Mauritanie

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Posté par marvin 02/04/2009 @ 06:14

Tags : mauritanie, afrique, international

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Mauritanie

Drapeau de la Mauritanie

La Mauritanie, officiellement la République islamique de Mauritanie, est un pays d'Afrique de l'Ouest. Elle est située sur la côte nord-ouest du continent et se situe entre 15 et 27 degrés de latitude nord et 5 et 17 degrés de longitude ouest.

Elle possède une côte de 600 km donnant sur l'océan Atlantique s'étirant de Ndiago au sud jusqu'à Nouadhibou au nord. Au nord, elle est limitrophe de l'Algérie, du Sahara occidental (majoritairement contrôlé par le Maroc depuis 1975), du Mali à l'est, et du Sénégal au sud.

Le nom dérive de la Maurétanie romaine qui concernait la partie nord du Maghreb actuel. La capitale de l'actuelle Mauritanie est Nouakchott.

Le terme « Mauritanie occidentale », appliqué en décembre 1899 par Xavier Coppolani à une partie de l’ « ensemble mauritanien », supplante progressivement d’autres noms : le « Chinguett » connu de l’orient arabe, le « Sahara occidental » des explorateurs européens ou Trab el Bidhane des populations locales.

Cette aire géographique mauritanienne a, de tous temps, été terre de brassage de cultures et d’échanges entre civilisations.

La Mauritanie est un pays de l'Afrique du nord-ouest. Sa superficie est de 1 030 700 km².

Elle possède des frontières avec l'Algérie (463 km), le Sahara occidental (1561 km), le Mali (2237 km) et le Sénégal. Celles-ci ont été tracées par les colonisateurs français, ce qui explique les lignes droites sauf pour le fleuve Sénégal qui constitue une frontière naturelle entre la Mauritanie et le Sénégal. Elle est bordée à l'ouest par l'océan Atlantique (700km).

L'est est constitué de zones de pâturage alors que le sud constitue la zone agricole grâce aux alluvions du fleuve Sénégal.

La majorité du territoire se trouve dans le désert du Sahara avec des plaines et des reliefs peu accidentés avec quelques regs (roches). Pourtant au Nord, il existe de hauts plateaux avec un sommet à 915 m d'altitude : le mont Kédia. Dans le centre du pays, la cuvette du Hodh est bordée au sud-est par des plateaux gréseux (Adrar, Tagant). La façade maritime a une longue bande de dunes de sable.

Son climat est extrêmement aride ce qui explique la faible densité de population. De plus, des sécheresses successives ont accentué la désertification du pays.

Les écarts de températures peuvent être très importants entre le jour et la nuit. Les températures sont plus tempérées sur la côte grâce aux vents venant du large et la région du fleuve est plus humide.

Un vent de sable chaud balaye parfois des régions, ensevelissant des cultures voire des villages qui luttent contre l'avancée du désert.

La Mauritanie est divisée en 12 wilayas, auxquelles s'ajoute le district de la capitale Nouakchott.

De nombreuses peintures pariétales ou gravures rupestres, au fond de grottes ou sur des falaises, témoignent de présence humaine préhistorique sur l'actuel territoire mauritanien. L'environnement a donc été différent de ce que l'on connaît actuellement : autrefois, la Mauritanie n'était pas un désert mais une région humide avec des cours d'eau et du gibier.

Des bifaces témoignent des débuts de la présence de l'homme, au Paléolithique inférieur. Ces outils acheuléens changent de formes, deviennent ovales, triangulaires puis sont accompagnés de hachereaux (outil à biseau tranchant réalisé sur éclat massif). C'est dans l'Adrar et plus particulièrement à Aghmakou et El Beyyed que l'on peut se rendre compte de ces évolutions.

Des grattoirs, pointes, racloirs moustériens nous parviennent du Paléolithique moyen. Au nord de la Mauritanie actuelle, l'Atérien qui venait sans doute d'Afrique du Nord, nous apporte des outils améliorés avec une extrémité transformée en pédoncule pouvant être emmanché. Les humains anatomiquement modernes du Paléolithique supérieur s'établissent sur la côte atlantique vers la baie du Lévrier.

Au début du Néolithique, l'Atérien disparaît avec l'arrivée de population du nord de l'Afrique. La présence humaine est attestée au néolithique par des habitats structurés pendant deux millénaires dans la région du Dhar Tichitt. Des pointes de flèches ont été retrouvées également.

Des populations noires du Bafour, en partie sédentaires, se sont établies en Mauritanie, plus particulièrement dans la région de l'Atar. Ils étaient chasseurs-pêcheurs puis ils ont développés une civilisation agro-pastorale. Ensuite le Sahara s'est étendu, d'autres populations venant de l'est sont parvenues dans cette région comme les peuls (des pasteurs qui suivent leurs troupeaux) ainsi que d'autres nomades du nord qui sont venus dès le premier millénaire avec leur dromadaires.

L’empire du Ghana — peuplé de noirs (probablement Soninkés) et ethnies vassalisées — qui avait pour capitale Koumbi Saleh (dans le Hodh charghi), est antérieur aux premiers Capétiens de France.

Le mouvement religieux musulman de rite malékite Almoravide formé par des tribus berbères Sanhadja (nomadisant entre le Nord l'actuel Sénégal , l'actuelle Mauritanie et le Sud de l'actuel Maroc) est né sur les rives du fleuve Zenaga (fleuve Sénégal) ou sur les rivages de l’Atlantique . Ce mouvement religieux a donné un empire Almoravide contemporain et rival de l'empire du Ghana. Au Xe siècle, il unifiera certains peuples de l'Adrar et étendra, au XIe, sa domination sur l'empire du Ghana (victoire sur les villes Aoudaghost et Koumbi Saleh). Au XIIe, la Mauritanie devient province de deux empires : l'empire du mali et l'empire Songhaï.

XIVe siècle, plusieurs villes comme Oualata, Chenguiti, Ouadane se développent.

Au XVe siècle, l’arrivée des Arabes Beni Hassane (ou tribu des Hassanes) venus de Haute-Égypte se fixent dans le Nord et combattent les tribus Sanhaja. Ils vont modifier la structure sociale et la composition ethnique de la société mauritanienne, imposer progressivement leur arabe dit encore Hassaniyya et dicter, jusqu’à l’occupation française, les rapports de force par l’émergence de leurs émirats à côté de l’émirat des Idawiich. Les émirats qui bordaient le Sénégal — ou «  Tass maures » riverains du fleuve selon les terminologies usitées par les gouverneurs français du Sénégal — croiseront longtemps le fer avec les autorités de cette colonie.

Au XVIIe siècle, les tribus Maghfras et zouaya vont se combattre pendant près de 30 ans avant de constituer un nouvel état mauritanien. Un foyer de culture islamique va émerger avec de nouvelles villes florissantes telles que Tinigui, Tidjikja, Tichit, Kasr el-Barka, Rachid. Les tribus gèrent des régions et c'est ainsi que des émirats tels que Trarza, Brakna, Tagant et Adrar arriveront à se maintenir.

D'autres empires musulmans vont s'établir dans le sud tels que l'empire peul du Fouta Toro ou l'empire du Oualo. Ces empires seront souvent en guerre avec les émirats du nord.

Les Portugais avaient déjà eu des contacts avec les habitants du banc d'Arguin. Le commerce de la gomme au nord du Sénégal se développe. Le fort Portendick au nord de l'estuaire du fleuve Sénégal ainsi que la vallée du Sénégal deviennent une région servant de base à l'expansion économique des colonies.

Faidherbe considère que les émirats sont source d'insécurité et commence d'abord par annexer l'empire du Oualo avant de conquérir l'autre rive du fleuve. Les peuples maures du Trarza tentent d'instaurer une paix entre les tribus mais dès 1899 l'administrateur Coppolani instituera une Mauritanie occidentale tout en reconnaissant en 1900 les intérêts des espagnols établis au cap blanc.

Le protectorat français s'impose aux émirats. La forte résistance du nord est combattue par les français qui s'établissent dans l'Adrar en 1908 puis du Hodh en 1911. Les frontières sont fixées suite à un accord franco-espagnol. En 1920, la Mauritanie devient une des colonies de l'Afrique Occidentale Française (l'AOF). 1934 est l'année qui sonne le glas de la résistance puis 1936 sera l'achèvement de l'occupation militaire de la Mauritanie.

Il n'y aura pratiquement pas de développement du pays et juste une domination militaire en se servant des chefs traditionnels afin de sécuriser le territoire (les aménités entre les différentes tribus seront utilisés avec profit par les français). Ce sera Saint-Louis du Sénégal — capitale de l'AOF et du Sénégal — qui sera donc la capitale administrative de la Mauritanie. Il faudra attendre l'indépendance pour voir s'ériger des installations portuaires ou des aéroports. Durant cette période, les populations nomades deviennent de plus en plus pauvres.

Novembre 1945, les sénégalais Lamine Gueye et Léopold Sédar Senghor sont députés de la circonscription qui réunissait le Sénégal et la Mauritanie.

En 1946, la Mauritanie accède au statut de territoire d'outre-mer et le 10 novembre 1946, Ahmeddou Ould Horma Ould Babana devient le premier député mauritanien. Cela permet dès 1948, le développement d'une élite et de partis politiques. La loi-cadre Gaston Deferre du 23 juin 1956 permettra la création d'un pouvoir exécutif local dont la mise en place sera confiée à un avocat Mokhtar Ould Daddah.

Le référendum de 1958 permettra la création, en 1959, de la Constitution mauritanienne de type régime parlementaire. L'indépendance sera proclamée le 28 novembre 1960. Le pays est reconnu officiellement par l'Organisation des Nations unies le 27 octobre 1961 et devient membre fondateur de l'OUA en 1963.

Reprendre l'œuvre inachevée de l'unification des diverses ethnies est l'objectif premier de cette jeune république. Son président Mokhtar Ould Daddah devra s'imposer face aux dissensions internes et l'influence de ses voisins telles que le Maroc ou l'Algérie. En août 1966, il est réélu à la présidence. Il sera confronté à une contestation syndicale marxiste et maoïste qui finira par intégrer l'unique parti au pouvoir quelques années plus tard en 1975.

Le partage du Sahara occidental entre le Maroc et la Mauritanie va générer de graves crises pour le pays. Le conflit avec le Front Polisario soutenu par l'Algérie plonge la Mauritanie dans une misère noire (et une famine à cause de la sécheresse de 1978). Malgré le soutien de l'armée française basée à Dakar en décembre 1977, les attaques de villes dans le nord et même de la capitale de Nouackchott par le front polisario ont fini par pousser les militaires mauritaniens à déposer le président Mokhtar Ould Daddah en 1978.

Le 10 juillet 1978, le lieutenant-colonel Moustapha Ould Mohamed Saleck accède au pouvoir. Le Comité militaire de redressement national signe un cessez-le-feu avec le front polisario. Ce nouveau dirigeant, en proie à des luttes intestines, est remplacé le 6 avril 1979, par le lieutenant-colonel Ahmed Ould Bouceif. Un Comité militaire de salut Nntional est créé. Suite à un accident d'avion, il est remplacé le 2 juin 1979, par le colonel Mohamed Khouna Ould Haidalla qui signe avec le front polisario et se retire du Sahara occidental. Divers putshs sont déjoués tandis que l'opposition ne cesse de se développer.

Le 12 décembre 1984, le colonel Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, chef d'état major des armées — Premier ministre (1981-1984) et ministre de la défense — accède au pouvoir par un coup d'état avec l'aide du Comité militaire de salut national dont il est président. Il libéralise l'économie, permet l'organisation des élections au niveau régional et départemental. En 1991, il proclame une nouvelle constitution, instaure le multipartisme et créé le Parti républicain démocratique et social (PRDS). En 1992, il est élu président de la République et est réélu en 1997, malgré de fortes contestations sur l'état des libertés dans le pays. Crise économique, corruption empêcheront le processus de démocratisation d'arriver à sa fin.

Le 3 août 2005, l'armée, au travers du Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD), prend le pouvoir pour, officiellement, « mettre fin au régime totalitaire du président Taya et mettre en place de véritables institutions démocratiques ». Ce putsch eut lieu alors que le président était sur le chemin du retour de Riyad où il avait assisté la veille aux funérailles du roi Fahd d'Arabie Saoudite. Après un cours séjour au Niger et en Gambie, ce dernier se réfugia au Qatar où il obtint résidence permanente.

Le nouvel homme fort du pays, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, a été l'un des plus fidèles compagnons de route du président déchu. En effet, responsable de la Sûreté nationale (police mauritanienne) pendant 18 ans, il était à la base de toutes les politiques de répressions successives. Le 21 avril 2006, il autorise l'ex-président Maaouiya Ould Taya, en exil au Qatar, à revenir dans son pays, lui interdisant toutefois de participer aux élections prévues dans le cadre d'une transition démocratique jusqu'en 2007. L'ex-président Maaouiya Ould Taya n'a toutefois pas regagné la Mauritanie.

Conformément à ses engagements formulés lors de sa prise de pouvoir, Ely Ould Mohamed Vall ne s'est pas présenté à l’élection présidentielle de mars 2007, ainsi que tous les militaires qui avaient participé au coup d'État. Aucun des candidats en lice n'avait pu obtenir 50 % des suffrages lors du premier tour. Un second tour a eu lieu le 25 mars 2007.

Le Premier ministre est Zeine Ould Zeidane mais le 6 mai 2008, il annonce sa démission ainsi que celle de tout son cabinet. Le 11 mai 2008, le Premier ministre Yahya Ould Ahmed Waghf forme son premier gouvernement d'ouverture avec des personnalités de l'entourage du président déchu, ce qui sera peu apprécié par les militaires qui étaient à l'origine du putsch de 2005 sans oublier l'entrée de deux membres islamistes. Trois femmes dont deux du précédent gouvernement rejoignent ce cabinet. Mais une motion de censure est déposée par des députés, le 30 juin 2008. Cette motion n'aboutira pas puisque le gouvernement démissionnera.

Après trois semaines de crise constitutionnelle, le Premier ministre, reconduit dans ses fonctions, compose un nouveau cabinet renouvelé par moitié mais sans ouverture vers l'opposition ni vers la deuxième force politique du pays qui faisait pourtant partie de la majorité présidentielle. Les anciens membres du gouvernement qui semblaient être source de conflit entre le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et les militaires ont été écartés afin de permettre le retour à un apaisement mais les membres inconnus du public semblent susciter encore des interrogations.

Lors du coup d'État militaire du 6 août 2008, le président de la République et le Premier ministre sont arrêtés et déposés suite au renvoi de quatre des plus importants officiers militaires du pays. Le rapporteur de la présidence annonce que le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi est détenu dans le palais présidentiel de Nouakchott. Le nouveau maître du pays est le général Mohammed Ould Abdel Aziz, il préside un Haut Conseil d'État et promet de rapides élections présidentielles. Le 13 août 2008, il nomme un nouveau Premier ministre, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.

La Constitution , de la république islamique de Mauritanie date du 12 juillet 1991. Elle rappelle dans son préambule son attachement à l'Islam et qu'elle adhère à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme ainsi qu'à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples.

Les traités et accords internationaux ne peuvent être ratifiés qu'en vertu d'une loi. Et toutes modifications du territoire (cession, échange, adjonction...) ne peut se faire sans le consentement du peuple.

Les engagements internations contraires à la Constitution rendent nécessaire la révision de celle-ci afin de ratifier ces engagements. À partir de leur publications, ces engagements internationaux ont une valeur supérieure à celle des lois.

En 2005, la Mauritanie se situe au 137e rang sur 177 pays de l'indicateur du développement humain. La moitié de sa population est agricole mais de plus en plus d'habitants rejoignent les grandes villes afin de fuir la pauvreté. Certains ont tout perdu lors des sécheresses des années 1970 et 80. Une mauvaise gestion de ces crises dûes à la sécheresse n'a fait qu'augmenter la dette qui s'élève à plus de trois fois le total des exportations annuelles du pays. En décembre 2001, la Mauritanie a reçu — en tant que « pays pauvre fortement endetté » ou Heavily Indebted Poor Countries (HIPC) — des aides de la part de pays donateurs. Une nouvelle fiscalité a été développée afin de favoriser les investisseurs étrangers. Le « Fond Monétaire International » (FMI) a imposé des mesures et des réformes afin de résoudre le problème de la dette. La découverte de pétrole à 80km au large n'a pu se traduire en une exploitation de ces gisements. Le gouvernement a souhaité accroître la réduction de la pauvreté, l'amélioration de l'éducation et de la santé et le développement du secteur privé.

Selon le World Refugee Survey 2008 publié par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants (U.S. Committee for Refugees and Immigrants), la Mauritanie abritait environ 30 500 réfugiés et demandeurs d'asile en 2007, dont 26 000 étaient de l'ethnie sahraouie de la partie marocaine occupée du Sahara occidental, et 3 500 provenaient du Mali.

Les mauritaniens sont principalement des musulmans sunnites malikites.

Le livre de Cheikh Khalil connu sous le nom de مختصر الشيخ خليل est la première référence de Malikit en Mauritanie.Il fit l'objet d'une longue étude et explication par El-Mourabit Abeih. ABEIH-آبيه-(Mourabit Abeih est son surnom):Cheikh Oumar ibn Mohamed El-khattat, père de la tribu Ehl Elfaqih El-khattat(أهل الفقيه الخطاط), né à Oulata, dans l'Est de la Mauritanie, d'une famille noble de Zawaya, mais il n'y est pas grandit.Il fut allé cherché les sciences religieuses depuis l'âge de 11 ans.Son premier Cheikh est le savant N'Djoubnan de Ewlad Habib-Allah dans la region de Trarza, proche de ville de Boutilimt(dans le Sud de la Mauritanie).A la fin de ses études il quita la Trarza pour s'istaler à Inchiri(centre-nord de la Mauritanie).Il s'était marié avec Asma, dite Yaya, d'Ewlad-Ebéri .Il fut le premier savant de la Mauritanie qui invente la Tourra الطرة, dans laquelle il explique la juriceprudence malikite selon Cheikh Khalil (مختصر الشيخ خليل);mort vers 1775 à Antre dans la region d'Inchiri(nord-oueste de la Mauritanie).Ses deux descendants sont: Mouhamedou, dit le Lion de sahel(سبع الساحل), mort à l'âge de 35 ans à Choum avec toutes les sciences qui a hérité de son père et Mohamed Mahmoud(dit el-mourabit Mohamed Mahmoud) qui fut l'exemple de son époque, mort à Achleychil en Inchiri.

Les langues sont inscrites dans la Constitution à l'article 6.

La langue officielle est l'arabe. À noter qu'il existe l'arabe littéral et l'arabe dialectal local : l'Hassaniyya.

Les médias connaissent des hauts et des bas suivant les régimes en place. Il n'est pas toujours facile pour les journalistes de faire leur travail mais cela dépend réellement de la situation politique du jour.

Le boubou ou la derraa traditionnels des hommes est en coton bleu et permet de supporter les températures chaudes du pays. Les milieux plus aisés choisissent des tissus clairs avec des broderies blanches, dorées... Le sérouel se porte en dessous, c'est un pantalon bouffant qui laisse passer l'air.

Les femmes ont des tissus plus éclatants, avec des couleurs chatoyantes. Les femmes du sud ajoutent sous le boubou, un pagne et un foulard sur la tête. Le melehfa est un voile qui drapent les femmes et qui est très souvent fortement colorés imitant parfois la soie.

Le haouli est une pièce de tissu rectangulaire indispensable pour le désert qui se met autour de la tête.

Art le plus apprécié des mauritaniens avec les contes.

La nuit à la belle étoile après une chaude journée, les mauritaniens aiment contempler leur environnement. Les choses sont magnifiées (sans les diviniser puisque interdit par l'Islam), les conteurs savent raconter des histoires qui permettent à l'imaginaire de s'échapper vers le contemplatif.

Les contes servent également à éduquer les enfants en leur transmettant des connaissances, préceptes avec des exemples développés sous formes de petites histoires...

Elle est surtout orale constituée de chants et de musique. Chaque groupe social (guerriers, tisserands...) a son chant.

C'est ici que l'on peut apprécier le carrefour des cultures de ce pays car la musique est influencée par les sons des peuples bérbères du nord et les peuples noirs du sud.

La musique traditionnelle rappelle les exploits des princes guerriers des grands empires qui ont existé en Mauritanie. Elle est assez élitiste. Aujourd'hui, une musique populaire jouée par des artistes actuels est écoutée dans les événements religieux tels que les baptêmes..

Les instruments de musique se modernisent et remplacent les Tidinit, Ardine, Tbel...

Le mariage unit non seulement deux individus mais aussi deux familles, deux ethnies. À l'époque des grands-parents, les enfants étaient désignés pour le mariage dès leur berceau. Parvenus à l'âge adulte, nul ne songe à décevoir les parents, la communauté. Une dote est fixée lors d'une réunion entre les parents.

Après le mariage, mariée tente de se cacher avec ses copines. Si le marié ne la retrouve pas, il paye une rançon au camp adverse. Après la nuit de noce, le marié montre le dessous tâché de sang en guise de témoignage de la virginité de la jeune épousée.

Mais actuellement, l'évolution de la société mauritanienne fait que beaucoup de ces pratiques disparaissent surtout dans les villes.

La cuisine mauritanienne est composée de produits locaux tels que le mil, le blé, l'orge, le haricot, le pastèque, les dattes etc. C'est donc une cuisine typique des peuples du Sahel. Les plats les plus connus sont à base de couscous, El aiche, Baci, sakou, Echerchem, Leglyé, Bellakh, Belleghmane, Hacou, lemvassas, etc.

À part ces produits traditionnel d'autres denrées étrangères tels le riz, la pomme de terre sont également consommés et la mondialisation influence les méthodes et les usages culinaires.

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Histoire de la Mauritanie

Les frontières de la Mauritanie ont été définies en 1904 par la France et l'Espagne. Comme pour beaucoup de pays africains, l'on n'a pas tenu compte dans ce tracé des populations installées là depuis plusieurs siècles, ni des populations homogènes qui se trouvèrent séparées par une frontière.

À noter que le brassage ethnique a toujours existé en Mauritanie et que ses premiers habitants étaient d'origines diverses sub-sahariennes (Mali, Niger, Ghana, Sénégal) .

Outre une épigraphie peu abondante, les premières traces d'histoire humaine dans l'espace saharien occidental se rattachent à la culture Biafane, cette population négroïde est présente en Afrique de l'ouest et parlait des langues inconnues, peut être reste-t-il certaines expression dans le dialecte berbero-arabe des Imraguen, la tribu de pêcheurs du banc d'arguin.

Cette population négroïde était alors présente dans tout l'espace saharien, et elle se maintien dans l'oasis de Zagora dans le sud marocain, la population hartanya est sans doute issue d'un brassage entre les esclaves importés, des populations soninké, peuls ou wolofs et cette première population.

Les Biafans sont "berbérisées", sans doute au cours de l'âge du bronze méditerranéen, en parallèle de la "celtisation" de l'Europe occidentale (1800-1200 av. N-E), et les tribus Sanhajas qui contrôlent l'espace saharien atlantique durant l'époque romaine, sont issues de cette fusion entre le pastoralisme amazigh venu des régions atlasiques et les communautés autonomes, concentrées dans les oasis, qui sont leur tributaires.

Au VIIIè siècle, les Sanhaja sont organisés en différentes confédération, et commencent à recevoir une influence monothéiste venue des "émirats" zénètes de Sijilmasa, des Berghwatta, de Nekour, de Aghmat, sans doute un christianisme teinté de coranisation se mêle-t-il alors au judaïsme prosélyte.

Le haut moyen âge est une période de refroidissement climatique, propice au développement de l'économie d'oasis dattières couplées au développement du grand commerce chamelier. Les routes commerciales qui relient la méditerranées occidentale et la Gaule, aussi bien que l'Ifriqya et le moyen Orient aux cités africaines pourvoyeuses d'esclaves et d'or (Tekrour sur le Sénégal) Ghana à Koumbi, sont donc une source de revenu pour les confédérations nomades et leurs tributaires sédentaires.

Les cités caravanières d'Awdaghost et de Oualata dans le Hudh ont du voir le jour dans ce contexte primitif, elles passent sous contrôle de "l'empire" soninké de Ghana.

Les tribus Sanhajas s'unissent sous la férule d'un certain Abû Bakr Ibn Umar, un chef de tribu ambitieux et d'un juriste malékite, Abd Allah Ibn Yasîn qui, de retour de pélerinage, apporte avec lui une idéologie réformatrice, centrée autour de monastères combattants, les Ribât, pour instaurer le sunnisme et la jurisprudence malékite au maghreb tout entier.

Peut être le premier de ses Ribât fut il fondé sur une île Imraguen de la côte, en tout cas, son disciple Abû Bakr décide parvient à unifier vers 1045 les Sanhaja du Tagant, du Hodh et du Sénégal, il prend Awdaghost, puis Koumbi, fonde un autre Ribât sur une île du fleuve Sénégal et prend le contrôle des oasis de l'Adrar, en fondant la cité-capitale d'Azougui.

En 1055, il remonte les routes commerciales et soumet les zénètes de Sijilmassa, franchit ensuite l'Atlas, écrase ceux d'Aghmat et fonde non loin d'elle, sur le Tensift, aux débouchés des cols d Test (vers le Souss) et du Tishka (vers le Draa)une cité-capitale à Amu Arakush : Marrakech, il laisse alors le pouvoir à son lieutenant Yussuf ibn Tashfin et revient combattre dans l'espace Mauritanien ; l'empire almoravide, issu de ces murabitun se détourne des terres sahariennes, et perd peu à peu son influence sur les Sanhaja, qui rejettent toute obédience.

Un siècle plus tard, une confrérie Zénète prend le contrôle du Maghreb tout entier, mais se soucie peu du Sahara, qui passe sous l'influence plus proche de l'empire Soussou de Sekou Touré, puis celui du Mali, de Sunjata Keita, les cités de Oulata, Awdaghost, Azougui, talonnées par les célèbres Chingitti, Ouadane et Tichit, ou encore Rashid et Qçar al-Barka se développent et prennent un rôle majeur dans le très intense commerce caravanier qui relie Jenné dans le delta intérieur du Niger, aux cités almohades puis Mérinides du "royaume de Marrakech".

Vers 1350, Ibn Battuta apporte de précieux renseignement sur la situation du commerce caravanier et l'état culturel.

Nous sommes dans le contexte de l'arrivée des tribus arabes, issues d'un brassage entre les célèbres Hillaliens, qui, installés au Maghreb tunisien et central commencent à entrer au Maghreb et au Sahara atlantique, et les Banî Hassan, venus du Yemen, installés à Sijilmasa, Zagora, Skoura et dans toute la Mauritanie.

Les Saadiens qui prennent le contrôle de Marrakech vers 1560 sont eux même rattachés aux Banî Hassan.

En 1442, les premiers navigateurs portugais découvrent le Cap Blanc et Arguin. Ils implantent un comptoir pour le commerce de l’or, des esclaves, ainsi que de la gomme arabique. Le commerce transsaharien est ainsi détourné au profit des Européens.

Ahmad le Victorieux, surnommé également le Doré, entreprend, avec une armée de mercenaires dirigés par le Castillan Junder, vers 1590, il descend les routes caravanières vers le sud, et vient détruire l'empire Songhai, qui avait pris la succession du Mali et unifié l'ensemble du Sahel, (de Dakar à Nyamey)autour de sa capitale Gao, en parallèle, les Berbères Touaregs avaient fondé la place commerciale de Tombouctou au XIVè siècle. L'empire de Marrakech récupère aussi Jenné et fonde trois "pachalik" dont un, Gao, se maintiendra jusqu'en 1912, une population marocaine vient d'installer sans se mélanger complètement aux arabes pâturant entre le Hodh et le Niger depuis déjà deux siècles et demi.

L'espace Mauritanien commence à décliner inexorablement, et c'est finalement avec les dynasties Peuls du XVIII et XIXè siècle que le commerce transsaharien perd définitivement sa raison d'être, la colonie française du Sénégal, de Côte d'Ivoire ou du Dahomey captant désormais tout le commerce.

Les esclaves et la gomme arabique y sont les principales marchandises convoitées.

A partir du XIXe siècle, le processus de colonisation débute. Installés au Sénégal, les Français profitent des conflits entre les émirats pour les soumettre et ainsi réaliser l’unité de l’Empire français entre l’Algérie et l’Afrique Occidentale Française. La lutte pour la possession du Maroc voisin est également un enjeu important qui s’ajoute à la volonté de pacifier la vallée du Sénégal, soumise aux rezzous des Maures.

Entre 1902 et 1934, la Mauritanie est conquise par l'armée coloniale française, la cité de Rashid est rasée, et partagée avec l'Espagne au nord, en 1920, elle est distinguée comme entité dans le cadre de l'Afrique Occidentale Française, et toute référence à l'empire de Maroc ou à celui du Soudan et a disparait, en 1939, on lui adjoint la région de Oualata et de Nama, jusqu'alors sous administration de Bamako. Sa capitale reste Saint Louis, sur le fleuve sénégal, et en réalité, les colons français ne traversent que ponctuellement le fleuve, à Rosso, à Bogué et à Kahédi essentiellement, toutes les régions peules et Hassanya sont laissées à l'écart du développement colonial.

Babana Horma fut le premier député représentant la Mauritanie à l'Assemblée française suite aux élections législatives de 1946, N'Diaye Sidi El Moktar lui succéda de 1951 à 1959.

La Mauritanie a obtenu son indépendance de la France le 28 novembre 1960. Le pays fut gouverné jusqu'en 1978 par Moktar Ould Daddah, (Ould signifie « fils de ») qui avait instauré un régime civil de parti unique. Originaire de Boutilimit, Daddah avait une vision idéologique de la Mauritanie, vision qui lui valait la réputation d'avoir un nationalisme et une volonté de faire sortir le pays du désert et de la misère. Le régime restera très apprécié et regretté par l'ensemble de la population mauritanienne.

Le président Ould Daddah est renversé, en 1978, par une junte militaire que dirige le colonel Ould Walata, lui-même renversé en 1980 par le colonel Ould Haidalla et ce dernier, renversé par Ould Taya en décembre 1984.

Le Président Maaouiya Ould Taya a fait l'objet de trois coups d'État récents (les 8 juin 2003, 9 août 2004 et 3 août 2005). Les deux premiers ont échoué ; Le troisième, mené par le Colonel Ely Ould Mohamed Vall, directeur de la sûreté nationale, et le Colonel Ould Abdel Aziz, chef de la garde présidentielle, a remis au pouvoir une junte appelée Conseil militaire pour la justice et la démocratie, qui s'est engagée « à créer les conditions favorables d'un jeu démocratique ouvert et transparent sur lequel la société civile et les acteurs politiques auront à se prononcer librement ».

Elle a annexé le tiers sud de l'ancien Sahara espagnol (désormais le Sahara occidental) en 1976 mais elle l'abandonna après trois ans de raids du Front Polisario qui revendiquait la souveraineté de ce territoire.

En 1991, les partis d'opposition furent légalisés et une nouvelle constitution fut mise en place. Depuis, trois élections présidentielles multipartites ont eu lieu mais sont largement considérées comme faussées ; la Mauritanie reste donc en réalité un état à parti unique.

En absence des données fiables officielles, selon le world Factbook (CIA), les différents groupes de populations se repartissent entre 40 % d'ethnies métisses Maures/Noirs, 30 % d'ethnies Maures et 30 % d'ethnies Noires.

Les tribus Maures de l'est du pays, dites Arabes dans le jargon local, comportent un métissage important. Bien qu'une très grande majorité de la population soit d'origine plutôt africaine et non-sémitique mais parlant l'arabe, la Mauritanie fait partie de la « Ligue arabe ».

Il semble que l'acculturation des populations habitant ce territoire produite par l'islamisation et l'enseignement de l'arabe a conduit à une confusion d'identité dans la conscience collective de cette jeune nation, confusion entre d'une part langue liturgique et pratiques religieuses et d'autre part identité ethnique et traditions ancestrales.

L'esclavage a été officiellement aboli à quatre reprises (la dernière fois en 1980, avec un succès mitigé) mais les ségrégations raciales, tribales ou de castes y subsistent., En 2007 a été votée une loi criminalisant l'esclavage, et des actions sont prévues par le gouvernement pour lutter contre ses séquelles, car l'ethnie haratine des anciens esclaves reste parmi la plus défavorisée.

La Mauritanie s'est attirée les foudres de certains pays arabes en établissant ces dernières années des relations diplomatiques avec Israël, dans une timide tentative de normalisation et ouverture extérieure (le pays n'a aucun différend avec Israël et essaye même de forger une alliance stratégique avec les États-Unis). Ce choix de politique étrangère, reste le moins compris et le plus contesté par l'opinion publique du pays, toujours une république « islamique ».

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Air Mauritanie

Air Mauritanie était une compagnie aérienne mauritanienne basée à Nouakchott. La compagnie a été fondée en 1962. Mais elle ne devait effectuer ses premiers vols de manière régulière qu'en 1963 avec la mise en service de DC3. Ses avions permettaient de relier les principales villes du pays. En 1976, Air Mauritanie débuta ses liaisons internationales avec des vols à destination de Dakar (Sénégal), grâce à l'achat de deux Fokker F.27. En 1985, Air Mauritanie développa son réseau international avec des vols à destination de Casablanca (Maroc) et de Bamako (Mali) avec la réception des premiers avions à réaction de la compagnie des Fokker F.28. En Août 2006, Royal Air Maroc a annoncé l'acquisition de 51% du capital de la Compagnie mauritanienne.Mais cette acquisition ne s'est pas concrétisée. Depuis le 19 janvier 2008 a été mis en liquidation judiciaire face au problème que rencontrait la compagnie, par un tribunal de Nouakchott.

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Transport en Mauritanie

Transport routier sur l'axe goudronné  Nouakchott-Rosso

Les différents transports en Mauritanie.

Sur un réseau de routes de 10 300 km en 2003, 2424 km sont goudronnés 872 km sont en terre améliorée et 7001 km sont des pistes.

Progressivement, la Mauritanie se dote d'un réseau de routes nationales goudronnées reliant la capitale Nouakchott aux principales villes du pays. Terminée en novembre 2005, la route nationale RN3 longue de 470 km, relie déjà Nouakchott à Nouâdhibou, centre économique près de la frontière avec le Sahara occidental sous contrôle marocain. Certains camps temporaires d'ouvriers du chantier de la RN3 seraient en train d'être repris comme habitation par des nomades. La RN3 va permettre de relier par des routes goudronnées le nord du Maroc au Sénégal.

Le réseau routier mauritanien reste dangereux, en particulier la nuit à cause des animaux errants, des véhicules sans lumières et des poids lourds qui stationnent sur les voies de circulation. De plus il n'y a pas encore de code de la route défini en Mauritanie. Mais, le gouvernement du pays a défini une Stratégie Nationale de Sécurité Routière le 16 Août 2006.

Le désensablement des voies est assuré par l'ENER (Etablissement National d'Entretien Routier), créé en 1994.

La parc roulant est essentiellement constitué de véhicules d'occasion importés d'Europe. Leur âge moyen est de 12 ans et ils sont souvent en très mauvais état.

Une réforme de l'organisation des transports est en cours depuis novembre 2005. Elle a consisté en le démantèlement du Bureau National des Transports qui exerçait un monopole depuis plus de 20 ans. Actuellement en période de transition, la réforme peine à se mettre en place et un grand désordre règne.

704 km de voies ferrées dans le nord du pays (voie unique, écartement de 1435 mm), le réseau est possédé et géré par la compagnie minière nationale SNIM (qui exploite des mines de fer).

Entre Zouerate et le port de Nouâdhibou, circule le plus long train du monde : 2,5 km de long, 200 wagons transportant du minerai de fer et quelques voitures pour passagers (des voyageurs grimpent sur les tas de minerais) (voir siteLexicorient).

L'essentiel du trafic fluvial a lieu sur le fleuve Sénégal.

Ports : Bogue, Kaedi, Nouâdhibou, Nouakchott, Rosso.

En 2002, aucun navire marchand n'arbore le pavillon de Mauritanie.

En 2002, 9 aéroports ont des pistes goudronnées d'au moins 1 524 m environ, et 17 ont des pistes non goudronnées.

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Source : Wikipedia