Marielle de Sarnez

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Posté par woody 19/04/2009 @ 22:09

Tags : marielle de sarnez, modem, partis politiques, politique

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Marielle de Sarnez

Marielle de Sarnez lors de la réunion publique du 4 mars 2008 à la Maison de la Mutualité

Marielle de Sarnez est une femme politique française née le 27 mars 1951 à Paris VIIIe. Bras droit de François Bayrou, elle est député européen depuis 1999, vice-présidente du groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe et 1re vice-présidente du Mouvement démocrate. Elle fut mariée à Philippe Augier, maire de Deauville, dont elle a eu deux enfants : Justine et Augustin.

Avant d'entrer en politique, elle fait différents métiers, entre autres, vendeuse d'encarts publicitaires pour un annuaire d'artisans.

Entrée en politique pour soutenir la candidature de Valéry Giscard d'Estaing à l’élection présidentielle de 1974, elle est une des chevilles ouvrières de la création de l’UDF en 1978.

Dans les années 70 et 80, son baccalauréat en poche, elle collabore successivement auprès des responsables de l'UDF, Jean Lecanuet, Simone Veil et Raymond Barre avant d'être nommée secrétaire générale des États généraux de l'opposition en 1989.

De 1993 à 1997, elle est successivement conseillère, puis directrice de cabinet de François Bayrou au ministère de l'éducation nationale. Elle est la première femme française non-énarque à occuper un tel poste, et est restée toujours très proche de François Bayrou. Elle est ensuite secrétaire générale du groupe UDF à l’Assemblée nationale entre 1997 et 1998. En 1999, elle est élue au Parlement européen sur la liste conduite par François Bayrou. Elle y fait partie des principaux fondateurs du Parti démocrate européen. Elle y est réélue en 2004.

Parallèlement, elle devient en 2001 conseillère de Paris, élue dans le 14e arrondissement sur la liste d'union RPR-UDF menée au niveau de la capitale par l'ancien ministre Philippe Séguin et dans l'arrondissement par la députée Nicole Catala.

En mars 2006, elle est élue à la tête de la fédération UDF de Paris, contre le sénateur et conseiller de Paris, Yves Pozzo di Borgo.

En 2007, elle est directrice de campagne de François Bayrou pour l’élection présidentielle française de 2007. En mai 2007, Marielle de Sarnez est candidate UDF-Mouvement Démocrate aux élections législatives françaises de 2007 dans la 11e circonscription de Paris, et obtient 7148 voix parmi 38 918 suffrages exprimés (59 996 inscrits) et ne peut se maintenir au second tour.

En octobre 2007, Marielle de Sarnez a été investie officiellement par la commission électorale nationale de l'UDF/Mouvement démocrate le 10 octobre pour être la candidate de son parti aux élections municipales à Paris dans le 14e arrondissement. Les listes du MoDem obtiennent 9,08 % des suffrages au niveau de la capitale entière. Marielle de Sarnez est la seule élue du MoDem au Conseil de Paris ; elle siège parmi les non-inscrits, tout comme Michel Charzat et Katia Lopez.

Le 14 février 2008, elle signe, avec 16 autres personnalités politiques de tous bords, l'« Appel du 14 février » pour une vigilance républicaine lancé par l'hebdomadaire Marianne.

Le 27 septembre 2008, elle est élue présidente du Mouvement départemental de Paris, au sein du Mouvement démocrate.

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Mouvement démocrate (France)

Francois Bayrou au premier meeting du Mouvement démocrate au Zénith, le 24 mai 2007

Le Mouvement démocrate (MoDem) est un parti politique français créé par François Bayrou (alors président de l'UDF) à la suite de l'élection présidentielle de 2007. Le MoDem entend rassembler les démocrates soucieux d'un positionnement indépendant et central sur l'échiquier politique. En s'abstenant lors du vote de confiance au gouvernement Fillon, les quatre députés revendiqués à l'époque par le MoDem ont confirmé le positionnement « indépendant » de leur formation, à la fois en dehors de la majorité et de l'opposition parlementaires sous la XIIIe législature. Le MoDem compte aussi des députés européens, des sénateurs et des élus locaux. Le mouvement de jeunesse du Mouvement démocrate s'appelle les Jeunes Démocrates.

Depuis 1978 et la fondation de l'UDF comme confédération des partis du centre et de la droite non gaulliste, le centre français a été associé à la droite. L'UDF a été dès, 1978, l'alliée traditionnel du RPR, malgré des velléités d'indépendance des centristes (groupe parlementaire Union du centre dans la législature 1988-1993, liste du Centre conduite par Simone Veil aux élections européennes de 1989).

Sous l'impulsion de François Bayrou, élu président du parti en 1998, l'UDF a opéré un recentrage progressif, au prix de déchirements internes : départ de Démocratie libérale en 1998, liste UDF aux élections européennes de 1999. La rupture se fait après l'élection présidentielle de 2002 : Jacques Chirac et Alain Juppé créent l'UMP comme parti unique de la droite et du centre ; la majorité des députés UDF sortants rejoignent l'UMP. L'UDF parvient cependant à préserver un groupe parlementaire aux élections législatives françaises de 2002. L'UDF n'est pas associée à la constitution du gouvernement Juppé. Un de ses adhérents, Gilles de Robien, y siège cependant jusqu'en 2007, contre l'avis de François Bayrou.

En 2004, l'UDF quitte le Parti populaire européen et fonde le Parti démocrate européen avec notamment les Italiens de centre-gauche de la Margherita ; à l'Assemblée nationale, il affirmera de plus en plus franchement ses divergences de vues avec l'UMP. Cap 21, parti écologiste classé à droite jusqu'en 2002, se rapproche du centre en présentant des listes communes avec l'UDF aux régionales de 2004.

Gilles de Robien appelle fin 2005 l'UDF à revenir à l'alliance à droite. Pour trancher ce choix d'orientation, François Bayrou convoque le congrès extraordinaire de Lyon, en janvier 2006, où est approuvée par 92 % des votants sa motion qui définit l'UDF comme un « parti libre ».

La campagne présidentielle de 2007 voit, pour la première fois depuis Raymond Barre en 1988, une personnalité du centre rassembler un soutien important et être considérée comme éligible. François Bayrou annonce le 3 mars 2007 dans Le Monde qu'en cas d'élection, il créera "un grand Parti démocrate".

Ni l'UDF, ni François Bayrou lui-même n'appellent à voter pour l'un des deux candidats restant en lice. Cependant, après le débat Sarkozy-Royal du 2 mai, François Bayrou indique à un journaliste du Monde qu'il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy. Selon les sondages, les électeurs de François Bayrou au 1er tour de l'élection présidentielle de 2007 ont alors été aussi nombreux à choisir au second tour Ségolène Royal que Nicolas Sarkozy (40 % chacun selon TNS Sofres).

Le 10 mai 2007, les conseillers nationaux de l'UDF réunis à la Mutualité, appellent à la création du Mouvement démocrate par un vote à main levée, à l'unanimité moins 4 voix « contre » et 4 abstentions.

L'intention annoncée de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions aux élections législatives de 2007, s'est traduite par la présentation de 535 candidats (sur 577 circonscriptions), chiffre qui n'avait jamais été atteint par l'ancienne ou la nouvelle UDF. Cependant, parmi 23 députés UDF de 2002 qui entre les deux tours avaient soutenu Nicolas Sarkozy, 18 créent, à la demande du Président de la République, le Nouveau Centre, qui se définit comme de centre-droit et dans la majorité présidentielle.

Le lancement public du Mouvement démocrate s'est déroulé le 24 mai 2007 au Zénith de Paris.

L'existence depuis 1978 du Mouvement démocrate français (formation politique gaulliste et souverainiste) ne semble pas être sujette à polémique.

Les statuts de l'UDF, comme ceux de la plupart des autres partis, excluent une double appartenance : ceux du MoDem n'ont été rendus publics que le 1er décembre 2007 et le Conseil national de l'UDF ayant approuvé la création du MoDem, cette double appartenance n'a pas créé de difficulté et de nombreux adhérents ont eu à la fois une carte UDF de 2007 et une carte MoDem de 2007.

Depuis le 30 novembre 2007, tous les adhérents UDF et de Cap21, à jour de cotisation au 1er décembre 2007, sont considérés comme membres fondateurs du MoDem. Au 1er décembre 2007, le MoDem revendique « entre 50 000 et 60 000 adhérents ».

Lors de la consultation des adhérents, en juin 2008, le Mouvement démocrate revendique plus de 70 000 adhérents. L'UDF ne prenant plus d'adhésions depuis fin 2007, tous les adhérents UDF de 2006 et de 2007 devront adhérer au Mouvement démocrate lors de l'appel à cotisation de 2008.

Parmi les personnalités de la société civile qui ont revendiqué leur adhésion au MoDem lors de sa création, on peut citer l'acteur Vincent Lindon et l'historien Jean-Pierre Rioux.

Le Mouvement démocrate, émanation des adhérents réunis en Congrès, est structuré par des instances nationales (Conseil national et Conférence nationale pour la prise de décisions, Président et Bureau exécutif pour la mise en œuvre de ces décisions) et des instances locales, les Mouvements départementaux. La majorité des membres de ces instances est élue par les adhérents tous les trois ans.

Assemblée générale du MoDem, le Congrès se compose de l'ensemble des adhérents. Le Congrès détermine les grandes orientations du MoDem et élit le président du parti tous les trois ans. Il se réunit au moins tous les trois ans, à la convocation du président (il peut également être convoqué par la majorité du Conseil national ou encore par un quart des adhérents représentants au moins dix départements). Hors Congrès, les adhérents peuvent également être directement consultés sur la stratégie du MoDem (comme en juillet 2008, quand une contribution de François Bayrou fut soumise à un vote par correspondance) ou sur le choix d'un candidat à l'élection présidentielle française.

Le Congrès fondateur du MoDem ayant eu lieu en décembre 2007 à Villepinte, le prochain Congrès devra être réuni avant janvier 2011.

Représentant du Mouvement, élu tous les trois ans par le Congrès, le Président convoque, préside et fixe l'ordre du jour du Congrès, de la Conférence nationale, du Conseil national et du Bureau exécutif national. Il peut s'entourer d'un directeur de cabinet, de vice-présidents et de secrétaires nationaux. La nomination des six premiers vice-présidents du MoDem, Marielle de Sarnez (coordination et projet européen), Corinne Lepage (commissions), Jacqueline Gourault (élus et formation), Jean-Marie Vanlerenberghe (organisation), Jean Peyrelevade (questions économiques), Jean-Luc Benhamias (vie associative et syndicale), du trésorier (Michel Mercier) et du directeur de cabinet du président (Bernard Lehideux) a été approuvée par le Conseil national du 8 juin 2008.

Composé du Président, de 30 membres - dont le trésorier, les vice-présidents- nommés par lui (nominations approuvées par le Conseil national) et du président élu des Jeunes Démocrates, le Bureau exécutif national se réunit toutes les semaines et met en œuvre la politique définie par la Conférence nationale. Il dispose également d'un droit d'initiative et de proposition auprès des deux assemblées délibératives nationales.

Le Conseil national se compose des membres du Bureau exécutif et de trois collèges : un collège de 180 représentants régionaux, un collège des présidents des Mouvements départementaux, et un collège de 60 représentants des élus locaux ou nationaux. Il se réunit au moins une fois par trimestre, sur convocation du président ou à la demande des deux tiers de ses membres.

Assemblée des représentants, la Conférence nationale est une version élargie du Conseil national, se réunissant moins souvent que ce dernier. François Bayrou voit cette réunion comme « un Congrès entre les Congrès » et souhaite qu'elle ait lieu deux fois par an. Elle se prononce sur les programmes ainsi que sur la stratégie électorale et vote des motions. Réunie au moins une fois par an sur convocation du président (ou de celle du tiers du Conseil national), elle peut être saisie par 1% des adhérents sur tout sujet de politique nationale et européenne. Outre les représentants départementaux (élus pour trois ans), la Conférence nationale comporte un collège de 300 élus locaux ou nationaux, ainsi que les membres du Bureau exécutif et ceux du Conseil national (plus, pendant une période transitoire, un collège de 300 représentants de l'UDF et de CAP 21).

Le MoDem s'organise en Mouvements départementaux, composés d'un organe délibératif, le conseil départemental, et d'instances exécutives, la présidence (assurée par un collège de 5 à 7 membres, dont un président et quatre vice-présidents) et le bureau départemental. Ce dernier regroupe la présidence, le délégué départemental (qui assume les relations entre les instances nationales et le Mouvement départemental), le président des Jeunes Démocrates locaux, le trésorier et les membres locaux du Conseil national.

Outre l'animation du mouvement au niveau local, les Mouvement départementaux ("MoDep") sont responsables des investitures aux élections municipales (dans les communes de moins de 10 000 habitants) et cantonales.

Les Mouvements départementaux se regroupent en Unions régionales (chargées notamment d'éclairer le Bureau et le Conseil nationaux sur les candidatures aux élections régionales françaises).

Les Mouvements départementaux, à l'instar des représentants départementaux à la Conférence nationale, sont élus tous les trois ans par les adhérents.

Les valeurs du Mouvement démocrate sont celles de l'humanisme, qui place l’Homme au centre de son action. Le Mouvement démocrate est par ailleurs engagé à promouvoir les idéaux républicains et le développement durable par l'édification d'une démocratie de responsabilité dans la vie politique nationale, européenne et mondiale comme dans la vie économique et sociale.

Dès avant la création du Mouvement démocrate, François Bayrou a lancé le Parti démocrate européen, initié en avril 2004 aux côtés de Francesco Rutelli, et dont le président d'honneur est Romano Prodi. Le Parti démocrate européen a créé en 2005 avec les Nouveaux démocrates, composante "clintonienne" du Parti démocrate américain, une Alliance mondiale des Démocrates.

Les députés européens élus lors des dernières élections européennes sous l'étiquette UDF siègent dans l'ADLE au Parlement européen — les éventuels élus du MoDem aux élections européennes de 2009 devraient aussi y sièger.

Les premières candidatures du nouveau parti l'ont été sous la dénomination « UDF - Mouvement démocrate », à l'occasion des élections législatives de juin 2007, soit moins d'un mois après sa création - où il présente des candidats dans presque toutes les circonscriptions. Selon une carte du journal Le Monde basée sur le résultat de François Bayrou à l'élection présidentielle, un très grand nombre de circonscriptions législatives auraient pu faire l'objet d'une triangulaire avec le Centre. Pour se maintenir au second tour, un candidat doit en effet avoir rassemblé sur son nom au moins 12,5 % des suffrages des électeurs inscrits sur les listes électorales. Ce pronostic se basait donc sur les circonscriptions dans lesquelles au moins 12,5 % des électeurs inscrits avaient apporté leur voix à M. Bayrou lors du premier tour de l'élection présidentielle.

D'après le ministère de l'Intérieur, les 535 candidats de l'« UDF-Mouvement démocrate » ont obtenu 1 981 107 voix, soit 7,61 % des suffrages exprimés, le 10 juin 2007, au terme du premier tour des élections législatives. Ce score, supérieur à celui de l'ancienne UDF lors du scrutin de 2002, fait du MoDem le 3e parti au niveau national, nettement devant les 2,04 % du Nouveau Centre, mais loin derrière l'UMP et le PS.

Dans l'autre triangulaire envisageable (dans la circonscription de François Bayrou des Pyrénées-Atlantiques), l'UMP décide de retirer son candidat — en ballottage défavorable, comme le candidat PS — face à François Bayrou dans un « geste d'amitié ».

Le MoDem a revendiqué son indépendance et son refus de la bipolarisation en choisissant une stratégie du « cas par cas » en fonction des enjeux et des projets locaux. Le parti a ainsi été conduit à présenter des listes indépendantes dans certaines villes ou à s'allier à d'autres formations politiques, soit à droite (comme à Bordeaux avec Alain Juppé) soit à gauche (comme à Dijon avec François Rebsamen). Les adversaires du MoDem et certains médias ont souvent qualifié d'« illisible » ou d'« opportuniste » cette stratégie. Ces élections ont confirmé d'une part la difficulté qu'a le MoDem de construire une nouvelle force politique centrale et indépendante, comme l'ont montré certaines dissensions internes comme à Lyon, et d'autre part l'avantage de son positionnement qui lui ont permis d'apparaître au soir du 1er tour la « clé du deuxième tour » selon certains analystes.

À l’issue du premier tour, le MoDem a obtenu 594 960 voix soit 3,70 % des suffrages exprimés dans les communes de plus de 3 500 habitants, selon le décompte réalisé par le Ministère de l'intérieur (les candidats centristes alliés la majorité présidentielle dont le Nouveau Centre et certains MoDem ayant quant à eux rassemblé 3,49 % des suffrages exprimés). Le site officiel du MoDem a préféré mettre en avant le résultat du parti réalisé dans les 350 villes où il présentait des listes indépendantes, soit une « moyenne de près de 16 % des voix » relevant également que « 15 villes ont été gagnées au premier tour dont 2 de plus de 40 000 habitants ».

Au second tour, la stratégie fut aussi choisie en fonction des situations locales. Dans 60 villes, les candidats ont maintenu leur liste (comme à Saint-Étienne ou à Rennes et à Quimper), parfois après avoir exprimé sans succès leur volonté de fusionner avec d'autres listes (comme à Paris). Dans d'autres villes, les listes MoDem pouvant se maintenir se sont retirées, le plus souvent sans donner de consignes de vote (comme à Lyon ou Blois). Enfin, d'autres listes ont fait le choix de fusionner (comme Jean-Luc Bennahmias avec la liste PS à Marseille, Jean-Luc Forget avec la liste UMP à Toulouse ou avec le PCF à Aubagne, ce dernier choix ayant été condamné par François Bayrou).

À l'issue du second tour, les résultats du MoDem se traduisent souvent par des défaites. Malgré un faible écart de voix, c'est symboliquement le cas de François Bayrou à Pau dont la candidature était un enjeu majeur du parti.

Autre enjeu majeur, à Paris, où le MoDem ne réussit à conserver qu'un seul siège de conseiller de Paris, en la personne de Marielle de Sarnez. Il n'est donc plus en mesure de constituer un groupe au sein du Conseil et n'aura pas contribué à modifier sensiblement l'équilibre des forces entre droite et gauche, le PS, l'UMP et leurs alliés, conservant respectivement 12 contre 8 arrondissements, comme durant la précédente mandature.

Le MoDem gagne ou conserve cependant un certain nombre de villes comme Saint-Leu, Biarritz, Castelsarrasin, Mont-de-Marsan ou Saint-Brieuc et parvient à réaliser quelques scores notables dans d'autres villes, comme à Saint-Étienne, où son maintien au second tour favorise la victoire du Parti socialiste contre le maire radical valoisien sortant.

Lors des élections sénatoriales de septembre 2008, où les élus municipaux ont formé 95 % des grands électeurs, le faible score du MoDem aux élections municipales de mars a constitué un handicap. Le MoDem perd les deux sièges de ses sénateurs sortants qui étaient renouvelables. L'équilibre au sein du groupe Union centriste-UDF, divisés entre partisans de la stratégie d'indépendance du MoDem et ceux se positionnant dans la majorité présidentielle, s'en trouve modifié. Les sénateurs MoDem soutenant sans réserves François Bayrou ne sont en effet plus que 7 sur les 15 élus du groupe membres du parti (cf. infra). Le poids stratégique du groupe Union centriste-UDF pourrait néanmoins s'affirmer en raison du renforcement des groupes de gauche et l'affaiblissement numérique de celui de l'UMP. En effet, la majorité relative détenue par ce dernier à la Haute Assemblée lui impose d'obtenir l'appui de sénateurs siégeant aux groupes RDSE et UC-UDF.

Les sénateurs centristes (MoDem, Nouveau Centre, association Union centriste-UDF et indépendants) sont pour la plupart restés membres du groupe Union centriste-UDF. Si une majorité est aujourd'hui membre du MoDem (9 sénateurs sur les 30 membres du groupe ont adhéré au Nouveau Centre), un certain nombre d'entre eux sont membres en raison de leur adhésion à l'UDF, qui est désormais une composante du MoDem.

Certains sénateurs peuvent donc être membres du MoDem sans forcément soutenir pleinement la démarche qui a vu l'intégration de l'UDF en son sein. Toutefois, cette situation sera clarifiée en 2008 avec l'appel de renouvellement des cotisations du MoDem.

Les positions de certains sénateurs peuvent également être duales, comme c'est le cas de Michel Mercier, membre du bureau exécutif du MoDem au niveau national mais qui a abandonné la présidence de la fédération départementale de son parti en février 2008 en raison de dissensions internes locales. Il convient également de tenir compte du contexte électoral, certains sénateurs attendant l'issue du prochain renouvellement du Sénat (septembre 2008) pour adopter une ligne de conduite définitive à l'égard du MoDem.

Au titre du financement des partis politiques pour l'année 2008, 26 sénateurs ont déclaré leur rattachement en décembre 2007 à l'UDF-MoDem et 5 au Nouveau Centre.

Au titre du financement des partis politiques pour l'année 2009, 19 sénateurs ont déclaré leur rattachement en décembre 2008 à l'UDF-MoDem et 10 au Nouveau Centre.

Le 21 mai 2008, 17 sénateurs membres du groupe UC-UDF ont signé un appel publié sur le blog de Jean Arthuis. Cet appel fait état de l'attachement des signataires à « l’UDF maison commune et référence identitaire dans le paysage politique français ». Ils annoncent également la création d'une « plate-forme de réflexions et de propositions d’actions », qui sera lancée à l'occasion d'une réunion publique qui se tiendra au Sénat le 29 juin 2008. Cet appel est également co-signé par des parlementaires ayant quitté le MoDem (dont Jean-Marie Cavada) ou n'ayant pas soutenu sa création tout en se déclarant toujours membres de l'UDF (dont Thierry Benoit).

Le rapprochement de CAP21 avec le Mouvement démocrate s'explique essentiellement par la volonté de Corinne Lepage de refonder l'écologie politique sur trois idées essentielles : dépasser le clivage gauche-droite; réunir les associatifs, les écologistes et les scientifiques. « Il faut voir comment ce parti nouveau pourra effectivement trouver sa place dans le sillage du Parti démocrate ». Selon des analyses, CAP21 pourrait s'associer au Modem, sur le modèle de l'association du Parti radical valoisien avec l'UDF puis l'UMP.

Le Congrès de CAP21 du 23 juin 2007 a adopté à une quasi-unanimité la participation de CAP21 à la fondation du Mouvement démocrate confiant un mandat au bureau politique pour l'élaboration des statuts et de la charte des valeurs. CAP21 est membre fondateur du MoDem depuis le congrès de Villepinte mais conserve son autonomie politique et financière.

Le 15 juin 2008, le congrès statutaire de CAP21 entérine son adhésion au Mouvement démocrate. CAP21 conserve son autonomie politique et financière. Cette disposition laisse penser que le resserrement des liens entre CAP21 et le Mouvement démocrate permettra une émulation entre leurs projets et propositions.

Le Mouvement écologiste indépendant (MEI) a soutenu la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle de 2007. Il a par la suite proposé une alliance pour des candidatures communes MEI-Modem aux élections législatives de 2007 mais aucun accord électoral n'a eu lieu.

L'Union des républicains radicaux, issu du Pôle républicain, « se réjouit de la création de ce mouvement voulant jouer un rôle dans l'équilibre des pouvoirs ».

Le Parti national basque a soutenu les deux candidats du Modem aux élections législatives de 2007.

Après avoir milité pour la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle de 2007, deux partis polynésiens ont soutenu la création du Modem : le No oe e te nunaa et le Fetia Api. Deux de leurs candidates ont été investies par le MoDem. Depuis le Fetia Api a passé un accord financier avec le Nouveau Centre, accord qui rattache la formation polynésienne à la formation centriste ayant rejoint la majorité présidentielle et lui permettra de bénéficier d'un financement public qui lui aurait été, sinon, refusé.

Le MDM a soutenu François Bayrou lors de l'élection présidentielle de 2007. Abdoulatifou Aly est un candidat dissident du MDM, puisqu'il est issu de la « Force de l'alternance » (minoritaire au MDM). Il a obtenu l'investiture du Modem entre les deux tours de l'élection législative de 2007 et siège en tant que non-inscrit avec les députés MoDem. Le Modem soutient la départementalisation de Mayotte qui est aujourd'hui une collectivité d'outre-mer.

La liste MoDem pour les municipales 2008 à Rennes présentait également des candidats du Parti breton dont Frank Darcel, ex-guitariste du groupe rock rennais Marquis de Sade. Christian Guillemot, secrétaire du Parti breton et co-fondateur de la société Ubisoft, était le président du comité de soutien de Caroline Ollivro.

Plusieurs personnalités de l'UDF ont exprimé leur opposition ou leur scepticisme quant à la création du Mouvement démocrate, considérant que le "centre" ne doit exister qu'au sein de la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy, en la pondérant, et non dans l'opposition.

Certains, comme Jean-Louis Bourlanges ou Jean Arthuis considèrent à titre personnel que la constitution d'une force politique centriste complètement indépendante repose sur une stratégie difficile à tenir dans le cadre des institutions de la Ve République (élection présidentielle au suffrage universel direct, mode de scrutin majoritaire aux élections législatives).

Au 12 juillet, sur les 530 membres du bureau politique de l'UDF, 80 avaient été radiés pour avoir rejoint le Nouveau Centre.

La plupart d'entre eux sont aujourd'hui regroupés au sein du Parti social libéral européen (PSLE), le Nouveau Centre, qui s'est allié à l'UMP à l'occasion des élections législatives de juin 2007. Quelques uns ont également fait le choix de rejoindre l'UMP, comme Gisèle Gautier, sénatrice de Loire-Atlantique ou Pierre-Christophe Baguet, député des Hauts-de-Seine.

Plusieurs personnalités de l'UDF ont souhaité la création d'un nouveau parti de centre-droit, indépendant de l'UMP mais qui serait son allié fidèle. « L’idée est de créer un parti de centre-droit, indépendant de l’UMP », a expliqué le sénateur UDF Yves Pozzo di Borgo, qui fait partie des parlementaires centristes soutenant la candidature de Nicolas Sarkozy.

Trois anciens membres de l'équipe de campagne présidentielle de François Bayrou se sont clairement opposés dès le 7 mai 2007 à la création du Mouvement démocrate. Hervé Morin, président du groupe UDF à l'Assemblée nationale annonce son ralliement définitif à la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy, et donc implicitement qu'il n'adhérera pas au Mouvement démocrate. François Sauvadet, porte-parole de l'UDF a pris la même position. Tout comme Maurice Leroy, député du Loir-et-Cher.

Plusieurs parlementaires de l'UDF prennent également leurs distances avec plus de nuances.

En mars et avril 2008, Jean Arthuis et Thierry Cornillet ont fortement remis en cause la stratégie adoptée par le parti durant le scrutin avant de quitter le MoDem. Ils ont également appelé à une refondation du « Centre » autour de l'ancienne UDF et en partenariat avec le Nouveau Centre, à l'époque où se créait à l'Élysée un "Comité de liaison de la majorité" chargé, entre autres, de renforcer ou renouer les liens entre la majorité présidentielle et les élus centristes.

En réponse à ces démarches, François Bayrou proposa de soumettre au vote des adhérents une contribution, c'est-à-dire une déclaration de principes sur l'orientation politique du MoDem d'au maximum 5000 signes, dans laquelle il défend sa stratégie d'indépendance.

Thierry Cornillet (soutenu par les sénateurs Yves Détraigne, Françoise Férat, Philippe Nogrix et Catherine Morin-Desailly) ayant renoncé à soumettre une contribution, seul le texte du président du MoDem fut proposé aux adhérents au début du mois de juillet 2008 : il obtint l'approbation de 98 % des votants (les bulletins de vote comportaient deux cases à cocher : "J'approuve" et "Je n'approuve pas").

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Pierre Castagnou

Pierre Castagnou sur le marché Brune, en juillet 2007.

Pierre Castagnou, né le 8 septembre 1940 et mort le 24 février 2009, est un homme politique français. Membre du Parti socialiste dès 1974, délégué national à la démocratie locale du PS, il est maire du 14e arrondissement de Paris de 2001 à sa mort.

Pierre Castagnou est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, licencié en droit, certifié d’études littéraires et d’histoire.

Après avoir été attaché de recherche à HEC Paris, il est secrétaire général du Centre des jeunes dirigeants d'entreprise jusqu'en 1975, puis directeur de la communication de Sodexho jusqu'en 1981.

De 1981 à 1986, il est conseiller technique au secrétariat général de l'Élysée, sous la présidence de François Mitterrand, en charge des PME et des relations avec le Parlement.

Il est élu au Conseil de Paris en 1983 où il est l'un des représentants socialistes du 14e arrondissement de Paris. Il est désigné comme vice-président du groupe socialiste et radical de gauche.

Nommé inspecteur général de l'industrie et du commerce en 1986, il devient chargé de mission auprès de Laurent Fabius, président de l'Assemblée nationale (dont il restera un proche) en 1988, puis délégué interministériel aux professions libérales de 1989 à 1993.

Il est nommé chef de l'Inspection générale de l'industrie et du commerce en 1997, préparant l'intégration de l'IGIC au futur Contrôle général économique et financier.

Il est élu maire du 14e arrondissement aux élections municipales de mars 2001.

Président de la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP), société d'économie mixte spécialisée dans le logement social, depuis décembre 2006, au capital de laquelle la Mairie de Paris a repris sa place prépondérante mais naturelle, il gère les conséquences de l'affaire Jean-Paul Bolufer, directeur du cabinet de Christine Boutin, ce "proche" de l'Opus Dei, qui sous-louait son logement de la RIVP comme l'a révélé Le Canard enchaîné.

Il est candidat suppléant du député Vert Yves Cochet aux élections législatives des 10 et 17 juin 2007. En 2008, Pierre Castagnou brigue un nouveau mandat dans le 14e arrondissement, chef de file de la liste « un temps d'avance avec Bertrand Delanoë », il remporte une nette victoire avec 57,37% des voix face à l'UMP Marie-Claire Carrère-Gée, ancienne collaboratrice de Jacques Chirac, qui ne remporte que 28,09 % des voix malgré les soutien gouvernementaux, ainsi que l'eurodéputée MoDem Marielle de Sarnez qui n'offrit que 14,54 % des suffrages exprimés à la formation de François Bayrou.

Pierre Castagnou décède le 24 février 2009, à 68 ans, des suites d'un cancer. Dans un communiqué, Bertrand Delanoë souligne alors qu'avec « lui disparaît un élu remarquable, attentif aux autres, fin connaisseur du terrain et de chaque dossier de la vie quotidienne ».

Il est enterré le 27 février 2009 à Paris, au cimetière du Montparnasse (13e division), après une cérémonie à l'église Saint-Pierre-de-Montrouge en présence de centaines de personnes et de nombreuses personnalités du Parti socialiste, comme Martine Aubry, Bertrand Delanoë, les anciens Premiers ministres Laurent Fabius et Lionel Jospin, et les maires des autres arrondissements, de gauche et de droite.

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Les Ulis

Les Ulis en chantier.

L'hôtel de ville.

Les Ulis (prononcer ) est une commune française située à vingt-trois kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l'Essonne et la région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton des Ulis et le siège du doyenné de l'Yvette-Gif-Orsay.

Plus jeune commune du département avec 38 % de la population âgés de moins de vingt-cinq ans, Les Ulis a célébré le 17 février 2007 son trentième anniversaire. Ville nouvelle, conçu selon les préceptes de Le Corbusier sur les anciens territoires d'Orsay et Bures-sur-Yvette, elle mêle le parc d'activités de Courtabœuf, le centre commercial Ulis 2 et de nombreux grands ensembles modernistes. Bâtie à la fin des Trente Glorieuses pour les cadres et les chercheurs, elle est finalement habitée par les ouvriers et employés, vieillie mal et souffre d'une paupérisation entraînant des difficultés sociales et sécuritaires. Avec la moitié du territoire classée en zone urbaine sensible, la conclusion d'un contrat de ville puis d'un contrat urbain de cohésion sociale, la commune est aujourd'hui lancée dans un important chantier de renouvellement urbain pour corriger les erreurs du passé et renforcer les atouts principaux, dont la prédominance des parcours piétonniers et l'importance donnée au sport et à la culture.

Ses habitants sont appelés les Ulissiens.

Les Ulis est située dans la région Île-de-France au sud-ouest de l'agglomération parisienne, au nord-est du département de l'Essonne, au cœur de la région naturelle du Hurepoix, sur le plateau de Courtabœuf qui domine la vallée de l'Yvette, aussi appelée la vallée de Chevreuse. Elle occupe un territoire en forme de « U » d'approximativement trois kilomètres de long et deux kilomètres de large, totalisant cinq cent cinquante-deux hectares. Plus de 65 % de ce territoire sont urbanisés et construits, 17 % sont urbanisés mais libres, l'espace rural ne représente que 16 %, en majeure partie constitués de parcs et jardins familiaux. L'institut géographique national attribue les coordonnées géographiques 48°40'58" N et 02°09'55" E au point central de ce territoire. Le ruisseau Le Rouillon prend sa source dans la commune voisine de Villejust à proximité de la frontière, un étang est aménagé dans le parc nord, il s'agit du seul point d'eau d'agrément de la commune. Le point le plus bas de la commune est placé dans la vallée, à la frontière avec Bures-sur-Yvette, à une altitude de quatre-vingt sept mètres, mais la majeure partie de la commune est installée à une altitude moyenne supérieure à cent cinquante mètres sur un terrain constitué d'argile, de sable et de meulière, le point culminant, à l'extrême sud, est ainsi à cent soixante six mètres. Cette ville nouvelle a paradoxalement été bâtie à l'écart des lignes ferroviaires de transport en commun, la ligne B du RER passe cependant dans la vallée, des services intercommunaux et départementaux d'autobus permettent l'accès aux gares d'Orsay-Ville ou de Bures-sur-Yvette. Cependant, un maillage important de liaisons routières parcoure la commune. La plus importante, la route nationale 118, coupe le territoire du nord au sud et s'achève à la frontière avec Marcoussis par un échangeur autoroutier avec la route nationale 104 (la Francilienne) et l'autoroute A10. Elle est doublée sur sa rive droite par la route départementale 446 et reliée au sud à la route départementale 35 qui fait office de rocade sud et qui est prolongée à l'ouest par les RD 988 puis 188 et 446. De larges avenues complètent l'offre routière et découpent la commune en plusieurs quartiers, correspondant à la grande zone industriel à l'est, le parc d'activités de Courtabœuf en grande partie sur la commune et les résidences à l'ouest, dont une large part constituent des HLM. Au total, trente-trois résidences regroupées en quatre grands quartiers sont réparties aux Ulis. L'ensemble de la commune fut construit et conçu dans les années 1970 selon les préceptes de Le Corbusier par les architectes Robert Camelot, François Prieur et Georges-Henri Pingusson, avec les habitations sur des dalles, rehaussées par rapport au niveau des avenues et accessibles par des passerelles piétonnes.

Cette ville nouvelle a été implantée à vingt-trois kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, excentrée dans le département puisqu'à vingt kilomètres au nord-ouest d'Évry, sept kilomètres au sud-ouest de Palaiseau, vingt-quatre kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes, vingt-sept kilomètres au nord d'Étampes, neuf kilomètres au nord-ouest de Montlhéry, douze kilomètres au nord-ouest d'Arpajon, vingt kilomètres au nord-est de Dourdan, vingt-six kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais, trente-huit kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt et seulement quatorze kilomètres au sud-est de Versailles.

Le ruisseau Le Rouillon prend sa source dans la commune voisine de Villejust et marque au début de son cours la frontière avec la commune, à l'est. À l'ouest, à quelques centaines de mètres de la frontière communale, le ruisseau d'Angoulême marque la frontière entre les communes voisines de Bures-sur-Yvette et Gometz-le-Châtel, sans passer sur le territoire des Ulis. L'unique point d'eau « naturel » présent est un vaste étang au centre du parc nord, en lisière de la forêt séparant Les Ulis et Bures-sur-Yvette. L'association « Lou Pescadou » y organise des concours de pêche sportive. Trois petites mares ont été creusées pour marquer l'entrée du quartier résidentiel de l'Ermitage, en bordure de la route nationale 118.

Les Ulis est implantée sur le vaste plateau de Courtabœuf qui domine la vallée de l'Yvette au nord, aussi appelée vallée de Chevreuse. Le territoire s'étage entre quatre-vingt sept mètres à la frontière avec Bures-sur-Yvette à l'extrême nord-ouest et cent soixante six mètres au sud, à proximité du village de Saint-Jean-de-Beauregard au sud. Il s'élève rapidement depuis le point bas situé au niveau de la route départementale 988 pour atteindre cent cinquante-sept mètres dans le Parc Nord à seulement soixante-dix mètres de distance. Comme tout le bassin parisien, le sous-sol est constitué de couches successives de sable, meulière et calcaire, déposés sur des argiles et de la marne d'origines marine. Aucun cours d'eau ne traversant le territoire, l'érosion est peu marquée et ne laisse ainsi apparaître que les couches supérieures.

La commune est bien sûr limitrophe des deux communes dont elle a hérité des terrains pour sa création. Orsay au nord, presque au centre puisqu'elle entre profondément dans le territoire ulissien avec son quartier de Mondétour, bordant la route nationale 118 jusqu'à la limite de la route départementale 35. Au nord-ouest et à l'ouest se trouve l'autre commune d'origine, Bures-sur-Yvette, en partie séparée par la route départementale 988 au nord. Au sud-ouest et au sud est implanté le village de Saint-Jean-de-Beauregard, au sud-est, la commune dispose d'une petite frontière avec Marcoussis puis est séparée par l'autoroute A10 de Villejust à l'est, le ruisseau du Rouillon matérialisant aussi une petite partie de cette frontière, avant que les deux communes ne se partagent le territoire du parc d'activités de Courtabœuf avec Villebon-sur-Yvette au nord-est.

Les Ulis est située en Île-de-France, elle bénéficie d'un climat océanique dégradé. En moyenne annuelle, la température relevée s'établit à 10,5°C avec une moyenne maximale de 14,9°C et une moyenne minimale de 6,2°C. La température réelle maximale intervient en juillet avec 24,3°C et la réelle minimale en janvier avec 0,4°C. Elle se distingue de Paris par un écart constant négatif de 2°C, qui s'explique notamment par la différence de densité urbaine entre la capitale et sa banlieue. L'influence du climat continental engendre des records extrêmes avec -15,8°C relevés le 17 janvier 1985 et 38,2°C enregistrés le 1er juillet 1952. L'ensoleillement est comparable aux régions du nord de la Loire avec 1 798 heures en moyenne sur l'année, et les précipitations sont également réparties avec une moyenne de cinquante millimètres par mois et un total de 610,2 millimètres de pluie sur l'année. Le record de précipitations a été établi le 17 juin 1970 avec 78,9 millimètres tombés en vingt-quatre heures.

Cité réputée sensible, Les Ulis a longtemps été « volontairement » tenue à l'écart des axes de transport en commun, alors que sa création récente aurait pu justifier la mise en place de nouvelles lignes. Ainsi, bien que la commune ait comptée jusqu'à vingt-huit mille habitants, aucune ligne RER ou bus RATP ne dessert cette ville nouvelle. Pourtant, le territoire est traversé par d'importants axes routiers. En son centre, la route nationale 118 coupe l'agglomération du nord au sud, elle est rejointe à l'extrême sud-est par l'autoroute A10 au niveau de l'échangeur de Marcoussis avec la route nationale 104. S'ajoutent cinq routes d'importance départementale, les routes départementales 118 et 35 qui font office de rocade sud, la route départementale 988 qui à le même intérêt au nord et à l'ouest, la route départementale 188, la pénétrante qui emprunte l'ancien tracé de la ligne Paris - Chartres par Gallardon et enfin la route départementale 446 qui coupe du nord au sud en longeant la voie rapide, ancienne route de Montlhéry à Versailles.

De cette bonne desserte routière découle la présence de diverses lignes de bus. Une gare routière a été aménagée à proximité du centre commercial. Le principal fournisseur de transports de la commune est le réseau de bus Les Cars d'Orsay qui dispose de quatre lignes parcourant la commune au départ ou à l'arrivée de la gare routière. La ligne 06.02 circule en ville et dans le parc d'activités de Courtabœuf avant d'emprunter l'autoroute pour mener à la gare de Massy - Palaiseau. La ligne 06.03 au départ de la gare d'Orsay - Ville dessert tout le centre-ville jusqu'au centre commercial. La ligne 06.04 au départ de la gare de Bures-sur-Yvette irrigue à la fois les centres-villes de Bures-sur-Yvette et Les Ulis. La ligne 06.05 au départ de la gare d'Orsay-Ville mène directement au parc industriel. La ligne DM10S du réseau de bus Daniel Meyer mène à Montlhéry via la gare d'Orsay-Ville depuis le lycée de l'Essouriau et la ligne DM10A passe par le parc d'activités dans son trajet entre Orsay et Marcoussis. Le réseau de bus SAVAC propose les lignes 039-08 depuis la gare de Gif-sur-Yvette, 039-014 depuis la gare d'Orsay-Ville et 039-019 depuis la gare de Courcelle-sur-Yvette. Enfin le réseau de bus Albatrans dessert la commune, et plus spécifiquement le parc d'activités, avec ses lignes 91.02 entre Dourdan et Orsay, 91.03 entre Dourdan et Massy, 91.05 entre Évry et Massy et 91.08 entre la mairie des Ulis et le centre commercial Vélizy 2 via la gare du Guichet.

En outre, la commune est implantée sous le couloir aérien des pistes 3 et 4 de l'aéroport Paris-Orly situé à seulement quinze kilomètres au nord-est. L'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est lui à quarante-six kilomètres au nord-est. L'aviation d'affaires est accessible depuis l'aéroport de Toussus-le-Noble sur le plateau de Saclay à neuf kilomètres au nord-ouest.

La commune, récente et presque totalement urbanisée, est divisée en nombreux quartier, correspondants aux diverses résidences et grands ensembles construits, et ne laisse aucun écart ou lieu-dit excentrés. Toute la moitié est du territoire, au delà de la route nationale 118, est occupée par le vaste parc d'activités de Courtabœuf. À l'ouest et au centre, la mairie a institué un découpage pour créer des conseils de quartier regroupant plusieurs résidences : Berry-Saintonge qui lie les résidences des Avelines, du Bosquet, de la Daunière, des Fraisiers, de la Vaucouleur et le foyer Adoma ; Nord et Centre-Est qui regroupe les résidences Arepa, Arlequin, Barceleau, des Bathes, du Bois du Roi, des Champs-Lasniers, de Chanteraine, des Chardons, de la Châtaigneraie, de Courdimanche, des Millepertuis, des Pampres, de la Treille, des Vignes de Bures ; Nord-Ouest où se retrouvent les résidences des Amonts, des Hautes Bergères, des Hautes Plaines, Équinoxe et Tournemire ; Plein Sud qui regroupe les résidences du domaine des Ulis, de l'Ermitage, du Jardin des Lys, du Luberon, du Mas Laurent, du Mont Ventoux, des Pendants de Villeziers et de la Queue d'Oiseau.

Plusieurs de ces quartiers sont en proie aux difficultés sociales ou sécuritaires, ils sont ainsi classés prioritaires au titre de la politique de la ville. De sorte, l'ensemble des quartiers ouest, implantés entre l'avenue de Guyenne à l'ouest, l'avenue de Dordogne au sud, l'avenue des Champs Lasniers à l'est et l'avenue de Normandie au nord relèvent de la catégorie de zone urbaine sensible (ZUS), comprenant les résidences de la Daunière, des Bosquets, des Amonts, des Avelines, des Hautes Bergères et des Hautes Plaines, et totalisant 14 028 habitants sur quarante-trois hectares soit 54 % de la population communale sur seulement 8 % du territoire. En outre, les quartiers Nord-Est, groupant 4 881 habitants sur dix-huit hectares, compris entre les avenues d'Alsace et de Bourgogne sont eux prioritaires, là où sont implantées les résidences Chanteraine, la Châtaigneraie, Courdimanche, les Bathes et le Barceleau. Pour corriger cette situation, un projet de rénovation urbaine, signé avec l'agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) est en cours de réalisation dans le centre-ville et les quartiers ouest,.

La commune des Ulis, dans le cadre d'une zone à urbaniser en priorité, fut imaginée et créée au milieu des années 1970 sur des terrains pratiquement vierges de construction. Ce sont les architectes et urbanistes Robert Camelot et François Prieur puis Georges-Henri Pingusson qui conçurent en grande partie les plans de la commune, utilisés par la Société d'économie mixte d'Aménagement de Bures, Orsay et Étampes (Samboe) pour édifier la ville nouvelle. Pour répondre aux besoins importants de logements en Île-de-France, l'habitat collectif et les grands ensembles furent privilégiés, ne laissant la place aux pavillons qu'en périphérie, imitant ainsi l'urbanisme nord américain. Les terrains obtenus par démembrement des communes voisines de Bures-sur-Yvette et Orsay laissent un territoire en « U », largement imbriqué avec le quartier orcéens de Mondétour.

Quatre axes routiers majeurs préexistants ont marqué les limites de l'urbanisation et induit un zonage durable. Au centre, coupant le domaine du nord au sud, la route nationale 118 et la route départementale 446 séparent l'espace industriel composé par le parc d'activités de Courtabœuf à l'est de l'espace urbain et commercial à l'ouest. Au nord, la route départementale 188 marque la limite de l'urbanisation et des bois. Au sud, la route départementale 35 matérialise la frontière forte entre l'espace urbanisé des Ulis et les grandes cultures céréalières de Saint-Jean-de-Beauregard. De nouveaux grands axes furent tracés dans la ville, dans la zone industrielle, elles prennent l'appellation de destinations exotiques (Canada, Laponie, Amazonie, Paraná, etc.). En ville, de grandes avenues permettent la circulation automobile, elles prennent les noms d'anciennes provinces de France en respectant leur position géographique d'origine, Provence au sud-est, Guyenne au sud-ouest, Berry au centre, Alsace et Champagne au nord-est, Normandie au nord-ouest.

La moitié ouest fut donc urbanisée pour accueillir plus de dix milles logements, implantés selon les préceptes de Le Corbusier. Un vaste parc urbain est aménagé au nord, dans le prolongement de la vaste forêt de la vallée de Chevreuse, il marque l'entrée de ville et réponds aux espaces agricoles et aux jardins familiaux au sud, complétés par un petit parc au sud. Au sud-est en périphérie, un secteur pavillonnaire, séparé de la voie rapide par une coulée verte, assure la continuité sociologique avec le quartier résidentiel de Mondétour à Orsay et permet un passage visuel doux entre les bâtiments industriels et l'agglomération. Ici, les rues prennent l'appellation d'artistes, d'oiseaux et d'arbres. En bordure de la rocade sud sont installés le centre commercial régional Ulis 2 et l'incinérateur de déchets assurant le chauffage urbain de toute l'agglomération. Là aussi, la transition visuel à l'entrée de ville sud est douce, le bâti se faisant d'abord avec des pavillons puis de petites tours. Le centre-ville avec l'hôtel de ville et les services administratifs fut effectivement placé au centre de l'espace de vie, à proximité immédiate d'un nouveau parc urbain permettant l'accès piéton au centre commercial.

Les constructions résidentielles et collectives ont été implantées sur des dalles, selon la mode de l'époque, isolant les bâtiments du niveau de la rue. Le cheminement piéton est ainsi sécurisé entre les différents quartiers par dix-neuf passerelles ou des tunnels mêlant les noms des résidences (Amelines et Courteraines) ou des noms d'astres (Lune, Soleil) et de saisons (Automne, Printemps), de sorte qu'il est, en théorie, possible de traverser la commune sans jamais croiser un véhicule à moteur.

Cet urbanisme a cependant très tôt montré ses limites, la concentration urbaine, l'absence de mixité sociale et paradoxalement les difficultés de circulation, notamment des services de police ou d'entretien, ont entraînés le classement de la moitié du territoire urbain en zone urbaine sensible dès 1996, la signature en 2000 d'un contrat de ville sur l'état des lieux formulé ainsi : « Un tissu urbain postérieur à 1968 qui constitue une poche de pauvreté relative dans un environnement à forte potentialité. » et le déclenchement en 2002 d'une opération de renouvellement urbain total pour endiguer « une paupérisation et une baisse sensible de sa population » et « un vieillissement de son urbanisme ».

Le nom de la commune est celui d'un ancien fief du XIVe siècle, Ullys, nom issu de l'ancien français usler, signifiant brûler, défricher par écobuage. Le plateau, autrefois boisé, fut en effet dégagé au moyen-âge pour être cultivé.

Trois anciennes fermes ont donné leurs noms aux quartiers emblématiques de la commune, Courtabœuf à l'est, une « cour à bœuf » et le dernier point de repos avant les Halles de Paris, Mondetours au centre et Montjay à l'ouest.

L'occupation humaine de la région remonte très certainement à l'âge du bronze comme en témoigne les découvertes d'outils en 1977 dans la commune voisine de Villejust. À l'époque gallo-romaine, des villa rustica étaient implantées sur le vaste plateau de Courtabœuf, dont une, la Villa Bona donna son nom à Villebon-sur-Yvette. Certains prêtent la même origine au nom Ulis, un propriétaire foncier nommé Uslo.

Au Moyen Âge, les différentes abbayes possédant les lieux ordonnèrent le défrichement par écobuage du plateau pour l'installation de grandes cultures. Une seigneurie aux lieux-dits Courtabœuf et Grand Vivier apparaît d'abord au XIIe siècle dans le cartulaire de l'abbaye de Longpont. Le fief des Ullys apparaît pour la première fois dans un inventaire dressé en 1382.

En 1712, le domaine appartenait à Charles Boucher, prévôt des marchands de Paris. En 1767, il revint à Pierre Gaspard Marie Grimod d'Orsay, comte d'Orsay. Le plateau de Courtabœuf était alors la dernière halte des bestiaux avant leur arrivée aux Halles de Paris.

En 1867 fut achevée la ligne de Sceaux jusque Limours, traversant l'ouest de la commune actuelle, puis en 1927 la ligne Paris - Chartres par Gallardon qui passait au nord. La ferme du Grand Vivier était la plus importante, sur cent soixante hectares, elle était consacrée à l'élevage de bovins et ovins et à la culture du blé, de la pomme de terre, de la fraise et de la betterave. Sa distillerie produisait de l'alcool.

En 1952 s'implanta à Saclay le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), en 1955, sur proposition de Frédéric Joliot-Curie fut créé le campus universitaire d'Orsay puis en 1960 fut décidé le développement du parc d'activités de Courtabœuf. Pour accompagner cette urbanisation de la grande vallée de Chevreuse, fut créée par arrêté ministériel le 30 novembre 1960 une zone à urbaniser en priorité (ZUP) de dix milles logements sur deux cent soixante cinq hectares répartis sur les communes de Bures-sur-Yvette et Orsay, sur ce qui était encore les fermes de Montjay, Mondétour, Courtabœuf et Grand Vivier.

Le 13 mars 1964 fut créé le district urbain de Bures-Orsay (DUBO), composé de huit membres de chaque conseil municipal des deux communes mères, la Société d'économie mixte d'Aménagement de Bures, Orsay et Étampes (Samboe) étant chargée de l'édification de la ville nouvelle selon les plans des urbanistes Robert Camelot et François Prieur puis Georges-Henri Pingusson. En juillet 1966, l'ensemble des infrastructures étaient achevées, conduites d'eau, d'électricité, de téléphone, d'égouts, de chauffage urbain alimenté par l'incinérateur de déchets Thermulis et les routes. La première entreprise, AtoChem s'installa sur le parc d'activités en 1967, suivie en 1968 par Hewlett-Packard. En mai 1968 s'installèrent aussi les premiers résidents sans que l'eau courante ne fût disponible dans tous les logements. En 1971 furent élus les premiers conseillers municipaux du « quartier » des Ulis, pour les communes de Bures et Orsay. En 1972 fut achevé le doublement de la route départementale 35 et la jonction entre la route nationale 118 et l'autoroute française A10, prolongée en 1973 jusqu'Orléans. En 1973 aussi ouvrit le centre commercial Ulis 2 avec l'enseigne Carrefour.

Un recensement distinct en 1975 attribuait à la ZUP des Ulis 20 283 habitants. Bures-sur-Yvette seule n'en comptait que 6 889 et Orsay 13 544. La question d'une scission était alors évoquée. Le 14 mars 1976, les habitants des deux communes furent appelés à se prononcer sur trois propositions : « le maintien de la situation administrative telle quelle », « la fusion de Bures-sur-Yvette et d'Orsay en englobant Les Ulis » ou « la création d'une troisième commune appelée Les Ulis ». Les Buressois et les Orcéens votèrent respectivement à 52,88 % et 50,28 % pour la création d'une nouvelle commune, tandis que les Ulissiens votaient majoritairement pour la fusion. Les deux conseils municipaux choisirent également de leur côté la création d'une nouvelle commune (22 élus sur 33).

Actant ce fait, le préfet de l'Essonne, Paul Cousserand, signa le 17 février 1977 l'arrêté préfectoral de création de la 196e commune du département, Les Ulis. En mars 1977, Paul Loridant fut alors élu maire de cette nouvelle ville encore en travaux. Elle a poursuivi son équipement avec l'hôtel de ville, la médiathèque, le centre culturel Boris Vian, le marché, la poste, les commerces de proximité. En 1982, la commune comptait 28 223 habitants et en 1985 fut créé le canton des Ulis.

Dès 1990, outre les problèmes de délinquance et d'insécurité, un premier signe montrait le relatif échec du projet. La commune perdit en huit ans plus de mille résidents et la chute se poursuivit. En 1996, la moitié du territoire fut classé en zone urbaine sensible (ZUS). En 2000, un rapport analysait la situation ainsi : « Un tissu urbain postérieur à 1968 qui constitue une poche de pauvreté relative dans un environnement à forte potentialité. » et conduisit à la signature d'un contrat de ville pour renforcer la cohésion sociale, suivit en 2002 du lancement d'une importante opération de renouvellement urbain pour stopper « une paupérisation et une baisse sensible de sa population » et remédier à « un vieillissement de son urbanisme ». En 2007, le contrat de ville fut remplacé par un contrat urbain de cohésion sociale alors que la commune « fêtait » ses trente ans par un spectacle son et lumière par le Kolektif Alambik.

D'importants travaux sont alors entrepris, démolition des barres d'immeubles et tours, remplacés par de petits immeubles, équipements nouveaux avec un centre aquatique et un réaménagement du centre-ville, création d'une zone d'aménagement concerté (ZAC), aménagement de nouveaux espaces de vie, implantation de maisons de villes et pavillons, création d'un nouveau pôle de santé pour un coût global estimé à 87 000 000 euros.

La construction de la ZUP des Ulis démarra durant l'été 1968 avec une première tranche de dix milles logements, intégrée aux communes de Bures-sur-Yvette et Orsay. Alors qu'une fusion de ces deux communes était envisagée au début des années 1970, cinq ans plus tard, il était plus probable de créer une nouvelle commune distincte. En 1975, année de recensement national, un recensement différencié fut donc réalisé pour la zone des Ulis, qui regroupait alors 20 283 habitants, quand Orsay ne comptait que 13 544 résidents et Bures-sur-Yvette seulement 6 889. La commune est officiellement créée par arrêté préfectoral le 17 février 1977. Elle poursuivit une croissance rapide puisqu'en 1982, on y dénombrait 28 223 Ulissiens, aujourd'hui point culminant démographique. En effet, les difficultés sociales apparues très tôt entraînèrent une décroissance continue durant les vingt dernières années, la commune ne comptant plus que 24 962 habitants lors du dernier recensement des personnes intervenu en 2006, elle a ainsi perdu près de 12 % de sa population quand les deux communes d'origines croissaient de 25 % pour Bures-sur-Yvette et 18 % pour Orsay. L'immigration représente une part relativement importante de la population communale, ainsi en 1999, 14,7 % des habitants étaient étrangers, ce qui fait d'elle une commune relativement multiculturelle, on y trouve 3,9 % de Portugais, 2,4 % de Marocains, 2,3 % d'Algériens, 0,9 % de Tunisiens, 0,2 % d'Italiens et de Turcs et 0,1 % d'Espagnols.

Commune jeune par sa date de création, Les Ulis l'est aussi par sa population, comme le démontre la pyramide des âges comparée à celle du département. Ainsi, les populations séniors sont sous représentées, ou totalement absentes pour les personnes nées avant 1904, les taux des tranches d'âges de personnes nées entre 1905 et 1939 ne représentant que 40 % des taux de l'ensemble du département, une première similarité des proportions n'intervenant que pour les personnes nées entre 1940 et 1954, qui peuvent être considérés comme les « anciens » Ulissiens, arrivés lors de la création de la ZUP. À l'inverse, il existe une surreprésentation des populations jeunes, nées après 1955, allant jusqu'à quatre points supérieurs pour les pourcentages de la tranche née entre 1985 et 1999. De fait, 38,5 % de la population Ulissienne était âgée de moins de vingt-cinq ans en 1999, chiffre qui monte à 41,2 % dans la zone urbaine sensible des Quartiers Ouest. En outre, signe de difficultés sociales marquées, 19,5 % dans la ZUS, et 17,4 % des ménages du reste de la commune étaient composés de familles monoparentales.

Le territoire de la commune des Ulis se confond avec le canton des Ulis, représenté au conseil général de l'Essonne par la conseillère générale Maud Olivier (PS), qui est aussi maire de la commune depuis 2008. Le canton et donc la commune sont intégrés à la cinquième circonscription de l'Essonne représentée par le député Pierre Lasbordes (UMP). Le maire préside le conseil municipal composé de trente-cinq élus, répartis en vingt-six conseillers de la majorité socialiste et communiste, huit conseillers de l'opposition divers gauche et un conseiller de l'opposition UMP. Le maire est assisté par onze adjoints et cinq conseillers délégués. La municipalité a en outre mis en place quatre conseils de quartier, un conseil des aînés et un conseil des jeunes. L'Insee attribue à la commune le code 91 3 43 692.

En 2009, la commune dispose d'un budget primitif de 68 123 078 euros, dont 48 503 415 € de fonctionnement, 57 % étant dévolues aux charges de personnel, et 19 619 663 d'investissement, 61 % étant dévolus à l'aménagement urbain, financés par les impôts locaux dont les taux étaient fixés en 2008 à 12,39 % pour la taxe d'habitation, 16,81 % et 66,64 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti et 12,98 % pour la taxe professionnelle. En 2007, sur les 9 679 logements répartis sur le territoire, 4 754 constituaient le parc HLM, réparti entre neuf bailleurs sociaux, soit 49 % du parc, une concentration de logements sociaux bien supérieure aux préconisations de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

La commune n'adhère en 2008 à aucune intercommunalité mais a demandé son adhésion à la communauté d'agglomération du plateau de Saclay, approuvée en mars 2009 par le conseil communautaire et dans l'attente de la validation par les dix conseils municipaux. Elle adhère déjà à un certain nombre de syndicats de communes, dont le Siom pour le traitement de ordures ménagères, le Siahvy pour l'aménagement de la vallée de l'Yvette, le Siagv pour l'organisation de l'accueil des gens du voyage, le Smcd pour le développement économique du parc d'activités de Courtabœuf et l'office de tourisme de la vallée de Chevreuse. Elle a mis en place une caisse des écoles et un centre communal d'action sociale. L'organisation juridictionnelle rattache les justiciables Ulissiens au tribunal d'instance de Palaiseau, au conseil de prud'hommes de Longjumeau, au tribunaux de grande instance et de commerce d'Évry, tous rattachés à la cour d'appel de Paris.

Commune relativement « populaire », Les Ulis est fortement ancrée à gauche sans toutefois verser à l'extrême gauche, se singularisant des communes alentours, plus contrastées. Les résultats électoraux des dix dernières années montrent ainsi une nette faveur accordée aux candidats de la gauche gouvernementale. En 2001, le sénateur-maire Paul Loridant, ancien socialiste passé au Mouvement des citoyens, en poste depuis le premier conseil municipal en 1977, fut réélu dès le premier tour avec 52,50 % des suffrages, contre seulement 28,08 pour le candidat RPR, le candidat aux élections cantonales (le canton ne comprenant que la commune) remportait lui une victoire écrasante avec 65,59 % des voix. De la même façon, en 2002, le « parachuté » Stéphane Pocrain (Les Verts remportait 61,35 % des voix aux Ulis, tandis que son adversaire Pierre Lasbordes n'obtenait que 38,65 dans la commune, contre 53,76 % sur l'ensemble de la cinquième circonscription. De la même manière, lors du premier tour de l'élection présidentielle, le candidat Lionel Jospin (PS) était arrivé largement en tête avec 23,43 % des suffrages, dix points de plus que pour le candidat Jacques Chirac (RPR), ce dernier bénéficiant d'un large report des voix au deuxième tour, le candidat Jean-Marie Le Pen (FN) n'obtenant que 10,22 % des voix contre 15,04 % dans le reste du département et 14,43 % dans la région. Le phénomène se reproduisit en 2007, les électeurs Ulissiens votant à 65,97 % pour Ségolène Royal (PS) contre 34,03 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), le département et la région choisissant le second, respectivement à 52,08 % et 52,49 %. De la même façon, la candidate socialiste aux législatives Maud Olivier remportait aux Ulis l'élection avec 67,44 % alors que l'ensemble de la circonscription reconduisait Pierre Lasbordes (UMP) à 50,25 %. Le choix du candidat de gauche fut aussi fait aux Ulis lors de l'élection européenne en 2004, le candidat Harlem Désir (PS) remportant 35,56 % des suffrages, 26 points devant la seconde, Marielle De Sarnez (UDF), cependant avec une partition faible de 43,38 % des électeurs, traduisant le relatif faible intérêt des Ulissiens pour les institutions de l'Union européenne, dont ils rejetèrent à 55,40 % le traité constitutionnel alors qu'ils avaient largement approuvé le traité de Maastricht en 1992 à 60,03 %. En 2008, la candidate Maud Olivier (PS) remporta le canton dès le premier tour avec 50,49 % des voix et la mairie, malgré une triangulaire défavorable, avec le maintien au second tour du maire sortant Paul Loridant (MRC). Des sections du parti socialiste et du MoDem sont installées dans la commune.

Les établissements scolaires des Ulis sont tous rattachés à l'académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire des écoles maternelles du Parc, Tournemire 1 et 2, Barceleau et le Bosquet 1 et 2, de l'école élémentaire du Bosquet et des écoles primaires de la Queue d'Oiseau, Courdimanche, les Avelines, les Bergères, la Dimancherie et Millepertuis. Les élèves poursuivent ensuite leur scolarité dans les collèges de Mondétour et des Amonts, le premier disposant d'une classe relais, les deux d'une section d'enseignement général et professionnel adapté (Segpa), puis au lycée professionnel, général et technologique de l'Essouriau.

S'ajoute l'institut médico-éducatif Nouaille pour l'enseignement à domicile d'enfants souffrant de troubles psychologiques. Quatre crèches collectives, deux crèches familiales et deux haltes-garderies accueillent les enfants non scolarisés. Une crèche inter-entreprise a été mise en place dans le parc d'activités de Courtabœuf. La commune ne dispose pas de centre de loisirs élémentaire, les enfants sont transportés vers le centre des Quatre Saisons à Marcoussis et celui du Bois Persan à Orsay, les jeunes enfants sont accueillis dans les établissements scolaires. La fédération des conseils de parents d'élèves (Fcpe) et la fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (Peep) sont actives dans les établissements Ulissiens, les Scouts et Guides de France encadrent les jeunes catholiques de la commune. Un centre d'information et d'orientation renseigne les jeunes de la commune sur les filières de formation.

La commune ne dispose d'aucun établissement de santé sur son territoire depuis la fermeture dans les années 1990 de la clinique. Une résidence pour personnes âgées est implantée à proximité du centre-ville. Un service d'éducation spécialisée et de soins à domicile est installé dans la commune, trois centres de protection maternelle et infantile accueillent les familles au Bosquet, à Courdimanche et aux Champs-Lasniers. Quarante-trois médecins, treize chirurgiens-dentistes et huit pharmacies exercent dans la commune.

Centre urbain important et récent, Les Ulis fut pensée pour accueillir un certain nombre de représentations des services publics. Elle dispose de deux agences postales, d'une maison de justice et du droit et d'une permanence du délégué du médiateur de la République, d'une agence de la caisse d'allocations familiales et de la caisse primaire d'assurance maladie, d'une agence du pôle emploi, d'une trésorerie principale. Une étude de notaire est installée aux Ulis.

La ville des Ulis a été précurseur dès 1999 pour la mise en place de la police de proximité, avec notamment des agents en VTT, l'espace piéton étant prépondérant dans la ville et inaccessible pour les véhicules classiques. À noter que, pendant quelques années, une police montée a été utilisée sur le parking du centre commercial. La commune dispose sur son territoire d'un commissariat subdivisionnaire de police et d'un centre des douanes. La sécurité des personnes et des biens est aussi assurée par un centre de secours mixte. Pour lutter contre la délinquance et l'insécurité endémique dans la commune, la municipalité a signé en décembre 2000 un contrat de ville, remplacé en mars 2007 par un contrat urbain de cohésion sociale.

La commune des Ulis dispose de divers lieux de culture. Le plus important est le centre culturel Boris Vian, théâtre, salle de concert et de danse dirigé par Jean-Louis Heckel et Babette Masson, il dispose de huit cent places assises et d'une salle d'exposition de cent quatre-vingt mètres carrés. Deux salles de cinéma sont installées dans la commune, le complexe UGC avec quatre salles dans le centre commercial et la salle Jacques Prévert de deux cent dix places classée Art et Essai. S'ajoutent la médiathèque François Mitterand, le théâtre de verdure et le café musical Radazik. Un espace appelé le « Donjon » regroupe les associations culturelles de la commune.

Le centre culturel Boris Vian.

La médiathèque François Mitterrand.

Le cinéma Jacques Prévert.

Le cinéma UGC.

Le théâtre de verdure.

Le Donjon, espace associatif.

La commune dispose de divers équipements sportifs répartis sur le territoire. Les vastes parcs accueillent des équipements divers, le parc Nord est équipé d'un parcours de santé, le parc Urbain d'un skatepark, d'une plaine de jeu pour le basket-ball et le handball, d'un terrain de football à 7, le parc Sud dispose d'un terrain de football et de deux courts de tennis couverts. Le plus important équipement est le stade Jean-Marc Salinier avec deux terrains de football dont un d'honneur et un stabilisé, deux courts de tennis et un skatepark. La piscine est équipée d'un bassin de nage de vingt-cinq mètres, d'un bassin d'agrément à vague de deux cent cinquante mètres carrés et d'une pataugeoire de quarante mètres carrés. Les autres équipements sont disposés dans chaque quartier, avec quatre gymnases à Courdimanche, l'Essouriau, les Amonts et l'Épi d'Or, un boulodrome à Courdimanche, le dojo et la salle polyvalente des Bathes, sept courts de tennis et deux courts couverts ainsi qu'un pas de tir à l'arc à Courtabœuf, deux terrains de football aux Pampres, trois terrains de basket-ball et handball à l'Essouriau, à Courdimanche et aux Amonts, deux courts de tennis aux Amonts et trois à Courdimanche, un poney-club à proximité du centre-ville. La plupart des disciplines sont affiliées au club omnisports des Ulis. Plusieurs sportifs internationaux sont d'anciens Ulissiens. Parmi eux le footballeur Thierry Henri a débloqué en 2009 200 000 euros à travers sa fondation (the one 4 all foundation) et la ville 255 000 euros, pour la construction d’un stade à 7 dans le quartier des Bosquets.

La piscine municipale.

Le pas de tir à l'arc.

La paroisse catholique des Ulis est rattachée au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes, elle est le siège du secteur pastoral de l'Yvette-Gif-Orsay. Le centre Jean XXIII accueille l'administration paroissiale et l'église Saint-Jean-Baptiste. Elle est complétée pour l'accueil des fidèles par la chapelle Notre-Dame de Montjay, aujourd'hui sur la commune de Bures-sur-Yvette et la chapelle Notre-Dame de la Plaine à Mondétour, sur le territoire d'Orsay. La communauté israélite se réunit dans la synagogue des Ulis. Un projet de construction de mosquée pour la communauté musulmane est actuellement à l'étude, son achèvement devrait intervenir en 2019.

Le centre Jean XXIII.

La chapelle Notre-Dame de Montjay.

La chapelle Notre-Dame de la Plaine.

La commune est située dans le bassin d'émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif. L'hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales dans son édition Nord-Essonne comme la station de radio EFM. La mairie a mis en place une WebTV relatant les actualités communales. Deux journaux associatifs sont diffusés dans la commune, les Passerelles de l'Yvette, journal paroissial et Le Phare pour la vie locale.

Le site historique de la commune fut jusqu'aux années 1960 exclusivement consacré à l'agriculture maraîchère et céréalière. En 1967 ouvrit la première entreprise dans ce qui deviendrait le parc d'activités de Courtabœuf, suivit en 1973 par l'ouverture du centre commercial Ulis 2, constituant les deux centres économiques de la commune.

Elle est aujourd'hui intégrée par l'Insee à la zone d'emploi d'Orsay qui rassemble vingt-cinq communes et 125 975 habitants en 1999, les Ulissiens comptant pour 20 % du total. Parmi les 5 536 établissements que comptait la zone en 2004 et les vingt plus grandes, plusieurs sont implantés aux Ulis, dont Ares, Carrefour Marchandises Internationales, le centre de compétences Hewlett-Packard France, Apple France et le Laboratoire Français du Fractionnement et des Biotechnologies (LFB) qui y a son siège social. Au total, ce sont ainsi mille cent quatre-vingt-dix entreprises qui étaient installées sur le territoire communal, exerçant à 60,2 % dans le secteur des services, employant en 2006 15 343 salariés, la commune ne comptant à la même époque que 13 662 personnes comptabilisés dans la population active. La concentration d'entreprises et de voies d'accès a aussi induit l'implantation d'un tourisme d'affaires et donc de cinq hôtel totalisant en 2008 trois cent seize chambres. Elle engendre aussi un certain nombre de pollutions, de grands établissements sont ainsi recensés par le registre français des émissions polluantes, le LFB pour ses rejets de composés organiques volatils, sa production de déchets dangereux et ses prélèvements en eau potable, Systronic pour ses rejets de plomb, sa production de déchets dangereux et ses prélèvements en eau potable et l'incinérateur de déchets Thermulis pour ses rejets de dioxyde de carbone, d'oxyde d'azote et ses prélèvements en eau potable.

Ces atouts économiques ne profitent cependant pas à l'ensemble des Ulissiens puisque 10,9 % d'entre eux étaient au chômage en 1999 et que le revenu net imposable moyen ne s'élevait qu'à 19 967 euros, 41,5 % de la population ne payant pas d'impôt sur le revenu et que 65,4 % des résidents n'étaient que locataires de leur logement, dont 52,2 % en HLM.

En 1960 fut décidée l'implantation d'un parc d'activités sur le plateau de Courtabœuf. La commune d'Orsay comme ses voisines dut céder des espaces de culture pour accueillir en 1967 la première structure : Atochem, la ZUP des Ulis devant accompagner l'essor industriel. Ce parc d'activités, aujourd'hui premier parc tertiaire d'Europe, est connu sous le nom de Parc d'activités de Courtabœuf.

Pour accompagner l'essor industriel et urbain, la construction d'un vaste centre commercial fut décidée. Le centre, ouvert en 1973, est équipé de trois mille deux cent places de stationnement et accueille cent dix boutiques et une grande surface à l'enseigne Carrefour.

Ville nouvelle entre urbanisation et campagne, Les Ulis fut conçue avec de vastes espaces verts entre les grands ensembles, totalisant près de cent hectares de parcs et jardins. Trois parcs jalonnent ainsi le territoire. Le parc Nord, à la limite des communes de Bures-sur-Yvette et Orsay se compose d'une large prairie bordée par un bois et agrémentée d'un lac de vingt sept mille mètres carrés. Le parc Urbain, au centre de l'espace de vie, est équipé d'un théâtre de verdure et de serres pédagogiques. Le parc Sud, à la limite avec Saint-Jean-de-Beauregard, accueille les jardins familiaux Pénélope sur trois hectares et un lac de deux hectares huit cent ares. Plusieurs squares ou jardins publics sont aménagés dans les résidences et aux pieds des immeubles collectifs. Cette mise en valeur des espaces naturels et le fleurissement de la commune lui valent d'arborer trois fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Les Ulis vue du Parc Nord.

Le Parc Urbain.

Les Ulis est une commune récente et l'occupation humaine antérieure, principalement agricole, n'a pas laissé beaucoup de monuments. Cependant, deux fermes subsistent, celle de Courtabœuf, dont les bâtiments en meulière datent du XVIIIe siècle et celle du Grand Vivier, elle aussi en meulière du XVIIIe siècle qui est devenu le centre de secours. Elle fut équipée dans les années 1950 de serres, aujourd'hui transférées dans le parc Urbain.

La ville nouvelle fut ensuite construite par des architectes de renom, c'est ainsi Georges-Henri Pingusson qui conçut les immeubles des Hautes-Plaines. Les parcs communaux furent en outre agrémentés d'œuvres d'art comme les menhirs d'ardoise de Trélazé, aussi appelés les « causeurs des Bathes », installés par le sculpteur Haber en 1968, l'« Arche à Palabre » par Frédéric Jaudon inaugurée le 14 juillet 2006.

La ferme de Courtabœuf.

Les serres municipales.

L'« Arche à Palabre » des Ulis de Frédéric Jaudon.

Paul Loridant.

Thierry Henry.

Patrice Evra.

Les armes de Les Ulis se blasonnent : D'azur à la barre d'or, chargée en chef d'un besant soudé d'argent, en cœur d'un tourteau d'azur et en pointe d'un besant en ombre d'or, accompagnée en chef de trois tours modernes accolées et issantes de tailles décroissantes, celle de sénestre en ombre d'azur, celle du centre d'or et celle de dextre d'argent, et en pointe d'un brasier d'or sommé d'un épi de blé du même posé en barre et chargé du nom des ULIS en lettres capitales d'argent.

La commune s'est en outre dotée d'un logotype reprenant le panorama urbain de la commune, la barre jaune en bas symbolisant la plaine cultivée de Saint-Jean-de-Beauregard au sud.

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Yves Pozzo di Borgo

Yves Pozzo di Borgo, le 6 juin 2007.

Yves Pozzo di Borgo, né le 3 mai 1948, est un homme politique français.

Membre du Nouveau Centre, il est sénateur de Paris, Conseiller de Paris, et ancien Adjoint au Maire du VIIe arrondissement. Au Conseil de Paris, il préside le groupe Noveau centre en indépendants, où siègent notamment Jean-Marie Cavada et Christian Saint-Etienne, Professeur agrégé d'économie. Il est membre de la Commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat. Il est l'un des représentants du Parlement français au Conseil de l'Europe.

Yves Pozzo di Borgo est Inspecteur d'Académie.

En 1998, il est élu Adjoint au Maire du VIIe arrondissement, Martine Aurillac. En mars 2001, il est élu Conseiller de Paris.

Au premier tour des élections législatives de 2002, il est candidat dans la troisième circonscription de Paris, où il obtient 9 % des voix. Marie d'Assignies, conseillère UDF du VIIe arrondissement, est candidate suppléante à ses côtés.

En décembre 2005, il se fait le bras droit de Gilles de Robien, ministre de l'Éducation nationale, face à François Bayrou, dans le débat qui les oppose au sein de l'UDF, relatif au positionnement du parti, à l'indépendance face à l'UMP et à la démocratie au sein du parti. Alors que François Bayrou est favorable à une rupture sans cesse plus franche, voire à un rapprochement avec les partis de gauche, Gilles de Robien et Yves Pozzo di Borgo sont favorables à l'indépendance, mais en partenariat avec l'UMP (ils jugent que l'isolement de l'UDF risque de lui être fatal), et reprochent au président de l'UDF de verrouiller les décisions au sein du parti.

Au sein des instances internes de l'UDF, il est président de la section UDF du VIIe arrondissement, dont le secrétaire général est Nicolas Alexandre. En 2006, il se présente à la présidence de la fédération UDF de Paris, face à Marielle de Sarnez qui incarne la « ligne Bayrou ». Il entend redonner la parole aux militants, afin qu'ils choisissent eux-mêmes leurs candidats aux élections locales et législatives, craignant que ceux-ci ne soient choisis par la direction nationale du parti.

Il soutient la liste Démocratie pour Paris conduite par Patrick Lozès, qui obtient 28,5 % des voix, ce qui lui donne 58 élus sur 200. Parmi eux figurent Geneviève Bertrand, Conseillère de Paris et Présidente de de la Section du VIe arrondissement, Fabienne Gasnier, Présidente de celle du XVIIe et Maire-adjoint d'arrondissement, et Catherine Bruno, Maire-adjoint du XVe arrondissement, ainsi que Marie d'Assignies et Nicolas Alexandre. La liste L'UDF, un parti libre pour Paris, soutenue par Marielle de Sarnez, remporte ces élections internes.

En 2007, à l'élection présidentielle, il soutient François Bayrou au premier tour, qu'il a parrainé, puis Nicolas Sarkozy. Après les législatives de la même année, avec Hervé Morin, Maurice Leroy et André Santini, il crée le Nouveau centre, parti de centre droit allié de l'U.M.P. dans la majorité présidentielle, sur la base d'un parti préexistant, le Parti social libéral européen (PSLE). Il prend la tête de la fédération de Paris du Nouveau centre et préside le groupe Nouveau centre et Indépendants au Conseil de Paris, où siègent notamment Geneviève Bertrand et Philippe Lafay. Il est le Président de la Fédération départementale de Paris du Nouveau centre.

En mars 2008, ce dernier fait liste commune, à Paris, avec l'UMP, malgré des expériences "autonomes", dans les XIVème et XVIIIème arrondissements. Yves Pozzo di Borgo figure en quatrième position sur la liste de Rachida Dati, ce qui lui permet de conserver son siège de Conseiller de Paris. Il n'arrive qu'à faire reconduire au Conseil du VIIème arrondissement que René-François Bernard, qui est confirmé en tant qu'Adjoint au Maire, Marie d'Assignies, Conseillère sortante lui cédant sa place sur la liste. Néanmoins, Yves Pozzo di Borgo parvient à presque doubler le nombre de membres du groupe qu'il présidait au Conseil de Paris depuis un an, qui passe de cinq à neuf membres. Catherine Bruno et Fabienne Gasnier, élues Conseillères de Paris, en deviennent Membres. Geneviève Bertrand, reconduite, est même élué Présidente de Commission, de la même manière que Didier Migaud, député PS, préside la Commission des finances de l'Assemblée nationale. Figurent également dans ce groupe Valérie Sachs, du XVIème arrondissement, le Professeur Christian Saint-Etienne et Jean-Marie Cavada, qui avait conduit la liste UMP et apparentés dans le XIIème.

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Source : Wikipedia