre autres années.

En 1965-1966, quatre matchs de championnat de D1 sont diffusés en direct par l'ORTF : Sedan - Bordeaux, Sochaux - Nantes, Angers - Valenciennes et Stade Français – Sochaux. Red Star - Nantes et Sedan - Marseille en 1967-1968, puis sept matchs en 1968-1969, AC Ajaccio - Sedan, Lyon - St-Étienne, Rouen - Nantes, Nancy - Reims, Sedan - Metz, Bordeaux - St-Étienne et Angers - Angoulême, sont également diffusés en direct. Le 10 novembre 1968, la rencontre Red Star - Saint-Étienne est déprogrammée à la dernière minute par l'ORTF. Les clubs peuvent désormais arborer de la publicité sur leurs maillots, mais cette innovation déplait à la télé qui se refuse à diffuser des rencontres d'hommes-sandwiches. C'est le coup d'envoi d'une nouvelle période crise entre football et télévision en France. Le 6 mars 1969, signature d'accords entre la FFF et l'ORTF sous la haute autorité du ministère de l'information fixant les diffusions de matchs de football. Les téléspectateurs français pourront voir notamment 15 secondes périodes de matchs de D1 en différé pendant la saison 1969-1970. Les clubs repoussent cet accord et suite à l'affaire Vittel (la Ligue voulait imposer un sponsor unique à tous les clubs) récupèrent leurs droits de négocier directement avec l'ORTF. Le prix minimum d'un match de D1 est fixé à 120.000 F. Le 8 novembre 1969, diffusion en direct par l'ORTF du match de championnat de D1 Lyon - Rennes devant seulement 894 spectateurs payants. Cette affluence famélique signe l'arrêt de mort des retransmissions en direct des matchs de championnat.

Suivant l'exemple de l'Angleterre qui diffuse à partir du 2 octobre 1983 des rencontres de championnat en direct, la France renoue avec ce type de diffusions le 9 novembre 1984. Cinq jours après ses débuts, Canal+ diffuse le match Nantes - Monaco. Canal verse 250 000 F par match pour ses 200 000 abonnés. Le prix monte à environ 320 000 F par match dès la saison 1984-85 après la signature d'un premier contrat de trois ans pour 25 matches par saison. En fait, le montant des droits est indexé sur le nombre d'abonnés : plus la chaine a d'abonnés, plus les matches coûtent cher.

Après avoir plafonné durant sa première année d'existence, le nombre d'abonnés augmente très rapidement les années suivantes, permettant aux clubs professionnels de dégager des revenus toujours à la hausse en provenance des télévisions. Les droits pour un match passent ainsi de 250 000 à 2 millions de francs en cinq ans. L'inflation touche également le magazine Téléfoot : en 1987, chaque numéro du magazine dominical est facturé un millions de francs à TF1. Estimé en 1980 à moins de 1 % dans le budget des clubs de football professionnels français, les droits TV pèsent 23 % en 1990.

Canal+ n'utilise pas toutes ses possibilités en matière de diffusion lors de la période 1985-1993. Ainsi, en 1985-86, seulement 15 matches sont diffusés dont 9 en différé. Depuis 1993, Canal+ diffuse à l'occasion de chaque journée de championnat au moins un match en direct. Le 3 septembre 1996 une filiale de Canal+ propose la diffusion de la première journée de championnat de France en mode pay per view. Depuis cette date, tous les matchs de championnat de France de Division 1 sont diffusés en direct par la télévision française. En profitant de la mise en place d'appel d'offres, TPS parvient à briser le monopole de Canal+ en obtenant les droits pour diffuser un match en direct lors de chaque journée. Les revenus TV couvrent en 2000 50 % des budgets des clubs professionnels français. Billetterie, merchandising et publicité génèrent les 50 % restants.

L'appel d'offres de 2002 pour la période 2004-2007 génère un conflit. Canal+ fait main basse sur la D1 en mettant en avant une offre élevée (480 millions d'euros par an), mais aussi son antériorité. Tous les matchs sont concernés par des diffusions cryptées (trois matches par journée) ou en pay per view (les sept autres matchs de la journée). TF1 conserve Téléfoot mais perd la possibilité de diffuser un match en direct lors de chaque journée. À la surprise générale, les montants financiers en jeu (530 millions d'euros par an) sont en hausse de 40 % par rapport au contrat précédent (380 millions par an). TF1 n'admet pas cette défaite et contre-attaque. À sa demande, le Conseil de la concurrence suspend le contrat le 23 janvier 2003 puis autorise finalement en août 2004 une situation de monopole. Le 10 décembre 2004, Canal+ enlève l’exclusivité sur le championnat pour un montant record de 600 millions d'euros par saison en moyenne sur trois saisons, soit une hausse de 62 % par rapport au contrat précédent. Ceci signe l'arrêt de mort de TPS qui est ensuite absorbé par le groupe Canal+.

Le 30 mars 2007, la LFP donne les droits du magazine dominical pour une année à France 2 qui crée alors France 2 foot. TF1 continue Téléfoot, désormais consacrée au football étranger. Cette même année, un appel d'offre pour quatre saisons est lancé par la Ligue. Malgré des protestations de Canal+ qui assigne même la LFP en justice, et les augures de chute importante des droits, ces derniers se maintiennent globalement au même niveau. Canal+ laisse partir chez Orange l'une des trois affiches par journée comme ce fut le cas avec TPS, mais récupère les droits pour le magazine dominical. France 2 foot disparait, Canal Football Club apparait. Orange débourse 203 millions d'euros par saison, Canal+ 465.

Répartition : en 2006, sur ces 600 millions, 430 reviennent aux clubs de L1, 101 aux clubs de L2, 30 millions à la taxe Buffet pour le sport amateur, 20 à la LFP, 12 à la FFF et 7 à l'UNFP.

Le record d'audience télévisée est détenu par le match OM-PSG du 26 octobre 2008 (2-4), vu par 2,45 millions de téléspectateurs.

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Ariane Massenet

Ariane Massenet, née le 9 décembre 1965 à Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, est une journaliste écrivain, animatrice de télévision et de radio française.

Ariane Massenet est l'arrière-arrière-arrière petite nièce du compositeur Jules Massenet. Elle passe toute sa jeunesse à Tours en Indre-et-Loire. Enfant, elle rêve de devenir comédienne.

En 1987, âgée de 22 ans, elle commence sa carrière de journaliste à Tahiti, pour le Réseau France Outre-Mer (RFO).

De 1988 à 1989, elle fait sa première apparition télévisée en métropole dans une émission quotidienne sur France 3-Aquitaine où elle fait le point sur l'agenda et les sorties, événements et loisirs régionaux intéressants. Elle anime en parallèle une émission sur Radio France Bordeaux Gironde où elle interview des enfants sur l'actualité du moment.

En 1991, elle est recrutée par Canal+ où elle devient l'assistante d'Antoine de Caunes pendant cinq ans dans l'émission Nulle part ailleurs de Philippe Gildas. Elle y tiendra notamment une rubrique en 1995 et 1996.

En 1996, elle produit une émission sur les 50 ans du Festival de Cannes et assiste la présidente de ce festival Jeanne Moreau.

En 1997, elle rejoint l'équipe de Marc-Olivier Fogiel qui présente TV+ sur la chaîne cryptée.

De 2000 à 2004, elle co-anime avec Marc-Olivier Fogiel l'émission On ne peut pas plaire à tout le monde sur France 3 et tient une chronique dans "vous écoutez la télé", toujours aux côtés de MOF sur France-inter.

Elle présente ensuite Petites confidences entre amis sur Paris Première, le jeudi soir en deuxième partie de soirée. Dans cette émission, une personnalité est interviewée par six de ses proches dans une suite du prestigieux Hôtel de Crillon de Paris.

De 2002 à 2005, elle anime l'émission comique de radio « Les Peopl'ettes » sur Europe 1 sur le thème de l'actualité people avec entre autre Laurence Lefèvre, directrice adjointe du CNRP (" le très sérieux centre national de la recherche sur le People "), Henri-Jean Servat (journaliste mondain à Paris Match) et la dernière année, l'imitateur Didier Gustin.

En 2005, à partir de la rentrée, elle rejoint à nouveau Canal+ et l'équipe de chroniqueurs avec qui Michel Denisot présente le talk-show le Grand Journal en prime time du lundi au vendredi de 19h15 à 20h50. Elle y présente sa chronique sur l’actualité des médias et interview les invités avec l'éditeur écrivain mondain Frédéric Beigbeder.

Pour les fêtes de fin d'année 2006, elle a présenté une émission, C'est arrivé en 2007 qu'elle animait seule sur le thème présentation des prévisions de ce qui arrivera en 2007 : mode, social, télévision etc.

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Marc-Olivier Fogiel

Marc-Olivier Fogiel (né le 5 juillet 1969 à Neuilly-sur-Seine) est un animateur et producteur d'émissions de télévision et de radio.

Il obtient en 1988 un DEUG d'économie à Paris II.

La même année, il est engagé par Patrick Sabatier pour préparer les surprises pour les invités des émissions Avis de recherche et Tous à la une sur TF1.

Il anime ensuite, de septembre 2000 à juin 2006, l'émission On ne peut pas plaire à tout le monde sur France 3 et l'émission Vous écoutez la télé sur France Inter jusqu'en juin 2005.

Il anime de septembre 2005 à juin 2008 sur RTL une rubrique d'entretiens intitulée On pouvait pas le rater le matin vers 8 h 50.

Il publie en janvier 2005, l'ouvrage Tout donner, la transcription d'un entretien avec Guillaume Depardieu.

Le 17 mai 2006, M6 annonce l'arrivée sur son antenne de Marc-Olivier Fogiel. La dernière émission d'ONPP sur France 3 est diffusée en direct le 11 juin 2006.

Depuis le 12 septembre 2006, il anime sur M6, le mardi en deuxième partie de soirée un talk-show de deux heures en direct T'empêches tout le monde de dormir. Il est assisté de Fabrice Eboué qui s'occupe des SMS, MMS, et vidéos, et d'Armelle qui présente une rubrique décalé en chanson. Marc-Olivier Fogiel a été classé parmi les 50 trentenaires les plus influents en France selon le Figaro Magazine (octobre 2005) aux côtés notamment de Loïc Le Meur, Isabelle Carré, Hedi Slimane, Guillaume Klossa ou encore Matthieu Pigasse.

Marc-Olivier Fogiel quitte RTL en « bons termes » pour rejoindre Europe 1 où il présente depuis septembre 2008 la matinale de la station. Son arrivée sur Europe 1 entraîne son départ du groupe M6.

Après avoir travaillé comme standardiste des jeux, il débute comme présentateur occasionnel, délivrant les résultats de courses hippiques sur RTL. Patrick Sabatier, qui officie comme animateur sur la station, l'engage ensuite comme assistant de production sur l'émission « Porte Bonheur », diffusée sur TF1. Sa mission consiste à se rendre chez des anonymes pour leur faire une surprise de taille. Il intervient par la suite sur l'émission « Avis de Recherche » pour laquelle il fera de même, en concevant le même type de surprises censées émouvoir les personnalités invitées.

En 1992, il est engagé par Canal+ comme chroniqueur dans l'émission de Michel Denisot consacrée aux médias Télés Dimanche. Il remplacera le présentateur en 1996, en rebaptisant l'émission : TV+.

En 1994, il anime la rubrique « le Visiophone », dans l'émission quotidienne La Grande Famille présentée par Jean-Luc Delarue sur Canal+.

En 1998, il présente Un an de plus, avec Bruno Gaccio puis Laurent Ruquier sur la même chaîne.

En 1999, il collabore aussi à France Soir et crée sa propre société de production, PAF productions et sa société de presse « PAF Presse ».

En 2000, il quitte Canal+ pour produire et présenter Un an de plus (émission créée le samedi midi sur Canal+, dont le concept a été concédé à France 3 pour la case de prime time) puis On ne peut pas plaire à tout le monde sur France 3, avec Ariane Massenet et plusieurs chroniqueurs : Delphine Cantelli, Stéphane Blakowski et Alexis Trégarot puis à partir de septembre 2004 avec Guy Carlier. Programmée dans un premier temps le vendredi soir en deuxième partie de soirée, elle sera diffusée de janvier 2004 à juin 2006, le dimanche soir en prime time.

On le retrouve sur M6 depuis le début du mois de septembre 2006 dans une nouvelle émission « T'empêches tout le monde de dormir », émission comparable à la précédente « On ne peut pas plaire à tout le monde » : mêmes types d'invités et style d'interviews, même table, décor semblable en public, même système de SMS qui défilent à l'écran, même genre de reportages. L'émission ne parviendra pas à trouver son public sur M6 (audience en nette régression, toujours inférieure aux objectifs de 18 % exigés par M6). En janvier 2008, le producteur-animateur déclare sur Canal+ que cette émission risque d'être supprimée en raison de ses médiocres résultats d'audience : « Pour être honnête, rien n'est décidé pour l'avenir de l'émission en septembre prochain. Elle peut s'arrêter comme continuer. Nous sommes en train de discuter avec M6 de la meilleure façon de poursuivre notre collaboration et cela ne passe pas forcément par une nouvelle saison de "T'empêches tout le monde de dormir" ». La tendance se poursuit au début de l'année 2008 (l'émission ne parvient jamais à réunir 18 % d'audience) et confirme même une chute d'audience le 22 janvier 2008 avec seulement 810 000 téléspectateurs, soit à peine 250 000 foyers. Pire encore, le 11 mars 2008, l'émission obtient un score encore plus faible avec seulement 10,4 % d'audience (PDM) et 794 000 téléspectateur (soit moins de 250 000 foyers). Le 11 mars 2008, l'émission touche le fond avec seulement 700 000 téléspectateurs (soit à peine plus de 200 000 foyers), en dépit du score de l'émission précédente diffusée juste avant (finale de Pékin Express) laquelle a recueilli 4 252 000 téléspectateurs.

Le 23 mai 2008, Bibiane Godfroid, directrice des programmes de M6, confirme l'arrêt de l'émission à l'issue de la saison 2007-2008 mais annonce que Marc-Olivier Fogiel et M6 travaillent sur deux nouveaux projets. Elle dément également son arrivée à la tête du futur 20 Heures de M6.

M6 annonce le 10 juin 2008 l'arrêt des activités télévisuelles de l'animateur après deux années de collaboration.

Depuis septembre 2008, Marc-Olivier Fogiel présente la matinale d'Europe 1, du lundi au vendredi de 7 h à 9 h 30.

Un sondage réalisé par l'Ifop pour le magazine Télé 2 Semaines a soumis 100 personnalités du petit écran au suffrage des téléspectateurs. Nicolas Hulot est en tête des personnalités aimées du public. Pour sa part, M.-O. Fogiel est l'animateur le moins apprécié (26e position dans la tranche des animateurs et journalistes qui détiennent entre 95 et 100 % de notoriété). Le 10 novembre 2007, M.-O. Fogiel s'est vu décerner un trophée humoristique et critique lors de la soirée « Gérard d'Or 2007 » retransmise sur Paris Première, pour l'émission « T'empêches tout le monde de dormir » qu'il produit et présente sur M6. Il a obtenu le « Gérard de l'émission que tu regardes et à un moment, vers la fin, tu te dis p…, ça fait combien de temps que je regarde cette daube ? ».

Le 2 avril 2008, la revue des médias Stratégies publie un sondage dans lequel, à la question « quel est l'animateur le plus antipathique » de la télévision, Marc-Olivier Fogiel arrive en tête avec 37 %.

Le 18 octobre 2004, la XVIIe chambre du Tribunal correctionnel de Paris a débouté, en première instance, Marc-Olivier Fogiel dans les poursuites intentées contre Brigitte Bardot, à laquelle il réclamait un euro symbolique de dommages-intérêts, et l'a condamné aux dépens.

La plainte de l'animateur faisait suite à l'émission On ne peut pas plaire à tout le monde, diffusée le 12 mai 2003 sur l'antenne de France 3, et dont Brigitte Bardot était l'invitée principale. Dans une émission ultérieure diffusée sur Radio Courtoisie, le 30 juin 2003, et en réaction au comportement de l'animateur lors de l'émission du 12 mai, jugée par beaucoup de gens comme un « traquenard médiatique », l'actrice avait traité l'animateur de France 3 de « petit con ».

La XVIIe chambre a considéré que Brigitte Bardot pouvait bénéficier de l'excuse dite de provocation, l'animateur ayant fait preuve, lors de l'émission du 12 mai 2003, d'une « insistance », d’« agressivité » et d’« attaques » pouvant légitimement « s'analyser en une provocation ». L'émission généralement diffusée en direct, s'était exceptionnellement déroulée en différé et remontée. La première partie avait consisté en un véritable hommage à l'actrice et à la chanteuse B. Bardot. Dans la seconde partie, Marc-Olivier Fogiel avait interrogé B. Bardot sur les propos jugés extrémistes de son dernier ouvrage, alors qu'il l'aurait préalablement assurée du contraire. L'ouvrage était paru sans que la production en eût été prévenue, et a été ainsi prise en défaut, d'où la tentation d'interroger l'auteur sur les passages gênants. Brigitte Bardot soutient officiellement le Front National.

Dans l'émission On ne peut pas plaire à tout le monde, animée par l'animateur Marc-Olivier Fogiel sur la chaîne de télévision française, France 3, du 1er décembre 2003, Dieudonné avait effectué un sketch controversé avec un extrémiste juif faisant un salut nazi. Dans une émission suivante, alors que Fogiel s'en désolidarise solennellement, un « faux » SMS vise l'humoriste : « Dieudo, ça te ferait rire si on faisait des sketches sur les odeurs des blacks ? Té tellement bête que ça me choque même plus ».

La personne chargée des SMS a composé celui-ci à la demande de son supérieur hiérarchique, Laurent Bon, selon les indications de Marc-Olivier Fogiel. Ce dernier explique que ce SMS est un condensé de plusieurs SMS reçus de téléspectateurs et présente des excuses à ceux que sa composition « maladroite » aurait pu choquer.

Suite à la deuxième plainte de Dieudonné, en citation directe, pour « injure à caractère racial » les responsables de l'émission, Marc-Olivier Fogiel et Marc Tessier alors président de France Télévisions, sont condamnés le 29 septembre 2005 à des amendes ainsi qu'à la publicité de cette condamnation, notamment dans l'émission suivante d’On ne peut pas plaire à tout le monde. Marc-Olivier Fogiel ainsi que sa direction annoncent faire appel.

Dans une émission ultérieure, Marc-Olivier Fogiel fait état de sa condamnation et déclare qu'il n'a voulu provoquer personne et voulait simplement, par ce faux SMS, montrer l'ambiguïté de l'humour de Dieudonné.

Le 9 octobre 2005, l'émission On ne peut pas plaire à tout le monde est retardée par un mouvement de foule massif sur le plateau de l'émission. Dieudonné avait appelé à une mobilisation le soir même à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) devant les studios de l'émission présentée en direct sur France 3 par Marc-Olivier Fogiel. L'émission démarre finalement tant bien que mal, avec grand retard, dans l'un des salons d'accueil du studio, sous un éclairage improvisé et avec pour tout décor des canapés et une plante verte.

Le dimanche suivant 16 octobre, l'émission se déroule normalement, les manifestants sont contraints de rester à l'extérieur du studio. À deux reprises, Marc-Olivier Fogiel réitère ses excuses et déclare qu'il a « toujours été en permanente mobilisation contre toutes les discriminations, notamment celles frappant les Noirs ». Dieudonné continue - avec une minorité de personnes - d'exiger la démission du service public de l'animateur. Le nouveau président de France Télévisions assure soutenir Marc-Olivier Fogiel. Le ministre Renaud Donnedieu de Vabres intervient et condamne quant à lui les intrusions de plateau.

Le 15 décembre 2005, Marc-Olivier Fogiel et France 3 renoncent à l'appel. À la suite de sa condamnation, Marc-Olivier Fogiel se voit retirer sa carte de presse.

L'animateur a intenté une action contre L'Expansion à qui il reprochait d'avoir, en janvier 2005, cité son nom dans un article sur la « solidarité gay », ce qu'il considérait comme une atteinte à sa vie privée et contraire à son choix de taire son homosexualité. La 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris a rejeté cette action le 10 avril 2006, en relevant que Marc-Olivier Fogiel en avait déjà fait état, dans une interview à Têtu, en évoquant son compagnon.

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TF1

Premier logo de TF1 (1974)

Télévision Française 1 plus connue sous sigle TF1 est la première et la plus ancienne chaîne de télévision généraliste française privée (anciennement publique). Son actionnaire principal est le groupe Bouygues. Le président directeur-général de TF1 est Nonce Paolini.

Unique chaîne de télévision en France pendant 28 ans, la première chaîne a souvent changé de dénomination au cours de sa longue histoire : Radio-PTT Vision avant-guerre, Paris-Télévision pendant l'occupation allemande, Télévision française dès 1944, RDF Télévision française en 1945, RTF Télévision en 1949, première chaîne de la RTF (suite à la création de la deuxième chaîne en 1963), première chaîne de l'ORTF en 1964 et enfin TF1 à l'éclatement de l'Office en 1975, privatisée en 1987.

La première chaîne de télévision française naît le 13 février 1935, date de l’inauguration officielle de la télévision en France qui émet en 60 lignes de 20h15 à 20h30 une conférence de la comédienne Béatrice Bretty depuis un studio de Radio-PTT Vision au 103 rue de Grenelle à Paris. L’émission peut être captée à 100 km autour de Paris. Le 10 novembre, Georges Mandel, ministre des PTT, inaugure la première émission en 180 lignes depuis l’émetteur de la tour Eiffel. Le 18, Suzy Wincker, première speakerine depuis juin, effectue une démonstration pour la presse de 17h30 à 19h30.

Les émissions deviennent régulières à partir du 4 janvier 1937 de 11h à 11h30 et de 20h à 20h30 en semaine et de 17h30 à 19h30 le dimanche. En juillet 1938, un décret définit pour trois ans le standard en 455 lignes VHF (alors que trois standards sont utilisés pour les expérimentations : 441 lignes pour Gramont, 450 lignes pour la Compagnie des compteurs et 455 pour Thomson). En 1939, on ne compte que 200 à 300 récepteurs individuels de télévision, que l'on regarde aussi dans quelques rares lieux publics. Avec l'entrée en guerre de la France la même année, les émissions cessent et l'émetteur de la tour Eiffel est saboté.

À la suite d'un accord signé en 1942 entre la Compagnie des compteurs et la firme allemande Telefunken, la station Fernsehsender Paris (Paris-Télévision) est créée le 7 mai 1943 diffusant en 441 lignes (standard allemand) depuis la tour Eiffel. Cette chaîne, inaugurée le 29 septembre 1943, est dirigée par l’Allemand Kurt Hinzmann et émet en allemand et en français quatre jours sur sept de 10h à midi, trois jours de 15h à 17h et tous les soirs de 20h30 à 22h, diffusant des variétés et du théâtre à destination des hôpitaux et résidents allemands à Paris (environ 1 000 récepteurs dont une centaine pour les téléspectateurs français). La chaîne s’installe au 13-15 rue Cognacq-Jay à Paris dans un ancien cabaret et une ancienne pension de famille achetés en 1942 par l’administration française. Le 16 août 1944, à la veille de la libération de Paris, Fernsehsender Paris (Paris-Télévision) cesse d'émettre.

Les émissions en 441 lignes VHF reprennent depuis les studios de télévision de la rue Cognacq-Jay en octobre 1944. Le 17 décembre 1946, la télévision, maintenant au sein de la Radiodiffusion française (RDF), diffuse son premier bulletin de météorologie et reprend une programmation régulière (douze heures par semaine) en octobre 1947. Le premier évènement retransmis est l'arrivée du Tour de France le 25 juillet 1948, commenté en direct du Parc des Princes par Jacques Sallebert. Le 20 novembre, le ministre de l'information, François Mitterrand, fixe par décret le standard du réseau français à 819 lignes VHF.

Le 4 février 1949, la Radiodiffusion française (RDF) devient la Radiodiffusion-télévision française (RTF) et la première speakerine, Jacqueline Joubert, recrutée par concours, apparaît sur les écrans. Le premier journal télévisé est diffusé le 29 juin sous la direction de Pierre Sabbagh qui est aussi son concepteur. La redevance sur les récepteurs de télévision est instaurée par la loi du 30 juillet.

À partir de la rentrée 1949, la télévision va s’offrir une série de grandes premières : le premier feuilleton destiné à un jeune public (les Découvertes de télévisius) en octobre, le journal télévisé quotidien le 2 octobre, puis biquotidien en novembre, les premières émissions religieuses du dimanche matin le 9 octobre, le 24 décembre, la messe de minuit retransmise en direct de Notre-Dame de Paris, la première émission enfantine avec le Club du jeudi le 26 janvier 1950, la première pièce de théâtre diffusée à la télévision en direct de la Comédie-Française le 24 février avec Le Jeu de l'amour et du hasard réalisé par Claude Barma, et enfin la première retransmission du défilé militaire du 14 juillet en direct des Champs-Élysées. Le 15 décembre 1949, Catherine Langeais devient la troisième speakerine de la télévision, recrutée pour présenter les nouvelles émissions en 819 lignes, tandis que celles en 441 lignes (prévues pour durer jusqu'en 1958) continuent d'être présentées par Jacqueline Joubert et Arlette Accart.

En juillet 1952, la première émission internationale de télévision est organisée par la RTF et la BBC, qui ont réussi à régler le problème de conversion des définitions (405 lignes en Grande-Bretagne, 441 et 819 lignes en France). Le 17 juillet 1952, alors que depuis 1949 l'émetteur 441 lignes se limitait à des films, des kinescopes (émissions filmées) et des directs de plateau, les mêmes programmes peuvent désormais être vus simultanément par tous les téléspectateurs français grâce au « convertisseur de standard » (une caméra 441 lignes reprenant l'image d'un moniteur 819 lignes à tube cathodique spécifique), en particulier les grands directs sportifs. Mais ceci va surtout permettre la retransmission en direct de l’Abbaye de Westminster du couronnement de la souveraine britannique Elisabeth II, véritable déclencheur de l’engouement des Français pour la télévision. Ce 2 juin 1953, tout Paris est devant les quelques écrans privés ou publics ou devant les vitrines des marchands de postes de télévision pour voir ici ce qui se passe au même moment à Londres. Le 31 décembre, l'Assemblée nationale vote un plan de développement de cinq ans pour la télévision. Alors que la France ne compte que 3 794 postes de télévision en 1950, 1 % des ménages français sont équipés en télévision en 1954.

Le journal télévisé est fixé à 20 heures le 1er janvier 1954 et le 13 juin, les 24 heures du Mans sont retransmises pour la première fois à la télévision. La première campagne télévisée pour les élections législatives se déroule du 20 au 30 décembre 1955. Le 3 janvier 1956 marque la fin prématurée de l'exploitation en 441 lignes : l'émetteur, d'une technologie ancienne, n'ayant pu supporter les longues soirées d'élection, est victime d'un incendie. Les 441 lignes devant s'arrêter initialement en 1958, sa coûteuse reconstruction est abandonnée au profit d'une indemnisation des téléspectateurs pour leur permettre l'achat d'un poste 819 lignes. En avril et mai 1956, le président du Conseil Guy Mollet reçoit les caméras de télévision pour la première fois à Matignon lors d’un entretien conduit par Pierre Sabbagh. Le 26 mars 1961, le carré blanc apparaît en bas de l'écran de télévision, signalant les programmes qui sont jugés inappropriés pour le jeune public.

À la suite de la création d'une deuxième chaîne de télévision par la RTF le 21 décembre 1963, l'ancienne chaîne unique devient simplement la première chaîne (tandis que la deuxième chaîne va chercher à séduire des téléspectateurs pour qu’ils s’équipent en récepteurs et antennes compatibles pour son nouveau réseau UHF, en diffusant sur un nouveau standard en couleur dès 1967).

En 1965, l'élection présidentielle fait l'objet d'une campagne télévisée pendant laquelle chaque candidat a droit à deux heures d'antenne, suivie le 5 décembre d’une nuit entière de directs et de commentaires sur les résultats du premier tour.

Le 1er octobre 1968, la première chaîne ouvre ses écrans à la publicité "de marque". Dans la nuit du 21 juillet 1969, des millions de téléspectateurs français assistent en direct aux premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune, commentés par Jean-Pierre Chapel.

La télévision touche à présent un immense public : de 6,1 % des ménages équipés en poste de télévision en 1957, on est passé à 13,1 % en 1960, 51,7 % en 1966 après la création de la deuxième chaîne, pour atteindre 70,4 % en 1970. La loi du 3 juillet 1972, modifiant les statuts de l’ORTF crée deux chaînes de télévision distinctes et plafonne les ressources publicitaires à 25 %.

La Société nationale de télévision Télévision française 1, abrégée en TF1, naît le 8 juillet 1974, lorsque le Premier ministre Jacques Chirac présente le projet de loi de réforme de l'audiovisuel. Par la loi du 7 août 1974, l'Office de radiodiffusion télévision française (ORTF) est divisé en sept organismes autonomes dont trois sociétés nationales de programmes : Télévision française 1 (TF1), Antenne 2 (A2), France Régions 3 (FR3), la Société française de production (SFP), Télédiffusion de France (TDF), Radio France, et l'Institut national de l'audiovisuel (INA). Le monopole d'État est maintenu. Chacune des sociétés est placée sous la tutelle du Premier ministre. La loi sera mise en application le 6 janvier 1975, lorsque la première chaîne change d'habillage et de nom pour devenir TF1.

TF1 doit son nom à l'UER. Lorsqu'il s'est agit de trouver un nom à l'ancienne première chaîne de l'ORTF, Jean-Louis Guillaud, son directeur général en 1975, s'est souvenu que l'UER nommait les trois chaînes publiques françaises : Télévision française 1, Télévision française 2 et Télévision française 3. Il s'empressa de faire avaliser cette dénomination par le nouveau Président de la chaine Jean Cazeneuve et de son Directeur de Cabinet Claude Villedieu, forçant ses deux concurrentes à chercher d'autres dénominations. Ce nom avait l'avantage pour la chaîne de la faire passer pour LA Télévision française.

Le 20 décembre 1975 en ouverture du journal, Jean-Claude Bourret annonce le passage de TF1 à la couleur qui prend effet le 1er janvier 1976 avec le passage sur le réseau UHF 625 lignes et la diffusion de ses premières émissions en couleur, soit douze ans après Antenne 2 (en 1967). Sa colorisation entamée le 6 janvier 1975 ne sera achevée tardivement qu'en 1983 avec l’arrêt des émissions en 819 lignes VHF noir et blanc. Durant cet intervalle, TF1 était également reprise en couleur par FR3 (déjà colorisée) depuis le 1er septembre 1975 à midi et l’après-midi jusqu’au démarrage de ses propres émissions à 18h.

Dès 1983, son audience la place derrière Antenne 2 tant pour les programmes de divertissement que pour l'information. Le 14 juillet 1983, Hervé Bourges est nommé président de TF1 par la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA) avec pour mission de redresser la situation de la chaîne. Il réussit en partie sa mission en mettant le duo Yves Mourousi - Marie-Laure Augry aux commandes du journal de 13 heures, Marie-France Cubadda ou Bruno Masure au 20 heures et en installant chaque vendredi une grande émission de divertissement populaire de Patrick Sabatier (Porte Bonheur, Le Jeu de la vérité), attirant également Patrick Sébastien ou Stéphane Collaro. Deux émissions emblématiques feront les meilleures audiences de la chaîne : Sept sur sept, le confessionnal politique dominical d'Anne Sinclair et Droit de réponse l'émission de débat polémique de Michel Polac.

En juin 1986, Jacques Chirac, à nouveau premier ministre dans le cadre de la première cohabitation, propose la privatisation d'une des trois chaînes publiques de télévision. Après avoir initialement porté son choix sur FR3, choix rendu impossible à cause de la structure régionale de la chaîne, puis sur Antenne 2 qui était, à l'époque, la première chaîne en termes d'audience et d'image, le gouvernement choisit finalement la première chaîne publique TF1, jugée « ringarde », mais en redressement depuis l'arrivée d'Hervé Bourges. La loi du 30 septembre 1986 autorise la cession par l'État de la chaîne publique en opérant une cession de 50 % de son capital à des acquéreurs choisis après une procédure d'appel aux candidatures, de 10 % aux salariés de la chaîne et des 40 % restants sous la forme d'un appel public à l'épargne.

La Commission nationale de la communication et des libertés (CNCL), qui a succédé à l'HACA, lance donc en septembre 1986 un appel à candidature pour la reprise de la première chaîne auquel répondent le groupe Fininvest de Silvio Berlusconi, le groupe de BTP Bouygues de Francis Bouygues, le groupe de presse Filipacchi, le magnat de la presse Robert Hersant, le groupe de presse Hachette, le magnat de la presse britannique Robert Maxwell, et l'homme d'affaires Bernard Tapie. Robert Hersant et Silvio Berlusconi s'étant alliés pour reprendre la Cinq, Filipacchi ayant abandonné, il ne reste plus en avril 1987 que deux candidats à la reprise : d'un côté le groupe Hachette mené par Jean-Luc Lagardère qui souhaite s'implanter dans la télévision, mais dont le partenaire, Havas, l'a quitté en février; de l'autre, un consortium mené par le groupe Bouygues associé à Pergamon Média Trust Pic, la GMF, la Fnac, les éditions mondiales, la Société générale, Maxwell Média, le groupe Bernard Tapie, Financière Faltas, Indosuez et le Crédit Lyonnais. Les auditions des deux groupes repreneurs par la CNCL sont diffusées en direct sur TF1, et chacun d'eux expose aux membres de la commission le cahier des charges qu'ils comptent mettre en œuvre pour répondre au « mieux-disant culturel » prôné par le ministre de la Communication, François Léotard au sujet de cette privatisation. Entraîné par le très médiatique Bernard Tapie et mieux entouré qu'Hachette, le consortium mené par Francis Bouygues séduit la CNCL qui autorise le 6 avril ce dernier à prendre une participation à hauteur de 50 % dans le capital de la chaîne contre un chèque de 3 milliards de francs remis le 16 avril, et lui attribue le 15 avril une concession d'une durée de dix ans sur le réseau national hertzien. Les 50 % restants du capital sont décomposés en 7 636 000 actions (soit 36,40 % du capital) cédées par offre publique de vente en Bourse, en juillet 1987, à 165 francs l'action, et 2 040 000 offertes à la vente aux salariés et anciens salariés de la chaîne, à 132 francs l'action.

Suite au rachat de la chaîne, Francis Bouygues en devient président et Patrick Le Lay vice-président, et les deux hommes s'engagent par écrit devant la CNCL à respecter la qualité des programmes, avec un cahier des charges ambitieux. Mais les salariés de la chaîne subissent ce changement de statut de leur employeur avec suspicion : nombre de journalistes usent de leur clause de conscience pour la quitter, et la plupart des animateurs-vedettes de TF1 (Patrick Sabatier, Patrick Sébastien, Stéphane Collaro, Marie-France Cubadda) partent sur la Cinq à la rentrée 1987. À commencer par Patrick Sabatier, ils reviennent tous quelques mois plus tard, confortant l'hégémonie de la chaîne. Le quotidien Le Parisien titre alors à sa Une avec une interview des dirigeants de la chaîne disant que « Si Patrick Sabatier frappe à la porte de TF1, je lui ouvrirai ». En 1988, Francis Bouygues confie la présidence à Patrick Le Lay. La chaîne change d'habillage en juillet 1989 et le changement s'est officiellement terminé le 2 février 1990 pour les 15 ans de la chaîne en adoptant un logo rectangulaire reprenant les trois couleurs nationales pour s'affirmer comme LA Télévision Française.

À partir de 1991, TF1 redevient la première chaîne en termes d'audience. Rassemblant 41% des téléspectateurs français, elle n'en compte aujourd'hui, à l'heure du départ de Patrick Poivre d'Arvor (PPDA), plus que 27% , faisant désormais moins que le câble et que la TNT . Malgré cette audience en baisse, TF1 recueille toujours 54% des parts du marché publicitaire.

La concession de diffusion de la société Télévision française 1 SA sur le premier réseau national hertzien est renouvelée pour cinq nouvelles années sans appel d'offre par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) le 26 mars 1996, ce qui conduit l'association « Changez la Une » à déposer en vain un recours devant le Conseil d'État le 4 avril contre cette absence d'appel à candidatures face aux manquements de la chaîne à son cahier des charges depuis 1987. Cette autorisation a été à nouveau renouvelée pour cinq ans par le CSA le 20 novembre 2001 sur le réseau analogique hertzien et une nouvelle autorisation lui a été délivrée le 10 juin 2003 sur la télévision numérique terrestre française.

En mai 2007, Martin Bouygues, propriétaire de la chaîne et parrain de Louis Sarkozy (fils du président Nicolas Sarkozy) place à TF1 Laurent Solly, jusqu'alors directeur adjoint de la campagne présidentielle .

En 2007, Bouygues nomme Nonce Paolini directeur général puis président-directeur général du groupe TF1 à la place de Patrick Le Lay, qui avait déclaré vendre du « temps de cerveau disponible » . Son vice-président Etienne Mougeotte devient alors directeur des rédactions du Figaro . Bouygues tente ensuite de remplacer Robert Namias, directeur des informations de TF1, par Nicolas Beytout, alors au Figaro , en vain. En effet Robert Namias et Patrick Poivre d'Arvor s'y opposent avec succès . Depuis l'arrivée de Paolini, plusieurs présentateurs ont quitté la chaîne: Takis Candilis (fiction), Charles Villeneuve (Sports), Philippe Balland (variétés et jeux), Nicolas Hélias (magazines), etc .

Quelques mois plus tard, le président fraîchement élu, Nicolas Sarkozy, annonce la suppression progressive dès l'année 2009 de la publicité sur les chaînes publiques, répondant ainsi à une vieille revendication de TF1 .

Enfin, PPDA laisse la place en juin 2008 à Laurence Ferrari .

À l'été 2008, Patrick Poivre d'Arvor est remplacé par Laurence Ferrari à la présentation du 20 heures et Robert Namias par Jean-Claude Dassier à la direction de l'information de TF1, c'est alors que les audiences s'effondrent, le style de la présentatrice n'étant pas au goût de son auditoire, une "séniorisation" façon Claire Chazal s'imposant alors pour tenter de partir à la reconquête des classes de téléspectateurs perdues (Le Monde, 16 novembre 2008). Sur les neuf premiers mois de l'année 2008, le recul constant de l'audience de la chaîne se traduit par un recul de 33% de son résultat net (Le Monde, 4 décembre 2008).

Fin 2005, TF1 offre aux internautes la possibilité de voir ou revoir certains de ses programmes via le service TF1Vision.

Dès le commencement de sa diffusion sur la TNT, TF1 diffuse certains de ses programmes au format 16/9, tels que de nombreuses séries ou films.

Le 22 mai 2007, TF1 a diffusé pour la première fois un programme en VM (version multilingue). Tout téléspectateur munit d'un décodeur TNT peut donc choisir de voir le programme en version française (VF) ou en version originale sous-titrée (VOST), ce qui représente une avancée majeure dans l'exploitation de ce mode de diffusion qu'est la TNT.

TF1 a prévu de retransmettre l'intégralité de ses programmes au format 16/9 dès 2008-2009, une décision prise suite à l'arrivée de la TVHD (Télévision à haute définition) en France en 2006. En attendant, les principales émissions de la chaîne (Star Academy, Attention à la marche, La Roue de la fortune…) ont déjà adoptées ce format depuis l'été 2007 sur la TNT et les autres émissions devraient suivre dans les semaines à venir. Reste le très attendu JT de TF1 . À noter que TF1 publicité a annoncé que dès janvier 2008 les publicités seront diffusées en 16/9 et donc l'habillage de la chaîne devrait également subir cette transformation. Enfin les programmes au format 4/3 devraient être découpés lors de leur diffusion dans les années à venir, comme c'est déjà le cas sur la chaîne NRJ12.

Afin de lutter contre le piratage et la diffusion à travers des réseaux de diffusion numérique de vidéos (tel que Dailymotion), TF1 (et WAT sa filiale) a choisi de se doter d'un logo qui utilise une technologie développée par l'INA. Cette technologie permet à l'aide d'empreintes numériques d'identifier très rapidement la provenance de vidéos, elle est déjà utilisée par Canal Plus et par Dailymotion.

Du 6 janvier 1975 au 6 avril 1987, la société de programme Télévision Française 1 (TF1) était une société nationale publique d'État détenue à 100% par ce dernier.

Depuis sa privatisation en avril 1987, la société Télévision Française 1 (TF1) S.A. appartient à 100% au groupe TF1 SA, lui-même filiale à 41,2 % du groupe Bouygues SA, à 1,4 % à la Société générale, à 2,6 % à des salariés, à 54,8 % du public dont 0,6 % en autocontrôle et autodétention.

Le premier siège de la chaîne de 1935 à 1939 se situait au ministère des PTT au 103 rue de Grenelle à Paris.

En 1942, l’administration française achète le music-hall Magic City au 188 rue de l’Université, la Familiale de l’Alma au 13-15 rue Cognacq-Jay et le garage qui les sépare pour y installer Fernsehsender Paris (Paris-Télévision).

Le 13-15 rue Cognacq-Jay dans le VIIe arrondissement de Paris reste le berceau historique de la télévision française de 1946 à 1974 dans lequel restera TF1 après sa création en 1975.

Ensuite TF1 s'installe dans des locaux plus spacieux et plus modernes au pied de la Tour Montparnasse au 17, rue de l'Arrivée dans le XVe arrondissement .

Le siège actuel de la chaîne privée est situé depuis le 1er juin 1992 dans la tour TF1 (appelée IGH), immeuble de 45 000 m² construit par Bouygues au 1 quai du Point du jour à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine.

TF1 se définit comme la « 1re chaîne généraliste grand public et familiale ».

En 1975, Yves Mourousi présente le journal télévisé de 13 heures avec à ses côtés successivement Claude Pierrard, Michel Denisot et Jean-Pierre Pernaut. Puis la présentation en couple sera instituée en 1981 avec Marie-Laure Augry qui le rejoint aux commandes du journal jusqu'en 1988. C'est enfin Jean-Pierre Pernaut qui leur succède suite à la privatisation, et qui réalise depuis l'audience la plus importante à cet horaire avec un journal-magazine orienté vers l'actualité locale et les traditions catholiques.

Jean-Pierre Pernaut présente le 13 Heures du lundi au vendredi, remplacé pendant ses absences par Jacques Legros. Claire Chazal présente les 13 Heures du week-end, remplacée pendant ses absences par Julien Arnaud.

Le 2 octobre 1949 marque le démarrage officiel du journal télévisé quotidien, puis biquotidien dès novembre 1949. Le journal télévisé est rattaché à la direction de l'information en juin 1956 et Pierre Sabbagh en prend la direction en novembre 1959. Les présentateurs vedettes sont alors Georges de Caunes et Léon Zitrone. Le 20 avril 1963, Édouard Sablier met en place une nouvelle formule du journal télévisé dans laquelle le présentateur ne commente plus toute l’actualité mais laisse des journalistes spécialisés traiter de leur domaine respectif. Le journal télévisé y gagne en objectivité et en précision. Cette formule est à l’antenne jusqu’en juin 1968 où réapparaît le présentateur unique. Suite à la création de deux unités autonomes d'information, Pierre Desgraupes lance Information Première le 3 novembre 1969.

Dès janvier 1975, Roger Gicquel présente tous les soirs à 20 heures TF1 Actualités pendant six ans jusqu'au 18 décembre 1981. Léon Zitrone assure la présentation des journaux du week-end. Jean-Claude Bourret succède à Roger Gicquel, puis en 1984 Bruno Masure, Claude Sérillon, Ladislas de Hoyos et enfin Marie-France Cubadda dès 1985 avec un nouveau générique et un nouveau décor. Après le départ de cette dernière sur la Cinq en septembre 1987, TF1 engage Patrick Poivre d'Arvor, dont c'est le grand retour à la télévision après quatre ans d'absence et sept ans aux commandes du journal d'Antenne 2. En 1991, Claire Chazal, jeune journaliste présentant le journal de la nuit sur Antenne 2, est engagée par TF1 pour présenter les journaux du week-end. Étienne Mougeotte n'aura pas à regretter ses choix car les journaux télévisés de TF1 de 13 heures et de 20 heures sont les plus regardés de la télévision française et européenne depuis quinze ans. Il en va de même des bulletins météorologiques, présentés par Alain Gillot-Pétré, François Fandeux ou Michel Cardoze, qui participèrent à les populariser, puis aujourd'hui par Évelyne Dhéliat, Catherine Laborde et par Sébastien Folin.

Laurence Ferrari présente le 20 Heures du lundi au jeudi depuis le lundi 25 août 2008 en remplacement de Patrick Poivre d'Arvor, elle est remplacée pendant ses absences par Harry Roselmack. Claire Chazal présente le 20 Heures du vendredi au dimanche, remplacée pendant ses absences par Julien Arnaud.

Cette édition à l'horaire variable (entre 22h et 1h du matin selon les époques) fut d'abord présentée par Jean Offredo de 1975 à 1980, puis sera longtemps le fief d'un homme : Joseph Poli. Ce « vieux » présentateur « bonhomme » de Une dernière était devenu le souffre douleur et le complice de Bruno Masure, qui ne manquait pas chaque soir en fin de journal de 20 heures de lancer un calembour à son propos, comme un appel au téléspectateur à ne pas manquer Une dernière dans laquelle l'intéressé renvoyait la pareille au petit plaisantin. Suite à la privatisation en 1987, Jean-Claude Narcy lui succède pour le journal de la nuit à un horaire de plus en plus tardif. Enfin, en 1995, suite à la création de LCI, TF1 remplace cette édition par la diffusion d'un flash de la chaîne d'information plusieurs fois dans la nuit.

Avant les années 1980 il y avait des émissions de divertissement telles que "les Rendez-Vous du dimanche" ou "Stars", deux émissions qui ne sont pas mentionnées dans "la liste des émissions de TF1" et qu'y sont à rajouter. Les émissions présentées par Patrick Sabatier ont eu un grand succès : Atout Cœur, Avis de recherche dès juillet 1981, Le Jeu de la vérité à partir du 11 janvier 1984, ou Porte Bonheur (1983). Il en est de même de celles de Stéphane Collaro avec Coco-Boy (1982) dans laquelle apparaît en octobre 1983 le Bébête show (émission de satire politique à une heure de grande écoute) et Cocoricocoboy (1984) qui lui succède. Ils sont rejoints par Patrick Sébastien avec son Carnaval en 1984, le Grand Bluff en 1992 et Osons ! en 1995. Les trois animateurs tentent tous l'aventure de la Cinq en 1987 , laissant pendant un an le vendredi soir à Jean-Luc Lahaye, puis retrouvent leur case horaire sur TF1 en 1988.

Avec l'arrivée de Jean-Pierre Foucault dès l'été 1987 et de sa Sacrée Soirée, les animateurs vedettes occupent trois soirées sur la chaîne à 20h45 avec Sébastien le samedi, Foucault le mercredi, Sabatier le vendredi et Collaro tous les jours avant le journal de 20 heures. Il ne manque plus que la venue de Michel Drucker en 1990 tous les lundis avec Star 90 pour que plus de la moitié des premières parties de soirée de TF1 soit consacrée à la variété. À avoir sûrement abusé du genre, les audiences de ces émissions ont fini par baisser et TF1 les a supprimées les unes après les autres. Le genre est aujourd'hui peu présent sur les grilles de la chaîne et se résume à quelques émissions ponctuelles de Flavie Flament ou à la Star Academy.

TF1 s'est aussi lancée dans la programmation en prime-time d'émissions sur les « plus… » dans différentes catégories (plus belle femme ou plus bel homme du monde, grandes arnaques ou gamelles, etc.) présentées par Christophe Dechavanne ou Arthur : souvent une succession de bêtisiers. En deuxième partie de soirée, des émissions tels que Sans aucun doute, C'est quoi l'amour, Confessions Intimes, La Méthode Cauet... Lors de ces rendez-vous populaires le téléspectateur retrouve à l'antenne des amuseurs de circonstance tels que Patrick Bosso, Véronique Genest ou Hélène Ségara.

Avec des concepts comme 1 contre 100, Attention à la marche, À prendre ou à laisser, Le Bigdil, Intervilles, Le Juste Prix, Le maillon faible, L'or à l'appel, Qui veut gagner des millions ?, La Roue de la fortune, Une famille en or ou Zone Rouge, le jeu tient une place de choix dans les programmes de TF1. Fédérateur et populaire, avec souvent de grosses sommes d'argent à gagner, il est l'outil indispensable pour s'assurer les meilleures audiences. Ces programmes sont fréquemment inspirés de formats américains éprouvés.

Du côté des émissions pour la jeunesse, TF1 y a longtemps consacré une part importante de son antenne à commencer par les émissions de Christophe Izard, telles l'Île aux enfants avec Casimir tous les soirs à 18 h de 1975 à 1982, puis le Village dans les nuages de 1982 à 1985 ainsi que La vie des Botes de 1986 à 1987 en collaboration avec Jean Chalopin, les visiteurs du mercredi et les visiteurs de Noël chaque mercredi après-midi. Mais aussi l'émission emblématique de Claude Pierrard, Croque-Vacances, qu'il présentait avec deux marionnettes Isidore et Clémentine. Dans toutes ces émissions, outre les nombreux dessins animés américains (Hanna Barbera) ou japonais, la place laissée aux marionnettes et aux séquences éducatives (bricolage, découverte, jardinage) était prépondérante. TF1 adapta même en 1978 la célèbre émission américaine pour enfants Sésame Street qui devint chez nous 1 rue Sésame et dans laquelle marionnettes et acteurs se partageaient la vedette. Mais dès 1979, le succès de Récré A2 sur la chaîne concurrente met à mal l'audience de ces émissions qui ne cessera de s'éroder. TF1 tente une dernière riposte sans trop de succès avec Vitamine (l'émission qui donne bonne mine) entre 1984 et 1987.

Il faut attendre la privatisation en 1987 et l'arrivée de Dorothée, nommée responsable de l’Unité Jeunesse de TF1, pour que la chaîne domine sans partage pendant dix ans le créneau de l'émission pour la jeunesse avec le Club Dorothée, qui reprend une partie des formules et de l'équipe ayant fonctionné sur Récré A2. Cette émission a lancé véritablement l'implantation des mangas en France en diffusant de nombreuses séries animées (Dragon Ball, Les Chevaliers du Zodiaque, etc.); parallèlement, TF1 diffuse des dessins animés des studios Disney dans Disney Parade et dans le le Disney Club. Suite à de nombreuses critiques virulentes dans la presse contre le Club Dorothée, TF1 finit par destituer Dorothée de son titre de Directrice des Programmes Jeunesse et Familiaux en 1996, pour la remplacer par son adjointe qui vient de la direction de la production ; toutefois, Dorothée continue de présenter son émission jusqu'à sa suppression, en août 1997. Le Club Dorothée est alors remplacé par de brèves émissions animées par des personnages de synthèse. La chaîne a conservé quelques dessins animés japonais (Pokémon), mais a aussi su se fournir aux États-Unis (Power Rangers).

À compter de 2001, les émissions de télé réalité ont profondément bouleversé la programmation des chaînes privées françaises, à commencer par TF1 malgré les déclarations de son président Patrick Le Lay qui affirmait dans Le Monde du 11 mai 2001 vouloir « faire obstacle à l’irruption en France de la télé-poubelle » par « choix éthique ». Attirée par les scores d'audience époustouflants réalisés par sa rivale M6 lors de la diffusion de Loft Story, première émission de télé réalité en France en 2001, TF1 s'est empressée de s'allier avec le spécialiste du genre, la société de production Endemol (créatrice de Loft Story), pour concocter une série d'émissions sur le même principe comme Nice People. Dès lors, la chaîne privée s'est constamment alimentée de ce nouveau type de programmation qui constitue à l'heure actuelle sa première source d'audience avec des émissions phares, telles Star Academy, Koh-Lanta, La Ferme Célébrités, L'Île de la tentation, Greg le millionnaire, Première compagnie, Mon incroyable fiancé ou Je suis une célébrité, sortez-moi de là !ou encore ce que l'on appelle le Loft de TF1 mais avec une petite touche de secret Secret Story qui est d'ailleurs animé par Benjamin Castaldi qui était auparavant animateur du loft sur M6 ...

D'après les services de Médiamétrie, TF1 est la chaîne de télévision française la plus regardée en France, parvenant à réaliser 98 des 100 meilleures audiences de l'année 2006. Pour l'année 2007, TF1 réalise même l'intégralité des 100 meilleures audiences, une première depuis la création de Médiamétrie.

En 2005, sa part d'audience était de 32,3 % (40 % en 1989) pour une part de marché publicitaire de 54 %, loin devant les chaînes hertziennes concurrentes privées (M6 et Canal+) ou publiques (France 2, France 3 et France 5).

En 2004, 89 des 100 meilleures audiences de l'année avaient été réalisées par des programmes diffusés sur TF1 (contre 95 en 2003). En 2005, TF1 remporte 97 des 100 meilleures audiences de l'année, confortant ainsi son hégémonie.

L'agence d'achat d'espaces publicitaires Carat prévoit qu'en 2014 la part d'audience de TF1 descende à 24-28 % et sa part du marché publicitaire à 38-44 %. Seulement, l'agence n'a probablement pas vu arriver l'essor de la TNT, puisque cette dernière grignote peu à peu des parts de marché aux chaînes hertziennes, historiques. Ainsi, à la mi-janvier, TF1 a connu sa plus mauvaise audience hebdomadaire, à 27,5 %. La chaîne était encore à plus de 30 % pour sa moyenne 2007, mais il semble que 2008 marque une année où TF1 devra redoubler d'effort et d'innovation pour maintenir son leadership, mais il faut savoir que sa principale concurrente, France 2, se trouve toujours loin derrière à un peu plus de 18 % de part de marché en 2007, France 3 à 14 % et France 5/Arte à 7 %. Enfin, sa concurrente privée, M6, connaît également une baisse d'audience, et stagne depuis janvier 2008 à 10,5 % de part de marché. Au fil des mois, la part d'audience de TF1 continue de s'effriter. La chaine rencontre des difficultés en soirée et avant soirée au point que sa part d'audience hebdomadaire tombe à 25,3% en mai 2008.

À l'international, TF1 est le programme en français le plus suivi, devançant même TV5MONDE (en part d'audience).

TF1 a conquis une place particulière dans le paysage audiovisuel français, notamment grâce aux personnalités, journalistes et animateurs, qui ont fait la « Une » :Benjamin Castaldi, Léon Zitrone, Yves Mourousi, Roger Gicquel, Guy Lux, Denise Fabre, Michel Polac, Patrick Poivre d'Arvor, Bruno Masure, Anne Sinclair, Igor Barrère, Stéphane Collaro, Jean-Pierre Foucault, Patrick Sabatier, Patrick Sébastien, Christophe Dechavanne, Dorothée, et bien d'autres encore. Les journaux de TF1 restent plébiscités par les français (50 % d'entre eux les considèrent comme les meilleurs contre 25 % pour le deuxième France 2). Selon un sondage Ipsos, la chaîne a pourtant enregistré un recul du niveau de satisfaction des téléspectateurs à 49 %, la plaçant en cinquième position des chaînes hertziennes françaises. Les programmes de divertissement sont avec le cinéma et les fictions françaises, le fer de lance de la chaîne au détriment des émissions culturelles. En 2002, TF1 était la chaîne française diffusant le moins de programmes culturels. Pourtant, l'un de ses plus gros budgets consacrés à une émission, est destiné au magazine-documentaire Ushuaïa Nature diffusé chaque trimestre en première partie de soirée, et TF1 coproduit également de grands documentaires historiques comme Hiroshima diffusé en août 2005 également en première partie de soirée et sans coupure publicitaire.

L’influence dominante de TF1 sur la société française suscite la principale interrogation. À cet égard, TF1 concentre les critiques attribuables au média qu’est la télévision. Dans le cadre du centralisme à la française dont elle est une franche illustration, la chaîne historique a pris une telle place dans la vie de millions de personnes que l’impact de la chaîne sur la vie psychique des téléspectateurs ne laisse que peu de doute quant à la réalité de cette influence. La popularité du journal de 20h a amené certains journalistes à l’appeler "la Grande Messe du JT", témoignant de l’effet hypnotique que possède l’entreprise privée qu’est TF1. Il reste cependant délicat de pouvoir quantifier dans quels aspects la chaîne française modèle le comportement des individus, soumis à la répétition de ce visionnage quotidien. Pour de nombreux observateurs, dont l’artiste Francis Cabrel n’est qu’une représentation, cette influence sur la vie sociale au quotidien est d’une façon générale néfaste.

Une question récurrente concerne le fonctionnement interne de TF1. Au-delà de la vocation populaire de la chaîne qui lui impose des choix en matière de contenu, et bien qu’il soit difficile d’expliquer les mécanismes du show-business, de nombreux observateurs voient à la base une tradition de clanisme chez TF1 qui interviendrait dans l’organisation des émissions. Ceci engendrerait un ostracisme de fait vis-à-vis de tel ou tel personnage public voire politique, faisant par exemple qu’une célébrité comme Élie Semoun sera forcément invitée au détriment d’autres intervenants connus de la vie publique.

Si les relations de TF1 par rapport au monde économique ne font pas de doute au vu du poids de la publicité, ses manifestations dans le fonctionnement de la société restent difficiles à percevoir. L’émission Sans aucun doute dans son souci de ne pas écorner les grandes entreprises témoigne du dilemme que pose le financement de la chaîne par la publicité.

Plus tangibles, les relations de la chaîne par rapport aux hommes du pouvoir politique sont inévitablement regardées à la loupe. Certains voient un système d'échange de bons procédés qui permettrait à TF1 d'asseoir son pouvoir d’influence vis-à-vis des coulisses de l’État ; en échange d'une « publicité » – invitations aux journaux et reportages – pour certains responsables en vue, TF1 s'assurerait que ces derniers favoriseront une législation plus libérale sur l'audiovisuel, ou qu'ils choisiront Bouygues lors de l'attribution de marchés publics. D’autres voient en TF1 une chaîne plus indépendante qu’elle ne l’a été par le passé, et plus détachée de l’État français que ne l’est la nébuleuse France Télévisions.

Cependant, la réforme sur la suppression de la publicité dans le service public audiovisuel français semble avoir été réalisée dans le but de favoriser les chaînes privées, notamment TF1 et M6, suite à leur baisse d'audience après l'apparition de la TNT. Ces chaînes ont d'ailleurs connues de larges progressions en bourse à l'annonce de cette réforme et pourraient voir leurs bénéfices publicitaires augmenter fortement si le service public se voyait retirer toute publicité.

En outre, depuis que Nonce Paolini a pris les commandes de TF1, il mène un changement radical, notamment à propos des animateurs jugés "trop âgés". Ainsi on a pu constater le renvoi de Laurent Cabrol (animateur vedette du Téléshopping) et de Charles Villeneuve. L'année 2008 marque un véritable tournant pour TF1 et la mise en place de la "méthode Paolini". Celui-ci n'hésite pas à se séparer de Patrick Poivre d'Arvor installé au 20 Heures de la chaine depuis plus de vingt ans pour le remplacer par Laurence Ferrari. Cette décision est intervenue alors que Paolini réorganise complètement la direction de l'information de la chaine. D'après Le Canard enchaîné du 11 juin 2008, cette décision ne serait pas uniquement due à une volonté de renouvellement des équipes mais plutôt suite à une décision de Nicolas Sarkozy, ce qui remet en cause la neutralité politique de la chaîne.

La nature de multiples programmes suscite de nombreux commentaires qui révèlent la réprobation autour de TF1. Les jeux, la télé-réalité et les très nombreuses séries, le plus souvent d'origine américaine, sont souvent en ligne de mire dans ces critiques, la chaîne privée faisant le choix de délaisser les émissions à caractère culturel qui font statistiquement moins d’audience : évidemment, Secret Story est bien plus populaire que Questions pour un champion de France 3 par exemple. Des programmes de divertissement font régulièrement l'objet de polémiques comme Y'a que la vérité qui compte (aujourd'hui arrêté) ou Confessions Intimes pour leur caractère racoleur et la mise en scène qu'elles font de la vie privée des personnes y participant.

Les programmes pour la jeunesse sont montrés du doigt pour la part trop faible faite à la dimension éducative au profit de dessins animés souvent considérés comme violents voire ambigus (en particulier de nombreux animés qui étaient en effet à l'origine destinés à un public adolescent ou adulte et qui sont simplement épurés des passages les plus explicites lors de leur diffusion). L’animatrice Dorothée par le passé a notamment été décriée pour le caractère "bêtifiant" de certaines de ses productions.

TF1 cherchant à couvrir toute l’actualité, y compris en reprenant des aspects locaux qui sortent de l’évènementiel, il a fréquemment été reproché à la chaîne son traitement superficiel de l'information, qui privilégierait l'actualité de proximité et le sensationnalisme à l'ouverture internationale et au traitement de fond . On pourra néanmoins noter qu’elle est plus rarement accusée de parisianisme que ses consoeurs, une situation qui reste l’une des tendances lourdes de l’audiovisuel français. En revanche, certains de ses animateurs, notamment Jean-Pierre Pernaud se sont vus reprocher leur poujadisme. Ce tempérament a d'ailleurs valu à l'animateur ainsi qu'à Patrick Le Lay, le 28 novembre 2008, une condamnation par la 17e chambre correctionnelle de Paris pour diffamation lors d'un reportage construit - selon la cour - sur la base d'une enquête incomplète et non objective.

Dans la course au sensationnel, on notera également l'empressement de la journaliste Florence Schaal à annoncer abruptement le 8 août 2008 en direct lors du journal de 20 heures et sans vérification préalable le décès d'un enfant de deux ans et demi, qui venait en réalité d'être retrouvé sain et sauf. Mise à pied par la chaîne, elle fut licenciée pour faute grave le mois suivant. De même, un reportage réalisé sur le monde de l'immobilier a soulevé une controverse, dont l'affaire a été saisie par le CSA.

Plus troublant est cette constante sensation de toujours retrouver « les mêmes têtes » – ce problème n’est pas propre à TF1 - quand un débat de type intellectuel ou politique est organisé de façon formelle, ce qui pose les questions de la représentation des idées sur les chaînes populaires et de la mainmise de certaines célébrités politiques sur le débat public.

Sur un aspect déontologique, on reproche à la chaîne sa politique éditoriale visant à faire du journal télévisé un vecteur d’autopromotion de programmes dont elle a l’exclusivité (football, télé-réalité, formule1) afin d’en garantir l’audience.

D’après de nombreux commentateurs, la chaîne a tendance à soutenir la droite. Lors de la campagne pour les présidentielles de 1995, elle a été accusée de soutenir le candidat Édouard Balladur, alors premier ministre. Elle est aussi accusée de stigmatiser l'immigration par des reportages orientés dans lesquels celle-ci est amalgamée à l'insécurité. Didier Mathus, dans Le Monde, a accusé TF1 d'avoir réalisé des sujets quasi quotidiens sur l'insécurité en France pendant la campagne présidentielle de 2002, et d'avoir ainsi contribué aux résultats du premier tour favorables à la droite et à l'extrême droite.

Un sondage TNS-Sofres de novembre 2006, indique que 37 % des personnes interrogées considèrent TF1 comme une chaîne orientée à droite mais également comme la chaîne répondant le mieux aux besoins des téléspectateurs et incarnant le mieux le service public.

De plus, les liens d'amitié qu'entretient Martin Bouygues avec Nicolas Sarkozy portent à controverse, alors que des journalistes de la rédaction de TF1 ont révélé avoir assisté lors de l'élection de Nicolas Sarkozy à des scènes de joie et à l'ouverture de bouteilles de champagne au sein de la rédaction de la chaîne.

Le journal l'Expansion dans un article du 9 décembre 2008 affirme que les modifications apportées par TF1 à l'article de Wikipédia seraient fréquentes et assez répandues chez certaines grandes entreprises. Ces interventions viseraient à atténuer la portée critique de certaines affirmations, voire à supprimer quelques informations. Les auteurs de l'article insistent sur le fait que l'on ne peut pas dire si ces interventions sont voulues par les dirigeants. La direction de TF1 affirme n'être au courant de telles pratiques.

TF1 est diffusée sur le réseau hertzien analogique UHF SECAM couleur depuis le 1er janvier 1976 par 112 émetteurs et 3161 réémetteurs. La chaîne est aussi diffusée en numérique sur le multiplex R6 de la TNT depuis le 31 mars 2005.

TF1 fait aussi partie du bouquet numérique gratuit de la TNT par satellite, dit TNTSAT diffusé (dès juin 2007) sous l'égide du groupe Canal+ via le satellite Astra 1. TF1 devrait rejoindre soit le bouquet technique du Groupement de la TNT via le satellite Atlantic Bird 3 et/ou son propre bouquet sur la même position orbitale, où elle y est déjà diffusée mais en analogie. TF1 devrait aussi être présente en accès gratuit sur le phare de l'Europe, le satellite Hot-Bird. TF1 est aussi diffusée sur le deuxième bouquet satellite français Bis Télévisions.

La chaîne est diffusée partiellement en 16/9 depuis le 2 avril 2008. La chaîne est diffusée en HD sur la TNT et le câble satellite depuis le 30 octobre 2008.

Depuis le 17 novembre 2008, un logo transparent de TF1 est présent en permanence dans le coin supérieur droit de l'écran.

Le Groupe TF1 est doté d'un site principal TF1.fr. À celui-ci est subordonné TF1-VOD (Video On Demand) qui permet aux internautes de voir des programmes en streaming, cependant ce site en payant. Le Groupe est égalament propriétaire du site WAT qui est une plateforme de vidéos comme Dailymotion et Youtube.TF1 est également actionnaire de l'hébergeur de blogs Over-Blog.

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Canal+

Le siège de Canal +, à Issy-les-Moulineaux

Canal+ est une chaîne de télévision semi-généraliste française privée à péage axée sur le cinéma et le sport. Toute première chaîne privée à péage en France, elle appartient au groupe Canal+ (Filiale du Groupe Vivendi).

En juin 1981, Pierre Nicolay est nommé Président du Groupe Havas. En juillet 1981, il désigne Léo Scheer comme Directeur du Développement et Directeur de Cabinet du Président et le charge de définir un plan stratégique dans le domaine audiovisuel pour le groupe. En août 1981, un rapport est présenté lequel prévoit d'accompager la CLT et le Gouvernement Luxembourgeois dans leurs projets européen de télévision par satellite puis de créer une chaîne à péage à partir réseau hertzien historique (TF1 en 819 lignes noir et blanc) qui va être abandonné par TDF. Ce plan prévoit également pour Havas, d'augmenter sa participation dans Pathé (passer de 10 % à 50 %) pour consolider les investissements dans le cinéma. Le plan est adopté par la Présidence. L'équipe dirigée par Léo Scheer ( Jacques Driencourt, Antoine Lefébure, Marie Castaing, rejoints par Sylvain Anichini et Marc Friedman) va développer ce projet durant une année. Cela comprend l'élaboration du plan d'affaires, définition d'une grille de programmes basée sur la diffusion de films récents, négociation avec le BLIC et les industries du cinéma, avec TDF la reprise technique du réseau, avec le SJTI, le cadre juridique de la concession de service public, expertise technique du décodeur et adaptation de la logistique, inspirée des chaînes hertziennes américaines à péage basées à Los Angeles. Lorsqu'André Rousselet est nommé président, Léo Scheer et Jacques Driencourt présentent au comité de direction d'Havas, en novembre 1982, le projet appelé "Canal 4", qui suite à une erreur d'impression, deviendra "Canal+". Le comité de direction est partagé, nombreux sont ceux qui s'inquiètent devant l'ampleur de l'investissement, en particulier Marc Tessier qui vient d'être nommé Directeur Financier. Toutefois, après une courte période d'hésitation, André Rousselet décide de mobiliser les moyens du groupe Havas pour faire aboutir ce projet. La phase de mise au point opérationnelle durera deux années supplémentaires au cours desquelles certains membres du gouvernement tenteront de réorienter le projet vers une télévision culturelle (Jack Lang en particulier), en désignant des personnalités comme Alain de Sédouy ou Michel Dahan pour participer à l'équipe de conception de la chaîne. Les projets développés jusque là n'ayant donné aucun gage de réussite André Rousselet nomme alors Pierre Lescure et Philippe Ramond. Avec l'aide de leurs équipes ils élaborent un projet qui du point de vue du programme et du commerce peut être enfin lancé. Cependant, André Rousselet qui a la confiance du Président de la République, doit lutter pour parvenir à garder le contrôle du projet de l'entreprise, contre les pressions politiques.

Le 4 novembre 1984, André Rousselet, ancien directeur de cabinet du président de la République, devenu président de Canal+, ouvre l'antenne à 8h du matin, en appuyant sur un bouton en régie, permettant à ses 186 000 premiers abonnés "fondateurs" de découvrir la première chaîne à péage française privée, douze ans après la création de la troisième chaîne.

À l'image de HBO, Canal+ singularise ses programmes par la multi-diffusion des succès récents du cinéma, la présence de sports peu diffusés ailleurs (boxe, basket-ball, Golf...) et dans un deuxième temps, la prédominance du football qui deviendra son deuxième pôle d'attraction.

Canal+ a bénéficié d'une réglementation et d'un statut totalement inédits et spécifiques. Le 6 décembre 1983, l'État français offre à l'opérateur Havas plusieurs privilèges ; la mesure la plus controversée concerne la concession de service public l'autorisant à exploiter la diffusion hertzienne terrestre (ce qui est unique au monde pour une chaîne à péage). Depuis son lancement, la chaîne payante apparaît "embrouillée" aux non abonnés (l'image et le son sont perturbés pour restreindre l'accès aux abonnés via le décodeur). Toutefois, une réglementation spécifique prévoit de laisser une partie de l'antenne accessible à tous (en "clair") pour permettre la promotion commerciale et attirer de nouveaux abonnés. Les "fenêtres en clair" quotidiennes vont être non seulement rallongées mais l'État français autorise également la publicité durant ces tranches horaires (Décret du 14 mars 1986). La nouvelle loi audiovisuelle du 30 septembre 1986 maintient le statut juridique de Canal+. Toutefois, cette loi interdit alors le renouvellement de cette concession. Pourtant, la loi du 1er février 1994 a modifié ces clauses avec notamment une disposition favorable au maintien de la concession de Canal+. Il faut attendre, le 6 décembre 1995 pour que le CSA négocie une convention avec la chaîne et la reconduction de son autorisation. Depuis lors, Canal+ est soumis au régime de droit commun. En revanche, la réglementation concernant le volume horaire et la publicité pour ses "plages en clair" reste en vigueur alors que ces dispositions avaient été conçues en 1983, pour aider la chaîne à son essor et à une période où sa situation commerciale et financière était en péril (de 1984 à 1986).

Le tout premier logo de Canal Plus est composé d'un cercle et d'une croix. Ce premier sigle lors du lancement, présente une forte ressemblance avec la croix celtique, laquelle est alors utilisée par divers mouvements d'extrême droite. Le logo est donc très rapidement retouché et redessiné, en décalant la croix (vers la droite) et en ovalisant le cercle, devenant la fameuse ellipse. Le fait que cette ressemblance ait été volontairement recherchée par un dessinateur sympathisant d'extrême droite est une légende urbaine récurrente qui court dans ces milieux. En réalité, dans l'ouvrage "La télé, 10 ans d'histoires secrètes" écrit par deux journalistes du quotidien Libération, on apprendra que le logo est né d'une erreur d'impression et de transcription, partant de la lettre C et du chiffre 4. Le nom de code du dossier était alors Canal 4 (canal national N°4, après ceux de TF1, Antenne 2 et FR3). Le chiffre mal imprimé aurait ainsi donné à André Rousselet, l'idée du titre définitif de la chaîne.

Fraîchement accueillie par ses trois concurrentes publiques, la chaîne connaît des débuts difficiles, notamment en raison d'une erreur marketing : le choix d'orienter la commercialisation vers les foyers les plus favorisés vivant dans les grandes villes au lieu d'un public bien plus large et populaire. De plus, la chaîne doit exploiter une antenne de réception spécifique (VHF), l'introduction du standard SECAM amélioré (identification couleurs par ligne au lieu des trames) et exploiter la nouvelle connectique Péritélévision (introduite en 1980 sur les téléviseurs commercialisés). Ajouté à ces problèmes, le piratage de son décodeur « Discret 11 », s'étend considérablement (plus ou moins favorisé par des techniciens de Thomson et Philips). En 1985, l'annonce de la création de deux nouvelles chaînes privées gratuites, La Cinq et TV6, incite les téléspectateurs à l'attentisme et freine sérieusement les abonnements. Fin 1985, le déficit est de 330 millions de francs pour un chiffre d'affaires de 558 millions. Les abonnements redécollent alors grâce au renforcement des plages « en clair » que la chaîne a ménagées dans ses programmes cryptés comme de véritables vitrines financées par la publicité pour donner un avant-goût de la chaîne aux téléspectateurs et les inciter à s'abonner.

On retrouve également à l'antenne dès son lancement le 4 novembre 1984, Patrick Poivre d'Arvor (entretiens), Christophe Dechavanne (divertissements), Alain Chabat (météo humoristique et parodies) et Michel Denisot (émission matinale "7/9"). Le premier film diffusé à l'antenne le matin du 4 novembre 1984 est "L'As des as" avec Jean-Paul Belmondo en vedette.

Durant cette période qui n'a rien à envier aux pratiques des concurrentes commerciales TF1 et La Cinq, Canal+ engrange un volume insuffisant d'abonnés. Toutefois avec Alain de Greef, ami de Pierre Lescure directeur de la production des débuts qui devient ensuite directeur des programmes, la création ultérieure d'émissions comme Direct (9 octobre 1985), Nulle part ailleurs (31 août 1987), la chaîne se trouve un ton et une identité faits d'irrévérence avec Coluche 1 faux puis Les Nuls (Objectif Nuls, 2 février 1987). La chaîne inaugure des programmes encore jamais vus en France tels que la diffusion à partir août 1985 d'un film pornographique chaque premier samedi du mois. En janvier 1987, Canal+ crée sa filiale de production, Canal+ Productions, laquelle deviendra StudioCanal, l'un des premiers catalogues de films du monde ; en octobre de la même année, Canal+ lance Canal+ Magazine (rebaptisé ultérieurement « PLUS+ »), le mensuel imprimé des millions d'abonnés de la chaîne.

Le 19 décembre 1989, Canal+ peut se targuer d'avoir plus de 3 millions d'abonnés et de dégager un bénéfice de 774 millions de Francs (1,18 million d'euros) pour un chiffre d'affaire de 5,3 milliards de francs (808 millions d'euros). La chaîne quitte la rue Olivier de Serres dans le 15e arrondissement de Paris et investit dans un nouveau siège sur les bords de Seine dessiné par Richard Meier, dans lequel sont regroupés les services techniques, financiers et les plateaux où sont tournées les émissions.

Le premier développement de Canal+ concerne la participation à la plateforme de télédiffusion par satellite franco-allemande (TDF 1, Kopernicus, TVsat) devant exploiter la nouvelle norme TV européenne analogique D2 Mac. Devant diffuser aux côtés de la future chaîne culturelle franco-allemande (La Sept future Arte), une chaîne de sport, une chaîne éducative "jeunesse" et une chaîne musicale, Canal+ débutera ses diffusions satellitaires à compter de l'été 1990. Toutefois, cette plateforme de télédiffusion sera concurrencée par le satellite luxembougeois de la société SES Astra.

La chaîne investit alors dans la création de chaînes premium en Europe et sur le bassin méditerranéen en lançant Canal+ TVCF, en Belgique francophone, 27 septembre 1989 puis Canal+ België et Canal+ Nederland (Pays-Bas), Canal Horizons (devenue Canal+ Horizons) sur le continent africain le 18 avril 1990, Canal+ España (Espagne) 14 septembre 1990, Canal+ Polska (Pologne) le 1er mars 1995, Tele+ en Italie (30 août 1997) et Canal+ Scandinavia (30 août 1997) pour le Danemark, la Suède, la Finlande et la Norvège ((1er septembre 1997).

Avec sa filiale MultiThématiques, la chaîne crée aussi des chaînes thématiques sur le câble français, ainsi qu’à l’international (en Espagne, Belgique, Allemagne et Italie) en déclinant localement les programmes Planète, Cinécinémas, Canal Jimmy...

Après l'échec des satellites TDF 1 et TDF 2 en D2 Mac, la chaîne va lancer le bouquet par satellite CanalSatellite d'abord en analogique dès (14 novembre 1997)] couvrant la France uniquement puis le (27 avril 1996) en numérique avec la reprise des chaînes développées pour le câble par MultiThématiques. Canal+ va ensuite promouvoir ce modèle de bouquet en Europe en lançant CanalSatélite (Espagne) qui deviendra CanalSatélite Digital lors de son passage au numérique, Le Bouquet (Wallonie), Cyfra+ (Pologne), D+ (Italie), CanalSatelliet Digitaal (Pays-Bas), Canal Digital (Scandinavie).

À partir de 1998, Pierre Lescure demande à son ami « historique » Christian Dutoit de concevoir et lancer la première chaîne d'information du groupe Canal+ : i-télévision devenue i-télé, dont les premières émissions auront lieu lors du 15e anniversaire de Canal+, le (4 novembre 1999).

Canal+ forme alors l'un des plus grands et des plus puissants groupes audiovisuels européens, le Groupe Canal+.

En février 1994, suite à une modification du pacte d'actionnaires, André Rousselet est poussé vers la sortie et démissionne. Il publie dans Le Monde du 17 février un cinglant papier titré « Édouard m'a tuer » (en référence à l’affaire Omar Raddad), dans lequel il dénonce le complot fomenté selon lui par le Premier ministre Édouard Balladur pour prendre le contrôle de la chaîne par le biais de la Compagnie générale des eaux (qui deviendra quelques années plus tard Vivendi). À la rentrée 1994, Jean-Luc Delarue quitte la chaîne, marquant la fin d'une époque, alors qu'elle s'apprête à fêter son dixième anniversaire. Antoine de Caunes, quant à lui, la quitte à la rentrée 1995.

L'ellipse (voir logo ci-dessus) de Canal+, véritable identité (visuelle) connue et reconnue de tous imaginée par Étienne Robial en 1984, passe à la trappe en novembre 1994 lorsque la chaîne épure son logo en cartouche noir écrit en blanc, et se décline dès 1995 sous forme de multiplex pour le satellite : Canal+ Bleu et Canal+ Jaune. En 1998, Canal+ Vert (plutôt orientée sport) fait son apparition.

En septembre 1999, Vivendi détient 49 % de Canal+ mais surtout 75 % des voix au conseil d'administration. Jean-Marie Messier, le PDG de Vivendi, est seul maître à bord d’un groupe qui perd de l'argent depuis 1997 (alors que la chaîne Canal+ France reste très largement rentable). Nulle part ailleurs, l'émission phare de la chaîne, est « officiellement » en perte de vitesse suite au départ de Philippe Gildas en 1998 mais son audience est la plus forte de son histoire lors de la dernière année de Gildas et des deux années où Guillaume Durand lui succède. Le coût de la grille a explosé depuis que TPS s'est attaqué aux fondamentaux de la chaîne : le football et le cinéma et toutes les filiales européennes sont déficitaires. En 1999, alors que la chaîne française reste largement rentable, le groupe Canal+/CanalSatellite annonce une perte nette de 892 millions de francs toutes activités confondues.

Le 11 décembre 2000, Canal+, Vivendi et Universal fusionnent dans un nouvel ensemble, Vivendi Universal (VU), qui les propulse au 2e rang mondial avec à sa tête Jean-Marie Messier. La fusion a pour but d'alimenter les réseaux détenus par Vivendi (SFR, Cegetel, Canal+ SA) avec les contenus musicaux et les films d'Universal. Canal+ SA est la seule entité à rester en dehors de la fusion, puisqu'une règle stipule qu'aucun groupe industriel ne peut détenir plus de 49 % du capital d’une chaîne de télévision française. Toutes les autres composantes du groupe Canal+ (CanalSatellite, MultiThématiques, StudioCanal) sont fusionnées y compris Canal+ Distribution qui détient le précieux fichier des abonnés. Le 21 décembre 2000, Michel Denisot remplace Alain de Greef à la direction des programmes, l'image se dégrade, le taux de désabonnement en France n'a jamais été aussi élevé, surtout en raison de l'explosion de l'offre concurrente : TPS, Canalsat et AB-sat. Canal+ ne détient alors plus le « monopole de fait » de la télévision payante institué en 1984. Suite à la fusion, Jean-Marie Messier met en place un plan d’économies drastique. En France, Canal+ doit réaliser 400 millions d'euros d'économies sur deux ans et un plan social prévoit 217 licenciements dans le groupe. Ce plan social permet à quelques journalistes de Canal+ de venir remplacer la vingtaine de jeunes journalistes virés de la chaîne d'information de Pierre Lescure, i-télévision, lancée fin 1999. Les tensions qui règnent avec Vivendi entraînent le départ de Denis Olivennes le 12 avril 2002, puis le limogeage de Pierre Lescure du poste de président du directoire, le 16 du même mois.

La chaîne interrompt ses programmes pour retransmettre une assemblée générale des salariés. Quelques jours plus tard, Jean-Marie Messier est obligé de se rendre au CSA sous les huées des salariés de Canal+ France pour rassurer le conseil sur les engagements pris deux ans plus tôt au nom de Canal+ SA à l'époque de la fusion avec Universal.

Xavier Couture, ancien numéro 3 de TF1, prend la succession de Pierre Lescure pour quelques mois. Après avoir vécu 18 ans dans l’illusion de faire partie d’une grande famille, les salariés de Canal+ découvrent que leur société en difficulté est soumise aux mêmes lois que toutes les autres et craignent alors un possible rachat par le groupe TF1, Lagardère et la fin de leur singularité. Pour calmer le jeu, Dominique Farrugia a été nommé Président de Canal+ SA comme garant du fameux « esprit Canal » des débuts. Hélène, la speakerine anti-potiche, et l'éphémère Hypershow font leur apparition.

Le plan de convergence de Jean-Marie Messier a échoué forçant les actionnaires à demander son départ de Vivendi Universal début juillet 2002. Il est remplacé par Jean-René Fourtou qui met immédiatement en place un plan visant à rendre à la chaîne cryptée « son visage d'avant 1997 » : Canal+ Distribution (qui exploite le fichier d'abonnés), Canal+ Régie (publicité), CanalSatellite, MultiThématiques, i>télévision, la plate-forme outre-mer et internationale MediaOverseas, Pathé Sport (qui deviendra Sport+), StudioCanal et le reste de participation dans le capital de l'espagnol Sogecable (ex-Sociedad de Televisión Canal Plus) qui opère Canal+ España et le bouquet CanalSatélite Digital, retournent dans le giron de Canal+ afin de récupérer les actifs rentables du groupe.

En février 2003, Jean-René Fourtou démet Xavier Couture de ses fonctions qu’il remplace par le gestionnaire Bertrand Méheut. Le siège mythique de la grande époque de Canal+ sur le quai André Citroën est vendu, le groupe s'installe à Issy-les-Moulineaux.

Le groupe Canal+ va alors subir un nouveau plan social avec 305 postes supprimés et 138 autres externalisés,, qui touche tous les services (sauf la création, les commerciaux et les relations clientèle). Lors du mouvement de grève consécutif à l'annonce du plan social, le journal de la mi-journée du 14 février 2003 de Canal+ est remplacé par une édition réduite, présentée par Priscilia de Selve et réalisée par les équipes d'i>Télé, avec un exceptionnel retard de trois quarts d'heure.

À la rentrée 2003, la chaîne crée de nouveaux programmes pour sa grille « en clair », comme Merci pour l'info animé par Emmanuel Chain, venu de M6, qui n'atteindra pas les scores de la grande époque de NPA. Seul ancien du « Canal historique », Michel Denisot restera à l'antenne après une période « d'épuration » des cadres.

En 2008 le groupe Canal+ se porte bien même si la progression des abonnements est médiocre. Le bouquet CanalSat diffusé par satellite perd des abonnés alors que sa fusion avec TPS devait le protéger. Sa direction commerciale devrait être prochainement renouvelée, l'équipe actuelle dirigée par M. Lafarge n'ayant pas fait ses preuves.

La bonne surprise vient de 20H10 pétantes, le show people de Stéphane Bern reconduit en 2004 et en 2005/2006 le vendredi et le samedi. Grâce à cette émission et au Grand journal de Michel Denisot, la case en clair autrefois occupée par Nulle part ailleurs renaît en quelque sorte à la rentrée 2004, le tout sur le même plateau de la cultissime émission de Philippe Gildas. Ce plateau est encore dans l'ancien siège de la chaîne Quai André Citroën. Une nouvelle émission intitulée La Kaz, qui ne dure qu'un an malgré sa réussite, axée sur les ados et les jeunes adultes et présentée par Yannick Zicot, passe des animes phares du japon comme GTO mais aussi Daria, South Park, Les Simpson et Delta State. Quant aux équipes des Guignols et de Groland, leurs émissions sont réalisées à La Plaine Saint-Denis.

Canal+ fête donc plus sereinement ses 20 ans et est maintenant financièrement hors de danger.

Fin 2005, coup de théâtre dans le milieu. Le rapprochement entre le Groupe Canal+ (opérateur de Canal Satellite devenu CanalSat) et de son concurrent direct TPS, pourtant toujours démenti par Patrick Le Lay, le patron de TF1, est finalement annoncé. Il semblait inévitable car la plupart des autres pays européens n'ont qu'un seul bouquet satellite, comme ce fut le cas en Espagne entre CanalSatélite Digital et Via Digital qui donnèrent naissance à Digital+.

De nombreux départs et arrivées rythment la rentrée 2006 : entre autres, départs des journalistes Harry Roselmack et Marie Drucker (respectivement pour TF1 et France 3), des animateurs Karl Zero et Stéphane Bern, arrivées de Laurence Ferrari et de Thierry Ardisson. La grille des programmes subit ainsi de nombreux changements.

De juin à novembre 2006, Jamel Debbouze présente une émission de découvreur de talents humoristiques, Jamel Comedy Club. Karl Zero remercié par la chaîne, voit son vrai journal remplacé le dimanche midi par une autre émission politique, Dimanche+, présentée par Laurence Ferrari et précédée de l'Effet papillon, présenté par le journaliste de Canal+/i-télé Victor Robert.

Stéphane Bern arrête Vendredi et Samedi pétantes et quitte Canal+ pour France 2, le créneau du vendredi étant repris par le Grand Journal de Michel Denisot, celui de Samedi par Thierry Ardisson (à partir de novembre 2006, précédemment le Jamel Comedy Club) et son émission Salut les Terriens.

À partir du 31 mars 2005 et le lancement de la Télévision numérique terrestre gratuite, soit avant l'introduction de la chaîne dans l'offre payante de la TNT en 2006, Canal+ a diffusé quotidiennement les plages de programmes non cryptées (numérique en clair). Dès lors, la chaîne payante a pu combler le retard de son « taux de pénétration » national (foyers pouvant réellement visualiser ses programmes notamment en clair) selon une problématique de parc d'équipement d'antennes VHF.

Lors de la saison 2008, la tranche du matin, l'émission de la mi-journée, celle de l'avant-soirée, celle du samedi et du dimanche ont ainsi enregistré un record d'audience historique. En octobre 2008, Rodolphe Belmer, directeur général délégué du groupe Canal+, souligne que les trois cases en clair (matin, midi et soir) sont « désormais rentables puisque doublé les recettes publicitaires ».

Problématique technique : depuis sa création en 1984, la chaîne Canal+ s'est vu contrainte d'exploiter l'ancien réseau et sites d'émetteurs de TF1 (alors en noir et blanc 819 lignes jusqu'au 19 juillet 1983). Pour ce motif technique, la gamme des fréquences le plus souvent utilisée par la chaîne payante a été la VHF au lieu de l'UHF exploitée par toutes les autres chaînes nationales. Ainsi, depuis le milieu des années 1980, les millions de foyers non abonnés à Canal+ n'ont pas jugé utile de s'équiper d'une antenne VHF pour uniquement recevoir ses programmes en clair. Il faut souligner que l'acquisition et l'installation d'un tel équipement VHF représente un coût pouvant aller de 45 à 350 euros par foyer (antenne + coupleur + installation). Le déficit national du taux de pénétration de la chaîne payante a toutefois été considérablement modifié avec l'arrivée de la TNT.

À partir de 2005, en étant diffusée par le nouveau réseau d'émetteurs TNT lequel exploite quasi exclusivement la gamme UHF, la question de l'antenne spécifique VHF (souvent baptisée "antenne Canal+") a été progressivement résolu. Dés lors, pour chaque nouveau foyer équipé en réception TNT, la chaîne rattrape son retard en terme de taux de pénétration. Ainsi, "mécaniquement", alors que l'audience des chaînes nationales analogiques en clair a tendance à décroître, celle de Canal+ connaît une croissance régulière, conforme à la progression du taux d'équipement TNT.

En 2008, après l'acquisition-fusion de TPS avec Canalsat, avec l'émergence de l'offre télévisuelle du concurrent Orange (groupe France Télécom) et les ambitions du groupe TF1 pour se développer sur la télévision numérique terrestre mais également le succès des différents services de Vidéo à la demande, le groupe Canal+ entend se préparer à une compétition plus intense.

Après avoir acquis la plupart des droits de retransmission des rencontres de football, le groupe Canal+ tente de verrouiller la reprise d'extraits des compétitions au titre du « droit à l'information »). Afin de réduire considérablement voire de supprimer cette tolérance, le groupe Canal+ souhaite qu'une nouvelle réglementation française lui procure une exclusivité totale des images. Jusqu'alors, toutes les chaînes de télévision en France ont le droit de diffuser en différé et dans le cadre d'éditions d'information, quelques secondes des moments forts de ces rencontres de football (buts, incidents de jeu, coups francs...).

Alors que la chaîne a déjà connu deux importants mouvements en juin 2001 puis en mars 2003 en raison de plans sociaux, Canal+ connaît de nouveaux différends entre les représentants du personnel et sa direction à la fin de l'année 2008, portant principalement sur la revalorisation des salaires. Le 6 décembre 2008, sur fond de crise internationale mais également d'excellents résultats bénéficiaires de Canal+, les négociations salariales sont rompues. L'un des syndicats évoque des tensions salariales aiguës au sein du groupe, jamais aussi importantes depuis plusieurs années. La grève pourrait être l'une des actions organisées par les syndicats.

Le capital de Canal+ Groupe est détenu à 100 % par Vivendi Universal (fin 2005). Le capital social de Canal+ SA est de 95 017 326 euros détenu à 48,48% par Canal+ Groupe, à 6,17% par Amber Master Fund, à 5,05% par le groupe Pathé, à 4,92% par le Credit Suisse First Boston, à 4.32 % par le Edmond de Rothschild, à 1,87% par Richelieu Finance, à 1,08% par Caisse des Dépôts et Consignations, le reste est flottant...

L'impertinence fut la marque de fabrique de la chaîne pendant ses dix premières années, avec Antoine de Caunes, le quatuor Les Nuls ou Les Guignols de l'info ; ainsi que celles de présentateurs de télévision alors débutants : Jean-Luc Delarue déjà connu sur TV6 en 1986, Isabelle Giordano, Pierre Sled, Marc-Olivier Fogiel, etc.

Mais, à partir de la disparition de la ligne historique (programmes, habillage...) et de l'intégration de la chaîne au groupe Vivendi, sa rentabilité économique sembla passer avant la création artistique et humoristique. Avec l'arrivée de Jean-René Fourtou à la tête de VU, et de Bertrand Méheut à celle de Canal+, les budgets programmation de la chaîne repassèrent en priorité au cinéma et aux sports dont les droits de diffusion ont augmenté fortement depuis les années 1990 (la chaîne vient d'acquérir la majeure partie des droits de la ligue 1 pour plus de 600 millons d'euros).

En novembre 1991, le récepteur satellite analogique à la norme D2 Mac Decsat est commercialisé. Il est le premier appareil adapté au format d'image 16/9 et compatible avec les signaux Haute Définition (HD Mac).

Depuis 2004, le terminal de réception numérique Pilotime intègre un disque dur permettant d'enregistrer jusqu'à quarante heures de programmes. En 2005, cette dernière génération d'appareil propose en plus la réception d'un son en Dolby Digital 5.1. Cet appareil est dépourvu de la compatibilité TVHD. A partir de 2005, avec le lancement de la TNT, Canal+ lance une déclinaison du Syster (TNT+) et du Mediasat adaptée à ce mode de télédiffusion. En 2006, Canal+ propose son Mediasat Max lequel intègre des circuits TVHD et la possibilité d'ajouter un disque dur externe pour enregistrer les émissions.

Canal+ France diffuse essentiellement des films récents en exclusivité et tous les matches de football de Ligue 1 dont elle a acheté, pour 600 millions d'euros, l'exclusivité des droits de diffusion en 2004. Mais la chaîne est semi-généraliste et programme donc également des séries, des magazines (90 minutes), des flashs d'information, des émissions pour la jeunesse (Ça cartoon) et de nombreuses émissions de divertissement dans ses plages en clair le midi et en access prime-time.

Fin 2005, la chaîne métropolitaine Canal+, diffusée en analogique et en numérique (satellite, ADSL et TNT) comptait 5,06 Millions d'abonnés en France métropolitaine.

Dans les DOM-TOM, Canal+ est déclinée aux Antilles, en Nouvelle-Calédonie, en Guyane, en Polynésie française et à la Réunion. CanalSat est également présent aux Caraïbes (Antilles et Guyane) en Nouvelle-Calédonie et à la Réunion. Ces déclinaisons sont opérées par Canal Overseas, filiale à 100 % de Canal+ Groupe.

Le jeudi 24 avril 2008, dans le magazine « Jeudi Investigation » sur Canal+, l'émission Rumeur, Intox : Nouvelles guerres de l’info qui critiqua les théories du complot sur le 11 septembre 2001 fut accusée de manipuler l'opinion publique en tronquant volontairement les faits, de façon partisane ou totalement malfaisante, dans une volonté non d’informer mais de nuire, en présentant David Ray Griffin comme un professeur à la retraite qui outre l’argent a trouvé dans le 11 Septembre une nouvelle carrière de globe-trotter, et l’occasion de signer quelques livres, en omettant le fait qu'avant d'écrire The New Pearl Harbor il avait déjà publié près de trente livres et en affirmant sans preuves que tous les souteneurs de la théorie du complot étaient des antisémites.

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Source : Wikipedia