Marseille

3.4428511176064 (2371)
Posté par rachel 02/03/2009 @ 23:11

Tags : marseille, bouches-du-rhône, provence-alpes-côte d azur, france

Dernières actualités
Marseille : Tapie n'y croit pas - Ouest-France
Jean-Pierre Bernès de retour à l'Olympique de Marseille, Bernard Tapie n'y croit pas une seule seconde. « C'est complètement impossible, a déclaré l'ancien président marseillais à La Provence. Je vous le répète, je ne crois pas du tout à l'arrivée de...
L'Olympique de Marseille dans le flou - 20minutes.fr
S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES L'annonce, mercredi, du départ de Pape Diouf, à la tête de l'OM depuis janvier 2005, a engendré une onde de choc à Marseille. Même le maire (UMP), Jean-Claude Gaudin, a fustigé « l'attitude très incorrecte » de...
L1 / MARSEILLE : - Sport365.fr
Dans sa première interview depuis son départ de l'OM, Pape Diouf ne se montre pas particulièrement dur avec Robert Louis-Dreyfus. Et pour cause : l'ex-président du club marseillais estime que RLD serait plus victime qu'acteur. Muet depuis son départ,...
Sept suspects déférés à Marseille pour une fusillade mortelle en ... - AFP
MARSEILLE (AFP) — Sept personnes seront déférées dimanche au parquet de Marseille pour une fusillade qui avait fait trois morts et deux blessés, sur fond de trafic de stupéfiants, fin janvier dans un quartier du nord de la ville, at-on appris samedi de...
Rennes: M'Bia intéresse Marseille - Football.fr
Marseille doit pallier l'éventuel départ de son capitaine Lorik Cana, mais devra faire à la concurrence. En effet, Stoke City et Everton sont très intéressés par le Camerounais. Il faudra aussi sortir les billets, car le Stade Rennais demande 12...
Marseille: le Samu social aide les agents de sécurité des gares en ... - AFP
MARSEILLE (AFP) — La centaine d'agents de sécurité grévistes des gares Saint-Charles à Marseille et Aix-TGV, qui n'ont pas touché leur paie de mai après le rachat de leur société, ont reçu samedi des repas et denrées alimentaires du Samu social,...
Cetin : Avec l'OM, «ça va se faire» - L'Equipe.fr
Pour Servet Cetin, il n'y a semble-t-il plus aucun doute : il jouera la saison prochaine à Marseille. L'international turc a annoncé samedi soir sa venue à l'OM, presque comme si les remous rencontrés en interne par la direction phocéenne ne pouvaient...
Marseille accueillera le Forum mondial de l'eau en 2012 - nouvelobs.com
AP | 19.06.2009 | 20:42 Marseille a été choisie vendredi pour accueillir le 6e Forum mondial de l'eau, en 2012, annoncent vendredi le Conseil mondial de l'eau et la secrétaire d'Etat française à l'Ecologie Chantal Jouanno. "C'est avec la volonté de...
L1 - OM : Vent de panique à Marseille - France Football
Encore une fois, c'est un mec (Jean-Claude Dassier, Ndlr) qui ne sait pas où est Marseille, qui ne connaît pas rien au football ni à l'OM. C'est quelqu'un du monde de la communication, pas du monde du foot ! » Michel Tonini, responsable du groupe de...
Fête de la Musique 2009 - Marseille : programme des concerts - Débats.Actualite-Francaise.com
Marseille célèbre la Fête de la musique dans toute les rues de la ville sous la surveillance de la Sainte vierge. Comme chaque année depuis 1983, la musique envahie les rues du monde entier le jour de l'été. Cette année, la 28e Fête de la Musique aura...

Marseille

Marseille#Héraldique et devise

Le Vieux-Port et, à l'arrière-plan, Notre-Dame-de-la-Garde.

Marseille (en provençal Marselha, Marsiho en latin Massilia) est une ville du Sud-Est de la France. Surnommée la Cité phocéenne, en raison de sa fondation vers 600 avant J.-C. par des marins grecs originaires de Phocée en Asie Mineure sous le nom de Massalia, elle est la plus ancienne implantation urbaine de France. Elle est également le premier port de France et de Méditerranée.

Située au sud-est de la France, (par voies express, à 775 km de Paris, 316 km de Lyon, 204 km de Nice, 521 km de Milan et 506 km de Barcelone), elle est bordée par la Méditerranée à l'ouest, enserrée par les massifs de l'Estaque au nord, de l'Étoile et du Garlaban à l'est et des Calanques au sud.

Avec ses 839 043 habitants, elle est la deuxième ville du pays par sa population communale et celle de son unité urbaine et constitue la 3e aire urbaine du pays. La commune s'étend sur une superficie de 240 km². Depuis l'an 2000, Marseille est à la tête de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole qui regroupe 1 023 972 habitants.

Marseille est la préfecture du département des Bouches-du-Rhône et le chef-lieu de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Elle abrite le club le plus titré du football français, l'Olympique de Marseille.

Ses habitants sont appelés les Marseillais.

La ville, deuxième de France suivant sa population communale et son agglomération mais troisième aire urbaine selon l'INSEE, est surtout la plus ancienne ville de France et une des plus vieilles d'Europe.

Marseille est une des rares villes qui n'ait pas de banlieues à proprement parler, ces dernières, les-dits quartiers nord, sont en fait parties intégrantes de la commune, regroupées dans les 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements.

L'Huveaune et son affluent le Jarret, entièrement recouvert dans la partie urbaine de la ville, sont les principaux cours d'eau traversant Marseille avec le ruisseau des Aygalades. L'Huveaune et les Aygalades sont par principes des fleuves, mais ont des débits relativement faibles. Le système hydrographique du bassin de la ville est propre au milieu méditerranéen : l'eau est peu présente dans ses cours d'eau mais a, à partir de débit normal faible, des crues importantes en cas de pluies. L'eau est très fortement canalisée, souvent à la source même de ces cours d'eau, et irrigue l'ensemble du bassin. Dans le cas des cours d'eau marseillais, ceux-ci sont ré-alimentés en eau par le trop plein du Canal de Marseille.

Depuis plus de dix ans, l'Huveaune, juste après le point de confluence avec le Jarret, est déviée vers la station d'épuration des eaux de Marseille car son embouchure polluait les plages de la ville, l'eau traitée est ensuite rejetée au sud de la ville, dans les Calanques, par l'émissaire de Cortiou.

Marseille est alimentée en eau potable à 75 % par le Canal de Marseille (eaux de la Durance), et à 25 % par le Canal de Provence (eaux du Verdon).

Si la région Provence Côte d'Azur comporte des zones à risques sismiques en particulier dans les régions de Nice et d'Aix-en-Provence, les risques semblent négligeables pour Marseille.

Son territoire historique forme une sorte d'amphithéâtre, enserré par la mer à l'ouest, par des montagnes (le Massif des calanques) au sud avec Marseilleveyre, par la Côte Bleue au nord avec l'Estaque (immortalisé par le peintre Paul Cézanne) et par les chaînes de l'Étoile et du Garlaban au nord-est.

Près de la moitié de la superficie communale est en territoire naturel inconstructible et la ville s'étale sur un territoire extrêmement vaste, cinquième commune de la France métropolitaine par sa superficie. Ainsi sa densité (3 487 habitants par kilomètre carré) est-elle largement inférieure à des villes entièrement urbanisées telles que Lyon (9 866 h/km²) ou Paris (20 696 h/km²) mais comparable à celle de Toulouse (3  700 h/km²) mais si on prend en compte uniquement sa zone habitable (150 km²) sa densité atteint 5 594 h/km² ce qui est presque comparable à des villes entièrement urbanisées comme Lille (6 489 h/km²).

De par sa superficie (240,62 km²), Marseille est 2,5 fois plus grande que Paris, ou encore cinq fois plus grande que Lyon et est même plus étendue que Le Caire (210 km²) ! Dans le sens Nord/Sud, la ville s'étend sur 14 kilomètres, entre Notre Dame Limite et le Vieux port considéré comme le centre ville. Puis, il faut compter encore une grosse dizaine de kilomètres pour accéder aux calanques de Sormiou et Morgiou qui font partie du 9e arrondissement de Marseille. En longeant la mer Méditerranée, cela fait un total de pas moins de 21 kilomètres pour rallier Callelongue, depuis l'Estaque.

Une telle immensité a rendu difficile le développement des transports. Marseille est une des seules villes de France de plus de 200 000 habitants à ne pas être dotée d'un périphérique urbain. Ceci se traduit par une traversée de la ville obligatoire pour tous ceux qui longent la côte, d'autant que la route qui contourne la cité par les collines est condamnée depuis plus de trente ans en raison des risques d'incendies.

Tournée vers la mer, la ville a longtemps « ignoré » l'arrière-pays provençal dont la seule voie de communication a longtemps été la vallée de l'Huveaune, vers Aubagne. Cependant, l'activité portuaire s'est déplacée progressivement vers le littoral nord de la ville, avant de se localiser sur le site de Fos-sur-Mer aménagé dans les années 1960.

Paradoxalement, Marseille est traversée par trois autoroutes qui déversent un flot continu de voitures en plein centre ville: l'A50 (Autoroute Est) qui rejoint Aubagne, Toulon et Nice, l'A55 (Autoroute du Littoral) qui joint la zone de Vitrolles puis vers Lyon et Montpellier, les installations industrielles de l'étang de Berre et Fos-sur-Mer et l'aéroport à Marignane et l'A7 (Autoroute Nord) qui dessert Aix-en-Provence et Lyon. Le tunnel Prado-Carénage, ancien tunnel ferroviaire reconverti en 1993 en tunnel routier à péage, relie l'extrémité de l'A50 au Vieux Port, tout près de la sortie de l'A55. La Rocade L2, dont la livraison ne cesse d'être repoussée (2011 ?), achèvera en fait une sorte d'intraphérique d'une totalité de 35 km. Elle devrait, à terme, permettre de désengorger le centre ville en rendant possible un contournement par l'est.

Outre les contraintes géographiques, l'urbanisme sur un tissu urbain marqué par la sédimentation de l'histoire rend tous les transports difficiles.

La ville s'est développée autour de l'ancien port grec devenu « Le Vieux-Port », notamment au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, période pendant laquelle, elle a connu un développement très important, stimulé par la croissance du commerce vers le nouvel empire colonial français : l'Algérie, le Levant et l'Extrême Orient. La rue de la République est un parfait exemple de cet urbanisme du second Empire, large et longue percée haussmannienne, comparable à l'avenue de l'opéra à Paris, qui, du Vieux Port au bas de la Canebière, aboutit aux quartiers des docks en pleine restructuration.

Le franchissement de l'obstacle naturel qu'est le port avait été résolu par la mise en place d'un pont transbordeur en 1905, dynamité par les allemands en 1944. Le franchissement du port a été rétabli par la mise en place à la fin des années soixante de deux tunnels .

La circulation reste très difficile en centre ville.

Le métro permet de parcourir assez rapidement le centre et la banlieue qu'il dessert mais il reste dépendant d'un réseau de bus qui l’alimente en usagers dans une ville relativement peu dense. Depuis le 25 février 2008, le métro ferme à 23 h en semaine au lieu de 21 h ce qui était le cas auparavant et à 1 h le week end. Le réseau de bus, qui permet de desservir le moindre recoin de la commune, est marqué par une lenteur notable — considéré comme le réseau le plus lent de France — et des fréquences de passage peu élevées — une seule et unique ligne, le «21», affiche une fréquence journalière de 5 à 7 minutes —, celui-ci manque de couloirs protégés notamment dans le centre — les quelques couloirs en place sont mal respectés, tant par les particuliers que par les professionnels. Le réseau de bus reste par ailleurs marqué par l'horaire fatidique de 21 h : au delà un réseau de bus en soirée — Fluobus — prend le relais.

Le nouveau tramway devait être l'occasion de revaloriser les transports en commun, point de faiblesse notoire de la ville. Cette amélioration reste limitée aux quelques quartiers qu'il dessert, il profite essentiellement à une partie des quartiers Est alors que certains secteurs, dans les arrondissements dits centraux, restent très mal desservis notamment autour de Saint-Victor et de la Belle de Mai. Dans le centre, il traverse des quartiers déjà bien desservis par le métro, la municipalité ayant misé sur lui comme catalyseur d'une revalorisation urbaine du centre ville, s'articulant avec d'autres projets structurels.

Depuis le mois d'octobre 2007, le dispositif Le Vélo est en place dans l'hyper-centre : de Mazargues à la Joliette et du Vieux-Port au Jarret, 130 stations (de 8 à 30 vélos) seront aménagées à terme pour accueillir 1 000 vélos.

Le train permet d'arriver directement au cœur même de la ville. Depuis 2001, la ligne TGV Méditerranée relie Paris à Marseille (750 km) en trois heures. La gare Saint-Charles qui permet également de joindre la Bretagne, Lille, Bruxelles, la Bourgogne et la Lorraine directement par TGV. Par contre le projet LGV Provence-Alpes-Côte d'Azur (si toutefois le tracé dit "LGV des métropoles du sud" est retenu) ne permettra pas le prolongement vers l'Italie avant 2020.

La gare Saint-Charles est aussi le point de convergence des principales lignes du réseau régional (T.E.R.). Elle est directement reliée aux deux lignes de métro marseillaises, ainsi qu'à la gare routière et voit passer plus de 200 trains quotidiens.

L'Aéroport International Marseille-Provence, troisième aéroport de province après Nice-Côte d'Azur et Lyon-Saint-Exupéry, se situe à une trentaine de kilomètres de Marseille. Son trafic est principalement orienté vers Paris, (Orly est la première desserte de l'aéroport), la Corse, Londres et l'Afrique Maghrébine, mais Bordeaux et Nantes restent des destinations favorites. Des autobus (toutes les vingt minutes) et des taxis relient en moins de 30 minutes, l'aéroport au centre ville. Il est en plein développement depuis l'ouverture d'une aérogare low cost en octobre 2006. Dés le 14 décembre 2008, l'ouverture d'une gare appelée « Vitrolles - Aéroport Marseille Provence » située au lieu dit Les Aymards, permettra une desserte quasi directe de l'aéroport depuis Marseille, Avignon, Cavaillon via le TER. Un service de navette effectuera la liaison entre cette gare et les différents halls de l'aéroport (cinq minutes au maximum) Le temps de parcours entre Marseille et cette gare sera au maximum de vingt minutes.

Les liaisons maritimes régulières sont au nombre de 220, la moitié étant vers la Méditerranée, l'Afrique et le Moyen-Orient. Elles relient le port de Marseille à 400 ports de 120 pays différents . C'est l'un des principaux points d'accès à la Corse dans le cadre de la Continuité territoriale.

Marseille bénéficie d'une durée exceptionnelle d'ensoleillement, avec plus de 2800 heures de soleil par année, notamment grâce au mistral, qui souffle en moyenne 93 jours par an. Il y a en moyenne 570mm de précipatations par an et 81 jours de pluie (dont 39 dépassant 2.5 mm), principalement en automne-hiver. La température moyenne à Marseille est de 14,6 °C.

Malgré un climat généralement clément, des épisodes extrêmes sont enregistrés. Ainsi, le thermomètre a atteint - 16,8 °C le 12 février 1956 et + 40,6 °C le 26 juillet 1983. De même, bien que la moyenne annuelle de précipitations entre 1971 et 2000 ait été de 570 mm, le 19 septembre 2000 et le 1er décembre 2003 on a mesuré plus de 200 mm de pluie en 24 heures. Le 14 janvier 1987 et le 7 janvier 2009 on a mesuré plus de 10 cm de neige, ce qui a complètement paralysé la ville .

Les armes de Marseille, adoptées en 1930, peuvent se blasonner ainsi : D'argent à la croix d'azur.

De grands fachs resplend la cioutat de Marseilles (1257) (La Ville de Marseille resplendit par ses hauts faits), qui a été traduit en latin Actibus immensis urbs fulget Massiliensis, depuis 1691.

Du grec Massalia (situer l'accent tonique sur le i conformément à la langue grecque), a été fondée par des marins venus de Phocée, Phokaia en grec. Cette racine est toujours associée à la ville de Marseille.

Cependant, plusieurs hypothèses sont fournies sur le premier nom de Marseille. La première concerne l'opinion courante qui donne Mas-Salia, la résidence des Salyens. Or, si le premier mot est provençal, le second est latin. Aussi, certains ont penché pour le grec Mασσα (Massa). En effet, les Phocéens avaient pour habitude d'apporter d'Asie Mineure le nom de Massa à des villes, à des châteaux, rivières, etc. On trouve par exemple plus de trente Massa en Italie ; sachant que les mots Mαζα ou Mασα signifient en latin Libum, offrande de gâteaux sacrés. Quant à la finale λεις, il s'agit d'un formatif des adjectifs, les Marseillais étant des sacrificateurs ; la ville, celle des sacrifices.

Massalia devint ensuite Massilia à l'époque romaine puis en occitan provençal: Marselha selon la norme classique ou Marsiho selon la norme mistralienne. On appelle la ville Marsiglia en italien, Marsella en catalan et en espagnol, Marselha en portugais, Marseilles ou Marseille en anglais, Massilien autrefois en allemand (mais Marseille en allemand actuel).

En 1792, Rouget de Lisle, jeune officier du Génie, a composé à Strasbourg le « Chant de guerre de l'Armée du Rhin ». Cet hymne, qui a été édité, est parvenu à Marseille qui a accueilli la Révolution avec enthousiasme. La ville, envoyant à Paris 500 volontaires, leur offre un banquet, au cours duquel un certain François Mireur chante l'œuvre venue d'Alsace. Elle soulève l'enthousiasme et les assistants la reprennent en chœur. Quand ils défilent dans les rues de Paris leurs voix chaudes de Méridionaux, qui lancent à toute volée les strophes enflammées, électrisent la foule. Le nouvel hymne trouve aussitôt son nom : c'est « la Marseillaise ». Une plaque commémorative de Rouget de Lisle est visible rue Thubaneau au centre de Marseille.

La topographie première du site de Marseille grecque est encore largement perceptible de nos jours, malgré les importantes modifications du XIXe siècle Promontoire environné par la mer, il est dominé par trois buttes successives : la butte Saint-Laurent (26 mètres d'altitude en 1840), la butte des Moulins (42 mètres, associée à la butte de la Roquette, 38 mètres), et enfin la butte des Carmes (environ 40 mètres). Les cols entre ces hauteurs recueillaient les écoulements d'eau. Dernier élément de topographie naturelle, la zone du Fort Saint-Jean présentait, jusqu'au remblaiement volontaire pour la construction du fort, une pente vers la mer au nord qui n'est évidemment plus perceptible maintenant.

Plusieurs talwegs se déversaient dans le port : l'un entre la butte des Carmes et la colline Saint-Charles, un second beaucoup plus important dans l'axe de la Canebière actuelle et enfin un troisième au sud (axe de la rue Breteuil, appelée vallée Fogaresse au Moyen Âge).

Le site est occupé depuis longtemps par les hommes ainsi qu'en témoigne la découverte en 1991 de la grotte Cosquer, dans l'une des calanques de Marseille et dont l'occupation entre 27 000 et 19 000 avant notre ère est attestée. Des fouilles récentes ont mis au jour des vestiges d'une implantation néolithique qui remonte à 6 000 avant notre ère, près de la gare Saint-Charles, autour de la rue Bernard Dubois. Récemment, les archéologues ont dégagé ce qui pourrait être des murs en terre crue, des trous de poteaux, ainsi que des outils en silex et des objets en coquillages.

Sa fondation, qui remonte à 600 avant J.-C., est le fait de colons grecs venus de Phocée (aujourd'hui Foça en Turquie), et fut notamment peuplée par les Phocéens fuyant les invasions perses en 546 av. J.-C.. La date est donnée par différents auteurs antiques, avec des variantes ; les découvertes archéologiques ne s'opposent pas à cette date.

Les conditions exactes de la fondation de la ville font défaut à l'histoire de la ville, on ne retient aujourd'hui qu'une légende peu précise. Deux auteurs antiques nous en ont gardé la description : Trogue-Pompée (abrégé par Justin) et Aristote dans sa Constitution des Marseillais.

Le territoire aurait été occupé par une tribu des Ligures, celle des Ségobriges, qui se serait implantée vers le village actuel d'Allauch. Le jour de l'arrivée des Grecs, le chef de cette tribu, Nanos, avait organisé un festin au cours duquel sa fille Gyptis eut à choisir son époux en lui tendant une coupe d'eau. Les Grecs furent invités à se joindre au banquet et le jeune chef de ceux-ci, Protis, fut choisi, scellant ainsi la fondation d'une nouvelle cité qu'il érigea sur les bords de la corne du Lacydon, le petit fleuve qui débouchait au nord-est du Vieux Port.

Les Phocéens ont alors construit une cité tournée vers la mer et le commerce. La légende de la rencontre et de l'alliance entre le marin Protis (Phocéen) et de la belle Gyptis (Ligure) établit fermement sa tradition de ville commerciale.

Les fouilles archéologiques ont révélé les vestiges des premières traces de l'habitat grec directement au contact d'un sol vierge sur la partie la plus occidentale du site (butte Saint-Laurent). Dans l'état actuel de nos connaissances, la ville grecque ne semble pas avoir succédé à une occupation plus sommaire indigène. Très vite la ville s'agrandit et s'étend jusqu'au versant oriental de la butte des Moulins. Enfin, elle englobe la troisième butte (dite des Carmes) avant la fin du VIe siècle av. J.-C.. Une dernière extension à l'époque hellénistique lui permet d'atteindre une surface d'environ 50 hectares, que la ville ne dépassera pas avant le XVIIe siècle.

La fortification grecque de la fin du VIe siècle av. J.-C. a été retrouvée en deux points de la ville : au Jardin des Vestiges et sur la butte des Carmes, lors de fouilles d'urgence dans les années 1980. Une reconstruction a lieu à l'époque grecque classique, dans la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C.. Enfin, vers le milieu du IIe siècle av. J.-C., l'ensemble de la fortification est reconstruite en grand appareil de calcaire rose. Ce rempart est encore visible sur le Jardin des Vestiges (tour penchée et mur dit de Crinas).

L'intérieur de la ville est découpé en îlots, avec des rues à angle droit qui constituent des ensembles cohérents, adaptés à la topographie naturelle du site. Ainsi le long du rivage les voies ont-elles des axes changeants, tandis que les pentes de buttes sont quadrillées de façon régulière.

Peu de monuments sont connus ; Strabon (IV, 1, 4) signale l'Ephésion (consacré à Artémis) et le sanctuaire d'Apollon Delphinios. Quelques découvertes archéologiques se rapportent à des édifices religieux : un chapiteau de la fin du VIe siècle av. J.-C. trouvé en remploi dans un mur moderne et des stèles avec déesses assises (provenant d'un sanctuaire à Cybèle ?). Au pied de la place de Lenche, les caves de Saint-Sauveur sont le seul édifice conservé depuis l'antiquité dont la connaissance avait été gardée ; certains y voient une fontaine antique (F. Salviat), mais plus récemment on a proposé la fonction de grenier à blé ou d'arsenal (H. Tréziny). Dégagé par F. Benoit après la seconde guerre mondiale, ce monument n'a malheureusement pas été gardé intact depuis et est aujourd'hui inaccessible. Cet édifice marquait la limite topographique entre une partie basse (au sud), proche du port et le col entre les buttes Saint-Laurent et des Moulins (au nord, matérialisé actuellement par la place de Lenche). On suppose que l'agora grecque se situait à l'emplacement du forum romain, soit au sud des Caves de Saint-Sauveur.

Les fouilles ont révélé par ailleurs un établissement thermal du IVe siècle av. J.-C. à la rue Leca et de nombreux vestiges d'habitat et de rues (en particulier rue des Pistoles ou près de la cathédrale de la Major).

À l'extérieur des murs, les fouilles récentes ont mis en évidence une cadastration établie dès la fin du VIe siècle av. J.-C., ainsi que l'exploitation de carrières d'argile que l'on trouvait abondamment dans le substrat géologique (site de l'Alcazar) ; par la suite se développe au même emplacement une culture de la vigne et probablement d'autres plantations. Les nécropoles nous sont connues soit par des découvertes anciennes soit par la fouille, en 1990, du Parc Sainte-Barbe. Ainsi se dessine un paysage suburbain varié, où le domaine des morts alternait avec celui des vivants.

Colonie grecque rayonnante, Marseille fut le point de départ de la diffusion de l'écriture chez les peuples gaulois, qui ont appris à transcrire leur propre langue en caractères grecs. C'est aussi probablement par la cité phocéenne que furent introduits en Gaule les premiers vignobles.

Marseille, comme le retracent les découvertes, connaît une forte croissance et devient une cité prospère, vivant des relations commerciales fortes avec la Grèce, l'Asie mineure puis Rome. La ville jalouse de son indépendance s'administre librement. La constitution marseillaise se référait à celles des cités ioniennes. La ville était gouvernée par un directoire de 15 « premiers » choisis parmi 600 sénateurs (Strabon, IV, 1,5). Trois d’entre eux avaient la prééminence et l’essentiel du pouvoir exécutif.

Au cours du deuxième siècle avant notre ère, Marseille se retrouve confrontée à la puissance grandissante de ses voisins gaulois, en particulier des Salyens. Pour faire face à leur menace, la cité phocéenne fait appel à son allié romain qui est devenue la grande puissance méditerranéenne. Cliente de Pompée et de Jules César, elle refuse de prendre parti entre les deux en -49, tout en accueillant les émissaires de Pompée. Assiégée par trois légions pendant deux mois par César puis par son légat Trebonius, elle est enfin prise (Bellum Civile, livre I, 34-36, etc.). Elle est privée ensuite de ses colonies et doit se soumettre à Rome. Les Romains la rattachèrent à la province Narbonnaise.

À l'époque d'Auguste, la ville connaît une nouvelle grande phase de construction. L'agora-forum est reconstruit comme en témoignent les fragments de dallages découverts par F. Benoit au sud des Caves de Saint-Sauveur. Le forum était bordé à l'ouest par un autre grand édifice, le théâtre, dont quelques gradins ont été conservés jusqu'à nos jours dans l'enceinte du collège du Vieux-Port.

Des thermes sont installés le long du port également à la même époque. Les vestiges, remontés sur la place Villeneuve-Bargemon, sont visibles quasiment à leur emplacement d'origine derrière la Mairie.

Pendant le Haut Empire, la zone portuaire est considérable. Elle s'étend sur la rive nord du port, suit la corne du port (Jardin des Vestiges) dont le quai est reconstruit à l'époque flavienne, et se prolonge au fond du Vieux-Port actuel. Dans cette zone, les fouilles de la place Général-de-Gaulle ont dégagé une grande esplanade empierrée qui peut correspondre à des salines aménagées. De nombreux entrepôts à dolia sont connus ; une partie de l'un d'entre eux a été conservée en rez-de-chaussée d'un immeuble (Musée des docks romains).

Les fouilles archéologiques de ces quinze dernières années ont montré la vitalité de la ville. Puis, durant le Bas Empire, la ville semble décliner légèrement au profit vraisemblablement d'Arles.

La ville se développe à nouveau à partir du Ve siècle de notre ère. À l'intérieur de la ville, la construction d'une première grande cathédrale marque la puissance d'un évêque, probablement Proculus, qui tient à rivaliser avec Arles. Deux basiliques funéraires ont été retrouvées en fouille. L'une, hypothétique, fouillée pour moitié dans l'emprise des immeubles du Cours Belsunce par J. et Y. Rigoir en 1959, et par G. Bertucchi dans la construction du Centre Bourse en 1974. La seconde est clairement attestée par la fouille de M. Moliner, rue Malaval (2003-2004), avec la découverte d'une memoria intacte sous le chœur.

Sur la corne du port, comblée, se développe un habitat dont on retrouve la trace, hors les murs, jusqu'à l'actuelle bibliothèque de l'Alcazar (fouille M. Bouiron). Sur ce site, on a pu mettre en évidence une continuité directe avec les constructions romaines ; un groupe de bâtiments se développe progressivement entre le Ve siècle et le VIIe siècle, avec dans un dernier état, un vaste bâtiment de type entrepôt. Les bâtiments sont abandonnés au début du VIIIe siècle.

La vitalité du commerce est perceptible par les découvertes de productions céramiques venant de toute la Méditerranée, témoins privilégiés des marchandises qui affluent à Marseille durant la période ostrogothique et mérovingienne.

Prise dans les remous des conflits entre rois Francs, la ville semble perdre de son importance à partir de la reprise en main de la Provence par Charles Martel et le pillage de la ville qui l'accompagne.

Passé l'an mil, Marseille se révèle à nouveau un port florissant qui participe aux Croisades. Les Marseillais sont présents en Afrique du Nord et possèdent un quartier à Saint-Jean d'Acre. Si la prise de cette dernière met un terme à l'aventure en Terre Sainte, leur présence est largement attestée en Méditerranée tout au long du Moyen Âge. La prise de la ville par les Catalans en 1423 et la destruction qui s'en est suivi ont occasionné un profond déclin à la fin du Moyen Âge.

Nous possédons peu d'information sur la Marseille carolingienne. Nous savons que vers 780, l'évêque Mauronte s'attacha à reconstituer le patrimoine de son église, alors dispersé. Plus tard, nous voyons à travers le polyptyque de l'évêque Wadalde (entre 814 et 818) que la gestion des biens de l'église, comptabilisés de façon rationnelle, est semblable à celle que tiennent à la même époque, les grandes abbayes du Nord de la France. S'ensuit une période difficile pour Marseille, qui est pillée par les Sarrasins en 838 et par les pirates grecs en 848. Marseille se relève lentement de ces dévastations. Dès 904, l'abbaye de Saint-Victor se voit dotée de la rive sud du port par le roi de Provence Louis l'Aveugle. L'absence de mentions dans les chroniques nordiques ne permet pas toutefois d'imaginer que Marseille perd sa place de porte vers la Méditerranée. Il faut toutefois admettre que l'époque reste incertaine, avec les démêlés des derniers carolingiens tout entiers tournés vers l'Italie et n'hésitant pas à traiter avec les Sarrasins lorsque leurs ambitions le nécessitent. Ainsi en 923 ils dévastent le monastère de Saint-Victor et le territoire marseillais. À partir du milieu du Xe siècle, la situation se stabilise. Le comte de Provence choisit un frère de l'évêque Honoratus de Marseille, fils d'Arlulf de Marseille, Guillaume, comme vicomte de Marseille. Ses descendants seront pendant plusieurs générations soit évêque soit vicomtes de Marseille.

La topographie de la ville se laisse difficilement percevoir. Il existe une fortification réduite sur le sommet de la butte Saint-Laurent, c'est le château Babon (castrum Babonis) des textes du XIIe siècle Le nom de Babon fait référence à un évêque, mentionné à propos d'un polyptique perdu de l'abbaye de Saint-Sauveur, et qui pourrait avoir exercé au cours du IXe siècle La délimitation de cette enceinte est difficile car cette fortification a déjà pratiquement disparu à la fin du XIVe siècle Aucun vestige n'en est connu. Englobant une partie de la ville haute appartenant à l'évêque, elle devait contenir la zone du fort Saint-Jean et arriver jusqu'à la rue Fontaine-des-Vents, au voisinage de l'actuelle place de Lenche. M. Bouiron a mis en évidence, au contact de cette fortification, un deuxième ensemble fortifié centré autour de la Major, le bourg de la Major qui contient une partie de la butte des Moulins. La mention dans la charte de 904 d'un castrum a été interprété anciennement comme une mention du Château Babon. Il semble plus vraisemblable de voir, en association avec d'autres mentions d'archives, une troisième fortification, celle-ci relevant du comte, autour de l'ancienne porte d'Italie et du Tholonée, lieu de perception du péage. Ainsi se dessine une ville multipolaire, à l'image de tant d'autres villes du haut Moyen Âge.

Durant la première moitié du XIe siècle, la stabilité politique et le développement de l'abbaye de Saint-Victor renforcent le développement de la cité. L'indivision entre évêques et vicomtes profite à l'ensemble de la cité, dont la division héritée du haut Moyen Âge s'estompe progressivement. La refondation du couvent de Saint-Sauveur (à l'emplacement de l'église des Accoules), vers 1030, au centre de l'espace situé entre l'ancienne ville comtale et l'ancienne ville épiscopale, a dû s'accompagner d'une renaissance de l'habitat dans cette zone.

Autre malheur, la grande peste pénétra en Europe par le port phocéen en 1347.

Le 15 décembre 1437, le comte de Provence René d'Anjou, qui a succédé à son frère Louis III d'Anjou, comme roi de Sicile et duc d’Anjou, arrive à Marseille, et favorise par des privilèges le relèvement de la ville, qu'il considère comme une base maritime stratégique pour reconquérir son royaume de Sicile.

Les Marseillais, en contrepartie, se chargent de la reconstruction des remparts. Le roi René, qui souhaite équiper l'entrée du port d'une solide défense, décide de faire construire sur les ruines de l’ancienne tour Maubert, une nouvelle tour plus importante. Jean Pardo, ingénieur, en conçoit les plans et Jehan Robert, maçon de Tarascon, exécute les travaux. Cette construction s’échelonne de 1447 à 1453. Le Roi fait édifier les fondations du piédestal, puis les travaux sont suspendus faute de crédits et c’est finalement grâce à l’aide des habitants de Marseille et notamment de la corporation des pêcheurs qu’ils peuvent reprendre.

En 1524, les Français défendent la ville assiégée par l'armée du Saint-Empire Romain.

Le centre-ville se transforme dès le milieu du XVIIe siècle et les premiers aménagements encore modestes de cours, places et avenues aux façades classiques ordonnancées d'après les projets de Pierre Puget, hors des murailles médiévales notamment en direction de la fameuse Canebière, qui ne deviendra cependant la grande artère qui descend jusqu'au Vieux Port qu'à la fin du XVIIIe siècle. Elle devient dès lors le centre des affaires.

En dehors du centre ville, l'agglomération marseillaise comporte un paysage structuré de bastides. Dans le même temps, Marseille, qui possède la plus ancienne Chambre de commerce de France (fondée en 1599), acquiert la notoriété d'un port mondial. Avec ce grand essor du commerce moteur de l'économie marseillaise, la démographie explose et situe désormais Marseille au 3e rang des villes françaises.

Le Musée d'Histoire de Marseille au centre bourse retrace les principales étapes historiques depuis la fondation de Marseille par les Phocéens jusqu'à l'agrandissement de la ville au XVIIe siècle.

En 1773, Jean-Baptiste Grosson, notaire royal et homme cultivé, qui s'intéressa beaucoup à l'histoire de sa ville natale, et publia de 1770 à 1791 l' Almanach historique de Marseille, fit paraître un ouvrage intitulé « Recueil des antiquités et des monuments marseillais qui peuvent intéresser l’histoire et les arts », qui fit longtemps référence pour l'histoire des monuments de la ville de Marseille.

Le XIXe siècle, avec son cortège d'innovations industrielles (dont l'apparition de la navigation à vapeur), la fin de la piraterie barbaresque, les conquêtes de la France dès 1830 puis le percement du canal de Suez, stimula le commerce maritime et la prospérité de la ville qui passa d'environ 300 000 habitants en 1870 à environ 600 000 habitants en 1940.

Par voie de conséquence, la zone portuaire déborde de son périmètre historique (le Vieux-Port) et s'étend à partir de 1844 aux rivages Nord : les actuels bassins de la Joliette sont ouverts en 1853, ceux du Lazaret et d'Arenc en 1856.

Marseille célébra cette richesse à travers les expositions coloniales de 1906 et 1922 qui connurent un vif succès. L'arrivée de plusieurs centaines de milliers de rapatriés d'Algérie traumatisés en 1962 marqua l'esprit de la ville.

L'accroissement territorial et démographique de la ville est à l'origine d'un chantier majeur du siècle : l'adduction des eaux de la Durance, décidée dès 1834 par le maire Maximin Consolat ; cette mesure s'impose d'autant plus que sévissent cette année-là une grande sécheresse et une épidémie de choléra.

La construction par 5 000 ouvriers du Canal de Marseille, long de 87 km, demande onze ans de travaux, et l'eau de la Durance arrive le 8 juillet 1847 à Marseille. En 1862, afin de commémorer cet événement, l'architecte Henry Espérandieu (1829-1874) est chargé de réaliser un vaste monument « à la gloire de l'eau » ; c'est le Palais Longchamp, qui sera inauguré en août 1869. Ce dernier avait également édifié la basilique de Notre-Dame de la Garde à partir de 1853 (elle fut consacrée en 1864) et intervient aussi sur le grand chantier de construction de la nouvelle cathédrale de La Major sur les quais de la Joliette.

L'autre grand chantier du siècle est, comme partout en France à cette époque, lié à l'arrivée du chemin de fer. Marseille est reliée à Avignon en 1848, à Lyon en 1854. Simultanément, l'accès au centre-ville est facilité par l'édification en 1845 d'une gare sur la butte Saint-Charles. En 1857, la « ligne impériale » Paris-Marseille est terminée.

En 1884 sévit une nouvelle épidémie de choléra.

En 1891 début des travaux à Marseille d’un réseau d’égouts aboutissant au grand collecteur.

Ce caractère turbulent apparaît de manière récurrente dans l'histoire de la ville. La topographie et le caractère marin des marseillais fit que les comtes de Provence eurent du mal à contrôler Marseille grâce à leur indépendance commerciale. Il faut attendre Charles Ier d'Anjou pour que Marseille perde l'autonomie qu'elle avait acquise en rachetant les droits seigneuriaux aux vicomtes de Marseille. La cour comtale était installée à Aix-en-Provence. Lors de la transmission au royaume de France du comté de Provence (1481), les institutions provinciales restent dans cette ville. Cette rivalité Aix/Marseille trouva plusieurs échos dans l'histoire des deux villes, notamment lors du retrait du pouvoir épiscopal de Marseille. Cette rivalité est encore palpable de nos jours.

L'indépendance économique et politique de Marseille par rapport à la France perdura jusqu'à la fin du XVe siècle.

Trente années après son rattachement au royaume de France, François Ier rendit une visite à la ville, attiré par la curiosité de voir un rhinocéros. Cet animal était un cadeau du roi du Portugal Emmanuel Ier au pape Léon X, le navire ayant fait naufrage, on échoua la bête sur l'île d'If. François Ier profita de cette visite pour se rendre compte de la situation géographique de la ville et érigea deux fortifications pour protéger la cité. Il fit ainsi bâtir le château d'If et un fortin sur les pierres d'un ermitage, Notre-Dame de la Garde. Cette protection de la ville n'était qu'un prétexte pour la surveiller ; en effet, aucune pièce d'artillerie ne pouvait, depuis le château d'If, atteindre des navires voulant assiéger la ville.

Il faut attendre la Révolution française et l'uniformisation du territoire français (langue, monnaie, droit) pour que Marseille perde cette spécificité qu'elle a toujours tenté de conserver. Ce n'est sans doute pas pour rien que le chant révolutionnaire de Rouget de Lisle plut aux Marseillais et fut appelé la Marseillaise. Pendant la Convention, l'esprit contestataire de la ville lui fit perdre son nom : elle fut rebaptisée, pendant 4 semaines, « La Ville-sans-nom », Lyon connut le même sort.

Durant le douloureux soulèvement de la commune de Paris, la ville connut aussi son insurrection mais celle-ci fut de courte durée. La ville élit Siméon Flaissières qui conduit une politique de socialisme municipal.

La ville ayant par ailleurs de lourds problèmes financiers, Marseille fut mise sous tutelle et dotée d'un administrateur extraordinaire.

À la suite du débarquement américain en Afrique du Nord, Marseille se retrouve occupée par l'armée allemande le 12 novembre 1942, comme le reste de la Zone sud. La ville souffrira grandement de l'occupation, et en particulier, lors de la « rafle de Marseille », le quartier du Panier au nord du Vieux-Port qualifié de quartier criminel par les nazis. Dans la nuit du 22 au 23 janvier 1943, plusieurs milliers de personnes sont arrêtées, et deux jours plus tard, le 24 janvier, le général SS Oberg, assisté du préfet René Bousquet ordonne aux habitants du quartier du Vieux-Port d'évacuer leur domicile dans les deux heures, avec 30 kg de bagages. 30 000 personnes sont expulsées. Dans les deux semaines qui suivent, 1 500 immeubles sont dynamités, laissant un champ de ruines jusqu'à la Libération.

Marseille subit également plusieurs alertes aériennes. Le bombardement américain du 27 mai 1944 est particulièrement dévastateur et cause près de 2 000 victimes.

Le 15 août 1944 a lieu le débarquement en Provence. À cette occasion l'occupant fait sauter les installations portuaires : plus de 200 navires sont coulés et le célèbre pont transbordeur détruit.

Les FFI de Marseille (et parmi eux Gaston Defferre) préparent la libération de la ville. Le lundi 21 août, ils lancent l'insurrection accompagnée d'un mot d'ordre de grève générale. Mais mal armés et peu nombreux, leur position est critique jusqu'à l'arrivée des tirailleurs algériens du général de Monsabert qui pénètrent dans Marseille le mercredi 23. Les combats avec l'armée allemande se poursuivront plusieurs jours, jusqu'à la capitulation du général Schaeffer le 28 août. Le 29, le général de Lattre assiste au défilé de l’armée d'Afrique sur la Canebière.

Après une grave crise dans les années 1970 et 1980 (due en partie à la fermeture du canal de Suez) qui a vu la population passer de plus de 900 000 à moins de 800 000 habitants (malgré un solde naturel assez positif), l'État et les autorités marseillaises décidèrent dans les années 1990 et 2000 de relancer l'économie de la ville : le programme Euroméditerranée est un vaste programme visant à attirer les entreprises et s'accompagnant d'une importante réhabilitation urbaine dans les quartiers du centre ville jouxtant le port autonome. Suivant le dernier recensement, la ville gagne à nouveau des habitants avec une croissance supérieure à la moyenne nationale.

Deuxième commune de France avec presque 840 000 habitants, Marseille est aujourd'hui la 2e unité urbaine du pays (après Paris et devançant à peine Lyon) avec 1 349 772 habitants (1999), incluant Aix-en-Provence au nord, Martigues et Vitrolles à l'ouest et Aubagne à l'est.

Voici ci-dessous, un tableau démographique du XXe siècle sur la ville de Marseille classé par date de recensement. Toutefois D'après l'INSEE les recensements entre 1926 et 1936 ont très largement surévalué la population légale de Marseille .

Voici ci-dessous, le tableau général de l'évolution démographique de la ville de Marseille de 1968 à 1999.

Le nombre total de ménages marseillais est de 346 820. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

En 2005, 44% des ménages marseillais étaient propriétaires de leur résidence principale et 82% vivaient en appartement, 43% étaient mariés, 39% célibataires, 9% veufs et 9% divorcés.

En 2001, la moitié des Marseillais déclarait un revenu inférieur à 12 837 euros par unité de consommation (UC) nettement inférieur à celui de Lyon (17 897 euros) ou de Nice (14 071 euros) sans parler de Paris (27 400 euros) et inférieur de 1 813 euros au revenu médian national.

La part des retraites et pensions et des bénéfices dans le revenu déclaré est plus élevée que dans les autres grandes villes françaises, et celle des salaires plus faible.

Marseille est, parmi les principales villes françaises, celle où l’éventail des revenus déclarés est le plus large, puisque les “hauts” revenus y sont près de quinze fois plus élevés que les “bas” revenus, particulièrement faibles. Le Vieux-Port et la Canebière constituent globalement une ligne de démarcation entre bas et hauts revenus, même si de nombreux arrondissements comptent à la fois des zones aisées et modestes. Les bas revenus se concentrent dans les arrondissements centraux 1e, 2e et 3e ainsi que dans les quartiers nord (13e, 14e, 15e et 16e arrondissements).

Le 3e arrondissement est le plus pauvre de toute la ville, avec à peine 6 353 euros de revenu fiscal médian par UC représentant le tiers du revenu médian du 8earrondissement. Les ménages du 2e arrondissement sont à peine moins pauvres, en dépassant les 6 800 euros de revenu médian. Le revenu médian dans les 13e et 16e arrondissements est le plus élevé du groupe mais reste inférieur à celui de la ville. Ces arrondissements se distinguent aussi des précédents par la présence de zones plus favorisées et sont plus disparates.

Les arrondissements où la population est la plus riche se trouvent au sud et à l’est : le revenu médian y dépasse les 16 000 euros. Le 8e est le plus riche, avec 19 167 euros par UC, suivi par le 7e (17 318 euros), le 12e (16 832 euros), et le 9e (16 489 euros).

Les ménages des 4e, 5e, 6e, 10e et 11e arrondissements ont des revenus médians légèrement supérieurs à ceux de la ville.

Les jeunes Marseillais de moins de 30 ans, parmi lesquels se trouvent de nombreux étudiants, ont le revenu médian par UC le plus faible, 9 785 euros, soit 5 600 euros de moins que ceux âgés de 50 à 59 ans, classe d'âge la plus riche. Les Marseillais de 30 à 39 ans, population en âge de travailler et d'acquérir un logement, ne sont pas beaucoup plus riches : la différence de revenus avec les moins de trente ans est d'à peine 1 000 euros. Par conséquent, les coûts de logement se trouvant parmi les plus chers de France, les jeunes marseillais et leurs familles ont de plus en plus de difficultés à se loger.

Marseille a toujours été le « carrefour du monde ». Ville grecque phocéenne à l'origine, elle a toujours eu des minorités (étrusques, ligures, celtes, salyens, romains). À l'époque romaine, point n'est besoin de sources pour déduire la multi-culturalité de ce débouché méditerranéen de la Gaule (cependant les sources existent). Pendant l'époque burgonde puis franque, la ville perd des habitants mais reste polyglotte et multi-ethnique dans un milieu globalement latin et provençal. À la fin du XVIIIe siècle, la moitié de la population n’était pas d’origine marseillaise : parmi les principaux groupes d’étrangers se trouvaient les Italiens (notamment Génois et Piémontais pour la majorité) ainsi que des Espagnols (dont de nombreux Catalans), Grecs ou Levantins.

La cité phocéenne a accueilli plusieurs groupes nationaux durant le seul XXe siècle : Italiens pauvres et Grecs à partir de la fin du XIXe siècle, Russes émigrés en 1917, Arméniens en 1915 et 1923, Espagnols après 1936 (guerre civile espagnole), Maghrébins (surtout Algériens) depuis l’Entre-deux-guerres, « Pieds-Noirs » en 1962, Africains (Comoriens : 50 000 en 1999).

Marseille est la première ville corse de France, la seconde ville arménienne et compte environ 200 000 musulmans (25% de la population), 80 000 juifs, 50 000 protestants et plus de 10 000 bouddhistes.

À la mort de Gaston Defferre en 1986, huit jeunes gens d’origines ethniques différentes furent chargés de porter son cercueil. Ce fut un symbole important dans une ville qui avait vécu une importante flambée raciste en 1973.

Dès 1990 sous l'impulsion du maire Robert Vigouroux fut créée Marseille-Espérance. Cette structure associative regroupait des représentants des différentes communautés religieuses qui engageaient un dialogue non pas d’ordre théologique mais plutôt d’ordre social et culturel sur la gestion de la ville. Malgré le contexte peu favorable (crise des banlieues, problème du foulard, attentats terroristes, fort score électoral du Front national) ) Marseille-Espérance allait devenir une instance de régulation, toujours sollicitée à l’occasion d’événements locaux, nationaux ou internationaux risquant de provoquer des tensions communautaires.

Pour commémorer les 2 600 ans de la ville, toutes les composantes du cosmopolitisme local étaient réunies : 6 000 artistes de toutes les origines, affirmant leur fierté d’être Marseillais, proposèrent des spectacles aussi divers que des danses orientales, hip-hop, rap, chants provençaux, techno, percussions africaines, polyphonies corses ou variété française. Son succès fut rendu possible grâce à une forte mobilisation d’artistes, instituteurs, employés de mairie, tous bénévoles.

Les jeunes dans les quartiers, se rencontrent, vivent et agissent ensemble, se retrouvent une fois l'an à la Fiesta des suds (quatre concerts par soir, 25 000 m² de musique, de fête, deux salles de concerts). Ils sont « fiers d'être marseillais » et d'aimer l'OM malgré ses vicissitudes. .

De nombreuses fêtes de quartiers ont lieu, principalement au début et à la fin de l'été, et permettent à tous de se rencontrer : Fête du Panier, de La Plaine, de la Belle de Mai…

Toutefois l'unanimité ne règne pas pour l'acceptation d'une Marseille « black, blanc, beur » : Le Front national a obtenu régulièrement à Marseille un nombre record de voix à toutes les élections précédant celles de 2007 où Nicolas Sarkozy a été élu par la majorité de la population votante. Ce résultat s'explique par les taux de criminalité et de chômage de la ville qui sont parmi les plus élevés de France métropolitaine.

Marseille et ses alentours représentent un vivier d'environ un millier d'entreprises dont 90 % sont des TPE.

Le Centre Bourse ainsi que les rues Saint-Ferréol, rue de Rome et le bas de la rue Paradis sont le cœur commercial de Marseille avec leurs boutiques de vêtements, chaussures, mode pour l'essentiel. Marseille compte aussi les deux centres commerciaux importants de la Valentine et du Grand Littoral.

Le Vieux Port, le cours Julien et les alentours des plages du Prado concentrent de nombreux restaurants aux cuisines très diversifiées.

En 1999 sur les 257 721 marseillais ayant un emploi 226 021 travaillaient dans la commune, 23 083 dans une autre commune de l'agglomération Aix-Marseille, 3 511 dans une autre commune du département.

Parmi ceux qui détenaient un emploi à temps complet à Marseille en 1999, 51,3 % avaient un contrat à durée indéterminée, 27,1 % étaient titulaires de la fonction publique, 6 % étaient en contrat à durée déterminée, 5,8 % étaient travailleurs indépendants, 5% étaient employeurs.

Sur les 293 019 emplois de la commune, 66 998 étaient occupés par des travailleurs habitant hors de la commune.

225 799 habitants soit plus du quart de la population vivait en ZUS ; sur les 16 arrondissements seuls les 4e, 5e, 7e et 8e arrondissements ne comportent aucune partie de zone urbaine sensible .

Marseille est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence et de la Chambre régionale de commerce et d'industrie Provence-Alpes-Côte d'azur-Corse. Elle gère l'aéroport de Marseille Provence à Marignane, qui est le 5e de France avec près de 7 millions de passagers.

Un des principaux ports de pêche de la côte méditerranéenne française, mais loin derrière Sète et Port-Vendres. Pour tout le quartier maritime de Marseille, on ne compte plus que 260 marins pour 125 navires pratiquant une pêche traditionnelle. Les apports annuels sont d'environ 1 000 tonnes.

Il subsiste également quelques cultures maraîchères ou florales dans certains quartiers.

Entre le XVIIe siècle et le XXe siècle, l'industrie florissante du savon de Marseille, des tuiles et de la céramique, des produits alimentaires, huiles ou pâtes, de la construction navale, a été une vitrine pour la ville. Tous les chemins de fer du midi de la France convergeaient aussi vers le port et docks de Marseille. Deux financiers ont beaucoup compté dans la deuxième moitié du XIXe siècle, en transformant et modernisant l'urbanisme de la ville et son tissu industriel : Paulin Talabot (1799-1886) et Jules Mirès (1809-1871). Jules Mirès a en outre conçu, sans les réaliser, les plans de rénovation urbaine du port de la Joliette repris aujourd'hui, et il a tracé les grandes avenues haussmanniennes de Marseille. Une rue porte son nom dans la cité phocéenne. En 1854, sa Société sidérurgique de « l'éclairage au gaz, des fonderies et hauts fourneaux de Marseille » obtenait le monopole de l'éclairage de la ville et celle d'Arles. La fin des colonies, la crise de l'industrie française et le déplacement géographique des implantations proné par l'urbanisme fonctionnaliste (zones de la vallée de l'Huveaune, de Vitrolles et de l'Étang de Berre-Fos sur Mer) ont quasiment réduit à néant l'emploi industriel dans la ville.

Marseille compte trois sites classés Seveso deux situés dans le 11e arrondissement et un dans le 14e.

La Délégation Provence et Corse, est le second pôle régional du CNRS après l’Île-de-France : par son budget de 140 Millions d'euros, par ses effectifs : près de 1 900 agents CNRS (dont 853 chercheurs) et 2 000 personnes (dont plus de 1 600 chercheurs) des universités d’Aix-Marseille et des autres organismes (INSERM, INRA…) participent activement à la recherche, par ses 110 structures opérationnelles de recherche et de service dont 90 unités de recherche.

La majorité des structures opérationnelles (94 %) se trouve implantée à Marseille et Aix-en-Provence, et répartie sur 23 sites. L’aire Marseille-Aix regroupe, à elle seule, 95 % des agents CNRS de la Délégation : 77 % sur la zone marseillaise et 18 % sur la zone aixoise.

Il s'agit de recherche de pointe au niveau mondial : trois chercheurs marseillais ont participé à la découverte (qui reste à valider) de la « fabrication » de « sang universel » ; des scientifiques marseillais ont découvert de nouvelles exoplanètes.

L’Assistance publique des hôpitaux de Marseille est spécialisée dans toutes les disciplines, et dispose d’un niveau technologique qui lui permet de prendre en charge les demandes médicales les plus pointues. Son attractivité dépasse les frontières régionales pour les cas qui nécessitent une haute technicité et des équipements sophistiqués. L’AP-HM est un acteur majeur de l'économie marseillaise. Avec 15 000 agents il est le premier employeur de la région.

Les domaines d'excellence sont : hôpital d’enfants (médecine néonatale), pathologies rares (grands brûlés, hématologie, neurochirurgie) ; transplantation d’organes (traumatologie, greffes osseuses…).

Les principaux établissements publics rattachés à l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille sont : l' hôpital Sainte-Marguerite et l'hôpital Salvator (9e arrondissement), l'hôpital de la Timone et l'hôpital de la Conception (5e arrondissement), l'hôpital Nord (15e arrondissement).

Les principaux établissements privés sont : l'Institut Paoli Calmettes (Centre régional de lutte contre le cancer) (9e arrondissement), l'hôpital Paul Desbief (2e arrondissement), l'hôpital Saint-Joseph (8e arrondissement) et l'hôpital Ambroise Paré (6e arrondissement).

Il existe trois universités sur Marseille regroupant plus de 60 000 étudiants : l'Université de Provence - U1: Sciences exactes, lettres et sciences humaines, l'Université de la Méditerranée - U2 : Sciences exactes, santé, sport et économie et l'Université Paul Cézanne - U3 : Sciences exactes, droit, science politique, économie appliquée et gestion.

Celles-ci se partagent l'ensemble des enseignements scientifiques (sciences exactes), constituant l'un des plus importants ensembles de recherche et d'enseignement scientifique en France. Un projet de fusion des trois universités est en cours.

Les principaux campus sont situés à Luminy, Saint Charles, Saint Jérôme, Château Gombert, et pour les enseignements médicaux La Timone et l'Hôpital Nord . Ces universités ont aussi des établissements principalement sur Aix-en-Provence mais également dans toute l'académie. Les universités U1 et U3 ayant d'ailleurs leurs sièges à Aix-en-Provence. Le caractère bicéphale de ces universités est principalement hérité de leur histoire : les enseignements sur Marseille portaient de manière générale sur les sciences exactes, alors que sur Aix-en-Provence, c'était les sciences humaines qui prédominaient.

Le lycée Thiers propose les classes préparatoires les plus réputées de la région, toutefois Marseille ne dispose pas d'autant de grandes écoles renommées que sa taille pourrait le faire penser, les seules ayant leur siège à Marseille étant : l'École centrale de Marseille, École d'ingénieurs dont la première promotion est sortie en 2006, née de la fusion de divers Écoles d'ingénieurs ; Euromed Marseille Ecole de Management, anciennement « École supérieure de commerce de Marseille » qui n'avait jamais connu de renom particulier est classée depuis plusieurs années parmi les 10 premières écoles de commerce françaises . ; l'ESIL (École supérieure d’ingénieurs de Luminy), présente sur Marseille depuis 1993, qui forme des Ingénieurs spécialisés dans six domaines : informatique, biomédical, biotechnologie, matériaux, réseaux et multimédia (ancienne École de l'Internet, ouvert depuis 2005) ; Polytech'Marseille (École Polytechnique Universitaire de Marseille) née du regroupement de trois écoles d'ingénieurs en 2001 (IUSTI, IUSPIM, ICF) formant des ingénieurs spécialisés dans quatre domaines : Mécanique-Énergétique, Génie industriel et Informatique, Microélectronique et Télécommunication, Génie civil. Également, l'EPITECH ouvrira une antenne à Marseille en septembre 2009.

Enfin, afin de préparer au mieux les futurs étudiants à l'international, l'EPIM Ecole Privée Internationale de Marseille propose dès le plus jeune âge un enseignement international en 2 langues français-anglais. L'EPIM a d'ailleurs ouvert un second établissement sur la commune de Luynes (13080) en 2008.

Parmi les sociétés de renommée on trouve : CMA-CGM (l'un des leaders mondiaux du transport maritime), le Groupe des Eaux de Marseille (quatrième groupe français dans le secteur de l'eau), le Groupe ONET (N°1 national du nettoyage), la Comex (explorations sous-marines), Eurocopter (premier fabricant d'hélicoptères au monde) filiale d'EADS, La Provence, La Marseillaise (quotidiens régionaux), l'Olympique de Marseille, la SNCM. (compagnie de navigation qui a en particulier assuré jusqu'à présent la continuité territoriale avec la Corse), le groupe Pernod-Ricard (deuxième groupe mondial des spiritueux) et la marque de bonbons Haribo. Enfin, la Sodexo, qui est le leader mondial des services de restauration. A toutes ces entreprises vient également s'ajouter le Groupe SNEF (avec plus de 8000 employés en France et à l'international) qui est spécialisé dans les métiers du génie électrique et climatique, des procédés industriels, des systèmes de communication, des systèmes de sécurité et de la maintenance.

Le renouveau de la ville, qui a attiré plus de 40 000 nouveaux habitants entre 1999 et 2006, et la nouvelle image dont elle jouit, matérialisés par les travaux importants — notamment dans le cadre du projet Euroméditerranée, entre la gare Saint-Charles, la Belle de Mai et les anciens docks . La ville se veut le carrefour de la Méditerranée et de l'Europe — qui sont entrepris en son sein, et une forte médiatisation, attirent sans cesse de nouveaux touristes : le trafic de la gare Saint-Charles est passé de 7,1 millions de passagers annuels en 2000 à 15 millions en 2007 dû à l'effet TGV mettant Marseille à 3 heures de Paris, 1h40 de Lyon et 4 heures de Lille.

Marseille compte désormais neuf hôtels 4 étoiles et dix-sept hôtels 3 étoiles ,ce qui est peu comparé aux douze 4 étoiles et vingt-huit 3 étoiles de Lyon, mais constitue un gros progrès par rapport à il y a une dizaine d'années, toutefois malgré ces avancées peu de congrès et de séminaires se tiennent à Marseille.

En 2008 Le Petit Nice a obtenu trois étoiles au guide Michelin, chose que n'avait jamais réalisé aucun restaurant à Marseille auparavant.

En l'espace de dix ans, Marseille a multiplié par trente le nombre de croisiéristes y faisant escale, avec des paquebots de plus en plus prestigieux, comme par exemple le Queen Mary II.

Marseille a même postulé pour l'organisation de la Coupe de l'America 2007 (l'épreuve la plus prestigieuse du monde opposant des voiliers tous les quatre ans), a été retenue dans les cinq finalistes et a organisé l'Acte 1 de la Coupe Louis Vuitton 2007.

Depuis la fin des années 1980, Marseille jouit d’une image positive, lieu de solidarité et de pacification interethnique. L'image de la ville passe peu à peu d'une Cité mal famée où prospère le « milieu » — le Chicago français — à une ville largement ouverte sur la mer bénéficiant d'un site unique, à la pointe de la mode et de l'art. La mise en service du TGV Méditerranée a favorisé cet engouement mettant la Canebière à trois heures de Paris.

Un seul bémol : un des thèmes principaux de la campagne électorale pour les municipales 2008 a été à juste titre la saleté de la ville ainsi que l'indiscipline de ses habitants à cet égard.

Enfin en 2007, les prix de l'immobilier n'ont jamais été aussi élevés de toute l'histoire à Marseille (2 652 € le m² en moyenne), qui se paie désormais le « luxe » d'être pratiquement aussi chère que Lyon (2 662 € le m²) et presque aussi chère, du moins dans les 7e et 8e arrondissements que Nice (3 636,20 € le m²) . En 2004, Lone Star Funds, un fonds de pension texan, rachetait plus de 300 commerces et 1 300 logements rue de la République. Sous le nom de « Marseille République », Lone Star s'est engagée dans l'un des plus importants programmes de rénovation de centre-ville (134 000 m²) en France, programme controversé . Marseille République a été racheté en 2007 par Atemi, filiale de Lehman Brothers, la banque qui a fait faillite suite à la crise des subprimes .

La commune de Marseille a une façade maritime de 57 kilomètres dont 24 kilomètres de calanques.

La circonscription du Grand Port Maritime de Marseille s'étend sur 70 km de côtes, allant d'est en ouest du Vieux-Port à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Il traite annuellement 100 millions de tonnes de marchandises (dont 60% d'hydrocarbures), ce qui en fait le premier port français, de la Méditerranée et le quatrième port en Europe derrière Rotterdam, Anvers et Hambourg, et 1,8 million de passagers (2004), essentiellement vers la Corse et l'Afrique du Nord, ainsi que les croisières en Méditerranée (360 000 croisiéristes en 2005).

Toutefois à cause de conflits sociaux répétitifs la croissance du trafic containers depuis 1990 a été très faible comparativement à ses principaux concurrents méditerranéens Barcelone et Gênes sa part de marché passant de 18.6% en 1989 à 5.5% en 2006.

Marseille, qui figure dans les trois premiers complexes de plaisance d'Europe compte quatre ports de plaisance importants : le Vieux-Port : 3 500 places à quai avec 6 mètres de tirant d'eau, la Pointe Rouge : 1 800 places à quai avec un tirant d'eau de 4 à 6 mètres, Le Frioul : 1 500 places à quai dont 150 anneaux réservés aux plaisanciers de passage, l'Estaque: 1 500 places dont 145 pour la plaisance.

On notera la présence de la plus petite ligne maritime commerciale du monde (206 mètres) qui permet de traverser le Vieux Port à bord du Ferry Boat (prononcé à la marseillaise « féri-bo-at »). Le départ s'effectue depuis la place aux Huiles ou devant l’hôtel de ville.

Les principales plages sont : les plages du Prado, Les Catalans, la Pointe Rouge, la plage du Prophète. Les plages du Prado dites « plages Deferre » ont été aménagées à la période du creusement du métro marseillais. À l'image du J4 créé par les remblais de la rue de la République, les plages du Prado ont été crées artificiellement grâce aux remblais des sous sols marseillais.

Autres plages marseillaises : Plages de la Lave, de la Batterie, du Fortin (plages de Corbières, quartier de l'Estaque), Plage Saint-Estève (Îles du Frioul), Plage David, Plage de l'Huveaune, Plage Borély, Plage de Bonneveine, Plage de la Vieille Chapelle, Plage des Bains des Dames, Plage de l'Anse des Phocéens, Plage de l'Anse des Sablettes, Plage de la Verrerie, Plage Samena, Plage de la Maronaise.

Et les plages des calanques : Plage de Sormiou, Plage de Morgiou, Plage d'En Vau.

Marseille haut-lieu de la plongée compte près de 100 sites de plongée sous-marine, les plus renommés étant : l'archipel de Riou, l'Archipel du Frioul et l'Île de Planier. Plusieurs centres de plongée permettent de les découvrir.

Les pêcheurs professionnels qui ont longtemps fait partie intégrante du paysage de l'Estaque et du Vieux port à Marseille se sont raréfiés au fil des décennies.

Par contre les loups, rascasses, dorades, rougets, mérous font la joie des pêcheurs amateurs.

Situé en bordure de la corniche Kennedy le marégraphe sert depuis 1897 de point zéro pour la mesure de l'altitude en France. Il enregistre et étudie également sur le long terme le mouvement des marées et leur évolution.

La frégate le Sartine, baptisée du nom du ministre de la Marine royale de l'époque, qui transportait des soldats français des accords d'échange de prisonniers en Inde. Endommagée par méprise par un navire britannique, s’est échouée dans la passe d'entrée le 19 mai 1780 paralysant un moment la circulation. Avec une légère déformation du nom - la sardine qui bouche le port - c'est devenu une galéjade classique.

Marseille est divisée en 16 arrondissements municipaux, eux-mêmes divisés en quartiers (111 au total). Depuis 1987, les arrondissements sont regroupés par deux en secteurs, et chacun des 8 secteurs a son conseil et son maire, comme les arrondissements de Paris ou de Lyon.

Suivant la loi PLM, Les élections municipales se déroulent par secteur. Chaque secteur élit ses conseillers (303 au total), dont un tiers siègent à la mairie centrale.

Marseille a la particularité d'être constituée de 111 quartiers, qui ressemblent souvent à de véritables villages.

Au conseil général des Bouches-du-Rhône, Marseille représente 25 des 57 sièges, depuis le dernier découpage cantonal de février 2003, qui entre en vigueur lors des élections cantonales de 2004.

Marseille est classée ville d'art et d'histoire.

Le plus célèbre et emblématique est certainement la basilique Notre-Dame-de-la-Garde, construite par l'architecte nîmois Jacques Henri Esperandieu en 1870. La statue en cuivre doré (recouverte de feuilles d'or) de la « bonne mère », placée au sommet de la tour haute de 45 mètres, dépasse une hauteur de 9 mètres. Elle est l'œuvre du sculpteur Eugène-Louis Lequesne : élevée sur une butte haute de 162 mètres la statue de la « Bonne Mère » domine ainsi le vieux port et l'ensemble de la ville de 160 mètres.

On dit que Marseille compte trois cathédrales si on inclut la Cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille de style néo romano-byzantin à coupoles par Léon Vaudoyer, accolée à l'ancienne cathédrale de la Major, importante église romane provençale amputée de sa nef pendant la construction de la nouvelle cathédrale, et le baptistère, vestige d'un ancien ensemble religieux, aujourd'hui sous l'actuelle cathédrale, accessible depuis sa crypte.

Le plus ancien est l'abbaye de Saint-Victor dont la crypte est le lieu de culte chrétien le plus ancien de France (Vème siècle) et qui constitue le plus ancien établissement monastique d'occident.

Sont également remarquables : La basilique du Sacré-Cœur, construite dans la première moitié du XXe siècle (achevée en 1947), située sur l'avenue du Prado, érigée en basilique mineure par le pape Jean-Paul II le 17 septembre 1997 ; l'église Notre-Dame-du-Mont ; l'église dite des Réformés St Vincent de Paul en haut de la Canebière achevée en (1888) et de style « gothique rayonnant » surmontée de deux hautes flèches ; le monument aux armées de l'Orient (photo), corniche Kennedy ; l'église Sainte-Marie-Madeleine des Chartreux construite au XVIIe siècle ; l'église Saint-Laurent ; l'église Saint-Cannat.

Le Vieux-Port dont les immeubles, encadrant l'hôtel de ville du 17e, de la rive nord, reconstruits après la Seconde Guerre mondiale par l'architecte Fernand Pouillon en parement de pierres de Vers Pont du Gard, (le Panier le surplombe), La Canebière bordée par l'imposante Bourse du XIXe siècle et de nombreux immeubles haussmanniens tels l'ancien hôtel de Noailles, de même, la rue de le République, L'Estaque connu notamment par le film Marius et Jeannette de Robert Guédiguian, Le Panier quartier pittoresque situé dans le cœur historique de Marseille et en pleine rénovation.

La Vieille Charité , La Cathedrale de la Major , Notre-Dame de la Garde , L' hôtel de ville , La Préfecture , Le palais Longchamp , Le palais des Arts , L' abbaye de Saint-Victor , Le palais du Pharo , La maison Diamantée , L'hôtel de Cabre , L'Hôtel-Dieu , L'hôtel Noailles fréquenté par Blaise Cendrars, actuellement siège d'une banque , Le Grand Hôtel reconverti en hôtel de police , la Chambre de Commerce de Marseille ou Palais de la bourse , L'église des Réformés-st Vincent de Paul , La gare Saint-Charles , La Vierge dorée , La Cité radieuse de Marseille de Le Corbusier , La place Castellane et sa fontaine offerte par Jules Cantini , Le Fort Saint-Jean , Le Fort Saint-Nicolas , La Villa Valmer , Le Stade Vélodrome, où se déroulent les matches de football du club local, l'Olympique de Marseille , Le parc Chanot, où se tient la foire de Marseille en septembre , L'hôpital Saint-Joseph , Le vallon des Auffes.

En revanche l'image de certains édifices connus, comme la prison des Baumettes dont la rénovation prévue depuis 1999 tarde à se concrétiser, marque le pas. Il en est de même pour la future grande mosquée de Marseille dont l'édification votée depuis des années n'a toujours pas commencé pour cause de recours juridiques.

Maurice Béjart et le Ballet national de Marseille pour la danse. D'autres s'y illustrèrent brillamment, notamment le Niçois Lazzini et la Corse Pietragalla. Fernandel, Raimu, Robert Guédiguian pour le cinéma mais aussi sa compagne Ariane Ascaride, Marcel Pagnol pour le cinéma et la littérature, Vincent Scotto, Paul Mauriat, IAM (groupe de rap), la Fonky Family, les Psy 4 de la rime, Faf Larage et Keny Arkana pour la musique. La musique ragga est très présente, notamment grâce au Massilia Sound System. Également Élie Kakou, Patrick Bosso et Titoff, comiques locaux aux carrières nationales.

La ville de Marseille a été élue capitale européenne de la culture pour 2013.

Le lieu culturel phare marseillais fut, dès sa création à la fin du XVIIIe siècle et jusque dans les années 1970, l'Opéra. Situé à proximité du Vieux Port et de la Canebière, en plein cœur de la ville, son style architectural fut à l'égal des salles d'Opéra construites à cette époque à Lyon ou Bordeaux de facture classique. Un grave incendie en 1920 détruisit la quasi totalité du bâtiment ne laissant debout que la colonnade de la façade encore visible de nos jours. La reconstruction fut l'objet d'un concours dans le plus pur style art déco remporté par l'architecte départemental Gaston Castel. Antoine Bourdelle travailla notamment aux frises qui encadrent encore le rideau de scène. Cette spécificité a d'ailleurs entraîné le classement du bâtiment dans la liste des monuments historiques.

La programmation fut à la fois traditionnelle compte tenu de l'importance de la population d'origine italienne dans la ville et de la nécessité de proposer plus qu'ailleurs des opéras de bel canto, mais aussi audacieuse avec de nombreuses premières françaises (telle Lulu d'Alban Berg en 1967). Pourtant le statut de régie municipale, la transformation de l'offre culturelle dans la ville et l'évolution des goûts du public provoquèrent une grave crise identitaire et financière pour ce fleuron marseillais. La prise de conscience tardive des responsables politiques locaux ainsi que la direction énergique de la nouvelle responsable de l'Opéra, Mme Auphan, nommée en 2002 permettent aujourd'hui de proposer une programmation plus large et pointue, faisant revenir une partie du public voire touchant des couches de population rajeunies.

L'avenir reste toutefois à conforter avec la réfection totale d'un bâtiment vieillissant, la mise en place d'équipes de direction, de techniciens et d'artistes travaillant dans le même sens afin de décrocher le titre tant convoité d'Opéra national puisqu'une véritable régionalisation se fait attendre. Marseille candidate au titre de ville européenne de la culture ne pourra quoi qu'il en soit pas faire l'impasse quant à la réflexion sur le devenir de son Opéra.

Melissa M, Léa Castel, Massilia Sound System, Moussu T e lei Jovents, IAM, Akhenaton, Troublemakers, Oai Star, Lo Còr de la Plana, Joe Corbeau, Leda Atomica, Quartiers Nord, Fonky Family, Jehro, Keny Arkana, Galleon, Oshen, 5Avenues, 3ème Œil, Psy 4 de la rime, Faf Larage, Raspigaous, Kenza Farah, Melissa Mars, Benny Bopp (humoriste francophone), Robert Miras (interprète de Jésus est né en Provence), Dagoba, Soprano, Patrick Bosso, Titoff, Eths. Yves Montand, Marcel Pagnol, l'actrice Géraldine Pailhas.

L'espace Julien, le Dôme, Le Moulin et Les Docks des Suds sont les plus grandes salles de concert.

Le Cabaret Aléatoire de la Friche de la Belle de Mai a quant à lui une capacité approchant les 900 personnes mais est une structure associative avec une certaine liberté de programmation.

Le Poste à Galène ou encore L'embobineuse dans le quartier de la Belle de Mai sont des salles associatives de dimension comparable bien que la programmation soit très différente.

De nombreux café-concerts L'Intermediaire, Le Balthazar, Le Boombox, La Machine à coudre, Le poste à Galène ...

Beaucoup d'associations œuvrent également à la diffusion musicale. In the garage qui travaille en collaboration avec le Cabaret aléatoire, L'Embobineuse et La machine à coudre, propose très régulièrement des soirées concerts de qualité (Festival B-Side).

Le disquaire Lollipop propose régulièrement de petits showcases gratuits avec des artistes prometteurs.

On peut citer en vrac Bol De Funk, La Fiesta Des Suds, Marsatac, Métis ta zik, Bab el med music, Tighten up.

La ville de Marseille présente une des scènes, tant pour le spectacle que pour la musique, la plus importante de province : elle est connue entre autres pour avoir le plus grand nombre de salles de spectacle en France après Paris. Historiquement le spectacle n'est pas forcément lié à une importante élite culturelle mais soutenu par un fort engouement populaire, c'est ainsi que le cabaret et le music-hall connaît un âge d'or marquant à Marseille, les salles de spectacle se multipliant avant de disparaître rattrapées par le développement du cinéma. L'opéra s'impose alors comme le spectacle à Marseille. S'il reste aujourd'hui un élément important dans le paysage culturel marseillais, il fût au début du XXe siècle le lieu incontournable de l'art vivant et rassemblait sous le même toit bourgeoisie et classe populaire.

Aujourd'hui le théâtre mais aussi la danse sont très bien représentés, tant au niveau de la diffusion avec de nombreux lieux mais aussi au niveau de la création, grâce à de nombreuses compagnies et de multiples résidences. Ce positionnement qui place Marseille en avant dans le milieu des arts et spectacles vivants est principalement hérité d'une volonté d'équipement mise en place par les municipalités de Gaston Deferre : création du Ballet National de Marseille, de la Criée - Théâtre National, du Théâtre du Gymnase mais aussi par exemple par des salles plus originales comme Le Merlan, salle créée en banlieue devenue par la suite scène nationale, ou les Bernardines. Celles-ci se complètent par diverses salles de taille modeste, comme le Lenche et enfin de nouveaux lieux comme la Friche, aux multiples espaces dont le théâtre de la Cartonnerie, ou encore Montevideo, lieu de résidence d'Hubert Colas.

Si jusqu'aux années 1990, Marseille est quasiment l'unique ville pour la diffusion des arts vivants dans le département, elle est aujourd'hui au centre d'un ensemble de lieux qui se répartissent sur l'ensemble de l'agglomération grâce à la volonté de certaines municipalités de se doter d'équipements culturels de qualité. C'est aussi pour certaines villes l'occasion de créer des résidences d'artistes, profitant largement à la création locale. On peut citer notamment en tant que lieux de diffusion importants sur l'agglomération : Le théâtre des Salins à Martigues, le Jeu de paume, le Grand Théâtre de Provence et le Pavillon Noir à Aix-en-Provence, le théâtre de l'Olivier à Istres, le Comoedia à Aubagne et aussi Châteauvallon à Ollioules près de Toulon.

En juin 2008 est délivré le permis de construire du centre régional de la Méditerranée à Marseille, lieu de débat et d'exposition à vocation culturelle et économique. L'objectif de la construction de l'infrastructure était de créer un nouvel atout pour la candidature de Marseille au statut de capitale européenne de la culture en 2013. Le bâtiment sera construit sur les plans de l'architecte italien Stefano Boeri.

La ville accueillera également le futur musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée dit Mucem, qui reprendra les collections de l'établissement parisien du Musée national des Arts et Traditions populaires.

Riche de ses cultures, Marseille a vu naître de nombreux écrivains. À la fin de l'Antiquité, des érudits comme Victorinus, des moines de Saint-Victor. Au Moyen Âge des troubadours, tel Folquet qui s'illustra ensuite si bassement dans la Croisade. Jean-Baptiste Germain à l'époque baroque…

Pour les temps modernes on peut par exemple citer Victor Gelu, Valère Bernard, André Suarès, Pierre Bertas, Jorgi Reboul, Edmond Rostand, Antonin Artaud, Saint-Pol-Roux, André Roussin, Louis Brauquier, Gabriel Audisio. Pendant l'occupation nazie, Émile Danoën y a publié son premier roman puis a mis en scène la ville dans le deuxième, Rue des enfants abandonnés.

Le genre polar marseillais fut inauguré par un journaliste, Claude Barsotti, qui écrit en occitan (provençal). Un papier sensa importància est paru en 1994 aux éditions de l'IEO, Puylaurens (81). Les femmes prirent la relève, à commencer par Michèle Courbou, qui publia, elle aussi en 1994, Les Chapacans dans la Série Noire des éditions Gallimard et lança vraiment le genre. Annie Barrière, Sylvie Cohen, Amanda Biot ou Ysa Dedeau prirent la relève.

Jean-Claude Izzo illustra la ville dans quatre romans noirs. À sa suite de nombreux auteurs de polars social, politique et de talent sont apparus à Marseille, comme Philippe Carrese, dont les romans satirique rencontrent un grand succès, ou François Thomazeau, l'un des pionniers du genre avec La Faute à Dégun, paru en 1995. Del Pappas (une quinzaine de polars dont Le Baiser du Congre aux Éditions Jigal), Maurice Gouiran (plus de dix romans à son actif qui mêlent avec force Marseille, l'histoire et le polar), Bruno Leydet (Grand prix Littéraire de Provence pour son roman Sortez vos Morts), , Alain Pucciarelli ou Jean Contrucci qui tous, et chacun à leur manière, ont su tirer de cette ville la substantifique moelle.

En 2000, la maison d'éditions L'Ecailler du Sud se spécialisa dans ce genre et a publié à ce jour plus de 150 romans.

Un des premiers films de l'histoire a été tourné dans une ville voisine de Marseille, La Ciotat (le cinéma est né à Lyon) aussi est-il un aspect important de la culture marseillaise. Depuis les frères Lumière, ce sont des acteurs ou cinéastes tels que Fernandel, Raimu, Robert Guédiguian, Ariane Ascaride ou bien sûr Marcel Pagnol qui ont marqué le cinéma marseillais. Aujourd'hui, c'est à Marseille que se tourne la série Plus belle la vie, dans les studios de la Belle De Mai, 37 rue Guibal. Marseille abrite en outre deux importants cinémas indépendants, le César (place Castellane) et le Variétés (Canebière).

Marseille avec sa population vibrionnante a créé un grand nombre d'expressions imagées dont certaines sont entrées dans les dictionnaires usuels.

L'Olympique de Marseille (OM) n'est pas seulement un club sportif marseillais mais une véritable institution. Le club, (sa devise est « droit au but ») compte aussi de nombreux supporters dans la France entière, dans le continent européen et même dans le monde (retransmission de finale ou de matches importants à New York). On parle souvent de diaspora marseillaise.

Son stade, le Vélodrome, peut accueillir 60 000 personnes. C'est le deuxième plus grand stade du pays, derrière le Stade de France.

L'Olympique de Marseille est un des plus vieux clubs français mais aussi l'un des plus titrés. Ce club fondé en 1899 a gagné de nombreux titres nationaux (huit championnats de France et dix coupes de France), ainsi que la Ligue des champions en 1993, ce qui en fait la seule équipe de football française à avoir remporté cette prestigieuse compétition européenne. L'OM a notamment disputé quatre finales européennes (1991, 1993, 1999 et 2004). En 2008, le club s'est qualifié pour la deuxième saison consécutive pour la Ligue des champions.

Notre-Dame de la Garde est l'une des basiliques mineures du catholicisme. Elle est située sur les hauteurs de Marseille à 162 m d'altitude, au sud du Vieux-Port et surnommée la « Bonne Mère », en raison de la présence d'une immense statue dorée de la Mère à l'Enfant de 63 m environ. Cette statue a été réalisée par l'orfèvre parisien Christofle et fut posée en 1870. Elle est redorée périodiquement.

La tradition des marseillais est de venir l'implorer dans les grandes occasions. Depuis le XVIIe siècle, les familles de marins viennent la prier pour assurer leur retour et ils offrent en ex-voto des maquettes de bateaux qui sont suspendues à la nef qui en contient des dizaines.

Le premier concours officiel de pétanque eut lieu en 1910 à La Ciotat.

La fédération française de pétanque, 3e fédération en nombre de licenciés, fut créée en 1945 et siège à Marseille.

Le Mondial la Marseillaise de pétanque est le plus grand tournoi de pétanque du monde avec plus de 12 000 joueurs de tout niveau. Il accueille 50 000 spectateurs le premier jour, et plus de 100 000 pour l’ensemble de la compétition.

La municipalité a aménagé de nombreux terrains de boules dans quasiment tous les quartiers.

Pastis (boisson alcoolisée à base d'épices et d'anis), aïoli (sauce à base d'ail et huile d'olive) qu'on sert avec des légumes, la tapenade (tapena en occitan: préparation à base de câpres, d'anchois et d'olives broyées), bouillabaisse (plat à base de poissons de roche, de sauces et de légumes), Panisse (galette de farine de pois chiche), navette (biscuit dur et aromatisé à la fleur d'oranger en forme de barque), bourride (plat de poisson à base de lotte ou baudroie étuvée, typique de Sète et non de Marseille), les « pieds et paquets », préparés avec des tripes de mouton, pieds de mouton et lard.

L'Archidiocèse de Marseille est l'un des vingt-trois archidiocèses de France. Diocèse depuis le Ie siècle, le siège de Marseille a été érigé en archidiocèse en 1948. L'archevêque actuel est Mgr Georges Pontier. En 2008, la ville comptait 116 paroisses catholiques accueillant les fidèles. Marseille compte quatre paroisses de l'Église réformée de France.

La ville possède 40 synagogues et une cinquantaine de mosquées ou salles de prière.

Le principal quotidien régional diffusé à Marseille est La Provence, du Groupe Hersant, qui couvre aussi les départements du Var, du Vaucluse et les Hautes-Alpes, depuis la fusion intervenue entre les deux principaux journaux de l'après-guerre, Le Provençal et Le Méridional du groupe Hachette. En 2007, La Provence est revendu par ce dernier au Groupe Hersant. La Marseillaise, quotidien fondé par le parti communiste en 1943 est diffusé dans tout le sud-est de la France. Depuis 2006, le quotidien gratuit Marseille Plus, détenu à parité par le groupe Bolloré et le Groupe Hersant est diffusé sur la ville.

Enfin, la presse compte plusieurs hebdomadaires, dont Marseille l'hebdo, un gratuit culturel Ventilo ou What Magazine Urbain, principal gratuit traitant de l'actualité culturel et nocturnes de la région marseillaise.

Marseille accueille le siège de France 3 Méditerranée.

En outre, la ville compte quelques radios associatives telles que Radio Grenouille, Radio dialogue, Diva FM ou Radio Galère.

France Bleu Provence, la radio régionale de Radio France, est la 3è radio en nombre d'auditeurs et la 2è en part d'audience, avec 98 100 auditeurs à Marseille (9,9% d'audience cumulée et 10,2% de part d'audience), derrière RMC (11,1% d'AC, 109 600 auditeurs et 10,5 de PDA) et Skyrock (10,9% d'AC, 107 600 auditeurs et 6,8% de PDA) selon le dernier sondage Septembre 2007-Juin 2008 Médialocales de Médiamétrie. France Bleu Provence possède à Marseille des studios rue de l'Evêché bien que la radio soit basée à Aix-en-Provence.

Jean-Pierre Foucault, célèbre présentateur de télévision français, né à Marseille en novembre 1947, préside La chaîne Marseille (LCM).

La ville compte 172 courts de tennis, 45 gymnases municipaux, 22 piscines, 72 stades municipaux, 139 boulodromes, 30 clubs de tennis, 3 terrains de golf, 3 bases nautiques, 8 dojos, 3 rampes de skate board, 3 stands de tir, 2 hippodromes, 5 centres équestres, 2 murs d'escalade et un fronton de pelote basque. Marseille, qui compte cinquante sites de plongée, est un haut-lieu de la plongée sous-marine en Méditerranée.

Les principaux clubs de sport de Marseille sont l'Olympique de Marseille (football) et le Cercle des nageurs de Marseille (natation et water-polo).

Le Stade Vélodrome est un stade édifié en 1937 dans le 8e arrondissement de Marseille. Il compte 60 013 places assises. Il a accueilli sept rencontres du Mondial 98 de football dont la demi-finale Brésil-Pays-Bas et six matchs de la Coupe du monde de rugby à XV 2007 dont le quart de finale Australie - Angleterre. Son club résident actuel est l'Olympique de Marseille.

Le Palais des sports de Marseille, inauguré en 1989, est une salle omnisports située à proximité du Stade Vélodrome ayant une capacité de 7 000 places, où chaque année se disputent l'Open 13, un tournoi de tennis inscrit à l'ATP tour, le Trophée Massalia en gymnastique ou encore le challenge Jeanty, épreuve de la Coupe du Monde de fleuret dames.

De plus, le Semi-marathon de Marseille-Cassis, le World series 13 de Beach-volley organisé sur les Plages du Prado, le Triathlon international de Marseille sont organisés annuellement dans la cité phocéenne. Marseille a accueilli le Tour de France cycliste 12 fois depuis 1947 et accueille chaque année le Tour de France à la voile. Marseille est, depuis juillet 2008, la première ville hors du Brésil à avoir accueilli la Coupe du Monde de Beach Soccer sur les plages du Prado.

Marseille est jumelée avec treize villes et a également signé des pactes d'amitié et de coopération avec trente villes de par le monde.

En haut



Olympique de Marseille

Localisation de Marseille

L'Olympique de Marseille (couramment abrégé en OM) est un club de football français fondé en 1899.

Le club marseillais évolue au Stade Vélodrome depuis 1937 et s'entraîne à la Commanderie. Le club a remporté huit championnats de France, dix Coupes de France et une Ligue des Champions (en 1993 contre le Milan AC).

L'Olympique de Marseille est présidé par Pape Diouf depuis décembre 2004 mais l'actionnaire majoritaire (ayant par moment joué le rôle de mécène) est Robert Louis-Dreyfus. L'équipe première, entraînée par Éric Gerets depuis le 25 septembre 2007, évolue en première division depuis 1996 et participe en 2008-2009 pour la dixième fois de son histoire à la Ligue des Champions.

Selon André Gascard, joueur, entraîneur et dirigeant, puis archiviste de l'OM, le club omnisports de l'Olympique de Marseille est fondé par René Dufaure de Montmirail en 1892, bien que son nom actuel soit adopté en 1899. Le club est en fait issu de la fusion du Football Club de Marseille et du club d'escrime L'Épée. Les statuts du club sont adoptés en assemblée générale extraordinaire en août 1899 et reconnus officiellement par arrêté préfectoral le 12 décembre 1900. Aux débuts du club omnisports, le rugby est le sport vedette, et c'est à ce moment que la devise du club Droit au but prend son origine. Affilié à l'USFSA depuis 1898, le football est véritablement pratiqué à partir de 1902 grâce à l'impulsion d'Anglais et d'Allemands. De tous les clubs de football de la cité marseillaise, l'OM devient rapidement le club phare de la ville grâce à son organisation et son budget, reléguant le Sporting, le Stade ou la Phocéenne au second plan. Il évolue alors au stade de l'Huveaune.

En 1904, l'OM remporte son premier championnat du littoral (concernant les clubs de Marseille et sa banlieue) et participe aux phases finales du onzième championnat de France. À cette époque, le terme « association » est le plus souvent employé tandis que le mot « football » désigne principalement le rugby, notamment en province. Dans le championnat de France, l'OM n'arrive pas à franchir la dernière marche en tombant en demi-finales en 1904, 1905, 1906 et 1908, mais domine sans partage au niveau régional en décrochant cinq titres de champion du littoral d'affilée. Le club rival du Stade Helvétique de Marseille met fin à cette domination et accroche même trois titres de champion de France.

La Première Guerre mondiale va pratiquement interrompre toute activité sportive. Malgré ces événements, une toute nouvelle épreuve apparaît : la Coupe de France. Elle va faire de l'OM son plus illustre représentant. Le premier match voit l'OM battre l'Herculis de Monaco sur le score de 7 buts à 0. Après la Grande Guerre, l'OM échoue en finale de la dernière édition du Championnat de France USFSA face au Havre AC (4-1). L'Olympique de Marseille réalise ainsi sa première grande performance en championnat, même si la diversité des compétitions nationales relativise ce parcours.

C'est à partir des années 1920 que l'Olympique de Marseille acquiert une renommée sur le plan national. Marino Dallaporta devient président en 1921 et débute une politique d'achat de vedettes, imitant ainsi la politique du grand rival sètois, en recrutant à Paris pour la nouvelle saison 1923-1924 Édouard Crut et Jean Boyer, le premier étant international militaire, le second ayant participé à la victoire retentissante de la France contre l'Angleterre en mai 1921 en marquant l'un des deux buts français.

L'OM remporte à trois reprises la Coupe de France en 1924 (succès 3-2 face au FC Sète en finale), 1926 et 1927, devenant ainsi le premier club de province à s'adjuger ce trophée, ainsi que le premier club à se faire remettre la Coupe par le Président de la République. Marseille redevient la place forte du football régional en accrochant deux titres de champions du Sud-Est. L'OM poursuit sur sa lancée en remportant le championnat de France amateurs en 1929 contre le Club français.

Aux débuts des années 1930, l'OM s'impose encore dans le Championnat Sud-Est et se livre à de grandes rencontres face à l'autre grand club de la région, le FC Sète. Tous ces succès permettent à l'OM d'adhérer au groupement des clubs professionnels et d'intégrer le nouveau Championnat de France professionnel créé en 1932. Cette adhésion, donnant le statut de club professionnel au club olympien, entraîne un remaniement de toute son organisation avec la nomination d'un président, d'un secrétaire général et d'un trésorier.

Ce championnat national est divisé en deux poules. L'OM termine second de sa poule derrière le futur champion de France, l'Olympique Lillois, bien qu'ils les aient battus en match d'ouverture sur un score de 7 buts à 0.

La saison 1933-1934 des Marseillais est la saison du doublé raté, avec Sète comme bourreau des Marseillais. Le quotidien L'Auto annonce clairement en une dès le 29 avril 1934 : « L'Olympique de Marseille est virtuel champion de France ». Sète ne compte en effet qu'un petit point d'avance et une différence de buts défavorable alors qu'il reste encore trois matchs à jouer pour l'OM, aucun pour Sète. Il suffit à Marseille un match nul lors de ces trois matchs en retard pour fêter le titre. Les Sétois apprendront la nouvelle lors d'une tournée en Afrique, après une victoire contre ces mêmes Marseillais en finale de la Coupe de France : l'OM a perdu ses trois matchs en retard, Sète est sacré champion de France.

L'OM remporte finalement son premier championnat de France en 1937 grâce à un meilleur rapport entre buts marqués et encaissés par rapport au FC Sochaux (1,76 contre 1,33). Le 13 juin 1937, l'OM prend ses quartiers au Stade Vélodrome, doté d'une capacité de 35 000 places, lors d'un match amical contre le Torino FC (2-1). Entre-temps, l'OM confirme sa réputation de « club de coupe » en remportant de nouveau la Coupe de France en 1935 (il devient le club le plus titré de cette compétition avec le Red Star) et 1938, après avoir échoué contre le FC Sète en 1934. L'équipe, malgré le départ de son gardien Di Lorto pour le FC Sochaux, est renforcée par l'arrivée d'un jeune attaquant français, Mario Zatelli, qui deviendra au fil du temps un personnage emblématique du club, comme joueur puis entraîneur, du brésilien Vasconcellos et du Marocain Larbi Ben Barek, surnommé la « perle noire ». Les Olympiens sont vice-champions en 1938 et 1939.

Le football continue malgré la Seconde Guerre mondiale, et en 1941, Marseille termine premier du championnat de la zone Sud ; ce titre n'est pas comptabilisé dans le palmarès olympien. En 1942-1943, l'attaque olympienne se montre prolifique : 100 buts sont inscrits en championnat, dont 20 au cours d'un unique match contre Avignon, qui s'achève sur le score de 20-2 ; Emmanuel Aznar inscrit 8 buts. Dans le même temps, le club remporte, après un échec en 1940 face au RC Paris (2-1), sa cinquième Coupe de France contre les Girondins de Bordeaux (4-0), ceci grâce à une nouvelle génération de footballeurs de valeur comme Roger Scotti ou encore Georges Dard. La saison 1943-1944 voit l'apparition d'équipes fédérales mises en place par le régime de Vichy, qui remplacent les clubs dans le championnat de France ; plusieurs Olympiens évoluent alors dans l'Équipe fédérale Marseille-Provence. Ces équipes fédérales sont dissoutes à la Libération. En 1945, l'OM dispute la Coupe de la Libération (renommée ensuite Coupe de la Victoire) et perd en finale au Stade de l'Huveaune face au FC Metz.

En 1948, l'OM redevient champion de France, onze ans après son dernier titre, grâce à un match nul obtenu dans les derniers instants d'un match contre le FC Sochaux et deux succès contre le CO Roubaix-Tourcoing (6-0) et le FC Metz (6-3).

En 1949, le président de l'époque, Louis-Bernard Dancausse, lance un second club professionnel, le GSC Marseille, surnommé Marseille II, qui deviendra une simple réserve de l'OM, et qui disparaîtra dans l'anonymat en 1951.

En 1952, l'OM échappe de peu à la relégation en deuxième division, notamment grâce à son buteur suédois Gunnar Andersson (meilleur buteur de ce championnat), et réussit à sauver sa place au plus haut niveau lors des barrages contre le Valenciennes FC : l'OM perd 3-1 au match aller avant de s'imposer 4-0 au match retour. Cette saison est ponctuée d'une lourde défaite face à l'AS Saint-Étienne, venu s'imposer à Marseille 10 buts à 3.

En 1953, Gunnar Andersson conserve son titre de meilleur buteur en inscrivant 35 buts, soit 56% des buts marseillais. L'OM parvient en finale de deux compétitions : en Coupe de France en 1954, perdue 2-1 contre l'OGC Nice avec le retour de Ben Barek, et en Coupe Drago en 1957, gagnée 3-1 contre le RC Lens.

Malgré ces coups d'éclats en coupes, l'OM n'arrive pas à concrétiser sa valeur en championnat. Après un maintien obtenu à la dernière journée en 1958, Marseille descend pour la première fois de son histoire en deuxième division en 1959. Même la Coupe ne réussit plus à l'OM : il tombe au premier tour face au Perpignan Canet Football Club (2-1), alors lanterne rouge de la deuxième division. Les Marseillais font péniblement leurs débuts en deuxième division en terminant dixièmes. Après une première tentative en 1961, ils remontent en première division en 1962, mais redescendent de nouveau en 1963, se classant derniers, malgré une première participation en Coupe des villes de foires qui voit leur élimination dès le premier tour en matchs aller-retour face aux Belges de l'Union Saint-Gilloise, sur un score cumulé de 4 buts à 3.

Marcel Leclerc, industriel de Marseille, décide de reprendre la tête de l'OM en 1965 alors que le club végète en deuxième division et vient de faire une saison des plus catastrophiques : les Olympiens terminent quatorzième du classement et sont humiliés au sixième tour de la Coupe de France, à domicile, par les amateurs du Gazélec Ajaccio (1-5). Cette saison marque aussi la plus faible affluence au Vélodrome à ce jour : le 23 avril 1965, seulement 434 spectateurs sont présents à Marseille pour assister à la confrontation OM-US Forbach. Mario Zatelli, arrivé un an auparavant, occupe le poste d'entraîneur.

Progressivement, l'ambition de Leclerc permet au club marseillais de remonter en première division en 1966, puis de remporter sa septième coupe de France en 1969. Après une lutte acharnée contre le rival stéphanois, l'OM décroche le titre de champion de France en 1971, avec un duo d'attaquants composé de Josip Skoblar (qui marque 44 buts) et de Roger Magnusson. L'OM frappe ensuite un grand coup en recrutant les Verts Georges Carnus et Bernard Bosquier.

En 1971, l'OM participe pour la première fois à la Coupe d'Europe des clubs champions, mais est éliminé une première fois au deuxième tour par l'Ajax Amsterdam de Johan Cruyff puis par la Juventus de Turin en 1972, l'année où Marseille réalise pour la première fois de son histoire le doublé championnat-coupe.

Cette période reste ancrée dans la mémoire collective marseillaise, notamment caractérisée par son président Leclerc qui lui permet de redonner des titres à un club en perte de vitesse. C'est sous sa présidence que le public marseillais peut voir évoluer Josip Skoblar, Roger Magnusson, Jean Djorkaeff et Jules Zvunka. Accusé de détournement de fonds, Marcel Leclerc est contraint de démissionner en 1972.

Après une saison difficile avec une douzième place, notamment marquée par le départ de Roger Magnusson pour le Red Star et une élimination sévère face au FC Cologne (défaite 6-0 à Cologne) en Coupe UEFA, le club finit vice-champion en 1975 avec les Brésiliens Paulo César Lima et Jair Ventura Filho (connu sous le nom de Jaïrzinho), et remporte une neuvième coupe de France en 1976.

Les saisons suivantes, l'OM termine douzième puis quatrième et en 1979, le retour de Jules Zvunka fait remonter la pente à un OM malade.

Le début des années 1980 est plus que difficile pour les Phocéens, qui se voient relégués en deuxième division en 1980. La saison 1980-1981 est la saison noire du club, placé en liquidation judiciaire en avril 1981. Tous les joueurs et le personnel sont mis au chômage. En deuxième division, la direction du club décide de mener une politique de promotion des jeunes en intégrant dans l'équipe première les Minots, vainqueurs de la coupe Gambardella deux ans plus tôt, où figurent notamment José Anigo, Éric Di Meco ou encore Jean-Charles De Bono. Ces jeunes évitent la relégation en troisième division en ne perdant aucune des six dernières rencontres de la saison, battant même Montpellier nouveau promu (3-1).

Après deux saisons où les Minots frôlent la montée (ils terminent troisièmes puis quatrièmes), le président Jean Carrieu recompose en 1983 une équipe avec les recrues Žarko Olarević, Saar Boubacar et François Bracci, et le club retrouve sa place dans l'élite au terme d'une saison prolifique en buts. Le retour à l'élite est compliqué, mais les Marseillais arrivent à accrocher le maintien. La saison suivante, ils perdent la finale de la Coupe de France 1986 face aux Girondins de Bordeaux (2 buts à 1 après prolongations).

Arrivé à l'initiative du maire de Marseille, Gaston Defferre, courant 1986, l'homme d'affaires Bernard Tapie prend les rênes du club avec une ferme intention : remporter la Coupe d'Europe. Il est à l'origine de la page la plus glorieuse de l'histoire du club.

Ces années se caractérisent par de nombreux changements d'équipe-type et d'entraîneurs. À son arrivée, il engage Karl-Heinz Förster, qui avait disputé deux coupes du monde au sein de l'équipe d'Allemagne, et Alain Giresse, arraché aux rivaux bordelais. Année après année, l'équipe est modifiée et améliorée de façon à être plus performante.

L'ère Tapie voit se succéder des joueurs tels que Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, Klaus Allofs, Enzo Francescoli, Abedi Pelé, Didier Deschamps, Basile Boli, Marcel Desailly, Rudi Völler ou Eric Cantona et des entraîneurs de renom tels que Franz Beckenbauer, Gérard Gili ou Raymond Goethals. Sous sa présidence, le club, après avoir été le dauphin des Girondins de Bordeaux en 1987, remporte quatre championnats de France de 1989 à 1992, et une coupe de France (1989). Cette coupe de France, qui offre un doublé à l'OM, est marquée par une finale de légende durant laquelle Jean-Pierre Papin inscrit un triplé crucifiant l'AS Monaco (victoire finale 4-3). Lors de la remise de la coupe, JPP embrasse François Mitterrand. Les Monégasques obtiennent leur revanche en 1991 (défaite 1 but à 0).

En Europe, le club atteint les demi-finales de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1988 face à l'Ajax Amsterdam de Dennis Bergkamp, puis les demi-finales de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1990 face au Benfica Lisbonne ; les Olympiens remportent le match aller de la demi-finale 2-1, et le score du match retour est de 0-0 quand le Lisboète Vata marque un but de la main, surnommée « main du diable » par les Marseillais, validé par l'arbitre. En 1991, le club échoue en finale de Coupe d'Europe des clubs champions face à l'Étoile Rouge de Belgrade aux tirs aux buts (5-3), après avoir notamment éliminé en 1/4 de finale le Milan AC, double tenant du titre.

Le Milan AC de Frank Rijkaard, Marco Van Basten et Jean-Pierre Papin est encore défait par l'Olympique de Marseille, cette fois en finale de la Ligue des Champions à Munich (1-0), le 26 mai 1993 d'un but de la tête de Basile Boli. Il s'agit de la première victoire d'un club français en Coupe d'Europe, qui fait naître un nouveau slogan pour les supporters marseillais : « À jamais les premiers ».

L'ère Tapie s'arrête brusquement en 1993 avec l'affaire VA-OM.

Le 22 mai 1993, le club de l'US Valenciennes-Anzin révèle l'existence d'une tentative de corruption. Le défenseur nordiste Jacques Glassmann a confié à son entraîneur Boro Primorac que Jean-Jacques Eydelie, un joueur de Marseille qui fut auparavant l'un de ses coéquipiers, l'a contacté par téléphone avant le début de la rencontre. Une somme d'argent aurait été promise par un dirigeant de l'OM à Glassmann et deux autres joueurs valenciennois, Jorge Burruchaga et Christophe Robert, pour qu'ils « laissent filer » le match et surtout que les Marseillais arrivent sans blessure à Munich pour la finale de Ligue des Champions face au Milan AC, qui se joue quatre jours plus tard. L'affaire, qui est d'abord passée sous silence, l'OM jouant la finale, devient un véritable feuilleton médiatico-judiciaire durant tout l'été 1993.

Suite à cette affaire, le conseil fédéral retire le titre de champion de France 1993 à l’OM . L’UEFA exclut Marseille des compétitions européennes de la saison 1993-1994 (Ligue des Champions et Supercoupe d'Europe), et la FIFA retire à l'OM le droit de jouer la Coupe Intercontinentale. Marseille finit deuxième du championnat en 1994, avec l’émergence de Sonny Anderson, mais le conseil fédéral rétrograde l’OM en deuxième division.

Après une brillante année en D2, l’OM termine à la première place du classement (notamment grâce à De Wolf, Cascarino et Ferreri). En Europe, les Marseillais ratent de peu la qualification en huitièmes de finale de la Coupe UEFA en étant éliminés au deuxième tour face aux Suisses du FC Sion, après avoir battu l'Olympiakos Le Pirée. Néanmoins, le club dépose le bilan avec une dette de 250 millions de francs et reste une année de plus en seconde division.

Cette deuxième saison en D2 est plus laborieuse, mais la seconde place est acquise sur la fin de la saison. L’OM remonte en première division en 1996-1997.

Rolland Courbis est nommé entraîneur de l'OM en 1997 par le nouveau président actionnaire Robert Louis-Dreyfus. Il fait signer Laurent Blanc, Andreas Köpke et Fabrizio Ravanelli, ce qui permet au club de retrouver la coupe UEFA grâce à l'obtention de la quatrième place en championnat, meilleure performance du club depuis la remontée.

Lors de la saison 1998-1999, l'OM fête son centenaire et investit dans de nombreux joueurs de talents : Robert Pirès, Florian Maurice et Christophe Dugarry. Avec cette équipe, l'OM parvient à la deuxième place du championnat à l'issue d'un sprint final contre Bordeaux, avec à la clé une moyenne record de points par match pour un dauphin (2,09, soit 71 points après 34 journées) et atteint la finale de la coupe UEFA, qu'il perd contre le Parme AC (3-0). Cette saison est également marquée par un match mémorable : menés 4-0 au Vélodrome par Montpellier à l'heure de jeu, les Olympiens parviennent à s'imposer 5-4 sur un pénalty transformé par le capitaine Laurent Blanc.

Cette belle mais finalement infructueuse saison n'est pas confirmée par la suite : bien que l'effectif soit renforcé par le jeune espoir français Stephane Dalmat, l'attaquant ivoirien Ibrahima Bakayoko et le prêt de l'international espagnol Ivan de la Pena, il voit surtout la perte très préjudiciable de son capitaine et leader naturel Laurent Blanc, poussé vers la sortie dès le début de l'été. En Ligue des Champions, l'OM bat au Vélodrome le champion d'Europe en titre Manchester United, mais les Marseillais se font éliminer lors de la seconde phase de poules. Courbis quitte l'Olympique de Marseille en novembre 1999, victime d'un début de saison raté. Il est remplacé par Bernard Casoni.

Lors des trois saisons suivantes, l'OM a du mal à se stabiliser, de nombreux joueurs partent et plusieurs entraîneurs se succèdent. Le club frôle la relégation à deux reprises, terminant à la quinzième place du championnat en 2000 et 2001. En 2002, Alain Perrin arrive et permet au club de se hisser à la troisième place du classement, qualificative pour le troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions, mais il démissionne suite à l'élimination du club au premier tour contre le FC Porto (futur vainqueur) et le Real Madrid (tenant du titre). L'OM poursuit sa route en coupe UEFA et, grâce notamment à Didier Drogba, parvient en finale de la compétition après avoir éliminé l'Inter Milan, Liverpool FC et Newcastle United, ce dernier match ayant vu le Vélodrome connaître son affluence record : 58 897 spectateurs. Marseille s'incline toutefois face à Valence CF en finale (2-0), après l'expulsion de son gardien Fabien Barthez. L'OM échoue une seconde fois en cinq ans en finale de la Coupe UEFA.

Drogba parti à Chelsea, le club, dirigé par le Sénégalais Pape Diouf (l'actionnaire principal étant toujours Robert Louis-Dreyfus), connaît de nombreux changements dans son effectif et n'atteint que la cinquième place du championnat en 2005 et 2006. Il perd en finale de la Coupe de France en 2006 face au Paris Saint-Germain (2-1). C'est lors de cette saison qu'un joueur émerge sur le plan international : Franck Ribéry, qui devient titulaire en équipe de France pendant la coupe du monde 2006.

Pour la saison 2006-2007, Albert Emon, qui prône le jeu offensif devient l'entraîneur et le club, compte les arrivées de Djibril Cissé ou de Ronald Zubar. L'OM retrouve le haut du classement, prend la place de vice-champion (meilleure performance depuis 1999) derrière l'Olympique lyonnais, et dispute une nouvelle finale de coupe de France qu'il perd aux tirs aux buts contre le FC Sochaux. Cette saison est marquée par l'éclosion de Cédric Carrasso et Samir Nasri aux côtés de Ribéry, Cissé et Niang.

Avec cette qualification pour la Ligue des Champions, et le départ du meneur de jeu Franck Ribéry au Bayern Munich pour 30 millions d'euros, l'OM se montre très actif lors du mercato d'été 2007-2008, avec notamment les arrivées de Boudewijn Zenden, Karim Ziani, Benoît Cheyrou ou encore Steve Mandanda. Avec ce recrutement ambitieux, l'OM devient aux yeux des médias le principal adversaire du champion en titre, l'Olympique lyonnais. Cet enthousiasme prend fin après un début de saison catastrophique (1 victoire en 9 matchs) qui entraîne le limogeage de l'entraineur Albert Emon et l'arrivée du Belge Eric Gerets, marquée par une victoire historique à Anfield Road contre le Liverpool FC. Cette saison là, les Phocéens terminent finalement troisièmes.

René Dufaure de Montmirail, fondateur du club, s'inspira de son sceau personnel, un D et un M entrelacés, pour créer le premier blason du club. La devise Droit au but du défunt Football Club de Marseille est reprise par le club et est placée en travers du blason.

Le logo de l'OM connaitra une version Art déco (1935-1972), plus kitsch (1972-1986) mais le principal changement reste l'apparition de l'étoile symbolisant la victoire en Ligue des Champions en 1993.

À l'occasion du centenaire en 1999 est introduite une nouvelle couleur dorée, qui sera aussi celle du troisième maillot olympien arboré en Coupe UEFA.

Le 17 février 2004 est présenté un nouveau logo qui se veut plus moderne, les lettres n'étant plus entrelacées mais fondues dans une même couleur bleu pantone et la devise étant inscrite non plus sur un cartouche barrant les lettres O et M mais en-dessous et en lettres dorées.

Le club phocéen arbore, à domicile, un maillot blanc, et ce depuis la création du club. La couleur blanche a été choisie pour évoquer la pureté de l'olympisme prôné par Pierre de Coubertin (les athlètes des Jeux olympiques de 1896 à Athènes étaient tous vêtus de blanc couraient tout de blanc vêtus). Le short est lui noir par souvenir de l'ancien Football Club de Marseille, et ce jusqu'au début des années 1920, où apparaissent short blanc et chaussettes bleues, couleurs de la ville de Marseille.

En 1969 la tenue est modifiée avec l'apparition d'un col de couleur bleue, la deuxième couleur de Marseille ainsi que l'apparition du logo du Coq Sportif, premier équipementier du club. En 1971, le col bleu devient tricolore suite au titre de champion de France, une tradition disparue de nos jours. En 1974, avec l'arrivée d'Adidas, trois rayures bleues sont présentes sur les côtés du maillot et du short.

En 1980, le maillot devient blanc à rayures fines bleues tandis qu'en 1984, maillot jaune et short et bas noirs forment la troisième tenue des Olympiens.

En 1985, l'OM revient au maillot blanc avec deux bandes bleues sur les manches, le maillot extérieur étant le même avec les deux couleurs interverties. De plus, un troisième maillot est arboré en 1989 pour la Coupe de France à l'occasion du doublé Coupe-Championnat avec une large bande bleue horizontale sur le torse.

Le maillot arboré de 1991 à 1994 possède trois bandes bleues sur l'épaule droite.

Depuis 1994, le bleu devient bleu ciel et le design des maillots est en constante évolution ; bandes bleu ciel sur le torse entre 1994 et 1998, croix bleue en 2000, 2004, 2005 et 2006 ou encore ensemble complètement blanc en 1998 ou en 2003.

En 1998, pour célébrer le centenaire du club, les joueurs portent un troisième maillot qu'ils portent lors de matchs de gala et de Coupe UEFA, il est de couleur dorée.

En 1999, le troisième maillot sera noir puis lavande lors de la saison 2003-2004. En 2004, le troisième maillot est noir et jaune, en hommage aux Minots de la saison 1984-1985. Il sera mi-bleu marine mi-or la saison suivante, et totalement bleu marine en 2006-2007 (ce maillot passera totalement inaperçu à cause d'une campagne très courte en Coupe UEFA).

Lors de la saison 2007-2008, le maillot extérieur marseillais ressemblait tellement au maillot de l'Argentine qu'il fut surnommé l'Argentin par les supporters marseillais. De plus, l'OM se met au orange - couleur des South Winners (groupe de supporters) - pour la Coupe d'Europe ; le club enregistre un record absolu de ventes de maillots avec 325 000 maillots vendus.

Pour la saison 2008-2009, le maillot domicile fait apparaître pour la première fois les armoiries de la Ville. L'extravagance du maillot extérieur avec un style jacquard rétro s'oppose quant à elle à la sobriété de la parure européenne avec un haut doré et un short noir.

L'OM est sponsorisé depuis 1971. C'est d'ailleurs le premier club français à arborer une publicité sur le maillot avec le Nîmes Olympique. Le premier accord fut signé avec But !, un journal sportif appartenant à Marcel Leclerc, alors président du club. Depuis, le club provençal a arboré les noms de Le Toro (1972-73), Michel Axel (1973-76), du Centre Barneoud (1976-77), du Mas d'Auge (1977-80), du Zoo de Marseille (1980-81), de Faure (1981-82), d'Euromarché (1982-83), de RMC (1983-86), ainsi que du Mas d'Auge en 1986, de Maison Bouygues (1986-88), d'Alain Afflelou (1988-89), de Panasonic (1989-92), d'Eurest (1992-95), de Speedy (1995-96), de Parmalat (1996-97), d'Ericsson (1997-2001) ou encore de Khalifa Airways (2001-2003). De 2003 à 2008, les maillots domicile et extérieur eurent pour sponsor Neuf Telecom, entreprise appartenant à Robert-Louis Dreyfus. De plus, le maillot Europe fut sponsorisé par Europe 1 en 1987, France Loto en 1989, le Conseil général des Bouches-du-Rhône en 1994, Indesit en 2003 et Internity en 2006. En 2008, l'Olympique de Marseille est sponsorisé à domicile par Direct Énergie, à l'extérieur et en Europe par Neuf Telecom. En ce qui concerne les équipementiers, c'est Adidas qui fournit le club depuis 1974, et ce jusqu'en 2014, avec cependant une interruption de 1994 à 1998. Reebok (de 1994 à 1995) puis le japonais Mizuno fournissent les équipements des Marseillais durant cette période. Avant eux, Le Coq Sportif (1969-1974) était responsable des maillots.

La liste suivante récapitule les performances de l'Olympique de Marseille dans les diverses compétitions françaises et européennes. Les Marseillais n'ont pas souvent brillé en Coupe d'Europe avant les années 1990 lorsqu'ils terminent à la deuxième place de la compétition, avant de l'emporter en 1993. Deux finales de Coupe UEFA suivront.

Côté hexagonal, si l'AS Saint-Étienne reste le club le plus souvent couronné avec dix titres de champion de France professionnel, Marseille occupe avec huit titres la deuxième place à égalité avec le FC Nantes, devant l'AS Monaco et l'Olympique lyonnais (tenant du titre depuis 2002), qui ont remporté sept titres chacun. Toutefois, les titres de champion de France ont été remporté sur des périodes assez courtes, assez irrégulièrement dans l'histoire du club avec notamment la période 1969-1975 et 1986-1992.

La Coupe de France a une saveur spéciale en France et encore plus du côté marseillais car l'OM, avec dix titres, en détient le record de victoires, même si le trophée lui échappe depuis 1989.

L'Olympique de Marseille a accumulé plusieurs records en France et en Europe durant toute son histoire.

Sur le plan européen, l'OM est le seul club français à avoir remporté la Ligue des Champions, en 1993 ainsi que celui qui a disputé le plus de finales européennes (4 en 1991, 1993, 1999 et 2004). Le club est aussi rentré dans l'histoire en étant le premier club français à battre le Liverpool FC à Anfield Road en 2007. Ce même Liverpool FC est aussi à l'origine de la plus grosse défaite subie à domicile en Ligue des Champions (4-0). Le premier tour retour de la Coupe des villes de foires 1970-1971 entre l'OM et le Spartak Trnava est le premier match européen se terminant sur une séance de tirs au but (perdue par l'OM 3-2).

L'OM a participé à la première édition de la Coupe de France de football ainsi que du Championnat de France de football professionnel. L'Olympique de Marseille, premier club provincial à avoir remporté la Coupe de France, est le roi de la compétition avec 10 titres remportés (le dernier en 1989 contre l'AS Monaco) et 8 finales (la dernière contre le FC Sochaux en 2007). L'OM détient le record de buts marqués en une seule édition de la Coupe de France (63 buts en 1933-34) et a remporté l'édition 1927 en encaissant un seul but.

Le club enchaîne aussi des records de par sa grande popularité : le Stade Vélodrome connait depuis de nombreuses années la meilleure affluence de Ligue 1, avec notamment un record absolu en termes d'abonnés (44 115) en 2003-2004 et une moyenne record de 52 996 spectateurs lors de la saison 2004-2005. Le club possède ainsi la onzième meilleure affluence d'Europe, devant des clubs comme le Liverpool FC, l'AS Rome ou le Valence CF. Marseille est le premier club français à avoir joué devant plus de 40 000 spectateurs en deuxième division (40 376 face au Toulouse FC, le 16 octobre 1981). Durant la saison 2007-2008, 365 000 maillots sont vendus à travers toute la France, ce qui place l'OM numéro 1 des ventes de maillots en France et numéro 5 européen pour les maillots Adidas.

Tout au long de son histoire, l'Olympique de Marseille a compté de grands joueurs qui pour la plupart ont connu également l'honneur d'être internationaux.

Jean Boyer est un attaquant français qui est le premier international français de l'OM. Il passe onze saisons à Marseille (1923-1934), devenant ainsi l'un des joueurs emblématiques de l'OM de l'entre-deux-guerres. Avec l'Équipe de France, il participe au tournoi olympique de football à l'occasion des Jeux olympiques d'été de 1924 à Paris après avoir participé à ceux de 1920 à Anvers.

La perle noire marocaine Larbi Ben Barek, qui sera international français a été découvert très jeune par les recruteurs marseillais. Après avoir quitté la France durant la Seconde guerre mondiale et joué notamment à l'Atlético de Madrid où il décrocha 2 titres de champion d'Espagne, il revient à l'OM et dispute la finale de la coupe de France 1954 contre l'OGC Nice. Mario Zatelli est le premier grand avant-centre du club olympien en marquant 103 buts sous le maillot blanc. Il remporte deux titres de champion de France et une Coupe de France. Il continuera à contribuer à l'histoire du club mais en tant qu'entraîneur.

Le franco-suédois Gunnar Andersson est le plus grand buteur de l'histoire du club. En sept ans, il marque 186 buts sous le maillot olympien. Olympien jusqu'en 1958, il termine sa carrière à Montpellier, Bordeaux (qu'il contribue à hisser en première division) et Aix, avant de sombrer dans la misère. Gunnar Andersson terminera difficilement sa carrière et sera un peu abandonné par le milieu, il travaillera comme docker sur le port, et il disparaîtra à seulement 41 ans, mort d'une crise cardiaque près de la rue Breteuil à l'automne 1969. La légende dira qu'il avait un billet pour voir jouer l'OM contre le Dukla Prague en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes dans sa poche.

Le Suédois Roger Magnusson a été prêté par la Juventus de Turin à l'OM en 1969 parce que les règlements du football italien interdisent alors la présence de footballeurs étrangers. Il est surnommé le magicien dans les années 1970 pour ses dribbles qui mystifient les défenses adverses et enchantent les supporters. Il a formé avec le buteur croate Josip Skoblar (« l'aigle dalmate », soulier d'or européen avec 44 buts marqués) une paire redoutable qui a contribué au doublé coupe-championnat de 1972. Il a également gagné avec l'OM la coupe de France de 1969 et le titre de champion de France de 1971.

Marius Trésor, l'international guadeloupéen, a commencé sa carrière à Ajaccio puis joue pour l'Olympique de Marseille avec lequel il remporte la Coupe de France 1976.

Cinq fois meilleur buteur du championnat de 1988 à 1992, Ballon d'or 1991, et élu Olympien du siècle par les supporters en 1997, Jean-Pierre Papin est le symbole des années fastes de l'Olympique de Marseille. Il inscrit un triplé lors de la finale de la Coupe de France 1989 et marque 184 buts toutes compétitions confondues. Pourtant, ses débuts dans le club phocéen ont été mitigés, les supporters marseillais le surnommant entre autres « J'en Peux Plus ».

Transféré à l'OM en 1989, Didier Deschamps fait une saison aux Girondins de Bordeaux en 1990, avant de retourner à Marseille. Trois fois champion de France en 1990,1991 et 1992, c'est en Ligue des Champions qu'il entre dans l'histoire du football français en étant le premier capitaine d'un club français à soulever la Coupe d'Europe.

En 1989, Bernard Tapie obtient le transfert de Chris Waddle pour près de 45 millions de francs. Il se révèle à l'automne 1989 et l'anglais est définitivement adopté par les supporters marseillais qui aiment son jeu, son sens du spectacle et du dribble. Le gaucher anglais a, de plus, un talent certain pour les coups de pied arrêtés. Il marque notamment le but vainqueur lors du quart de finale de C1 face à Milan.

En 1990, Basile Boli débarque à Marseille avec l'ambition avouée de remporter des titres dans un club ambitieux. Il est présent lors de la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions contre l'Étoile Rouge de Belgrade. Disputée à Bari, en Italie, la rencontre se solde par un match nul 0-0 et la séance des tirs au but, dont les Yougoslaves sortirent vainqueur. Les larmes de Boli après le match sont le symbole de la défaite olympienne. Deux ans plus tard, Marseille se retrouve de nouveau en finale de la Coupe d'Europe contre le Milan AC. Boli, d'un coup de tête rageur expédie le ballon au fond des filets milanais et marque le seul but du match. Faisant écho aux larmes de Bari, la joie du joueur est immense lorsqu'il brandit la coupe et la présente aux supporters phocéens.

Abedi Pelé devient titulaire dans l'équipe olympienne en 1991, s'illustre notamment de façon très remarquée en 1/4 de finale de Coupe des clubs champions européens contre l'AC Milan au printemps 1991 et est le passeur décisif lors de la finale 1993. Son talent est reconnu en remportant trois années consécutivement le titre de ballon d'or africain en 1991, 1992 et 1993 (trophée récompensant le meilleur joueur africain de l'année). En sélection, il fait partie de l'équipe qui termine finaliste de la CAN 1992, sélection avec laquelle il est capitaine entre 1992 et 1998, et où il bat les records de sélections et de buts inscrits. Néanmoins, il n'aura jamais la possibilité de disputer au cours de sa carrière la coupe du monde.

Fabien Barthez a tout connu à l'OM. Décisif lors de la finale de la Ligue des Champions 1993, puis champion de France de D2 en 1995, il part à l'AS Monaco puis à Manchester United avant de revenir à l'OM en 2004, avec lequel il atteint la finale de la Coupe UEFA.

D'autres joueurs olympiens ont marqué l'histoire du club : Carlos Mozer, Enzo Francescoli, Rudi Völler, Andreas Köpke, Tony Cascarino, meilleur buteur du Championnat de D2 en 1995 et 1996, Laurent Blanc, dit « Le Président » et l'international italien Fabrizio Ravanelli qui ont terminé vice-champions et finalistes de la Coupe UEFA en 1999.

Dans les années 2000, l'OM permet à certains joueurs de se révéler comme l'Ivoirien Didier Drogba qui est le meilleur buteur en Coupe d'Europe en 2004. L'international français Franck Ribéry s'est révélé sous le maillot olympien avant d'aller au Bayern Munich. Le club voit aussi le retour aux sources de Djibril Cissé et l'éclosion d'un minot, Samir Nasri.

En 1964, Mario Zatelli est nommé entraîneur du club phocéen, après y avoir évolué en tant que joueur dans les années 1930. À son palmarès d’entraîneur, il compte une remontée en première division en 1966, une Coupe de France en 1969, un titre de champion de France en 1971 et un doublé Coupe-Championnat en 1972, obtenus avec notamment le duo d'attaque Magnusson-Skoblar. Sa carrière d'entraîneur au sein du club ne fut pas des plus tranquilles, le président Marcel Leclerc l’ayant embauché puis remercié trois fois jusqu’en 1973. Avec Zatelli, l'OM a écrit l'une des plus belles pages de son histoire.

Jules Zvunka a porté le costume de pompier de service au sein du club phocéen. En effet, en 1974, Zvunka évite une relégation qui semblait presque inéluctable, puis termine 2e du championnat en 1975 avant de gagner la Coupe de France. Il est rappelé en 1977 pour redresser un OM qui alors enchaînait une série de résultats catastrophiques toutes compétitions confondues et seize mois plus tard (en décembre 1978), il est appelé à la rescousse pour une 3e opération commando réussie avec une série de 11 matchs sans défaite.

Gérard Gili est le premier entraîneur de l'ère Tapie. En 1988, il est nommé à la surprise générale entraîneur de l'équipe première. Il opte pour la sobriété et réalise le doublé pour sa première saison alors qu'il n'a aucune expérience au haut niveau. Il échouera en demi-finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions contre Benfica en 1990 à cause de la fameuse main de Vata en toute fin de match. Il reste ensuite cinq ans à la tête du centre de formation de Marseille. Il reviendra sur le banc olympien en 1997, mais sans grand succès.

Raymond Goethals a notamment mené l'Olympique de Marseille à son titre de champion d'Europe en 1993, devenant ainsi le premier et le seul entraîneur à remporter la Ligue des Champions avec un club français. Avant d'entraîner l'OM, il a de bons résultats avec l'équipe nationale belge, avec le club bruxellois d'Anderlecht (finale de la Coupe européenne des vainqueurs de coupe en 1977 avant de remporter la compétition l'année suivante, en 1978), avec le Standard de Liège (champion de Belgique en 1982 et 1983, plus une finale européenne, de nouveau avec Anderlecht (nouveau titre de champion de Belgique et deux Coupes de Belgique). En 1990, Raymond Goethals est appelé à Marseille par Bernard Tapie en vue de décrocher la première Coupe d'Europe d'un club français. En 1991, l'OM échoue de justesse en finale de la Coupe d'Europe des clubs champions après la séance des tirs au but, face à l'Étoile Rouge Belgrade. En 1993 il remporte, avec son équipe, la finale de la Ligue des Champions face au Milan AC, accomplissant là le plus haut fait d'armes de sa carrière.

Marcel Leclerc débarque en 1965 dans un club à reconstruire, qui évolue en deuxième division. L'homme de presse, propriétaire notamment d'un journal sportif (But !) amène dans les caisses vides du club un apport financier conséquent et demande en contrepartie à la mairie de Marseille une détaxe pour les matchs au Stade Vélodrome et l'octroi d'une subvention. Devant le refus de la municipalité, il quitte le Vélodrome et fait aménager le Stade de l'Huveaune où le club évoluera une saison et où il retrouvera l'élite. En 1969, il remporte la Coupe de France et tient sa promesse émise avant la finale en plongeant dans le Vieux-Port. Il remporte le titre de champion de France en 1971 et rentre dans l'histoire en 1972 en réalisant le premier doublé Coupe-Championnat de l'histoire du club. Mais en juillet 1972, Marcel Leclerc est démis de ses fonctions, accusé d'avoir détourné l'argent du club au profit de ses entreprises de presse.

Un dîner à l'ambassade d'URSS en 1985 où étaient présents Gaston Defferre, alors maire de Marseille ainsi que sa femme et Bernard Tapie seraient à l'origine de la venue de l'homme d'affaires sur la Canebière en 1986. Tapie impose rapidement sa marque en dirigeant le club de façon omnipotente, ce qui entraîne une valse des entraîneurs (Gérard Banide, Gérard Gili et Franz Beckenbauer en feront les frais), et en ramenant des Jean-Pierre Papin, Karl-Heinz Förster ou encore Alain Giresse. Il décroche quatre titres de champion (1989, 1990, 1991, 1992), une Coupe de France en 1989, perd la finale de Coupe des clubs champions européens à Bari en 1991 mais accèdera à la gloire deux ans plus tard à Munich face à l'AC Milan. L’affaire VA-OM viendra stopper cette épopée.

Le Stade Vélodrome est depuis 1937 le stade où évolue l'Olympique de Marseille. Le match d'inauguration joué le 13 juin 1937 face au Torino en amical se termina sur la victoire des Phocéens 2 buts à 1.

Le Stade Vélodrome est la propriété de la municipalité. Le stade connaît plusieurs liftings, en 1984 à l'occasion de l'Euro 1984 et 1998 pour la Coupe du monde, le transformant ainsi en une enceinte de 60.013 places, devenant ainsi le plus grand stade en France occupé par un club de football. Très critiqué et peu aimé par les Marseillais notamment pour son architecture (pas de toiture, aucune résonance acoustique), le Stade Vélodrome est l'objet depuis 2003 de plusieurs projets visant à le moderniser (couverture) et même l'agrandir.

La chanson Jump de Van Halen accompagne l'entrée des joueurs sur le terrain depuis août 1986 tandis que Come with me de Puff Daddy et Jimmy Page résonne lors d'un but de l'OM.

Le club, qui pratiquait ses activités sur un terrain du Parc Borély ainsi que sur un champ de manœuvres jouxtant le Parc Chanot, décide après son premier titre de champion du Littoral USFSA en 1904 d'avoir un stade digne de ce nom et se porte acquéreur du Stade de l'Huveaune. Ce stade portera plus tard le nom de Fernand Bouisson, international et capitaine de la section rugby.

Cette enceinte de 15 000 spectateurs est aussi utilisée entre 1965 et 1967 suite au refus de la mairie de détaxer les matchs au Stade Vélodrome et lors de la saison 1982-1983 lors de la rénovation du Vélodrome en vue de l'Euro 1984.

Le centre d'entraînement de la Commanderie est inauguré en juillet 1991 par les joueurs de la section professionnelle de l’Olympique de Marseille, laissant derrière eux les terrains de Luminy ou de Saint-Menet, dispersés un peu partout dans la ville. Ce projet était issu d'un vœu de Michel Hidalgo, ancien entraîneur de l'équipe professionnelle. En 2002, ce centre situé dans le 12e arrondissement de Marseille se développe et se modernise. En janvier 2005, l'ensemble des services administratifs ainsi que le pôle OM Médias du club sont transférés dans un bâtiment neuf du complexe olympien. Les joueurs du centre de formation s'entraînent dans ce complexe mais sont hébergés à La Bastide des Accates dans le 9e arrondissement de la ville.

Durant les années Tapie, le club n'hésite pas à recruter de grands joueurs français comme Alain Giresse ou Basile Boli et des internationaux étrangers tels que Karl-Heinz Förster, Abedi Pelé ou encore Rudi Völler. Marseille connaît aussi un mercato étoilé entre 1997 et 1999 avec Rolland Courbis aux manettes : l'allemand Andreas Köpke, Florian Maurice, l'italien Fabrizio Ravanelli, les champions du monde Laurent Blanc, Robert Pirès et Christophe Dugarry. Mais cette période est entachée d'une affaire de transferts suspects, qui entraînera une condamnation de Rolland Courbis à deux ans de prison ferme ainsi que de Robert-Louis Dreyfus à 10 mois avec sursis.

Depuis, le club se contente d'acheter des joueurs du niveau de la Ligue 1 tels que Mamadou Niang, Lorik Cana ou encore Benoît Cheyrou et Hatem Ben Arfa. De plus, la volonté du club est maintenant de recruter de jeunes joueurs de clubs de niveau inférieur pour en faire des joueurs importants dans la durée. Dans cette logique, depuis le transfert de Mathieu Valbuena en 2006, l'OM entretient une relation privilégiée avec le FC Libourne-Saint-Seurin. Le club olympien prête ou transfère plusieurs de ses jeunes au club girondin pour une saison (Mohamed Dennoun et Garry Bocaly pour les plus récents) et en contrepartie Libourne se sépare d'un de ses éléments majeurs (Vincent Gragnic, Charles Kaboré). L'OM recrute aussi des joueurs prometteurs qui, éclatant au Vélodrome, sont ensuite vendus au prix fort : Franck Ribéry, provenant du club turc de Galatasaray SK, est transféré pour 30 millions d'euros du côté du Bayern Munich tandis que Didier Drogba, qui évoluait à l'En Avant de Guingamp, est vendu à Chelsea FC pour un transfert évalué à 38 millions d'euros, ce qui permet au club d'avoir une manne financière conséquente pour obtenir plusieurs joueurs. L'Olympique de Marseille compte aussi sur son centre de formation : Samir Nasri qui a été formé au club a évolué en tant que titulaire sous le maillot olympien pour ensuite être vendu aux alentours des 15 millions d'euros aux Gunners.

L'Olympique de Marseille se compose d'une association, titulaire du numéro d'affiliation de la FFF, et d'une société. L'Association OM, titulaire du numéro d'affiliation de la FFF, gère le centre de formation, la section amateur et des stages multisports pour les enfants de la région. La Société OM a le statut de société anonyme sportive professionnelle (SASP) depuis 2001. Avant cette date, le club était une société anonyme à objet sportif (SAOS).

L'actionnaire principal du club est Robert Louis-Dreyfus, qui détient 90% des actions émises tandis que Jean-Pierre Foucault, président de l'Association OM, possède une seule action d'un montant de 9 centimes d'euros. En 2008, la valeur de l'Olympique de Marseille est estimée à 200 millions d'euros par Louis-Dreyfus.

Depuis les années 2000, motivé par les résultats médiocres du club ainsi que l'affaire des transferts douteux de 1998, Robert Louis-Dreyfus veut vendre le club. Le 16 janvier 2007, l'Olympique de Marseille, par la voix de son président Pape Diouf, annonce le début du processus de vente du club par Robert Louis-Dreyfus à Jack Kachkar. Canadien d'origine arménienne et PDG d'Inyx Inc., une société de produits pharmaceutiques basée à New York, Kachkar aurait mis environ 115 millions d'euros sur la table. Le 1er mars 2007, Jack Kachkar annonce qu'il a officiellement racheté l'OM à Robert-Louis Dreyfus. On apprend cependant quelques jours plus tard que Kachkar aurait du mal à réunir les fonds nécessaires au rachat du club phocéen. Robert Louis-Dreyfus lassé par les nombreux délais demandés par Jack Kachkar, et ne croyant plus aux futurs investissements promis pour assurer la pérennité de l'OM, décide ne plus vendre le club à l'homme canadien. Le 2 juillet 2008 Dreyfus suspend la vente du club et rejette une offre de 100 millions d'euros venant d'investisseurs de Dubaï présentant pourtant la « transparence nécessaire sur la provenance des fonds ».

Sur le plan international, le club était notamment membre fondateur du G14, organisation des clubs les plus importants et riches d'Europe, avant sa dissolution en janvier 2008. L'OM fait maintenant partie de l'Association européenne des clubs.

La SASP possède un conseil de surveillance qui a pour rôle de veiller au bon fonctionnement du club. Ce conseil nomme le Président et les membres du directoire. Pape Diouf, ancien agent de joueurs, est le président de l'Olympique de Marseille. Antoine Veyrat, président de la société de télécommunications LD Collectivités, devient directeur général du club après la démission début 2008 de Thierry de La Brosse ; ce dernier était en conflit avec Diouf notamment sur l'intégration du club dans la FAP (Football Avenir Professionnel), association créée par Jean-Michel Aulas dans le but de défendre les intérêts des clubs français, et dont Diouf refusait catégoriquement l'adhésion . Julien Fournier est à la tête de la direction administrative et juridique du club, Corinne Gensollen est en charge de la branche commerciale de l'OM, Nathalie Paoli est directrice de la communication, tandis que l'organisation et la sécurité sont assurées par Guy Cazadamont. José Anigo, ancien joueur et entraîneur de l'équipe professionnelle, est quant à lui directeur sportif.

Le budget pour la saison 2008-2009 de l'Olympique de Marseille est de 85 millions d'euros. Ce budget, indépendant d'une possible qualification en phases de poules de la Ligue des Champions, est le second budget de Ligue 1.

Lors de la saison 2006-2007, le club a dégagé un bénéfice net de 14,2 millions d'euros (120,9 M€ de recettes et 98,7 M€ de dépenses). L'Olympique de Marseille est fortement dépendante des droits audiovisuels, les matchs des Phocéens étant les plus diffusés : 38% des recettes proviennent des droits télé. Le sponsoring est lui à l'origine de 16.5% des recettes du club ; il en est de même de l'argent touché pour les matchs de Championnat et de Coupe d'Europe. Malgré la popularité du club et plus de 270 000 maillots vendus en 2007, le club ne touche que très peu au niveau du merchandising avec seulement 0,2 millions d'euros de bénéfices. En effet le merchandising n'est pas géré directement par le club, la société OM Exploitation chargée de commercialiser les produits dérivés siglés « Olympique de Marseille » ayant été cédée à la chaîne de magasins Made in Sport, selon le souhait de Louis-Dreyfus d'externaliser certaines fonctions du club. Le bilan des transferts est quant à lui positif (11,4 M €), avec notamment la vente de Franck Ribéry au Bayern Munich pour 30 millions d'euros. Les salaires du personnel (joueurs, staff et autres) représentent 55.2 % des dépenses du club, 20% de ces dépenses étant des charges sociales. Les autres frais prennent en compte le déplacement (5 %), l'organisation des matchs, les marchandises ou encore les impôts et les taxes (4 %).

L'Olympique de Marseille et Adidas ont une relation extrêmement étroite. Tout d'abord, Bernard Tapie et Robert Louis-Dreyfus ont à la fois été présidents du club et de l'équipementier sportif allemand. En 1996, Adidas est désigné pour la reprise du club qui était sous la tutelle de la ville de Marseille. Adidas assure un budget de fonctionnement annuel progressif évoluant entre 110 et 160 millions de francs sur cinq ans, conformément au cahier des charges imposé par Jean-Claude Gaudin. L'équipementier fournit le club depuis 1974 (leur contribution s'interrompt suite à l'affaire VA-OM et reprend dès 1996). Le contrat liant le club à Adidas court jusqu'en 2012.

L'effectif professionnel de la saison 2008-2009, entraîné par Éric Gerets et son adjoint Dominique Cuperly, compte 3 joueurs formés au club. 12 joueurs internationaux figurent dans l'équipe, dont 3 français. L'entraîneur des gardiens Laurent Spinosi a sous son aile 4 joueurs dont Steve Mandanda, actuel gardien de l'Équipe de France de football. Lorik Cana, Taye Taiwo et Mamadou Niang sont les joueurs ayant évolué le plus longtemps sous les couleurs de l'OM, avec respectivement 135, 133 et 130 matchs joués jusqu'en mai 2008.

Les supporters de l’Olympique de Marseille sont prépondérants dans la vie du club depuis près d'un siècle. Ce sont eux qui financent les travaux d'aménagement du stade de l'Huveaune dans les années 1920. Mis en sommeil durant les années 1950 et 1960, les supporters marseillais retrouvent à nouveau des couleurs à l'occasion de la présidence Leclerc. Sonnés par les secousses de la fin des années 1970, les supporters de l'OM effectuent un retour en force avec la présidence Tapie. La vague Ultra en provenance d'Italie donne alors naissance à de nombreux groupes : South Winners, CU84 ou Yankee, notamment. L'enthousiasme ne se dément pas malgré les travaux du Vélodrome avant la Coupe du Monde 1998 et de nouvelles déconvenues qui marquent la fin de la présidence Tapie. Les supporters des Bouches-du-Rhône sont loin d'être les seuls supporters du club phocéen ; selon des sondages Ipsos puis TNS Sofres, l'OM est le club le plus populaire de France. L'OM est aussi fortement supporté au Maghreb (c'est le club européen préféré, devant le FC Barcelone) et en Afrique noire et comptabilise des clubs de supporters aux États-Unis ainsi qu'en Russie.

Lors de la fondation du club au début du XXe siècle, une multitude de clubs sont déjà présents dans la ville : d'ailleurs le premier match des Olympiens se terminera sur une sévère défaite 4-0 contre l'Union Sportive Phocéenne. Mais le grand rival de l'OM est à l'époque le Stade Helvétique de Marseille qui rafle un bon nombre de championnats devant son dauphin olympien. Néanmoins la Première Guerre mondiale entraîne la fermeture de la plupart des clubs dont le SH Marseille ce qui confère à l'OM un monopole sur la ville. Au niveau régional, une rivalité s'est installée avec les clubs azuréens de l'AS Monaco (surtout dans les années 1990) et de l'OGC Nice ainsi qu'avec le Sporting Toulon Var.

L'opposition OM-AS Saint-Étienne dans la première moitié des années 1970 est l'un des premiers grands duels du football français. Présidés par deux hommes de tempérament, Marcel Leclerc et Roger Rocher, les deux hommes s’arrachent les meilleurs joueurs (comme Bernard Bosquier et Georges Carnus du côté olympien). Les matches dépassent parfois les limites du raisonnable, tant sur le terrain (Salif Keita fait un bras d'honneur à Roger Rocher en 1972) que dans les tribunes avec des bagarres et des incidents multiples.

Dans les années 1980, c'est encore la rencontre entre deux présidents charismatiques aux ambitions démesurées qui fait naître une rivalité : le Bordeaux de Claude Bez et le Marseille de Bernard Tapie font régulièrement la une. Cette oppposition se prolonge en 1999 avec le duel pour le titre de champion qui verra au final la victoire des Girondins, qui marquent dans les dernières minutes de la dernière journée contre le Paris-Saint-Germain.

Au début des années 1990, Canal+ commence à promouvoir auprès du grand public les confrontations entre l'Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain, faisant de ces matchs de grands rendez-vous sportifs pour tout le football français. Il s'instaure peu à peu une grande tension entre les supporters olympiens et parisiens qui perdure encore aujourd'hui, et qui reposerait sur l'opposition Paris/Province. À chaque Classico (nom donné à cette rencontre par analogie avec le Clásico espagnol), d'importantes mesures de sécurité sont prises pour empêcher au maximum des affrontements entre les supporters des deux camps.

L'OM est l'un des clubs les plus diffusés sur Canal+ ; d'ailleurs pour la première fois, tous les matchs de préparation de l'OM sont diffusés sur Canal+ Sport ou Sport+ lors de la saison 2008-2009. Le match Stade rennais-OM de la saison 2008-2009 est le premier match de football diffusé par Orange. Durant cette saison, Canal + et Orange utilisent entièrement leur quota de diffusion du club olympien ; de ce fait 12 matchs sont diffusés sur Canal et 7 sur Orange. De plus, M6 diffuse sur le territoire français le parcours européen du club en Coupe UEFA et en tour préliminaire de la Ligue des Champions jusqu'en 2009; Canal+ Events détient ces droits pour la diffusion à l'étranger. Enfin, Direct 8 dépasse pour la première fois de son histoire la barre du million de téléspectateurs lors du match SK Brann-OM du troisième tour préliminaire aller de la Ligue des Champions 2008-2009 ; c'est seulement la deuxième fois que ce cap du million est dépassé, toutes chaînes de la TNT confondues. Le club est donc extrêmement médiatisé ; d'ailleurs durant les années Tapie, Patrick Le Lay alors président de TF1 aurait dit : « L'Olympique de Marseille, c'est comme Patrick Poivre d'Arvor ou Anne Sinclair, c'est une star de la chaîne, on n'y touche pas ou sinon on me trouve en face ». Les journaux régionaux, notamment La Provence (qui a signé en novembre 2008 un partenariat privilégié avec le club), font régulièrement leur une sur l'Olympique de Marseille.

De plus, le club possède des médias officiels regroupés dans un pôle nommé OM Médias dont le siège se trouve à La Commanderie. Ce pôle comprend un site officiel OM.net, un magazine officiel (OM mag, anciennement nommé Droit au but, diffusé par Panini tiré à 55 000 exemplaires et au prix de 3,90 euros), un programme officiel distribué lors des matchs au Vélodrome (OM Match), une ligne officielle (OM 3229) ainsi qu'une chaîne de télévision OM TV. L'OM est d'ailleurs un pionnier dans ce domaine, OM TV étant seulement la deuxième chaîne officielle d'un club de football créée dans le monde, la première étant MUTV, la chaîne du club anglais de Manchester United. La chaîne est depuis juillet 2008 commercialisée à l'étranger par l'intermédiaire de Canal+ Events. La radio officielle de l'Olympique de Marseille est la station locale Radio Star.

L'OM est fréquemment cité comme référence au football dans l'univers du cinéma avec des films populaires.

Le match du film Les Rois du sport sorti en 1937, où figure notamment Fernandel, se déroule au Stade de l'Huveaune avec la participation de l'équipe olympienne. Plus récemment, plusieurs répliques de la série Taxi de Luc Besson, se déroulant à Marseille, font directement référence au club, ainsi que le maillot de foot que porte l'acteur principal Samy Naceri dans le premier volet. De plus, Taxi 4 débute par le convoyage de Djibril Cissé, attaquant de l'OM, pour un match se déroulant au Stade Vélodrome, se moquant au passage des rumeurs de transfert. Il est aussi fait référence au club dans le film Le Dîner de cons ; François Pignon (joué par Jacques Villeret), supporter de l'AJ Auxerre, doit ainsi crier plusieurs fois « Allez l'OM ! », pour que son collègue de travail Lucien Cheval (joué par Daniel Prévost) supporter de l'OM, accepte de l'aider. Enfin, Didier Bourdon joue le rôle d'un vigneron supporter de l'OM dans Une grande année, ayant même appelé son chien Tapie.

L'OM est aussi présent dans le domaine de la musique.

Le hip-hop marseillais est l’un des meilleurs filons en la matière. La liste est longue, du Ce soir on vous met le feu d’IAM, au En avant les Marseillais des Psy 4 de la Rime au sein de la compilation OM All Stars sortie en 2004 et qui comprenait les plus célèbres des rappeurs phocéens chantant tour à tour sur le sujet olympien. Ces dernières années, les clips de Halla, Halla de Soprano, où apparaît le président Pape Diouf, et Que des Winners de Zephir ont été tournés au Stade Vélodrome. Dans un registre plus rock, on peut citer le Santa Maradona de la Mano Negra avec son clip dans les travées du Vélodrome, ou, plus ragga, le lo Oaï de Massilia Sound System.

En 2008-2009, l'équipe réserve de l'OM évolue en Championnat de France Amateurs 2 dans le groupe E et est entraînée par Michel Flos. Elle a remporté le Championnat de France des réserves professionnelles en 2002 et fut vainqueur du Championnat DH Méditerranée en 1958 et 1959. La réserve a eu l'occasion de s'illustrer en Ligue 1 en 2006, lors du Classique OM-PSG. En effet, Pape Diouf décide d'aligner l'équipe de CFA2 au Parc des Princes pour protester contre le fait que le Paris SG n'ait pas mis assez de places à disposition des supporters marseillais. Ce match des minots, où les Parisiens étaient largement favoris, se conclut par un étonnant 0-0.

L'Olympique de Marseille comprend nombre de formations de jeunes, des débutants aux juniors. Ces derniers ont atteint en finale de la Coupe nationale des juniors (ancêtre de la Coupe Gambardella) en 1937 puis remportent la Coupe Gambardella en 1979 face au RC Lens (2-0).

Lors de la même année, les cadets du club ont remporté le titre de champion de France cadets contre l'Olympique lyonnais aux tirs aux buts, trois ans après avoir échoué en finale de la Coupe des Cadets face au RC Strasbourg (2-1). Depuis 2002, trois catégories d'âge sont concernées par un championnat de France : moins de 18 ans, moins de 16 ans et moins de 14 ans. 2008 marque une première dans l'histoire des sections de jeunes de l'Olympique de Marseille avec le titre de champion de France remporté par les 16 ans nationaux face au Paris Saint-Germain (1-0). Les poussins ont quant à eux remporté la Coupe nationale des poussins en 1987, 1991, 1995 et 1996 et ont atteint la finale en 1992.

Jacques Abardonado, Samir Nasri, Mathieu Flamini, Rolland Courbis, Éric Di Meco, Cédric Carrasso ou encore Seydou Keita ont été formés à l'Olympique de Marseille.

L'OM Star Club, créé en 1996, est une équipe composée d'anciens du club disputant régulièrement des matchs de gala. L'OM Star Club se compose à la fois d'anciennes gloires du club tels que Manuel Amoros, Basile Boli, Jocelyn Angloma, Jean-Philippe Durand, Jean-Marc Ferreri, Bernard Casoni, Abedi Pelé pour ne citer qu'eux, mais aussi Frédéric Meyrieu, Philippe Thys, Bruno Germain, Bernard Pardo, Marc Libbra et Jean-Charles De Bono. Le manager de l'équipe est Daniel Xuereb (qui est aussi joueur).

La section féminine de l'OM n'a jamais vraiment brillé dans le Championnat de France, la meilleure performance étant une demi-finale perdue face à l'AS Étrœungt en 1979. Cette section a a aujourd'hui disparue, le foot féminin marseillais étant aujourd'hui représenté par le Celtic Marseille.

L'OM est à la base un club omnisports, il a connu plusieurs sections au cours de son histoire en outre du football telles que le rugby, l'athlétisme, l'escrime, le basket-ball, la lutte, la boxe, le cyclisme, le tennis, la natation, la pelote basque ou encore le water-polo. Les joueurs de rugby marseillais n'ont pas brillé sur la scène nationale, se contentant de titres de champions du littoral au début du XXe siècle et d'un titre de champion de France Promotion en 1937. La section basket-ball masculine n'est restée que deux ans dans l'élite (de 1952 à 1954) mais a remporté un titre de Champion de France Excellence en 1952, l'équivalent de la pro B actuelle. Les Marseillaises ont quant à elles été finalistes de la Coupe de France en 1958. Issu du SMUC Marseille en 1989 et présidé par Jean-Claude Tapie, frère de Bernard, l'OM Vitrolles a joué brièvement au plus haut niveau français et européen de handball avant de disparaître. L'OM fait d'ailleurs un doublé européen en 1993, les handballeurs olympiens décrochant la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de handball face au KC Veszprém. Ils échoueront la saison finale en finale face au FC Barcelone. Aujourd'hui, seule la section athlétisme subsiste.

Avant-match OM-LOSC 2004, L1, vu du Virage Nord.

En haut



Arrondissement de Marseille

Arrondissement de Marseille (13).PNG

L'arrondissement de Marseille est une division administrative française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

En haut



Communauté urbaine Marseille Provence Métropole

La communauté urbaine Marseille Provence Métropole est une structure intercommunale française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Avec plus d'un million d'habitants, elle constitue le troisième EPCI de France.

Marseille s'est associée avec des communes voisines pour former la communauté urbaine Marseille Provence Métropole en juillet 2000.

Toutefois certaines communes de l'aire métropolitaine marseillaise ont refusé d'en faire partie comme Aubagne et La Penne-sur-Huveaune qui ont adhéré à la communauté d'agglomération Garlaban-Huveaune-Sainte-Baume et Gardanne qui a préféré bouder l'intercommunalité.

La communauté urbaine Marseille Provence Métropole regroupe 18 communes, représentant 1 023 072 habitants et 60 475 hectares. Elle comporte 157 délégués à la communauté urbaine.

En haut



Source : Wikipedia