Messagerie instantanée

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Posté par rachel 30/03/2009 @ 17:10

Tags : messagerie instantanée, internet, high-tech

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Messagerie instantanée

Animation d'une connexion à un système de MI sous UNIX

La messagerie instantanée (souvent désigné par l'anglicisme chat mais aussi par d'autres expressions comme clavardage au Québec) permet l'échange instantané de messages textuels entre plusieurs ordinateurs connectés au même réseau informatique, et plus communément celui de l'Internet. Contrairement au courrier électronique, ce moyen de communication est caractérisé par le fait que les messages s'affichent en quasi-temps-réel et permettent un dialogue interactif.

La messagerie instantanée est souvent désignée sous le nom chat ( du verbe anglais to chat, bavarder). Le nom chat et le verbe chatter sont souvent utilisés en franglais pour désigner la messagerie instantanée. Une écriture souvent utilisée pour cette prononciation est le fréquent nom masculin tchat, qui est utilisé de façon à ne pas confondre la prononciation avec celle du chat (l'animal). Plusieurs sites de discussion français utilisent d'ailleurs ce mot.

L'Office québécois de la langue française a proposé (en octobre 1997) le mot-valise clavardage formé de « clavier » et de « bavardage », entré dans le Petit Larousse 2004. Ce terme est d’ailleurs le seul synonyme francophone pour désigner la messagerie instantanée au Québec. Toutefois, les termes « bavardage-clavier » et « cyberbavardage » (proposés par l’OQLF), ainsi que « bavardage en ligne », sont des synonymes acceptés.

En France, la Commission générale de terminologie et de néologie avait d'abord proposé causette en 1999. Elle s'est ravisée en avril 2006 et propose dorénavant dialogue en ligne avec la définition suivante : « Conversation entre plusieurs personnes connectées en même temps à un réseau, qui échangent des messages s’affichant en temps réel sur leur écran ». Ce terme est présent dans la base terminologique de la DGLF et obligatoire pour les administrations et services de l'État français, mais n’a pas été retenu comme synonyme au Québec. En pratique, le terme n'est pas entré en usage. Par exemple, il est absent du site du gouvernement français, au bénéfice du terme « chat ».

Le mot féminin tchatche, emprunté au français d'Afrique du Nord et de France, s'est répandu spontanément, en Europe, ainsi que ses dérivés : « tchatcher » et « tchatcheur ». Ce mot, qui a été emprunté en anglais et est devenu chat, dérive de l'espagnol, cháchara, « bavardage ».

L'abréviation IM du sigle anglais Instant Messaging est parfois utilisée, également IMP pour « Instant Messaging and Presence ».

On utilise parfois webchat ou shoutbox, pour préciser que la communication se fait sur une page Web (comme Yahoo! Groupes). Ce moyen est minoritaire. Il utilise le Web, une technologie non conçue pour le clavardage.

La messagerie instantanée requiert l'emploi d'un logiciel client qui se connecte à un serveur de messagerie instantanée. Elle diffère du courrier électronique du fait que les conversations se déroulent instantanément (quasiment en temps réel, les contraintes temporelles n'étant pas fortes dans ces systèmes). La plupart des services modernes offrent un système de notification de présence, indiquant si les individus de la liste de contacts sont simultanément en ligne et leur disponibilité pour discuter.

Dans les tout premiers programmes de messagerie instantanée, chaque lettre apparaissait chez le destinataire dès qu'elle était tapée, et quand des lettres étaient effacées pour corriger une faute, cela se voyait également en temps réel. Cela faisait ressembler la communication à un coup de téléphone plutôt qu'à un échange de messages. Dans les programmes modernes de messagerie instantanée, le destinataire ne voit le message de l'expéditeur apparaître que lorsque celui-ci l'a validé.

La plupart des applications de messagerie instantanée permettent de régler un message de statut, qui remplit la même fonction qu'un message de répondeur téléphonique, par exemple pour indiquer la cause d'une indisponibilité.

En évoluant, la messagerie instantanée a intégré les fonctionnalités de voix et de vidéo grâce à une webcam, mais aussi toutes sortes d'applications collaboratives (tableau blanc, édition de texte, jeux, etc.), d'envoi de messages automatiques et de notifications (supervision, « push » d'informations, etc.).

La messagerie instantanée possède son propre langage. Les discussions ayant lieu en temps réel, la vitesse d'écriture la rend plus fluide, d'où l'utilisation de raccourcis d'écriture, notamment pour exprimer l'état d'esprit de l'auteur (voir les émoticônes). Ces raccourcis sont souvent automatiquement remplacés par une image de binette.

La messagerie instantanée un à un est une idée assez ancienne : sous UNIX, elle existe depuis bien longtemps, sous forme de texte, grâce à la commande talk, puis sous Windows, il y a eu l'équivalent fenêtré avec WinPopUp, ces deux systèmes étant basés sur la paire utilisateur/machine.

Le protocole standard ouvert Internet Relay Chat (IRC) fournit lui aussi depuis 1988, des fonctionnalités simples de discussion à plusieurs (elles ont depuis été étendues par l'usage de robots). Le protocole ouvert Zephyr, créé au MIT la même année, est un ensemble très simple de services de base, utilisé dans le monde universitaire américain.

Ces deux manières de converser sur le réseau ne sont toutefois pas encore ce qu'on appelle la messagerie instantanée, du fait qu'il n'y a pas ou peu d'authentification ni de gestion de présence.

La messagerie instantanée moderne grand public a été révélée par une jeune entreprise israélienne, Mirabilis, en introduisant ICQ en 1996. Une des principales innovations était la gestion d'une liste de contacts personnels. En 1998, Mirabilis a été rachetée par le groupe AOL Time Warner.

En 1998, le protocole libre et ouvert Jabber est créé ainsi que le protocole fermé et propriétaire QQ, le clone chinois d'ICQ.

Depuis le succès d'ICQ, de nombreux protocoles de communication incompatibles, propriétaires et fermés ont été développés et gratuitement proposés par des fournisseurs de contenu d'Internet (Yahoo! Messenger en 1998, MSN Messenger en 1999 et Gadu-Gadu en 2000). L'avantage pour eux est de se constituer une large base de clients captifs, puis de pouvoir leur envoyer de la publicité, leur proposer des services étendus payants, etc.

En 2002, on enregistre autant de courriers électroniques que de messages instantanés échangés dans le monde ; le nombre d'utilisateurs de la messagerie instantanée est estimé à 360 millions. La fermeture des réseaux, leur cloisonnement, leur incompatibilité et leur non-interopérabilité rend la messagerie instantanée sur Internet dans un état de fragmentation qui n'existe pas dans le domaine du courriel et du web.

En 2004, Jabber/XMPP est normalisé comme standard ouvert par l'IETF, l'organisation de normalisation des protocoles de l'Internet. Jabber est à ce jour le seul système normalisé, standard ouvert, non fermé et non propriétaire, qui est très activement développé par des centaines voire milliers de développeurs, administrateurs et des millions d'utilisateurs passionnés, ainsi que par des grands noms de l'industrie informatique : Google, IBM, Sun, France Telecom/Wanadoo/Orange Internet, etc.

En 2005, le travail sur le support des sessions multimédia, dont la voix sur IP, est relancée grâce au protocole Jingle (Jabber) livré par Google Talk.

En 2006, les conventions de nommage pour les identifiants de messagerie instantanée (« IRI/URI scheme ») sont adoptées par l'IETF : elles sont basées sur le protocole Jabber.

Le paysage des systèmes de messagerie instantanée est arrivé à un morcellement et une fragmentation tels que les utilisateurs de réseaux propriétaires et fermés sont dans l'incapacité de communiquer avec les autres réseaux et protocoles : ils sont enfermés et ne peuvent plus en sortir à cause de l'effet réseau (il leur faudrait basculer tous leurs contacts vers un réseau et protocole standard ouvert).

On assiste à un cloisonnement extrême qui ne s'est quasiment jamais vu dans aucun autre domaine : trois grands réseaux propriétaires sont utilisés par plusieurs dizaines ou centaines de millions d'utilisateurs ; ils sont enfermés et ne peuvent pas communiquer avec les centaines de millions d'utilisateurs des autres réseaux.

Seul le protocole Jabber est normalisé par l'IETF, l'organisme qui a standardisé les protocoles de l'Internet, sous le nom XMPP.

Une norme d'URI est disponible depuis mai 2006 sous la forme xmpp:user@domaine à l'image de l'URI pour le courriel mailto:user@domaine.

Jabber (protocole XMPP) est donc devenu l'égal du web (protocoles HTTP et HTTPS) et du courriel (protocoles SMTP, POP et IMAP).

Il existe également des webmessengers, c'est-à-dire des clients permettant de se connecter à un ou plusieurs protocoles sans nécessiter l'installation d'un logiciel dédié, mais en utilisant une interface web par le biais d'un navigateur.

Ces réseaux permettent de dialoguer sans autre logiciels qu'un navigateur web (et d'éventuels logiciels plugins complémentaires, tel que Java ou Flash).

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Gabber (messagerie instantanée)

Gabber est un client de messagerie instantanée libre pour le réseau Jabber.

Il est actuellement en version 1.9.4 et est écrit en C++ et utilise gtkmm2.

Il est disponible sous Linux et Mac OS X et est actuellement en test sous Windows.

Gabber 2 est en préparation.

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Psi (messagerie instantanée)

Psi icon new.png

Psi est un logiciel libre client de messagerie instantanée pour le réseau standard ouvert Jabber.

Psi est développé sous licence libre GNU GPL et est disponible sur les systèmes d'exploitation Windows, Mac OS X et GNU/Linux, la bibliothèque graphique libre Qt de Trolltech étant employée pour un portage multiplate-forme.

Un des plus populaires parmi les utilisateurs de clients Jabber, Psi est léger, possède une ergonomie simple et s'intègre à l'interface graphique des différentes plate-formes supportées. Ce client gère un grand nombre de fonctionnalités classiques de Jabber/XMPP en respectant de près les standards.

La version 0.11, est une grande avancée car elle supporte complètement le standard ouvert XMPP (intégrant les privacy lists), mais aussi les discussions en groupe au standard MUC (Multi-User Chat, avec commandes d'administration), et bien d'autres fonctionnalités attendues dont le portage vers la bibliothèque graphique Qt 4.

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Internet

Visualisation des multiples chemins à travers une portion d'Internet.

Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessibles au public des services comme le courrier électronique et le World Wide Web. Ses utilisateurs sont désignés par le néologisme « internaute ». Techniquement, Internet se définit comme le réseau public mondial utilisant le protocole de communication IP (Internet Protocol).

Internet ayant été popularisé par l'apparition du World Wide Web, les deux sont parfois confondus par le public non averti. Le Web est une des applications d'Internet, comme le sont le courrier électronique, la messagerie instantanée et les systèmes de partage de fichiers poste à poste.

Par ailleurs, du point de vue de la confidentialité des communications, il importe de distinguer Internet des intranets, les réseaux privés au sein des entreprises, administrations, etc., et des extranets, interconnexions d'intranets pouvant emprunter Internet.

L'accès à Internet peut être réalisé auprès d'un Fournisseur d'accès via divers moyens de télécommunication : soit filaire (réseau téléphonique à bas débit ADSL ou xDSL, câble coaxial, fibre optique, courant électrique porteur CPL), soit sans fil (Wi-Fi, Wimax, Internet par satellite, 3G...).

Le terme d'origine anglaise « Internet » a été dérivé du concept d'internetting (en français, « interconnecter des réseaux ») dont la première utilisation documentée remonte à octobre 1972 par Robert E. Kahn au cours de la première ICCC (International Conference on Computer Communications) à Washington.

Au cours de l'histoire de la création d'Internet, différents noms sont parfois considérés comme ancêtres du terme « Internet » : internetting, interconnected networks, internetworking, internetwork, international inter-connected networks, Inter Net, inter-net et International Network. Toutefois, les origines exactes du terme Internet restent à déterminer. Ce flou a favorisé l'apparition de multiples explications faisant office d'origine. En 2008, ceux qui prétendent connaître l'origine du terme sont légion (un exemple courant est d'affirmer qu'« Internet » est l'acronyme d'interconnected networks). Toutefois, c'est le 1er janvier 1983 que le nom Internet, déjà en usage pour désigner l'ensemble d'ARPANET et plusieurs réseaux informatiques, est devenu officiel.

La définition de ce qu'est Internet n'est pas évidente à expliciter de manière précise sans entrer dans les détails techniques, ce qui tend à une vulgarisation de la définition et facilite les confusions et imprécisions en français. Une des confusions les plus courantes porte sur le Net (en français « réseau ») et le web (en français « toile  »). En réaction à l'importance croissante du « phénomène Internet » et la prolifération de termes relatifs à ce phénomène dans le langage, il y a eu diverses publications au Journal officiel de la République française. L'une d'elle indique qu'il faut utiliser le mot « Internet » comme un nom commun, c'est-à-dire sans majuscule. L'Académie française recommande de dire « l'internet », comme on dit souvent « le web ». Bien que l'usage en français soit d'écrire le mot avec une majuscule et sans article, comme un nom propre, il existe beaucoup de controverse sur le sujet entre les partisans d'« Internet » et de « l'internet ».

L'usage courant fait référence à Internet de différentes manières. Outre les recommandations officielles, il n'est pas rare de rencontrer les termes suivants : « le Net » ou « le net », « Internet », « l'internet », « le réseau des réseaux » ou plus simplement « le réseau » et « le Réseau » décliné parfois en « Le réseau ». Certains termes sont utilisés à tort pour faire référence à Internet, par exemple : « la Toile », « le web » ou « le Web » (the Web en anglais), mais cela désigne le World Wide Web, c'est-à-dire le réseau hypertexte utilisant Internet, et non pas Internet. Cette confusion entre web et net existe aussi en anglais.

En anglais, on utilise un article défini et une majuscule, ce qui donne the Internet. Cet usage vient du fait qu'« Internet » est de loin le réseau le plus étendu et le plus grand « internet » du monde. Un internet (avec « i » minuscule) est un terme anglais utilisé pour désigner une interconnexion de réseaux informatiques par internetworking (voir (en) internetworking).

Les mémos que Licklider du Massachusetts Institute of Technology (MIT) écrivit en juillet 1962 sont les plus anciens textes décrivant les interactions sociales qui seraient possibles avec un réseau d'ordinateurs. Cela devait notamment faciliter les communications entre chercheurs du Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA). En octobre 1962, Licklider fut le premier chef du programme de recherche en informatique du DARPA. Il persuada ses successeurs Ivan Sutherland, Bob Taylor et le chercheur du MIT Lawrence G. Roberts de l'intérêt des réseaux informatiques.

En 1961, Leonard Kleinrock du MIT publia le premier texte théorique sur les télécommunications par paquets et en 1964 il publia le premier livre sur le sujet.

En 1965, Roberts testa avec Thomas Merrill la première connexion informatique à longue distance, entre le Massachusetts et la Californie. Le résultat montra que des ordinateurs pouvaient travailler ensemble à distance, mais que le mode de télécommunication par établissement de circuit du système téléphonique était inadapté. Le concept de communication par paquets de Kleinrock s'imposa.

En 1966, Roberts fut engagé par Taylor au DARPA pour concevoir l'ARPANET. Il publia les plans en 1967. En présentant ce texte, il découvrit deux autres groupes de chercheurs travaillant indépendamment sur le même sujet : un groupe du National Physical Laboratory (NPL) du Royaume-Uni avec Donald Davies et Roger Scantlebury, et un groupe de la RAND Corporation avec Paul Barran.

Entre 1962 et 1965, le groupe de la RAND avait étudié la transmission par paquets pour l'armée américaine. Le but était de pouvoir maintenir les télécommunications en cas d'attaque (éventuellement nucléaire), ce que permet une transmission par paquets dans un réseau non centralisé. Il s'agissait d'un développement indépendant d'ARPANET : bien que probablement robuste face à une telle attaque, ARPANET n'a pourtant été conçu que pour faciliter les télécommunications entre chercheurs. Le rapport de Paul Baran est resté purement théorique, et est rapidement tombé dans l'oubli. Mais le mythe d'« ARPANET comme dernier rempart à une attaque atomique » trouve là son origine.

Pendant ce temps, au British National Physical Laboratory, l'équipe de Donald Davies avait progressé : NPL Network, le premier réseau maillé fondé sur la transmission de datagrammes (packets) était fonctionnel. Mais l'histoire d'Internet n'a pas été écrite par les Européens : ARPANET sera désormais l'origine officielle d'Internet.

En août 1968, le DARPA accepta de financer le développement du matériel de routage des paquets d'ARPANET. Ce développement fut confié en décembre à un groupe de la firme BBN (Bolt Beranek and Newman) de Boston. Ce dernier travailla avec Robert E. Kahn (Bob Kahn) sur l'architecture du réseau. Roberts améliorait les aspects topologiques et économiques du réseau. Kleinrock préparait des systèmes de mesures du réseau.

En septembre 1969, BBN installa le premier équipement à l'UCLA où travaillait Kleinrock. Le second nœud du réseau fut installé au Stanford Research Institute (SRI) où travaillait Douglas Engelbart sur un projet d'hypertexte. Deux nœuds supplémentaires furent ajoutés avec l'université de Santa Barbara et l'Université d'Utah. Fin 1969, ARPANET comptait donc quatre nœuds.

Le Network Working Group (NWG) conduit par Steve Crocker finit le protocole de communication poste-à-poste NCP en décembre 1970. Ce protocole fut adopté entre 1971 et 1972 par les sites branchés à ARPANET. Ceci permit le développement d'applications par les utilisateurs du réseau.

En 1972, Ray Tomlinson mit au point la première application importante : le courrier électronique. En octobre 1972, Kahn organisa la première démonstration à grande échelle d'ARPANET à l'International Computer Communication Conference (ICCC). C'était la première démonstration publique.

Le concept d'Internet est né d'ARPANET. L'idée était de permettre la connexion entre des réseaux divers : ARPANET, des communications avec les satellites, des communications par radio. Cette idée fut introduite par Kahn en 1972 sous le nom de Internetting. Le protocole NCP d'ARPANET ne permettait pas d'adresser des hôtes hors d'ARPANET ni de corriger d'éventuelles erreurs de transmission. Kahn décida donc de développer un nouveau protocole, qui devint finalement TCP/IP.

En parallèle, un projet inspiré par ARPANET était dirigé en France par Louis Pouzin : le projet Cyclades. De nombreuses propriétés de TCP/IP ont ainsi été développées, plus tôt, pour Cyclades. Pouzin et Kahn indiquent que TCP/IP a été inspiré par Cyclades.

En 1973, Kahn demanda à Vinton G. Cerf (Vint Cerf) (parfois appelé père d'Internet) de travailler avec lui, car Cerf connaissait les détails de mise en œuvre de NCP. Le premier document faisant référence à TCP est écrit en 1973 par Cerf : A Partial Specification of an International Transmission Protocol. La première spécification formelle de TCP date de décembre 1974, c'est le RFC 675.

La version initiale de TCP ne permettait que la communication en établissant un circuit virtuel. Cela fonctionnait bien pour le transfert de fichiers ou le travail à distance, mais n'était pas adapté à des applications comme la téléphonie par Internet. TCP fut donc séparé de IP et UDP proposé pour les transmissions sans établissement d'un circuit.

À la fin des années 1980, la NSF (National Science Foundation) qui dépend de l'administration américaine, met en place cinq centres informatiques surpuissants, auxquels les utilisateurs pouvaient se connecter, quel que soit le lieu où ils se trouvaient aux États-Unis : ARPAnet devenait ainsi accessible sur une plus grande échelle. Le système rencontra un franc succès et, après la mise à niveau importante (matériels et lignes) à la fin des années 1980, s'ouvrit au trafic commercial au début des années 1990.

Le début des années 1990 marque, en fait, la naissance d'Internet tel que nous le connaissons aujourd'hui : le web, un ensemble de 'pages' en HTML mélangeant du texte, des liens, des images, adressables via une URL et accessibles via le protocole HTTP. Ces standards, développés au CERN par Tim Berners-Lee devinrent rapidement populaires grâce au développement au NCSA par Marc Andreessen et Éric Bina du premier navigateur multimédia Mosaic.

Selon la définition du groupe de travail sur la gouvernance d'Internet, il faut entendre par « gouvernance de l’Internet » l’élaboration et l’application par les États, le secteur privé et la société civile, dans le cadre de leurs rôles respectifs, de principes, normes, règles, procédures de prise de décisions et programmes communs propres à modeler l’évolution et l’usage de l’Internet.

Il faut noter l'importance des registres de métadonnées dans l'établissement de règles d'accès aux ressources web qui utilisent les Uniform Resource Identifier (qui peuvent être les URL qui s'affichent sur la barre de navigation de l'ordinateur personnel).

Selon Internet World Stats on dénombre 1,46 milliard d'internautes en juin 2008.

Le droit d'Internet regroupe l'ensemble des règles de droit applicables au réseau Internet.

Il n'existe pas de droit spécifique à Internet, mais plutôt une application du droit commun au réseau Internet, avec cependant l'apparition d'aménagements de certaines législations nationales afin de prendre en compte ses particularités (ex. en France : la Loi sur la Confiance dans L'Économie Numérique (LCEN) du 21 juin 2004).

1. le réseau Internet est international, or le droit est généralement national.

2. sous le couvert du réseau Internet, il est souvent difficile d'identifier les utilisateurs, et donc les responsables d'infractions.

Internet soulève notamment des questions de droit relatives à la propriété intellectuelle (droit d'auteur, droit des marques, etc.), au droit de la presse et des publications (infractions de presse, injure, diffamation, incitation à la haine raciale, etc.), au droit à l'image, mais aussi depuis le développement du web commercial, au droit de la publicité, au droit du commerce, etc.

Internet est composé d'une multitude de réseaux répartis dans le monde entier. Chaque réseau est rattaché à une entité propre (université, fournisseur d'accès à Internet, armée) et se voit attribuer un identifiant unique appelé Autonomous System (AS). Afin de pouvoir communiquer entre eux, les réseaux s'échangent des données, soit en établissant une liaison directe, soit en se rattachant à un nœud d'échange (point de peering).

Chaque réseau est donc connecté à plusieurs autres réseaux. Lorsqu'une communication doit s'établir entre deux ordinateurs appartenant à des AS différents, il faut alors déterminer le chemin à effectuer parmi les réseaux. Aucun élément d'Internet ne connaît le réseau dans son ensemble, les données sont simplement redirigées vers un autre nœud selon des règles de routage. Environ 50 % du trafic mondial d’Internet passe par l'État de Virginie.

Des chercheurs israéliens de l'université de Bar-Ilan ont déclaré après avoir analysé les nœuds reliant l'ensemble des sites qu'Internet est un réseau méduse. Ils la définissent comme ayant un cœur dense (où se trouvent des moteurs de recherche) connectés à une multitude d'autres sites, qui ne sont reliés entre eux que par ce cœur, semblable à un maillage à structure fractale. Cette zone permet à 70 % du réseau de rester connecté sans passer par le cœur. Les chercheurs indiquent donc cette zone comme piste pour désengorger le trafic, en répartissant mieux les sites de cette zone.

Internet fonctionne suivant un modèle en couches, calqué sur le modèle OSI. Les éléments appartenant aux mêmes couches utilisent un protocole de communication pour s'échanger des informations.

Un protocole est un ensemble de règles qui définissent un langage afin de faire communiquer plusieurs ordinateurs. Ils sont définis par des normes ouvertes, les RFC.

Chaque protocole a des indications particulières et, ensemble, ils fournissent un éventail de moyens permettant de répondre à la multiplicité et à la diversité des besoins sur Internet.

Indépendamment du transfert entre deux points, quelques protocoles sont nécessaires aussi pour que les passerelles puissent s'échanger des informations de routage. Ce sont Interior Gateway Protocol (IGP), Exterior Gateway Protocol (EGP) et Border Gateway Protocol (BGP).

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Coccinella (messagerie instantanée)

CoccinellaRosterKajWhiteboard.png

Coccinella est un logiciel libre client de messagerie instantanée pour le réseau standard ouvert Jabber/XMPP. Coccinella est développé sous licence libre GNU GPL et est disponible sur les systèmes d'exploitation Windows, Mac OS X et GNU/Linux. La bibliothèque graphique libre Tcl/Tk est employée pour une compatiblité multi-plateforme.

Par défaut, contient un tableau blanc (whiteboard) vectoriel et la possibilité de streamer des flux (audio/video).

Des clipboard de jeux (échecs, dames chinoises, etc.) sont prédéfinis, afin de servir de plateau de jeu, les mouvements des pièces sont transmis vectoriellement, mais aucun moteur de jeu n'est inclus.

Possibilité de lui ajouter des extensions comme les conversations audio.

Supporte les passerelles.

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Source : Wikipedia