Marcoussis

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Posté par marvin 29/04/2009 @ 04:09

Tags : marcoussis, essonne, île-de-france, france

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Marcoussis

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L'hôtel de ville.

Marcoussis (prononcer ) est une commune française située à vingt-cinq kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l'Essonne et la région Île-de-France.

Village maraîcher jusque dans les années 1960, Marcoussis alimentait les halles de Paris en tomates et fraises. Un petit train sur route, l'Arpajonnais, emmenait les denrées dès 4 heures du matin. Inauguré en 1894, il cessa de fonctionner en 1936.

Ses habitants sont appelés les Marcoussissiens.

Marcoussis est située a environ 35km au sud de Paris, entre la RN20, à l'est l'Autoroute A10 à l'ouest la RN104 appelée la Francilienne au sud. Elle est traversée par le TGV Atlantique, ainsi que la RN446, et une petite rivière affluent de l'Orge, appelée la Sallemouille (précédemment appelée Gadanine).

Des volontaires créent des données géographiques librement utilisables et modifiables au sein du projet OpenStreetMap. L'état d'avancement peut être consulté sur la carte de Marcoussis.

La commune est arrosée par la Sallemouille.

Des traces d'occupation très anciennes existent, notamment par un polissoir retrouvé sur le coteau sud de la vallée. Le village commencera vraiment à se développer autour du prieuré de Saint Wandrille, dépendant de l'abbaye normande du même nom. En 854, une charte de Charles le Chauve mentionne un bien à Marcoussis. Dans un premier temps, il ne s'agirait que d'une vigne dépendant de Bution, proche d'Arpajon. Les religieux perdant Bution s'installent à Marcoussis au début du XIIe siècle.

L'absence d'archives empêche une description exacte de ce qu'était le prieuré à l'époque. On sait seulement qu'en 1298, il reste un seul moine et que le village compte 120 habitants. Les Célestins arrivés au début du XVe siècle absorberont les possessions de l'ancien prieuré ruiné.

Mais l'histoire de Marcoussis passe aussi par les constructions voulues par Jean de Montagu en 1404-1408. Grand argentier de Charles VI, il fit édifier son château (dont il ne reste que la base et une tour, dite des Oubliettes), le couvent des Célestins (subsistent des caves et une portion du portail) et il fit reconstruire l'église du village. Celle-ci abrite une superbe vierge en marbre offerte par Jean de Berry au couvent des Célestins. Les rois venaient chasser à Marcoussis et il reste le pavillon royal édifié sous Louis XV. Il exista une commanderie de l'ordre des hospitaliers de saint Jean de Jérusalem au XIIIe siècle ( Frère Baudoyn commandeur de la "meson du déluge" en 1290); une chapelle est encore visible (domaine privé).

Sur le plateau proche de Nozay, une importante implantation d'Alcatel abrite des laboratoires de recherche.

Depuis 2002, le domaine de Bellejame à l'est de la commune, à l'abandon depuis des décennies a vu s'implanter le CNR, Centre national de rugby de Linas-Marcoussis où s'entraîne le XV de France.

Le 29 juillet 2007, pour la première fois, a été ville de départ de la 20e étape du Tour de France 2007.

L’Université d’été internationale du cinéma Émergence, sous la direction artistique d’Elisabeth Depardieu, aide chaque année six à huit candidats auteurs-scénaristes-réalisateurs, français et étrangers à réaliser leur premier film. Après avoir été créée à Blois en 1998, elle y est restée juqu'en 2001, avant d'élire domicile à Salon-de-Provence et enfin être accueillie à Marcoussis depuis 2005.

Jusqu'à la fin des années 1970 la spécialité maraichère de Marcoussis était la fraise, il y avait donc chaque année depuis 1966 au mois de juin une fête de la fraise, elle continue bien que la culture de la fraise, ait disparu depuis le début des années 1980.

Chaque année au printemps, le carnaval de Bineau anime les rues du village. Ce carnaval est, selon certaines sources, dédié au ministre Jean-Martial Bineau (1805-1855) qui sous Napoléon III, a pris des mesures impopulaires en diminuant le rendement d'une rente d'État. Il a lieu dans les villes suivantes: Arpajon, Leuville-sur-Orge, Nozay, La Ville-du-Bois ... À Marcoussis, pas de défilé officiel de chars et majorettes, mais une véritable fête populaire à l'initiative des citoyens. Un pantin revêtu d'un pantalon noir et d'une queue-de-pie, coiffé d'un chapeau haut-de-forme, et ceint d'une écharpe tricolore est porté par les jeunes ayant 18 ans dans l'année (autrefois les conscrits, de nos jours les garçons et les filles) vêtus du même costume. Ils sont suivis par les chars et les habitants costumés. Pour certains groupes la préparation de "Bineau" dure plusieurs mois (choix du thème, des costumes et construction du char qui sera le jour venu tiré par un tracteur). Depuis une dizaine d'années plusieurs groupes se mobilisent et rivalisent d'ingéniosité pour faire de cette fête une réussite. Le défilé commence vers 15h, traverse la ville par la rue principale d'est en ouest pour se terminer sur la place de la République, à la nuit tombée. Le long du trajet, plusieurs haltes ont lieu chez des habitants qui généreusement offrent à boire aux carnavaleux. Bineau est placé au sommet d'un grand tas de paille, qui a été amassée par les conscrits les jours précédents, auquel on met le feu. La foule forme une grande farandole autour du feu, jusqu'à l'extinction de celui-ci. La municipalité sécurise le trajet avec la fermeture de la rue principale de 15h a 19h, la mobilisation des pompiers pour allumer et surveiller le feu. C'est un des grands moments de la vie de la commune, où la joie et la bonne humeur règnent en maîtres, et que de nombreux Marcoussisiens ne rateraient sous aucun prétexte.

La route qui relie Marcoussis à Nozay est appelée la côte de l'escargot, comme ce nom l'indique c'est une route pentue et sinueuse. Chaque année le deuxième week-end de septembre, s'y déroule une course de "caisses à savon". Les "caisses à savon" sont des véhicules sans moteur, mais munis d'un frein, le but est de dévaler la pente le plus vite possible.

Ce festival créé en 1995 par la Ville de Marcoussis pour encourager et diffuser le rock féminin français, livre annuellement les nouveaux talents de la scène française. Il a lieu aux alentours de la journée internationale des femmes. Certaines des artistes ayant fait leurs premières armes à Marcoussis sont devenues des références de la scène rock en France et ailleurs : La Grande Sophie, Camille, Superbus, Autour de Lucie, Olivia Ruiz, Cornu, Laetitia Sheriff, Candie Prune, Les Armazones, Les Kitchs, Le Minimum, Sad Machina, Aya, Clarika, Orly Chap’, Lisa Papineau, Hilpitex, Nadj, Mademoiselle K, Les Suprèmes Dindes.

La vie associative de Marcoussis est très riche, car il y a de nombreuses associations animées par des bénévoles, pour ne citer que les plus importantes par le nombre de leurs adhérents.

L'église paroissiale Sainte-Marie-Madeleine fut construite par Jean de Montagu en même temps que son château au début du XVe siècle, elle est inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 17 décembre 1965. La nef à trois travées fut bâtie au milieu du XVIe siècle par Jeannne d'Amboise, fille de l'amiral de Graville dont les armoiries ornent la clef de la croisée centrale.

On peut admirer à l'intérieur de l'église une Vierge à l'Enfant en marbre de Carrare, de 2 mètres de hauteur, œuvre de Jean de Cambrai pour le Duc de Berry qui en fit don au monastère des Célestins en 1408, elle fut classée monument historique dès 1896. La facade est de style gothique flamboyant, la porte est sumontée d'un galbe en accolade, le vitrail au dessus de la porte d'entrée représente les armoiries des seigneurs de Marcoussis : Les Montagu, les Graville, les Balzac et Iliers d'Entragues et les Esclignac.

Fut donné en 1940, par Geneviève de La Baume-Pluvinel, ainsi que les terres et le château moderne, aux orphelins apprentis d'Auteuil à condition d'en faire une école d'horticulture qui porterait le nom de Saint-Antoine en hommage à son frère mort à 18 ans pendant la Première Guerre mondiale.

Propriété communale qui abrite actuellement l'école des Arts, bâti en 1859 sur l'emplacement du couvent dédié à la Sainte Trinité, achevé en 1408 et occupé par des Célestins, incendié lors des Guerres de religion puis démoli à partir de la Révolution. Comme vestiges du couvent, les Monuments historiques répertorient notamment, sans qu'il y ait de mesure de protection, deux caves voûtées en berceau situées en enfilade, ainsi qu'une partie du portail d'entrée du château.

Bâtiment servant de centre de loisirs, il fut construit dans le dernier quart du XVIIIe siècle. Propriété municipale, répertoriée mais non protégée par les Monuments historiques.

Actuellement Ferme du Déluge, incluant les vestiges d'une chapelle dédiée à saint Jean Baptiste, datant du XIIe siècle et partiellement reconstruite aux XIVe et XVIIe siècles. Elle est le seul vestige de l'époque où le domaine appartenait à l'ordre des Templiers, avant de passer aux mains de l' ordre des hôspitaliers de Saint Jean de Jérusalem, elle fut ensuite réunie à Saint-Jean-de-Latran à Paris. Propriété privée, elle est répertoriée par les Monuments historiques mais non protégée.

Le Pavillon du roi fut construit sous le règne de Louis XV pour servir lors des chasses royales. C'est de nos jours une propriété privée, partiellement classée au titre des monuments historiques par arrêté du 26 novembre 1968 (protection des façades et toitures).

Le château du Bel-Ebat est situé sur le plateau, il a été reconstruit au XIXe siècle, c'est une demeure privée.

Le château du Chêne-Rond est propriété du ministère de la Marine depuis 1946, il abrita un laboratoire de recherche sur les radars. Ces recherches débouchèrent entre autres applications sur le développement du radiotélescope de Nançay.

Le château du Déluge est situé derrière l'ancienne commanderie, il fut construit en 1857, propriété privée.

Le domaine de la Ronce est situé à plus de 3 km du centre du village, au croisement du chemin de la Ronce et de la route départementale D3, il appartient à la commune de Bourg-la-Reine, qui l'a transformé en centre de vacances, il est de nos jours à l'abandon.

La ferme de l'Hôtel-Dieu est remarquable par sa charpente en carène, à la Philibert Delorme datant du début du XIXe siècle, elle est située rue Voltaire dans le quartier du Gué ou Guay.

Les armes de Marcoussis se blasonnent : D'argent à la croix d'azur cantonnée de quatre aiglettes de gueules.

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Louis Marcoussis

Louis Marcoussis, de son vrai nom Ludwig Casimir Ladislas Markus, né à Varsovie en Pologne le 14 novembre 1878 et mort à Cusset, à côté de Vichy, le 22 octobre 1941, était un peintre et graveur polonais naturalisé français.

Arrivé à Paris en 1903, il expose pour la première fois au Salon d'automne de 1905. Il gagne sa vie en faisant des caricatures pour des journaux satiriques ; il fréquente les cafés où il fait la connaissance de Braque, Degas, Picasso, Apollinaire qui lui fera franciser son nom en Louis Marcoussis du nom d'un village proche de Paris.

Au départ, sa peinture est impressionniste, mais il va adopter le mouvement cubiste vers 1910 dont il sera le premier graveur reconnu, et, participera à l'exposition cubiste de "La Section d'Or". Après une liaison avec Eva Gouel qui le quitte pour Picasso, il épouse en 1913 Alice Halicka, une compatriote, également peintre.

Les années de guerre l'obligeront à retourner en Pologne pour être mobilisé. En 1920, il fait partie, avec Georges Braque, Serge Férat et Fernand Léger, du comité directeur de l'association La Section d'Or, fondée par Léopold Survage, Albert Gleizes et Archipenko et qui est chargée d'organiser des expositions en France et à l'étranger.

En 1925, il a droit à sa première exposition personnelle. Sa carrière va se poursuivre par des voyages et expositions en Grande-Bretagne, en Italie, en Belgique, aux États-Unis, etc. Puis, les années 1930 vont le voir se consacrer essentiellement à la gravure.

En 1940, à l'arrivée des troupes allemandes, il part pour Cusset où il grave une suite de pointe-sèches pour "les Devins" de Gaston Bachelard. Il décède un an plus tard.

Outre de nombreuses peintures, on retiendra de lui, comme graveur, des illustrations pour des livres d'Apollinaire : Alcools, Gérard de Nerval et Tzara. J. Bailly-Herzberg estime à deux cent dix le nombre d'eaux-fortes, pointe sèches, burins, linogravures et bois gravés par Marcoussis.

Marcoussis était l'oncle de Max Milner.

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Villejust

Position de Villejust en Essonne.

L'hôtel de ville.

Villejust (prononcer ) est une commune française située à vingt-et-un kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l'Essonne et la région Île-de-France.

Site dominant deux vallées, occupé des l'âge du bronze puis accueillant une villa gallo-romaine, Villejust fut du Moyen Âge à la Révolution un domaine morcelé entre divers seigneurs, de Montlhéry à Palaiseau, des Condé au roi de Suède et Norvège. Implantée au cœur du Hurepoix, c'est aujourd'hui un village qui mêle agriculture maraîchère sur sept dixième du territoire et haute technologie avec le parc d'activités de Courtabœuf. Plus petite commune du canton, c'est aussi la seule à ne pas avoir rejoint la communauté d'agglomération Europ'Essonne au profit de celle du cœur du Hurepoix. Son sous-sol est traversé par l'un des plus longs tunnels de la LGV Atlantique.

Ses habitants sont appelés les Villejustiens.

Villejust est située au sud de l'agglomération parisienne, au nord du département français de l'Essonne, dans la région d'Île-de-France, au cœur de l'ancien pays traditionnel devenu région naturelle du Hurepoix. La commune occupe un territoire à la forme approximative d'une croix de saint André aux bras de quatre et deux kilomètres de longs, qui représente une surface de cinq cent trente six hectares. Plus de 70 % de l'espace a conservé un caractère rural avec de vastes espaces de culture céréalière et maraîchère, les constructions ne représentant que 22 %, principalement concentrées à l'est du domaine dans le village et au nord-ouest dans le parc d'activités de Courtabœuf. L'institut géographique national donne les coordonnées géographiques 48°40'60" N et 02°14'15" E au point central de son territoire. De ce vaste parc d'activités, la commune ne dispose que d'une petite partie, le reste étant réparti sur le territoire du chef-lieu de canton Villebon-sur-Yvette et de la ZUP voisine des Ulis. Le village est placé sur un plateau à une altitude variant entre cent vingt et un et cent soixante sept mètres sans dénivellation marquée. Le Rouillon prend sa source au nord-ouest de la commune, c'est le seul cours d'eau de la commune. Depuis les années 1980, le territoire est traversé au nord-ouest par l'autoroute A10, la LGV Atlantique en tunnel et des lignes à haute tension alimentant le poste de transformation et plus loin le sud de la région. Il est en outre situé dans l'axe des pistes de l'aéroport Paris-Orly.

Villejust est située à vingt et un kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, seize kilomètres au nord-ouest d'Évry, quatre kilomètres au sud de Palaiseau, cinq kilomètres au nord-ouest de Montlhéry, dix kilomètres au nord d'Arpajon, vingt kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes, vingt-quatre kilomètres au nord-est de Dourdan, vingt-quatre kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais, vingt-huit kilomètres au nord-est d'Étampes et trente-cinq kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt.

Situé sur un plateau, le territoire communal aurait pu être peu arrosé. Cependant, le Rouillon prend sa source à l'extrême ouest de la commune où il matérialise la frontière avec Les Ulis et traverse le territoire jusqu'à l'est où il matérialise alors la frontière avec Nozay. Deux lacs sont situés à l'ouest, d'une superficie de quarante cinq et cinquante et un ares, et complétés par un bassin de rétention des crues à la source de Rouillon. S'ajoutent deux mares dans le parc du château du Bois-Courtin. Auparavant, de nombreuses autres mares asséchées étaient réparties sur les terres de culture, dont la mare des Jardins, la mare du Champ à la Poitevine, la mare des Vaches, la mare de l'Échalat, la mare aux Sangliers aux Coudrayes, la mare à Dupont, la mare de la Ruelle, la mare du Lavoir, la mare du Closeau, la mare des Bruyères, la mare du Bois, la mare des Fèves, la mare de la Besace, la mare du Buisson et la mare Claire à Fretay.

La commune est située en totalité sur le plateau de Courtabœuf, dominant la vallée de l'Yvette, sur un terrain caractéristique du pays Hurepoix, composé de grès et de sable dit de Fontainebleau qui surmonte une épaisse couche de marne. Le territoire s'étage entre cent soixante sept mètres au nord-est de la commune dans le bois Courtin et cent vingt-et-un mètres au sud-ouest à la frontière avec Marcoussis. Ce dénivelé d'à peine quarante mètres s'étend sur près de quatre kilomètres, la pente est ainsi presque imperceptible, le ruisseau le Rouillon ne creusant qu'à peine les sols.

De cette situation géologique découla pendant de nombreuses années l'exploitation de carrières de grès et sable, notamment à proximité du rocher de Saulx-les-Chartreux à l'est du village.

Le territoire de Villejust est relativement étendu, il est limitrophe de diverses communes, Villebon-sur-Yvette au nord et au nord-est, frontière matérialisée en partie par les routes départementales 59 et 118. À l'est se trouve Saulx-les-Chartreux, au sud-est et au sud le village de Nozay séparée en partie par le Rouillon, sur une courte distance matérialisée par les routes départementales 35 et 446 se trouve une frontière avec Marcoussis et depuis 1977, à l'ouest et nord-ouest se trouve la ZUP des Ulis séparée par la source du Rouillon.

Villejust est située en Île-de-France, elle bénéficie d'un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, et est régulièrement arrosée sur l'ensemble de l'année. En moyenne annuelle, la température s'établit à 10,5°C, avec une maximale de 14,9°C et une minimale à 6,2°C. Les températures réelles relevées sont de 24,3°C en juillet au maximum et 0,4°C en janvier au minimum, mais les records enregistrés sont de 38,2°C le 1er juillet 1952 et -19,6°C le 17 janvier 1985. Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés celsius se fait sentir. L'ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec 1 798 heures par an. Les précipitations sont également réparties sur l'année, avec un total de 610 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

La commune est traversée dans sa partie nord-ouest par l'autoroute A10 et sur l'ensemble de son territoire du nord-est ou sud-ouest par le tunnel de la LGV Atlantique long d'approximativement cinq kilomètres à l'issu duquel les trains atteignent la vitesse de 300 km/h. Plusieurs routes départementales sillonnent la commune, la route départementale 118 qui entre à l'est depuis Saulx-les-Chartreux et file vers Les Ulis, ancienne route d'Athis-Mons à Paris par Orsay et la route départementale 59 qui entre au nord-est depuis Villebon-sur-Yvette et plus loin Massy, se dédouble en centre-ville en direction de Marcoussis.

Hormis ces axes routiers et ferrés, la commune est restée à l'écart des réseaux de transport. Elle ne dispose ainsi d'aucune gare, la plus proche étant la gare de Palaiseau - Villebon sur la ligne B du RER. Cependant, deux stations d'autobus sont situées dans le parc d'activités de Courtabœuf sur les lignes 06.02 et 06.05 du réseau de bus Les Cars d'Orsay affilié au réseau TransEssonne du conseil général, et la ligne 91.03 du réseau de bus Albatrans avec un arrêt aux châteaux d'eau de Courtabœuf. S'ajoutent les arrêts la Brûlerie, Mairie, Clos de Launay, EDF, Poitevine, Fretay et La Folie-Bessin sur les lignes dédoublées DM 10A, 10B, 10S, 11A, 11B, 11C et 11D du réseau de bus Daniel Meyer, ces quatre dernières menant directement à la gare de Massy - Palaiseau.

Le territoire de la commune est en outre placé à la verticale du couloir aérien des pistes 3 et 4 de l'aéroport Paris-Orly situé à dix kilomètres au nord-est. Villejust est en outre situé à douze kilomètres au sud-est de l'aéroport de Toussus-le-Noble pour l'aviation de tourisme et d'affaires et quarante-trois kilomètres au sud-ouest de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

Le village de Villejust est situé au nord-est du territoire. Il est complété par divers hameaux et lieux-dits, dont le plus important Fretay au centre ouest du domaine était auparavant un fief indépendant, disposant même jusqu'en 1979 de sa propre école. S'ajoutent les lieux-dits la Poitevine au nord, la Folie-Bessin à l'extrême ouest, la Poupardière et les Pavillons à l'extrême est et le parc d'activités de Courtabœuf au nord-ouest.

L'étymologie du lieu indique une origine gallo-romaine sous la forme de Villæ Justus qui peut se traduire par la « Villa rustica de Justus », cet homme étant le propriétaire du domaine. Apparaissant ensuite sous la graphie Villa Justa ou Villa Juxta, elle fut un temps attribuée à la traduction de « Ville de Julien », en référence au saint-patron de la paroisse, Julien de Brioude. Le nom fut francisé vers l'an 980 pour devenir Villejust, parfois orthographié comme dans le bulletin des lois de 1801 en Ville-Just. Toutefois, il est fort possible que cette villa rustica était placée au lieu-dit Fretay, forme détournée de l'ancien français farmatare signifiant ferme fortifiée.

La première occupation certifiée du lieu remonte à l'âge du bronze, comme en témoigne la découverte en 1977 d'une hache à talon, conservée au musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye. La toponymie du lieu indique une origine du peuplement fixe du village remontant à l'époque gallo-romaine où une villa rustica était implantée, très probablement sur le site de l'actuel Fretay. Toutefois, la première mention du nom intervint en mai 1146 dans une bulle du pape Eugène III qui confirmait la possession de la Capella Sancti Juliani de Villa Juxta par l'abbaye Saint-Florent de Saumur.

Dès le Moyen Âge et le règne de Philippe-Auguste, le domaine fut partagé entre la seigneurie de Montlhéry pour les hameaux de Fretay et La Folie-Bessin, Palaiseau pour les terres de Villejust et le Haut-des-Vignes et La Poitevine dépendante de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers. Cette séparation se retrouvait aussi dans la population puisque le premier domaine où était installé un moulin à vent était occupé par des laboureurs et le second par des viticulteurs. En 1314, La Saussaye appartenait à Enguerrand de Marigny. Au XIVe siècle, le lieu était sous la seigneurie de Renaud de Bussière, chanoine de Paris. Vers 1400, la Poitevine revint au seigneur Louis de Brétigny, la terre de Courtabœuf revint à Guillaume de Harville seigneur de Palaiseau. Le 31 mai 1556, l'autel fut béni et en l'an 1580, le domaine appartenait à Thomas de Balsac. Il passa ensuite à Hubert de Champy en 1696 avec l'ensemble du domaine de Villebon. En 1709, trente-deux feux. Vers 1730, la terre passa à la famille de Louvain puis à Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac. À la Révolution, Villejust fut intégrée au canton de Palaiseau, on y dénombrait soixante-douze feux soit approximativement trois cent neuf habitants. En 1794, Jean Alexandre Pauquet de Villejust acquit le domaine de Villejust. En 1795, Louis V Joseph de Bourbon-Condé, dernier seigneur de Palaiseau et par conséquent de Courtabœuf vendit ses terres à un négociant versaillais, scellant la réunion complète de la commune. En 1805, Jean-Baptiste Bernadotte et son épouse Désirée Clary acquirent le domaine de Villarceaux.

Au XIXe siècle, des carriers s'installèrent à Villejust pour l'extraction du grès pour les pavés de la capitale. En 1866 fut construite la mairie-école. Ils se révoltèrent en 1880 contre les carriers de Lorraine qui vendaient à bas prix un grès plus friable. En 1881 fut construite l'école de Fretay. En 1932, le château du Bois-Courtin fut agrandi, en 1937 fut construit le château d'eau de Villejust. En 1930, Villejust fut traversée par la ligne de transport d'électricité vers la capitale venant du barrage d'Éguzon.

Le 24 août 1944, un détachement des troupes de la division Leclerc commandé par le colonel Pierre Billotte se heurta à Villejust à un convoi ennemie qui avait installé un barrage sur la route de Longjumeau. Un hôpital de campagne fut ensuite installé à l'emplacement de l'actuel centre EDF. Dans les années 1960 RTE installa le poste de transformation électrique. Le 1er janvier 1968, après le démembrement du département de Seine-et-Oise, la commune fut intégrée au nouveau département de l'Essonne. En 1972 fut implantée l'usine d'incinération des déchets. En 1975, la commune fut rattachée au canton de Villebon-sur-Yvette dès sa création. En 1979, l'école de Fretay ferma ses portes.

En 1793 lors du premier recensement des personnes, le village de Villejust ne comptait que trois cent trente et un habitants. Après une croissance lente et continue, il dépassa le seuil de quatre cent habitants en 1831, une accélération soutenue intervint entre 1856 et 1861 où le village gagna soixante-seize résidents en cinq ans avant un accident démographique due au conflit de 1870 qui fit chuter le nombre à quatre cent soixante deux Villejustiens. Après un nouveau gain pour arriver à cinq cent habitants en 1876 et une stabilité à quatre cent quatre-vingt cinq résidents durant dix ans, le village connut un nouvel accident à l'orée du XXe siècle ou il ne comptait plus que quatre cent cinquante huit personne en 1896 et quatre cent trente trois en 1921 après la Première Guerre mondiale. Dès lors, la population crut à nouveau, jusqu'à la chute au sortir de la Seconde Guerre mondiale où ne restaient plus que cinq cent dix neuf Villejustiens, en partie due aux trente-six victimes des deux conflits mondiaux dans la commune. La croissance perdura ensuite, à un rythme plus soutenu, en atteignant neuf cent dix sept habitants en 1982, mille trois cent vingt-quatre en 1990 et deux mille cinquante-neuf lors du recensement de 2006. Cependant, Villejust reste encore le village le moins peuplé du canton de Villebon-sur-Yvette. En 1999, 6,2 % de la population était d'origine étrangère et seulement 8,6 % des foyers étaient composés de familles monoparentales, chiffres bien inférieurs aux autres communes du département.

La pyramide des âges de Villejust se démarque relativement de celle du département ou de celles des autres communes du canton par un déficit de population née avant 1925 et plus encore l'absence de résidents nés avant 1905. Cela permet cependant à la commune d'afficher un profil relativement jeune avec pas moins de 36,1 % des habitants âgés de moins de vingt-cinq ans en 1999, chiffre cohérent avec la surreprésentation des personnes nées entre 1955 et 1969. La population villejustienne est ainsi caractérisée par une présence importante de familles avec enfants.

La commune de Villejust est rattachée au canton de Villebon-sur-Yvette représenté par le conseiller général Dominique Fontenaille (DVD), intégré à la quatrième circonscription de l'Essonne représentée par le député Guy Malherbe (UMP). Son maire actuel est Serge Plumerand (DVD), élu par le conseil municipal composé de dix-neuf conseillers municipaux élu au scrutin majoritaire plurinominal. L'Insee lui attribue le code 91 3 35 666. En 2007, la commune disposait d'un budget de 5 832 000 euros dont 4 000 000 euros de fonctionnement et 1 832 000 euros d'investissement. En 2006, les taux d'imposition s'élevaient à 7,86 % pour la taxe d'habitation, 8,09 % et 43,11 % pour la taxe foncière (bâti et non bâti) et 11,38 % pour la taxe professionnelle fixée par l'intercommunalité. En 2007, la commune ne disposait d'aucun logements sociaux, ne respectant ainsi pas la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains. La commune adhère à différents organismes dont la communauté de communes Cœur du Hurepoix pour l'aménagement, le développement économique et la voirie, au Siom pour le traitement des ordures ménagères, au Siahvy pour l'aménagement de la vallée de l'Yvette et ses affluents. L'organisation judiciaire rattache les justiciables Villejustiens au tribunal d'instance de Palaiseau, au conseil des Prud'hommes de Longjumeau aux tribunaux de grande instance et de commerce d'Évry, tous dépendants de la cour d'appel de Paris. La Poste applique le code postal 91140 correspondant au bureau distributeur de Villebon-sur-Yvette.

Les établissements scolaires de Villejust sont rattachés à l'académie de Versailles. La commune dispose de l'école maternelle Jeanne Chanson et de l'école élémentaire des Tilleuls. Les élèves se rendent ensuite au collège Jules Verne de Villebon-sur-Yvette et aux lycées des Amonts et de l'Essouriau des Ulis.

Un centre de loisirs aux Coudrayes accueille les enfants hors périodes scolaires.

La commune dispose d'un centre communal d'action sociale mais d'aucun établissement de santé sur son territoire, le centre hospitalier et le SMUR de Longjumeau traitent les pathologies et les urgences. Un centre médical est installé sur la commune, un médecin et un chirurgien-dentiste sont implantés sur la commune.

Aucun service public n'est présent à Villejust. La sécurité est assurée par la brigade de gendarmerie de Palaiseau et le centre d'incendie et de secours de Marcoussis.

La commune n'a pas développé d'association de jumelage.

Une médiathèque est installée à proximité de la mairie, plusieurs salles polyvalentes permettent les représentations, dont le centre culturel des Coudrayes, la salle de la Poitevine et les salles des Deux-Lacs. En 2005, quatre associations participaient à l'animation culturelle.

Le sport à Villejust se pratique sur différents sites, le stade municipal constitué de la salle polyvalente de la Poupardière, d'un terrain de football et d'un dojo, l'espace de jeux des Pavillons et les trois courts de tennis. Douze associations enseignent et permettent la pratique du sport sur la commune.

La paroisse catholique est rattachée au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes et au doyenné de Palaiseau. Elle accueille les fidèles dans l'église saint-Julien et est confiée à la communauté de l'Emmanuel.

L'hebdomadaire Le Républicain diffuse une édition pour le Nord-Essonne qui traite en partie des informations du secteur. La chaîne de télévision régionale Télif, qui a repris les programmes de Téléssonne, diffuse des informations locales sur le réseau satellite et ADSL. S'ajoute la chaîne France 3 Paris Île-de-France Centre disponible dans tout le bassin parisien.

Villejust est intégré par l'Insee au bassin d'emploi d'Orsay qui regroupait en 1999 vingt-cinq communes et 125 975 habitants, les Villejustiens ne représentant que 1,31 % de cette population. La commune est aussi intégrée depuis novembre 2005 à l'Opération d'Intérêt National de Massy Palaiseau Saclay Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines qui regroupe quarante-neuf communes. La commune accueille trois secteurs du parc d'activités de Courtabœuf, premier parc tertiaire européen, et notamment sur son territoire le siège social français et européen d'Apple, Inc., qui avec ses deux cents collaborateurs est le premier employeur de la commune. Deuxième site industriel d'importance, le centre de transformation électrique d'EDF-RTE, implanté au début des années 1960 sur seize hectares, dont les 2,4 gigawatts alimentent tous le sud francilien et les installations du CEA et CEPr de Saclay, Alcatel à Nozay et la LGV Atlantique. Troisième employeur important, l'usine d'incinération des déchets implantée en 1972 qui a traité en 2006 73 048 tonnes de déchets. En 1999, la population active comptait 903 personnes dont 5,2 % étaient au chômage, chiffre porté à 7,6 % en 2005. Près du tiers de cette population active ayant un emploi relevait du statut d'employé et seulement dix pour cent de cadres. Douze personnes étaient encore agriculteurs ou ouvriers agricoles sur la commune, répartis sur cinq exploitations, deux céréalières, deux d'horticulture et de maraîchage et l'une d'élevage bovin. En 2004, le revenu moyen par ménage s'établissait à 21 487 euros, 75 % des habitants étaient propriétaires de leur habitation, parc constitué à 78 % de maisons individuelles. Deux hôtels dont un deux étoiles sont implantés sur la commune totalisant cent cinquante six chambres. Un incinérateur de déchets est installé à l'ouest de la commune pour traiter les ordures ménagères de la vallée de Chevreuse, il est classé comme installation polluante au registre français des émissions polluantes pour ses rejets de dioxyde de carbone.

En 1960 fut décidée l'implantation d'un parc d'activité sur le plateau de Courtabœuf. La commune comme ses voisines dut céder des espaces de culture pour accueillir en 1967 la première structure : Atochem. Ce parc d'activité, aujourd'hui premier parc tertiaire d'Europe, est connu sous le nom de Parc d'activités de Courtabœuf.

Plus de sept dixièmes du territoire de la commune est encore vierge de construction, en grande majorité constitué d'espaces de cultures céréalières et maraîchères. Des bois occupent une toute partie du territoire au nord-est. À l'ouest de la commune, le parc des Deux-Lacs occupe huit hectares, il est complété par le bassin de rétention des crues de la source du Rouillon constitue une réserve pour la faune sauvage. Gage d'un environnement préservé et mis en valeur, la commune arbore deux fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Aucune construction du village n'est recensée sur la base Mérimée du ministère de la Culture. La cloche de l'église nommée Gabrielle-Jeanne, en bronze datant de 1749, est elle classée au titre des objets depuis le 27 avril 1944.

L'église Saint Julien, construite aux alentours de 1520 presque en totalité détruite par un incendie en 1796 fut reconstruite à cette époque en pierre meulière, le clocher étant reconstruit à nouveau en 1900. La mairie et l'école de Fretay construites au XIXe siècle utilisent ce même matériau. Le château du Bois-Courtin date lui du milieu du XIXe siècle, il fut modifié en 1932.

Le château de Bois-Courtin.

Ancienne école de Fretay.

Les armes de Villejust se blasonnent : De gueules à la porte de ville d'or ouverte du champ et ajourée de sable, mouvant de la pointe, à l'épée haute d'argent garnie aussi d'or brochant sur le tout.

Il représente la porte d'une ville fortifiée, qu'était Fretay, protégée par une épée, symbole de justice. La porte d'une ville et l'épée de la justice rappelle alors le nom de Villejust et en font des armes parlantes. Le blason municipal apparaît sur la motrice du TGV 334 au titre du parrainage du matériel SNCF par les communes.

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Les Ulis

Les Ulis en chantier.

L'hôtel de ville.

Les Ulis (prononcer ) est une commune française située à vingt-trois kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l'Essonne et la région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton des Ulis et le siège du doyenné de l'Yvette-Gif-Orsay.

Plus jeune commune du département avec 38 % de la population âgés de moins de vingt-cinq ans, Les Ulis a célébré le 17 février 2007 son trentième anniversaire. Ville nouvelle, conçu selon les préceptes de Le Corbusier sur les anciens territoires d'Orsay et Bures-sur-Yvette, elle mêle le parc d'activités de Courtabœuf, le centre commercial Ulis 2 et de nombreux grands ensembles modernistes. Bâtie à la fin des Trente Glorieuses pour les cadres et les chercheurs, elle est finalement habitée par les ouvriers et employés, vieillie mal et souffre d'une paupérisation entraînant des difficultés sociales et sécuritaires. Avec la moitié du territoire classée en zone urbaine sensible, la conclusion d'un contrat de ville puis d'un contrat urbain de cohésion sociale, la commune est aujourd'hui lancée dans un important chantier de renouvellement urbain pour corriger les erreurs du passé et renforcer les atouts principaux, dont la prédominance des parcours piétonniers et l'importance donnée au sport et à la culture.

Ses habitants sont appelés les Ulissiens.

Les Ulis est située dans la région Île-de-France au sud-ouest de l'agglomération parisienne, au nord-est du département de l'Essonne, au cœur de la région naturelle du Hurepoix, sur le plateau de Courtabœuf qui domine la vallée de l'Yvette, aussi appelée la vallée de Chevreuse. Elle occupe un territoire en forme de « U » d'approximativement trois kilomètres de long et deux kilomètres de large, totalisant cinq cent cinquante-deux hectares. Plus de 65 % de ce territoire sont urbanisés et construits, 17 % sont urbanisés mais libres, l'espace rural ne représente que 16 %, en majeure partie constitués de parcs et jardins familiaux. L'institut géographique national attribue les coordonnées géographiques 48°40'58" N et 02°09'55" E au point central de ce territoire. Le ruisseau Le Rouillon prend sa source dans la commune voisine de Villejust à proximité de la frontière, un étang est aménagé dans le parc nord, il s'agit du seul point d'eau d'agrément de la commune. Le point le plus bas de la commune est placé dans la vallée, à la frontière avec Bures-sur-Yvette, à une altitude de quatre-vingt sept mètres, mais la majeure partie de la commune est installée à une altitude moyenne supérieure à cent cinquante mètres sur un terrain constitué d'argile, de sable et de meulière, le point culminant, à l'extrême sud, est ainsi à cent soixante six mètres. Cette ville nouvelle a paradoxalement été bâtie à l'écart des lignes ferroviaires de transport en commun, la ligne B du RER passe cependant dans la vallée, des services intercommunaux et départementaux d'autobus permettent l'accès aux gares d'Orsay-Ville ou de Bures-sur-Yvette. Cependant, un maillage important de liaisons routières parcoure la commune. La plus importante, la route nationale 118, coupe le territoire du nord au sud et s'achève à la frontière avec Marcoussis par un échangeur autoroutier avec la route nationale 104 (la Francilienne) et l'autoroute A10. Elle est doublée sur sa rive droite par la route départementale 446 et reliée au sud à la route départementale 35 qui fait office de rocade sud et qui est prolongée à l'ouest par les RD 988 puis 188 et 446. De larges avenues complètent l'offre routière et découpent la commune en plusieurs quartiers, correspondant à la grande zone industriel à l'est, le parc d'activités de Courtabœuf en grande partie sur la commune et les résidences à l'ouest, dont une large part constituent des HLM. Au total, trente-trois résidences regroupées en quatre grands quartiers sont réparties aux Ulis. L'ensemble de la commune fut construit et conçu dans les années 1970 selon les préceptes de Le Corbusier par les architectes Robert Camelot, François Prieur et Georges-Henri Pingusson, avec les habitations sur des dalles, rehaussées par rapport au niveau des avenues et accessibles par des passerelles piétonnes.

Cette ville nouvelle a été implantée à vingt-trois kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, excentrée dans le département puisqu'à vingt kilomètres au nord-ouest d'Évry, sept kilomètres au sud-ouest de Palaiseau, vingt-quatre kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes, vingt-sept kilomètres au nord d'Étampes, neuf kilomètres au nord-ouest de Montlhéry, douze kilomètres au nord-ouest d'Arpajon, vingt kilomètres au nord-est de Dourdan, vingt-six kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais, trente-huit kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt et seulement quatorze kilomètres au sud-est de Versailles.

Le ruisseau Le Rouillon prend sa source dans la commune voisine de Villejust et marque au début de son cours la frontière avec la commune, à l'est. À l'ouest, à quelques centaines de mètres de la frontière communale, le ruisseau d'Angoulême marque la frontière entre les communes voisines de Bures-sur-Yvette et Gometz-le-Châtel, sans passer sur le territoire des Ulis. L'unique point d'eau « naturel » présent est un vaste étang au centre du parc nord, en lisière de la forêt séparant Les Ulis et Bures-sur-Yvette. L'association « Lou Pescadou » y organise des concours de pêche sportive. Trois petites mares ont été creusées pour marquer l'entrée du quartier résidentiel de l'Ermitage, en bordure de la route nationale 118.

Les Ulis est implantée sur le vaste plateau de Courtabœuf qui domine la vallée de l'Yvette au nord, aussi appelée vallée de Chevreuse. Le territoire s'étage entre quatre-vingt sept mètres à la frontière avec Bures-sur-Yvette à l'extrême nord-ouest et cent soixante six mètres au sud, à proximité du village de Saint-Jean-de-Beauregard au sud. Il s'élève rapidement depuis le point bas situé au niveau de la route départementale 988 pour atteindre cent cinquante-sept mètres dans le Parc Nord à seulement soixante-dix mètres de distance. Comme tout le bassin parisien, le sous-sol est constitué de couches successives de sable, meulière et calcaire, déposés sur des argiles et de la marne d'origines marine. Aucun cours d'eau ne traversant le territoire, l'érosion est peu marquée et ne laisse ainsi apparaître que les couches supérieures.

La commune est bien sûr limitrophe des deux communes dont elle a hérité des terrains pour sa création. Orsay au nord, presque au centre puisqu'elle entre profondément dans le territoire ulissien avec son quartier de Mondétour, bordant la route nationale 118 jusqu'à la limite de la route départementale 35. Au nord-ouest et à l'ouest se trouve l'autre commune d'origine, Bures-sur-Yvette, en partie séparée par la route départementale 988 au nord. Au sud-ouest et au sud est implanté le village de Saint-Jean-de-Beauregard, au sud-est, la commune dispose d'une petite frontière avec Marcoussis puis est séparée par l'autoroute A10 de Villejust à l'est, le ruisseau du Rouillon matérialisant aussi une petite partie de cette frontière, avant que les deux communes ne se partagent le territoire du parc d'activités de Courtabœuf avec Villebon-sur-Yvette au nord-est.

Les Ulis est située en Île-de-France, elle bénéficie d'un climat océanique dégradé. En moyenne annuelle, la température relevée s'établit à 10,5°C avec une moyenne maximale de 14,9°C et une moyenne minimale de 6,2°C. La température réelle maximale intervient en juillet avec 24,3°C et la réelle minimale en janvier avec 0,4°C. Elle se distingue de Paris par un écart constant négatif de 2°C, qui s'explique notamment par la différence de densité urbaine entre la capitale et sa banlieue. L'influence du climat continental engendre des records extrêmes avec -15,8°C relevés le 17 janvier 1985 et 38,2°C enregistrés le 1er juillet 1952. L'ensoleillement est comparable aux régions du nord de la Loire avec 1 798 heures en moyenne sur l'année, et les précipitations sont également réparties avec une moyenne de cinquante millimètres par mois et un total de 610,2 millimètres de pluie sur l'année. Le record de précipitations a été établi le 17 juin 1970 avec 78,9 millimètres tombés en vingt-quatre heures.

Cité réputée sensible, Les Ulis a longtemps été « volontairement » tenue à l'écart des axes de transport en commun, alors que sa création récente aurait pu justifier la mise en place de nouvelles lignes. Ainsi, bien que la commune ait comptée jusqu'à vingt-huit mille habitants, aucune ligne RER ou bus RATP ne dessert cette ville nouvelle. Pourtant, le territoire est traversé par d'importants axes routiers. En son centre, la route nationale 118 coupe l'agglomération du nord au sud, elle est rejointe à l'extrême sud-est par l'autoroute A10 au niveau de l'échangeur de Marcoussis avec la route nationale 104. S'ajoutent cinq routes d'importance départementale, les routes départementales 118 et 35 qui font office de rocade sud, la route départementale 988 qui à le même intérêt au nord et à l'ouest, la route départementale 188, la pénétrante qui emprunte l'ancien tracé de la ligne Paris - Chartres par Gallardon et enfin la route départementale 446 qui coupe du nord au sud en longeant la voie rapide, ancienne route de Montlhéry à Versailles.

De cette bonne desserte routière découle la présence de diverses lignes de bus. Une gare routière a été aménagée à proximité du centre commercial. Le principal fournisseur de transports de la commune est le réseau de bus Les Cars d'Orsay qui dispose de quatre lignes parcourant la commune au départ ou à l'arrivée de la gare routière. La ligne 06.02 circule en ville et dans le parc d'activités de Courtabœuf avant d'emprunter l'autoroute pour mener à la gare de Massy - Palaiseau. La ligne 06.03 au départ de la gare d'Orsay - Ville dessert tout le centre-ville jusqu'au centre commercial. La ligne 06.04 au départ de la gare de Bures-sur-Yvette irrigue à la fois les centres-villes de Bures-sur-Yvette et Les Ulis. La ligne 06.05 au départ de la gare d'Orsay-Ville mène directement au parc industriel. La ligne DM10S du réseau de bus Daniel Meyer mène à Montlhéry via la gare d'Orsay-Ville depuis le lycée de l'Essouriau et la ligne DM10A passe par le parc d'activités dans son trajet entre Orsay et Marcoussis. Le réseau de bus SAVAC propose les lignes 039-08 depuis la gare de Gif-sur-Yvette, 039-014 depuis la gare d'Orsay-Ville et 039-019 depuis la gare de Courcelle-sur-Yvette. Enfin le réseau de bus Albatrans dessert la commune, et plus spécifiquement le parc d'activités, avec ses lignes 91.02 entre Dourdan et Orsay, 91.03 entre Dourdan et Massy, 91.05 entre Évry et Massy et 91.08 entre la mairie des Ulis et le centre commercial Vélizy 2 via la gare du Guichet.

En outre, la commune est implantée sous le couloir aérien des pistes 3 et 4 de l'aéroport Paris-Orly situé à seulement quinze kilomètres au nord-est. L'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est lui à quarante-six kilomètres au nord-est. L'aviation d'affaires est accessible depuis l'aéroport de Toussus-le-Noble sur le plateau de Saclay à neuf kilomètres au nord-ouest.

La commune, récente et presque totalement urbanisée, est divisée en nombreux quartier, correspondants aux diverses résidences et grands ensembles construits, et ne laisse aucun écart ou lieu-dit excentrés. Toute la moitié est du territoire, au delà de la route nationale 118, est occupée par le vaste parc d'activités de Courtabœuf. À l'ouest et au centre, la mairie a institué un découpage pour créer des conseils de quartier regroupant plusieurs résidences : Berry-Saintonge qui lie les résidences des Avelines, du Bosquet, de la Daunière, des Fraisiers, de la Vaucouleur et le foyer Adoma ; Nord et Centre-Est qui regroupe les résidences Arepa, Arlequin, Barceleau, des Bathes, du Bois du Roi, des Champs-Lasniers, de Chanteraine, des Chardons, de la Châtaigneraie, de Courdimanche, des Millepertuis, des Pampres, de la Treille, des Vignes de Bures ; Nord-Ouest où se retrouvent les résidences des Amonts, des Hautes Bergères, des Hautes Plaines, Équinoxe et Tournemire ; Plein Sud qui regroupe les résidences du domaine des Ulis, de l'Ermitage, du Jardin des Lys, du Luberon, du Mas Laurent, du Mont Ventoux, des Pendants de Villeziers et de la Queue d'Oiseau.

Plusieurs de ces quartiers sont en proie aux difficultés sociales ou sécuritaires, ils sont ainsi classés prioritaires au titre de la politique de la ville. De sorte, l'ensemble des quartiers ouest, implantés entre l'avenue de Guyenne à l'ouest, l'avenue de Dordogne au sud, l'avenue des Champs Lasniers à l'est et l'avenue de Normandie au nord relèvent de la catégorie de zone urbaine sensible (ZUS), comprenant les résidences de la Daunière, des Bosquets, des Amonts, des Avelines, des Hautes Bergères et des Hautes Plaines, et totalisant 14 028 habitants sur quarante-trois hectares soit 54 % de la population communale sur seulement 8 % du territoire. En outre, les quartiers Nord-Est, groupant 4 881 habitants sur dix-huit hectares, compris entre les avenues d'Alsace et de Bourgogne sont eux prioritaires, là où sont implantées les résidences Chanteraine, la Châtaigneraie, Courdimanche, les Bathes et le Barceleau. Pour corriger cette situation, un projet de rénovation urbaine, signé avec l'agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) est en cours de réalisation dans le centre-ville et les quartiers ouest,.

La commune des Ulis, dans le cadre d'une zone à urbaniser en priorité, fut imaginée et créée au milieu des années 1970 sur des terrains pratiquement vierges de construction. Ce sont les architectes et urbanistes Robert Camelot et François Prieur puis Georges-Henri Pingusson qui conçurent en grande partie les plans de la commune, utilisés par la Société d'économie mixte d'Aménagement de Bures, Orsay et Étampes (Samboe) pour édifier la ville nouvelle. Pour répondre aux besoins importants de logements en Île-de-France, l'habitat collectif et les grands ensembles furent privilégiés, ne laissant la place aux pavillons qu'en périphérie, imitant ainsi l'urbanisme nord américain. Les terrains obtenus par démembrement des communes voisines de Bures-sur-Yvette et Orsay laissent un territoire en « U », largement imbriqué avec le quartier orcéens de Mondétour.

Quatre axes routiers majeurs préexistants ont marqué les limites de l'urbanisation et induit un zonage durable. Au centre, coupant le domaine du nord au sud, la route nationale 118 et la route départementale 446 séparent l'espace industriel composé par le parc d'activités de Courtabœuf à l'est de l'espace urbain et commercial à l'ouest. Au nord, la route départementale 188 marque la limite de l'urbanisation et des bois. Au sud, la route départementale 35 matérialise la frontière forte entre l'espace urbanisé des Ulis et les grandes cultures céréalières de Saint-Jean-de-Beauregard. De nouveaux grands axes furent tracés dans la ville, dans la zone industrielle, elles prennent l'appellation de destinations exotiques (Canada, Laponie, Amazonie, Paraná, etc.). En ville, de grandes avenues permettent la circulation automobile, elles prennent les noms d'anciennes provinces de France en respectant leur position géographique d'origine, Provence au sud-est, Guyenne au sud-ouest, Berry au centre, Alsace et Champagne au nord-est, Normandie au nord-ouest.

La moitié ouest fut donc urbanisée pour accueillir plus de dix milles logements, implantés selon les préceptes de Le Corbusier. Un vaste parc urbain est aménagé au nord, dans le prolongement de la vaste forêt de la vallée de Chevreuse, il marque l'entrée de ville et réponds aux espaces agricoles et aux jardins familiaux au sud, complétés par un petit parc au sud. Au sud-est en périphérie, un secteur pavillonnaire, séparé de la voie rapide par une coulée verte, assure la continuité sociologique avec le quartier résidentiel de Mondétour à Orsay et permet un passage visuel doux entre les bâtiments industriels et l'agglomération. Ici, les rues prennent l'appellation d'artistes, d'oiseaux et d'arbres. En bordure de la rocade sud sont installés le centre commercial régional Ulis 2 et l'incinérateur de déchets assurant le chauffage urbain de toute l'agglomération. Là aussi, la transition visuel à l'entrée de ville sud est douce, le bâti se faisant d'abord avec des pavillons puis de petites tours. Le centre-ville avec l'hôtel de ville et les services administratifs fut effectivement placé au centre de l'espace de vie, à proximité immédiate d'un nouveau parc urbain permettant l'accès piéton au centre commercial.

Les constructions résidentielles et collectives ont été implantées sur des dalles, selon la mode de l'époque, isolant les bâtiments du niveau de la rue. Le cheminement piéton est ainsi sécurisé entre les différents quartiers par dix-neuf passerelles ou des tunnels mêlant les noms des résidences (Amelines et Courteraines) ou des noms d'astres (Lune, Soleil) et de saisons (Automne, Printemps), de sorte qu'il est, en théorie, possible de traverser la commune sans jamais croiser un véhicule à moteur.

Cet urbanisme a cependant très tôt montré ses limites, la concentration urbaine, l'absence de mixité sociale et paradoxalement les difficultés de circulation, notamment des services de police ou d'entretien, ont entraînés le classement de la moitié du territoire urbain en zone urbaine sensible dès 1996, la signature en 2000 d'un contrat de ville sur l'état des lieux formulé ainsi : « Un tissu urbain postérieur à 1968 qui constitue une poche de pauvreté relative dans un environnement à forte potentialité. » et le déclenchement en 2002 d'une opération de renouvellement urbain total pour endiguer « une paupérisation et une baisse sensible de sa population » et « un vieillissement de son urbanisme ».

Le nom de la commune est celui d'un ancien fief du XIVe siècle, Ullys, nom issu de l'ancien français usler, signifiant brûler, défricher par écobuage. Le plateau, autrefois boisé, fut en effet dégagé au Moyen Âge pour être cultivé.

Trois anciennes fermes ont donné leurs noms aux quartiers emblématiques de la commune, Courtabœuf à l'est, une « cour à bœuf » et le dernier point de repos avant les Halles de Paris, Mondetour au centre et Montjay à l'ouest.

L'occupation humaine de la région remonte très certainement à l'âge du bronze comme en témoigne les découvertes d'outils en 1977 dans la commune voisine de Villejust. À l'époque gallo-romaine, des villa rustica étaient implantées sur le vaste plateau de Courtabœuf, dont une, la Villa Bona donna son nom à Villebon-sur-Yvette. Certains prêtent la même origine au nom Ulis, un propriétaire foncier nommé Uslo.

Au Moyen Âge, les différentes abbayes possédant les lieux ordonnèrent le défrichement par écobuage du plateau pour l'installation de grandes cultures. Une seigneurie aux lieux-dits Courtabœuf et Grand Vivier apparaît d'abord au XIIe siècle dans le cartulaire de l'abbaye de Longpont. Le fief des Ullys apparaît pour la première fois dans un inventaire dressé en 1382.

En 1712, le domaine appartenait à Charles Boucher, prévôt des marchands de Paris. En 1767, il revint à Pierre Gaspard Marie Grimod d'Orsay, comte d'Orsay. Le plateau de Courtabœuf était alors la dernière halte des bestiaux avant leur arrivée aux Halles de Paris.

En 1867 fut achevée la ligne de Sceaux jusque Limours, traversant l'ouest de la commune actuelle, puis en 1927 la ligne Paris - Chartres par Gallardon qui passait au nord. La ferme du Grand Vivier était la plus importante, sur cent soixante hectares, elle était consacrée à l'élevage de bovins et ovins et à la culture du blé, de la pomme de terre, de la fraise et de la betterave. Sa distillerie produisait de l'alcool.

En 1952 s'implanta à Saclay le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), en 1955, sur proposition de Frédéric Joliot-Curie fut créé le campus universitaire d'Orsay puis en 1960 fut décidé le développement du parc d'activités de Courtabœuf. Pour accompagner cette urbanisation de la grande vallée de Chevreuse, fut créée par arrêté ministériel le 30 novembre 1960 une zone à urbaniser en priorité (ZUP) de dix milles logements sur deux cent soixante cinq hectares répartis sur les communes de Bures-sur-Yvette et Orsay, sur ce qui était encore les fermes de Montjay, Mondétour, Courtabœuf et Grand Vivier.

Le 13 mars 1964 fut créé le district urbain de Bures-Orsay (DUBO), composé de huit membres de chaque conseil municipal des deux communes mères, la Société d'économie mixte d'Aménagement de Bures, Orsay et Étampes (Samboe) étant chargée de l'édification de la ville nouvelle selon les plans des urbanistes Robert Camelot et François Prieur puis Georges-Henri Pingusson. En juillet 1966, l'ensemble des infrastructures étaient achevées, conduites d'eau, d'électricité, de téléphone, d'égouts, de chauffage urbain alimenté par l'incinérateur de déchets Thermulis et les routes. La première entreprise, AtoChem s'installa sur le parc d'activités en 1967, suivie en 1968 par Hewlett-Packard. En mai 1968 s'installèrent aussi les premiers résidents sans que l'eau courante ne fût disponible dans tous les logements. En 1971 furent élus les premiers conseillers municipaux du « quartier » des Ulis, pour les communes de Bures et Orsay. En 1972 fut achevé le doublement de la route départementale 35 et la jonction entre la route nationale 118 et l'autoroute française A10, prolongée en 1973 jusqu'Orléans. En 1973 aussi ouvrit le centre commercial Ulis 2 avec l'enseigne Carrefour.

Un recensement distinct en 1975 attribuait à la ZUP des Ulis 20 283 habitants. Bures-sur-Yvette seule n'en comptait que 6 889 et Orsay 13 544. La question d'une scission était alors évoquée. Le 14 mars 1976, les habitants des deux communes furent appelés à se prononcer sur trois propositions : « le maintien de la situation administrative telle quelle », « la fusion de Bures-sur-Yvette et d'Orsay en englobant Les Ulis » ou « la création d'une troisième commune appelée Les Ulis ». Les Buressois et les Orcéens votèrent respectivement à 52,88 % et 50,28 % pour la création d'une nouvelle commune, tandis que les Ulissiens votaient majoritairement pour la fusion. Les deux conseils municipaux choisirent également de leur côté la création d'une nouvelle commune (22 élus sur 33).

Actant ce fait, le préfet de l'Essonne, Paul Cousserand, signa le 17 février 1977 l'arrêté préfectoral de création de la 196e commune du département, Les Ulis. En mars 1977, Paul Loridant fut alors élu maire de cette nouvelle ville encore en travaux. Elle a poursuivi son équipement avec l'hôtel de ville, la médiathèque, le centre culturel Boris Vian, le marché, la poste, les commerces de proximité. En 1982, la commune comptait 28 223 habitants et en 1985 fut créé le canton des Ulis.

Dès 1990, outre les problèmes de délinquance et d'insécurité, un premier signe montrait le relatif échec du projet. La commune perdit en huit ans plus de mille résidents et la chute se poursuivit. En 1996, la moitié du territoire fut classé en zone urbaine sensible (ZUS). En 1997, la ville reçut les universités d'été du Mouvement des citoyens (MDC) présidées par Jean-Pierre Chevènement alors ministre de l'Intérieur. En 2000, un rapport analysait la situation ainsi : « Un tissu urbain postérieur à 1968 qui constitue une poche de pauvreté relative dans un environnement à forte potentialité. » et conduisit à la signature d'un contrat de ville pour renforcer la cohésion sociale, suivit en 2002 du lancement d'une importante opération de renouvellement urbain pour stopper « une paupérisation et une baisse sensible de sa population » et remédier à « un vieillissement de son urbanisme ». En 2007, le contrat de ville fut remplacé par un contrat urbain de cohésion sociale alors que la commune « fêtait » ses trente ans par un spectacle son et lumière par le Kolektif Alambik.

D'importants travaux sont alors entrepris, démolition des barres d'immeubles et tours, remplacés par de petits immeubles, équipements nouveaux avec un centre aquatique et un réaménagement du centre-ville, création d'une zone d'aménagement concerté (ZAC), aménagement de nouveaux espaces de vie, implantation de maisons de villes et pavillons, création d'un nouveau pôle de santé pour un coût global estimé à 87 000 000 euros.

La construction de la ZUP des Ulis démarra durant l'été 1968 avec une première tranche de dix milles logements, intégrée aux communes de Bures-sur-Yvette et Orsay. Alors qu'une fusion de ces deux communes était envisagée au début des années 1970, cinq ans plus tard, il était plus probable de créer une nouvelle commune distincte. En 1975, année de recensement national, un recensement différencié fut donc réalisé pour la zone des Ulis, qui regroupait alors 20 283 habitants, quand Orsay ne comptait que 13 544 résidents et Bures-sur-Yvette seulement 6 889. La commune est officiellement créée par arrêté préfectoral le 17 février 1977. Elle poursuivit une croissance rapide puisqu'en 1982, on y dénombrait 28 223 Ulissiens, aujourd'hui point culminant démographique. En effet, les difficultés sociales apparues très tôt entraînèrent une décroissance continue durant les vingt dernières années, la commune ne comptant plus que 24 962 habitants lors du dernier recensement des personnes intervenu en 2006, elle a ainsi perdu près de 12 % de sa population quand les deux communes d'origines croissaient de 25 % pour Bures-sur-Yvette et 18 % pour Orsay. L'immigration représente une part relativement importante de la population communale, ainsi en 1999, 14,7 % des habitants étaient étrangers, ce qui fait d'elle une commune relativement multiculturelle, on y trouve 3,9 % de Portugais, 2,4 % de Marocains, 2,3 % d'Algériens, 0,9 % de Tunisiens, 0,2 % d'Italiens et de Turcs et 0,1 % d'Espagnols.

Commune jeune par sa date de création, Les Ulis l'est aussi par sa population, comme le démontre la pyramide des âges comparée à celle du département. Ainsi, les populations séniors sont sous représentées, ou totalement absentes pour les personnes nées avant 1904, les taux des tranches d'âges de personnes nées entre 1905 et 1939 ne représentant que 40 % des taux de l'ensemble du département, une première similarité des proportions n'intervenant que pour les personnes nées entre 1940 et 1954, qui peuvent être considérés comme les « anciens » Ulissiens, arrivés lors de la création de la ZUP. À l'inverse, il existe une surreprésentation des populations jeunes, nées après 1955, allant jusqu'à quatre points supérieurs pour les pourcentages de la tranche née entre 1985 et 1999. De fait, 38,5 % de la population Ulissienne était âgée de moins de vingt-cinq ans en 1999, chiffre qui monte à 41,2 % dans la zone urbaine sensible des Quartiers Ouest. En outre, signe de difficultés sociales marquées, 19,5 % dans la ZUS, et 17,4 % des ménages du reste de la commune étaient composés de familles monoparentales.

Le territoire de la commune des Ulis se confond avec le canton des Ulis, représenté au conseil général de l'Essonne par la conseillère générale Maud Olivier (PS), qui est aussi maire de la commune depuis 2008. Le canton et donc la commune sont intégrés à la cinquième circonscription de l'Essonne représentée par le député Pierre Lasbordes (UMP). Le maire préside le conseil municipal composé de trente-cinq élus, répartis en vingt-six conseillers de la majorité socialiste et communiste, huit conseillers de l'opposition divers gauche et un conseiller de l'opposition UMP. Le maire est assisté par onze adjoints et cinq conseillers délégués. La municipalité a en outre mis en place quatre conseils de quartier, un conseil des aînés et un conseil des jeunes. L'Insee attribue à la commune le code 91 3 43 692.

En 2009, la commune dispose d'un budget primitif de 68 123 078 euros, dont 48 503 415 € de fonctionnement, 57 % étant dévolues aux charges de personnel, et 19 619 663 d'investissement, 61 % étant dévolus à l'aménagement urbain, financés par les impôts locaux dont les taux étaient fixés en 2008 à 12,39 % pour la taxe d'habitation, 16,81 % et 66,64 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti et 12,98 % pour la taxe professionnelle. En 2007, sur les 9 679 logements répartis sur le territoire, 4 754 constituaient le parc HLM, réparti entre neuf bailleurs sociaux, soit 49 % du parc, une concentration de logements sociaux bien supérieure aux préconisations de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

La commune n'adhère en 2008 à aucune intercommunalité mais a demandé son adhésion à la communauté d'agglomération du plateau de Saclay, approuvée en mars 2009 par le conseil communautaire et dans l'attente de la validation par les dix conseils municipaux. Elle adhère déjà à un certain nombre de syndicats de communes, dont le Siom pour le traitement de ordures ménagères, le Siahvy pour l'aménagement de la vallée de l'Yvette, le Siagv pour l'organisation de l'accueil des gens du voyage, le Smcd pour le développement économique du parc d'activités de Courtabœuf et l'office de tourisme de la vallée de Chevreuse. Elle a mis en place une caisse des écoles et un centre communal d'action sociale. L'organisation juridictionnelle rattache les justiciables Ulissiens au tribunal d'instance de Palaiseau, au conseil de prud'hommes de Longjumeau, au tribunaux de grande instance et de commerce d'Évry, tous rattachés à la cour d'appel de Paris.

Commune relativement « populaire », Les Ulis est fortement ancrée à gauche sans toutefois verser à l'extrême gauche, se singularisant des communes alentours, plus contrastées. Les résultats électoraux des dix dernières années montrent ainsi une nette faveur accordée aux candidats de la gauche gouvernementale. En 2001, le sénateur-maire Paul Loridant, ancien socialiste passé au Mouvement des citoyens, en poste depuis le premier conseil municipal en 1977, fut réélu dès le premier tour avec 52,50 % des suffrages, contre seulement 28,08 pour le candidat RPR, le candidat aux élections cantonales (le canton ne comprenant que la commune) remportait lui une victoire écrasante avec 65,59 % des voix. De la même façon, en 2002, le « parachuté » Stéphane Pocrain (Les Verts remportait 61,35 % des voix aux Ulis, tandis que son adversaire Pierre Lasbordes n'obtenait que 38,65 dans la commune, contre 53,76 % sur l'ensemble de la cinquième circonscription. De la même manière, lors du premier tour de l'élection présidentielle, le candidat Lionel Jospin (PS) était arrivé largement en tête avec 23,43 % des suffrages, dix points de plus que pour le candidat Jacques Chirac (RPR), ce dernier bénéficiant d'un large report des voix au deuxième tour, le candidat Jean-Marie Le Pen (FN) n'obtenant que 10,22 % des voix contre 15,04 % dans le reste du département et 14,43 % dans la région. Le phénomène se reproduisit en 2007, les électeurs Ulissiens votant à 65,97 % pour Ségolène Royal (PS) contre 34,03 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), le département et la région choisissant le second, respectivement à 52,08 % et 52,49 %. De la même façon, la candidate socialiste aux législatives Maud Olivier remportait aux Ulis l'élection avec 67,44 % alors que l'ensemble de la circonscription reconduisait Pierre Lasbordes (UMP) à 50,25 %. Le choix du candidat de gauche fut aussi fait aux Ulis lors de l'élection européenne en 2004, le candidat Harlem Désir (PS) remportant 35,56 % des suffrages, 26 points devant la seconde, Marielle De Sarnez (UDF), cependant avec une partition faible de 43,38 % des électeurs, traduisant le relatif faible intérêt des Ulissiens pour les institutions de l'Union européenne, dont ils rejetèrent à 55,40 % le traité constitutionnel alors qu'ils avaient largement approuvé le traité de Maastricht en 1992 à 60,03 %. En 2008, la candidate Maud Olivier (PS) remporta le canton dès le premier tour avec 50,49 % des voix et la mairie, malgré une triangulaire défavorable, avec le maintien au second tour du maire sortant Paul Loridant (MRC). Des sections du parti socialiste et du MoDem sont installées dans la commune.

Les établissements scolaires des Ulis sont tous rattachés à l'académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire des écoles maternelles du Parc, Tournemire 1 et 2, Barceleau et le Bosquet 1 et 2, de l'école élémentaire du Bosquet et des écoles primaires de la Queue d'Oiseau, Courdimanche, les Avelines, les Bergères, la Dimancherie et Millepertuis. Les élèves poursuivent ensuite leur scolarité dans les collèges de Mondétour et des Amonts, le premier disposant d'une classe relais, les deux d'une section d'enseignement général et professionnel adapté (Segpa), puis au lycée professionnel, général et technologique de l'Essouriau.

S'ajoute l'institut médico-éducatif Nouaille pour l'enseignement à domicile d'enfants souffrant de troubles psychologiques. Quatre crèches collectives, deux crèches familiales et deux haltes-garderies accueillent les enfants non scolarisés. Une crèche inter-entreprise a été mise en place dans le parc d'activités de Courtabœuf. La commune ne dispose pas de centre de loisirs élémentaire, les enfants sont transportés vers le centre des Quatre Saisons à Marcoussis et celui du Bois Persan à Orsay, les jeunes enfants sont accueillis dans les établissements scolaires. La fédération des conseils de parents d'élèves (Fcpe) et la fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (Peep) sont actives dans les établissements Ulissiens, les Scouts et Guides de France encadrent les jeunes catholiques de la commune. Un centre d'information et d'orientation renseigne les jeunes de la commune sur les filières de formation.

La commune ne dispose d'aucun établissement de santé sur son territoire depuis la fermeture dans les années 1990 de la clinique. Une résidence pour personnes âgées est implantée à proximité du centre-ville. Un service d'éducation spécialisée et de soins à domicile est installé dans la commune, trois centres de protection maternelle et infantile accueillent les familles au Bosquet, à Courdimanche et aux Champs-Lasniers. Quarante-trois médecins, treize chirurgiens-dentistes et huit pharmacies exercent dans la commune.

Centre urbain important et récent, Les Ulis fut pensée pour accueillir un certain nombre de représentations des services publics. Elle dispose de deux agences postales, d'une maison de justice et du droit et d'une permanence du délégué du médiateur de la République, d'une agence de la caisse d'allocations familiales et de la caisse primaire d'assurance maladie, d'une agence du pôle emploi, d'une trésorerie principale. Une étude de notaire est installée aux Ulis.

La ville des Ulis a été précurseur dès 1999 pour la mise en place de la police de proximité, avec notamment des agents en VTT, l'espace piéton étant prépondérant dans la ville et inaccessible pour les véhicules classiques. À noter que, pendant quelques années, une police montée a été utilisée sur le parking du centre commercial. La commune dispose sur son territoire d'un commissariat subdivisionnaire de police et d'un centre des douanes. La sécurité des personnes et des biens est aussi assurée par un centre de secours mixte. Pour lutter contre la délinquance et l'insécurité endémique dans la commune, la municipalité a signé en décembre 2000 un contrat de ville, remplacé en mars 2007 par un contrat urbain de cohésion sociale.

La commune des Ulis dispose de divers lieux de culture. Le plus important est le centre culturel Boris Vian, théâtre, salle de concert et de danse dirigé par Jean-Louis Heckel et Babette Masson, il dispose de huit cent places assises et d'une salle d'exposition de cent quatre-vingt mètres carrés. Deux salles de cinéma sont installées dans la commune, le complexe UGC avec quatre salles dans le centre commercial et la salle Jacques Prévert de deux cent dix places classée Art et Essai. S'ajoutent la médiathèque François Mitterand, le théâtre de verdure et le café musical Radazik. Un espace appelé le « Donjon » regroupe les associations culturelles de la commune.

Le centre culturel Boris Vian.

La médiathèque François Mitterrand.

Le cinéma Jacques Prévert.

Le cinéma UGC.

Le théâtre de verdure.

Le Donjon, espace associatif.

La commune dispose de divers équipements sportifs répartis sur le territoire. Les vastes parcs accueillent des équipements divers, le parc Nord est équipé d'un parcours de santé, le parc Urbain d'un skatepark, d'une plaine de jeu pour le basket-ball et le handball, d'un terrain de football à 7, le parc Sud dispose d'un terrain de football et de deux courts de tennis couverts. Le plus important équipement est le stade Jean-Marc Salinier avec deux terrains de football dont un d'honneur et un stabilisé, deux courts de tennis et un skatepark. La piscine est équipée d'un bassin de nage de vingt-cinq mètres, d'un bassin d'agrément à vague de deux cent cinquante mètres carrés et d'une pataugeoire de quarante mètres carrés. Les autres équipements sont disposés dans chaque quartier, avec quatre gymnases à Courdimanche, l'Essouriau, les Amonts et l'Épi d'Or, un boulodrome à Courdimanche, le dojo et la salle polyvalente des Bathes, sept courts de tennis et deux courts couverts ainsi qu'un pas de tir à l'arc à Courtabœuf, deux terrains de football aux Pampres, trois terrains de basket-ball et handball à l'Essouriau, à Courdimanche et aux Amonts, deux courts de tennis aux Amonts et trois à Courdimanche, un poney-club à proximité du centre-ville. La plupart des disciplines sont affiliées au club omnisports des Ulis. Plusieurs sportifs internationaux sont d'anciens Ulissiens. Parmi eux le footballeur Thierry Henri a débloqué en 2009 200 000 euros à travers sa fondation (the one 4 all foundation) et la ville 255 000 euros, pour la construction d’un stade à 7 dans le quartier des Bosquets.

La piscine municipale.

Le pas de tir à l'arc.

La paroisse catholique des Ulis est rattachée au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes, elle est le siège du secteur pastoral de l'Yvette-Gif-Orsay. Le centre Jean XXIII accueille l'administration paroissiale et l'église Saint-Jean-Baptiste. Elle est complétée pour l'accueil des fidèles par la chapelle Notre-Dame de Montjay, aujourd'hui sur la commune de Bures-sur-Yvette et la chapelle Notre-Dame de la Plaine à Mondétour, sur le territoire d'Orsay. La communauté israélite se réunit dans la synagogue des Ulis. Un projet de construction de mosquée pour la communauté musulmane est actuellement à l'étude, son achèvement devrait intervenir en 2019.

Le centre Jean XXIII.

La chapelle Notre-Dame de Montjay.

La chapelle Notre-Dame de la Plaine.

La commune est située dans le bassin d'émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif. L'hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales dans son édition Nord-Essonne comme la station de radio EFM. La mairie a mis en place une WebTV relatant les actualités communales. Deux journaux associatifs sont diffusés dans la commune, les Passerelles de l'Yvette, journal paroissial et Le Phare pour la vie locale.

Le site historique de la commune fut jusqu'aux années 1960 exclusivement consacré à l'agriculture maraîchère et céréalière. En 1967 ouvrit la première entreprise dans ce qui deviendrait le parc d'activités de Courtabœuf, suivit en 1973 par l'ouverture du centre commercial Ulis 2, constituant les deux centres économiques de la commune.

Elle est aujourd'hui intégrée par l'Insee à la zone d'emploi d'Orsay qui rassemble vingt-cinq communes et 125 975 habitants en 1999, les Ulissiens comptant pour 20 % du total. Parmi les 5 536 établissements que comptait la zone en 2004 et les vingt plus grandes, plusieurs sont implantés aux Ulis, dont Ares, Carrefour Marchandises Internationales, le centre de compétences Hewlett-Packard France, Apple France et le Laboratoire Français du Fractionnement et des Biotechnologies (LFB) qui y a son siège social. Au total, ce sont ainsi mille cent quatre-vingt-dix entreprises qui étaient installées sur le territoire communal, exerçant à 60,2 % dans le secteur des services, employant en 2006 15 343 salariés, la commune ne comptant à la même époque que 13 662 personnes comptabilisés dans la population active. La concentration d'entreprises et de voies d'accès a aussi induit l'implantation d'un tourisme d'affaires et donc de cinq hôtel totalisant en 2008 trois cent seize chambres. Elle engendre aussi un certain nombre de pollutions, de grands établissements sont ainsi recensés par le registre français des émissions polluantes, le LFB pour ses rejets de composés organiques volatils, sa production de déchets dangereux et ses prélèvements en eau potable, Systronic pour ses rejets de plomb, sa production de déchets dangereux et ses prélèvements en eau potable et l'incinérateur de déchets Thermulis pour ses rejets de dioxyde de carbone, d'oxyde d'azote et ses prélèvements en eau potable.

Ces atouts économiques ne profitent cependant pas à l'ensemble des Ulissiens puisque 10,9 % d'entre eux étaient au chômage en 1999 et que le revenu net imposable moyen ne s'élevait qu'à 19 967 euros, 41,5 % de la population ne payant pas d'impôt sur le revenu et que 65,4 % des résidents n'étaient que locataires de leur logement, dont 52,2 % en HLM. Depuis novembre 2005, la commune est au cœur de l'opération d'Intérêt National de Massy Palaiseau Saclay Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

En 1960 fut décidée l'implantation d'un parc d'activités sur le plateau de Courtabœuf. La commune d'Orsay comme ses voisines dut céder des espaces de culture pour accueillir en 1967 la première structure : Atochem, la ZUP des Ulis devant accompagner l'essor industriel. Ce parc d'activités, aujourd'hui premier parc tertiaire d'Europe, est connu sous le nom de Parc d'activités de Courtabœuf.

Pour accompagner l'essor industriel et urbain, la construction d'un vaste centre commercial fut décidée. Le centre, ouvert en 1973, est équipé de trois mille deux cent places de stationnement et accueille cent dix boutiques et une grande surface à l'enseigne Carrefour.

Ville nouvelle entre urbanisation et campagne, Les Ulis fut conçue avec de vastes espaces verts entre les grands ensembles, totalisant près de cent hectares de parcs et jardins. Trois parcs jalonnent ainsi le territoire. Le parc Nord, à la limite des communes de Bures-sur-Yvette et Orsay se compose d'une large prairie bordée par un bois et agrémentée d'un lac de vingt sept mille mètres carrés. Le parc Urbain, au centre de l'espace de vie, est équipé d'un théâtre de verdure et de serres pédagogiques. Le parc Sud, à la limite avec Saint-Jean-de-Beauregard, accueille les jardins familiaux Pénélope sur trois hectares et un lac de deux hectares huit cent ares. Plusieurs squares ou jardins publics sont aménagés dans les résidences et aux pieds des immeubles collectifs. Cette mise en valeur des espaces naturels et le fleurissement de la commune lui valent d'arborer trois fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Les Ulis vue du Parc Nord.

Le Parc Urbain.

Les Ulis est une commune récente et l'occupation humaine antérieure, principalement agricole, n'a pas laissé beaucoup de monuments. Cependant, deux fermes subsistent, celle de Courtabœuf, dont les bâtiments en meulière datent du XVIIIe siècle et celle du Grand Vivier, elle aussi en meulière du XVIIIe siècle qui est devenu le centre de secours. Elle fut équipée dans les années 1950 de serres, aujourd'hui transférées dans le parc Urbain.

La ville nouvelle fut ensuite construite par des architectes de renom, c'est ainsi Georges-Henri Pingusson qui conçut les immeubles des Hautes-Plaines. Les parcs communaux furent en outre agrémentés d'œuvres d'art comme les menhirs d'ardoise de Trélazé, aussi appelés les « causeurs des Bathes », installés par le sculpteur Haber en 1968, l'« Arche à Palabre » par Frédéric Jaudon inaugurée le 14 juillet 2006.

La ferme de Courtabœuf.

Les serres municipales.

L'« Arche à Palabre » des Ulis de Frédéric Jaudon.

Paul Loridant.

Thierry Henry.

Patrice Evra.

Les armes de Les Ulis se blasonnent : D'azur à la barre d'or, chargée en chef d'un besant soudé d'argent, en cœur d'un tourteau d'azur et en pointe d'un besant en ombre d'or, accompagnée en chef de trois tours modernes accolées et issantes de tailles décroissantes, celle de sénestre en ombre d'azur, celle du centre d'or et celle de dextre d'argent, et en pointe d'un brasier d'or sommé d'un épi de blé du même posé en barre et chargé du nom des ULIS en lettres capitales d'argent.

La commune s'est en outre dotée d'un logotype reprenant le panorama urbain de la commune, la barre jaune en bas symbolisant la plaine cultivée de Saint-Jean-de-Beauregard au sud.

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Source : Wikipedia