Maubeuge

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Posté par woody 01/03/2009 @ 23:39

Tags : maubeuge, nord, nord-pas-de-calais, france

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Communauté de communes du Nord Maubeuge

La Communauté de Communes Nord Maubeuge (CCNM) est une structure intercommunale française, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais, arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe.

La communauté de communes Nord Maubeuge regroupe 6 communes.

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Maubeuge

Port de mons maubeuge inscription.JPG

Maubeuge (Mabuse, en néerlandais) est une commune française, située dans le département du Nord (59) et la région Nord-Pas-de-Calais, principale commune de l'agglomération Maubeuge Val de Sambre.

Ses habitants sont appelés les Maubeugeois.

Maubeuge se situe au sud du département du Nord, entre Valenciennes - Lille à l'ouest, Charleroi - Liège à l'est, Mons - Bruxelles au nord, Laon - Paris au sud. La ville, baignée par la Sambre navigable, est une porte du parc naturel régional de l'Avesnois.

La ville de Maubeuge est la plus importante de l'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe, au cœur d'une agglomération de plus de 120 000 habitants comprenant notamment les communes de Hautmont, Jeumont, Louvroil, Feignies, Rousies, Ferrière-la-Grande et Aulnoye-Aymeries. Il s'agit d'une agglomération transfrontalière puisque le tissu urbain est continu de part et d'autre de la frontière franco-belge, entre les villes de Jeumont (France) et d'Erquelinnes (Belgique).

La frontière belge passant à 7 km au nord de la ville, le bassin houiller tout proche est presque entièrement en territoire belge, dans le Borinage. Maubeuge n'est d'ailleurs pas à proximité immédiate d'une ville française, mais d'une ville belge, Mons, avec laquelle elle partage une politique culturelle commune.

Les premières traces documentées de la ville datent d'environ 256 après Jésus-Christ, lorsque les Francs ont pénétré la région via les vallées de la Sambre et de la Meuse. Ils y tenaient annuellement leurs assises judiciaires, les Mahal, en un lieu appelé Boden, ce qui finit par donner au siège de ces assemblées le nom de Malboden ; une hypothèse sur l'origine du nom de Maubeuge provient d'ailleurs de l'éventuelle transformation à l’ère médiévale de ce terme en Malbodium, lorsque, vers 661, sainte Aldegonde, fondatrice de la ville, y installa un monastère.

La première enceinte du domaine des chanoinesses disparut dans un incendie à la fin du XVIe siècle siècle. En 1339, le comte Guillaume autorisa l’édification de nouveaux remparts plus vastes comprenant six portes et vingt-deux tours sur trois kilomètres. Mais malgré ces prudents aménagements, la ville de Maubeuge fut, jusqu’à son rattachement à la France en 1678, saccagée et pillée plus de vingt fois.

D'abord comprise dans le royaume d’Austrasie que gouvernait la reine Brunehilde, elle fit ensuite partie du comté de Hainaut sous les premiers rois carolingiens. En 843, lors du partage des États de Louis le Débonnaire, elle passa dans le royaume de Francie médiane, puis en 870 fut rattachée au royaume de France par le traité de Mersen. En 925, les Régnier accédèrent au titre de comte de Hainaut, sous la suzeraineté des empereurs d’Allemagne. La province passe aux ducs de Bourgogne de 1425 à 1477, à la maison d’Autriche de 1478 à 1513, et à la maison d’Espagne de 1513 à 1678.

Maubeuge ne fut définitivement rattachée à la France par le traité de Nimègue que le 17 septembre 1678, ratifié par le roi Louis XIV le 3 octobre, et par le roi d’Espagne le 14 novembre. La ville vécut alors une période de calme relatif, Louis XIV ayant chargé Vauban, en 1679, d’en faire une place forte. Pour ce faire, 8 000 ouvriers furent recrutés parmi les paysans de la région ainsi qu'en Italie et travaillèrent pendant huit ans à élever les remparts et les deux portes monumentales d'accès à la ville (portes de Mons et de Paris - cette dernière abattue en 1958). Les cartes de la moitié du XVIIIe siècle (celles de l'Atlas de Trudaine par exemple) nous montrent ainsi Maubeuge comme une ville essentiellement militaire et fortifiée, entourée de quelques cultures et bénéficiant du proche Bois de Beaufort pour son alimentation en bois.

Maubeuge connaîtra ainsi une période plus paisible au cours du XVIIe siècle. Cet intermède dure peu toutefois, et la citadelle ne tarde pas à subir les conséquences des guerres de la Révolution et de l’Empire. En 1793, la ville est ainsi attaquée par les Autrichiens menés par le Prince Frédéric Josias de Saxe-Cobourg-Saalfeld. La victoire de Wattignies, les 15 et 16 octobre, permet cependant de lever le blocus du camp retranché par l’armée du Nord avec Carnot, Jourdan et Duquesnoy.

En 1818, l’économie de la ville redémarre. La Révolution industrielle se concrétise, notamment suite à la canalisation de la Sambre, qui facilite l’approvisionnement en charbon depuis Charleroi. Dès 1837, les hauts-fourneaux et laminoirs se multiplient autour de la rivière, notamment dans le quartier de Sous-le-Bois.

La Première Guerre mondiale va éprouver à nouveau la cité sambrienne. En 1914, Maubeuge résiste sous la direction du Général Fournier, puis est prise. En 1918, elle est délivrée par les Britanniques. Malgré le traumatisme, les destructions matérielles sont relativement mineures alors que le proche bassin minier est quasiment rasé.

La Seconde Guerre mondiale aura en revanche un effet désastreux sur la ville : en mai 1940, les Allemands en incendient le centre historique avec des grenades incendiaires ; détruisant le cœur de Maubeuge à plus de 90 %. Le 2 septembre 1944, la cité est libérée de l’occupant allemand par les Américains, commandés par le général Rose. Kléber Leulier est nommé maire par le gouvernement provisoire.

Commence alors la période de tous les changements : André Lurçat, nommé « architecte en chef du Bassin de la Sambre » par le ministre de la Reconstruction, va entreprendre une redéfinition de la ville sans précédent. L'architecte propose un programme complet de reconstruction, basé sur l’utilisation des ressources premières du territoire pour favoriser la relance économique et la préservation du patrimoine ancien. Il s’oppose ainsi au démantèlement complet des fortifications de Vauban, proposant d’étendre le centre-ville par le Sud en ne supprimant que la partie des remparts située sur la rive droite de la Sambre. Attaché à gommer les disparités sociales intra-urbaines, Lurçat fait table rase des tracés du passé, allant jusqu’à rabaisser le niveau de la ville haute et à remonter celui de la ville basse.

À la fin de la guerre, plusieurs industries renommées viennent s’installer dans la région. Mais dès 1953-54, des difficultés surgissent, qui se précisent dans les années 1960. De 1962 à 1968, le Bassin de la Sambre subit une forte récession. Il semble indispensable de reconvertir les activités et de les diversifier. La création d’une zone industrielle permet d’accueillir l'usine Chausson en 1971, qui constituera Maubeuge Construction Automobile (MCA), filiale de Renault. L’installation de ces ateliers donne un second souffle à l’activité industrielle de Maubeuge.

Malgré cela, le bassin de la Sambre va connaître une terrible période de récession de 1975 à 1990, perdant près d’un quart de ses emplois. La situation économique de la ville, si elle tend à s'améliorer après des années difficiles, reste délicate.

Le 3 août 2008, en début de nuit, une tornade s'est abattue sur Boussières-sur-Sambre, Hautmont, Neuf-Mesnil et Maubeuge, provoquant d'importants dégâts. À Maubeuge, 679 habitations, dans un secteur extrêmement diffus, ont été touchées, dont 463 logements privés et 216 logements de bailleurs sociaux, 112 d'entre eux étant désormais inhabitables. Plus d'un millier d'arbres ont été détruits : remparts, parcs du Tilleul, Paillot, Sainte-Émilie, etc. Le parc zoologique est resté fermé jusqu'au milieu du mois d'août. Une quarantaine de bâtiments communaux ont subi des dégâts, notamment le stade, le clocher de l'église de Sous-le-Bois, les écoles et la salle des fêtes de Sous-le-Bois et le toit de la piscine Pasteur.

La ville de Maubeuge est divisée en différents quartiers, qui possèdent chacun leur propre conseil.

Montplaisir forme avec les quartiers de Douzies et de Sous-le-Bois le Grand Sous-le-Bois. C'est un quartier historiquement ouvrier, ayant vu la création de forges, de faïenceries et d'usines sidérurgiques, alimentées par voie ferroviaire avec le charbon du Borinage et le minerai de fer de Lorraine.

Les lieux-dits du quartier sont évocateurs de son histoire industrielle. La Cité de la Céramique fait ainsi référence à la fabrique de céramiques de Montplaisir, créée en 1882, qui employait 250 ouvriers. Certaines maisons anciennes de Maubeuge sont, encore à l'heure actuelle, embellies par ses carrelages. De la même manière, on suppose aujourd'hui que la rue de la Briqueterie abritait une fabrique grâce à laquelle on construisait ces logements de briques rouges caractéristiques du bassin de la Sambre.

Situé dans le Grand Sous-le-Bois, Douzies est également un quartier ayant connu une forte croissance industrielle aux XIXe et XXe siècles.

À l'heure actuelle, les zones industrielles du Champ de l’Abbesse et de la Petite Savate recensent 36 entreprises. Un pôle universitaire, antenne de la faculté de Valenciennes, est également présent, comportant un IUT informatique et une école d’ingénieurs.

Il s'agit du quartier le plus populaire de la ville, et également du plus important en population. C'est également et surtout un quartier chargé d’histoire, avec un passé industriel fort.

Sous-le-Bois était à l'origine une forêt d'environ 120 hectares, propriété des chanoinesses de Maubeuge. C’est l’apparition de l’industrie, au XIXe siècle, qui change le paysage de manière radicale : entre 1837 et 1852, six hauts fourneaux sont construits, suivis d’une fonderie, de laminoirs pour fabriquer rails et tôle, et d'ateliers pour construire du matériel de chemin de fer. Les matières premières sont importées du Borinage et les produits finis sont transportés vers la région parisienne par voie ferroviaire ou fluviale.

L'afflux de main-d’œuvre, de France et surtout de Belgique où elle était moins coûteuse à l'époque, bâtit, réorganise, densifie et redessine le quartier. Un presbytère, un cimetière, une école, une bibliothèque et un hospice sont construits. La caisse de secours et la caisse d'épargne font leur apparition, favorisant l'accession à la propriété des ouvriers à leur logement. La place de l'Industrie, au nom évocateur, devient le centre d'activité du quartier : l'église, la salle des fêtes, le kiosque à musique y sont construits, et la place est souvent animée par les fêtes populaires, les ducasses et les tournois de jeu de paume.

En 1884, pour accompagner ce développement galopant, est construite la gare de Sous-le-Bois ; c'est à partir de 1906 que la population du faubourg (7 638 habitants) dépasse celle du centre-ville. Trois ans plus tôt, la Société des transports de Maubeuge avait acquis du département la concession du tramway. La ligne Maubeuge/Hautmont par Sous-le-Bois officia jusqu’en 1940, date à laquelle elle fut détruite et jamais reconstruite.

Dans les années 1970, le quartier subit de plein fouet la crise industrielle qui le laisse, encore maintenant, dans une situation difficile. Aujourd'hui, Sous-le-Bois est une zone franche urbaine (ZFU). Le lycée André-Lurçat, construit en 1994, permet d'y maintenir une activité permanente.

La zone de l'Épinette était à l’origine un encart rural composé de champs et de pâtures autour des fermes du Grand Bois et des Sars. L'urbanisation du quartier date de 1965, date à laquelle fut approuvé le plan d'aménagement destiné à désengorger un centre-ville surpeuplé qui avait connu une trop forte poussée démographique.

Le quartier commence avec l'installation du premier supermarché de la région, "La Montagne", devenu plus tard Continent, puis Carrefour. Un habitat collectif et des services se développent rapidement autour. Aujourd'hui, la décadence de l'habitat, le chômage, la délinquance et la désaffection des services, typiques de ce genre de quartier bâti dans les années 1970, ont placé l'Épinette dans le cadre du plan de renouvellement urbain au niveau national.

Le Pont-Allant est un quartier essentiellement résidentiel, où l'habitat collectif est rare. Le lycée Pierre-Forest et le collège Guillaume-Budé y sont présents.

Le faubourg Saint-Quentin devrait son nom aux bénédictins portant le nom de chanoines de Saint-Quentin.

Pilier de l'histoire du quartier, le bâtiment Sculfort fut construit par Gustave Sculfort en 1852. On y fabriquait alors de la quincaillerie et les premières machines-outils. En 1914, 1 200 ouvriers y travaillent. La société, comme beaucoup d'autres, disparut définitivement dans les années 1960. Les bâtiments seront toutefois réutilisés dans les années 1990 pour y installer la Luna (la salle de concerts de la ville) et l'Espace Sculfort, l'un des principaux centres d'expositions.

C'est également au faubourg Saint-Quentin que se trouve le centre hospitalier, qui y fut construit suite à la destruction du précédent lors de la Seconde Guerre mondiale.

De la même manière que pour les Provinces Françaises ou pour les grands ensembles de l'Épinette, ce quartier est une conséquence de la reconstruction d'après-guerre et de l'explosion démographique qui a suivi. L'histoire de ce quartier débute donc en 1960 : alors que de nombreuses entreprises viennent s'implanter dans la région, le centre-ville n’est pas encore achevé. En 1959, le conseil municipal décide donc du démarrage d’un nouveau programme de logements sociaux.

La reconstruction fut menée par l'idée de la mise en avant de Maubeuge en tant que première ville française après la frontière belge. C’est pourquoi les noms des nouveaux quartiers font tous référence à des personnages importants de l'histoire de France : écrivains, rois, ou comme ici, présidents.

C'est le plus petit quartier de Maubeuge, essentiellement résidentiel et enclavé par la voie ferrée au nord et la route d'Avesnes à l'ouest.

Il s'agit, au même titre que les Présidents, d'une zone d'habitation collective construite lors de la poussée démographique des années 1960. Aujourd'hui, c'est l'un des quartiers les plus défavorisés, qui renvoie une image inhumaine à la ville : grands ensembles, immeubles inhospitaliers, quartier enclavé, dortoir déserté par les commerces et services.

L'économie maubeugeoise, comme dans beaucoup de villes du Nord, repose encore essentiellement sur l'activité du secteur secondaire. Le secteur primaire, de par l'urbanisation du territoire communal, n'y est que peu représenté (ferme du Grand Bois).

À partir des années 1970, Maubeuge a dû faire face à une vague de fermetures d'usines, conséquence de la crise industrielle ; la vallée de la Sambre a alors compté près de 20 000 chômeurs pour 100 000 habitants, renvoyant une durable image de ville perdue, pauvre et sinistrée. A l'heure actuelle, le résultat des politiques successives de reconversion tend à faire oublier ce passé douloureux ; toutefois, malgré un rebond économique indubitable, des travaux d'embellissement et un développement culturel volontariste, la ville peine à effacer sa réputation désastreuse, et il n'est pas rare de croiser dans les quartiers des vestiges délabrés de l'ère industrielle.

Par ailleurs, l'agglomération, très orientée vers l'industrie et la sidérurgie, demeure dans une perspective de reconversion limitée dans des secteurs en crise ; en conséquence, la population maubeugeoise comporte une forte dominante ouvrière. Le revenu des ménages y est largement inférieur à la moyenne de la population française (11 319 €/an contre plus de 15 000 € en moyenne pour la province). Le taux de chômage, ayant connu une forte baisse mais toujours à 15,5 %, reste également au-delà des standards nationaux. En 2004, on comptait également 202 RMIstes pour 1 000 allocataires, contre 106 pour la France métropolitaine.

À noter finalement que certaines zones de Maubeuge et de Louvroil ont obtenu le statut de Zone franche urbaine (ZFU) en 2003 jusqu'en décembre 2008.

Dès 1969, en pleine crise industrielle, Maurice Schumann, ministre d’État du général De Gaulle et Pierre Forest, le maire de Maubeuge, avaient prévu la construction d'une usine de construction automobile regroupant 6 000 emplois. À partir de cette époque, l'industrie locale s'est développée autour de l'automobile, tendance qui ne s'est jamais démentie depuis.

Aujourd’hui, l’usine Maubeuge Construction Automobile (MCA) appartient au groupe Renault-Nissan et compte encore plus de 2 500 employés. Une zone d'accueil de fournisseurs a vu le jour aux côtés de l'usine, qui réunit quelques entreprises sous-traitantes de Renault. La zone industrielle de Grévaux-les-Guides, ainsi constituée, représente le principal foyer d'emplois du bassin de la Sambre et le 4e pôle automobile du Nord-Pas-de-Calais .

Le groupe Vallourec a été fondé, entre autres, dans la banlieue maubeugeoise (le nom "Vallourec" étant un concentré de Valenciennes, Louvroil et Recquignies). Aujourd'hui, certaines usines du groupe subsistent dans l'agglomération : Cerec à Recquignies, Interfit à Maubeuge.

Maubeuge a également une tradition industrielle dans la céramique et le verre, dont un des principaux représentants dans l'agglomération est AGC Flat Glass Europe - Usine de Boussois. L'entreprise a notamment réalisé les vitres de certains métros et RER de la région parisienne. Elle assure la fabrication de verre plat par le procédé "Float-Glass" et la fabrication de vitrages pour l'automobile.

La principale surface commerciale de l'agglomération, se situant sur les communes de Louvroil et Hautmont, s'articule autour d'un hypermarché Auchan. Actuellement, le centre commercial s'étend sur plus de 35 000 mètres carrés, supplantant de loin le centre-ville de Maubeuge, qui connaît par ailleurs des difficultés fréquentes pour les villes moyennes : désaffection des habitants, fermetures de petits commerces de proximité, manque de dynamisme du tissu commercial.

Les perspectives de développement des centres des autres communes de l'agglomération apparaissent quant à elles encore plus limitées ; ces dernières doivent en effet subir le développement des centres commerciaux périphériques et l'implantation des hard-discounters (ouvertures en 2006 de deux enseignes Ed à Maubeuge intra-muros, sur un marché déjà occupé notamment par Penny Market et Lidl).

La commune, qui se réclame du concept de "campagne à la ville", a de fait été récompensée à plusieurs reprises au niveau régional. Elle a obtenu trois fleurs et a participé au concours national, pour l'obtention des quatre fleurs. De nombreux espaces naturels entoure le centre-ville : Petit Bois, Parc du Tilleul, Sambre, étang Monier, parc zoologique, etc. Les Floralies du Nord se sont déroulées en 2006, à l'espace Sculfort, réunissant des milliers de visiteurs.

Maubeuge a su préserver et valoriser son patrimoine architectural et naturel riche de 1800 ha de verdure. Le centre ville est enchâssé dans les remparts construits par Vauban. Des compositions florales imaginées par les artistes du groupe MADI sont reproduites en mosaïculture afin de populariser l’art géométrique, objet d’une fondation maubeugeoise.

La ville intra-muros recèle de nombreux sites, édifices, monuments de toutes époques, qui possèdent une réelle valeur patrimoniale et des caractéristiques architecturales singulières.

La ceinture fortifiée sauvée du démantèlement se développe en couronne boisée d’ouest en est sur la rive gauche de la Sambre. Elle est formée de bastions à orillons courbes et à cavalier, parcourus de larges fossés.

Au cours du temps, le corset de pierre a été percé de plusieurs franchissements afin d’ouvrir la ville intra muros vers l’extérieur : la porte de Bavay à l’Ouest (avenue Roosevelt) la porte des Capucins au Nord (rue Casimir-Fournier) la porte de la Croix à l’Est (rue de la Croix). La partie Ouest renferme une partie des installations du parc animalier créé depuis 1957 sous le nom de Zoo de Maubeuge (bastion des Jésuites).

Au Nord, sur la place Vauban s’adosse contre la muraille la porte de Mons, ouvrage en pierre de taille surmonté de combles à la Mansart. Elle s’ouvre depuis trois arcades vers un parcours ludique au cœur des fortifications. La façade exposée vers l’intérieur possède un pont-levis et s’enchâsse dans la muraille surmontée d’un talus. Elle est percée d’une arcade et expose une architecture triomphante d’esprit baroque, ornementée d’armoiries encadré par un trophée d’armes royales daté de 1685. Elle rejoint par une voie étroite et pavée le pont dormant formé de huit voûtes en pierre de taille franchissant un large fossé verdoyant pour découvrir au bord d’une demi-lune, l’ancien corps de garde qui abrite un musée d’histoire militaire. Le parcours aboutit à l’extérieur de l’enceinte sur le carrefour de la Croix de Mons (ancien octroi).

Entre le bastion des Capucins et le bastion de la Croix, se situent la Redoute et Tenaille de l’étang, dont le fossé retenu par un barrage est irrigué par un ruisseau, la 'Pisselotte'.

Au Moyen Âge, l’étang contenait un vivier à poissons dépendant de l’abbaye Sainte-Aldegonde que Vauban utilisa comme inondation défensive. À l’Est, à proximité de la Sambre et du bastion de Falize se révèle un autre site remarquable constitué par les étangs Monier dénommés communément Fausse Sambre. Il s’agit de deux larges fossés séparés par un ouvrage à corne qui, à l’époque de Vauban, étaient destinés à capturer l’eau de la Sambre par un système d’écluses et de digues afin de servir de défense principale. En 1901, afin de modifier l’ancien cours sinueux de la rivière et faciliter la navigation fluviale, un nouveau lit fut ouvert.

Deux bâtiments issus du patrimoine militaire ont subsisté face aux nombreuses destructions d’ouvrages entreprises au cours de temps, soit en raison de leur vétusté ou pour faire face aux besoins de développement de la ville intra-muros (démantèlement des fortifications Sud, de la porte de France, des casernements et ouvrages militaires divers…).

La poudrière située à proximité de la rue de la Croix expose une salle voûtée recouverte à l’extérieur d’une épaisse enveloppe de terre. Le lieu ne possède pas d’affectation particulière, mais accueille de temps à autre une exposition ou une manifestation festive. À l’origine, le plan Vauban comportait trois poudrières disposées et réparties stratégiquement au bord de l’enceinte intérieure.

L’arsenal construit entre 1678 et 1689 développe une longue silhouette sur trois niveaux. Ce bâtiment fait partie des casernements prévus à l’époque pour abriter les troupes de la garnison. Il fut utilisé comme dépôt du temps de l’activité de la manufacture d’armes (1701-1836). L’ouvrage a perdu sa toiture initiale et a fait l’objet de travaux de restauration. Il abrite actuellement le siège d’une trentaine d’associations, dont la bibliothèque municipale, l’école des Beaux-Arts, une salle d’exposition.

Quelques rares édifices religieux provenant des siècles passés ont traversé le temps, malgré les destructions dues aux guerres, le vieillissement du bâti, les disparitions accidentelles ou volontaires. Certains bâtiments du monastère de Sainte Aldegonde sont encore visibles à l'heure actuelle : le Chapitre, qui abrite aujourd'hui le lycée Notre-Dame de Grâce, la chapelle des Sœurs Noires ou le béguinage.

Ce bâtiment issu du XVIe siècle fut la demeure de Jean Gippus, doyen de Chapitre, qui à sa mort en 1562 en fit donation, pour accueillir des femmes de la bourgeoisie déchue, appelées alors Cantuaines. L’intérieur se compose de sept cellules formant béguinage. Les sept cheminées correspondant aux cellules intérieures ont été préservées. Seules l'adjonction de lucarnes à la capucine afin de donner jour aux combles et la suppression d’un auvent au-dessus du portail d’entrée modifient la construction initiale. La bâtisse reçoit actuellement dans la proximité du Théâtre du Manège, des artistes en résidence.

Ce petit édifice constitue l’unique construction qui nous soit parvenue du XVe siècle. Elle était implantée à proximité de l’ancien chapitre et contiguë de l’hôpital militaire détruit en mai 1940. Aujourd’hui elle s’expose seule dans un cadre urbain hétérogène, formé de modes de productions divers (Builduing, Joyeuse 2, Chapitre). La chapelle révèle une façade style baroque et s’orne d'un fronton à enroulement supporté par un jeu de jambages en pierre. Un portail en bois surmonté d’une niche s’inscrit dans l’axe de symétrie de la composition architecturale. La maçonnerie est en brique et la toiture à deux pans couverte en ardoise naturelle. Après sa première vocation, elle fut affectée successivement en dépôt militaire, en société de musique, en bibliothèque municipale et en temple protestant.

Le lieu emprunte son nom au jeune tambour Sthrau tombé en héros lors de la bataille de Wattignies en 1793. À l’origine, elle fut érigée à partir de 1620 par l’ordre des Jésuites, à proximité du collège qu’ils avaient fondé au début XVIIe siècle. Construite entièrement en pierre et en brique, elle élève une haute silhouette, maintenue de part et d’autre des murs gouttereaux par des contreforts établis selon les règles gothiques. La façade en pignon possède un portail en bois surmonté d’un fronton à aileron en pierre pourvu d’une niche. La partie haute est percée d’une vaste ouverture en plein cintre agrémentée d’une composition verrière art déco. Elle fut incendiée lors de la première guerre mondiale. Au début des années 1930 elle fut transformée à l’intérieur par l’architecte Lafitte en salle des fêtes dans le plus pur style Art déco. Elle servit d’église provisoire durant la Seconde Guerre mondiale, jusqu’en 1958 qui voit s’achever la nouvelle église Saint-Pierre-et-Saint-Paul réalisée par André Lurçat. Depuis elle accueille de temps à autre diverses manifestations (expositions, spectacles, débats politiques, concerts, etc.).

Le principal intérêt du bâtiment repose sur la bivalence entre les styles extérieur et intérieur, tout deux, paradoxalement, représentatifs des tendances d'expérimentation architecturale du Nord dans la seconde moitié du XIXe siècle.

À noter que l'église du Tilleul, datée de 1864, a succédé de peu à l'église Saint-Augustin de Victor Baltard, premier édifice religieux à structure entièrement métallique réalisé en 1860 à Paris.

La scène transfrontalière du Manège, très réputée dans la région, accueille des spectacles nombreux et divers, en partenariat avec l'intercommunalité et la ville belge de Mons.

En partenariat avec la commune, elle organise également le Festival des Folies, chaque année au mois de juillet. Cette fête populaire combine spectacle de rue, animations, concerts gratuits, et la venue d'artistes de renommée nationale voire internationale sur la scène de la Luna, la salle de spectacle de la ville. Le dernier soir est donné le concert « phare » du festival, suite à quoi un grand défilé est organisé dans les rues du centre, rendu piétonnier pour l'occasion.

Un clair de lune à Maubeuge (1962), de Jean Chérasse, a été tourné en partie à Maubeuge, suite au succès de la chanson écrite par Pierre Perrin, interprétée notamment par Bourvil et Annie Cordy. Ce film raconte l'histoire d'un chauffeur de taxi qui devient célèbre après avoir composé cette chanson, dont le succès atteint même le Japon.

Le film Avida (2006), réalisé par Benoît Delépine et Gustave Kervern, produit par Mathieu Kassovitz, a été tourné au parc zoologique de Maubeuge.

Après la Seconde Guerre Mondiale, la ville a été marquée par une forte poussée démographique, dont le pic fut atteint entre 1962 et 1968 (+18 %). Cette augmentation sensible, due aux besoins de main-d’œuvre, s'est notamment traduite par l'édification de barres d'habitation imposantes, dont l'exemple type est le quartier des Provinces Françaises, à proximité immédiate du centre ville. Comme tous les grands ensembles de ce type, ce quartier est aujourd'hui soumis à une remise en question, à cause des problèmes de désaffection de services et de délinquance.

La ville compte presque 30 % de jeunes de moins de 19 ans, conséquence d'un solde migratoire qui a été négatif ces dernières années et d'un solde naturel qui, même très positif, ne suffit pas à enrayer la baisse de population entamée dans les années 1980.

Par ailleurs, Maubeuge compte une part importante de familles de plus de 6 personnes (environ 7% des ménages, à mettre en regard avec les 2,5 % de la moyenne nationale).

Malgré le fait qu'elle soit de loin le plus important foyer de population de la région, la ville n'est pas sous-préfecture mais chef-lieu de canton, laissant la fonction à la petite commune d'Avesnes-sur-Helpe. Maubeuge est par ailleurs le siège de la Communauté d'agglomération Maubeuge-Val-de-Sambre, qui comporte plus de 100 000 habitants.

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Agglomération Maubeuge Val de Sambre

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L'Agglomération Maubeuge Val de Sambre (AMVS) est une structure intercommunale française, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais.

Les communes de l'agglomération s'étendent autour d'une rivière, la Sambre, un affluent de la Meuse.

C'est au début des années 60 qu'est créé le Syndicat Intercommunal de la Sambre. Il regroupe autour de Maubeuge les villes et villages qui lui sont frontaliers. Les questions traitées sont alors l'assainissement, puis les transports et la collecte des déchets ménagers. En 2001, la Communauté de communes du Val de Sambre voit le jour ; elle évolue en 2001 pour devenir l'Agglomération Maubeuge-Val-de-Sambre avec le renforcement de la décentralisation initiée par la loi Chevènement.

Lors de sa création, l'AMVS renforce notamment ses compétences dans les domaines environnemental et économique. A l'heure actuelle, elle gère en plus le développement touristique, l'habitat, la culture et le développement rural.

En 2008 - 2009, l’Agglomération s'associe au Syndicat mixte du Parc naturel régional de l'Avesnois pour avec l'aide de l’ADEME, de la Région produire et des acteurs locaux un Plan Climat Énergie à l’échelle du territoire Sambre Avesnois, sur le principe du Plan climat territorial.

La Communauté d'agglomération s'articule autour de trois pôles principaux.

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Zoo de Maubeuge

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Le zoo de Maubeuge est un parc zoologique situé à Maubeuge, dans la région Nord-Pas-de-Calais. Aujourd'hui, le zoo est connu pour son cadre particulier, au cœur même des remparts de Vauban, et les centaines d'animaux qui y sont présents : girafes, hippopotames, tigres blancs...

Il recouvre aujourd’hui une superficie de 7 hectares sur lesquels sont repartis 350 animaux de 56 espèces.

En 1955, le député-maire de Maubeuge (le docteur Pierre Forest) crée le « jardin de la Roseraie », sur lequel est ensuite édifié le parc zoologique. Les premiers animaux sont des chimpanzés, un chameau, des cobayes, des pigeons-paons et des canards. La première girafe arrive en 1963.

En 1970, le parc était considéré comme le troisième espace zoologique français. Mais devenant vétuste, en manque d'investissements, il vit peu à peu le nombre de ses pensionnaires diminuer.

Depuis 2003, une politique de reconstruction et de restructuration tend à redonner au zoo sa renommée d'antan : changement de l'équipe dirigeante, reprise des investissements, arrivée de nouveaux animaux, dont deux tigres blancs.

Le 3 août 2008, une Tornade qui a frappé une partie du Nord a causé de nombreux dommages tel que la destruction de la volière, l'enclos des fauves, le toit du parc des girafes, et des ouistitis. Trois lynx ont réussis à s'enfuir de leur enclos sans sortir toutefois du Zoo. Des cigognes et des ibis ont aussi réussir à sortir de leur volière. Le Zoo dut rester fermé un certain temps afin de réparer les dommages mais aucun animal n'a été perdu.

Les repas des animaux sont donnés en public par les soigneurs animaliers.

Sur les hauts des remparts, à la place de l’ancien enclos des singes, un enclos est ouvert au public qui est en contact direct avec des guanacos, des lamas, des moutons d'Ouessant et des oiseaux.

Comme dans tous les zoos, les animaux présents dépendent des enclos disponibles et des besoins des parcs voisins pour organiser les reproductions. On peut néanmoins citer comme « pensionnaires traditionnels » l'ours brun, le lion, le zèbre, l'hippopotame, le gibbon, le Wallaby de Bennett, le capybara, le puma, le lynx, le chameau, l'éléphant, la girafe...

Un passage du film « Avida », de Benoît Delépine et Gustave Kervern a été tourné au zoo de Maubeuge.

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Source : Wikipedia