Mark Webber

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Posté par woody 08/03/2009 @ 23:10

Tags : mark webber, formule 1, sport

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Mark Webber

Mark Webber en 2008

Mark Webber, né le 27 août 1976 à Queanbeyan en Australie, est un pilote automobile australien. Il évolue en Formule 1 depuis la saison 2002. Il court depuis 2007 au sein de l'écurie Red Bull Racing avec laquelle il est sous contrat jusqu'à fin 2009.

Après avoir débuté sa carrière sur deux roues, Mark Webber passe sur quatre roues à partir de 1991, lorsqu'il découvre le karting. En 1994, à 18 ans, il dispute le championnat d'Australie de Formule Ford, où ses bons résultats lui permettent de faire le grand saut vers l'Angleterre. En 1996, pour sa deuxième saison en Angleterre, il termine 2e du championnat britannique de Formule Ford, mais surtout, il remporte le Formula Ford Festival de Brands Hatch, sorte de Coupe du monde officieuse de la spécialité. En 1997, Mark Webber accède au réputé championnat britannique de Formule 3, mais malgré de bons résultats, se retrouve rapidement confronté au manque de budget. Au cours de l'été, il est sur le point de devoir mettre un terme à sa saison si ce n'est à sa carrière, lorsqu'il reçoit un coup de pouce financier providentiel de la part de David Campese, la légende du rugby australien. Cela lui permet de finir sa saison à la 4e place du classement général, et d'être repéré par la firme Mercedes, qui décide de faire de lui un de ses pilotes officiels dans le championnat FIA GT pour la saison 1998.

Associé à Bernd Schneider, Mark Webber remporte 5 courses, mais doit s'incliner au championnat derrière l'autre duo Mercedes, constitué de Klaus Ludwig et de Ricardo Zonta. En 1999, Mercedes se retire du championnat FIA GT pour concentrer ses efforts sur les 24 Heures du Mans. Mais la participation de Webber au Mans n'est pas loin de se conclure par un drame. En raison d'un défaut aérodynamique, la Mercedes de Mark Webber part dans une série de loopings à deux reprises (lors des essais et lors du warm-up du samedi matin). Il s'en sort à chaque fois sans la moindre blessure. À noter que durant la course, le pilote écossais Peter Dumbreck connaitra la même mésaventure sur une autre voiture de la marque.

Refroidi par son expérience au Mans, Mark Webber décide de retrouver la monoplace. En 2000, il est recruté par l'écurie de Formule 3000 Eurobet Arrows (considéré comme l'équipe junior de l'écurie de F1 Arrows), dirigée par son compatriote Paul Stoddart. Compte tenu des liens entre Eurobet Arrows et Arrows F1, il effectue également cette année-là ses premiers pas en Formule 1, en tant que pilote essayeur. Troisième du classement final pour sa première saison dans la discipline, Mark Webber apparait comme la grande révélation du championnat. Celui lui vaut de devenir pilote essayeur pour l'écurie Benetton F1 à la fin de l'année, une position qui n'est pas remise en cause lorsque quelques mois plus tard, Renault rachète Benetton. Flavio Briatore le prend même sous son aile en lui faisant signer un contrat de management à long terme. Parallèlement, il dispute une deuxième saison de F3000 pour le compte de l'écurie Super Nova. Mais compte tenu de son statut de favori du championnat, Webber déçoit en commettant plusieurs erreurs de pilotage qui lui coutent le titre, au bénéfice du Britannique Justin Wilson.

En 2002, Briatore finance l'accession de Webber à la Formule 1 en le plaçant dans la petite écurie Minardi, alors détenue par Paul Stoddart, une vieille connaissance de Mark. Il se met en évidence dès son premier GP, disputé chez lui à Melbourne. Mettant à profit un carambolage général au départ qui élimine le gros du peloton, il termine à la 5e place, après avoir résisté en fin de course aux attaques de Mika Salo sur une Toyota a priori plus performance. Pour saluer ce petit exploit, les organisateurs font une entorse au protocole en permettant à Mark Webber et Paul Stoddart de célébrer leur performance sur le podium (peu de temps après le "vrai" podium des vainqueurs). Même s'il n'est pas en mesure de renouveler cette performance tout au long de la saison, Webber continue d'impressionner favorablement, et s'affirme comme la révélation de l'année.

En 2003, il quitte Minardi pour rejoindre l'écurie britannique Jaguar Racing. Webber confirme son potentiel en multipliant les coups d'éclat en qualification et en dominant largement son coéquipier Antonio Pizzonia (puis plus tard Justin Wilson après le limogeage de Pizzonia). Mais ses performances aux essais sont rarement suivies de belles courses, sans que l'on sache trop si ce décalage est le fait de la voiture ou de son pilote. Il termine tout de même 10e du championnat avec 17 points.

Après une nouvelle solide saison chez Jaguar en 2004 (13e avec 7 points), il est recruté par l'écurie Williams-BMW en 2005. Mais très attendu, Webber déçoit quelque peu en montrant à nouveau un certain décalage entre ses belles performances aux essais et ses courses, plus laborieuses, souvent émaillées d'incidents et d'erreurs. Toujours chez Williams en 2006, Mark Webber se montre sous un meilleur jour, mais, par la faute du manque de fiabilité de sa monture, ne parvient pas à concrétiser ses belles performances par de bons résultats.

En 2007, Mark Webber rejoint l'écurie Red Bull Racing. Une équipe qu'il connaît déjà en partie, car issue du rachat de l'ancienne écurie Jaguar. Lors du Grand Prix du Japon dont il pouvait postuler à une première victoire il s'accroche malheureusement avec Sebastian Vettel alors qu'il était second.

À l'intersaison 2008-2009, il est victime d'un accident de vélo lors d'une course caritative qu'il organise dans son pays. Il est accroché par une voiture et souffre d'une fracture à une jambe. S'il devrait être sur pied pour la saison 2009 malgré la pause d'une broche, son programme d'essai d'intersaison est d'ores et déjà gâché.

En haut



Championnat du monde de Formule 1 2008

Felipe Massa, premier vainqueur en Formule 1 sur le circuit de Valence.

La saison 2008 de Formule 1, 59e édition du championnat du monde des pilotes, s'est déroulé sur 18 manches entre le 16 mars et le 2 novembre 2008. Il a été remporté par le Britannique Lewis Hamilton (McLaren-Mercedes) chez les pilotes et par la Scuderia Ferrari chez les constructeurs.

Note : En raison de ses graves difficultés financières, l'écurie japonaise Super Aguri F1 a cessé son activité peu avant le Grand Prix de Turquie 2008.

Robert Kubica ne tire pas partie de son premier départ en première ligne tandis que Nelson Angelo Piquet percute et contraint à l'abandon Giancarlo Fisichella. Peu après, Felipe Massa doit changer son aileron avant alors que Mark Webber, Anthony Davidson et Jenson Button abandonnent et provoquent la première sortie de la voiture de sécurité. Lewis Hamilton, Kubica et Nico Rosberg prennent alors le large, Kimi Räikkönen réalise une excellente opération en passant du 15e au 8e rang à l'issue du premier tour.

Au 26e passage, Massa accroche David Coulthard en tentant de le dépasser et provoque son abandon, ainsi qu'une nouvelle sortie du safety-car. Le Brésilien renonce quelques tours plus tard, moteur cassé. Après que la voiture de sécurité s'est effacée au 30e tour, Räikkönen échoue à doubler son compatriote Heikki Kovalainen pour la seconde place et se retrouve douzième.

Au 44e tour, Timo Glock sort large d'un virage et sa monoplace décolle sur un vibreur avant de finir contre un muret de protection, le véhicule de sécurité doit alors intervenir pour la troisième fois. Rubens Barrichello commet l'erreur de quitter son stand de ravitaillement alors que le tuyau de remplissage n'est pas encore désacouplé de sa monoplace; de plus, il quitte de la voie des stands sous feu rouge, ce qui provoquera sa disqualification ultérieure. Au 47e tour, Kubica abandonne, accroché par le débutant Kazuki Nakajima qui sera pénalisé pour l'épreuve suivante. Fernando Alonso réussit à doubler concommitamment Kovalainen et Räikkönen et pointe en cinquième position. Au moment où Räikkönen se fait de plus en plus pressant sur Kovalainen, le pilote Ferrari abandonne sur panne mécanique. Sébastien Bourdais, dont c'est le premier Grand Prix, pointait alors au quatrième rang mais pour la troisième fois de la course, le moteur Ferrari casse (Bourdais sera néanmoins classé).

Alors qu'il ne reste qu'un tour à couvrir, Kovalainen prend l'avantage sur Alonso pour le gain de la quatrième place, mais l'Espagnol reprend quasi-immédiatement sa position initiale. Ainsi, Lewis Hamilton remporte le Grand Prix en devançant à l'arrivée les Allemands Nick Heidfeld et Nico Rosberg. Sébastien Bourdais, qui prenait son premier départ en Formule 1 et Kazuki Nakajima, dont c'était seulement le second ont chacun inscrit leurs premiers points. Heikki Kovalainen a réalisé son premier meilleur tour en course tandis que Nico Rosberg est monté sur son premier podium. 7 voitures seulement ont franchi la ligne d'arrivée, mais après la course, Rubens Barrichello, sur Honda, a été déclassé pour sortie des stands sous feu rouge.

A l'extinction des feux, Felipe Massa traverse la piste pour empêcher son coéquipier Kimi Räikkönen de prendre l'avantage. Lewis Hamilton et Mark Webber bondissent respectivement à la 5e et 4e place. Dès le second virage, Sébastien Bourdais finit dans le bac à graviers puis Nico Rosberg entre en collision avec Timo Glock, détruisant ainsi son aileron avant. Au quatrième tour, Fernando Alonso et Nick Heidfeld prennent le dessus sur David Coulthard tandis qu'Adrian Sutil abandonne au sixième tour. A partir de la neuvième boucle, es Ferrari creusent le trou en réalisant à quatre reprises consécutives le meilleur tour en course. Webber ouvre le bal des ravitaillements au seizième tour, suivi de Massa, Räikkönen et Hamilton qui perd une vingtaine de secondes car ses mécaniciens ont des difficultés à extraire sa roue avant gauche : il ressort des stands en 11e position.

Räikkönen passe pour la première fois en tête de la course lorsque le leader Robert Kubica regagne enfin les stands au vingt-et-unième passage. Hamilton parvient à se hisser jusqu'à la 7e place mais butte alors sur Webber. Massa commet une erreur et finit sa course dans les graviers au trente-et-unième tour, Räikkönen n'est alors plus menacé que par Kubica à plus de 20 secondes. Sebastian Vettel abandonne à la boucle suivante sur casse moteur. Après son second arrêt au stand, Hamilton se retrouve à 6 secondes de Jarno Trulli alors 4e. Alonso est quand à lui 8e derrière Webber.

Au volant de sa Ferrari F2008, Kimi Räikkönen, champion du monde en titre, s'impose devant Robert Kubica (BMW Sauber) et Heikki Kovalainen (McLaren-Mercedes). Arrivé 5e, Lewis Hamilton conserve la tête du championnat du monde. Robert Kubica signe, en terminant second, le meilleur résultat de sa carrière.

Felipe Massa prend le meilleur au départ sur le poleman Robert Kubica, alors que Lewis Hamilton se loupe et se retrouve enfermé en milieu de peloton. Heikki Kovalainen bondit à la quatrième place à l'amorce du premier virage, Sebastian Vettel part en tête-à-queue suite à une casse moteur. Jenson Button est aussi mal loti puisqu'il doit regagner son stand après une crevaison à l'arrière et doit repasser par les stands avant de boucler son tour, tour qu'Hamilton termine en neuvième position, derrière Fernando Alonso.

Au tour suivant, Hamilton percute Alonso par l'arrière et détruit son aileron. Nelson Angelo Piquet est à son tour victime d'une crevaison et commence à se plaindre de soucis de boîte de vitesses. David Coulthard rentre à son stand, lui aussi sur crevaison. Le troisième passage voit Jarno Trulli, Nico Rosberg et Mark Webber (6e, 7e et 8e) se livrer une lutte sévère sans pour autant réussir à se dépasser. Ce n'est pas le cas de Räikkönen qui prend le meilleur sur Kubica pour le gain de la seconde place. Il est imité par Nick Heidfeld qui double Kovalainen et se retrouve quatrième. Le ballet des ravitaillements débute au 18e tour avec Kubica, suivi par Rosberg. Pendant ce temps, Button s'accroche avec Coulthard en essayant de le dépasser. Button brise son aileron, repasse par les stands mais abandonnera au vingtième tours des conséquences de l'accrochage. Au quarantième tour, la boîte de vitesses de Piquet rend définitivement l'âme alors que Webber ravit la septième place à Rosberg et met la pression sur Trulli, sans toutefois trouver l'ouverture.

Felipe Massa remporte finalement sa première course de la saison (la première de sa carrière sans s'élancer de la pole) après deux résultats vierges. Il devance son coéquipier Räikkönen (à 3 secondes) et signent le 77e doublé de Ferrari. Kubica, troisième, monte sur son second podium consécutif tandis qu'Heidfeld se classe quatrième, ce qui permet à BMW Sauber de marquer à nouveau 11 points, égalant ainsi son meilleur résultat établi au Grand Prix précédent. Kovalainen, cinquième, sauve l'honneur de McLaren, Trulli, Webber et Rosberg complétant le top huit. Au championnat du monde des pilotes, Kimi Räikkönen ravit le commandement à Lewis Hamilton, arrivé seulement 13e, tandis que chez les constructeurs, BMW Sauber pointe en tête pour la première fois de son histoire. Robert Kubica aura décroché la première pole position de sa carrière et signé la première pole de l'écurie BMW Sauber et d'un pilote polonais.

Felipe Massa et Lewis Hamilton prennent le meilleur départ à l'extinction des feux alors qu'Adrian Sutil et Sebastian Vettel entrent en collision au quatrième virage, ce qui cause l'intervention de la voiture de sécurité et une neutralisation de trois tours. Nelson Angelo Piquet sort de la piste au cinquième tour et perd huit places pour se retrouver 18e. Au tour suivant, il s'accroche avec Sebastien Bourdais en tentant de le doubler et les deux pilotes doivent renoncer. Anthony Davidson les imite au tour suivant après qu'une pierre a percé son radiateur. Au 21e tour, l'explosion du pneu avant gauche de la monoplace d'Heikki Kovalainen, dans l'un des virages le plus rapides du circuit, l'envoie percuter le mur à haute vitesse (la télémétrie a enregistré une décélération de 26 g), nécessitant son évacuation par hélicoptère. Malgré la violence du choc, il ne souffre que de contusions légères et la voiture de sécurité fait une nouvelle apparition.

Après être passé par les stands au 25e tour, Rubens Barrichello percute Giancarlo Fisichella et brise son aileron avant : il doit effectuer un tour complet avec l'aileron concé dans son fond plat et repasser par les stands, la réparation ne l'empêchera pas d'abandonner peu après. Dans le même temps, Fernando Alonso abandonne sur casse moteur et la même mésaventure arrivera à Nico Rosberg au 41e tour. Jarno Trulli perd deux places suite à une mésentente avec son équipe technique et un passage inutile par les stands, il sauve le point de la huitième place, mais permet à Kazuki Nakajima de décrocher la septième place, derrière Jenson Button qui inscrit les premiers points de son écurie depuis le Grand Prix du Brésil 2006. Kimi Räikkönen réalise le second hat-trick (pole position, meilleur tour en course et victoire) de sa carrière et Felipe Massa permet à Ferrari de signer son 78e doublé. Lewis Hamilton monte sur le podium tandis que Robert Kubica termine quatrième devant Mark Webber, dans les points pour la troisième fois depuis le début de la saison. Au championnat du monde, Räikkönen possède désormais 9 points d'avance sur Hamilton et 10 sur Kubica. Heidfeld n'ayant pas inscrit de point, la Scuderia Ferrari reprend le commandement au championnat des constructeurs et, avec 47 points, domine BMW Sauber (35 points) et McLaren (34 points).

Super Aguri n'ayant pas trouvé de solution à sa situation financière, seules vingt monoplaces s'alignent sur la grille de départ du grand prix de Turquie. Le départ de l'épreuve est émaillé d'accrochages légers puisqu'au premier virage, Kimi Räikkönen abime légèrement son aileron avant en percutant son compatriote Heikki Kovalainen, contraint de rentrer au stand alors que le pilote Ferrari ne changera pas son aileron. La même mésaventure se produit entre Sebastian Vettel et Adrian Sutil qui doivent passer par les stands (crevaison et changement d’aileron). Giancarlo Fisichella freine quant à lui trop tard et percute Kazuki Nakajima: il abandonne tandis que le Japonais doit changer ses ailerons avant et arrière. Lewis Hamilton par contre prend le meilleur sur son coéquipier et boucle le premier tour en seconde position derrière Felipe Massa.

Les leaders Massa et Hamilton réalisent à tour de rôle le meilleur tour en course mais Hamilton comble peu à peu son retard. Après son premier passage au stand, l’Anglais chute à la sixième place et, pendant l’arrêt de Massa, Räikkönen mêne temporairement la course. Ces ravitaillements terminés, Massa retrouve la tête de l’épreuve mais Hamilton, plus léger en essence, le rattrape et le double au vingt-quatrième tour. Hamilton creuse rapidement le trou et possède près de quatre secondes d‘avance sur Massa lorsqu‘il rentre au stand pour chausser des pneus durs, dévoilant sa stratégie à trois arrêts. Il reprend la piste au troisième rang, derrière Räikkönen et Massa. Huit tours plus tard, Massa laisse le commandement à son coéquipier pour effectuer son second et dernier arrêt. Hamilton passe une troisième fois par les stands et laisse donc la victoire à Massa (qui remporte donc pour la troisième fois consécutive ce Grand Prix), suivi par Hamilton. Derrière Räikkönen, troisième, les deux pilotes BMW, Robert Kubica et Nick Heidfeld se classent quatrième et cinquième, Fernando Alonso, Mark Webber et Nico Rosberg complétant le top-huit. Au championnat, derrière Räikkönen, toujours leader, Massa se classe second, à égalité de points avec Hamilton. La Scuderia Ferrari conserve le commandement au championnat des constructeurs et, avec 63 points, domine BMW Sauber (44 points), toujours talonnée par McLaren (42 points).

Sous la pluie, Felipe Massa, en pole, part en tête tandis que Lewis Hamilton s'infiltre entre les deux Ferrari. Son coéquipier Heikki Kovalainen, alors quatrième est contraint de passer par les stands suite à une défaillance de son volant. Rapidement, le safety-car fait son apparition suite aux accrochages et touchettes qui impliquent Timo Glock, Nico Rosberg, Jenson Button, Fernando Alonso et Hamilton. Kimi Räikkönen, alors second cède sa place à Robert Kubica à cause d'un passage par les stands consécutif à une erreurs de ses mécaniciens. Le Polonais prend la tête de l'épreuve peu après lorsque Massa fait un tout-droit à Sainte Dévote. Après les arrêts aux stands de la mi-course, Hamilton prend la première place devant Massa, Kubica, Mark Webber et Adrian Sutil, alors le plus rapide en piste. Lorsque la piste s'assèche, autour du cinquantième tour, tous les pilotes procèdent à un changement de gommes, ce qui permet à Kubica de prendre le meilleur sur Massa. Le safety-car reprend la piste à cause de la violente sortie de piste de Rosberg à la piscine et, à la relance, Räikkönen, en difficulté à la sortie du tunnel, percute Sutil, alors cinquième, et le contraint à l'abandon. Hamilton conserve sa place de leader jusqu'au drapeau à damiers et s'impose devant Kubica, Massa, Webber, Sebastian Vettel, Rubens Barrichello, Kazuki Nakajima et Kovalainen. Hamilton prend la tête du championnat avec 38 points, devançant de trois longueurs Räikkönen et de quatre l'autre pilote Ferrari. Si Ferrari conserve la tête du classement des constructeurs, les onze points acquis par McLaren lui permettent de reprendre le premier accessit à BMW Sauber pour une seule unité.

Lewis Hamilton profite de sa pole position pour creuser rapidement l'écart sur ses poursuivants, mais la sortie du safety-car au quatorzième tour suite à l'abandon d'Adrian Sutil ruine ses efforts. Lors de la première salve des arrêts aux stands, Robert Kubica et Kimi Räikkönen ravitaillent plus vite que le pilote britannique et quittent leur stand devant lui. La voie des stands demeurant fermée, les deux pilotes se rangent côte-à-côte derrière le feu clignotant tandis qu'Hamilton remarque trop tard le feu et s'encastre dans la Ferrari, ce qui contraint les deux pilotes à l'abandon. Nico Rosberg commet la même erreur et percute à son tour la monoplace d'Hamilton. Heidfeld, qui n'est pas passé par les stands, est alors en tête de la course. Après son arrêt, il réussit à conserver sa place mais est talonné par son coéquipier et Fernando Alonso. Le Polonais finit par prendre le meilleur sur Heidfeld et à conserver le leadership après son second passage par les stands. Toujours coincé en troisième position par Heidfeld, Alonso tape le muret au quarante-cinquième tour. Kubica et heidfeld réalisent ainsi le premier doublé de l'écurie BMW Sauber, le Polonais signant sa première victoire en Grand Prix, la première également de BMW en tant que constructeur. David Coulthard complète le podium en devançant les Toyota de Timo Glock et Jarno Trulli entre lesquelles s'est intercalé Felipe Massa. Rubens Barrichello et Sebastian Vettel, comme lors de l'épreuve précédente, se partagent les derniers points en jeu. Sur le circuit où il avait subi un violent accident l'année précédente, Kubica prend la tête du championnat du monde avec 42 points et devance Hamilton et Massa de quatre points. Ferrari reste en tête du classement des constructeurs avec 73 points, trois de plus que BMW Sauber qui devance à nouveau Mclaren.

Assez nettement dominatrices sur le tracé de Nevers Magny-Cours, les Ferrari de Kimi Räikkönen et Felipe Massa monopolisent la première ligne de la grille de départ, Räikkönen signant la 200e pole position de la Scuderia Ferrari. Les Rouges profitent de la baisse de forme des BMW Sauber ainsi que des soucis des pilotes McLaren : Lewis Hamilton qualifié à la 13e place suite à sa pénalité de 10 places pour avoir provoqué un accident au Canada et Heikki Kovalainen qualifié 11e après une pénalité de 5 places pour avoir gêné Mark Webber. Dès les premiers tours, Räikkönen et Massa creusent l'écart sur le reste du peloton dans lequel Hamilton tente de remonter. Sa progression s'achève suite à un "drive trought" pour avoir dépassé un pilote en coupant une chicane, l'Anglais terminera la course en 10e position. En tête de course, Räikkönen semble tenir Massa à distance jusqu'à ce qu'une rupture d'échappement fasse perdre 50 à 70 chevaux à son moteur. Le Finlandais échappe à une réprimande de la direction de course qui, pour raison de sécurité, aurait pu lui enjoindre de rentrer aux stands pour réparation mais n'est pas en mesure de résister à Massa qui s'empare de la tête de la course et de la victoire. Räikkönen parvient tout de même à sauver sa deuxième place (79e doublé de la Scuderia) tandis que la troisième marche du podium revient à Jarno Trulli, sorti vainqueur d'une passe d'armes en fin de course avec Kovalainen et qui passe la barre des 200 points en championnat du monde (201 points). Robert Kubica se classe cinquième devant Mark Webber, Nelsinho Piquet qui inscrit ses premiers points en championnat du monde en devançant son coéquipier Fernando Alonso qui inscrit son 500e point en championnat du monde. Pour la première fois de sa carrière Massa, avec 48 points, prend la tête du championnat du monde en devançant de deux longueurs Kubica et de cinq son coéquipier Räikkönen. Le doublé Ferrari permet à la Scuderia de prendre le large au classement des constructeurs avec 91 points contre 74 à BMW Sauber et 58 à McLaren.

Lewis Hamilton, quatrième sur la grille de départ prend d'emblée le dessus sur Kimi Räikkönen et Mark Webber tandis que son coéquipier Heikki Kovalainen, qui venait de réaliser sa première pole position, conserve la tête de la course. Hamilton le déborde au 5e tour tandis qu'Alonso et Räikkönen harcèlent le Finlandais. Massa, alors leader au championnat est relégué en fond de peloton suite à deux têtes-à-queues dus à la piste détrempée. Hamilton rentre au stand pour changer ses pneumatiques tandis que Räikkönen, revenu sur ses talons, fait le pari de conserver ses gommes, persuadé que la pluie va cesser. Ce choix s'avère être le mauvais puisque la pluie redouble et Räikkönen chute en 11e position. Nick Heidfeld atteint la seconde position et devance Kovalainen et Kubica qui part ensuite à la faute. Barrichello, chaussé en pneus "pluie extrême" remonte de la 16e à la 3e place et signe son premier podium depuis qu'il a quitté Ferrari. Hamilton remporte son troisième succès de l'année, devant Heidfeld et Barrichello. Räikkönen termine quatrième et devance Kovalainen, Alonso, Trulli et Nakajima. Hamilton reprend la tête du championnat du monde à égalité de points avec Massa et Räikkönen (48 points) tandis que le classement du championnat constructeur ne change pas, Ferrari devançant toujours BMW-Sauber et McLaren.

Lewis Hamilton tire avantage de sa pole position et creuse peu à peu l'écart sur ses rivaux. À la mi-course, Felipe Massa pointe déjà à 11 secondes et Heikki Kovalainen à 18. Cette avance confortable est réduite à néant par la sortie du safety-car suite à l'accident dont est victime Timo Glock qui fracasse sa monoplace contre le muret des stands. Alors que presque tous les concurrents profitent de la neutralisation pour ravitailler, Hamilton reste en piste. A la relance, il devance Nelsinho Piquet et Nick Heidfeld (qui ne sont pas non plus passés par les stands) mais le Brésilien possède l'avantage certain de ne plus avoir à ravitailler pour atteindre l'arrivée. Après son arrêt au stand, Hamilton n'est plus que 5e, il force alors son talent et déborde Kovalainen et Massa. Le passage par les stands d'Heidfeld lui permet de pointer en seconde position et de se lancer à l'attaque de Piquet. Il reprend la tête de l'épreuve au 59e passage et remporte son quatrième succès de la saison en devançant Piquet (qui décroche son premier podium) et Massa. Heidfeld se classe quatrième devant Kovalainen, Räikkönen, Kubica et Sebastian Vettel. Le podium du Grand Prix est le plus jeune de l'histoire de la Formule 1, la moyenne des âges d'Hamilton, Piquet et Massa étant de 24 ans et 7 mois. Hamilton est désormais seul leader au championnat avec 58 points et devance Massa et Räikkönen de 4 et 7 points. Le classement des constructeurs ne change pas, Ferrari (105 points) devançant toujours BMW Sauber (89 points) et McLaren (86 points).

Alors que les pilotes McLaren monopolisent la première ligne (Lewis Hamilton ayant décroché la pole position devant Heikki Kovalainen), Felipe Massa, réalise le meilleur envol et déborde d'emblée les flèches d'argent. Timo Glock, qualifié en 5e position, l'imite et prend le meilleur sur Robert Kubica de même qu'Alonso qui déborde Kimi Räikkönen. Massa et Hamilton creusent peu à peu l'écart alors que les ravitaillements aux stands se profilent. Ceux-ci seront mouvementés pour Sébastien Bourdais, Rubens Barrichello et Kazuki Nakajima dont les monoplaces frôlent l'incendie et fatal pour Kubica qui perd trois places. Le tournant de la course a lieu au 40e tour lorsqu'Hamilton, toujours second, crève et doit effectuer un tour complet avant de regagner son stand. Massa semble avoir course gagnée et précède Kovalainen et Glock. A trois tours du but, il est contraint à l'abandon sur casse moteur, ce qui permet à Kovalainen de décrocher la première victoire de sa carrière. Glock décroche quant à lui son premier podium, Räikkönen sauvant l'honneur de la Scuderia à la 3e place. Alonso termine 4e devant Hamilton qui sauve quelques points, Nelsinho Piquet, Trulli et Kubica. Hamilton conserve la tête du championnat avec 62 points, tandis que Räikkönen est désormais second devant son coéquipier Massa. Au classement des constructeurs, Ferrari (111 points) voit son avance se réduire sur McLaren, nouveau deuxième avec 100 points, BMW Sauber pointant désormais à la troisième place en n'ayant engrangé qu'un seul point (90 points).

Felipe Massa se met en évidence en décrochant la pole position sur le nouveau circuit de Valence. Il réussit son envol en contenant Lewis Hamilton et Robert Kubica alors que Kimi Räikkönen se fait dépasser par son compatriote Heikki Kovalainen. Fernando Alonso, devant son public, est contraint à l'abandon dès le premier tour après un accrochage avec Kazuki Nakajima. Massa contrôle parfaitement la course bien qu'il manque de s'accrocher avec Adrian Sutil dans la pit-lane. Alors que Massa domine de la tête et des épaules et réalise un hat-trick grâce à sa victoire et le record du tour, son coéquipier connaît le pire : il fauche un de ses mécaniciens lors de son arrêt aux stands puis doit renoncer sur casse moteur. Hamilton termine second de l'épreuve, Kubica complétant le podium. Kovalainen se classe 4e devant Jarno Trulli, Sebastian Vettel, Timo Glock et Nico Rosberg. Grâce à sa deuxième place, Hamilton conserve la tête du championnat avec 70 points tandis que Massa (64 points) repasse devant Räikkönen qui reste à 57 points. Au classement des constructeurs, Ferrari (121 points) voit encore son avance se réduire sur McLaren qui n'a plus que 8 points de retard. BMW Sauber conserve la troisième place avec 96 unités.

Lewis Hamilton ne tire pas longtemps avantage de sa pole position puisqu'il part en tête-à-queue à l'épingle de la Source dès le second tour, laissant le leadership à Kimi Räikkönen. Au départ, l'empilement à l'épingle pénalise Heikki Kovalainen, Jarno Trulli et Nick Heidfeld tandis que Felipe Massa est troisième, suivi par Fernando Alonso et Sébastien Bourdais. Le classement ne va guère évoluer jusqu'au 42e des 44 tours de l'épreuve, au moment où la pluie fait son apparition. Hamilton revient très fort sur Räikkönen et coupe une chicane pour éviter un accrochage. Il laisse le Finlandais reprendre l'avantage pour éviter une pénalité mais cette manoeuvre à brisé l'élan du pilote Ferrari qui se fait doubler à la Source. Räikkönen, peu après, en chasse derrière Hamilton, part à la faute en évitant Nico Rosberg en toupie sur la piste. Si Hamilton franchit en tête le drapeau à damiers, il sera rétrogradé au troisième rang pour avoir tiré avantage de sa manoeuvre sur Räikkönen. Massa hérite donc de la victoire tandis que Heidfeld, qui a chaussé des intermédiaires, se classe second en doublant six monoplaces dans les derniers tours. Bourdais, longtemps troisième se fait dépasser par Alonso (quatrième), Vettel (cinquième) et Robert Kubica (sixième) et devance Timo Glock pour l'attribution des points. Au championnat du monde, Massa revient à 2 points seulement d'Hamilton (74 contre 76) tandis que Kubica dépasse Räikkönen d'une unité (58 contre 57). Ferrari conserve sa place de leader chez les constructeurs où BMW Sauber réalise une bonne opération en revenant sur les talons de McLaren (107 points contre 119).

Les qualifications, perturbées par la météo, voient les pilotes de pointe en difficulté (Robert Kubica est 11e, Kimi Räikkönen 14e et Lewis Hamilton 15e tandis que les pilotes de la galaxie Red Bull tirent leur épingle du jeu. En effet, Sebastian Vettel décroche la pole position (et devient le plus jeune poleman de l'histoire) et la deuxième ligne est occupé par Mark Webber devant Sébastien Bourdais. Le Français ne récoltera pourtant pas les fruits de ses efforts car un incident mécanique l'obligera à s'élancer des stands un tour après le lâcher de la meute. Vettel conserve son avantage au départ et ne sera jamais inquiété, le second Heikki Kovalainen restant sous contrôle à bonne distance. Hamilton anime de début de la course en remontant spectaculairement jusqu'au second rang avant d'effectuer un ravitaillement. La piste s'asséchant progressivement, tous les pilotes chaussent des gommes intermédiaires en lieu et place des "extrême pluie". Kubica, Fernando Alonso et Nick Heidfeld réalisent une bonne opération en couplant ce changement de pneus à leur unique ravitaillement en carburant, ce qui leur permet se se rapprocher de la tête de course (troisième, quatrième et cinquième). Felipe Massa, Hamilton, Webber et Räikkönen sont alors relégués aux sixième, septième et huitième places tandis que Vettel devient le plus jeune vainqueur de Grand Prix de l'histoire. Au championnat du monde, Massa ne reprend qu'un seul point à Hamilton toujours en tête (78 points à 77) tandis que l'abandon de Räikkönen fait le jeu de Kubica, troisième avec désormais 7 points d'avance. Chez les constructeurs, Ferrari devance toujours McLaren et BMW Sauber tandis que Renault F1 Team ramarre Toyota F1 Team avec 41 points chacun.

Profitant de sa pole position, Felipe Massa s'échappe peu à peu, poursuivi par Lewis Hamilton qui perd progressivement son avance sur Kimi Räikkönen. Le tournant de la course a lieu au 13e tour lorsque Nelsinho Piquet part à la faute et crashe sa monoplace contre un muret. La voiture de sécurité est envoyée en piste pour une longue neutralisation de l'épreuve juste après que Fernando Alonso est entré aux stands pour ravitailler. Le ravitaillement de Massa tourne à la catastrophe lorsque celui-ci, suite à une erreur de son équipe, arrache le tuyau d'alimentation en essence : il reprend la piste en dernière position. A ce moment de la course, Nico Rosberg est en tête devant Jarno Trulli et Giancarlo Fisichella mais les deux Italiens n'ont pas encore ravitaillé tandis que l'Allemand écoppe d'un drive-through pour avoir ravitaillé alors que la pit-lane était fermée (il en sera de même pour Robert Kubica). Si Rosberg réussit à sauver une troisième place, le Polonais sombre dans le classement tandis qu'Alonso, qui, lui, a ravitaillé au bon moment, prend la tête de la course et signe le premier succès de Renault F1 Team depuis deux ans. Rosberg réussit à préserver sa deuxième place devant Hamilton. En fin de course, Adrian Sutil heurte le muret, ce qui provoque une nouvelle sortie du safety-car et Räikkönen part également à la faute en tentant de dépasser Timo Glock pour le gain de la quatrième place. Sebastian Vettel, Nick Heidfeld, David Coulthard et Kazuki Nakajima se partagent les derniers points. Massa réalise une mauvaise opération en championnat, désormais à 7 longueurs d'Hamilton et son coéquipier ne dispose plus que d'un point d'avance sur Nick Heidfeld (57 contre 56). Au championnat des constructeurs, Ferrari cède la tête à McLaren pour un point (135 contre 134) et Renault F1 Team subtilise la quatrième place à Toyota F1 Team.

Dès le départ, Lewis Hamilton perd l'avantage conféré par sa pole position et, en tentant de reprendre son bien ravi par Felipe Massa, bloque ses roues, tire droit et manque d'entraîner Kimi Räikkönen avec lui. Plus loin dans le peloton, David Coulthard tape le rail suite à une rupture de suspension. Hamilton, second derrière Massa, le passe dès le deuxième passage sur la ligne mais le Brésilien l'accroche : les deux pilotes écopent alors chacun d'un drive-through pour cette passe d'armes litigieuse. Robert Kubica et Fernando Alonso en profitent pour prendre le large en tête, l'Espagnol doublant le Polonais à l'issue des ravitaillements. Alonso ne sera dès lors plus jamais à la merci de ses adversaires et remporte sa seconde victoire consécutive de la saison. Kubica doit alors faire face au retour de Räikkönen et les deux hommes manquent de s'accrocher, la BMW conservant toutefois son avantage. Si Nelsinho Piquet complète la bonne prestation des Renault en se classant quatrième, devant Jarno Trulli, Sébastien Bourdais se voit retirer ses points de la sixième position sur tapis vert, les commissaires estimant qu'il avait gêné Massa lors de sa sortie des stands. Cette sanction permet à son coéquipier Sebastian Vettel de récupérer trois points et à Massa de se classer septième devant Mark Webber. En championnat, McLaren Mercedes perd huit points sur son rival Ferrari en ne marquant aucun point (Hamilton terminant douzième et Kovalainen ayant abandonné) et se retrouve sous la menace directe des BMW Sauber revenues à 7 longueurs (128 points contre 135). Renault prend le large par rapport à Toyota en comptant désormais 16 points d'avance sur le constructeur japonais. Chez les pilotes, Massa ne reprend que 2 points à Hamilton, toujours en tête et Kubica se relance avec seulement 7 points de retard sur Massa.

Lewis Hamilton s'élance de la pole position et contrôle parfaitement les Ferrari de Felipe Massa et Kimi Räikkönen tandis que Sébastien Bourdais et Jarno Trulli s'accrochent en milieu de peloton. Fernando Alonso réussit quant à lui à prendre le meilleur sur Heikki Kovalainen pour le gain de la quatrième place. Au trente-quatrième tour, Kovalainen est victime d'une crevaison qui lui fait quitter les avant-postes avant qu'il n'abandonne. Les deux salves de ravitaillements n'ont aucune incidence sur le classement de la course et Hamilton signe un hat-trick. Afin de préserver les chances de son pilote le mieux placé au championnat, la Scuderia Ferrari demande à Räikkönen de s'effacer au profit de Massa qui termine second. Alonso termine quatrième devant les BMW de Nick Heidfeld et Robert Kubica tandis que Timo Glock se classe septième, Nelsinho Piquet raflant le dernier point mis en jeu.

Au championnat du monde, Felipe Massa perd quelques longueurs sur Hamilton (87 points contre 94) tandis que le mauvais résultat de Kubica le prive définitivement de ses chances de devenir champion du monde. La Scuderia Ferrari, en marquant 14 points contre 10 à McLaren, se rapproche de plus en plus d'une nouvelle couronne mondiale, BMW Sauber pouvant encore ravir la seconde place avec seulement 10 points de retard sur McLaren (135 points contre 145). Renault s'assure de la quatrième place finale avec 20 points d'avance sur Toyota.

La situation est très claire pour Felipe Massa qui doit absolument remporter son Grand Prix national ou au moins terminer second pour espérer être titré. Il ne tient néanmoins pas son destin entre ses mains car Lewis Hamilton peut se contenter d'une cinquième place finale en cas de victoire du Brésilien pour empocher le titre. Massa réussit la première partie de sa tâche en décrochant la pole position devant Jarno Trulli et son coéquipier Kimi Räikkönen alors qu'Hamilton n'est que quatrième sur la grille. A quelques minutes du départ, une violente averse contraint tous les pilotes à chausser les pneus pluie. Dès que le drapeau à damier est abaissé, David Coulthard, dont c'est le dernier Grand Prix, perd le contrôle de sa monoplace et finit dans le rail, provoquant la sortie de la voiture de sécurité. A la relance, les positions n'évoluent pas et restent stables jusqu'aux premiers ravitaillements. Sebastian Vettel, qui a ravitaillé avant tout le monde, pointe alors au second rang et harcèle Massa tandis qu'Hamilton est désormais sixième derrière Giancarlo Fisichella : l'Anglais ne prend l'avantage qu'au bout de six tours puis remonte à la quatrième place quand Vettel effectue son deuxième arrêt au stand. En tête de course, Massa signe le meilleur tour tandis que Räikkönen fait de son mieux pour se rapprocher d'Alonso, solide second. A seulement sept tours du terme, la pluie refait son apparition : certains pilotes rentrent aux stands chausser des gommes adaptées tandis que d'autres font le pari de rester en pneus pour le sec. Hamilton, qui a stoppé, se retrouve alors cinquième derrière Timo Glock en pneus secs mais dans l'avant-dernier tour, Vettel dépasse Hamilton, qui perd virtuellement le titre de champion du monde puisque Massa franchit la ligne en vainqueur en signant un hat-trick devant Alonso et Räikkönen. Dans le dernier virage, Glock, à l'agonie avec ses pneus non adaptés à l'état de la piste, est dépassé par Hamilton qui se classe donc cinquième de la course, résultat suffisant pour décrocher la couronne mondiale. Heikki Kovalainen se classe septième et Trulli empoche le dernier point mis en jeu. Comme l'année précédente, le titre des pilotes est remporté avec seulement 1 point d'écart (98 contre 97) et Lewis Hamilton devient le plus jeune champion du monde de l'histoire de la Formule 1. Les pilotes Ferrari complètent le podium mondial, Räikkönen se classant troisième avec 75 points, à égalité de points avec Robert Kubica, quatrième. Chez les constructeurs, Ferrari décroche son 16e titre de champion avec 172 points, McLaren terminant second avec 151 points, BMW Sauber complétant le podium avec 135 unités.

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Championnat du monde de Formule 1 2006

Michael Schumacher au volant de la Ferrari 248 F1lors du Grand Prix de Monaco 2006

La saison 2006 de Formule 1 a compté 18 Grands Prix au lieu de 19 après l'annulation du Grand Prix de Belgique, qui devait se dérouler en septembre sur le circuit de Spa-Francorchamps.

Pour l'ouverture de la saison, à Bahreïn, après une saison 2005 décevante, le septuple champion du monde Michael Schumacher (Ferrari) se rappelle au bon souvenir de ses adversaires, en réalisant en 1 min 31s 431, le meilleur temps des essais qualificatifs, égalant par la même occasion le dernier record qui lui manquait, celui du nombre de pole positions (65) détenu par Ayrton Senna. Parti en pole, il mène les deux tiers de la course, avant d'être dépassé lors du second ravitaillement par le champion du monde en titre, Fernando Alonso (Renault) qui sort des stands juste devant la Ferrari du pilote allemand pour aller conquérir la neuvième victoire de sa carrière. Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes), parti de la dernière place après avoir connu des ennuis lors de la séance qualificative, s'octroit la 3e place après une remontée fantastique, aidée par une stratégie à un seul arrêt, qui lui permet de se retrouver dans le peloton de tête après la seconde vague de ravitaillements. En réalisant un chrono de 1min 32s 408 au 42e tour, le jeune Nico Rosberg (Williams), dont c'est la première course de Formule 1, s'approprie le meilleur tour en course.

Pour la seconde course de la saison, en Malaisie, Giancarlo Fisichella (Renault) décroche la pole position devant Jenson Button (Honda) et le débutant Nico Rosberg. La course est relativement limpide et remportée par Fisichella qui l'a contrôlée de bout en bout, ne cédant le commandement que l'espace de quelques tours lors des arrêts aux stands. Fernando Alonso auteur d'un départ époustouflant qui lui a permis laissant sur place les McLaren et les Williams, de passer de la 7e à la 3e place au premier virage se classe second de l'épreuve devant Jenson Button. Le début du championnat 2006 ressemble à celui de 2005, ce qui n'était pas forcément prévisible après les nombreux changements intervenus à l'intersaison. L'an dernier, Fisichella et Alonso s'étaient déjà partagés les deux premiers Grands Prix de la saison. Une nouveauté toutefois, Renault signe son premier doublé depuis 1982.

Le troisième GP, en Australie voit Fernando Alonso décrocher sa 10e victoire. Il réussit rapidement à se défaire de Jenson Button (Honda) parti en pole position (et qui espèrait bien obtenir enfin sa première victoire pour son 103e départ) et à conserver la tête jusqu'à l'arrivée, malgré les cinq interventions de la voiture de sécurité dues aux nombreuses sorties de route qui lui faisaient perdre chaque fois l'avantage qu'il avait acquis. Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes) termine 2e devant Ralf Schumacher (Toyota) (3e), qui permet à son écurie de marquer ses premiers points de la saison. Räikkönen réalise, en 1min 26s 045 le record du tour au 57e et avant-dernier tour de l'épreuve. Button, qui a rétrogradé d'une place après chaque redémarrage, abandonne la cinquième place à quelques mètres de la ligne à la seconde Renault de Giancarlo Fisichella, parti en dernière position après un problème sur la grille au moment du départ, en raison de la casse de son moteur, qui ne lui permet même pas de franchir la ligne d'arrivée.

A Imola, sur le Circuit Dino et Enzo Ferrari, pour la quatrième course de la saison, la Scuderia Ferrari démontre qu'il faut encore compter avec elle. Parti de la pole position, et en tête dès le début de la course, Michael Schumacher (Ferrari) contrôle la course de bout en bout, ne cédant le commandement de l'épreuve que pendant ses ravitaillements (du 21e au 25e tours) à Fernando Alonso puis aux 43e et 44e tours à Juan Pablo Montoya (McLaren-Mercedes) et le reprenant aussitôt après pour ne plus le quitter jusqu'au drapeau à damiers. Il remporte ainsi la 85e victoire de sa carrière, devant Alonso et Montoya . En 1min 24s 569, Alonso, réalise au 23e tour le record du tour.

Pour le cinquième Grand Prix, sur le circuit allemand du Nürburgring dans le massif de l'Eifel, région natale du septuple champion du monde Michael Schumacher, celui-ci obtient sa deuxième victoire consécutive et la sixième au Nürburgring, au terme d'une course tactique où le génie de Ross Brawn a encore fait merveille. Parti de la pole position, Fernando Alonso (Renault) vire en tête au premier virage et conserve sa position pendant les deux tiers de l'épreuve. Deuxième dans le sillage du champion du monde, Michael Schumacher fait la différence en trois tours, juste avant son second ravitaillement repoussé pour lui permettre d'aligner quelques tours rapides qui feront la différence. Alonso termine une nouvelle fois 2e, sa plus mauvaise place depuis le début de la saison, devant le jeune brésilien Felipe Massa (Ferrari) qui monte sur le podium pour la première fois de sa carrière. Le meilleur tour en course est revient à Michael Schumacher, qui a réalisé au 39e tour le temps de 1min 32s 099.

Fernando Alonso avait annoncé en début de saison que l'un de ses objectifs principaux cette saison, outre de tenter de conserver son titre de champion du monde, était de s'imposer pour la première fois à domicile, dans son Grand Prix national, le Grand Prix d'Espagne. Contrat rempli pour le jeune espagnol, lors de cette sixième épreuve de la saison, disputée le 14 mai, sur le circuit de Catalogne à Montmeló, près de Barcelone qui obtient la pole position devant son coéquipier Giancarlo Fisichella et les deux Ferrari de Michael Schumacher et Felipe Massa. Les deux McLaren-Mercedes se qualifient assez loin : Kimi Räikkönen à la neuvième place et Juan Pablo Montoya à la douzième, confirmant que le départ d'Adrian Newey, le concepteur de la voiture, est très préjudiciable à l'équipe, quoiqu'en dise Ron Dennis. Alonso prend un excellent départ, creusant très vite un écart décisif sur ses poursuivants. Il peut ainsi gérer tranquillement ses arrêts aux stands, ne laissant la tête de la course que pendant quelques tours, en attendant que ses adversaires ravitaillent à leur tour. L'équipe Renault modifie sa stratégie en cours d'épreuve, passant de trois à deux arrêts pour s'adapter aux conditions de course et permettre à leur pilote de remporter cette victoire. Fisichella abandonne la seconde place à Schumacher à l'occasion des ravitaillements mais termine néanmoins sur le podium. Fernando Alonso aurait pu réaliser son premier « hat-trick » si Felipe Massa (4e) ne l'avait dépossédé du record du tour en réalisant 1min 16s 648 au 42e passage.

Parti en pole-position après le déclassement de Michael Schumacher (Ferrari), rétrogradé au dernier rang sur la grille pour avoir arrêté sa voiture au milieu de la piste à la fin des qualifications, Fernando Alonso (Renault) s'impose pour la première fois dans le prestigieux Grand Prix de Monaco, septième épreuve de la saison, augmentant par la même occasion son avance en tête du Championnat du monde. Jusqu'à l'intervention de la voiture de sécurité au 48e tour, après l'explosion du moteur de Mark Webber (Williams) jusque là solidement installé à la troisième place, Alonso a eu fort à faire avec Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes), qui s'est emparé de la seconde place dès le 2e tour et n'a plus laché le train du pilote espagnol obligé d'économiser ses pneumatiques par « un problème de survirage et de motricité » sur son deuxième train de pneus. La course semble s'être jouée à ce moment, lorsque Alonso et Räikkönen plongent au même moment dans les stands, le premier repartant en tête. La fin de course est facilitée pour le champion du monde par l'abandon de son rival finlandais trois tours plus tard après l'explosion de son moteur Mercedes. Juan Pablo Montoya (McLaren-Mercedes) et David Coulthard (Red Bull), tous deux anciens vainqueurs de l'épreuve monégasque, héritent des 2e et 3e places. Parti des stands avec beaucoup d'essence pour ne faire qu'un arrêt après la sanction imposée par la FIA, Michael Schumacher, aidé par les abandons de Webber, Räikkönen et Jarno Trulli (Toyota) un temps 3e, termine finalement cinquième avec une fin de course déchaînée, qui l'a vu battre à plusieurs reprises le meilleur tour en course, qui lui revient avec un chrono de 1min 15s 143 au 74e tour. Au championnat, l'Allemand compte désormais 21 points de retard sur l'Espagnol.

Lors de la huitième épreuve de la saison, pour le Grand Prix de Grande-Bretagne, sur le très rapide circuit de Silverstone, le champion du monde Fernando Alonso (Renault) se montre une nouvelle fois irrésistible en qualifications, obtenant à plus de 220 km/h de moyenne sa quatrième pole-position consécutive, faisant ainsi oublier la polémique suscitée par la manœuvre litigieuse de Michael Schumacher à Monaco. Il devance Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes), avide de revanche après ses déboires en Principauté, qui s'élancera à ses côtés sur la première ligne. La deuxième ligne est entièrement rouge avec Michael Schumacher devant Felipe Massa prêts à saisir la moindre occasion pour redorer le blason de la Scuderia quelque peu écorné après l'épisode monégasque. Fernando Alonso prend un excellent départ conservant sans problème sa première position. Il commence à creuser un petit écart sur ses poursuivants lorsque l'intervention de la voiture de sécurité à la suite de l'accrochage entre Mark Webber (Williams), Ralf Schumacher (Toyota) et Scott Speed (Toro Rosso) provoque un regroupement. Ce n'est que partie remise, car aussitôt après le départ lancé, il grignote tour après tour une avance suffisante pour effectuer ses ravitaillements sans perdre la tête de la course. Dominateur de bout en bout, et ayant adopté la bonne stratégie (il s'est arrêté après ses adversaires), Fernando Alonso remporte sa troisième victoire d'affilée (la cinquième de la saison) devant Michael Schumacher qui a subtilisé la seconde place à Kimi Räikkönen lors du deuxième ravitaillement. En réalisant un temps de 1min 21s 599 au 21e tour, Alonso s'approprie le meilleur tour en course, réalisant ainsi le premier hat-trick de sa carrière.

Pour la neuvième course de la saison, au Canada, sur le Circuit Gilles Villeneuve de Montréal, la première ligne de la grille de départ est entièrement aux couleurs de l'écurie championne du monde, Fernando Alonso (Renault) devançant son coéquipier Giancarlo Fisichella et obtenant sa cinquième pole-position consécutive. Michael Schumacher (5e) ne s'élance que de la troisième ligne aux côtés de Nico Rosberg (Williams) (6e), tous deux devancés par Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes) et Jarno Trulli (Toyota). Alonso vire en tête au premier virage, tandis que son coéquipier se fait surprendre par Räikkönen après avoir dû freiner à cause d'un départ légèrement anticipé (il sera sanctionné d'un «drive through»). Si le départ se déroule sans encombre pour les cinq premiers, il n'en va pas de même derrière, Juan Pablo Montoya (McLaren-Mercedes) s'étant accroché avec Rosberg en voulant le dépasser, envoyant la Williams du jeune Allemand qui tentait de résister à la manœuvre téméraire du Colombien dans le mur et provoquant une première intervention de la voiture de sécurité. Après le redémarrage, en tête de la course, Alonso et Räikkönen creusent un écart impressionnant sur leurs poursuivants, en se battant à coup de dixièmes de seconde, et en roulant 2s plus vite au tour que tous les autres. Alonso s'arrête le premier pour ravitailler, laissant la tête de la course à son adversaire finlandais, qui ravitaille un tour plus tard et embarque plus d'essence, mais surtout perd un temps précieux à cause d'un écrou récalcitrant qui empêche de changer sa roue arrière-droite. Il reprend la piste en seconde position mais désormais trois secondes derrière le champion du monde, qui en profite pour enfoncer le clou et lui reprendre 5 secondes. Lors de la deuxième vague de ravitaillements, Räikkönen connaît encore des ennuis, calant même son moteur, et on s'achemine vers une fin de course tranquille pour Alonso - qui compte alors plus de 25s d'avance sur Räikkönen, qui a Schumacher dans son aileron, lorsque la brutale sortie de route de Jacques Villeneuve (BMW Sauber) entraîne au 59e tour une nouvelle intervention de la voiture de sécurité, réduisant tous les écarts à néant. Lorsque elle quitte la piste quatre tours plus tard, Alonso produit l'effort nécessaire pour conserver sa position et s'acheminer vers sa sixième victoire de la saison, la quatrième consécutive. Dans le dernier tour, Michael Schumacher s'empare de le seconde place au détriment de Kimi Räikkönen qui se fait surprendre après être sorti trop large dans l'un des derniers virages. Il peut se consoler en ayant réalisé en 1min 15s 841 au 22e tour le meilleur tour en course lors de son duel avec Alonso.

Sept jours après le Grand Prix du Canada, la dixième épreuve de la saison se déroule sur le circuit d'Indianapolis, où la Formule 1 doit faire oublier le simulacre de course de l'année précédente pour se réconcilier avec le public américain. Michael Schumacher obtient la 67e pole position de sa carrière et l'équipe italienne réalise un carton plein puisque son coéquipier Felipe Massa prend la deuxième place de la grille, devant Giancarlo Fisichella rassuré après le renouvellement de son contrat pour 2007, et Rubens Barrichello (Honda). Le leader du championnat, Fernando Alonso se contente de la 5e place, tandis que Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes), qui a raté sa qualification, n'est que 9e. Dès le départ, donné devant une faible assistance Alonso se porte à hauteur de Schumacher qui se fait dépasser par son coéquipier Felipe Massa. Si les premiers se sont élancés sans encombre, il n'en va pas de même derrière, puisqu'un gigantesque carambolage implique neuf voitures (provoquant l'abandon de sept d'entre elles) au premier virage. Kimi Räikkönen, Juan Pablo Montoya, Nick Heidfeld, Mark Webber, Scott Speed, Christian Klien et Franck Montagny sont éliminés après quelques centaines de mètres. Massa continue de mener jusqu'à son premier ravitaillement au 29e tour, et perd la tête de la course après le ravitaillement de Michael Schumacher qui ressort des stands devant lui. La fin de course est insipide, aucune voiture n'étant en mesure de contester la supériorité sur ce circuit des Ferrari qui réalisent leur premier doublé de la saison, Schumacher obtenant la 87e victoire de sa carrière, la quatrième consécutive ici. Giancarlo Fisichella complète le podium devant Jarno Trulli (Toyota) qui était parti des stands ce qui lui évita de se trouver mêlé au carambolage de début de course. Une stratégie à un seul arrêt lui a permis de finir devant Fernando Alonso (5e). En réalisant 1min 12s 719 au 56e tour, Michael Schumacher s'empare du meilleur tour en course, réalisant par la même occasion le 21e hat-trick de sa carrière.

A Magny-Cours, où le Grand Prix de France se déroule au milieu des flonflons célébrant le centenaire du premier Grand Prix automobile de l'histoire, la Scuderia Ferrari monopolise une nouvelle fois (pour le second Grand Prix consécutif et la troisième fois de la saison) la première ligne de la grille de départ. Michael Schumacher obtient pour 17 millièmes de seconde la soixante-huitième pole position de sa carrière et s'élance en tête devant son coéquipier Felipe Massa et le champion du monde Fernando Alonso. Le départ est donné sans Juan Pablo Montoya, remplacé chez McLaren-Mercedes par le pilote essayeur Pedro de la Rosa après l'annonce de sa reconversion en 2007 dans le championnat Nascar. Massa réussit à conserver de justesse sa seconde place convoitée par Alonso et, protégé par son équipier, Schumacher se constitue au fil des tours une avance suffisante pour gèrer ses ravitaillements et se permettre d'en faire un de plus qu'Alonso, qui change de stratégie en cours de course pour s'emparer de la seconde place de Massa. On retrouve donc sur le podium, au terme d'une course peu palpitante, les trois pilotes en tête sur la grille de départ, Schumacher signant la 88e victoire de sa carrière et la huitième à Magny-Cours et, avec le meilleur tour en course, réalisé en 1min 17s 111 au 46e tour, le 22e hat-trick de sa carrière.

Pour son Grand Prix national, douzième course de la saison sur le circuit d'Hockenheim, qui lui a jusqu'à présent moins bien réussi que d'autres puisqu'il n'y a remporté que trois victoires (1995, 2002 et 2004, Michael Schumacher et la Scuderia Ferrari se présentent en position de force après les deux victoires consécutives obtenues aux États-Unis et en France. Il s'en est fallu d'un rien qu'il réalise un troisième hat-trick consécutif, mais il s'est fait souffler la pole position pour 135 millièmes de seconde par le Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes). Il s'est néanmoins élancé de la première ligne pour la 112e fois de sa carrière, suivi par son coéquipier Felipe Massa et Jenson Button (Honda). Dès l'extinction des feux, Michael Schumacher colle à la roue de Räikkönen dont la McLaren semble retrouver des ailes (mais il est vraisemblable qu'elle est peu lestée en carburant) et n'a aucune difficulté à suivre le rythme élevé du pilote finlandais. Celui-ci lui cède le commandement dès le dixième tour, confirmant qu'il était parti avec peu d'essence, pour effectuer le premier de ses trois arrêts-ravitaillement, au cours desquels il perd une bonne dizaine de secondes à cause d'un problème lors du changement d'une roue. Un peu plus loin, les choses se déroulent moins aisément pour le leader du championnat, Fernando Alonso (Renault), qui comptait 17 points d'avance sur Schumacher avant la course. Il prend un bon départ de la quatrième ligne mais connaît par la suite des problèmes avec son pneu arrière gauche. Moins à l'aise qu'à l'habitude, sa voiture n'étant pas équipée des masses anti-vibratoires, il commet même une faute dans la seconde partie de la course, sortant de la piste et se retrouvant dans le bac à graviers avant de parvenir à redresser sa trajectoire. Pendant ce temps, Michael Schumacher et Felipe Massa effectuent un parcours sans souci en tête de la course. Seul Kimi Räikkönen parvient à les suivre à distance respectable. A quelques tours de la fin, Mark Webber, dont la Williams se montre pour une fois performante puisqu'il oscille entre la 3e et la 5e place, doit abandonner sur casse moteur, permettant à Alonso de gagner une place. Schumacher remporte donc devant son public sa 89e victoire et ramène l'écart qui le sépare d'Alonso à 11 points, à six courses de la fin du championnat. Felipe Massa qui au fil des courses confirme les espoirs placés en lui par Jean Todt et Kimi Räikkönen (3e) complétent le podium. Le meilleur tour en course a été réalisé par Schumacher au 17e tour, en 1min 16s 357 à la moyenne de 215,650 km/h.

La grille de départ de la treizième épreuve de la saison, le Grand Prix de Hongrie, sur le Hungaroring, près de Budapest, présente un aspect inhabituel avec l'absence aux avant-postes des deux leaders du championnat. La raison de cette double absence n'a rien à voir avec les performances de leurs voitures respectives, mais est à rechercher dans les sanctions infligées, par les commissaires de course, aux deux prétendants au titre : 2s à ajouter à leur temps de qualification pour dépassement sous drapeaux jaunes et conduite dangereuse pour Fernando Alonso et dépassement sous drapeau rouge pour Michael Schumacher pendant les séances d'essais libres. Le leader du championnat est donc contraint de s'élancer de la quinzième place, et le septuple champion du monde de la douzième. Jenson Button (Honda) victime d'un incendie de sa monoplace au cours des essais libres doit quant à lui, malgré l'excellente 4e place réalisée en qualification s'élancer de la quatorzième place (rétrogradation de 10 places pour changement de moteur). Sur la 1re ligne, on trouve donc Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes) qui signe sa (10e pole position) avec à ses côtés Felipe Massa de plus en plus à l'aise aux avant-postes, devançant son compatriote Rubens Barrichello (Honda) et Pedro de la Rosa (McLaren-Mercedes). Il faut remarquer l'excellente performance du jeune pilote polonais de 21 ans Robert Kubica (BMW Sauber) - qui remplace l'ancien champion du monde Jacques Villeneuve (officiellement mal remis de son accident au Grand Prix d'Allemagne la semaine précédente, mais dont il se murmure qu'il pourrait ne pas terminer la saison) qualifié en 9e place. Kubica devient le premier pilote de son pays à courir en championnat du monde de Formule 1. Il terminera sa première course à une excellente 7e place mais perdra le bénéfice de ce résultat car le poids de sa voiture était inférieur au poids minimal autorisé.

Une invitée-surprise sur cette grille de départ est la pluie qui oblige la plupart des concurrents à partir en pneus pluie, voire pour les plus audacieux en pneus intermédiaires. Cette pluie va être la source d'une course sensationnelle, marquée par de nombreux rebondissements. Dès le départ sur une piste détrempée, Räikkönen s'élance parfaitement et conserve sans problème sa première position, mais derrière lui la bagarre fait rage à tous les niveaux de la grille. A la fin du premier tour, Michael Schumacher a déjà gagné cinq places et Fernando Alonso lui aussi auteur d'un départ fulgurant se retrouve quatrième après cinq tours, derrière son rival au championnat. La Renault de l'Espagnol est nettement plus rapide que la Ferrari et après quelques tentatives infructueuses, Alonso finit par dépasser son rival s'emparant ainsi de la 3e place et remontant à toute allure sur les deux Mc Laren, qui avaient creusé un petit écart en tête. Il rattrape rapidement Pedro de la Rosa qu'il dépasse sans trop de mal, et se retrouve quelques tours plus tard dans les échappements de Kimi Räikkönen, qu'il s'apprête à dépasser lorsque celui-ci lui laisse le commandement en s'arrêtant à son stand pour ravitailler. Le champion du monde creuse très vite un écart impressionnant, et se paye le luxe de prendre un tour à Michael Schumacher. Au 25e tour, lorsqu'un accrochage entre Kimi Räikkönen et Vitantonio Liuzzi (Toro Rosso) à qui il allait prendre un tour provoque l'intervention de la voiture de sécurité, Alonso qui possède à ce moment là 45s d'avance, voit ses efforts anéantis. Il en profite pour ravitailler tout en conservant grâce à son avance la tête de la course. Lors du nouveau départ, Alonso, protégé par quelques retardataires intercalés entre lui et Jenson Button, maintenant 2e grâce à une stratégie décalée judicieuse, creuse à nouveau l'écart et semble s'envoler vers une nouvelle victoire. Lors de son second ravitaillement, au 50e tour, il laisse la 1re place à Button et chausse des pneus "sec", jugeant la piste suffisamment asséchée. Mais une rupture de transmission provoque sa sortie de route et son premier abandon de la saison. Le risque est grand de voir Michael Schumacher réduire son écart au championnat à trois points mais le pilote allemand, qui avait réussi à s'emparer de la seconde place, a des pneus inadaptés et en très mauvais état. Il se fait d'abord doubler par Pedro de la Rosa qui était revenu sur lui en lui reprenant 4s au tour, puis par Nick Heidfeld (BMW Sauber) qui s'empare de la troisième place avant qu'à trois tours de la fin il ne rentre au stand pour abandonner. Il récupérera malgré tout un point en étant classé 8e après la disqualification de Kubica, qui avait terminé 7e. A sa 114e course, Jenson Button, l'éternel espoir anglais, voit enfin la victoire lui sourire. Pedro de la Rosa et Nick Heidfeld complètent ce podium inédit. Au championnat, plus de peur que de mal pour Alonso, qui conserve dix points d'avance à cinq courses de la fin, et pour Renault, qui ne perd que trois points. Massa, en réalisant un temps de 1min 24s 198 au 65e tour, s'approprie pour le seconde fois de sa carrière, le meilleur tour en course.

Les deux pilotes Ferrari réalisent pour la quatrième fois de la saison le doublé lors de la séance de qualification du Grand Prix de Turquie, sur le circuit d'Istanbul. Cette fois, c'est le Brésilien Felipe Massa qui obtient le droit de s'élancer en tête pour la première fois de sa jeune carrière, en devançant son aîné, Michael Schumacher de près de 4/10 de secondes. La seconde ligne est occupée par les deux pilotes de l'écurie championne du monde, Renault, Fernando Alonso ayant une nouvelle fois dominé Giancarlo Fisichella. Ils sont suivis par Nick Heidfeld(BMW Sauber) et Jenson Button (Honda). Ralf Schumacher (Toyota), qui avait réussi le 5e temps doit reculer de dix places sur la grille pour avoir changé de moteur. Les McLaren sont une nouvelle fois à la peine, Kimi Räikkönen partant de la huitième place et Pedro de la Rosa de la onzième. A l'extinction des feux, Alonso, auteur d'un nouveau départ canon, s'immisce entre les deux Ferrari. Au premier freinage, Schumacher intimide son adversaire, provoquant un écart du pilote espagnol qui a pour effet d'entraîner un tête-à-queue de son équipier Giancarlo Fisichella, relégué en fond du peloton. Fisichella, auteur par la suite d'une superbe remontée qui lui permet de terminer sixième, n'est pas la seule victime de la manœuvre : touché à l'arrière gauche par Scott Speed (Toro Rosso) en perdition, Räikkönen doit rentrer au stand pour réparer les dégâts. A peine reparti, il termine sa course dans les pneus de protection après un tout droit. Au dixième tour, Massa confortablement installé en tête et Schumacher comptent déjà 10 et 8 secondes d'avance sur Alonso mais la Toro Rosso de Vitantonio Liuzzi victime d'une panne de transmission, s'immobilise dans un virage entraînant l'entrée en piste de la voiture de sécurité au douzième tour. Les trois leaders se précipitent aux stands pour ravitailler et Schumacher doit patienter derrière son équipier et se fait subtiliser la seconde place par Alonso. La course se résume dès lors à un cavalier seul de Massa et au superbe duel que se livrent les deux leaders du championnat. Dans le second relais, des Bridgestone en difficulté et une incursion hors piste coûtent sept secondes à Schumacher qui regagne malgré tout le terrain perdu pour harceler Alonso dans les quinze derniers tours. Le champion du monde en titre défend magnifiquement sa seconde place jusqu'au bout sous la pression permanente de son adversaire direct au championnat. Comme Jenson Button, trois semaines auparavant en Hongrie, Felipe Massa remporte sa première victoire, devançant Alonso qui récupère deux points au championnat sur Schumacher. A quatre courses de la fin, 12 points séparent désormais les deux prétendants au titre. Dans sa course-poursuite derrière Alonso, Schumacher réalisa au 55e tour le meilleur tour en course en 1min 28s 005.

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Mark Webber (acteur)

Mark Webber est un acteur et producteur américain, né le 19 juillet 1980 à Minneapolis, dans le Minnesota (États-Unis).

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Asiatech

Asiatech était une officine de développement moteur fondée par Hideo Morita en 2001 pour assurer le développement et la maintenance des anciens moteurs de Formule 1 Peugeot A20 qui propulsaient les Prost en 2000. Après la cessation d'activité de l'entreprise française en championnat du monde (par manque de résultats dus au fait que le bloc A20 n'était pas réputé pour sa fiabilité et souffrait de problèmes de fissuration des blocs et de la culasse), Asiatech motorise les écuries Arrows puis Scuderia Minardi.

Les moteurs Asiatech ont pris le départ de 33 GP en 2 saisons de F1 mais ils n'ont permis d'inscrire qu'un maigre total de 3 points. Le meilleur résultat de ces moteurs est une 5e place au Grand Prix d'Australie 2002 (Mark Webber sur Minardi PS02) et la meilleure place sur la grille est une 13e position Jos Verstappen au Grand Prix du Canada 2001 sur Arrows A22. L'entreprise, faute de résultats et de moyens pour poursuivre le développement d'un moteur créé plusieurs années auparavant et ne pouvant plus rivaliser avec la concurrence, a quitté la F1 à la fin de la saison 2002.

Asiatech, dans un communiqué de presse en date du 5 novembre 2002, annonce sa décision de cesser son activité de motoriste et la fermeture de son établissement de Vélizy depuis la fin octobre. Une grande partie du personnel de l’ancienne équipe de Peugeot Sport F1 sera réintégrée dans les départements techniques du constructeur, mais aucun ne pourra integrer la structure WRC de Peugeot et plusieurs, parmi les plus passionnés, retrouveront une place dans différentes équipes de compétition automobile, notamment chez Renault Sport et Mecachrome.

La mise en liquidation judiciaire de la société est conclue mi-février 2003 par la vente aux enchères de l’ensemble des matériels subsistants et notamment plusieurs moteurs, des bancs d’essais de puissance, etc.

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Source : Wikipedia