Mariage

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Posté par marvin 01/03/2009 @ 00:39

Tags : mariage, famille, société

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Mariage dans la tradition chrétienne

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Le mariage dans la tradition chrétienne est essentiellement l'alliance d'un homme et d'une femme, dans le but de former une famille. La religion chrétienne réglemente fortement cette institution, aussi bien dans les pratiques rituelles que dans le vécu au niveau des individus. De ce fait, de fortes traditions existent aujourd'hui dans les aires culturelles où les églises de cette religion ont étendu leur influence.

Les premiers chrétiens se mariaient selon les coutumes de leurs pays d'origine. Pour les chrétiens juifs par exemple, la Bible montre que cet événement était purement familial, dans la mesure où les mariages sont arrangés pour unir deux familles, c'est à dire deux patrimoines. Rétrospectivement, cela apparaît aujourd'hui comme un concubinage reconnu par les familles des deux époux.

Dans la Bible, pour des temps plus anciens, un seul récit de mariage fait allusion à un acte juridique; il s'agit du mariage de Ruth et de Booz, et l'acte juridique concernait les terres auxquelles Ruth était liée par son histoire, mais dont Booz était l'héritier au terme de la loi juive.

Ce n'est qu'à partir de l'empereur Constantin Ier le Grand que l'Église conseilla aux chrétiens de protéger juridiquement le mariage chrétien par le mariage civil romain, lequel pouvait avoir 2 régimes : le mariage cum manu et le mariage sine manu.

Au IVe concile du Latran, en 1215, Le mariage chrétien devient l'objet de décisions juridiques internes à l'Église et, par la même occasion, un sacrement.

La tradition de célébrer le mariage chrétien dans un édifice religieux ne date que du haut Moyen Âge ; en effet, aucun texte des Évangiles n'y fait allusion. La seule intervention du Christ dans un mariage est celle des Noces de Cana où il ne fera pas de bénédiction, mais où il changera, à la demande de Marie, sa mère, l'eau en vin pour que la fête ne soit pas gâchée par le manque de vin.

De nos jours, le mariage chrétien se déroule d'une manière relativement similaire dans les différentes confessions et dans tous les pays du monde : il supplante souvent les traditions locales, notamment dans les pays non-occidentaux où l'on célèbre parfois trois mariages, la dot, le mariage civil apporté souvent par la colonisation de même que le mariage chrétien, tout en considérant le mariage chrétien comme le plus important.

Contrairement au mariage chrétien, le mariage romain n'etait pas fondé sur un consentement initial, mais sur un consentement continu. Faute de consentement, le mariage cesse. Il s'agit d'une affaire privée, et l'autorité publique n'intervient donc pas.

La christianisation de l'empire romain, puis les invasions « barbares » modifièrent ces pratiques.

Le mariage devint une cérémonie privée, qui se déroulait au domicile de la future épouse, et donnait lieu à des réjouissances familiales. Une bénédiction était parfois donnée, mais sans qu'elle n'ait de valeur officielle. La mariage était un engagement mutuel, écrit et signé, que la législation impériale encadrait.

Avec le déclin de l'empire romain, l'habitude de signer un écrit, disparut progressivement, laissant la place à de nombreux abus .: seuls des témoins (de la cérémonie, ou de la vie conjugale), désormais, pouvaient justifier de l'existence de l'union.

De même, les mariages « secrets », les rapts (sans l'accord des parents de la fille, car dans certaines tribus germaines, le rapt était un mode de fiançailles), les divorces et les remariages devinrent courants.

Le mariage se déroule en quatre étapes: La toilette de l'épouse, celle de l'époux, la cérémonie, puis, pour finir, une grande fête où familles et amis se retrouvent.

Le mariage se fait dès la puberté de la fille à l'identique de la coutûme romaine. Il en résulte des maternités précoces et un faible ratio d'enfants arrivant à l'âge adulte.

L'Eglise catholique structure la société et organise la famille.

Ce concile fixa des règles très largement reprises ensuite dans le mariage civil et laïc, institué en France en 1791.

Par contre, il est interdit de cohabiter hors mariage, c'est une mesure pour limiter les enfants illégitimes. Mais les coûtumes sont parfois plus fortes que les injonctions de l'Eglise comme en témoigne, en Vendée, le maraîchinage.

Pendant la révocation, une problématique se crée au sein du protestantisme résistant. Les synodes clandestins et les pasteurs réprouvent le double jeu des "réunis". Toutefois, ils encouragent l'appel à un pasteur pour les baptêmes et les mariages célébrés clandestinement, d'où l'habitude de marquer ces évènements sur la page de garde des Bibles familiales.

De même, on organise des mariages collectifs pour tous ceux qui sont en "longues fiançailles" chaque fois qu'une accalmie dans la répression permet la venue d'un pasteur. Ainsi se reconstruisent des communautés. Ces longues fiançailles n'étaient pas plus reconnues que le mariage protestant par le sautorités civiles, ici représentées par l'autorité catholique. De nombreux procès (dénonciation, filiation, héritages) avaient lieu autour de cette pratique jugée ambiguë.

Il s'agit donc d'une forme de mariage civil à utilisation rétroactive de validation des mariages dont la non-reconnaissace était le lieu de troubles à l'ordre civil et surtout à l'ordre économique et patrimonial.

En 1786, Malesherbes somme Louis XVI de légiférer pour accorder un état civil à tous ceux de ses sujets qui ne sont pas de confession catholique ; on comprend là que le ministre-législateur pensait donc également aux sujets de confession juive. Cette année là, le beau-frêre du roi, Joseph II, empereur d’Autriche, venait de prendre, de son côté, toute une série de mesures allant dans ce sens sans soulever la moindre opposition en son empire.

Elle instaure le mariage civil sur des bases similaires à celles du mariage catholique. Toutefois le mariage est un contrat et le divorce est possible.

Pour les chrétiens, le mariage n’est pas seulement l’amour entre un homme et une femme. Il est aussi le signe de l’amour de Dieu pour les hommes, un signe de son Alliance. C’est à travers leur amour mutuel, dans toutes ses dimensions (partage des bons et des mauvais moments, l’amour physique, la fécondité, le respect de l’autre dans la liberté…) que les époux découvrent ce qu’est l’amour de Dieu pour l’humanité : le don de soi sans réserve. Les réflexions théologiques sur le Cantique des cantiques, livre de la Bible qui est un poème d'amour entre un homme et une femme, interprété comme l'amour entre Yahvé et Israël, sont sans doute à l'origine de cette perception de l'amour du couple comme image de l'amour de Dieu.

À cette dimension du mariage comme image de l'alliance entre Dieu et son peuple, la théologie paulinienne (Épître aux Éphésiens), qui sert de référence à la définition actuelle du mariage chrétien, ajoute un autre niveau. Les textes de Paul sont fréquemment utilisés dans le mariage chrétien quoique le mariage d'amour soit une conquête récente du début du 20ème siècle.

Pour préparer leur mariage, au cours de quelques réunions avec le pasteur, le prêtre ou une équipe paroissiale, les fiancés choisissent souvent (avec différents degrés de latitude selon les confessions) les cantiques, les chants et le texte de leur engagement mutuel.

Il nécessite de contacter le pope et de participer à quelques réunions. Un acte de baptême sera requis.

Les fiançailles se célèbrent en même temps que le mariage, et annoncent le début de la cérémonie.La cérémonie orthodoxe est fastueuse, l'église scintille sous l'effet des bougies et des reflets argentés, dorés et de couleurs. Le mariage Orthodoxe est célébré au cours d'un office avec lecture du Nouveau Testament sont lus par le pope et les mariés partage la coupe puis marchent autour de l'autel avec les témoins : chacun des fiancés tiendra un cierge allumé. Ils prononceront leur engagement, puis feront trois fois le tour du lutrin, là où sont disposés les évangiles.

Les ministres sont mariés sauf les évêques.

Le mariage est un sacrement que se donnent les époux mais il a toujours lieu dans une église ou, le cas échéant, une chapelle familiale. Il est réalisé sous l'autorité de l'évêque du lieu dont dépend le prêtre officiant.

Les famille dont l'un des membres est prêtre doivent demander l'autorisation de l'ordinaire du lieu. Les religieux de quelques ordres (dominicains, jésuites) ne dépendant que de leur supérieur provincial sont dispensés de l'autorisation de l'évêque et peuvent procéder sans formalité préalable.

Les protestantismes ne connaissent que deux sacrements, Baptême et Cène, seuls fondés dans le Nouveau Testament. Il en résulte que le mariage n'est pas un sacrement.

Le mariage est avant tout un choix personnel des deux époux, un acte civil. La cérémonie religieuse au temple signifie la dimension spirituelle de l'amour conjugal, le couple plaçant son union devant Dieu et sous l'autorité de sa parole.

Le mariage a toujours lieu au cours d'un culte, le plus souvent le dimanche car le jeune couple est aussi placé sous la sauvegarde de la communauté. Au cours de l'office, le couple indique que ses choix de vie sont conformes aux valeurs évangéliques, et le pasteur prononce la bénédiction sur les époux.

Il peut avoir lieu au domicile des parents de l'un des mariés et être officié par le père de famille (coutûme cévenole, datant de la période du désert). Le concubinage est rarement condamné, en souvenir de la période du désert (i.e. de la Révocation de l'édit de Nantes) ; en effet, des contrats notariés, spécialement dans la région de Luneray (près de Dieppe) et de Nîmes, attestent des "contrats de longues fiançailles", passés entre les fiancés cohabitant en l'attente du passage d'un pasteur. Le plus souvent, ces contrats sont passés quand le fiancé doit s'exiler, en sorte de sauvegarder l'honneur de la jeune femme et d'attester la filiation des enfants.

Le mariage est un événement très important dans la vie d'un membre des Témoins de Jéhovah. En principe contracté pour toujours puis dans leur Salle du Royaume. Dans les pays qui connaissent le mariage civil, il suit celui-ci.

Le mariage est indissoluble dans l'Église Catholique. Dans l'église mormone, le mariage est indissoluble au delà de la mort.

Le concile du Vatican II dans la Constitution pastorale Gaudium et Spes, 4e session (14 septembre 1965 – 7 décembre 1965), indique que c'est parce qu'il est une communauté profonde de vie et d'amour entre deux personnes que le mariage doit être vécu dans la fidélité et qu'il est indissoluble.

Les ministres sont célibataires sauf les ministres de rite oriental.

Dans la théologie du mormonisme, le mariage céleste, ou mariage éternel, est un mariage accompli en vertu de la loi de l'Évangile et par la sainte prêtrise. Ce mariage est accompli dans le temple et est valable non seulement pour cette vie (« jusqu’à ce que la mort vous sépare ») mais pour l'éternité. Les hommes et les femmes dignes ainsi scellés par le mariage dans le temple peuvent rester maris et femmes à toute éternité. Selon la théologie mormone, le fait qu'Adam et Ève aient été bénis par Dieu représente un mariage éternel (Genèse 1:22,28). « Dans le Seigneur » (dans le plus haut degré du salut en sa présence), « la femme n'est point sans l'homme, ni l'homme sans la femme » (1 Corinthiens 11:11).

Les églises des 7 conciles et les églises issues de la Réforme autorisent le divorce et remarient les divorcés avec plus ou moins de formalités.

Jusque dans les années 1970, une commission évaluait le cas des candidats au remariage. En général, le conjoint victime du divorce trouvait grâce tandis que le conjoint responsable du divorce ne pouvait recevoir une nouvelle bénédiction religieuse.

Les églises orthodoxes n'acceptent qu'un divorce et un remariage. Cette disposition n'existe pas pour les ministres du culte.

Les divorcés remariés sont invités à prendre toute leur place dans la vie de l'Eglise, et à participer à la sainte Messe.

Aussi, l'Église demande aux personnes sacramentellement mariées qui ne peuvent vivre autrement qu'en contradiction avec leur mariage (c'est-à-dire les personnes qui se remarient civilement) de ne pas communier au Corps et au Sang du Christ.

Ces personnes sont cependant invitées, comme les autres participants à la messe qui ne souhaiteraient ou ne pourraient pas communier pour telle ou telle raison, à s'unir de coeur et à réaliser une communion "spirituelle" par l'union d'intention et de prière avec l'acte sacrificiel de la Messe.

Les églises issues de la Réforme autorisent la contraception. En Europe, elles sont à l'origine de nombreux mouvements de Planning familial ayant aboutit à l'évolution des lois sur la famille.

L'union entre deux personnes de même sexe n'est pas reconnue comme mariage religieux dans la religion catholique.

L'attitude en matière de bénédiction dépend largement de la disciplines des églises. En 2000, une pétition a circulé dans l'ERF dans laquelle une quinzaine de pasteur(e)s (sur 490) et nombre de prédicateurs laïcs (une quinzaine sur 100) s'engageaient à bénir tout couple titulaire d'un PACS en bonne et due forme.

Aucune Église orthodoxe (2 Conciles, 3 Conciles ou 7 Conciles) ne reconnaît de mariage entre personnes de même sexe mais certaines acceptent que les homosexuels en couple communient.

Quelques christianismes prévoient le mariage de leurs ministres du culte, principalement les églises issues de la Réforme et les églises du christianisme oriental, inclus les églises catholiques orientales.

Le mariage des prêtres est autorisé avant leur ordination. Cela revient à ordonner des hommes mariés. Après l'ordination, ce n'est pas possible.

Une campagne en cours tente de dissuader les plus brillants des séminaristes à renoncer au mariage dans le but d'avoir accès à la promotion dans la hiérarchie de l'église romaine. En effet, il est notable qu'aucun des évêques issus des églises catholiques orientales n'est marié, suivant en cela la tradition des églises orientales des 2, 3 et 7 conciles dont elles sont issues.

L'actuelle campagne s'adresse prioritairement à l'église maronite et offre, en compensation, une éducation supérieure soignée aux jeunes gens qui acceptent la discipline du célibat. Cette selection par l'échec qui envoie en paroisse les séminariste les moins brillants est diversement vécue par les maronites qui voient là une normalisation de leurs pratiques sur le canevas du catholicisme occidental.

Les églises ordonnent des prêtres mariés ; les fonctions épiscopales sont réservées aux célibataires et, le plus souvent, les évêques sont recrutés parmi les moines.

Certaines églises, chez certains coptes et les chrétiens de Mar Thoma, ont une succession épiscopale dynastique d'oncle en neveu. L'oncle est un moine devenu évêque et donc, il n'a pas de fils. Son neveu est l'héritier naturel du trône épiscopal et donc destiné au célibat.

La règle est la diversité.

Le mariage gay est reconnu. Prêtres et évêques peuvent être gays et vivre notoirement en couple. Cette discipline ne fait pas l'unanimité de la Communion anglicane comme l'a montré le synode général de Lambeth de 2008.

C'est donc l'ouverture qui reigne sous cet aspect.

Le divorce et même le remariage des ministres est admis depuis une vingtaine d'années. Toutefois, en ce qui concerne Mademoiselle Elisabeth Schmidt, première femme pasteur de l'ERF, le célibat lui fut exigé.

En quelque sorte, la discipline concernant le mariage des ministres est toujours un peu plus rigoureuse que celle exigée des fidèles.

Jusqu'au 19ème siècle, toutes les confessions religieuses dissuadent d'épouser un chrétien d'une autre église, forcément hérétique. Un édit de 1680 prohibe, en France, les mariages mixtes et cette interdiction ne trouve pas de solution dans l'édit de tolérance de 1787.

Il est peu fréquent avant l'édit de Tolérance de 1787. Il se rencontre dans les territoires "d'empire", à savoir en Alsace et en Lorraine. Les élections des délégués au synode de 1873 stipulent que, pour être électeur et éligible en Alsace, il faut être confirmé, à jour de cotisation et, si l'on est dans un mariage mixte, il faut élever ses enfants dans le protestantisme. Cette stipulation indique donc 2 choses : les mariages inter-confessionnels existaient et la problématique de l'éducation des enfants trouvaient un retentissement.

Le plus souvent, le mariage se fait par procuration. Le conjoint protestant s'arrête au porche de l'église catholique tandis que son mandataire catholique le remplace dans le choeur de l'église et réciproquement dans l'église luthérienne. La situation en pays Réformé est plus "communautaire" du fait de la répression durant la restauration et donc, le mariage inter-confessionnel moins possible.

Le temps n'était pas encore à l'oecuménisme du côté catholique quand le conjoint protestant acceptait de se marier à l'église catholique. Jusqu'aux années 1950, en France, la cérémonie se déroulait dans la sacristie et le conjoint hérétique devait s'engager à élever ses enfants dans le catholicisme.

Une reflexion sur ces deux points conduit les futurs époux à choisir soigneusement le lieu de culte selon leur conception du mariage. En effet, les protestantismes ne considèrent pas le mariage comme un sacrement, les obédiences les plus rigoureuses accordent un "droit à l'erreur" aux divorcés et les remarient avec plus ou moins de formalités et ne manifestent aucun exclusivisme sur l'éducation des enfants. Certains voient là l'une des causes essentielles de la diminution des fidèles dans les protestantismes historiques.

Le mariage a donc lieu dans le lieu de culte choisi par les conjoints qui adoptent de plus en plus une attitude consumériste. L'idéal, dans un tel mariage, consiste à avoir un oncle ou un cousin membre d'un ordre religieux catholique qui célébrera "à la maison" sans demander les engagements les plus humiliants puis transmettra à l'ordinaire du lieu. Dans le cas où la célébration a lieu dans une église catholique, d'un point de vue t(héologique, la législation canonique catholique s'applique ; le ministre de l'autre église participe soit par la lecture de l'Ecriture, le commentaire, une prière. L'église catholique précise : "Ce qui est recherché est la présence et la participation de l'autre Église, et non la recherche de parité entre les ministres, en ayant une addition des traditions, des Eglises, des ministres" Si la célébration a lieu dans un temple, le ministre catholique peut être présent et assister le président de la cérémonie comme ci-dessus. L'église catholique ne reconnaît pas le mariage protestant ; c'est donc le certificat de mariage civil qui sera adressé à l'évêque du lieu en sorte que ce mariage soit mentionné sur l'acte de baptême.

La partie protestante, dans les protestantismes européens, demande un certificat de baptême si le conjoint s'est déclaré chrétien.

Une problématique profonde s'est levée en Grèce avec la multplication de ce type de mariages. D'une part, les églises des 7 conciles ne reconnaissent pas le mariage catholique car le sacrement catholique est échangé directement entre les époux alors que le sacrement orthodoxe est dispensé par le prêtre ou l'évêque; d'autre part, l'église grecque autorise le divorce et le remariage au contraire de l'église catholique et toutes deux exigent que les enfants soient élevés dans leur confession à l'exclusion de toute autre.

Généralement, les mariés invitent à leur mariage leur famille et leurs proches, la journée donnant l'occasion d'une fête. Les invités participent à l'installation des mariés en offrant des cadeaux, par exemple selon une liste de mariage. Suite au mariage, un voyage de noces (auquel seuls les mariés participent) est parfois organisé.

Les anniversaires de mariage sont aussi fêtés.

A l'époque où les hommes choisissaient leur femme en mettant un drap sur leur tête, l'homme voulait être prêt à affronter la famille, et il gardait la main droite libre pour saisir son épée et garder sa femme près de lui.

L'alliance est portée dans la plupart des pays européens à l'annulaire gauche sauf en Allemagne ou en Espagne où elle est traditionnellement portée à l'annulaire droit. De même, une coûtume propre au protestantisme met l'alliance à la main droite.

Les dragées symbolisent le cadeau des mariés à leurs invités.

La jarretière de la mariée est mise aux enchères le temps d'une musique.

Le marié porte sa femme pour rentrer dans le domicile conjugal car cela porterait malheur que la mariée trébuchât en passant la porte (légende antique).

En France (pratiquement dans toutes les régions), entre 1850 et 1914 environ, fut pratiquée la coutume du globe de mariée ou globe de mariage. Le bouquet porté par la mariée le jour de son mariage était déposé sur un coussinet de velours orné (entouré) de différents motifs décoratifs, ... l'ensemble étant protégé sous un globe de verre, qui trônerait en bonne place dans la maison pendant toute la vie du couple.

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Mariage céleste

Mariage au temple, Salt Lake City

Dans la théologie du mormonisme (Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours), la cellule de base est la famille. Le mariage entre un homme et une femme est ordonné de Dieu et est essentiel au plan éternel de Dieu pour le salut de ses enfants.

Le mariage céleste, ou mariage éternel, est un mariage accompli en vertu de la loi de l'Évangile et par l’autorité de la «sainte prêtrise». Un officier du temple qui a le pouvoir de scellement prononce les alliances prévues pour être valables dans le temps de la vie et pour l’éternité.

Les hommes et les femmes ainsi unis par le mariage dans le temple pourraient rester maris et femmes de toute éternité s'ils sont fidèles à leurs alliances.

Les conjoints qui s’engagent à vivre selon la loi du mariage céleste font alliance de rester fidèles l’un à l’autre et à Dieu pendant toute l’éternité, de vivre de manière à contribuer au bonheur de la famille et à la réussite de la vie en famille, d’être féconds, de se multiplier et de remplir la terre (Genèse 1 :28).

Dans cette doctrine, ce qui est appelé gloire céleste comporte trois "degrés" ; pour accéder au plus élevé, l’homme doit entrer dans la nouvelle alliance éternelle du mariage. Par les ordonnances de la prêtrise et une vie juste, il est possible de vivre éternellement en famille dans la présence de Dieu. Le ciel est la continuation du foyer éternel.

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Mariage morganatique

Un mariage morganatique est l'union entre un souverain, ou un prince, avec une personne de rang inférieur, selon l'optique des monarchies germaniques. L'épouse est alors qualifiée d'épouse morganatique et jamais de reine ou de reine morganatique par exemple. Les enfants d'un mariage morganatique ne sont pas dynastes.

Le terme vient de Morgengabe qui dans les anciennes coutumes germaniques désignait le don (Gabe) que l'on remettait le lendemain matin (Morgen) au clan d'une femme enlevée ou épousée. Le terme de morganatique n'est en fait utilisé que dans les cours allemandes.

Un mariage morganatique est un mariage inégal mais avec une définition précise : pour respecter la règle d'égalité de naissance et éviter de contracter un tel mariage morganatique, les deux conjoints devaient appartenir à une famille régnante ou ayant régné.

C'est parfois la femme qui détient les droits dynastiques : si la France, l'Autriche et la Russie suivaient la loi salique ou son équivalent, l'Autriche et la Russie précisaient dans leurs lois successorales qu'une femme pouvait hériter du trône en l'absence de tout agnat dynaste.

Ces conditions d'égalité étaient faciles à remplir en Allemagne vu le nombre important de principautés qu'on y trouvait.

François-Ferdinand d'Autriche, le célèbre archiduc assassiné en 1914 avait contracté un tel mariage morganatique.

Une difficulté dans leur étude réside dans le fait que les branches morganatiques prennent un nouveau nom ne rappelant en rien la maison dont elles sont issues. Par exemple les Hohenberg sont issus des Habsbourg-Lorraine, les Battenberg des Hesse et les Urach des Wurtemberg.

En général le destin fut clément pour ces branches morganatiques allemandes et elles restaient en bon terme avec le chef de leur maison d'origine.

Parfois leurs membres finissaient par contracter des unions avec des dynasties ne connaissant pas la notion de mariage morganatique, ce qui pouvait leur ramener leur « égalité ». Ou encore conquérir un nouveau trône. Ainsi les Battenberg (rebaptisés Mountbatten) ont prospéré en Grande-Bretagne et ont fourni un souverain à la Bulgarie, et des Urach se sont approchés du trône de Monaco.

La Russie connaît la notion (depuis que les Romanov ont été remplacés par les Holstein-Gottorp) mais sans utiliser le terme.

De nombreux grands-ducs se sont trouvés dans ce cas au dix-neuvième siècle. Au bout d'un long exil, la seule « Romanov » (de la maison d'Oldenbourg) restant dynaste, si l'on fait toujours intervenir la règle d'égalité de naissance, est Maria Vladimirovna (1953-), fille de Vladimir Kirillovitch (1917-1992).

La notion de mariage morganatique n'a jamais existé en droit successoral français : un mariage catholique suffit (en l'absence de mariage les enfants sont des bâtards pour le droit canonique). Plus récemment, les fils d'Henri d'Orléans (1908-1999) ont contracté des mariages bien différents mais catholiques, dont sont issus des dynastes.

Cependant, on utilise l'expression de manière différente, comme équivalent de « mariage de la main gauche » (situation maritale d'un monarque, par ailleurs officiellement marié à une personne « de naissance », avec une personne « sans condition ») ou pour une épouse secrète, comme dans le cas du mariage de Madame de Maintenon avec Louis XIV.

Le droit français en effet n'a pas pour source les coutumes germaniques mais le droit romain où le père était considéré comme l'auteur principal d'un enfant : le statut de la mère a donc une importance moindre en France.

Plus généralement on peut remarquer que le morganatisme est un concept essentiellement germanique, qui n'existait pas dans les royaumes latins (France, Navarre, Espagne Portugal, péninsule italienne, etc.) ni en Angleterre ni en Écosse. D'où, par exemple, la nullité de la renonciation du prince Pierre d'Orléans-Bragance, (père d'Isabelle d'Orléans et Bragance) à ses droits au trône impérial brésilien.

La règle d'égalité de naissance ne se confond pas non plus avec une abdication ou une renonciation, même s'il y eut de nombreux renoncements pour raison de cœur comme celle du roi Édouard VIII du Royaume-Uni.

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Source : Wikipedia