Mayotte

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Posté par talos 18/04/2009 @ 15:07

Tags : mayotte, territoires d outre-mer, france

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Mayotte

Carte de localisation de Mayotte

Mayotte est une collectivité d'outre-mer française, située dans l'archipel des Comores, au nord-ouest de Madagascar. Bien que ce statut ait été plusieurs fois contesté par les Comores, les Nations unies et l'Union africaine, les Mahorais se sont prononcés à 72,94 % en sa faveur (2 juillet 2000). Suite à la consultation référendaire de la population du 29 mars 2009 (95,2% de votes favorables), elle deviendra en 2011 un département d'outre-mer de la République française régi par l'article 73 de la Constitution..

Mayotte est constituée principalement de deux îles, Grande Terre et Petite Terre. Elle se situe dans le canal de Mozambique, dans l'océan Indien. Ses habitants sont appelés les Mahorais. Elle a la seconde plus forte densité des DOM-TOM, juste après Saint-Martin, avec 499 hab./km². Son code postal commence par 976.

En 1500, un sultanat est établi sur l'île de Mayotte. Plus tard, en 1503, l'île est découverte par des navigateurs portugais qui la noteront sur les cartes.

En 1832, l'île est conquise par Andriantsoly, ancien roi Sakalava du Boina à Madagascar. Suite à la prise de Nosy Be (Madagascar) en 1840, les Français prennent connaissance de la présence d'un roi Sakalava à Mayotte. Mayotte devient colonie française le 25 avril 1841, alors que la rivalité franco-britannique pour le contrôle des autres îles allait tourner à l'avantage de la France. En 1886, la Grande Comore, Mohéli et Anjouan deviennent protectorat sous la direction du gouverneur de Mayotte. Tandis que Mayotte, quant à elle, garde un statut de colonie. À partir de 1908, l'ensemble des Comores est intégré sous l'autorité du gouvernement général de Madagascar et dépendances. En 1946, les Comores sont séparées de Madagascar et deviennent territoire d'outre-mer. Suite au refus en 1958 tant de l'indépendance que de la départementalisation, les Comores obtiennent le 22 décembre 1961 (loi no 1412) un statut d'autonomie interne (qui sera élargie en 1968 par la loi no 6804); le député Said Mohamed Cheikh devient président du conseil de gouvernement, jusqu'à sa mort le 16 mars 1970. La capitale Dzaoudzi (Mayotte) est transférée à Moroni en 1966, huit ans après la décision du transfert.

Le 25 août 1972, le Comité spécial de la décolonisation de l'Organisation des Nations unies inscrit l'archipel des Comores à sa liste des territoires devant accéder à l'autodétermination. Le 15 juin 1973, la France et les Comores signent des accords relatifs à l'accession à l'indépendance. En 1974, la France organise aux Comores un référendum sur l'indépendance. Le référendum concernait les Comores dans leur ensemble, mais Mayotte se singularise en votant en majorité pour le maintien des Comores au sein de la République française. Le gouvernement français de l'époque décide unilatéralement de séparer Mayotte du reste des Comores et de la conserver sous souveraineté française, tandis que le reste de l'archipel accède à l'indépendance. L'Union des Comores revendique Mayotte en refusant cette séparation qui remet en cause l'intégrité territoriale de l'archipel. L'Union africaine considère ce territoire comme occupé par une puissance étrangère.

Un second référendum a lieu en 1976, qui confirme le choix de la population de Mayotte de rester au sein de la république française. L'Assemblée générale des Nations unies considère ce référendum comme nul et non avenu, et condamne la présence française à Mayotte. L'ONU s'appuie sur la déclaration du 14 décembre 1960, « sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples colonisés », point numéro 6 sur la préservation de l'intégrité territoriale, malgré le point numéro 2 sur le droit à l'autodétermination. Dans sa résolution du 28 novembre 1994, l'Assemblée générale de l'ONU a rappelé et confirmé l'appartenance de Mayotte à l'État comorien. Depuis 1995, cependant, la question de Mayotte n'a plus été inscrite à l'ordre du jour de l’Assemblée générale de l'ONU.

L'Union européenne reconnaît ce territoire comme français, avec le statut de PTOM (pays et territoires d'outre-mer) mais pas comme Région ultrapériphérique. Cela explique que Mayotte, contrairement aux DOM, ne figure pas sur les billets en Euros.

Suite au référendum sur la départementalisation de Mayotte du 29 mars 2009, Mayotte devrait obtenir en 2011 un statut de département, devenant le 101e département français et le 5e DOM.

La loi du 11 juillet 2001 relative à Mayotte prévoit l'application progressive du droit commun français à Mayotte, dans la perspective de l'évolution vers le statut de département d'outre-mer (DOM). Mayotte est ainsi une collectivité départementale, dotée d'un conseil général, et d'une administration décentralisée, en place depuis le 1er avril 2004. Depuis 2001, les règles applicables à Mayotte figurent au code général des collectivités territoriales. La loi organique du 21 février 2007 a réécrit ce statut, en prolongeant la logique de la loi de 2001. Enfin, depuis le 1er janvier 2008, hormis quelques matières (fiscalité, urbanisme, droit social...), l'identité législative régit le régime législatif de Mayotte : cela signifie que le droit commun est applicable, comme dans les DOM. À l'issue du renouvellement du conseil général en mars 2008, les conseillers généraux de Mayotte ont adopté le vendredi 18 avril 2008 une résolution (à l'unanimité) invitant le gouvernement français à transformer la collectivité en DOM. Il appartient donc au gouvernement de consulter dans les douze mois la population de Mayotte sur le processus de départementalisation toutefois l'ONU et les Comores ont déjà prévenu qu'elles considèrent comme étant nulle et non avenue toute consultation qui serait organisée dans le cadre de la départementalisation de l’île comorienne de Mayotte. La consultation a eu lieu le 29 mars 2009 et les électeurs ont approuvé la départementalisation de Mayotte. Ce nouveau statut entrera en vigueur en 2011.

Le statut de DOM est peut-être incompatible avec le maintien du statut personnel (voir plus bas), la question n'est d'ailleurs pas claire à ce sujet, dès lors que par exemple : certains Guyanais disposent d'un tel statut, et que la Constitution « protège » le statut personnel. Cependant, la transformation de Mayotte en DOM permettrait l'attribution du revenu minimum d'insertion, ce qui explique le lobbying d'une grande partie de la classe politique en ce sens.

La décentralisation rencontre des écueils similaires à ceux connus en 1982 en métropole, aggravés par la faiblesse de la pratique démocratique qui est à la fois récente et plaquée sur la culture ancestrale et cosmopolite des habitants de l'île. Le clientélisme est très développé.

L'État français est représenté par un préfet. En matière d'éducation nationale, Mayotte constitue un vice-rectorat.

Les habitants de Mayotte sont représentés à l'Assemblée nationale par un député, depuis juin 2007 Abdoulatifou Aly (Force de l'Alternance du MDM, affilié au MoDem) ainsi qu'au Sénat par deux sénateurs : Soibahaddine Ibrahim (UMP) et Adrien Giraud (UDF).

Le dimanche 29 mars 2009 a eu lieu un référendum pour savoir si Mayotte devait devenir département français, selon l'engagement du président de la République, Nicolas Sarkozy. Malgré l'unanimité des consignes de vote des organisations politiques locales en faveur du oui, la participation a été marquée par une forte abstention (41,19%). Cependant le "oui" l'a emporté avec plus de 95,2% des suffrages exprimés. Cela signifie donc que la majorité des électeurs (56%) se sont exprimés en faveur du "oui".

Mayotte deviendra donc en 2011 le 101e département français et le cinquième en Outre-mer avec la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion.

En 1958, cinq territoires d'outre-mer, faiblement peuplés, choisissent de conserver leur statut et de ne pas devenir des États au sein de la nouvelle Communauté française : il s'agissait de Saint-Pierre-et-Miquelon, de la Côte française des Somalis, de l'archipel des Comores, de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française. Ces TOM continuèrent d'envoyer des représentants à l'Assemblée nationale, mais en raison du délai de l'exercice de l'option, ils ne purent participer aux élections législatives des 23 et 30 novembre 1958, les premières de la Ve République. Le siège de député de Mayotte remonte donc à celui des Comores, depuis que, par son vote du 8 février 1976 (« Oui » à 99,4 %) a maintenu ses liens avec la France.

En 1978, c'est l'UDF Younoussa Bamana qui a été le premier député élu, puis réélu, dans cette collectivité territoriale de 19 000 électeurs. Avec l'élection de François Mitterrand, c'est Jean-François Hory, proche du PRG qui est alors élu (alors que Valéry Giscard d'Estaing avait obtenu 89,9 % des voix peu de temps auparavant). En 1986, c'est un centriste, Henry Jean-Baptiste, qui est élu, puis réélu en 1988 et en 1993, alors que l'île dépasse désormais 30 000 électeurs. Malgré la montée progressive de son rival RPR dissident, Mansour Kamardine, c'est toujours Jean-Baptiste qui est élu en 1997 (51,7 %). Ce n'est qu'en 2002, avec le retrait de ce dernier que Mansour Kamardine est élu au 2e tour député avec l'appui du président du Conseil général, Younoussa Bamana, face au candidat UDF-MDM, Vita Siadi.

En 2007, Abdoulatifou Aly, candidat de la Force de l'Alternance du Mouvement départementaliste mahorais (une dissidence du Mouvement départementaliste mahorais) est élu au second tour des législatives contre Mansour Kamardine. Abdoulatifou Aly appartient au Mouvement démocrate de François Bayrou.

Début 2008, le projet de départementalisation de Mayotte a resurgi. Le secrétaire d'État Roger Karoutchi a annoncé le 24 janvier qu'à l'issue des élections de mars, le conseil général, s'il le souhaitait, adopterait une résolution pour que Mayotte devienne un département-région. Or, suite aux élections cantonales de mars 2008, Ahmed Attoumani Douchina conseiller général du canton de Kani-Keli (UMP), a été élu président du conseil général par 13 voix contre 5 et 1 bulletin nul succédant à Saïd Omar Oili, sans étiquette, président du Nouvel élan pour Mayotte (NEMA). Le nouveau président a été élu par une coalition UMP-PS-MDM (le MDM est issu du Mouvement populaire mahorais), favorable à une telle évolution qui pourrait alors se concrétiser avec l'appui gouvernemental en 2008 ou 2009. Actuellement l'ONU et les Comores ont déjà prévenu qu'elles considèrent comme étant nulle et non avenue toute consultation qui serait organisée dans le cadre de la départementalisation de l’île comorienne de Mayotte . Le référendum pour la départementalisation a eu lieu le 29 mars 2009.

Lors de sa visite, le ministre de l'Outre-mer Christian Estrosi à Mayotte a évoqué la possibilité de revenir sur le droit du sol pour décourager l'immigration illégale, mais cette idée n'a pas été reprise par son successeur Yves Jégo. Conformément à la loi de 2000 ouvrant le droit à une consultation sur le transformation du statut de Mayotte en département d'outre-mer, le Conseil général de Mayotte a demandé en avril 2008 une consultation populaire. Ce référendum s'est tenu le 29 mars 2009 a donné un résultat d'environ 95% de "oui" à la départementalisation, qui pourrait être effective en 2011, avec un alignement progressif sur le droit commun. La départementalisation impose des évolutions notables: l'âge légal minimum des femmes pour se marier sera relevé de 15 à 18 ans, les mariages polygames seront interdits, même si les situations acquises ne seront pas remises en cause, la justice cadiale cédera la place à une justice civile. Les minimaux sociaux seront aussi progressivement augmentés, en commençant par les deux seuls en vigueur, ceux pour les adultes handicapés et les personnes âgées. Le RMI, l'allocation parent isolé et l'allocation de solidarité spécifique, seront versées à partir de 2012, à environ le quart de ce qu'elles représentent en Métropole et seront ensuite progressivement revalorisées sur une période de 20 à 25 ans, en fonction du rythme du développement économique de l'île, mais avec la mise en place d'un cadastre, la taxe d'habitation et la taxe foncière devraient également faire leur apparition.

Mayotte est composée de plusieurs îles et îlots couverts d'une végétation exubérante, les deux plus grandes sont Grande Terre et Pamandzi (ou Petite Terre) entourées par un lagon de 1 100 km² (un des plus grands du monde) formé par un récif de corail de 160 km de long, qui entoure la quasi totalité de l'île à l'exception d'une douzaine de passes, dont une à l'est appelée Passe en S. Le lagon est parsemé d'une centaine d'îlots coralliens dont certains comme M'Zamboro sont de toute beauté.

Les îles qui forment Mayotte sont géologiquement les plus anciennes de l'archipel des Comores. Leur âge va en décroissant du sud-est (Mayotte) au nord-ouest (Grande Comore), bien que l'on observe tant sur la Grande Terre que sur l'îlot de Pamandzi, des appareils très récents (maars). L'ensemble insulaire est un vaste bouclier volcanique de laves alcalines avec extrusions phonolitiques comme à Choungui dont un cinquième est encore émergé. Le centre de l'appareil se situe en mer, à l'ouest. Une subsidence importante a eu lieu, permettant notamment l'implantation d'une couronne récifale exceptionnelle autour des reliefs résiduels.

Ce récif procure un abri aux bateaux et à la riche faune océanique.

L'activité volcanique passée des îles rend le sol particulièrement fertile.

Le climat est tropical, les températures moyennes oscillent entre 23 et 30°C.

Le climat est de type tropical maritime. La saison chaude (saison des pluies) va de novembre à avril (27 à 30°); la saison sèche de mai à octobre (22 à 25°).

Mayotte était initialement très riche en biodiversité, mais la forêt primaire y a récemment disparu, entraînant des risques d'instabilité pour les terrains et le littoral ainsi qu'une pollution et dégradation du lagon, alors que la pression foncière et la démographie ne cessent de croître.

Les menaces qui pèsent sur l'écosystème sont notamment les espèces introduites et éventuellement invasives, avec risques croissants d'invasion biologique ; la fragmentation par les routes, qui dégradent l'intégrité écologique de l'île ; les impacts du tourisme ; la dégradation des récifs coralliens par la pollution et par accumulations de sédiments terrigènes (déjà plusieurs km2 sont touchés dans les lagons de Rodrigues et de Mayotte d'où ont disparu les scléractiniaires, suite à la destruction des forêts qui protégeaient les sols de l'érosion. Engrais et pesticides peuvent aussi être emportés par les eaux pluviales et favoriser le blanchiment des coraux (Bleaching). La collecte de coquillage, la pêche excessive et certaines activités extractives (sable corallien), l'agriculture et la divagation d'animaux peuvent aussi avoir des impacts négatifs.

Mayotte compte 17 communes. À chaque commune correspond un canton excepté pour Mamoudzou qui en regroupe trois, ce qui fait 19 cantons. Chacune des 17 communes regroupe le plus souvent plusieurs villages.

Les communes les plus peuplées sont celles de Mamoudzou, Koungou et Dzaoudzi.

La propriété du port de Mayotte a été transférée au Conseil général.

Mayotte a une population très jeune. En 2007, date du dernier recensement, la population était de 186 452 habitants, contre 160 262 habitants en 2002. 62,3% des habitants sont âgés de moins de 25 ans en 2002.

L'amélioration des conditions d'hygiène, de santé publique (médecine rurale, préventive, gratuite pour tous jusqu'en 2005) et du niveau de vie a eu pour conséquence une diminution du taux de mortalité passé de 25 ‰ habitants lors du recensement de 1958, à 3 ‰ en 2004. Même si l’on assiste à une baisse de la natalité, celle-ci reste encore forte, avec un indice synthétique de fécondité de 4.5 enfants par femme en 2004 contre 8.1 en 1978.

Quant au taux d'accroissement annuel de la population, il est l'un des plus forts de l'outre-mer français avec 5,8 ‰.

Avec une maîtrise de la natalité insuffisante, un énorme pourcentage de "très jeunes" dans la répartition de la population, des flux migratoires difficiles à contrôler, le principal défi que devra relever la Collectivité départementale durant les prochaines années, est certainement une inversion des tendances démographiques actuelles.

Mamoudzou est l'unique ville où se trouve un hôpital, dont une annexe est ouverte à Dzaoudzi, sur Petite-Terre. Des maternités dites intercommunales sont ouvertes : Mramadoudou au sud de l'île (2005) et Kahani commune de Ouangani au centre (2006). La maternité de Dzoumogné au nord est en cours de construction par la société SMTPC filiale du groupe VINCI.

Cela dit, la grande majorité des naissances à lieu à Mamoudzou : 54 % des naissances annuelles dans l'île en 2003, 57,3 % en 2004 .

Depuis le 1er avril 2005, les soins ne sont plus gratuits sur le territoire. Les patients doivent présenter une carte de Sécurité sociale ou acquitter un droit forfaitaire auprès des structures de soins publics ou des honoraires auprès d'un médecin privé.

Il existe aussi des dispensaires dans les villages, qui se partagent les rares médecins de garde.

Depuis 2005, des infirmiers s'installent en libéraux, assurant les soins à domicile.

Le chikungunya est persistant à Mayotte.

Plusieurs cultures se côtoient à Mayotte, une première d'origine comorienne concernant 60% de la population, une seconde malgache, fortement marquée par la première et enfin française et occidentale qui imprègne de plus en plus les deux premières.

Même si le français est la langue officielle, nombreux sont ceux qui parlent (voire écrivent) le shimaore (ou mahorais) qui contient de fortes racines swahilies ou encore un dialecte issu du malgache, le shibushi. Ce sont les deux langues principales de Mayotte. La première, le shimaore varie d'un village à l'autre, même s'ils sont proches. Le mahorais a largement été modifié au cours du temps, notamment du fait des métropolitains. L'illettrisme en français toucherait 35 % des hommes et 40 % des femmes, mais serait bien moindre concernant l'arabe (enseigné dans les écoles coraniques).

Le moringue ou mouringué, analogue à la capoeira brésilienne, était pratiqué, jusqu'à la fin des années 1980, entre villages rivaux. Il a, actuellement, presque disparu. On peut encore avoir l'occasion d'assister au moringue mahorais durant le mois de ramadan : "Au coucher du soleil, après avoir bien mangé, les gens se regroupent sur la place publique, tapent sur les tam-tam et pratiquent le moringue. La seule différence avec la capoeira est que cette dernière se rapproche d'arts martiaux alors que le moringue n'a strictement aucun enseignement ni règle réellement définie. Des règles, il y en a, comme obligation de combattre à mains nues, et auparavant chacun des deux protagonistes pose son pied sur celui de l'autre et vice versa, empêchant ainsi la fuite. La rancune reste interdite une fois le combat fini et en dehors de celui-ci. S'il doit y avoir vengeance, celle-ci se fera à un prochain mouringué, ou lors du même moringué. Mais le "moringue" est considéré, par les mahorais (habitants de Mayotte) comme un jeu, il est et reste aussi un moyen de règlement d'éventuels différends. C'est aussi un moment de convivialité. Les lutteurs deviennent très souvent amis après la lutte. Auparavant, le moringué se faisait entre villages voisins, et peu importe la distance, on se déplaçait à pied. Des mouringués se font aussi tout autour de l'île et des invitations orales convient tout le monde à rejoindre le lieu dit. Un lutteur peut défier jusqu'à quatre adversaires ou plus en même temps, le nombre de combats n'est pas limité. Il peut être culturel ou sauvage et barbare, selon le fait qu'il soit organisé en ville ou en brousse, constat d'un reporter local.

De nombreux écrivains locaux racontent l'île à travers leurs ouvrages. Des spectacles divers illuminent les veillées des week-ends, du théâtre à la tradition locale en passant par la musique. Mayotte connait différentes sortes de musique dont le « m'godro », musique locale s'inspirant du salégy ou saleg, une musique malgache.

Un carnaval scolaire se perpétue vers les mois de juin-juillet. Au cours de l'année scolaire, les élèves organisent et préparent cet événement. Aidés des enseignants, ils illustrent le thème de l'année et le parfont. Celui-ci a souvent pour but d'informer et de sensibiliser la population et les jeunes, le sujet change chaque année. Dans les années 1990 se sont succédé des idées telles que les pirates, la tortue, et d'autres thématiques axées sur l'environnement et la vie de tous les jours.

En ce qui concerne le statut personnel, la justice est rendue par des juges musulmans, les cadis. C'est le seul territoire d'outre mer ayant des juridictions spécifiquement compétentes en matière de statut personnel. La loi d'orientation pour l'Outremer no 2003-660 du 21 juillet 2003 a aboli la polygamie pour les nouvelles générations en déclarant : « Nul ne peut contracter un nouveau mariage avant la dissolution du ou des précédents. Le présent article n'est applicable qu’aux personnes accédant à l'âge requis pour se marier au 1er janvier 2003 ». Traditionnellement, la maison appartient à la femme à Mayotte et la répudiation ou le divorce représente donc essentiellement la perte d'un compagnon plutôt que la perte d'un statut social ou économique (les foundis et les aînés veillait à la bonne tenue de la situation économique de la femme même après le départ du mari). le droit des successions (discriminations selon la religion des héritiers), le droit foncier. Toutefois, la polygamie et la répudiation unilatérale ont été abolies pour les personnes qui accèdent à l'âge du mariage à partir de 2005. Un décret du 1er juin 1939, interdit la lapidation des femmes (pour la symbolique puisqu'elle n'a jamais été pratiquée dans l'archipel).

De tradition sunnite, mais teinté de croyances africaines et malgaches, l'islam est pratiqué par 98 % de la population mahoraise. Dès l'âge de 6 ans, les enfants fréquentent en parallèle l'école coranique et l'école primaire de la République.

Malgré une croissance de 9% par an, le taux de chômage atteint 22%. Le SMIC Mayotte est de 63% inférieur au SMIC national. Le revenu annuel des ménages était de 9 337 euros en 2005 contre 29 696 euros en métropole.

Mayotte est une île où la population pratique une agriculture vivrière. Le produit national brut par habitant n'était que de 1000 $ par habitant en 1993. Le taux de chômage s'élevait à 38% en 1995, mais ne s'élevait plus qu'à 29 % au recensement de 2002 . Le revenu minimum d'insertion ne s'applique pas à Mayotte.

Les productions agricoles sont principalement les cultures vivrières et notamment la banane et le manioc mais l'on trouve également la culture de l'ylang-ylang (utilisé dans la parfumerie), la vanille et la girofle.

Le port en eau profonde est un port d'escale mineur dans le canal de Mozambique.

Divisée en deux îlots, Mayotte est difficile d'accès. Le débarcadère de Mamoudzou, en Grande Terre, ne peut accueillir que des embarcations légères.

En matière postale, Mayotte a été le centre administratif des Comores dans la seconde moitié du XIXe siècle, ce que prouve le cachet d'oblitération énonçant la provenance des lettres : « Mayotte et dépendances ». Intégrée administrativement ensuite et utilisant les timbres coloniaux de Madagascar de 1912 à 1950, de l'archipel des Comores de 1950 à 1975 et de France de 1975 à 1997, l'île obtient une autonomie philatélique et postale le 2 janvier 1997 en utilisant des timbres spécifiques choisis par la filiale locale de La Poste.

Cette île offre moins de plages de sable blond que ses voisines : Grande Comore, Mohéli, les Seychelles, l'île Maurice, et Madagascar. Son lagon offre à certaines saison l'opportunité d'observer des baleines et leurs baleineaux, des troupes de dauphins, et des tortues vertes qui viennent pondre sur les plages désertes.

Le tourisme reste une activité peu développée dans l'île. Les capacités hôtelières de l'île sont réduites : 150 dont 80 de confort convenable selon le CES en 1997. Selon une étude de l'INSEE, 9300 touristes auraient fréquenté Mayotte au premier semestre 1999, dont 44% de la Réunion et 42% de la métropole. 42% du total correspond à des visites familiales. Le séjour durait en moyenne 9,6 jours pour une dépense moyenne de 50€ par ménage de 1,5 personne.

Pendant longtemps, il n'y a pas eu de vol direct entre Mayotte et la métropole. En effet, la compagnie réunionnaise Air Austral possédait un quasi-monopole sur la destination, partagé avec la compagnie Comores Aviation, et ne proposait que des vols avec escales à l'île de La Réunion, alors que les Boeing 777 d'Air Austral atterrissent depuis 2005 à Mayotte. Corsairfly liste aujourd'hui cette destination comme une liaison directe entre Paris-Orly et Mayotte.

971 Guadeloupe · 972 Martinique · 973 Guyane · 974 La Réunion Les départements d’outre-mer ont également le statut de région (à département unique).

976 Mayotte Suite au résultat favorable du référendum du 29 mars 2009, Mayotte deviendra un département d'outre-mer en 2011.

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Télé Mayotte

RFO Mayotte.jpg

Télé Mayotte est une chaîne de télévision locale publique française du Réseau France Outre-mer diffusée à Mayotte.

RFO lance une chaîne de télévision à Mayotte le 21 décembre 1986 à 19h en diffusant pendant trois à quatre heures par jour des programmes de la télévision française sélectionnés par RFO Paris puis envoyés sur cassettes enregistrées depuis la Réunion sous un délai de quinze jours. Les programmes se composent de quelques feuilletons américains, de documentaires et d’émissions politiques.

En novembre 1988, la station RFO de Pamandzi s'équipe d'une parabole France Télécom permettant à RFO Mayotte de recevoir les émissions en direct depuis Paris par satellite. Cette révolution technique amène la chaîne à élargir sa plage de diffusion à sept heures par jour et entraîne un doublement du nombre de téléspectateurs sur l'île.

L'ancrage local de la chaîne s'affirme le 10 avril 1989 par la diffusion quotidienne d'un journal télévisé de cinq minutes traitant de l'actualité mahoraise.

Les années suivantes sont consacrées à l'amélioration de la couverture de l’île par l'ouverture d'un bureau décentralisé dans la Grande-Terre et d'un ré-émetteur au Madjabalini, permettant à plus de 90 % des habitations de recevoir les programmes de RFO.

Le 15 mars 1999, RFO Mayotte devient Télé Mayotte, suite à la transformation de RFO en Réseau France Outre-mer. Elle diffuse ses programmes 24 heures sur 24 depuis le 15 décembre 1999 en relayant les émissions de France Ô la nuit.

Télé Mayotte dispose du budget de RFO Mayotte qui s'élève à 5,2 millions d’euros versés par le Réseau France Outre-mer et provenant pour plus de 90 % des ressources de la redevance audiovisuelle et des contributions de l’État français allouées à France Télévisions. Il est complété par des ressources publicitaires.

Les programmes de Télé Mayotte se composent d'une partie de ceux des chaînes du groupe France Télévisions, de TF1 et de productions propres donnant la priorité à la proximité avec des émissions spéciales, des débats politiques, la captation de spectacles, les matches de football et de basket, la fête de la musique, les fêtes de fin d’année, les fêtes de l’Ide El Fitr (fin de Ramadan).

Les grands rendez-vous sportifs, notamment le football, le rugby, le tennis, le cyclisme et les journaux d’information de France 2 et France 3 sont diffusés en direct par satellite depuis Paris.

Télé Mayotte est diffusée sur le réseau hertzien UHF Sécam via dix émetteurs.

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Histoire philatélique et postale de Mayotte

Timbre au type Groupe de 1892, un des premiers à porter le nom de Mayotte.

L'histoire philatélique et postale de Mayotte est liée à la colonisation française dans l'archipel des Comores.

L'île est la première de cet archipel à être marquée par la présence française au début des années 1840. L'instauration du système postal français à Anjouan, Grande Comore et Mohéli au cours des décennies suivantes est dirigée à partir de Mayotte. De 1911 à 1975, l'archipel connaît une gestion postale identique, d'abord dans le giron de Madagascar jusqu'en 1950, puis sous le nom d'Archipel des Comores.

L'histoire postale de Mayotte seule reprend en juillet 1975 lorsque ses habitants décident par référendum de rester au sein de la République française alors que les trois autres îles deviennent indépendantes sous le nom de République fédérale islamique des Comores. De février 1976 à décembre 1996, la collectivité territoriale utilise les mêmes timbres que la métropole avant d'obtenir l'autonomie philatélique depuis le 1er janvier 1997.

Mayotte devient une colonie française à partir de 1841 avec l'achat de l'île par le commandant Passot au sultan Andriantsouli.

Peu de lettres de l'époque philatélique classique (avant 1900) de Mayotte et des Comores sont connues. La première en provenance de Mayotte date de décembre 1850 et ne porte pas de timbre-poste.

Les premiers timbres-poste au type Aigle des Colonies générales, sont expédiés fin 1861-début 1862 et sont répartis entre Mayotte et Nosy Be au large de Madagascar. La première lettre affranchie connue date de décembre 1863.

Dans les années 1860, Mohéli tombe sous le contrôle de Joseph Lambert. Deux décennies plus tard, Léon Humblot devient le maître autoritaire de la Grande Comore face au sultan Saïd Ali. Comme à Anjouan, des aventuriers deviennent propriétaires de la majeure partie des terres. Des timbres dits des Colonies générales et un service postal y ont été utilisés. Cependant, le timbre à date porte la mention « Mayotte et dépendances », ne permettant donc pas de connaître l'origine à moins que l'adresse de l'expéditeur ou la correspondance incluse ne donnent des éléments. Jusqu'au cours des années 1870, le timbre quant à lui est annulé par un losange de pointillés vide en son centre ; ce qui rend impossible l'identification de la colonie d'utilisation d'un timbre détaché de son pli. À cette époque, le trafic postal vers l'extérieur de Mayotte est d'environ cent cinquante envois par semaine pour deux mille deux cents à la même époque au départ de la Martinique et trois mille au départ de La Réunion.

Vers la fin du XIXe siècle, la Marine française intervient dans l'archipel pour instaurer une administration française plus respectueuse du droit des indigènes, suite aux excès de Léon Humblot. Mayotte en reste le centre administratif, mais progressivement chaque île reçoit des timbres à son nom : l'administration postale est victime d'un trafic de timbres entre les colonies à monnaie faible et celles de monnaie locale forte. En novembre 1892, comme à Anjouan, sont émis à Mayotte les timbres au type Groupe sur lesquels le nom de la colonie est imprimé en bleu ou en rouge. En tout, vingt valeurs font leur apparition jusqu'en octobre 1907.

En 1912, le rattachement postal à Madagascar est effectif. Pour écouler les stocks de timbres restant, les type Groupe de Mayotte sont surchargés en novembre de gros chiffres en rouge ou noir « 05 » ou « 10 » pour servir de valeurs d'appoint de 5 et 10 centimes. Cette pratique a lieu dans toutes les colonies rattachées à Madagascar et ces timbres sont valables partout dans cette colonie étendue.

De 1912 à 1950, ce sont donc les timbres de Madagascar qui sont utilisés à Mayotte et dans les îles comoriennes. Seul, un cachet d'oblitération permet de savoir si la lettre a été postée à Mayotte. Un timbre de 1942 pour le centenaire du rattachement de Mayotte et Nossi-Bé à la France évoque directement Mayotte. Il présente les portraits d'Aimable-Constant-Louis de Hell, Jéhenne et Passot.

Territoire d'outre-mer en 1946, l'archipel des Comores reçoit des timbres spécifiques à son nom et en franc CFA à partir du 15 mai 1950. Les timbres de la première émission du 15 mai 1950 sont illustrés de paysages locaux. La faune aquatique et la flore de l'archipel des Comores, les coutumes locales et les événements technologiques (la radiodiffusion en 1960) dominent le programme philatélique avec les émissions omnibus de France et de ses colonies.

Concernée par ces thèmes, Mayotte est directement représentée par huit timbres sur les cent six émis par l'Archipel des Comores : lieu d'édification du premier émetteur de radiodiffusion des Comores sur un timbre de 1960, la batterie de canons de Dzaoudzi en 1966 dans une série sur les fortifications militaires, et une série de trois timbres de 1974 présentant la plage Moya, Chiconi et Port Mamutzu. L'île apparaît sur les cartes de l'archipel dessinées par Pierre Béquet : avec les trois îles sur un timbre de poste aérienne de 1971, et seule en 1974. Une carte de l'archipel figure sur le timbre du 70e anniversaire du Rotary International.

Cependant, la ville de Moroni, chef-lieu de Grande Comore, a pris la place de capitale des Comores que Mayotte avait au début de la colonisation française.

En 1974, des référendums interrogent les Comoriens sur leur désir d'indépendance. Le « oui » est majoritaire à Anjouan, Grande Comore et Mohéli, mais pas à Mayotte que la France décide de traiter à part. Les trois îles déclarent leur indépendance le 5 juillet 1975 par un vote de leur parlement, au cours duquel les députés mahorais s'abstiennent.

Dans le nouvel État, les stocks des timbres de l'archipel, dont la majeure partie se trouvent à Moroni, sur Grande Comore, sont surchargés « État comorien » dans l'attente des premiers timbres de la République fédérale islamique des Comores.

Le timbre « Artisanat - bracelet » de 20 francs émis le 28 février 1975 est coupé en deux pour compléter deux timbres de 20 francs.

Pour bénéficier de la forte cote que leur accorde les catalogues (150 € minimum pour le Dallay 2006-2007), le timbre doit être sur pli oblitéré pendant la période de pénurie qui prend fin avec la livraison de timbres de France et l'utilisation du franc français.

En février 1976, arrive l'envoi de timbres de métropole. Le franc français remplace le franc CFA, comme à la Réunion en janvier 1975. L'Institut d'émission d'outre-mer, banque émettrice du franc pacifique, est chargée par la Banque de France de veiller à l'approvisionnement de l'île en pièces et billets. Les timbres de France sont ainsi en vigueur à Mayotte jusqu'au 31 décembre 1996.

Le 2 janvier 1997, sont émis les premiers timbres spécifiques à la collectivité territoriale de Mayotte selon des thématiques locales : armoiries, objets, coutumes (le banga en juin par exemple), faune et flore locales sont omniprésents. Les timbres de France ne sont plus acceptés sur le courrier posté dans l'île à partir du 31 mars 1997. Seuls, les timbres d'usage courant restent ceux de France avec l'emploi des séries Marianne surchargées « MAYOTTE ». À partir de 2001, Marianne est complétée par des timbres au fond de couleur uni portant une carte du relief en noir et blanc de l'île.

La Poste accorde une liberté de choix du programme philatélique à sa filiale mahoraise qui détermine localement les thèmes et les maquettes des émissions philatéliques. Phil@poste Boulazac (ex-Imprimerie des timbres-poste et valeurs fiduciaires, ITVF) reste l'imprimeur, dont le nom figure en bas de chaque timbre.

Collectivité départementale depuis 2001, l'île utilise la même monnaie que sa métropole. L'euro est également introduit sous la direction de l'Institut d'émission des départements d'outre-mer. Sur timbres, comme en France, les timbres affichent une valeur faciale en franc et euro de juillet 1999 à décembre 2001. Le 2 janvier 2002, sont émis les premiers timbres en euro : des Marianne du 14 juillet surchargés et une réémission revue et corrigée du timbre « Armoiries de Mayotte » de 1997.

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Timbres de Mayotte 2006

Fleurs de Plumeria alba.

Cet article recense les timbres de Mayotte émis en 2006 par La Poste.

Les timbres portent les mentions « Mayotte RF La Poste 2006 » (nom de la collectivité / République française / opérateur postal / année d'émission) et une valeur faciale en euro (€).

Ils servent pour affranchir le courrier au départ de la collectivité d'outre-mer.

Le 16 janvier, est émis un timbre de 0,53 € sur la râpe de la pulpe de la noix de coco, ingrédient de cuisine. Devant une maison, un ménagère accroupie prépare ainsi son coco.

Le dessin est de R. Reboul pour une impression en offset en feuille de vingt-cinq timbres.

La manifestation premier jour a lieu le 14 janvier. Le cachet reprend le personnage du timbre dans son travail.

Le timbre est retiré de la vente le 31 août 2007.

Le 20 mars, est émis un timbre touristique de 0,48 € montrant le paysage de la plage de Moya, sur l'île de Pamandzi.

Le dessin est signé D. Ranucci pour une impression en offset en feuille de vingt-cinq timbres.

La manifestation premier jour a lieu le 18 mars. Le cachet reprend le figuré du timbre.

Le timbre est retiré de la vente le 31 août 2007.

Le 20 mars, est émis un bloc de trois timbres de 0,53 € pour promouvoir la protection des tortues marines. L'ensemble illustre la vie d'un spécimen : la vie dans l'océan, la ponte sur une plage et les premiers moments des petits.

Le bloc est dessiné par Frédéric Cadoux et imprimé en offset.

La manifestation premier jour a lieu le 18 mars. Le cachet premier jour représente un groupe de tortues.

Le bloc est retiré de la vente le 31 août 2007.

Le 15 mai, est émis un timbre de 1,07 € sur les amphidromes, des navires qui peuvent naviguer dans les deux sens.

Le dessin est signé Daniel Vacher pour une impression en offset. Le timbre de 4,8 × 2,7 cm est conditionné en feuille de vingt-cinq exemplaires.

La manifestation premier jour a lieu le 13 mai. Le timbre à date représente un amphidrome.

Le timbre est retiré de la vente le 31 août 2007.

Le 15 mai, est émis un timbre de 0,53 € illustré d'une peinture Le Marché en brousse : deux femmes vendent visiblement des fruits et des légumes devant une cabane, en plein soleil.

La peinture est de Vincent Rocher. De format 4,8 × 2,7 cm, le timbre est imprimé en offset en feuille de vingt-cinq unités.

La manifestation premier jour a lieu le 13 mai. Le cachet reprend une partie de l'illustration des timbres.

Le timbre est retiré de la vente le 31 août 2007.

En juin 2006, pour pallier une pénurie, l'imprimerie de Phil@poste Boulazac reçoit une demande du bureau de Mayotte pour retirer des timbres de 0,02 € gris, 0,05 € vert-bleu et 0,10 € violet foncé de la série d'usage courant au type Carte de Mayotte. Par rapport aux timbres de mêmes valeurs précédents émis en 2004, ils portent la mention d'imprimeur « Phil@poste » remplaçant « ITVF » depuis le renommage du service philatélique de France métropolitaine.

Ces timbres « Phil@poste » sont découverts en 2007 par un collectionneur : La Poste de Mayotte n'a pas communiqué sur ce tirage. Le coin daté découvert porte la date du 16 juin 2006.

Émis pour la première fois le 4 janvier 2001, ce type sur lequel le relief de l'île est représenté en noir et blanc sur un fond de couleur uni, est dessiné par Vincent Lietar. Les timbres de 1,7 × 2,3 cm sont imprimés en offset en feuille de cent.

Le 3 juillet, est émis un timbre de 0,53 € représentant une plante du genre des aloès, le shizia mlili (Aloe mayottensis).

Le timbre de 2,6 × 3,6 cm est dessiné par Hervé Louze pour une impression en offset en feuille de vingt-cinq unités.

La manifestion premier jour a eu lieu le 1er juillet à Kani-Kéli. Le cachet reprend la plante et le détail d'une tige en fleurs illustrant le timbre.

Le 11 septembre, est émis un timbre de 0,75 € présentant la danse de moulidi, une fête religieuse.

L'illustration est créé par Nathalie Murat-Thévenot. Le timbre de 4,8 × 2,7 cm est imprimé en offset en feuille de vingt-cinq exemplaires.

La manifestation premier jour a lieu le 9 septembre à Sada. Le cachet reprend l'illustration du timbre.

Le 11 septembre, est émis un timbre de 0,53 € sur le frangipanier de l'espèce Plumeria alba dont les pétales de ses fleurs sont jaunes au centre et blanches à l'extérieur comme le montre une branche fleurie sur la droite du timbre. Le reste de l'illustration est consacré à la vision d'ensemble de l'arbre.

Le timbre de 3,6 × 2,6 cm est dessiné par Christine Louze pour une impression en offset en feuille de vingt-cinq exemplaires.

La manifestation premier jour a lieu le 9 septembre à Coconi, sur la commune d'Ouangani. L'illustration du timbre (arbre et vue rapprochée d'une branche) est reprise sur le cachet à date.

Le 20 novembre, est émis un timbre de 0,54 € représentant plusieurs spécimens de paille-en-queue (Phaethontidae), des oiseaux aux plumes centrales très longues.

Le timbre carré de 3,6 cm de côté est dessiné par Nadine Murat Thévenot pour une impression en offset en feuille de vingt-cinq.

La manifestation premier jour a lieu le 18 novembre à Dzoumogne, sur la commune de Bandraboua.

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Source : Wikipedia