Meuse

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Posté par talos 06/04/2009 @ 12:16

Tags : meuse, lorraine, france

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Verdun (Meuse)

La Meuse à Verdun

Verdun est une commune française, située dans le département de la Meuse et la région Lorraine. Ses habitants sont appelés les Verdunois.

Elle fut le théâtre de l'une des plus sanglantes batailles de la Première Guerre mondiale. En dialecte, la ville se nommait Vardun.

Le vieux mot gaulois dunos, château, forteresse, a laissé sa trace dans le nom de beaucoup de villes françaises même lorsque ceux-ci ont été latinisés à l'époque romaine. Le plus souvent, il est associé au nom d’un chef gaulois comme à Verdun justement mais aussi à Meudon ou Loudun. Ou encore au nom de dieu gaulois le plus vénéré Lug comme c'est le cas à Laon et à Lyon dont les deux noms dérivent de Lugduno. À Châteaudun, on remarque que le nom de la ville dit donc deux fois la même chose la première fois en latin et la seconde en gaulois/celtique.

Verdun est traversée par la Meuse, qui est canalisée lors de sa traversée de la ville. On dit aussi Verdun-sur-Meuse, qui était son nom officiel jusqu'en 1970.

Bien qu'elle ne compte que 20 000 habitants environ (données de 1999), c'est la ville la plus peuplée de son département.

Les principales villes voisines, dans l'arrondissement de Verdun, sont Étain, Montmédy et Stenay.

L'histoire de Verdun plonge ses racines dans l’âge de la pierre taillée (paléolithique : la présence humaine dans la région date de 300 000 à 400 000 ans).

À l’époque celtique, cette région de la Gaule était occupée par le puissant peuple des Médiomatrices dont la "capitale" était Metz. De sa situation sur un éperon rocheux dominant le fleuve, provient le nom celtique de Verdun signifiant la forteresse (dunum) qui surveille le passage sur une rivière (vir). Oppidum celte puis castrum romain, après l’invasion des Gaules, Verdun est évangélisée au IVe siècle.

Le quartier actuel de la ville-haute de Verdun, autour de la Cathédrale, fut jadis occupé par un poste militaire gaulois qui prit le nom de Virodunum. Plus tard les romains en firent un castrum.

La haute antiquité de Virodunum et son importance militaire s’expliquent par sa situation topographique : il se trouvait au point de croisement de la grande voie reliant Metz à Reims, et de la route qui suivait la vallée de la Meuse. Le passage de la rivière y était particulièrement facile : la Meuse, venant du sud, se heurte au mouvement de terrain qui se termine à l’est par le castrum romain ; elle est ainsi amenée à décrire une courbe assez prononcée vers la droite et à calmer la rapidité de son cours. Elle se divise en plusieurs branches qui étaient jadis guéables en beaucoup de points. De bonne heure, il fallut surveiller et défendre ces gués qui constituaient des passages tout indiqués. Or, aucune position n’était plus favorable à cette défense que la croupe que contourne la Meuse. Le castrum romain était protégé au sud, à l’est, au nord par des escarpements de rochers, puis, plus avant, par une ligne d’eau continue : la Meuse et, au nord la Scance. Le plateau n’était abordable que par un isthme étroit, du côté de l’ouest. Cet accès difficile en a fait un bastion naturel, que les hommes ont ensuite fortifié de plus en plus puissamment au cours des siècles.

Les onze sièges que la ville a subis sont la preuve de l’intérêt attaché à sa possession, et son nom retentit à chaque grande époque de l'histoire.

Au début du IVe siècle, Saint-Saintin vint évangéliser les païens de Virodunum. Il fit construire en dehors et à l’ouest du castrum, sur l’emplacement d’un ancien temple païen, une modeste église qui fut remplacée plus tard, en 952, par l’abbaye de Saint-Vanne, à l’emplacement de la citadelle actuelle.

En 450, les Huns d’Attila ravagèrent Verdun. Clovis assiégea et prit la ville en 485. Elle eut ensuite à souffrir des invasions des Normands et des Hongrois : les premiers y arrivaient en remontant la Meuse, les seconds venaient d’Alsace par Metz.

À l'époque carolingienne, Verdun est un important marché aux esclaves où viennent s'approvisionner les marchands occidentaux, juifs et musulmans.

Le traité de Verdun en 843 est considéré par les historiens comme l'un des plus importants de l'histoire européenne. En effet, il consacre la partition de l'empire de Charlemagne, en trois unités distinctes qui donnent naissance à l'ouest à la future France et à l'est à la future Allemagne. La Francie médiane, large bande de terre située au centre, qui relie la mer du Nord à la Méditerranée, connaît une rapide décomposition en plusieurs territoires : la question de la frontière entre France et Allemagne est posée pour onze siècles.

Louis le Pieux (ou le Débonnaire) succède à Charlemagne, son père, en 814. Il ne parvient pas à maintenir l'unité du vaste empire, que trois de ses fils se disputent déjà de son vivant. À sa mort, en 840, Lothaire l'aîné revendique la succession sans partage, mais ses deux frères Charles le Chauve et Louis le Germanique réclament une part de l'héritage et font alliance . En 841 à la bataille de Fontenoy (à côté d'Auxerre), les deux frères remportent une victoire décisive sur l'armée de Lothaire. Et en 842, par le serment de Strasbourg, ils scellent leur union et obligent Lothaire à négocier le partage de l'empire.

Les contours de ce partage sont dessinés à Verdun en 843. Charles se voit attribuer la Francie occidentale (France) et Louis la Francie Orientale (Germanie). Lothaire obtient la Francie médiane.

En 888, un incendie détruit la cathédrale de la ville.

Après le célèbre traité de Verdun (843) qui divisa l’empire de Charlemagne, la ville fit partie du royaume de Lothaire Ier ou Francie médiane. Après la dislocation de cet état éphémère (855), Verdun fut rattachée à la Lotharingie, sur laquelle régnait Lothaire II, fils de Lothaire Ier.

La Lotharingie revint finalement au Saint Empire Romain Germanique sous l’empereur Othon Ier et fut divisée en deux duchés, celui de Basse-Lorraine (Belgique actuelle) et celui de Haute-Lorraine (Lorraine actuelle). Pendant un siècle et demi, Verdun fit partie de la Basse-Lorraine qui appartenait aux seigneurs de la Maison d’Ardenne. Cette période fut très mouvementée : les derniers rois carolingiens français revendiquaient la Lorraine. Lothaire, roi de France, vint mettre le siège devant Verdun deux fois dans la même année (984). Il prit la ville, la perdit, la reprit mais ne put empêcher qu’elle retourna bientôt à l’empire germanique. Un peu plus tard, l’empereur Othon II donna aux évêques de Verdun le titre d’évêques-comtes, en les nommant princes temporels du Saint-Empire. Mais ceux-ci furent amenés à se faire suppléer, pour l’administration civile et la protection de l’évêché, par des comtes voués héréditaires. Les premiers voués appartinrent à la puissante famille d’Ardenne qui possédait le comté avant qu’il fût épiscopal et que les évêques, trop faibles, n’osèrent évincer. Les comtes et les évêques ne vécurent pas toujours en bonne intelligence : ainsi Godefroy le Bossu, l’un de ces seigneurs, prit Verdun et incendia la cathédrale et l’évêché (1043). Le dernier comte, neveu du précédent, abandonna ses droits en partant pour la Croisade : c’était Godefroy de Bouillon, qui devint roi de Jérusalem.

De 936 à 1089, Verdun connaît l’une des plus brillantes périodes de sa longue histoire. Les empereurs, les évêques, les comtes, les moines et les marchands contribuent à son développement. Si les Xe et XIe siècles sont connus pour être ceux de l’apogée de Verdun, dans la foulée le XIIe siècle est celui d’un sommet artistique et d’un grand homme : Nicolas de Verdun, sans doute le plus grand orfèvre du Moyen Âge.

Les évêques de Verdun, à l’époque, viennent tous de l’entourage impérial. D’ailleurs, il est d’usage de parler « d’Église impériale ». Ainsi, par exemple, Haimon fait-il bâtir bien des édifices religieux qui connaîtront une belle notoriété et favoriseront le rayonnement de Verdun. Cet évêque reçoit même au début du XIe siècle le droit de nommer le comte de Verdun, ainsi que le droit de frapper la monnaie.

Après la dislocation de l’empire carolingien qui fait de Verdun une zone stratégique (Verdun, somme toute, de tout temps s’appréhende comme une zone stratégique), les comtes de Verdun sont de « grands seigneurs laïcs inconstants, toujours ambitieux, mais pieux et magnifiques » comme le souligne un éminent historien. Parmi ceux-ci, citons Godefroy II le Barbu qui combattit Verdun, brûla même dans sa colère la cathédrale, avant de devenir un authentique bienfaiteur et de voir fils et neveu lui succéder.

Les moines aussi signent des épopées verdunoises en matière de réforme religieuse et d’exemple spirituel. Parmi eux, Richard de Saint Vanne qui maîtrise la Place de Haute Pensée sur une vingtaine d’abbayes pendant près d’un demi-siècle (1005 - 1046) a l’appui des empereurs, des rois de France et des comtes de Flandres. Nous possédons de lui plusieurs manuscrits remarquables.

De nombreux et dynamiques marchands, animateurs permanents d’un commerce international, parcourent l’Europe et font de Verdun un riche marché de tissus, d’armes, d’épices, d’ivoire, de fourrures, et même d’esclaves. Retenons que Verdun, ville libre du Saint Empire romain germanique, centre religieux et artistique, est un lieu manifeste d’incessante vie économique et stratégique. Verdun au cœur du monde, pourrait-on dire sans craindre d’exagérer. Ponts, fortifications, abbayes, monastères, cathédrale en perpétuelle construction, Verdun s’impose comme une ville toujours en mouvement.

Le XIIe siècle vit éclore le mouvement communal. Les bourgeois de Verdun voulurent se soustraire à l'autorité de l'évêque. Ils obtinrent de l'empereur Henri IV une charte d'après laquelle la cité, devenue libre, relevait directement de l'empire (1195). Ce fut alors la lutte entre l'évêque et les bourgeois.

Au XIIe siècle, les comtes de Bar prétendirent dominer l'évêché de Verdun et en avoir l'avouerie. Vers 1119, Renaud le Borgne, comte de Bar, éleva une énorme tour entre la porte Châtel et l'abbaye de Saint-Vanne. De cette tour, ses gens terrorisaient la ville et ses abords. Évêque et bourgeois s'unirent contre Renaud. La tour fut prise en 1134, puis détruite. L'avouerie fut retirée à la Maison de Bar.

Mais, au cours des siècles suivants, les comtes de Bar restèrent pour Verdun des voisins dangereux, ainsi d'ailleurs que les comtes de Luxembourg. Les seigneurs de ces deux Maisons, tantôt ennemis, tantôt alliés, s'unirent parfois pour opprimer de concert l'évêché de Verdun.

Pour se défendre contre la rapacité de leurs voisins, les évêques qui, jusqu'alors, s'appuyaient surtout sur l'empire, furent amenés à solliciter la protection des rois de France plus rapprochés. Ceux-ci, se rendant compte de la situation importante de Verdun, répondirent à cet appel. À partir de 1315, date à laquelle Louis X le Hutin y mit la première "Garde Française", l'influence de la France fit des progrès incessants. Charles VII, Charles VIII, Louis XII prirent successivement Verdun sous leur protection. Cette politique préparait son rattachement complet à la France.

Dans sa lutte contre l'empire, Henri II s'appuya sur les princes protestants allemands et ceux-ci, pour payer l'alliance française, permirent au roi d'occuper les Trois Évêchés: Metz, Toul et Verdun, ce qui se fit sans difficulté.

À partir de 1552, débute un processus de rattachement à la France. Verdun forme, avec Metz et Toul, les Trois-Évêchés. Le 12 juin 1552, Henri II, roi de France, entre dans Verdun qui n'oppose pas de résistance. Depuis 925, la ville faisait partie du Saint Empire romain germanique. Arrivé de Damvillers, où se trouve cantonnée son armée, le roi de France ne reste que quelques heures dans la cité épiscopale mais laisse en demeure une garnison de trois cents hommes sous le commandement du maréchal Tavannes. Charles-Quint s'efforça de reprendre les Trois évêchés. En 1554, il assiégea Verdun et s'en empara, mais il fut bientôt obligé de rendre la place à Henri II; un peu plus tard, il échouait complètement devant Metz, glorieusement défendu par le duc de Guise.

Ainsi, Verdun devint français de fait en 1552.

Verdun, pendant quelque temps, conserva en partie son autonomie. L'évêque Nicolas Psaulme fut réintégré dans les pouvoirs temporels de ses prédécesseurs et se montra administrateur éclairé. Grâce à cet illustre prélat, dont le souvenir est encore si vivace, Verdun, à part la tentative de surprise des Huguenots en 1562, vécut dans la tranquillité et la prospérité. C'est le début d'un processus qui conduit au rattachement définitif de Verdun à la France, entériné en 1648 par le traité de Westphalie.

Fortifiée par Vauban, la ville subit le siège du duc de Brunswick. Sous la pression de la population qui craint un bombardement, le colonel de Beaurepaire signe la reddition le 30 août 1792, avant de se suicider. Après la bataille de Valmy, la ville est évacuée par l’armée prussienne en bon ordre le 14 octobre.

La ville est à nouveau prise lors de la guerre franco-allemande de 1870 : elle est alors l'enjeu de nombreuses batailles. L'armée allemande barra en effet la route qui la reliait à Metz, rendant impossible la retraite de l'Armée du Rhin sur Châlons-sur-Marne.

Verdun est en 2008, avec 26 médailles, la ville la plus décorée de France.

Verdun a constitué une communauté de communes avec quelques communes voisines. Les cinq membres de cette communauté sont : Béthelainville, Haudainville, Sivry-la-Perche, Thierville-sur-Meuse et Verdun.

Verdun n'a pas de réseau cyclable.

Verdun se situe sur un axe ouest-est, la route D603 (anciennement N3), qui la relie à Paris via Chalons-en-Champagne (Marne) et Reims (Marne) et à Metz (Moselle). La ville est également placée sur un axe nord-sud, la route D964, qui la relie au nord à Sedan (Ardennes) via Stenay (Meuse) et Mouzon (Meuse) et au sud à Neufchâteau (Vosges) via Saint-Mihiel (Meuse) et Commercy (Meuse). Verdun est reliée à Bar-le-Duc (Meuse) par les routes D603 (anciennement N3) et D1916 Voie sacrée (anciennement N35). La ville est également desservie par l'autoroute A4-E50 distante de cinq kilomètres au sud ; l'accès se fait par les sorties 30 – Voie sacrée, située sur le territoire de la commune de Nixéville-Blercourt (Meuse), et 31 – Verdun, située sur le territoire de la commune de Haudainville.

La gare de Verdun est située sur la ligne Conflans-en-Jarnisy (Meurthe-et-Moselle ) – Châlons-en-Champagne (Marne). Le trafic est principalement consacré aux voyageurs. Un faible trafic de produits chimiques existe sur le tronçon Baleycourt – Verdun. La gare TGV Meuse - Voie Sacrée, située sur la ligne à grande vitesse LGV Est européenne, est localisée à 21,5 km au sud-sud-ouest, à proximité de Mondrecourt, sur le territoire de la commune Les Trois-Domaines (Meuse). Verdun est également située sur l'ancienne ligne Lérouville (Meuse) – Sedan (Ardennes), aujourd'hui partiellement désaffectée et en grande partie déposée, hormis le tronçon Verdun – Dugny-sur-Meuse qui dessert les Carrières et Fours à Chaux de Dugny-sur-Meuse.

Verdun est située sur la Meuse. La ville est desservie par le canal de l'Est branche Nord qui relie la Meuse et la Moselle à la Saône. La branche Nord (CeBN), relie Givet (Ardennes) à Troussey (Meuse), où elle rejoint le canal de la Marne au Rhin ; on l'appelle aussi canal de la Meuse. Verdun est une halte de tourisme fluvial très fréquentée en saison. Il n'y a plus de trafic commercial.

Verdun est desservie par un aérodrome, Le Rozelier, situé à 7,5 km au sud-est de la ville sur le territoire de la commune de Sommedieue. Code OACI : LFGW, code AITA/IATA : XVN. Longitude - latitude: 005° 28' 15" E 49° 07' 20" N, altitude : 1236 ft / 376,73 m. Piste revêtue : 1120 m x 20 m ; piste non revêtue : 600 m x 50 m. L'aérodrome est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de la Meuse.

Verdun n'est jumelée à aucune autre ville, décision prise par le conseil municipal au lendemain de la Première Guerre mondiale, afin de ne pas créer de discriminations entre les nombreuses villes candidates à un jumelage. La tradition a depuis été respectée.

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Meuse (fleuve)

Meuse Montherme.jpg

La Meuse (néerlandais et allemand: Maas; flamand: Maes; wallon: Moûze; latin, italien, espagnol et portugais: Mosa), est un fleuve européen de 950 km de long dont le bassin, relativement étroit, est orienté Sud-Nord. Le bassin versant de la Meuse a 36 000 km2 de superficie, dont un tiers en Région wallonne : un accord a d'ailleurs été signé par cette entité fédérée de la Belgique avec la France, la Flandre, le Luxembourg, les Pays-Bas et l'Allemagne en vue de gérer toutes les questions relatives à ce cours d'eau devenu ainsi international, jusque dans la manière dont les autorités politiques concernées s'entendent pour en préserver les intérêts qu'elles partagent. La carte jointe à l'accord ne mentionne d'ailleurs pour la Belgique que ces entités, même si les parties contractantes ont tenu ensuite, pour des raisons formelles, à ce que l'État belge y figure aussi.

Elle a constitué la frontière ouest du Saint Empire romain germanique de sa création au IXe siècle jusqu'à l'annexion de la majeure partie de l'Alsace et de la Lorraine par la France par le traité de Westphalie (1648), et l'annexion de la Principauté de Liège à la France en 1792.

De la Meuse jusqu’au Niémen, De l’Adige jusqu’au Petit Belt.

La Meuse prend sa source en France dans le Bassigny au Sud du département de Haute-Marne (région Champagne-Ardenne) à Pouilly-en-Bassigny (commune du Châtelet-sur-Meuse). La Seine, la Marne et l'Aube prennent leur source non loin de celle de la Meuse, sur le Plateau de Langres.

Le fleuve quitte rapidement le département de la Haute-Marne pour rejoindre la Lorraine dont elle traverse deux départements. Dans les Vosges, elle baigne Bazoilles-sur-Meuse où elle se perd dans le sous-sol pour ressurgir à Neufchâteau. Au niveau de Neufchâteau, elle quitte une plaine argileuse pour pénétrer le front des côtes de Meuse et couler dans une vallée étroite et calcaire. Elle passe au pied de la basilique du Bois-Chenu et auprès de la maison de Jeanne d'Arc à Domrémy-la-Pucelle. Dans le département de la Meuse, qui lui doit son nom, elle poursuit son cours dans une étroite vallée au sol calcaire, ne recevant que les eaux de maigres ruisseaux. Elle arrose Commercy, Saint-Mihiel où il est possible d'admirer une abbaye bénédictine, Verdun, autre sous-préfecture du département, Dun-sur-Meuse où la Meuse quitte les côtes de Meuse pour rejoindre la plaine argileuse de la Woëvre. Elle y serpente alors sur un terrain à très faible pente. À Stenay où on peut visiter le musée européen de la Bière, la Meuse pénètre de nouveau dans un vallée étroite et traverse un nouveau front de côtes, l'extrémité nord des côtes de Moselle.

La Meuse traverse les Ardennes. Elle continue à serpenter dans une vallée de plus en plus étroite. Elle arrose Mouzon dont le centre est une île entourée des bras de la Meuse. Le fleuve rejoint ensuite une plaine herbeuse et argileuse de nouveau assez large. Elle reçoit la Chiers par la droite avant la ville de traverser Sedan et de continuer son tracé vers le Nord. Elle bute alors sur les contreforts du Massif ardennais et vire à 180° vers le sud puis vire peu après pour couler plein ouest, en longeant l'ancien massif montagneux couvert de forêts. Peu après, elle reçoit l'eau de la Bar par la gauche. À Charleville-Mézières, la Meuse semble hésiter sur son cours lors de la traversée de la ville : elle fait trois boucles d'ouest en est avant de reprendre la direction du nord. Elle pénètre alors dans le massif de l'Ardenne via une vallée très étroite entourée de pentes densément boisées. Elle traverse maintenant des sols schisteux, noirs. À partir de là, les méandres sont nombreux jusqu'à la sortie de l'Ardenne.

Elle traverse Nouzonville, Bogny-sur-Meuse, où on peut admirer les rochers des quatre fils Aymon, à 140 m au-dessus d'une boucle du fleuve et un monument qui les représente en compagnie de leur cheval Bayard, puis Monthermé, où la rivière Semois se jette dans la Meuse par la droite et où de nombreux points de vue (le plus haut surplombe la vallée de 230 m) permettent d'admirer les alentours, enfin Revin, construite sur trois méandres. À proximité de la ville, deux lacs à différentes altitudes permettent le fonctionnement d'une Station de Transfert d’Énergie par Pompage/Turbinage (STEP) d'une puissance de 1 000 MW.

Elle traverse Fumay, l'ancienne cité de l'ardoise avant de passer par Givet, dernière commune française avant la frontière et auprès de laquelle se trouve la Centrale nucléaire de Chooz. Lorsqu'elle quitte le territoire français, la Meuse a parcouru 486 km en suivant grossièrement une direction Sud-Nord.

La Meuse entre en Belgique au niveau de Heer à une altitude de 98 m. Elle traverse la province de Namur et y poursuit sa traversée de l'Ardenne via la Fagne, où elle baigne Hastière, et le Condroz où elle reçoit la Lesse sur la droite. Elle arrose ensuite Dinant et Yvoir. À Namur, la Meuse reçoit la Sambre par la gauche et prend la direction de l'est. Elle a quitté l'Ardenne et coule entre Condroz et Hesbaye. Avant de quitter la province, elle arrose Andenne. Dans la province de Liège, la Meuse traverse l'ancien bassin houiller wallon. Elle arrose Huy, reçoit le Hoyou et passe à proximité de la centrale nucléaire de Tihange. À Liège, elle reçoit l'Ourthe par la droite et coule de nouveau vers le Nord. Le fleuve quitte la Région wallonne à Visé, après un parcours de 128 km et à une altitude de 47 m. De Namur à Visé, la Meuse sert à la production d'électricité avec six centrales hydroélectriques.

Après une brève incursion aux Pays-Bas, via Maastricht, la Meuse sert de frontière entre la Belgique au niveau de la province du Limbourg, et les Pays-Bas. Elle arrose Maasmechelen puis Maaseik, avant de quitter définitivement le territoire belge qu'elle a parcouru au total sur 183 km.

Abusivement, la Meuse est souvent considérée comme une rivière confluente du Rhin et non un fleuve en lui même. En particulier, elle ne fait pas partie des grands fleuves français enseignés à l'école primaire en France car elle n'y fait que la moitié de son parcours total. Par contre, en Belgique et aux Pays-Bas, elle est considérée comme un fleuve important car elle sert de façon primordiale au transport de marchandises et a façonné l'histoire et la géographie de ces pays.

La Meuse traversant des régions très arrosées (massif des Ardennes entre autres) possède des affluents nombreux et souvent abondants mais assez courts.

Ses principaux affluents sont : le Mouzon, le Vair, la Chiers, la Semois, la Lesse, le Bocq, le Hoyoux, l'Ourthe et la Roer sur la rive droite, la Bar, la Sormonne, le Viroin, la Molignée, la Sambre, la Mehaigne et le Geer sur la rive gauche.

Le fleuve admet de Rotterdam jusqu'au port autonome de Liège les bateaux de type rhénan (2500 tonnes) et les barges 2 x 4500 tonnes. Il est ensuite navigable pour les péniches de 1350 tonnes jusqu'à à Givet. Sur le territoire français, il est canalisé — en empruntant parfois le Canal de l'Est, branche Nord — de Givet à Saint-Mihiel au gabarit Freycinet (250 tonnes à 1,80 m d'enfoncement). En amont il suit son cours naturel, soumis à des étiages bas et des crues importantes et n'est plus navigable que par portions.

Le Canal des Ardennes relie la Meuse à l'Aisne et donc à la Seine.

Le canal Albert relie la Meuse (à partir de Liège) à l'Escaut (et Anvers), en passant par le bouchon de Lanaye. Le projet avorté du canal de l'Ourthe prend également naissance à Liège. Il devait initialement permettre d'atteindre le bassin rhénan et desservir l'actuel Luxembourg grâce à une liaison Meuse-Moselle.

La Meuse est parcourue par de nombreuses embarcations de plaisance. Ses profonds méandres lors de la traversée du massif des Ardennes sont autant de lieux touristiques.

La Meuse n'est pas un fleuve très régulier. Son débit a été observé durant 56 ans (1953-2008), à Chooz, localité du département des Ardennes située en amont de la ville de Givet, c'est-à-dire à peu de distance de la frontière franco-belge . Le surface ainsi étudiée est de 10 120 km², mais ne comprend pas les bassins de la Houille, de l'Alyse et de quelques autres petits ruisseaux.

Le débit moyen interannuel ou module du fleuve à Chooz est de 144 m³ par seconde (non compris les débits de la Houille, de l'Alyse, etc.).

La Meuse présente des fluctuations saisonnières de débit bien marquées. Les hautes eaux se déroulent en hiver et au tout début du printemps, et se caractérisent par des débits mensuels moyens allant de 225 à 277 m³ par seconde, de décembre à mars inclus (avec un maximum en février). A partir du mois d'avril, le débit diminue rapidement jusqu'aux basses eaux d'été qui ont lieu de juin à octobre, entraînant une baisse du débit mensuel moyen jusqu'au plancher de 51,4 m³ au mois d'août et 50,5 m³ au mois de septembre. Mais ces moyennes mensuelles cachent des fluctuations plus prononcées sur de courtes périodes ou selon les années.

Aux étiages, le VCN3 peut chuter jusque 11 m³ par seconde en cas de période quinquennale sèche, ce qui peut être considéré comme sévère pour un aussi puissant cours d'eau.

Quant aux crues, elles peuvent être extrêmement importantes. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 690 et 950 m³ par seconde. Le QIX 10 ou débit instantané calculé de crue décennale est de 1100 m³ par seconde, le QIX 20 de 1300 m³, tandis que le QIX 50 se monte à 1500 m³ par seconde. Ce qui signifie par exemple que tous les 50 ans (en moyenne), il faut s'attendre à une crue de l'ordre de 1500 m³ par seconde, ce qui correspond au débit moyen du Rhône à Valence après avoir reçu les eaux de l'Isère.

Le débit instantané maximal enregistré à Chooz a été de 1610 m³ par seconde le 30 janvier 1995, tandis que la valeur journalière maximale était de 1560 m³ par seconde le même jour. Si l'on compare la première de ces valeurs à l'échelle des QIX du fleuve, l'on constate que cette crue était nettement supérieure au niveau cinquantennal défini par le QIX 50, et donc tout à fait exceptionnelle.

La Meuse est un fleuve abondant. La lame d'eau écoulée dans cette partie essentiellement française de son bassin versant est de 452 millimètres annuellement, ce qui est nettement supérieur à la moyenne d'ensemble de la France (320 millimètres). Le débit spécifique (ou Qsp) atteint de ce fait le chiffre robuste de 14,3 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

La traversée du sud au nord du massif ardennais par le cours de la Meuse est une particularité remarquable de ce fleuve. Habituellement, les cours d'eau partent d'un massif pour rejoindre la plaine et ensuite la mer.

Cela explique comment ce cours d'eau a pu garder sa pente alors que le relief l'entourant a pris une pente inverse ! Cela explique également la profondeur du ravinement que représente la vallée de la Meuse dans les Ardennes.

Selon certains auteurs, cette situation est instable. Le réseau hydrographique du bassin devrait — dans un avenir lointain — se réorganiser au détriment de la Meuse. D'une part, la partie inférieure de son cours en France deviendra un affluent de l'Aisne, donc de la Seine, dévié vers le sud à l'entrée de l'Ardenne par la vallée de la Bar. D'autre part, son cours supérieur deviendra un affluent de la Moselle, et donc du Rhin, à partir du fossé de Neufchâteau.

En wallon, Meuse se dit Mouze et n'a pas d'article, vieille réminiscence des croyances celtiques (et de bien d'autres peuples) qui font des fleuves un dieu, une personne en quelque mesure. La ville de Dinant aurait d'ailleurs cette étymologie Deo nantes, vallée des dieux. La première trace écrite mentionnant le fleuve est le latin Mosa, qui donna notamment son nom à l'art mosan, ainsi qu'à la ville de Maastricht, dont le nom latin est Mosa Trajectum. Mais sur la Table de Peutinger, la Meuse est inscrit comme Flumen Patabus.

La pratique de la dinanderie opposa Bouvignes à Dinant. Philippe de Commynes l'a bien raconté dans ses chroniques et Jules Michelet en a été frappé. C'est à la même époque que Philippe le Bon, duc de Bourgogne prit la ville en 1466, l'incendia et fit massacrer ses habitants en les jetant liés deux par deux dans la Meuse. Deux ans plus tard, Liège, subit le même sort. Dinant et Liège faisaient toutes les deux partie de la Principauté de Liège alors que Bouvignes faisait partie du Comté de Namur, déjà bourguignon. Cet ancien Comté que l'on peut remonter tout au long du fleuve de Charleville à Namur, excursion qu'on peut qualifier d'intéressante tant l'Histoire est présente à chaque méandre de la Meuse.

Industrielle, la Meuse l'est déjà au Moyen Âge et certains historiens découpent ainsi une zone industrielle qui va de Dinant à Liège. Elle le deviendra encore plus avec la Révolution industrielle. Les forges et fourneaux de l'Ardenne qui transformèrent le fer à partir du charbon de bois durant des siècles, vont voir leur travail transporté par des petites rivières rapides qu'ils utilisaient pour leur industrie, vers les plus grandes comme la Sambre (qui se jette dans la Meuse à Namur) et la Meuse, où va s'édifier, au XIXe siècle, de Charleroi à Liège, la deuxième puissance industrielle au monde, à la verticale du bassin houiller qui va du Nord français au Borinage et au Limbourg en passant par Mons, la Louvière, Charleroi et Liège. Cette sidérurgie, aujourd'hui en déclin, subsiste toujours malgré tout et a été intégrée récemment dans l'accord Mittal-Arcelor.

Fleuve tragique, la Meuse a été chaque fois sur le parcours des invasions et des rivalités européennes. Le 23 août 1914, les 100e, 101e, 103e, 108e, 178e, 182e régiments d'infanterie de l’armée impériale allemande, après avoir été rejetés sur la rive est de la Meuse par les soldats français de Franchet d'Esperey (parmi lesquels le lieutenant De Gaulle), les rejettent définitivement sur l'autre rive. Lors de l'assaut français, réussi, la population a fraternisé avec les soldats de Franchet d'Esperey et chanté de multiples fois La Marseillaise. Comme en d'autres villes de Belgique ou de France, les Allemands sont persuadés (à tort) qu'ils ont affaire à des francs-tireurs (souvenirs du conflit de 1870, hantise qui devient hallucination). À Dinant, leur « fausse croyance sincère » vont transformer la ville en enfer de Bosch : plusieurs quartiers seront entièrement détruits par le feu. On compte 674 victimes civiles fusillées par les régiments allemands, le plus important massacre se situe en août 1914.

Les Dinantais contemporains de la bataille de Verdun en 1916 affirmaient que l'on entendait certains jours le bruit du canon de la bataille. Verdun est pourtant distante de 150 km environ.

En mai 1940, c'est aussi un peu au sud du centre de Dinant, à Leffe ainsi qu'à Houx, que les premiers fantassins allemands suivis des chars de Rommel passent la Meuse. Le lendemain, ils franchissent la Meuse à Sedan lors de la Percée de Sedan. La bataille de France est déjà virtuellement perdue. Le Fort d'Ében-Émael, réputé imprenable, fut pris par une action combinée de planeurs et parachutistes allemands le 11 mai 1940, soit au lendemain de l'attaque allemande du 10 mai. Pourtant le 13 et le 14 mai, l'armée française se battra pour repousser l'invasion, notamment à Haut-le-Wastia (sur les hauteurs à l'ouest de Dinant), avec un tel héroïsme que la population du village est demeurée longtemps liée aux anciens de 40 à qui, spontanément, elle éleva un monument. Le 16 mai, le général Gamelin informe le Gouvernement de Paul Reynaud qu'il ne peut plus assurer la sécurité de Paris. L'armée belge qui a déjà évacué la position fortifiée de Liège, menacée d'encerclement, se retire aussi de Namur. Seuls les troupes de forteresse à Liège et Namur demeurent en place et se battront héroïquement. L'armée belge se retire sur la ligne KW puis sur l'Escaut. Enfin, plus loin, sur une rivière franco-flamande où elle livrera sa dernière bataille, la bataille de la Lys.

Récemment, la France, les Pays-Bas, la Région flamande et la Région wallonne, ont signé un accord international sur la Meuse qui assure la cogestion du fleuve par les deux États et les deux régions belges.

La Meuse, qui traverse l'Est de la Belgique de part en part, a donné son nom à l’art mosan qui regroupe un ensemble de productions entre le Saint Empire romain germanique et la France de 900 à 1600, principalement dans l'ancien diocèse de Liège (400-1559) et qui permet de mettre en perspective l'Histoire de la Wallonie et de la Principauté de Liège dans une longue durée culturelle avec l'architecture et les belles collégiales d'Hastière, de Nivelles, de St-Barthélémy à Liège, le travail du bois, de l'ivoire, des métaux (les fonts baptismaux de St-Barthélémy, la dinanderie, par exemple).

Adieu Meuse endormeuse et douce à mon enfance Toi qui demeures aux prés où tu coules tout bas Adieu Meuse ! j'ai déjà commencé ma partance Vers des pays nouveaux où tu ne coules pas.

André Dhôtel est un Mosan qui, de la Meuse française à la Meuse belge, a écrit ce roman extraordinaire dont Bayard est le héros, Le Pays où l’on n’arrive jamais. Il y a dans ce livre, curieusement, le fantasme de la mer et des grandes villes flamandes ou néerlandaises où la Meuse rejoint la mer parmi les cathédrales et les beffrois.

Il existe de nombreux liens tout au long du parcours de la Meuse tant dans son parcours français que belge. Rita Lejeune a dressé la carte des toponymes liés à la légende de Bayard, du Plateau de Langres à Maastricht.

Jacques Brel évoque la Meuse dans Je suis un soir d'été ou encore dans Il neige sur Liège.

Dominique A cite la Meuse dans sa chanson La pleureuse, soulignant le côté sombre du cours d'eau comparé au bleu du Danube.

En plombeur de ces dames Ou en consolateur, Si tu y trouves ton compte J'inonderai ton cœur. Et que le beau Danube Se transforme en la Meuse Et je suis ta pleureuse Oui, je suis ta pleureuse Pour toujours ta pleureuse.

Domrémy-la-Pucelle, la Meuse grossie par les pluies d'automne.

Verdun, le quai de Londres.

Dinant, la Meuse, la ville, la collégiale Notre-Dame et la citadelle.

Namur, le pont de Jambes et la citadelle.

Namur, le confluent de la meuse et de la Sambre.

Liège, la Meuse vue du pont de Fragnée.

Liège, le quai des Tanneurs.

Liège, l'esplanade des Terrasses d'Avroy.

Neerloon, la Meuse au crépuscule.

Waulsort, le passeur d'eau.

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Vaucouleurs (Meuse)

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Vaucouleurs est une commune française, située dans le département de la Meuse et la région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Valcolorois.

En 1429, bien qu’enclavé entre le duché de Lorraine (dépendant du saint empire) et celui de Bourgogne, inféodé aux Anglais, la ville de Vaucouleurs est fidèle à Charles VII.

C’est pourquoi Jeanne d’Arc vient y demander une escorte pour se rendre auprès du roi.

Il se trouvait à Vaucouleurs une communauté juive relativement importante, puisqu'elle y possédait sa propre synagogue depuis 1860 . On peut en déduire qu'il y avait au minimum une dizaine de familles, car c'est le quorum requis pour les offices religieux à la synagogue, et il y en avait probablement plus.

Certaines de ces familles ont joué un rôle particulièrement important dans la vie de la commune, puisqu'elles y ont créé une manufacture textile, la chemiserie Seiligmann , maintenant rasée.

Cependant, la mémoire de cette présence juive est aujourd'hui déjà perdue. Pour retrouver trace de cette présence juive, il faut aller sur le site du mémorial de Yad Vashem où l'on retrouve le nom de quelques Juifs de Vaucouleurs disparus dans la Shoah.

Seul reste comme témoignage, le petit "cimetière de Juifs" aux vieilles pierres grises bancales où se distinguent encore quelques caractères hébraïques rongés par le temps, qui disparaissent sous la mousse...

Mais jusqu'à quand? Dans une autre ville de la région, à Toul, le cimetière israélite a été détruit sans même que le consistoire en soit averti.

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Source : Wikipedia