Meaux

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Posté par marvin 23/03/2009 @ 02:11

Tags : meaux, seine-et-marne, île-de-france, france, environnement

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Meaux

Carte de localisation de Meaux

Meaux est une commune française, ancienne capitale de la Brie, aujourd'hui chef-lieu d'arrondissement du département de Seine-et-Marne et faisant partie de la région Île-de-France.

Gentilé : Les habitants de Meaux sont appelés les Meldois, les Meldoises. On dit aussi les meldusiens, les meldusiennes, ou les Miauleux  (vieilli, mot de patois briard).

La ville de Meaux est installée dans une cuvette, creusée dans le plateau de la Brie par la Marne. Elle est traversée par la rivière qui forme une courte boucle (non navigable) autour du quartier du Marché, au niveau du centre ville. La Marne à Meaux est court-circuitée par le canal de Meaux à Chalifert. Le canal de l'Ourcq (qui suit en partie l’ancien lit de la Marne, à Meaux : le Brasset) imprime également son tracé sur la ville depuis le XIXe siècle.

Meaux se situe à 43 km à l’est de Paris, et à 51 km au nord de Melun (préfecture de Seine et Marne). Elle est la ville la plus peuplée du département, et compte 50 673 habitants (recensement 2006).

La ville de Meaux (Iantinum à l'origine) doit son nom moderne au peuple gaulois des Meldes (Meldii ).

La cité gallo-romaine de Iantinum fut établie sous le Haut Empire suivant un quadrillage orthogonal s'étendant de la Marne au sud jusqu'au quartier St Faron au nord, c'est à dire dans l'ancien méandre de la rivière (actuellement le Brasset). Un nombre important d'édifices publics sont attestés, tels que forum, théâtre, amphithéâtre, thermes, ainsi qu'un complexe cultuel suburbain au lieu-dit de la Bauve (temple et amphithéâtre).

Sous le Bas Empire, en raison d'une instabilité politique croissante et de la menace d'invasions, une enceinte fortifiée fut construite dans la partie sud de la ville (vestiges boulevard Jean Rose).

Le christianisme est prêché chez les Meldes dès le IIIe siècle par saint Denis. Son successeur, saint Saintin, serait le premier évêque de Meaux.

La richesse de la cité et le défaut de paiement par Charles II le Chauve d'une indemnité aux Vikings à la forteresse d'Oissel les fait occuper la cité notamment en 852 et en 886. Deux conciles se tiennent à Meaux à propos de l'attitude à adopter face à ces taxes.

En 1235, le capitulaire de Thibaut IV de Champagne (conservé à la Médiathèque de Meaux) mentionne l'existence du canal Cornillon, qui sert à la fois de défense du marché de Meaux qui se tient sur la presqu'île formée par la boucle de la Marne, et aussi de passage pour les bateaux, leur évitant de passer sous le pont encombré par des moulins. Ces moulins brûleront le 17 juin 1920 et ne seront jamais reconstruits.

Meaux se signale en 1239 en générant un groupe d'hérétiques cathares, bien loin de sa zone d'origine. Le 22 mai 1239, 83 hérétiques sont brûlés.

En 1420, Meaux tient le siège pendant cinq mois, mais préfère se rendre. Les Anglais sont sans pitié : les défenseurs de la ville sont pendus ou ont la tête tranchée. Elle fut possédée par les Anglais de 1421 à 1436, puis réunie définitivement à la couronne de France.

La guerre de Cent Ans est particulièrement pesante avec son cortège de pillages, de peste et de famines. Cette instabilité conduit les paysans au soulèvement en 1358 sous la conduite de Guillaume Callet. Les Jacques brûlent une soixantaine de belles demeures, massacrant tous leurs occupants. Quand la troupe se présente devant les portes de Meaux, les nobles se cachent. Les habitants de Meaux ouvrent alors les portes de la ville aux émeutiers et le maire, Jean Soulas, les guide lui-même à la cachette des nobles. Gaston Phoebus, comte de Foix, arrive à la rescousse avec une troupe de chevaliers, taillant en pièces les révoltés. En punition, la ville de Meaux fut livrée aux flammes pendant quinze jours tandis que son maire fut pendu.

Meaux est l'une des villes françaises les plus actives en matière de protestantisme au XVIe siècle. Ainsi, le cénacle de Meaux fut fondé en 1521 à la demande de Guillaume Briçonnet par son ami et humaniste Jacques Lefèvre d'Étaples alors que Jean Leclerc y prêche dès 1523. En 1546, 14 protestants sont brûlés sur la place publique tandis que nombre d'autres sont bannis. En 1562, la liberté de culte est accordée aux protestants, mais ces derniers tentent de prendre le contrôle de la ville.

En 1567, lors de la surprise de Meaux, la famille royale ne doit qu'aux Cent-Suisses d'échapper à la capture par les troupes protestantes du prince de Condé.

La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint Meaux le 25 août. C’est le procureur du roi qui organise le massacre. Sur les 8 000 protestants du bailliage, 600 sont massacrés en deux jours.

Meaux prit le parti de la Ligue avant de se rendre à Henri IV en 1593.

Le 4 septembre 1792, les sans-culottes de la ville et des gendarmes en route vers Châlons-sur-Marne massacrent 14 personnes. C’est un épisode des massacres de septembre, qui ont débuté le 2 à Paris.

La famille royale lors du retour de la fuite à Varennes, passe la nuit à Meaux.

Meaux est classée ville d'art et d'histoire.

Meaux a obtenu 4 par le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France.

Les cantons de Meaux-nord et Meaux-sud forment depuis 2003 la Communauté d'agglomération du Pays de Meaux (CAPM), présidée par Jean-François Copé, maire de Meaux.

Meaux est, avec Provins, Torcy et Fontainebleau, l'une des quatre sous-prefectures du département de Seine-et-Marne, Melun étant la ville préfecture.

Le présidial (XVIe siècle) a précédé le tribunal, tous deux hébergés à l'étage de l'ancien château des comtes de Brie et de Champagne.

Dans les parties basses, des cellules collectives y étaient aménagées alors qu'une tour abritait des cachots. La prison des femmes était dans un bâtiment séparé.

Le transfert de la prison, place Henri IV, eut lieu au début des années 1850 ; celui du palais de justice (actuellement Conseil général) dans la première moitié des années 1880. Un siècle plus tard, la Cité administrative l'accueillait (1987).

La ville de Meaux est desservie par le Transilien Paris-Est, dont la liaison Paris-Meaux via Lagny-Thorigny qui y effectue son terminus. Actuellement en projet : les prolongements des lignes de RER : ligne E (terminus actuel Chelles-Gournay) et ligne A (terminus actuel Marne-la-Vallée - Chessy) vers Meaux, inscrit au Schéma directeur de la Région Ile de France.

Meaux est traversée par la N3 (ou rn3), ancienne route royale, dite route d'Allemagne. Elle est également reliée à l'autoroute A4, passant au sud de la ville et désservant l'Est de la France, par la bretelle A140.

Meaux possède deux zones industrielles qui, sur 135 hectares, au nord et au sud de la ville, regroupent 250 entreprises et plus de 2500 emplois. Une zone artisanale (la ZA des platanes) est également implantée à l'Est de la ville et regroupe 143 entreprises et 1046 emplois sur 22,5 hectares. La ville accueille également six marchés chaque semaine.

La ville possède un site de la Chambre de commerce et d'industrie de Seine-et-Marne.

Une Zone d'activité Intercommunale d'importance est en cours d'élaboration à l'ouest de la ville, sur le tracé de la déviation, entre les communes de Villenoy, Meaux et Chauconin-Neufmontiers.

Meaux a fait sa spécialité d'un fromage a pate coulante célèbre, le brie (le brie de Meaux), ainsi que d'une moutarde, à l'ancienne (c'est à dire à gros grains) la moutarde de Meaux.

Meaux donne son nom encore à une variété de carottes, à une pomme, à une variété de fraises (plus cultivée), à une rose, à des cornichons verts fins...

Il y a quelques années les patissiers de la ville ont créé un gateau, et un chocolat, tous deux connus sous la dénomination "pavés de Meaux".

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Arrondissement de Meaux

Département de Seine-et-Marne - Arrondissement de Meaux.PNG

L'arrondissement de Meaux est une division administrative française, située dans le département de Seine-et-Marne et la région Île-de-France.

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Ligne Transilien Paris-Est - Meaux

Une rame Z 20500 au terminus Meaux assurant l'ancienne mission PERI (actuel PICI).

La liaison Transilien Paris-Est ( ) Paris-Meaux, qui fait, dessert le nord-est francilien dont la ville nouvelle de Marne-la-Vallée (Marne et Gondoire et Val de Bussy, secteur 3 de la ville nouvelle) et le Bassin Chellois entre autre. Elle relie Paris-Est à Meaux. Elle fait partie intégrante du réseau  .

Elle existe sur la forme actuelle depuis le 14 juillet 1999, suite à la mise en service du  . La totalité de la ligne se situe en Île-de-France, donc est sous le ressort du Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF).

Bien qu'ouverte au public le 5 juillet 1849, la fréquence de passage des trains et la desserte évolua au fur et à mesure que les gares s'ouvraient et que la fréquentation augmentait... Dans les années 70, la desserte passa de la traction vapeur à la traction électrique.

Il aura fallu attendre quasiment 150 années pour que cette liaison devienne semi-directe et plus fréquente aux heures de pointe notamment, suite à la création de la ligne   qui absorbera la desserte petite couronne de la ligne : désormais les gares comprises entre Chelles-Gournay (exclus) et Pantin (inclus) sont desservis uniquement par la ligne   sauf aux heures de pointe... C'est aussi cette date que la ligne a adopté le système des codes-missions, composés de 4 lettres, ils apparaissent sur le fronton des trains, dans les horaires, et sur les écrans d'affichage : les missions se dénommaient d'ailleurs PERI, en direction de Paris-Est et MERI, en direction de Meaux.

Jusqu'au début des travaux pour la création du TGV-EST, il subsistait, aux heures de pointe, des trains au départ de Lagny-Thorigny, le matin et de Paris-Est, le soir, qui étaient directs de Paris-Est à Bondy puis à nouveau jusqu'à Chelles-Gournay où ils desservaient toutes les gares jusqu'à Lagny-Thorigny. Ils s'appelaient YRIS, en direction de Lagny et PRIS, en direction de Paris-Est. Il y avait aussi en plus des  , cette fois-ci, des trains qui desservaient toutes les gares de Paris-Est à Chelles-Gournay excepté Pantin, avant que la fréquence des trains de la ligne RER soit augmentée : ils s'appelaient PUMA en direction de Paris-Est et CUMA en direction de Chelles. Aujourd'hui, seuls subsistent 3 trains partant de Chelles uniquement, qui se dénomment désormais PISI, et ont pour but d'étendre la période de pointe du matin en la faisant débuter 15 minutes avant et clôturer 30 minutes après la période de renforcement des fréquences de s trains du  . Étant donné que le matériel roulant de la ligne E est utilisé au maximum, ce sont des Z 20500 ou des BB 17000+RIB 70 qui effectuent la desserte, mais pour des raisons techniques, ils ne peuvent desservir ni la gare de Magenta, ni celle d'Haussmann-Saint-Lazare et sont par conséquent détournés sur Paris-Est.

Durant les travaux du TGV-EST, tous les samedis et dimanches en soirée, les trains du   étaient limités à Gagny au lieu de Chelles-Gournay et se dénommaient d'ailleurs : JOLE. À cet occasion, les trains de la liaison étaient rendus omnibus de Gagny à Meaux permettant à la gare du Chênay-Gagny, de disposer d'une offre de desserte maintenue avec toutefois une fréquence par deux et à Chelles, une offre passant de 6 trains par heure dont 4 terminus à 2 trains seulement dont aucun n'est terminus, d'ailleurs. Ces trains se dénommaient PELO en direction de Paris-Est et MELO en direction de Meaux.

Suite à la mise en service du TGV-EST, le 10 juin 2007, l'offre qui était autrefois non cadencée aux heures de pointe s'est vu l'être car la grande majorité des Corail ayant été transformés en TGV, la place entre Chelles-Gournay et Meaux est libre pour pouvoir instaurer un véritable cadencement aux 15 minutes aux heures de pointe. À cet occasion, le seul et unique train de la pointe du matin qui desservait Meaux, Esbly, Lagny puis qui était direct Paris, a été supprimé suite à cette mesure : il portait un nom particulier au même titre que sa desserte POPO, il fusionna avec un train PERI origine Lagny, ce qui créera immédiatement des problèmes de capacité d'accueil dans le train "hybride".

De plus, depuis ce jour, une trame horaire a été libéré les matins du lundi au vendredi pour permettre l'entretien des voies entre Lagny-Thorigny et Meaux. Afin de ne pas supprimer les trains touchés, par ces travaux, sur la totalité de la ligne, il a été décidé de les maintenir en les rendant terminus Lagny-Thorigny. Ils prirent à cet occasion, le nom de code LICI.

Depuis le passage au Service Annuel 2008, c'est-à-dire à depuis le 10 décembre 2007, les noms des missions ont changé : les missions PERI et PUMA ont été respectivement renommé PICI et PISI, et la mission MERI est devenue MICI. MYSE, l'une des missions omnibus spéciales de la ligne se nomme désormais MOPI. Quant à PYSE, le nom pourrait être soit PISI, soit POMI pour respecter la logique.

Les trains nécessaires à l'exploitation de la ligne sont remisés au dépôt de Noisy ainsi que les B 82500 de la ligne vers Provins et plus généralement, les rames assurant des liaisons sur le réseau banlieue de Paris-Est ( ). Les rames de la ligne   et de la ligne de tram-train   y sont aussi remisés. C'est là-bas que se situe l'atelier où sont révisées les trains de la liaison. Créé par la Compagnie de l'Est en 1908, il fut désaffecté dans les années 1980 jusqu'à peu où, il assure aujourd'hui, dans des installations neuves, entre autres, la maintenance des rames, comme dit précédemment.

La liaison Transilien Paris-Est ( ) Paris-Meaux relie Paris (gare de Paris-Est) à Meaux en desservant 6 villes: Paris, Chelles, Vaires-sur-Marne, Lagny-sur-Marne, Thorigny-sur-Marne, Esbly et Meaux. Elle bénéficie en gare d'Esbly d'une correspondance avec la navette qui relie cette gare à celle de Crécy-La-Chapelle.

La liaison Transilien Paris-Est ( ) Paris-Meaux est assurée tous les jours de 5 heures à 1 heures du matin et permet de relier en 40 minutes environ, la gare de Paris-Est à la gare de Meaux. Elle est assurée par des Z 20500 et des BB 17000 qui tractent et poussent (réversibilité) des RIB 70.

A noter que depuis le 10 juin 2007, une trame horaire a été libéré les matins du lundi au vendredi pour permettre l'entretien des voies. Par conséquent, 1 train MICI sur 2 est terminus Lagny-Thorigny au lieu de Meaux devenant ainsi LICI, c'est-à-dire ceux quittant Paris à 09h00, 10h00 et 11h00. Cette mesure entraîne la circulation de seulement un train par heure aux gares d'Esbly et de Meaux.

Toutes les gares de la ligne sont équipées du système d’information INFOGARE, financé par la Région Île-de-France et le Syndicat des transports d'Île-de-France : des écrans situés sur les quais et dans les gares informent en temps réel les voyageurs de l’heure de passage des trains ainsi que des perturbations qui peuvent intervenir sur la ligne.

Comme dit précédemment, la ligne est assurée par des...

Cette ligne est en quelque sorte le prolongement de la ligne E du RER jusqu'à Meaux. En effet, terminant actuellement à Chelles-Gournay, il est prévu à long terme, que cette ligne-là soit prolongée jusqu'à Meaux, reprenant ainsi la ligne transilienne Paris-Meaux.

Cependant, considérant que le tunnel Haussmann - Magenta est proche de la saturation (à cause du temps de retournement des rames au terminus actuel), le prolongement de la ligne E jusqu'à Meaux ne pourrait se faire qu'après le prolongement de cette dernière à l'ouest, vers Mantes-la-Jolie, en passant par La Défense. En effet, si le prolongement de la ligne E devait avoir lieu avant cet échéance, cela se traduirait selon Maurice Testu, directeur des lignes Transilien du réseau Paris Est, par celui des missions quasi-omnibus, terminant aujourd'hui à Chelles, avec, à la clef, un allongement du temps de parcours.

Cette desserte reste exceptionnelle parce qu'elle est le résultat de la combinaison de celle du RER E et de celle de la ligne elle-même. C'est pourquoi, il faut attendre par exemple un problème technique important comme lors de la mise en service du nouveau poste d'aiguillages de Vaires, lors d'un mouvement social comme celui de novembre 2007 (week-end du 17/18 novembre 2007) ou même durant un problème/incident d'exploitation affectant la ligne RER E (branche chelloise), pour pouvoir les voir circuler.

À l'occasion du Service Annuel 2010, la ligne va subir une refonte des horaires qui permettra, entre autre, un cadencement au quart d'heure, en heure de pointe, dans les deux sens, désormais, contre seulement dans le sens de la pointe : le matin vers Paris et le soir vers Meaux. Pour ce faire, la gare de Meaux devra subir une modification du plan de voies facilitant ainsi cette montée en puissance des fréquences.

La ligne se dotera des rames automotrices de dernière génération : les Francilien. Une partie des 35 rames prévues pour le réseau Paris-Est sera attribuée à cette liaison. Cette arrivée, prévue 2 ans et demi plus tôt que ce qui avait été annoncé, permettra la radiation des BB 17000 et des RIB 70, ainsi que le retour sur la ligne RER D des Z 20500, afin de pouvoir renforcer le parc roulant de cette ligne. Par ailleurs, les nouveaux trains y offriront une plus grande capacité (+26 %) et tout particulièrement des places assises plus nombreuses (+10 %).

Sur le réseau Paris-Est, sur les 35 rames prévues, 20 rames seront livrées de mi 2012 à fin 2012 puis les 15 dernières rames le seront de fin 2014 à avril 2015.

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Cathédrale Saint-Étienne de Meaux

Cathédrale Saint-Étienne de Meaux (vue générale)

La cathédrale Saint-Étienne est une cathédrale française, située à Meaux dans le département de Seine-et-Marne, dans la région Île-de-France.

Située à seulement une cinquantaine de kilomètres de Paris, la cathédrale de Meaux est encore mal connue. La splendeur de son chœur, la grande élévation de ses cinq vaisseaux - vaisseau central et doubles collatéraux -, l'impressionnante et harmonieuse tour flamboyante qui la surmonte, le grande luminosité de l'intérieur, la très riche ornementation du transept, la tombe de Bossuet, la belle et chaude teinte de la pierre avec laquelle on a réalisé sa construction, sont les principaux attraits de cette cathédrale.

La construction de cette cathédrale commence au XIIe siècle pour s'achever quatre siècles plus tard, au milieu du XVIe siècle. Cette longue attente trouve partiellement son explication avec la guerre de Cent Ans et l'occupation anglaise de la cité.

La construction de la cathédrale gothique débuta par le chœur, entre 1175 et 1180.

Dés 1198, la veuve du comte de Champagne Henri le Libéral fut inhumée dans la cathédrale, et avant 1200, le déambulatoire, trois chapelles rayonnantes, les doubles bas-côtés du chœur et l'étage des tribunes situé au-dessus des bas-côtés intérieurs étaient construits.

De 1215 à 1220, les grosses piles de la croisée du transept furent élevées, ainsi que les niveaux supérieurs du chœur c'est-à-dire le triforium et les fenêtres hautes. De plus le chœur fut couvert de voûtes d'ogives. Cela est attesté par un dessin datant des environs de 1220, fait par Villard de Honnecourt, et représentant ce chœur primitif doté de trois chapelles rayonnantes.

Un nouvel architecte édifia le transept et les deux dernières travées de la nef de 1220 à 1235, et déjà en 1235, la chapelle du bas-côté droit de la nef, située au niveau de la dernière travée fut créée.

À peine 50 ans après l'édification du chœur, il fallut procéder à sa reconstruction-restauration. En effet, les fondations avaient été mal faites et le chœur primitif, doté de tribunes trop lourdes, était en train de s'affaisser. Le chœur actuel, de style gothique rayonnant, fut érigé entre 1253 et 1278 par Gautier de Vainfroy. Ce dernier qui travaillait sur le chantier de la cathédrale d'Évreux signa un contrat avec l'évêque et le chapitre cathédral de Meaux. Ce contrat, conservé actuellement, mentionne un salaire de 10 livres par an, plus certains autres avantages. Pour régler le problème de la stabilité du chœur, Gautier de Varinfroy employa la méthode utilisée pour la cathédrale Notre-Dame de Rouen en supprimant le niveau des tribunes du chœur, mais en conservant les baies des tribunes donnant sur la partie centrale de ce dernier. Subséquemment, les trois chapelles absidiales furent surélevées afin de les mettre en correspondance avec la nouvelle hauteur du déambulatoire.

Une nouvelle campagne de construction débuta en 1266 et fut financée par Jeanne de Navarre, dernière héritière du comté de Champagne et future épouse de Philippe IV le Bel. On modifia alors les façades des deux croisillons du transept afin de les mettre au goût du jour. Ce fut un architecte dont le nom reste inconnu qui procéda aux travaux de la façade du bras sud du transept. Pierre de Varinfroy, un descendant de Gautier, réalisa la façade du bras nord en s'inspirant de celle de Notre-Dame de Paris. Pour ce faire il réutilisa les belles sculptures créées au début du XIIIe siècle, lesquelles furent remontées sur le nouveau portail.

En 1317, le roi de France Philippe V le Long donna un terrain pour construire deux chapelles rayonnantes supplémentaires. Puis en 1322, Charles IV le Bel, fit également une donation. Vers 1331-1335, un bourgeois de Meaux, Jean de Rose, subsidia la dernière chapelle latérale à droite de la nef.

En 1335, le roi Philippe VI autorisa l'allongement de la nef de trois travées, les dernières, situées à l'ouest de l'édifice. Dès lors, les travaux repartirent, mais concernèrent uniquement la moitié droite des trois premières travées, ainsi que la porte droite et la porte centrale de la façade occidentale. En 1336, les tympans de ces deux portails furent sculptés, mais en 1358, les travaux s'arrêtèrent suite à une jacquerie paysanne. Peu après, la guerre de Cent Ans débuta et, comme presque partout en France, les travaux s'arrêtèrent.

Ils reprirent en 1390, avec la construction de la partie gauche des trois premières travées, ce qui dura jusque 1410. Puis la situation militaire de la France se dégrada sérieusement (règne de Charles VI le Fol) et les travaux s'arrêtèrent à nouveau, suite à l'occupation de la ville par les Anglais (1422-1439).

Les trois premières travées de la nef ne furent dès lors terminées que durant la deuxième moitié du XVe siècle.

Quant au portail gauche, il fut achevé avant 1506. Il en va de même de la première chapelle gauche de la nef.

En 1562, la cathédrale fut pillée et endommagée par les huguenots.

En très mauvais état au début du XIXe siècle, une longue restauration eut lieu de 1839 à 1894. Le pourtour du chœur fut refait ainsi que les arcs-boutants de la nef. La troisième travée de la nef élevée dans le style flamboyant fut modifiée pour qu'elle ressemble aux autres travées, selon le détestable principe des restaurateurs du XIXe siècle qui prônait l'unité de style, quitte à altérer de superbes monuments.

Entreprise vers 1175 (douze ans après Notre-Dame de Paris), la construction de la cathédrale Saint-Étienne prit fin en 1540. Comme bien d'autres cathédrales du Moyen Âge, le monument reste inachevé, comme en témoigne sa façade profondément dissymétrique et dotée d'un clocher provisoire, devenu définitif au fil des siècles.

La cathédrale de Meaux n'est pas grande, elle mesure seulement 85 mètres de long (contre 130 à Paris et 145 à Amiens). Sa construction s'étant déroulée sur plus de 350 ans, on y retrouve un peu toutes les étapes du style gothique, mais les différents architectes qui se sont succédé ont réussi à maintenir une réelle harmonie entre les différentes parties de l'édifice.

La cathédrale se présente comme une église à cinq vaisseaux et à transept non saillant . Elle comporte une courte nef principale de seulement cinq travées dont les deux premières, partie intégrante du bloc façade occidental (ou Westbau), constituent un narthex ou pré-nef. Le vaisseau central de la nef est longé, au nord comme au sud, par un double bas-côté de hauteur impressionnante. La nef est plus courte que le chœur. Ce dernier, entouré d'un double déambulatoire dans sa partie rectangulaire qui comporte quatre travées, se termine par une abside semi-circulaire à cinq pans, longée par un déambulatoire unique ou rond-point sur lequel s'ouvrent les cinq vastes chapelles rayonnantes du chevet. Enfin un très court transept sépare le chœur de la nef. Il comprend deux travées rectangulaire par croisillon. Au centre de l'édifice se trouve la croisée du transept.

C'est la pierre de Varreddes qui a été utilisée dans la construction de l'édifice. L'importante restauration extérieure faite au XIXe siècle est en grande partie due à l'érosion de cette pierre, due aux outrages du temps.

La cathédrale, d'une hauteur totale de 48 mètres jusqu'au faîtage, est le produit de périodes successives de l'art gothique. La très longue durée de sa construction y a laissé une grande diversité de styles architecturaux. Mais ce mélange de styles n'a pas porté atteinte à l'esthétique générale du sanctuaire. Les architectes se succédant de XIIIe au XVIe siècle parvinrent à créer une grande harmonie d'ensemble.

La grande façade occidentale présente trois portails monumentaux. Comme dans bien d'autres cathédrales romanes ou gothiques, le portail central est consacré au Jugement dernier. Son tympan représente la résurrection des morts et l'image du Paradis et de l'Enfer. Le tympan du portail de gauche est consacré à la vie de saint Jean-Baptiste, celui de droite à la vie de la Vierge Marie.

La tour nord de la cathédrale est la seule à avoir été achevée ; celle du sud, faite en bois, avait été construite pour héberger provisoirement les cloches. Elle est devenue progressivement définitive, et on la désigne sous le nom de tour noire.

Au centre de la façade se trouve une splendide grande rosace flamboyante créée dans la seconde moitié du XVe siècle.

Du côté sud, à l'extrémité du transept, se trouve le portail Saint-Étienne, également appelé portail des Merciers. Son tympan représente la vie de ce saint, premier martyr chrétien.

Au nord, le second portail du transept est aussi dédié à saint Étienne. Il est actuellement fermé ; il se trouve en fait dans la cour de la Cité épiscopale. Un peu plus à l'ouest, en direction du chevet, une jolie porte (dite de Maugarni) s'ouvre sur le déambulatoire du chœur de la cathédrale.

L'intérieur de la cathédrale est remarquable pour sa luminosité et la finesse de son ormentation sculptée. Une des plus importantes caractéristiques du sanctuaire, que l'on ne retrouve nulle part ailleurs dans une autre cathédrale gothique, est la hauteur des voûtes des collatéraux qui atteignent plus ou moins 15 mètres, soit la moitié de celle de la nef principale. Ceux-ci étant dotés de hautes baies, la lumière pénètre en abondance au coeur de l'édifice et révèle ainsi la belle teinte de la pierre de Varreddes, utilisée dans la construction.

La nef ainsi que le chœur comportent cinq vaisseaux (comme à Paris). Le vaisseau central est longé de part et d'autre par deux bas-côtés ou collatéraux. Ce n'est qu'au niveau de l'abside que le déambulatoire se réduit à un seul vaisseau en demi-cercle, lequel fait suite au déambulatoire interne de la partie rectangulaire du chœur, la partie externe de ce dernier étant remplacée par les chapelles rayonnantes au nombre de cinq.

Les revers des façades du transept sont particulièrement remarquables et de toute beauté, surtout dans le croisillon sud. Ils sont richement décorés et comportent de vériables tissus ou broderies de pierres. Ils sont partiellement inspirés par Notre-Dame de Paris, mais le style est ici plus recherché et l'ornementation est plus riche.

Dans le chœur de la cathédrale entouré de belles grilles en fer forgé, on peut voir la dalle funéraire, faite de marbre noir, de Jacques-Bénigne Bossuet, l'Aigle de Meaux, la plus importante personnalité de l'histoire de la ville, qui y fut évêque de 1682 à 1704. Deux statues commémorent Bossuet dans la cathédrale : la première le montre assis sur son trône épiscopal, et la seconde debout, priant, avec autour de lui des personnages sur lesquels il eu une influence déterminante : le Grand Dauphin Louis, Louise de la Vallière, Turenne et Henriette d'Angleterre.

Adossée au mur d'une chapelle du bas-côté sud de la nef, on peut voir un autre monument funéraire ; celui du bourgeois Jean Rose et de son épouse. Mort en 1364, ce dernier avait fondé un hôpital destiné à accueillir des orphelins. Il fut reconnu comme bienfaiteur de la cité.

La hauteur sous voûtes, à l'endroit du chœur, atteint jusqu'à 33 mètres.

La cathédrale Saint-Étienne est dotée d'un magnifique orgue du XVIIe siècle. Il se trouve à l'extrémité occidentale de la nef, au revers de la façade, sous la rosace qu'il ne cache pas trop. Il date de 1627 et fut construit par Valéran de Héman, un des plus importants facteur d'orgues de l'époque . Restauré à la fin du XXe siècle, il permet d'organiser de très beaux concerts dans la cathédrale.

L'ensemble épiscopal a été doté, de l'autre côté d'une vaste cour, d'un palais accompagné de jardins privés. Ce dernier est surtout connu pour avoir abrité, un temps, le célèbre Bossuet, alors évêque de Meaux.

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Cénacle de Meaux

Le cénacle de Meaux fut fondé en 1521 à la demande de l'évêque de Meaux Guillaume Briçonnet par son vicaire et ami Jacques Lefèvre d'Étaples ; il regroupe de nombreux érudits humanistes : Guillaume Farel, François Vatable, Gérard Roussel, Martial Mazurier, Michel d'Arante, Pierre Caroli, Jodocus Clichtove, et Jean Lecomte de Lacroix.

Devant le manque flagrant de culture du bas clergé de l'époque, le cénacle travaillait à la réforme de l'Église. Il est partisan de l'évangélisme : cette doctrine qui vise une réforme évangélique passant par la traduction en langue vulgaire du Nouveau Testament entend revenir aux sources du christianisme, à l'enseignement originel du Christ via la lecture directe des textes sacrés. Avec les Épîtres de saint Paul, la Bible va être l'objet d'un long travail philologique : ré-établissement du texte, des commentaires, traduction et nouveaux commentaires. Ce cercle exercera une grande influence sur les humanistes et les écrivains de cette génération (Clément Marot, Rabelais, ...). D'autant que la même année, Guillaume Briçonnet devient le directeur spirituel de Marguerite de Navarre, avec laquelle il entretiendra constamment une importante correspondance. Celle-ci protégera discrètement le cercle, étant sensible à ses thèses.

Mais les Franciscains alliés aux Docteurs en théologie de la Sorbonne dont le redoutable Noël Bédier s'opposent à ces réformes. Aux yeux des autorités ecclésiastiques, cet évangélisme semble une dérive dangereuse , car elle ouvre la voie à toutes les interprétations contradictoires ; elles le font remarquer en Sorbonne. L'Université de Paris et ses très réputés docteurs en théologie constituent un milieu responsable de l'orthodoxie des textes sacrés. Attachés à la scolastique, l'anagogique et la tropologique, fermés à ce type de réforme, ils useront de tout leur pouvoir de censure face à la diffusion de ces idées. Ce faisant, ils parviendront, en 1525, à mettre fin au cercle de Meaux. Loin de mettre un terme aux études humanistes (studia humanitatis), celles-ci prendront des voies détournées pour aboutir en 1530 à la création du Collège des Lecteurs Royaux, (notre actuel Collège de France) qui par l'autorité de ses membres, dont Guillaume Budé pourra seul faire pièce à la Sorbonne, sa voisine.

Guillaume Briçonnet est obligé d'apaiser ses adversaires, et revient sur plusieurs des décisions, notamment l'interdiction faite aux Cordeliers de prêcher, et sur le culte des saints et de la Vierge. Jacques Lefèvre s'exile à Strasbourg. Renvoyé par Briçonnet, qui le trouve trop violent dans ses prêches, Farel lui s'installe à Genève. Clément Marot est arrêté, accusé d'hérésie et conduit dans les prisons du Châtelet.

François Ier mit rapidement fin à ces persécutions qui ne produisaient qu'un effet contraire à celui recherché par Bédier.

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Source : Wikipedia