Martine Aubry

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Posté par woody 18/04/2009 @ 21:07

Tags : martine aubry, ps, partis politiques, politique

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Martine Aubry

Martine Aubry en campagne pour le poste de premier secrétaire du Parti socialiste, à Aubervilliers.

Martine Aubry, née le 8 août 1950 à Paris (XVIIe), est une femme politique française.

Ministre de l'Emploi et de la Solidarité de 1997 à 2000, elle a notamment mis en œuvre la réforme des 35 heures et la couverture maladie universelle (CMU). Elle est maire de Lille depuis mars 2001 et présidente de la communauté urbaine de Lille depuis le 18 avril 2008.

Le 21 novembre 2008, selon les résultats officiels validés le 25 novembre par le conseil national du Parti socialiste, elle est élue premier secrétaire du PS, en l'emportant au second tour du vote des militants face à Ségolène Royal de 102 voix, soit 50,04 % contre 49,96 %.

Elle est la fille de Jacques Delors, ministre socialiste des Finances de 1981 à 1985, puis président de la Commission européenne de 1985 à 1995.

Après avoir été scolarisée dans l'enseignement privé et public (lycée Paul-Valéry de Paris), Martine Aubry sort diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris en 1972. De 1973 à 1975, elle est élève à l'École nationale d'administration (promotion Léon Blum), dont elle sort administratrice civile au ministère du Travail et des Affaires sociales. Pendant la même période, elle milite à la CFDT, et devient professeur à l'ENA en 1978. Elle est détachée au Conseil d'État entre 1980 et 1981.

Après l'élection à la présidence de la République de François Mitterrand en 1981, elle occupe divers postes au ministère du Travail et des Affaires sociales, dans les cabinets de Jean Auroux (elle y rédige les lois Auroux) et de Pierre Bérégovoy. En 1984, elle instruit notamment la politique française "pro-amiante" auprès du CPA, représentée par son adjoint direct, Jean-Luc Pasquier qui attestera devant les juges des choix faits par sa hiérarchie.

Suite à la victoire de la droite aux élections législatives de 1986, elle est nommée maître des requêtes au tour extérieur au Conseil d'État. Entre 1989 et 1991, elle travaille chez Pechiney et devient la directrice adjointe de l'homme d'affaires Jean Gandois. À ce poste, elle participe à l'ouverture d'une usine à Dunkerque et de la fermeture de l'usine d'aluminium de Noguères (Pyrénées-Atlantiques).

En 1991, nommée ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle par Édith Cresson, elle est reconduite à ce poste par Pierre Bérégovoy jusque mars 1993. Selon le témoignage de Jean-Luc Pasquier, elle défend le concept d'"usage contrôlé" de l'amiante, là où tous les membres de la Communauté économique européenne voulaient interdire purement et simplement ce produit, bloquant le décret européen d'interdiction de l'amiante.

Après la victoire de la droite aux élections législatives de 1993, elle crée la Fondation Agir contre l'exclusion (FACE) avant que Pierre Mauroy la nomme, en 1995, première adjointe à la mairie de Lille pour lui permettre de s'implanter dans le département du Nord.

Lionel Jospin, qui est élu par les militants socialistes comme candidat à l'élection présidentielle de 1995, la choisit comme porte-parole de sa campagne présidentielle. Défait, l'ex-candidat est élu premier secrétaire du parti, et propose à Martine Aubry la place de numéro deux, qu'elle refuse.

Ayant de bonnes relations avec une partie du patronat (en particulier avec Jean Gandois, son ancien patron chez Pechiney), tout comme avec le Parti communiste, elle s'entend cependant assez mal avec les syndicats, en particulier avec l'ancienne secrétaire générale de la CFDT, Nicole Notat.

Décrite comme dure et exigeante, elle explique : « Je dis les choses en face, je ne suis pas faux-cul. Mais je crois être bien moins dure que beaucoup de gens en politique. Je suis même peut-être trop sensible ».

Elle contribue à la victoire de la gauche plurielle en 1997, en gagnant un siège de député du Nord ; Lionel Jospin la nomme alors numéro deux du gouvernement. En tant que ministre de l'Emploi et de la Solidarité, elle met en place la principale promesse du Premier ministre : la lutte contre le chômage avec la création d'emplois en mettant en œuvre plusieurs dispositifs publics et notamment les 35 heures. Cette mesure, décriée par la droite et le patronat, est très débattue, et entraîne la démission de son ancien patron Jean Gandois de la tête du CNPF.

Les effets de la politique de réduction du temps de travail restent débattus. Des estimations évaluent de 300 000 à 450 000 le nombre d'emplois créés, en deçà des 700 000 emplois visés par certains socialistes. Des études montrent une augmentation de la productivité horaire. Entre 1998 et 2001, la durée effective de travail est réduite d’environ 2,6 heures.

D'autres études mettent en avant un coût important pour les finances publiques. En outre, l’INSEE estime la création d’emplois à court terme à 350 000 emplois, dont 150 000 dûs aux allègements de charges. L'institut pose la « question de la pérennité de ces emplois » et montre que la loi a un impact négatif sur le pouvoir d'achat des travailleurs. Des études plus récentes montrent qu’à long terme, « compte tenu notamment du coût du financement allègements de charges et de la dynamique du SMIC horaire induite par l’instauration des garanties mensuelles minimales », les lois Aubry auraient détruit des emplois, « en dépit des importantes créations qui ont pu les accompagner sur la période 1998-2001 ».

La RTT a l'originalité de faire l'objet d'une nouvelle pratique de la législation avec une première loi, votée le 13 juin 1998, posant les principes et reposant sur le volontariat des partenaires sociaux, suivie d'une seconde loi applicable à tous au 1er janvier 2000, basée sur plus de cent mille accords d'entreprises et de branches.

Elle met aussi en place les emplois-jeunes en 1997, la loi de lutte contre les exclusions en 1998 et la couverture maladie universelle (CMU) en 2000. Elle sera la première à réussir à combler le fameux « trou » de la Sécurité sociale en 2000, avant de jeter les bases de l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) pour les personnes âgées dépendantes.

En 2000, elle fonde le club Réformer, groupe de réflexion politique avec Marylise Lebranchu, Jean Le Garrec, François Lamy, Adeline Hazan.

Le 18 octobre 2000, Martine Aubry démissionne du gouvernement, et est remplacée par Élisabeth Guigou. Dès lors, elle se consacre à la campagne des élections municipales à Lille. Après une campagne très active, elle est élue maire dans une triangulaire qui l'oppose à Christian Decocq (RPR-UDF-DL) et Philippe Bernard (FN). L'année suivante, l'ancien Premier ministre Pierre Mauroy, qui a conservé la présidence de la communauté urbaine après les élections municipales, annonce son souhait de la voir lui succéder lors du prochain renouvellement de la LMCU.

En 2002, beaucoup la voient Premier ministre en cas de victoire de Lionel Jospin à l'élection présidentielle. Mais ce dernier est éliminé dès le premier tour, et le 16 juin 2002, de nouveau candidate dans la 5e circonscription du Nord réputée imprenable par la droite, Martine Aubry est battue de 1 044 voix par le candidat UMP Sébastien Huyghe. Bien que réputée cuirassée (elle est surnommée la « dame de fer française »), son échec la fait fondre en larmes au soir du second tour, déclarant payer « pour ne pas avoir fait assez pour les gens à bas salaires ». Dès lors, elle reste relativement discrète au plan national, se consacrant uniquement à son mandat de maire.

Entre-temps, en tant que maire de Lille, elle modifie considérablement l'ambiance et l'image extérieure de la ville par l'opération « Lille 2004, capitale européenne de la culture », qui fait venir en un an, plus de 9 millions de visiteurs. Le 14 octobre 2006, elle lance « Lille 3000 », l'après-« Lille 2004 », qui pare sa ville pour trois mois aux couleurs de l'Inde, et propose au public plus de 300 manifestations culturelles : près d'un million de visiteurs sont accueillis à cette occasion.

En 2005, elle déçoit les fervents du club de football local, le LOSC, en persistant dans l'intention première (et unanimement partagée au départ) de maintenir le LOSC dans le Stade Grimonprez-Jooris, agrandi dans la zone classée de la citadelle de Lille. Le permis de construire qu'elle attribue est annulé en appel puis en cassation ; un projet de construction d'un nouveau grand stade dans la métropole lilloise est alors lancé par Lille Métropole Communauté urbaine.

Au cours des années 2002-2006, un nouveau partage de l'espace public entre piétons, voitures, et vélos vaut au maire une certaine chute de popularité, mais nombre de ses initiatives, comme le Projet de renouvellement urbain sur Lille Sud et Moulins ou Lille Ville de la Solidarité et Lille Plage, une plage solidaire qui est installée au cours de l'été 2006 au cœur des quartiers en difficultés de Lille ou encore Lille Neige (une patinoire de 600 m² à Lille Sud), sont saluées des habitants.

Longtemps soutenue par son prédecesseur Pierre Mauroy, le maire de Lille est affecté par une critique de celui-ci lors du bureau national du Parti socialiste le 21 mars 2006. Pour preuve de conciliation, Martine Aubry annonce qu'elle n'a pas l'intention d'être candidate aux élections législatives de 2007 dans une circonscription qui n'est pas lilloise comme c'est le cas pour la 5e. Elle envisage de se présenter dans la circonscription « lilloise » de l'hôtel de ville, la 2e, détenue depuis plus de trente ans par Bernard Derosier, qui après avoir annoncé un temps son intention de ne pas se représenter, décide de maintenir sa candidature.

Le 20 mars 2004, divorcée de Xavier Aubry dont elle garde toujours le nom, elle épouse en secondes noces l'avocat lillois Jean-Louis Brochen.

Le 16 mars 2008, Martine Aubry est réélue maire de Lille à l'issue du second tour des élections municipales face à son adversaire UMP Sébastien Huyghe avec un score de 66,56 %, mais dans un contexte de forte abstention (55,58 %). Elle réalise ainsi le score le plus élevé lors d'une élection municipale à Lille, grâce à une alliance avec les listes des Verts et du MoDem, ayant respectivement obtenu 11,58 et 7,79 % des voix au premier tour. C'est pourquoi elle offre à Jacques Richir, ex-chef de file UDF et grande figure de la droite lilloise, un poste d'adjoint.

Un mois plus tard, le 18 avril 2008, elle succède à Pierre Mauroy à la tête de Lille Métropole Communauté urbaine, forte d'un accord de majorité avec les groupes des Verts et du MoDem, ainsi que le groupe Métropole Passions Communes réunissant les élus de 41 petites communes de la métropole.

Militante socialiste depuis 1974, secrétaire nationale du Parti socialiste à partir de 2000, elle est chargée, en décembre 2004, avec Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang de préparer un projet politique en vue des échéances électorales de 2007.

Comme la plupart des dirigeants socialistes, elle se prononce en faveur de l'adoption du Traité constitutionnel européen, qui sera repoussé par référendum le 29 mai 2005 par 54,67 % de « non ».

Après sa réélection à Lille, elle est ouvertement sollicitée pour prendre la succession du premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande à l'issue du congrès de Reims prévu en novembre 2008. N'ayant pas fait acte de candidature comme Ségolène Royal ou Pierre Moscovici, elle est toutefois la première signataire d'une contribution intitulée "une vision pour espérer, une volonté pour transformer", cosignée par Pierre Mauroy, Jack Lang, Adeline Hazan, François Lamy, et soutenue par les fédérations du Nord et du Pas-de-Calais.

Lors du conseil national de synthèse du 23 septembre 2008, elle présente la motion intitulée "Changer à gauche pour changer la France" dont elle est la première signataire, texte sur lequel elle rassemble ses proches (Marylise Lebranchu, François Lamy, Adeline Hazan), les amis de Dominique Strauss-Kahn (Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Paul Huchon, Jean-Jacques Urvoas, Laurent Baumel), de Laurent Fabius (Claude Bartolone, Guillaume Bachelay) et d'Arnaud Montebourg (Christian Paul, Paul Alliés). On retrouve également des proches de Benoît Hamon comme David Lebon et Gwenegan Bui, deux anciens présidents du Mouvement des jeunes socialistes.

Lors du vote des militants du 6 novembre 2008, cette motion recueille 24,32 % des voix et occupe la troisième place, juste derrière la motion de Bertrand Delanoë (25,24 %) et celle de Ségolène Royal (29,08 %). Le 15 novembre, après que le congrès de Reims n'a pas réussi à dégager de synthèse, Martine Aubry annonce sa candidature au poste de premier secrétaire.

Le 20 novembre 2008, lors du premier tour de l'élection du premier secrétaire du Parti socialiste, elle se qualifie pour le second tour avec 34,5 % des votes des militants socialistes, derrière Ségolène Royal (42,9 %) mais devant Benoît Hamon (22,6 %), qui appelle aussitôt à voter « massivement » pour elle.

Le lendemain, le 21 novembre 2008, selon des résultats encore non validés par le conseil national du parti, Martine Aubry arrive en tête du vote de second tour pour le poste de premier secrétaire, en l'emportant face à Ségolène Royal d'une très courte avance de 42 voix, soit 50,02 % contre 49,98 %. Ces résultats sont immédiatement contestés par les partisans de Ségolène Royal, qui exigent un nouveau vote.

Finalement, c'est avec un écart de 102 voix que Martine Aubry est élue premier secrétaire du Parti socialiste avec 67 451 voix contre 67 349 pour Ségolène Royal, soit 50,04 % pour 49,96 %.

Quelques jours après sa victoire, elle met en place son secrétariat national. Comme annoncé durant sa campagne, l'organisation de ce secrétariat est répartie en fonction des ministères existants dans le gouvernement Fillon II.

Suite à son élection, Martine Aubry connaît une spectaculaire hausse de popularité, gagnant 11 points dans le baromètre TNS Sofres pour Le Figaro Magazine et 9 points dans le « tableau de bord Ifop - Paris Match », atteignant 67 % d'opinions favorables, et devançant très largement la côte de popularité de Ségolène Royal (de 41 % en février 2009).

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Pierre Moscovici

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Pierre Moscovici, né le 16 septembre 1957 à Paris, est un homme politique français, membre du Parti socialiste, réélu député du Doubs le 17 juin 2007.

Pierre Moscovici est le fils du psychologue social Serge Moscovici et de la psychanalyste Marie Bromberg-Moscovici. Il est titulaire d’un DEA de sciences économiques, d’un DEA de philosophie, élève de l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po) et ancien élève de l’ÉNA (promotion Louise Michel) où il fut l’élève de Dominique Strauss-Kahn. Il était d'ailleurs président de l'association À gauche, en Europe fondée par ce dernier et Michel Rocard.

Il quitte la LCR d’Alain Krivine en 1984 pour le PS. En 1986, il est secrétaire du « groupe des experts » constitué par Claude Allègre. Il devient en 1988 chargé de mission au cabinet de Lionel Jospin à l’Éducation nationale, Claude Allègre étant conseiller spécial du même cabinet.

En 1990, il entre au Commissariat général du Plan et devient bientôt chargé de mission auprès du commissaire, Jean-Baptiste de Foucauld (président du club « Échanges et Projets »). En 1991, il publie avec François Hollande (secrétaire général des clubs « Témoins ») L’Heure des choix, un réquisitoire contre la politique économique de Pierre Bérégovoy. Il devient le plus jeune secrétaire national du PS en 1990. En 1992, il devient trésorier du PS.

Pierre Moscovici devient député européen lors des élections européennes du 12 juin 1994, poste dont il démissionne le 5 juin 1997 pour devenir député à l'assemblée nationale. À la fin du second mandat de François Mitterrand, il se prononce pour un bilan critique du mitterrandisme. Il est d'ailleurs le premier socialiste à réagir lors de la parution du livre de Pierre Péan, sur la jeunesse de François Mitterrand et déclare, à propos des relations de l'ancien président avec René Bousquet : « Ce qui me choque c’est qu’il ait pu frayer avec quelqu’un qui a été un outil de l’antisémitisme d’État et un complice de la solution finale du Reich. On ne peut pas tolérer d’être tolérant envers le mal et, pour moi, René Bousquet c’était le mal absolu ». En octobre 1995, Lionel Jospin en fait son secrétaire national du PS, chargé des études et du projet. Il est alors un fidèle de Lionel Jospin.

Il a une réputation certaine de « germanopratin » (pilier du quartier littéraire parisien, Saint-Germain-des-Prés), habitant le 6e arrondissement de Paris et fréquentant beaucoup le célèbre café de Flore.

Pierre Moscovici est élu député du Doubs aux élections législatives de 1997, pour lesquelles il a été un des auteurs du programme socialiste. Cependant, il devient immédiatement ministre délégué aux affaires européennes dans le gouvernement de Lionel Jospin, y restant en poste cinq ans, et n'exerce donc pas la fonction de député. Durant cette période, il doit notamment préparer la présidence française de l'Union européenne en période de cohabitation, alors que les affaires étrangères sont un domaine de compétence partagé avec le président de la République Jacques Chirac. C'est au cours de cette présidence (premier semestre 2001) qu'est négocié le traité de Nice. Il sera ensuite l'un des négociateurs français du traité constitutionnel européen.

Il est battu aux élections législatives françaises de 2002, un an après avoir subi un rude échec aux élections municipales à Montbéliard. Lors des élections européennes du 13 juin 2004, il redevient député européen, poste dont il démissionne le 25 juin 2007 pour devenir député à l'assemblée nationale. Il devient un des vice-présidents du Parlement européen.

Au cours de la campagne interne pour la désignation du candidat socialiste fin 2006, pour l'élection présidentielle du printemps 2007, il soutient activement Dominique Strauss-Kahn.

Après l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007, il retrouve son siège de député. Il devient alors président de la commission d'enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares prisonnières en Libye. Il demande notamment à Cécilia Sarkozy de venir s'expliquer de son rôle dans cette affaire.

Après le départ de Dominique Strauss-Kahn au Fonds monétaire international, Pierre Moscovici devient l'un des principaux animateurs du courant social-démocrate dont l'ancien ministre de l'Économie était le représentant au sein du PS. Cependant, Pierre Moscovici se distingue alors de la stratégie de Jean-Christophe Cambadélis, autre animateur de ce courant. Ce dernier cherche à nouer des alliances avec d'autres courants du PS en vue du congrès de 2008 pour éviter que ce congrès désigne un éventuel présidentiable en 2012.

En effet, en 2007, Pierre Moscovici annonce qu'il pourrait lui-même briguer la succession de François Hollande au poste de premier secrétaire du Parti socialiste lors de son prochain congrès, prévu en novembre 2008. Dans ce cas, il renoncerait à une éventuelle candidature à l'élection présidentielle en 2012. Le 18 mai 2008, il est désigné par le courant Socialisme et démocratie pour être le premier signataire d'une contribution présentée dans la perspective du Congrès.

Il est élu président de la communauté d'agglomération du Pays de Montbéliard en 2008 après les élections municipales.

En 2008, il présente sa candidature au 1er Secrétariat du PS – dont l'élection est prévue mi-novembre 2008 au Congrès de Reims – dans son « Appel du 18 mai » avec l'objectif d'animer un travail collectif pour rénover le parti, et préparer le programme qui pourra servir de tronc commun à toute la gauche et présenter l'Alternative crédible pour 2012. Si élu, il s'est engagé à s'exclure de la course présidentielle de 2012. Des primaires élargies pour élire le/la Présidentiable seraient organisées en 2011. Il est le premier signataire de la contribution "Besoin de gauche", qui rassemble Socialisme et Démocratie et Rénover Maintenant d'Arnaud Montebourg.

Lors de l'université d'été du PS à la Rochelle, le dernier week-end d'août, alors qu'il mise sur le ralliement de Martine Aubry notamment, il s'estime trahi par celle-ci et par Jean-Christophe Cambadélis, ceux-ci s'alliant à Laurent Fabius et souhaitant voir l'ancienne ministre prendre la tête du PS. Il choisit de s'allier à des « barons locaux », le maire de Lyon, Gérard Colomb, Jean-Noël Guérini, chef du PS dans les Bouches-du-Rhône et Manuel Valls, député-maire d'Évry (91).

Début septembre 2008, il se déclare « post-strausskahnien ». Fin septembre 2008, lors du dépôt des motions, les "barons locaux" de la Ligne Claire ayant décidé de rejoindre Ségolène Royal, Jean-Christophe Cambadélis et Arnaud Montebourg se déclarant soutenir la motion de Martine Aubry, il annonce au dernier instant qu'il rejoint Bertrand Delanoë. Après le congrès de Reims, suite au forfait de Delanoe, il ne donna pas de consigne de vote, ni envers Martine Aubry ni envers Ségolène Royal.

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Dominique Strauss-Kahn

Dominique Strauss-Kahn au meeting socialiste organisé au Zénith, le 29 mai 2007.

Dominique Strauss-Kahn (dit DSK), né le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est un économiste et un homme politique français, membre du Parti socialiste (PS).

Le 28 septembre 2007, il est nommé pour cinq ans au poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI).

Il est le fils de Gilbert Strauss-Kahn et de Jacqueline Fellus d'origine Tunisienne. Issu d'une famille juive, il grandit à Agadir au Maroc, où il arrive en 1955. Il quitte le Maroc définitivement à la suite du tremblement de terre d'Agadir de 1960 , pour Monaco, puis Paris, où il entre au lycée Carnot. Il étudie ensuite à HEC et à l'Institut d'études politiques de Paris. Il est licencié en droit public, docteur en sciences économiques et professeur agrégé de sciences économiques. Il devient professeur d'économie à l'université de Nancy 2 (1977-1980) puis à l'université de Nanterre (à partir de 1981) et à l'École nationale d'administration. Après un passage comme professeur à HEC, il a aussi enseigné la microéconomie et la macroéconomie à l'Institut d'études politiques de Paris. Il a également enseigné à l'université de Stanford aux Etats-Unis où il est professeur invité.

En 1971, il travaille au Centre de recherche sur l’épargne, où il se lie d’amitié avec Denis Kessler (futur vice-président du MEDEF et à l'époque membre de l'extrême gauche). Ce dernier devient son assistant à Nanterre et ils écrivent ensemble, en 1982, L’Épargne et la retraite.

Après un court passage au CERES de Jean-Pierre Chevènement au milieu des années 1970, il lie son destin à celui de Lionel Jospin. Ministrable en 1981, il choisit de servir le nouveau premier secrétaire du PS.

Il est professeur d'économie à Nancy-II puis à Paris X (1978-1982), et dans le même temps consultant de l'ONU.

En 1982, il entre au Commissariat au plan, dont il devient commissaire-adjoint et chef du service financement.

En 1986, il est élu pour la première fois député de Haute-Savoie et réélu en 1988, mais dans le Val-d'Oise cette fois-ci. Il devient alors président de la Commission des finances. C'est à cette époque qu'il rencontre Paul Hermelin (futur directeur de cabinet à l’Industrie en 1991). Il est secrétaire national du PS, chargé des études et du programme (1986-1988), puis de l'économie et des finances (1988-1989) et professeur d'économie à Paris X-Nanterre (1986-1991). En 1991, François Mitterrand le nomme ministre délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernement d'Édith Cresson. Il conserve ce poste dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, jusqu'aux élections législatives de 1993.

Les élections d'avril 1993 sont une grave défaite pour le Parti Socialiste, il perd son mandat de député, obtenant 48,78 % des voix obtenus au second tour contre Pierre Lellouche (51,21 %), dans la circonscription de Sarcelles et Garges-les-Gonesse.

En 1993, Michel Rocard décide de relancer le « groupe des experts du PS », créé par Claude Allègre, et lui en confie la présidence.

À la différence de nombre de députés désormais privés de mandat mais issus de la fonction publique (et pouvant y retourner), l'ancien ministre socialiste crée alors le cabinet DSK Consultants et exercera quelques temps le métier d'avocat d'affaires.

Il participe également au lancement du « Cercle de l’Industrie », créé en 1994, par Raymond Lévy, alors PDG de Renault. Il s'agit d'un cercle spécialisé dans la défense de l'industrie française à Bruxelles, dont il devient le vice-président et où il côtoie notamment des industriels comme Louis Schweitzer, ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius et futur PDG de Renault, et Vincent Bolloré.

Élu maire de Sarcelles en juin 1995, il crée des emplois jeunes ou les zones franches, en vue de permettre un développement de l'emploi. C'est à partir de cette expérience, qu'il nourrira notamment le programme économique du Parti socialiste de Lionel Jospin, en remettant aussi au goût du jour l'idée portée par les syndicats CFDT et CGT de la réduction de la durée légale du travail à 35 heures.

Deux fois divorcé, il épouse en troisièmes noces Anne Sinclair, alors journaliste à TF1 et présentant l'émission politique dominicale Sept sur sept, et divorcée du journaliste Ivan Levaï. Elle renonce à son magazine hebdomadaire lorsque Dominique Strauss-Kahn est nommé ministre de l'Économie et des Finances, suite à la victoire de la gauche aux élections législatives de 1997. Il cède son mandat de maire à François Pupponi.

En 1997, Lionel Jospin, nouveau Premier ministre, le nomme ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie et Dominique Strauss-Kahn devient une pièce maîtresse du gouvernement. Les bons résultats de l'économie française, le retour de la croissance (forte en France à la fin du XXe siècle) et la baisse du chômage (avec environ 300 000 créations d’emplois dans le secteur marchand, l'année 1998 a été la meilleure pour l’emploi depuis 1969), font que Dominique Strauss-Kahn devient un poids lourd du gouvernement et du parti socialiste.

Cette position centrale au sein du gouvernement lui vaut d'être le chef de file des socialistes aux élections régionales de 1998 en Île-de-France, que la gauche remporte. Cependant, au cours de la campagne, affirmant ne pas vouloir troquer son mandat ministériel contre l'exécutif régional, c'est Jean-Paul Huchon qui est mis en avant et qui devient président du conseil régional.

Alors qu'il était à l'origine du programme économique du PS qui prévoyait la mise en place des 35 heures et des emplois jeunes, c'est à sa collègue, Martine Aubry, que Lionel Jospin confiera la mise en route de ce dispositif auquel elle était initialement hostile. Il exprimera toutefois quelques réserves sur la méthode de mise en place des 35 heures.

Dominique Strauss-Kahn réussit à imposer une baisse de la TVA sur les travaux de rénovation dans le bâtiment, ramenée à 5,5 %, afin de relancer l'activité du secteur ; la conjoncture favorable en Europe permet un redressement partiel des comptes budgétaires (déficit au-delà de 3% sous le gouvernement Alain Juppé) et permet à la France de rejoindre la zone euro.

Bien que le programme économique du Parti Socialiste dont il avait la charge y fût opposé, la France a dû, au tournant des années 1990-2000, se mettre en conformité avec les règlements adoptés par la Commission, le Conseil et le Parlement européens en matière de concurrence. Au cœur de cette période, au titre du Ministère des Finance et de l'industrie, Dominique Strauss-Kahn, comme tous ses prédécesseurs et ses successeurs à la tête de son ministère a eu à superviser des ouvertures du capital engagées de longue date comme celle de France Telecom, ou certaines privatisations d'entreprises publiques qui n'avaient selon lui plus vocation à rester dans le giron de l'État, après que celui-ci les eut remises sur pied au cours des seize années passées, depuis la vague de nationalisation de 1982. Ses détracteurs, dans la gauche antilibérale et dans son propre parti, lui reprocheront la responsabilités de « privatisations massives ». Il abroge la loi Thomas sur les fonds de pension et pose les fondements du Conseil d'orientation des retraites (COR), lequel verra le jour en 2000 alors qu'il aura quitté le gouvernement.

Dominique Strauss-Kahn tente d'organiser son influence au sein de son parti, mais s'il réussit à fédérer jospiniens et rocardiens au sein d'un courant politique dénommé Socialisme et démocratie, il peine, dans un premier temps, à transformer l'attraction qu'il exerce en réseau militant efficace et structuré, lui préférant les réseaux informels.

Alors en plein élan, Dominique Strauss-Kahn fait l'objet d'une campagne médiatique visant à mettre en cause son rôle en tant que consultant, à une époque où il n'exerçait aucun mandat exécutif ni parlementaire national, dans des affaires judiciaires liées à l'exercice de la profession d'avocat (affaire de la Générale des Eaux, affaire de la MNEF et affaire Elf) entre 1993 et 1995.

Pour pouvoir se défendre et ne pas porter atteinte au gouvernement Jospin, il choisit de démissionner de son poste ministériel en novembre 1999. Après deux ans d'instruction, il sera finalement mis hors de cause par la justice, qui prononcera un non-lieu en novembre 2001. Il se représente lors d'une élection législative partielle et est largement réélu dans sa circonscription du Val-d'Oise.

Il sera remplacé au Ministère des finances et de l'Industrie par Christian Sautter (du 2 novembre 1999 au 27 mars 2000) puis par Laurent Fabius, ancien premier ministre, qui du 27 mars 2000 au lendemain de la défaite de Lionel Jospin dès le premier tour de la présidentielles du 21 avril 2002 mettra en veille les réformes structurelles entamées par ses prédécesseurs au ministère des finances, et infléchira la politique économique du gouvernement socialiste, dans un sens plus social-libéral, procédant notamment à des réductions d'impôts.

Alors que Jacques Chirac remporte l'élection présidentielle et que l'UMP dispose d'une majorité à l'Assemblée nationale, Dominique Strauss-Kahn est réélu député le 16 juin 2002, pour la législature (2002-2007), dans la 8e circonscription du Val-d'Oise. Mais il choisit de ne pas prendre part à la nouvelle direction du PS au congrès de 2003. Il est secrétaire national du PS (2002-2003), membre du bureau national du PS (2003-2005) ; secrétaire national du PS, chargé des élus (novembre 2005-juin 2007).

À la fin de l'année 2004, il réintègre la direction du Parti socialiste en étant chargé, avec Martine Aubry et Jack Lang, du projet socialiste pour 2007.

En parallèle, il cofonde le club de réflexion À gauche en Europe avec Michel Rocard et dont Marisol Touraine est aujourd'hui la présidente.

Il préside également avec Jean-Christophe Cambadélis le courant Socialisme et démocratie dans le Parti socialiste.

Dominique Strauss-Kahn anime un des premiers blogs d'homme politique national ; il fait figure de référence (et l'un des plus visités) en la matière dans le monde politique, avec celui d’Alain Juppé.

En mai 2005, il sort un DVD en faveur du « oui » au projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe. Dominique Strauss-Kahn s'investit de manière soutenue pour imposer le « oui de gauche ». À l'issue d'une campagne particulièrement animée, le « non » l'emporte en France à plus de 54%.

En 2006, le Parti socialiste organise des élections primaires pour choisir un candidat à l'élection présidentielle française de 2007. Dominique Strauss-Kahn se présente contre Laurent Fabius et Ségolène Royal. Il représente la sensibilité sociale-démocrate, et compte, parmi ses proches en politique, sur le soutien d'une équipe regroupant Pierre Moscovici, Jean-Christophe Cambadélis, Michel Destot, Catherine Trautmann, Alain Richard, Claude Évin, Jean-Paul Huchon, etc. Il bénéficie également du soutien de Michel Rocard et de Robert Badinter. Il est également soutenu par Socialisme et démocratie jeunes, la branche « jeunesse » de son courant également présente mais minoritaire (15 à 20 %) au sein du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) ; la présence de ces jeunes socialistes à ses côtés lui a été bénéfique, puisque dans les départements où ils sont présents, le score de DSK a presque toujours été supérieur à la moyenne nationale. Le 16 novembre 2006, il termine deuxième du vote des militants, avec 20,83 % des voix, contre 60,60 % pour Ségolène Royal.

Dès les résultats parus, Dominique Strauss-Kahn appelle à une rénovation du PS, vers une voie sociale-démocrate, à l'image du tournant pris par beaucoup de partis socialistes européens.

Aux élections législatives de 2007, il remet son mandat de député en jeu, notamment face à Jean-Michel Cadiot (UDF-MoDem) et Sylvie Noachovitch (UMP) dans la huitième circonscription du Val d'Oise (Arnouville-lès-Gonesse, Bonneuil-en-France, Garges-lès-Gonesse, Sarcelles (canton Nord-Est), Villiers-le-Bel). En 2001 et 2002, l'ancien ministre PS y avait été mis en ballottage par Sophie Jacquest, qui se présentait sous l'étiquette UDF et avait obtenu un score de 45% au second tour.

Il est arrivé deuxième au 1er tour de l'élection législative de 2007, devancé de 90 voix par Sylvie Noachovitch (UMP), mais est élu au second tour avec 55,5 % des voix, obtenant ainsi son meilleur score dans cette circonscription.

Proposé par Jean-Claude Juncker et Romano Prodi, et finalement soutenu par la France et Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn est durant l'été 2007, le candidat de la France puis de l'Union européenne, pour briguer la direction générale du Fonds monétaire international. Ce soutien européen provoque le renoncement de Marek Belka, candidat soutenu par la Pologne.

Après une tournée mondiale des principales capitales, les États-Unis, la Chine et une importante majorité des pays d'Afrique lui donnent leur soutien, tandis que la Russie tente de contrer cette candidature en proposant Josef Tošovský, ancien Premier ministre tchèque, à ce poste. De même, les pays émergents, à travers une déclaration du G24, demandent à ce que soit revue la règle tacite de la nomination d'un Européen à la tête du FMI et le Financial Times dénonce vertement dans son éditorial du 28 août 2007 une tradition qui n'a plus lieu d'être.

En France, la candidature de Dominique Strauss-Kahn est également analysée dans la perspective de la stratégie d'ouverture politique du président Nicolas Sarkozy, et la question de son avenir sur la scène politique nationale a été posée.

Le 28 septembre 2007, Dominique Strauss-Kahn est nommé à la tête de l'organisation mondiale. Il prend ses fonctions le 1er novembre 2007. Entre temps il a démissionné de son poste de député du Val-d'Oise, le 19 octobre 2007.

Selon le journal L'Express, la rémunération annuelle de Dominique Strauss-Kahn en tant que directeur général du Fonds monétaire international, à Washington, est de 420 930 $ (nets d'impôt), soit 267 400 € auxquels s'ajoute une allocation de frais de 75 350 $, soit 47 800 € (total : 315 200 €).

Dominique Strauss Kahn a annoncé le 17 mai 2008, lors d'un dîner avec ses proches, qu'il envisage d'être candidat à l'élection présidentielle de 2012 et qu'il s'y préparait.

Le 18 octobre 2008, le Wall Street Journal révèle qu'une enquête interne a été ouverte au FMI pour savoir si Dominique Strauss-Kahn a fait preuve de favoritisme au sein de l'organisation. Le FMI suspecte dans cette affaire un éventuel abus de pouvoir de DSK en faveur de sa maîtresse, Nagy Piroska, ancienne responsable du département Afrique du Fonds. Dominique Strauss-Kahn a présenté publiquement ses excuses à son épouse Anne Sinclair, ainsi qu’au personnel du Fonds monétaire international (FMI) pour avoir fait « une erreur de jugement » en ayant une liaison avec une subordonnée, mais a nié tout abus de pouvoir.

Le 21 octobre, le Wall Street Journal précise que le FMI s'interroge, de plus, sur l'influence qu'aurait pu avoir Dominique Strauss-Kahn lors du recrutement d'une stagiaire dans le département de recherche du fonds.

Le même jour, le FMI dément tout favoritisme de Dominique Strauss-Kahn dans l'octroi d'un stage à une Française.

Le 22 octobre, Dominique Strauss-Kahn a mandaté son avocat afin de poursuivre judiciairement ceux qui relaieraient des « rumeurs malveillantes » dont il fait l'objet.

Le 25 octobre, le FMI publie un communiqué disculpant Dominique Strauss-Kahn à l'issue de l'enquête diligentée. Toutefois, le doyen du conseil d'administration souligne que DSK a commis des actes « regrettables et reflétant une grave erreur de jugement  ».

Son conseiller personnel dans cette crise médiatique, est Ramzy Khiroun (d'Euro RSCG), qui est aussi « depuis fin 2007, attaché de presse et porte-parole d'Arnaud Lagardère » selon le Canard enchaîné.

Pour Dominique Strauss-Kahn, la mondialisation n'est pas une malédiction. Elle est une chance. Seulement, il faut se donner les moyens de rester en tête en matière d'innovation et de créativité, pour permettre de garantir à tous les Français un niveau de vie élevé.

Dominique Strauss-Kahn assume le fait que la mise en place de telles actions suppose un certain niveau de fiscalité, ainsi qu’une économie en croissance. Pour lui, l’État doit donc mener une politique de relance à court terme, et l'investissement dans la haute valeur ajoutée à long terme.

Pour expliquer les difficultés actuelles de l'économie française, il souligne qu'il s'agit en partie d'une crise de l'offre, notamment le fait que l'économie française est spécialisée sur des secteurs de moins en moins protégés de la concurrence des pays en développement. Le remède passe donc en particulier par un investissement massif dans les nouvelles technologies et l'éducation.

DSK ne fait pas de la propriété publique de certaines entreprises un principe, bien au contraire. Ayant privatisé nombre d'entreprises lors de son passage au gouvernement Jospin, il a envisagé dans La Flamme et la cendre (2002) l'ouverture de capital d'EDF pour permettre des partenariats industriels. Il s'est depuis opposé à la privatisation d'EDF et de GDF en estimant qu'elles ne s'inséraient pas dans des schémas industriels, mais considère qu'en l'état des finances publiques, la renationalisation d'EDF ne doit pas constituer une priorité d'un futur gouvernement socialiste.

À l'image de sa pensée sur la mondialisation, Dominique Strauss-Kahn voit en l'Europe une chance, et non un handicap. Elle doit permettre de défendre les Européens et donc les Français. Il s'est prononcé en faveur du « oui » au traité établissant une constitution pour l'UE. Toutefois, il a tenu compte du choix des Français et entend leur proposer de nouvelles solutions.

Dominique Strauss-Kahn estime que le pacte de stabilité doit être réformé afin de limiter les politiques budgétaires contracycliques. Le mandat de la Banque centrale européenne doit être élargi pour mieux prendre en compte les objectifs de croissance et d'emploi. Il s'agit de mettre en place un mélange de politiques (policy mix) budgétaire et monétaire plus efficace. Il souhaite l'augmentation du budget européen, pour conduire une véritable politique industrielle européenne et financer l'innovation. les règles communautaires en matière de concurrence devraient être repensées.

Il pense par ailleurs que l’Europe doit aller jusqu’à inclure l’ensemble du bassin méditerranéen, notamment la Turquie, le Maghreb et Israël. C'est en facilitant le développement du bassin méditerranéen qu'il sera notamment possible d'apporter des solutions aux problèmes liés à l'immigration.

Il s'est positionné en faveur d'une refonte profonde du système universitaire. Celle-ci doit s'accompagner d'une augmentation très significative des moyens consacrés à l'enseignement supérieur. Constatant que le pourcentage d'une classe d'âge diplômé du supérieur est de 30 % en France contre 80 % en Corée du Sud ou en Suède et de 50 % aux États-Unis, Dominique Strauss-Kahn insiste avec force sur l'ampleur des changements à entreprendre.

Dominique Strauss-Kahn est un soutien de l'Initiative de Genève, plan de paix alternatif prévoyant la création d'un Etat palestinien au côté d'Israël.

Lors du conflit israélo-libanais de 2006, DSK a fait l’analyse que si Israël était effectivement agressé à partir du Liban, le rôle particulier du Hezbollah au sein de la société libanaise et son intérêt à maintenir la tension internationale ne devaient pas être négligé, non plus que son contrôle par l’Iran et par la Syrie. Il a donc préconisé l’instauration d’un cessez-le-feu, sur la base pour le Liban de la libération des otages détenus par le Hezbollah et du désarmement des milices et pour Israël d’une retenue quant à ses actes militaires. Il estimait que ce message devait être transmis aux « différentes parties prenantes », visant ainsi les États soutenant le Hezbollah.

Il a cependant refusé de séparer cette analyse de celle du conflit israélo-palestinien. Dans ce cadre, il enjoignait à Israël de cesser son action militaire au sein de la bande de Gaza et au Hamas de reprendre le processus politique de reconnaissance d’Israël et de négociation pacifique.

À terme, DSK estime que l’établissement d’une paix durable au Proche-Orient doit sans doute être envisagé dans la perspective de son inclusion au sein de l’Europe, processus politique capable d’apporter la stabilité politique et le développement économique nécessaires à cette région.

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Jack Lang

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Jack Lang est un homme politique français, né le 2 septembre 1939, à Mirecourt, dans les Vosges.

Issu d'une famille de Nancy, Jack Lang a été très tôt attiré par la scène théâtrale. C'est du reste dans sa troupe de théâtre qu'il fait connaissance de son épouse Monique Buczynski. Il présida également le festival de théâtre de Nancy de 1963 à 1977.

Ancien élève de Institut d'études politiques de Paris, il est docteur et agrégé de droit public et sciences politiques.

Il est élu le 16 janvier 2008, président de l’Institut mémoires de l'édition contemporaine (IMEC).

Étudiant en droit à Nancy en parallèle de Sciences Po Paris, et passionné de théâtre, Jack Lang crée en 1963 le festival de théâtre universitaire de Nancy, qu'il préside jusqu'en 1977. La première année, il interprète le rôle-titre de Caligula. Mais rapidement, l'évènement dépasse la sphère artistique lorraine, pour acquérir une réputation nationale et mondiale, qui accueille notamment Roland Grünberg, le Bread and Puppet Theatre et Bob Wilson.

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris en 1961, il obtient le doctorat en droit en 1967 à l'université de Nancy. En 1971, il est nommé maître de conférences à l'université de Nancy par le concours d'agrégation de droit public et sciences politiques, puis professeur de droit international en 1976 et doyen de l'unité d'enseignement et de recherche de sciences juridiques et économiques de l'université de Nancy en 1977. En 1972, il est appelé par le président Georges Pompidou à la direction du théâtre de Chaillot. Écarté en juillet 1974 par le nouveau secrétaire d'État à la culture, Michel Guy, au prix d'un scandale médiatique, Jack Lang s'engage aux côtés de François Mitterrand, le faisant profiter de son carnet d'adresses international. Il entre au Parti socialiste en 1977, et devient secrétaire national à la culture en 1979. Élu en 1977 conseiller municipal du 3e arrondissement de Paris, il milite contre le réaménagement des Halles de Paris.

Il est révélé au grand public en 1981 quand il est nommé ministre de la Culture, poste qu'il occupera pendant dix ans sous tous les gouvernements socialistes des deux septennats de François Mitterrand. C'est à ce poste qu'il institutionnalise en 1982 la Fête de la Musique qui existait auparavant sous forme associative. Cette fête populaire, qui est l'occasion de concerts de rue gratuits et de manifestations culturelles, connut rapidement un grand succès en France au point que de nombreux pays en reprirent l'idée. De même, en 1984 avec les Journées nationales du patrimoine (actuelles journées européennes du patrimoine).

Pendant les années d'alternance (1986-1988 et 1993-1995), il retrouve son poste de professeur de droit à l'Université de Paris X Nanterre. En 1988, Lang revendique un grand ministère « de la Beauté et de l'Intelligence ».

Parallèlement à sa carrière ministérielle, il est conseiller municipal et conseiller de Paris de 1983 à 1989, puis à partir de 1986 il s'implante en Loir-et-Cher et en devient député (réélu en 1988, 1993 et 1997) et maire de Blois de 1989 à 2000, date à laquelle il abandonne son poste de maire à son adjoint, Bernard Valette. Il ambitionne alors ouvertement de se présenter à la mairie de Paris, puissant bastion de la droite, mais les socialistes lui préfèrent finalement le candidat local Bertrand Delanoë.

Candidat lors des primaires du Parti socialiste, il doit finalement se retirer sous les critiques de certains socialistes, le rocardien Manuel Valls et une vingtaine de premiers secrétaires fédéraux ayant mené une campagne interne contre lui sous le thème de « Lang ? Jamais ». Daniel Vaillant renchérit en le traitant de « déshonneur de la gauche ». Lang qualifie alors Lionel Jospin de « loser », lequel s'oppose à l'entrée de Jack Lang au gouvernement en 1997, après la victoire de la gauche aux législatives. D'après Valeurs actuelles, Jospin a toujours été exaspéré par Lang, sa futilité, ses approximations, sa grandiloquence, son côté « paillettes », son amour des « love Parade » et des grands travaux, sa soif de gloire, d'honneurs et d'argent.

En avril 1992, Pierre Bérégovoy lui confie le ministère de l'Éducation nationale en plus de celui de la Culture. Arrivé en pleine période de contestation étudiante et lycéenne, il commence pour « épurer l'atmosphère » par suspendre le projet de réforme universitaire de son prédécesseur, Lionel Jospin. Il assouplit le projet de réforme pédagogique des lycées et proposé de faire appel à des appelés du contingent pour lutter contre la violence à l'école. Il reprend aussi les négociations et réussit à trouver un accord avec le père Max Cloupet, alors secrétaire général de l'enseignement catholique, permettant le règlement d'une partie du contentieux sur le paiement de la contribution de l'État aux dépenses de fonctionnement des écoles privées. Il fait aussi retapisser l'antichambre du bureau du ministre de l'Éducation nationale avec un superbe papier peint signé Alechinsky, mais préfère le magnifique bureau d'André Malraux, place Valois.

En mars 2000, suite au large remaniement ministériel qui voit le retour des « éléphants » du PS au gouvernement, il succède à Claude Allègre comme ministre de l'Éducation nationale. Le Premier ministre Lionel Jospin le nomme pour son côté consensuel et sa popularité auprès des jeunes, en cette période préélectorale, afin de calmer les esprits : « C’est la hantise de tout ministre d’avoir les lycéens dans la rue », raconte-t-il, nommé à deux reprises (1992-1993 ; 2000-2002) pour pacifier le monde éducatif, calmer les syndicats et les représentants des parents d'élèves. Il est d'autant plus disponible, qu'il renonce à solliciter l'investiture socialiste pour les élections municipales de la capitale.

Durant les deux années de son ministère, il fait en sorte de calmer le « mammouth », comme l'appelait son prédécesseur. Il réforme légèrement le baccalauréat et relance le recrutement d'enseignants, en panne depuis 1997.

Battu aux municipales de 2001 par l'UDF Nicolas Perruchot, en vue des législatives de 2002, il quitte définitivement Blois, et réussit son « parachutage » dans le Pas-de-Calais. Il devient député dans la 6e circonscription du Pas-de-Calais (Boulogne Nord-Calais ouest), circonscription très populaire, qui compte l'un des taux les plus importants de bénéficiaires du RMI en France.

En 2002, après l'échec de Lionel Jospin, il considère qu'il faut réconcilier les hommes politiques avec les Français en étant d'accord, par exemple, sur le principe d'une émission de télé-réalité où des politiques partageront l'existence de Français moyens. Il est vigoureusement pris à partie par les intermittents du spectacle qui lui reprochent de récupérer leur mouvement.

En 2004, il est nommé porte-parole national de la campagne du PS pour les régionales et les cantonales. À la fin de l'année, il réintègre la direction du Parti socialiste, en étant chargé, avec Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, du projet socialiste pour 2007. Selon la Sofres, entre 1987 et 2005, sa cote de popularité oscille autour de 45 % d'opinions favorables, avec un taux, au plus bas, de 35 % en 2000. Certains le considèrent comme un possible recours de la gauche à l'élection présidentielle de 2007. À noter qu'il affiche un soutien au PACS et s'est prononcé pour le mariage civil des couples de même sexe.

Porte-parole du PS durant la campagne pour le référendum du traité pour la Constitution européenne, il défend la ligne du « oui » aux côtés de l'équipe dirigeante du parti. Après l'échec du 29 mai et le rejet de ce traité, il annonce, le 31 mai 2005, la création d'un club de réflexion, Inventons demain, est considérée par certain comme un pas vers l'annonce de sa « candidature à la candidature » lors des primaires qui désigneront, en novembre 2006, le candidat socialiste à l'investiture présidentielle. Après avoir longtemps affirmé qu'il souhaitait être candidat à la candidature, il décide finalement de ne pas se présenter aux primaires le 2 octobre 2006.

À l'occasion du 10e anniversaire de la mort de l'ancien Président de la République François Mitterrand, il signe la postface du livre de Stéphane Trano, Mitterrand, une affaire d'amitié, aux éditions de l'Archipel.

Parmi tous les hommes politiques français de la Ve République, Jack Lang détient à ce jour le record de longévité en tant que ministre, avec douze ans d'exercice ministériel, partagés entre les portefeuilles de la Culture et de l'Éducation.

Il est aussi reconnu à l'étranger pour être un grand ami des socialistes brésiliens Lula et Gilberto Gil, des Italiens Walter Veltroni et Romano Prodi, de l'Allemand Otto Schily, etc. Il s'est également rendu chez le président cubain Fidel Castro, ainsi que le vénézuélien Hugo Chávez.

Son amitié avec Laurent Gbagbo lui a été reprochée.

Au printemps 2006, Jack Lang prépare un livre (Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur moi) pour exposer ses points de vue dans le cadre d'une candidature à la primaire socialiste pour la désignation du candidat du parti à l'élection présidentielle française de 2007. Cette primaire l'aurait opposé à Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn. Dans ce livre, Jack Lang déclare que Ségolène Royal n’a : « aucune expérience ni à l’international, ni dans un grand ministère ». « On ne peut pas jouer uniquement de son charme, ne rien dire, et espérer devenir présidente » ». Selon lui, le premier secrétaire François Hollande aurait : « manipulé tout le monde, en faisant travailler sur le projet socialiste alors que Ségolène n’était jamais là ». « Ce couple a privatisé le parti à son profit. C’est un déni de démocratie » ». « Je n'ai jamais entendu qu'une pensée très ringarde là où on aurait au moins pu espérer un discours à la fois tranché et novateur. Tant qu'à jouer les cavaliers seuls, il serait bienvenu d'avoir des choses intéressantes à dire ».

N'ayant que peu d'espace et de chance de remporter cette primaire, il change de stratégie et dit ne soutenir aucun des trois candidats aux primaires du PS, puis il soutient finalement Ségolène Royal qu'il pense être la seule à même de battre Nicolas Sarkozy. À la suite de son ralliement, Jack Lang a renoncé à la publication de son livre d'entretiens devenu obsolète, arguant qu' « on ne peut pas 'obliger à l'assumer alors qu' le réfute et ne 'y reconnaît plus ». L'éditeur l'attaque en justice pour « rupture de contrat et rétention abusive de droits d'auteur ».

Il fait partie de l'équipe restreinte de campagne de la candidate, en qualité de « conseiller spécial ».

À défaut de se présenter à la présidentielle, Jack Lang est réélu député de la sixième circonscription du Pas-de-Calais au deuxième tour des élections législatives de 2007, avec 54,72 % des voix.

Il prend à partir de cette réélection, de la distance avec les instances de son parti, et accepte des charges de la part de la majorité UMP, tout en se défendant de vouloir entrer dans un gouvernement d'ouverture à l'instar des socialistes Bernard Kouchner et Éric Besson. Ainsi il rejoint en son nom propre en juillet 2007, le Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions, ce qui lui vaut les critiques de Jean-Marc Ayrault et François Hollande et l'amène à démissionner de son mandat de secrétaire national et de son départ du bureau national le 11 juillet 2007. Selon Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l'Université de Reims, cette nomination permet à Nicolas Sarkozy de déstabiliser le PS, et à Jack Lang, populaire mais sans courant organisé, comme l'a montré son renoncement à être candidat à l'investiture présidentielle du PS en 2006, de sortir de son isolement hors du parti.

Dans le cadre de cette commission, il préconise la suppression du poste de Premier ministre et la limitation à deux du nombre des mandats présidentiels. Un an plus tard, il est le seul parlementaire socialiste à voter la réforme lors du congrès du Parlement français du 21 juillet 2008 réuni en vue de modifier la constitution française dans le sens préconisé par le comité de réflexion. Le vote, qui s'est joué à deux voix près, entraine de nombreuses critiques à son encontre dans le parti socialiste.

En parallèle, il fait des déclarations bienveillantes envers Nicolas Sarkozy, jugeant par exemple « plutôt positive », la politique internationale du gouvernement, tout en étant un virulent critique des actions de son successeur à l'Éducation nationale, Xavier Darcos.

Lors du congrès de Reims du 14 novembre 2008, il prend position en faveur de Martine Aubry, élue premier secrétaire.

Le 25 février 2009, il se rend à Cuba comme « émissaire spécial » de Nicolas Sarkozy pour relancer le dialogue franco-cubain, cette fois sans critique de la direction de son parti.

En mars 2009, il apporte son soutien au projet de Loi Hadopi.

Jack Lang est désigné secrétaire national du PS à l'action culturelle en 1973. Il devient ministre de la Culture en 1981. Le Parti socialiste, suivi par les autres partis politiques, désire accentuer la mise en application de démocratisation de la culture, initiée par André Malraux sans qu'il n'ait jamais prononcé ce terme. Cette politique est appuyée par les mouvements associatifs et syndicaux qui prennent conscience de l'importance d'une « cohabitation » socio-politique pour la diffusion de la culture.

Ainsi, au niveau local, les budgets liés à la culture éclatent et deviennent un réel enjeu politique, au même titre que l'économie du pays au profit du Parti socialiste. De la même manière, le budget pour la promotion de la culture passe pour la première fois à 1 % du budget national. Les politiques culturelles, soutenues par le président, François Mitterrand, leur donne un caractère légitime. Les objectifs principaux de la politique de Jack Lang sont à la fois de diminuer la hiérarchisation traditionnelle qui sépare les « arts majeurs » des « arts mineurs » et d'intégrer aux derniers des activités alors non considérées comme faisant parties du domaine culturel.

Ces financements sont attribués après une évaluation du projet. Il désire diffuser les actions culturelles en masse mais au moyen d'une production artistique diversifiée et de qualité.

La loi Lang du 1er août 1981 fixe un prix du livre unique en déclarant lutter ainsi contre la monopolisation du marché par les magasins de grande distribution comme la FNAC ou les hypermarchés.

Jack Lang est également à l'origine du concept de Zénith, salle sécurisée de grande capacité destinée à l'organisation de concerts de « rock » (terme employé à l'époque pour désigner tout ce qui n'est pas du classique ou du jazz). Parallèlement, sous pression de l'économie générale qui se libéralise et malgré deux ans de lutte contre l'américanisation, il accorde à la mode, à la publicité et au design une dimension culturelle. Il diffuse la notion de « démocratie du goût », où chacun choisit la culture qu'il veut et est « créateur » de culture. Des œuvres d'art aux gestes de la vie quotidienne, tout est considéré comme « culture ».

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Marylise Lebranchu

Marylise Lebranchu, née le 25 avril 1947 à Loudéac (Côtes-d'Armor), est une femme politique française, ancienne ministre du gouvernement Jospin.

Elle est mariée et mère de trois enfants.

Titulaire d'une maîtrise d'aménagement du territoire, elle entame sa carrière professionnelle comme chargée d'étude à la Société d'économie mixte du Nord-Finistère de 1973 à 1978, puis comme assistante parlementaire du député PS Marie Jacq de 1978 à 1993.

Elle adhère au PSU en 1972, puis au PS en 1977. En 1993, elle participe avec Martine Aubry à la Fondation Agir contre l'exclusion (FACE).

Élue maire de Morlaix en 1995, elle est appelée à rejoindre le nouveau gouvernement de Lionel Jospin en 1997. Tout d'abord Secrétaire d'État aux PME, au commerce, à l'artisanat et à la consommation de 1997 à 2000, elle devient ensuite, ministre de la Justice de 2000 à 2002.

À ce poste, elle s'est tout particulièrement illustrée dans l'affaire des disparues de l'Yonne, pour laquelle elle avait reconnu, puis dénoncé les fautes de l'institution judiciaire, allant jusqu'à sanctionner quatre magistrats, (annulées par le Conseil d'État pour trois d'entre eux). Elle avait aussi transmis un dossier de demande en révision du procès de Guillaume Seznec, permettant le réexamen de ce dossier. La commission de révision des condamnations pénales avait ainsi accepté de rouvrir le dossier, avant que la Cour de révision ne refuse le recours. L'ancienne ministre avait été très présente dans le suivi de cette affaire criminelle hors du commun.

Député dans la circonscription du Finistère depuis 1997, elle a été réélue le 17 juin 2007 pour son troisième mandat à ce poste, dans le cadre de la XIIIe législature (2007-2012) (4e).

Elle participe depuis 2000 aux travaux du club Réformer, groupe de réflexion politique avec Martine Aubry, Jean Le Garrec, François Lamy, Adeline Hazan.

Elle est également, depuis 2004, première vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, chargée de la politique territoriale et du développement de la démocratie régionale.

Actuellement chargée de cours (à l'université de Brest de 1990 à 1997, puis comme vacataire), elle enseigne l'économie appliquée à l'aménagement du territoire.

En novembre 2006, elle apporte officiellement son soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007, après avoir regretté le retrait de Lionel Jospin.

Candidate du groupe socialiste pour la présidence de l'Assemblée nationale (Battue par Bernard Accoyer), elle devient, le 27 juin 2007 questeur, succédant ainsi à Didier Migaud, désigné, lui, pour présider la commission des finances.

Le 16 mars 2008, elle perd son fief morlaisien avec la défaite de Michel Le Goff aux municipales et aux cantonales.

Dans l'édition du Figaro du 1er avril 2008, elle avance l'idée qu'elle pourrait être candidate à la succession de François Hollande à la tête du PS : « Je suis une candidate non déclarée ».

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Source : Wikipedia