Marcel Desailly

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Posté par talos 12/03/2009 @ 14:13

Tags : marcel desailly, footballeurs, football, sport

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Marcel Desailly

Image:Marcel Desailly.jpg

Marcel Desailly, né le 7 septembre 1968 à Accra au Ghana, est un ancien footballeur français. Son nom de naissance était Odenke Abbey. Durant sa carrière, il évolue en défense centrale et au poste de milieu défensif. Formé au FC Nantes, Desailly remporte la Ligue des champions à deux reprises, avec l'Olympique de Marseille puis l'AC Milan. Il passe six saisons dans le championnat d'Angleterre et est nommé capitaine du Chelsea FC. Sélectionné à 116 reprises en équipe de France, dont il fut le capitaine de 2000 à 2004, il inscrit notamment à son palmarès la Coupe du monde 1998 et le championnat d'Europe 2000.

Marcel Desailly intègre le centre de formation du Football Club de Nantes et y côtoie notamment Didier Deschamps, avec lequel il se lie d'amitié. En 1986, il dispute son premier match dans le championnat de France. À partir de la saison 1988-1989, il devient titulaire au poste de stoppeur, dans une équipe entraînée par Miroslav Blažević, puis Jean-Claude Suaudeau. Il évolue notamment avec le futur marseillais Jean-Jacques Eydelie. En 1989 il fait la connaissance de Pape Diouf, qui devient son agent. En 1992, Marcel Desailly est recruté par l'Olympique de Marseille. Il y retrouve Deschamps et Eydelie, et évolue aux côtés de Basile Boli. Desailly dispute 31 rencontres de championnat, ainsi que ses premiers matches de Ligue des champions. L'OM atteint la finale de l'épreuve, et l'emporte face à l'AC Milan. La même année, Marcel Desailly intègre l'équipe de France. En novembre 1993, il quitte l'OM pour rejoindre l'AC Milan.

Desailly est reconverti en milieu défensif par l'entraîneur Fabio Capello, dont l'équipe remporte la Ligue des champions en 1994. Le français, que Capello décrit comme « un joueur d’exception qui a eu l’énorme mérite de s’intégrer immédiatement à notre système de jeu », inscrit un but en finale face au FC Barcelone. Il devient le premier joueur à remporter l'épreuve deux années de suite avec deux clubs différents. Milan est sacré champion d'Italie en 1994. L'année suivante, Desailly dispute sa troisième finale consécutive en Ligue des champions, mais les « Rossoneri » s'inclinent face à l'Ajax Amsterdam. Il remporte de nouveau le championnat avec Milan en 1996 et atteint la finale de la Coupe d'Italie en 1998.

Marcel Desailly rejoint le Chelsea FC après la Coupe du monde 1998. Durant son passage à Londres, il dispute 222 matches pour le club, dont 94 en tant que capitaine., Il évolue aux côtés d'autres joueurs français, notamment les défenseurs Frank Lebœuf et William Gallas. Grâce à leur victoire en Coupe des coupes l'année précédente, les « Blues » disputent la Supercoupe de l'UEFA, qu'ils remportent face au Real Madrid. En 1999, Desailly est rejoint à Chelsea par Didier Deschamps, celui-ci passe une seule saison à Londres, durant laquelle le club remporte la Coupe d'Angleterre. La saison suivante, les « Blues » s'imposent face à Manchester United lors du Charity Shield. Marcel Desailly est nommé capitaine de Chelsea en juillet 2001. Le club atteint de nouveau la finale de la FA Cup en 2002, mais s'incline face à Arsenal FC.

Il termine sa carrière dans le championnat du Qatar, qu'il remporte en 2005 avec Al Gharrafa Doha, dont l'équipe est entraînée par le français Bruno Metsu. À l'intersaison, il est recruté par le Qatar Sports Club, formation qu'il quitte au mois de novembre 2005 afin de revenir en France et se rapprocher de sa famille. N'ayant pas retrouvé de club depuis son retour en Europe, il annonce sa retraite sportive en mai 2006.

Desailly est titulaire en défense centrale aux côtés de Laurent Blanc durant la Coupe du monde 1998. Il prend part aux sept rencontres disputées par la France lors du tournoi, mais est expulsé en seconde mi-temps de la finale France - Brésil, après avoir reçu un second carton jaune. Il devient le 3e joueur à être exclu d'une finale de Coupe du monde. Après leur titre mondial, Desailly et ses coéquipiers de l'équipe de France sont faits Chevaliers de la Légion d'honneur par le président Jacques Chirac. Desailly prend ensuite part à la campagne de qualification pour le championnat d'Europe 2000. Au premier tour de l'Euro, le sélectionneur Roger Lemerre décide d'aligner une équipe constituée de remplaçants face aux Pays-Bas, alors que la France est déjà qualifiée pour les quarts de finale. Desailly est le seul titulaire à débuter le match, remporté sur le score de 3-2 par les bataves. L'équipe de France devient championne d'Europe en s'imposant face à l'Italie lors de la finale. À l'issue du tournoi, Didier Deschamps annonce sa retraite internationale et Desailly lui succède en tant que capitaine.

Les « Bleus » remportent la Coupe des Confédérations 2001, co-organisée par la Corée du Sud et le Japon. Desailly inscrit le but de la victoire en demi-finale face au Brésil. Il prend part aux trois rencontres disputées par la France durant la Coupe du monde 2002. L'équipe est éliminée au premier tour après avoir concédé deux défaites et un match nul. En octobre 2002, Desailly atteint les 100 sélections en équipe de France lors d'une rencontre qualificative pour le championnat d'Europe 2004 face à la Slovénie. Il se blesse en février 2003 lors de France-République tchèque et ne peut disputer les deux derniers matches qualificatifs pour l'Euro. En avril, il devient le recordman des sélections en équipe de France à l'occasion d'un match amical face à l'équipe d'Égypte. Il devance alors son ancien coéquipier Didier Deschamps, appelé à 103 reprises entre 1989 et 2000. Néanmoins, le défenseur estime que son record « sera rapidement battu par quelqu'un comme Patrick Vieira ou Lilian Thuram » et annonce qu'il quittera la sélection après l'Euro. En juin 2003, l'équipe de France remporte la Coupe des Confédérations, battant en finale l'équipe du Cameroun, endeuillée par le décès de Marc-Vivien Foé durant le tournoi. Dans un geste symbolique, Desailly associe son homologue camerounais Rigobert Song à la remise du trophée. En 2004, le magazine France Football dresse une liste des 100 joueurs les plus marquants de l'histoire des « Bleus », à l'occasion du centenaire de l'équipe de France. Desailly figure à la 4e place du classement, qui comprend sept joueurs d’origine africaine. Il se blesse de nouveau lors de la rencontre France-Brésil organisée en mai 2004 pour célébrer le centenaire de la FIFA. Il est remplaçant lors du premier match de l'Euro face à l'Angleterre et effectue son retour lors de la rencontre suivante, opposant la France à la Croatie. À la 54e minute, il manque une intervention, erreur dont profite Dado Pršo pour donner l'avantage aux croates. Desailly passe le reste du tournoi sur le banc des remplaçants. Après l'élimination des français par l'équipe de Grèce en quart de finale, il annonce, à 36 ans, sa retraite internationale.

En mars 2007, Marcel Desailly accepte un poste de recruteur dans son ancien club, l'AC Milan. Il est chargé de détecter de jeunes joueurs sur le continent africain.

Marcel Desailly écrit son autobiographie en collaboration avec le journaliste Philippe Broussard. Intitulée Capitaine, elle paraît chez Stock en 2002. La même année, les ventes du livre atteignent les 80 000 exemplaires.

Sollicité par les médias, le monde de la publicité et des affaires après le titre mondial de 1998, Desailly devient un symbole de réussite et acquiert une image de « businessman »., notamment grâce aux savoureux films publicitaires SFR réalisés par Bruno Aveillan, le faisant apparaître tel un communiquant hors pair, accessible et humain .. Il fait ensuite partie des footballeurs français les plus demandés par les annonceurs. En 2002, le joueur était toujours sous contrat avec l'opérateur de téléphonie mobile SFR, pour lequel il a tenu une chronique quotidienne durant la Coupe du monde, ainsi que l'équipementier Adidas, les biscuits LU, ou encore l'éditeur de jeux vidéo Ubisoft. Il prête également son image à l'entreprise britannique de paris sportifs BetClick Limited.

En 2007, Desailly est nommé « ambassadeur de bonne volonté » de l'Unicef. En février 2008, il est désigné « ambassadeur contre le racisme » par le secrétaire d'État français aux sports, Bernard Laporte.

À sa naissance, Marcel Desailly n'est pas reconnu par son père biologique. Lorsque sa mère épouse Marcel Louis Desailly, le consul de France au Ghana, il acquiert le nom de son beau-père et la nationalité française. La famille Desailly s'installe à Nantes en 1972. Marcel Desailly est le demi-frère de Seth Adonkor, lui aussi footballeur professionnel et de sept ans son aîné. Ce dernier intègre le centre de formation du Football Club de Nantes à La Jonelière, il progresse rapidement au sein des équipes de jeunes et sert d'exemple à son cadet. Seth Adonkor décède en 1984 dans un accident de la route.

Desailly fait la connaissance de Didier Deschamps au centre de formation, alors qu'ils sont tous les deux âgés de 15 ans. Lors de la mort de Seth Adonkor, Deschamps se porte volontaire pour annoncer la nouvelle à Desailly. Coéquipiers à Nantes, ils poursuivent leur carrière à l'Olympique de Marseille, et se côtoient également en équipe de France, où Desailly succède à Deschamps en tant que capitaine. Ils se retrouvent ensuite au Chelsea FC. Selon Deschamps, qui est le parrain du fils aîné de Desailly, leurs liens vont « bien au-delà du football ».

Desailly et sa femme Virginie ont trois enfants.

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Seth Adonkor

Seth Adonkor fut un joueur de football français, professionnel du FC Nantes, né le 30 octobre 1961 à Accra (Ghana) et mort dans un accident de voiture le 18 novembre 1984.

Deux autres footballeurs du FC Nantes se trouvaient dans sa voiture, le jeune milieu offensif prometteur du Centre de Formation Jean-Michel Labejof (mort sur le coup) et un attaquant malien doué, Sidi Kaba, seul survivant mais qui verra sa carrière brisée par cette tragédie.

Seth Adonkor était le demi-frère de Marcel Desailly pour qui il était « l'exemple à suivre ». C'est Didier Deschamps qui aura la lourde tâche d'annoncer la nouvelle à son ami Marcel au matin de l'accident le dimanche 18 novembre. Adonkor était arrivé du Ghana à l'âge de 12 ans, avait signé sa première licence avec le petit club nantais du Mellinet, avant de rejoindre le FC Nantes.

Milieu de terrain défensif « taillé dans le roc » (1.80 m, 74 kg), il était surtout connu pour son acharnement à la tâche, son rôle de ratisseur de ballon, « d'empêcheur de tourner en rond. » Présent sur tous les fronts de la défense, il savait se révéler redoutable attaquant. Il éclata pleinement au plus haut niveau au début de la saison 1982-83, son entraîneur Jean-Claude Suaudeau confiant, après le match Nantes - Bastia (3-0) du 17 août 1982, qu'il « avait beaucoup plus de maturité dans son jeu » (France Football, n°1898, 24 août 1982).

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Lilian Thuram

Lilian Thuram, né le 1er janvier 1972 à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, est un footballeur international français, qui évolue au poste de défenseur central ou de défenseur droit jusqu'à sa retraite en 2008. Il est avec 142 sélections le joueur le plus capé de l'histoire de l'équipe de France de football.

Engagé politiquement, il prend publiquement position sur des sujets liés à l'immigration ou au racisme. Il est membre du Haut Conseil à l'intégration.

Thuram arrive en métropole à l’âge de 9 ans, pour vivre dans le quartier des Fougères à Avon près de Fontainebleau où il joue milieu de terrain offensif pour le club local des Portugais de Fontainebleau, puis au Racing club de Fontainebleau et à Melun où il croise notamment Claude Makélélé. Il débute sa carrière professionnelle avec l'AS Monaco en Première division le 22 mai 1991, lors d'un match face au Sporting Toulon Var (1-1).

Six saisons plus tard, en 1996, il quitte la France pour la Serie A italienne en signant à Parme puis à la Juventus de Turin en 2001 pour 36,6 M€. Lors de son passage à Parme, il forme avec l'italien Fabio Cannavaro, l'une des meilleures charnières défensives du Calcio de l'époque.

Sélectionné en équipe nationale depuis 1994, il ne devient réellement titulaire au poste d'arrière droit qu'en 1996, à la retraite de Jocelyn Angloma, guadeloupéen comme lui. De 1996 à 2000, il forme avec Laurent Blanc, Marcel Desailly et Bixente Lizarazu, l'une des meilleures lignes de défense du monde. Les quatre joueurs n'ont ainsi perdu aucun match en étant alignés ensemble en équipe de France.

Lors de la demi-finale de la Coupe du monde 1998, il qualifie la France en inscrivant deux buts contre la Croatie (2-1), ses seuls en équipe de France de football en 142 sélections. La France remporte ensuite la finale contre le Brésil et Thuram et ses co-équipiers sont faits chevaliers de la Légion d'honneur.

Deux ans plus tard, en 2000, il remporte l'Euro organisé en Belgique et aux Pays-Bas. C'est la dernière compétition où l'association Thuram-Desailly-Blanc-Lizarazu est alignée.

En juillet 2004, suite à l'échec de la France au Championnat d'Europe, il décide de mettre un terme à sa carrière internationale, pour se consacrer à son club, la Juventus. Il est alors nommé au FIFA 100. Il ressort de sa retraite internationale un peu à contre-cœur, pour répondre, le 7 août 2005, à une convocation du sélectionneur Raymond Domenech, suivant de peu en cela Zinedine Zidane. Il est placé en défense centrale, poste qu'il a toujours occupé en club (notamment dans le Calcio) et qu'il affectionne plus que celui de défenseur droit auquel il avait l'habitude de jouer en équipe de France.

En juillet 2006, il participe à la Coupe du monde 2006 avec l'équipe de France, sa troisième après celles de 1998 et de 2002. L'équipe de France atteint la finale et s'incline aux tirs au but contre l'Italie. Durant cette Coupe du Monde, Thuram remporte 95% de ses duels en défense.

En juillet 2006, il quitte la Juventus de Turin, reléguée en Serie B en raison de l'affaire des matches truqués du Calcio, et rejoint le FC Barcelone pour deux ans. Son temps de jeu est réduit, étant barré par Carles Puyol et Rafael Márquez.

À l'instar de Jocelyn Angloma qui a rechaussé les crampons à l'âge de 41 ans, Thuram a affirmé sa volonté de jouer une fois sa retraite professionnelle prise, pour l'équipe de Guadeloupe de football.

Le 26 mai 2008, il déclare lors d'un point presse avec l'équipe de France qu'il ne restera pas au FC Barcelone l'année suivante.

Le mardi 17 juin 2008, il annonce sa retraite de l'équipe de France après l'élimination au premier tour de l'Euro 2008. « C'est toute une histoire importante de ma vie qui s'arrête ce soir. Il y a beaucoup de tristesse » a confirmé Thuram. Avec 142 sélections, il est le joueur le plus capé de l'histoire de l'équipe de France. Mais il n'arrête pas sa carrière en club. « J'ai l'intention de continuer à jouer mais je ne sais pas encore où. J'espère qu'un club voudra encore de moi ».

Lors d'une conférence de presse, tenue au Parc des Princes le 1er août 2008, le recordman des sélections en Équipe de France décide finalement de mettre un terme à sa carrière, à l'âge de 36 ans.

Lilian Thuram est membre du Haut conseil à l'intégration et est connu pour ses positions affirmées sur certains dossiers politiques, comme la constitution européenne et la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Il est aussi membre et parrain du collectif « Devoirs de Mémoires ».

Il participe par ailleurs aux activités de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), dont il est membre du conseil d'administration. À ce titre, il a accompagné Pascal Boniface, directeur de l'IRIS, en Afrique de l'Ouest en juin 2007 au cours d'une « mission de sensibilisation sur le sort des "enfants-soldats", qui furent recrutés de force par des milices ou des armées régulières lors des conflits qu'a subis cette région, à l'invitation de l'UNOWA (le Bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest), ». Il a également participé à la rédaction de différentes tribunes, par exemple « Pour la Coupe du monde de football de 2018 en Israël et Palestine », ainsi qu'au colloque « Diversité et Rayonnement de la France » le 12 novembre 2008.

Le 8 novembre 2005, lors de la crise des banlieues, il surprend par sa prise de position critique à l'égard du gouvernement et de Nicolas Sarkozy. Il critique l'attitude du ministre de l'Intérieur, défendant que les jeunes impliqués dans les émeutes ne sont pas des « racailles » comme le déclare celui-ci. « Avant de parler d'insécurité, il faut peut-être parler de justice sociale. » Le ministre réplique en rappelant que « Lilian Thuram ne vit plus en banlieue depuis longtemps et vit en Italie avec un salaire bien confortable qui ne regarde que lui ».

En 2006, quelques jours après la finale perdue de la coupe du monde, Lilian Thuram a accordé un long entretien au magazine culturel Les Inrockuptibles. Il y évoque les dangers d'une « sarkoïsation des esprits » : « On est en France, un pays dit civilisé, et l'on accepte que des gens soient expulsés, j'allais même dire déportés ».

Le 3 février 2009, dans un entretien au journal Le Monde, il révèle avoir été contacté fin 2008 pour entrer au gouvernement en tant que "ministre des diversité" et il a refusé le poste.

Le 6 septembre 2006, Lilian Thuram crée une polémique en invitant pour le match France-Italie au Stade de France des personnes, françaises et étrangères, expulsées d'un squat de Cachan, (Val-de-Marne). Le 17 août 2006, des « sans papiers » d'Afrique Noire ont été expulsés d'un squat appartenant au Crous de Créteil. Le bâtiment était alors désaffecté en vue d'une prochaine démolition afin de reconstruire un « parc de stationnement boisé ». Le maire PS de Cachan, Jean-Yves Le Bouillonnec, a souhaité les reloger dans le gymnase d'une école, empêchant ainsi leur expulsion. Le dossier s'est compliqué récemment car des sans papiers sans rapport avec Cachan viennent s'installer dans le gymnase. La préfecture a annoncé qu'elle limiterait ses offres de relogement à 102 familles soit environ 220 personnes, mais la mairie a recensé 516 occupants dans le gymnase. Le maire PS se trouve donc dans l'embarras puisque ce gymnase dépend d'une école.

L'affaire est devenue polémique puisque le transport de ces personnes est financé par le conseil général dont la majorité est membre du parti communiste du Val-de-Marne qui a proposé de fournir des bus.

Sur RTL, Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France et candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2007, s'est dit « choqué » de voir « des milliardaires donner des leçons ». « Les footballeurs sont faits pour jouer au football. Je pense que Thuram et Vieira peuvent aller plus loin et loger chez eux les sans-papiers de Cachan, les nourrir, leur fournir le gîte et le couvert. » Un proche du ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy, le député UMP Yves Jégo, a jugé aussi sur RTL que Lilian Thuram « grand sportif, se (révélait) être un piètre individu sur le terrain de la politique ». Quant à SOS Racisme, l'association estime dans un communiqué que « les inviter au Stade de France, ce n'est pas récompenser ceux qui fraudent (...), c'est donner un moment de répit à des personnes victimes d'injustices créées par les politiques ».

Marie-George Buffet secrétaire nationale du Parti communiste français a déclaré dans un communiqué le 6 septembre 2006: « Les propos tenus par des hommes politiques de droite et d'extrême droite sont particulièrement choquants. Ils font la démonstration, une nouvelle fois, de l'inhumanité et de la violence qui les caractérisent ». Elle soutient l'initiative de Thuram et Vieira et appelle les élus et citoyens à se mobiliser.

Le sélectionneur de l'équipe de France, Raymond Domenech a clairement soutenu l'initiative en déclarant à la presse: « Il ne s'agissait pas d'invitations, mais de billets achetés par les joueurs eux-mêmes. Ils les ont payés et ils les ont offerts à qui ils veulent. Jusqu'à preuve du contraire, et je les soutiens , ils ont le droit d'avoir des idées. Ne leur reprochez pas cela alors que, jusqu'à présent, (on disait que) ce ne sont que des footballeurs qui ne savent pas penser, qui sont bêtes comme leurs pieds. Ils ont des idées et ils n'ont demandé à personne de faire de la publicité sur ce qu'ils ont fait ».

Lilian Thuram a fait des apparitions dans les clips de Sefyu, En noir et blanc, et dans le clip de Kery James, Banlieusards.

Il était l'organisateur et le producteur du spectacle Léwoz de Lilian Thuram, tous les ans à Anse Bertrand.

Il est le compagnon de l'animatrice de télévision Karine Le Marchand.

Son cousin, Yohann Thuram, évolue à l'AS Monaco au poste de gardien. Il a signé professionnel et joue en tant que 3ème gardien lors de la saison 2008-2009.

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Football Club de Nantes

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Le Football Club de Nantes (abrégé en FCN et dont les joueurs sont surnommés les Canaris) est un club de football français, fondé à Nantes en 1943, dont l'équipe première évolue actuellement dans le championnat de Ligue 1. Le club est présidé par Waldemar Kita tandis que l'équipe première est entraînée par Élie Baup.

Le FCN détient l'un des plus beaux palmarès du football français avec huit titres de championnat de France et trois coupes de France. Ses équipes sont connues pour avoir développé, sous l'égide de José Arribas et de ses disciples Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix et grâce au talent de joueurs comme Philippe Gondet, Henri Michel, Maxime Bossis, José Touré ou encore Japhet N'Doram, un jeu vif et technique fondé sur le mouvement collectif et la rapidité d'exécution surnommé « jeu à la nantaise » par la presse et le public. Le FCN est également réputé pour son centre de formation dont sont issus de nombreux internationaux français tels les champions du monde Didier Deschamps, Marcel Desailly, Christian Karembeu ou encore Claude Makelele.

Le FC Nantes est fondé au printemps 1943 par fusion de plusieurs clubs locaux avec pour ambition de rejoindre l'élite nationale. Après les troubles de la guerre, le FCN dispute le championnat de deuxième division mais peine à accéder au plus haut niveau, malgré des entraîneurs réputés comme Émile Veinante ou Karel Michlowski. C'est finalement un inconnu, José Arribas qui y parvient. En appliquant à l'équipe des principes de jeu simples mais tournés résolument vers le collectif et l'offensive, dans une configuration en 4-2-4, il obtient la promotion en 1963. Il offre ensuite au club deux titres de première division en 1965 et 1966. De jeunes joueurs se révèlent alors sous le maillot des Canaris : Jacky Simon, Ramon Muller, Philippe Gondet, Robert Budzynski ou encore le gardien Daniel Eon. Le FCN devient dès lors un club de premier rang en France, redouté sur sa pelouse de Malakoff et ailleurs et conquiert un nouveau titre national en 1973, avec une équipe dont le jeune capitaine Henri Michel côtoie les vétérans Bernard Blanchet et Gabriel De Michèle et les vedettes étrangères Erich Maas, Hugo Bargas ou Angel Marcos.

Malgré le départ de José Arribas en 1976, la réussite du club se poursuit sous Jean Vincent qui met en avant une nouvelle génération de joueurs, premiers fruits de l'initiative de formation : le jeune trio offensif Loïc Amisse-Bruno Baronchelli-Éric Pécout, soutenu par l'expérience de Henri Michel et par le talent de Gilles Rampillon, remporte le quatrième championnat du FCN en 1977. Le stade Marcel-Saupin demeure imprenable pendant une série de quatre-vingt-douze matches de championnat, de 1976 à 1981 : les Canaris dominent alors le football français en compagnie des Verts de Saint-Étienne et remporte la coupe de France 1979, très attendue après trois finales perdues, et de nouveau le championnat en 1980. Nantes se hisse également en demi-finale de coupe des coupes 1980 mais est éliminé par le FC Valence de Mario Kempes.

Jean-Claude Suaudeau, ancien joueur du club, proche d'Arribas et entraîneur de l'équipe réserve depuis 1969, prend la relève en cours de saison 1981-1982 en appliquant les mêmes principes de jeu qui ont fait le succès de l'équipe des années 1960. Le Football Club de Nantes repose en particulier sur une défense solide et vive en contre, dirigée par le capitaine Maxime Bossis, sur l'apport physique de Seth Adonkor qui préfigure les milieux récupérateurs modernes, sur Vahid Halilhodzic, buteur de renommée mondiale, entouré de Baronchelli et Amisse, ainsi que sur José Touré, auquel sa technique et son style valent le surnom du « Brésilien ». Le FCN est de nouveau champion en 1983 mais manque le doublé en coupe de France, malgré un match exceptionnel, finalement remporté par le PSG (3-2).

Le FCN continue de jouer les premiers rôles dans son nouvel écrin de la Beaujoire mais ne remporte pas de nouveau titre dans les années qui suivent. Victime de nombreux départs de joueurs importants, l'équipe perd en efficacité et le jeu collectif s'étiole. Le nouveau président Max Bouyer décide de changer d'entraîneur, au profit de Miroslav Blazevic, et finance une politique de recrutement coûteuse visant des vedettes souvent décevantes (Mo Johnston, Frankie Vercauteren, ou encore Maxime Bossis qui fait son retour à 35 ans), tandis que les jeunes joueurs sont vendus dès qu'ils représentent une valeur marchande, comme dans le cas de Didier Deschamps. Cette période se conclut par de graves difficultés financières. En 1992, le FC Nantes frôle la rétrogradation administrative et est finalement sauvé après une restructuration, illustrée par un changement de nom (FC Nantes Atlantique).

Suaudeau retrouve le poste d'entraîneur à partir de 1991 et, étant donné les difficultés financières du club, décide de faire confiance aux jeunes joueurs formés sous sa direction et celle de Raynald Denoueix, directeur du centre de formation depuis 1982. Marcel Desailly quitte le FC Nantes mais l'équipe connaît pour le reste une vraie stabilité qui lui permet de développer de nouveau un jeu séduisant reposant sur les automatismes et l'entraînement collectif. Le « jeu à la nantaise » comme on l'appelle bientôt, est caractérisé ces années-là par son aspect direct et la rapidité de transmission, notamment grâce aux passes sans contrôle. Cette équipe surtout forte sur le plan athlétique, avec Patrice Loko, Christian Karembeu, Claude Makelele et éclairée par l'apport technique de Japhet N'Doram et Reynald Pedros parvient en finale de coupe de France 1993 (de nouveau perdue contre le PSG), domine le championnat de France 1995 et remporte le septième titre du club grâce à un record de trente-deux matches d'affilée sans défaite et à l'application du « tarif maison» (au moins trois buts marqués lors de dix matches à domicile sur dix-neuf). Cette même équipe, hormis Karembeu et Loko vendus dès l'été, parvient en demi-finale de Ligue des champions l'année suivante mais perd face à la Juventus (4-3 sur les deux rencontres).

Vexé par les départs successifs, chaque année, de ses meilleurs joueurs, Suaudeau quitte le club en 1997, et laisse la place à Raynald Denoueix. Sous ce dernier, le Football Club de Nantes Atlantiques et son équipe de jeunes joueurs en grande partie formés au club remportent successivement deux coupes de France et le championnat de France 2001, son huitième titre et dernier à ce jour. Des résultats obtenus grâce aux mêmes principes de jeu, appliqués dans un style proche du toque colombien, avec des joueurs techniques et au gabarit souvent léger (Olivier Monterrubio, Éric Carrière, Stéphane Ziani).

Raynald Denoueix est cependant renvoyé après le rachat du club par la Socpresse, en raison d'un automne difficile. Les résultats du club stagnent dès lors, hormis une finale perdue de coupe de la ligue (2004). Plus grave, la stabilité qui avait permis le développement d'une école de jeu originale est mise à mal et le football dit « à la nantaise » rejoint bientôt le rang des souvenirs. Le club est revendu en 2008 à l'homme d'affaires Waldemar Kita ; l'effectif est bouleversé année après année ; enfin alors que le club n'a connu que cinq entraîneurs de 1960 à 2000, Élie Baup, nommé à l'automne 2008, est le neuvième de la décennie. La succession d’entraîneurs, la relégation subie en 2007, malgré la remontée immédiate, semblent un signe de décadence durable.

Le palmarès du Football Club de Nantes est le deuxième de France en termes de titres de champion de France professionnel remportés (8), derrière l'AS Saint-Étienne (10) et à égalité avec l'Olympique de Marseille, devant l'AS Monaco et l'Olympique lyonnais (tenant du titre depuis 2002), qui ont remporté sept titres chacun. On peut y ajouter trois coupes de France, pour cinq finales perdues. Nantes a à ce propos manqué le doublé coupe-championnat à trois reprises, en perdant en finale en 1966, en 1973 et en 1983. Le FCN a également remporté une coupe de la ligue en 1965, ainsi que trois challenges ou trophées des champions. Les méthodes de classement historique par points ne placent cependant le FC Nantes qu'entre la dixième place et la treizième place, ce qui s'explique essentiellement par la relative jeunesse du club dans le football français. Une méthode par classements place Nantes en troisième position, le club n'ayant fini que quatre fois sous la quatorzième place en D1/L1.

Les performances du FC Nantes ont toutefois été bien moins remarquables sur le plan européen, où le club n'a jamais dépassé les demi-finales, atteintes en coupe des vainqueurs de coupe en 1980, et en coupe des champions en 1996. Les classements historiques placent ainsi le FCN entre la cinquième et la septième place des clubs français en compétitions européennes. Enfin, le classement mondial perpétuel des clubs, en fonction des résultats depuis 1991, place le FCN à la cinquante-septième place (septième club français).

Le record d'apparitions en championnat de D1/L1 sous le maillot nantais est établi par Henri Michel le 3 mars 1982, face à Metz, son cinq cent trente-deuxième et dernier match,. Ce record est égalé par Jean-Paul Bertrand-Demanes le 18 juillet 1987, sa seule apparition de la saison : blessé au tendon d'Achille, le gardien nantais est contraint de mettre fin à sa carrière. Ils sont suivis de Loïc Amisse (cinq cent trois apparitions).

Le meilleur buteur du club en championnat de D1/L1 est Bernard Blanchet avec cent onze réalisations sous le maillot jaune et vert, son dernier but ayant été marqué le 9 avril 1974 à Nice (1-1),. Il est suivi par Philippe Gondet (quatre-vingt-dix-huit buts) qui reste le meilleur buteur nantais sur une saison (trente-six buts en 1965-1966), puis par Gilles Rampillon et Vahid Halilhodzic (quatre-vingt-treize buts ex aequo). Le meilleur buteur de l'équipe actuelle est Frédéric Da Rocha, avec quarante-quatre réalisations en D1/L1 depuis son premier but.

Le record d'affluence du FC Nantes à domicile est de 44 297 spectateurs, le 27 janvier 1985 contre Bordeaux (0-1). Ce record ne peut plus être battu à l'heure actuelle, le stade de la Beaujoire ayant vu sa capacité réduite depuis. Le record en coupe d'Europe s'élève à 40 259 spectateurs contre le Spartak Moscou, le 11 décembre 1985 (1-1). Le record de l'ancien stade Marcel-Saupin a été établi le 18 avril 1970 avec 29 504 spectateurs face à Angers, en coupe de France (2-0).

Le FC Nantes détient également plusieurs records nationaux, en particulier le record d'invincibilité à domicile avec quatre-vingt-douze matches consécutifs sans défaite au stade Marcel-Saupin, du 4 juin 1976 (Nantes-Nice, 1-1) au 7 avril 1981 (Nantes-Auxerre, 0-1), et le record d'invincibilité en championnat avec trente-deux matches consécutifs sans défaite lors de la saison 1994-1995. Nantes occupe d'ailleurs également la deuxième place de ce classement d'invincibilité en championnat, avec trente matches consécutifs sans défaite en 1996-1997.

Les couleurs du club sont depuis l'origine le jaune et le vert, et valent aux joueurs nantais le surnom de « Canaris », venu de Norwich City, club aux mêmes couleurs, dont le canari est l'emblème depuis le début du XXe siècle pour des raisons liées à l'histoire de la ville. De nombreux joueurs utilisant des couleurs identiques ou proches partagent ce surnom, comme la Jeunesse Sportive de Kabylie ou Fenerbahçe.

À partir de 1943, le maillot nantais est traditionnellement jaune à parements verts, avec diverses variantes (scapulaire, fines rayures horizontales). Le short, blanc à l'origine, devient noir de 1973 à 1976. Les parements du maillot sont bleu-blanc-rouge en 1973-1974 à la suite du troisième titre national. Le short devient vert à partir de 1976 (avec des chaussettes jaunes). Le maillot nantais est alors reconnaissable en raison de son principal sponsor Europe 1, dont le chiffre forme une large bande verte oblique. Le FCN est ensuite équipé par Patrick, qui fournit des tenues entièrement jaunes, à parement verts. Après un détour chez Adidas, Diadora fournit à partir de 1992 des maillots à bandes verticales, devenus le symbole du titre de 1995. Les rayures sont reprises par Adidas (1995-2000). Le Coq Sportif équipe Nantes de 2000 à 2005, et abandonne les rayures pour des tenues entièrement jaunes avec des parements verts parfois rares, ou encore une bande verticale unique au milieu du maillot (2004-2005). Airness qui fournit les équipements à partir de 2005 revient au maillot vert (avec des chaussettes vertes) à partir de 2006. Le contrat est unilatéralement rompu en 2008 par le club, et le club se lie à l’équipementier Kappa, qui revient à une dominante jaune.

Les maillots extérieurs du club ont été le plus souvent blancs à parement verts ou jaunes, mais des variantes ont été expérimentées, le rouge dans les années 1970, le bleu nuit en 2000-2001. Le FCNA a également utilisé un maillot vert bouteille pour disputer la Ligue des champions en 2001-2002.

Apparu sur le maillot nantais en 1996, Synergie est le sponsor maillot principal du FCN depuis 1998, soit depuis onze saisons saisons consécutives. Notable par son placard rouge souvent décrié, Synergie a dépassé le nombre de saisons effectuées comme sponsor principal par Europe 1 (1976-1986).

Un premier blason, rond, goélette jaune sur vert surmonté des initiales « FCN » et de 5 hermines vertes sur bande jaune (reprises du blason de la ville) est utilisé de la saison 1976-1977 (introduction dans l'hiver) à 1987. De légères variantes sont parfois utilisées (bateau vert sur fond jaune et nom du club en toutes lettres en 1980-1981, version originale aux couleurs inversées — bateau vert sur jaune — entre 1982 et 1986). Le blason est remplacé par un logo calqué sur celui de la municipalité en 1987, auquel sont ajoutées des étoiles symbolisant les titres de champion de France ainsi que le A du nouveau nom en 1992. Le retour à un blason plus traditionnel, avec la goélette, cette fois verte sur fond jaune, est décidé en 1997. Ce même blason est revu par une agence de communication en 2003, pour un résultat légèrement épuré. À l'initiative de Waldemar Kita, un nouveau blason nettement inspiré du FC Barcelone, est adopté en octobre 2007 après un vote internet. Les cinq hermines y font leur retour ainsi que la date de création du club, et des bandes verticales sont ajoutées pour rappeler l'équipe de 1995.

D'autres variantes ont été utilisées pour les documents officiels du club (affiches, courriers), mais n'ont jamais été arborées sur les maillots.

Le FC Nantes a connu vingt entraîneurs différents à travers vingt-deux mandats successifs. Le premier entraîneur du FC Nantes, à sa création en 1943, est Aimé Nuic, dans un rôle d'entraîneur-joueur. Le premier entraîneur professionnel et à temps plein est Émile Veinante, recruté en 1951. L'entraîneur resté le plus longtemps à la tête du FC Nantes est José Arribas, de 1960 à 1976 soit seize saisons complètes. Il est également le plus titré avec trois titres de champion de France (1965, 1966, 1973) sur les huit remportés par le club. Les autres entraîneurs titrés sont Jean Vincent (deux championnats, une coupe de France), Jean-Claude Suaudeau (deux championnats) et Raynald Denoueix (un championnat, deux coupes de France).

Robert Budzynski a exercé la fonction de directeur sportif de 1970 à octobre 2005,. Si l'on y ajoute sa présence en tant que joueur à partir de 1963, Robert Budzynski est resté quarante-deux ans impliqué au sein du club, un record. En le nommant directeur sportif, Louis Fonteneau et José Arribas innovent en France où ce type de poste n'existe presque pas. Son poste est proche de celui de « manager général » courant en Angleterre : il effectue le lien entre les joueurs salariés et les dirigeants bénévoles, et supervise le recrutement, avec des feuilletons mouvementés à l'occasion de certains transferts comme pour Hugo Bargas ou Robert Gadocha. La politique de recrutement nantaise reste tout de même traditionnellement sage, en partie par choix afin de privilégier la formation, en partie par un manque de moyens financiers qui empêche d'ailleurs l'équipe de retenir ses meilleurs éléments, notamment à partir du départ de Thierry Tusseau en 1983,.

Avant Budzynski, une fonction comparable est occupée par Antoine Raab de sa démission du poste d'entraîneur en mars 1956 jusqu'en 1962,.

Depuis octobre 2005, la direction sportive a d'abord été confiée à Japhet N'Doram en tant que responsable du recrutement. Celui-ci est remplacé par Xavier Gravelaine à l'arrivée de Luc Dayan, en juin 2007, en tant que conseiller sportif, poste qu'il quitte six semaines plus tard, en août 2007. Enfin, le nouveau président Waldemar Kita nomme Christian Larièpe au poste de directeur technique, qu'il occupe depuis octobre 2007.

Le tableau suivant donne une liste de joueurs qui ont marqué le club par le nombre de matchs qu'ils ont disputés, par les titres qu'ils ont obtenus ou pour leurs performances individuelles. Les statistiques indiquées (années d'activité au club, matches, buts) concernent le championnat de D1/L1 uniquement.

Le FC Nantes joue ses premiers matches au stade du Vivier, terrain du club de la Saint-Pierre, au stade de la Contrie, terrain de la Mellinet, et au stade du parc de Procé, avant d'obtenir l'autorisation de jouer au stade municipal de Malakoff (9 000 places, dont 3 000 assises). Mais la pelouse de ce dernier est utilisée comme parc automobile par la Wehrmacht, puis subit les bombardements meurtriers des 16 et 23 septembre 1943. Le stade est rouvert le 15 octobre 1944, mais les compétitions sont suspendues : le FCN ne s'y installe donc réellement qu'en septembre 1945, pour ses débuts en D2. Le FCN y demeure au fur et à mesure de sa montée en puissance, et grâce à des agrandissements en 1951 et en 1955, puis à une rénovation complète en 1968-1969, le stade, devenu stade Marcel-Saupin en mars 1965 en hommage au fondateur du club, atteint près de 30 000 places, dont 13 000 assises.

La situation du stade Saupin en centre-ville limite cependant tout nouvel agrandissement, et à la faveur de l'organisation française de l'Euro 1984, est bâti à la périphérie nord de la ville un stade flambant neuf à l'architecture futuriste, le stade de la Beaujoire, inauguré le 8 mai 1984 lors d'un FCN-Roumanie et baptisé en 1989 du nom du président Louis Fonteneau. D'une capacité maximale de 52 923 places (record d'affluence : 51 359, pour France-Belgique, pendant l'Euro 84), il bénéficie d'une rénovation à l'occasion de la coupe du monde 1998 : les grillages sont supprimés (une première en France), les tribunes debout sont converties en places assises (pose de 15 000 sièges), la pelouse est remise à neuf, de nouvelles loges sont installées. La capacité est alors de 38 285 places. Il ne subit pas de modification majeure par la suite, hormis l'installation d'une nouvelle pelouse en 2001, et l'ajout d'écrans géants à l'occasion de la coupe du monde de rugby 2007.

Le président Waldemar Kita affirme en 2008 souhaiter un projet d'agrandissement, voire de remplacement du stade de la Beaujoire qu'il décrit comme « vétuste. » Il souhaite bénéficier du projet d'organisation de l'Euro 2016 par la France pour augmenter la capacité, notamment en loges. Le nombre de places pourrait être porté à 57 000, si le stade est finalement retenu dans le dossier de candidature.

Le stade Saupin, lui, est dévolu à partir de 1984 aux matches de la réserve, avant d'être en grande partie démoli à partir de 2007. L'équipe réserve emménage alors au stade Michel-Lecointre.

Le FC Nantes s'entraîne dans un premier temps dans les installations de la Saint-Pierre de Nantes (château du Vivier) ou de la Mellinet (stade de la Contrie, doté d'un éclairage à partir de 1953), au parc du Grand-Blottereau ou encore le plus souvent au parc de Procé. Les conditions s'améliorent dans les années 1970 puisque le FCN fréquente essentiellement, outre Procé, le centre sportif des Basses-Landes récemment aménagé par la municipalité, à l'écart du centre-ville. Mais cela ne suffit toujours pas et sous l'impulsion du président Louis Fonteneau est lancé le projet de centre d'entraînement à la Jonelière : les travaux débutent en 1976 et le centre est inauguré en septembre 1978. Les lieux accueillent également le siège du club et le centre de formation et sont baptisés « centre sportif José Arribas » après la mort de ce dernier, en 1989.

Constamment amélioré (comme après le titre en 2001), le centre d'entraînement de la Jonelière compte sur quatorze hectares sept terrains (trois gazonnés, deux synthétiques, un stabilisé, un synthétique sablé), la fameuse « fosse » bien connue pour les entraînements collectifs que Jean-Claude Suaudeau aimait y diriger (à l'époque en dur et désormais en synthétique), une salle de musculation et une balnéothérapie.

Le FC Nantes est une SASP, au capital de 2 575 725 euros, et au budget de 20 millions d'euros pour la saison 2007-2008,. Waldemar Kita est depuis le 2 août 2007 le propriétaire unique du FC Nantes, et assume à ce titre les fonctions de président et de directeur général de la SASP.

Le FCN est géré exclusivement sous forme associative de sa création en 1943 jusqu'en 1992. Présidé successivement par ses sulfureux fondateurs Jean Le Guillou et Marcel Saupin jusqu'en 1958, puis par Jean Clerfeuille de 1959 à 1968, et par Louis Fonteneau de 1969 à 1986, le club connaît une fragilité financière chronique qui le plonge dans de de graves difficultés en 1992, avec un déficit de 61,5 millions de francs qui le contraint, sous peine de rétrogradation en deuxième division, à se scinder en deux parties. Une SAOS (société anonyme à objet sportif) est créée pour la section professionnelle et porte le nom de « FC Nantes Atlantique », et l'association (majoritaire dans la SAOS) gère les sections amateurs et jeunes. Le rétablissement financier est la cause directe de la vente de nombreux joueurs dans les années 1990.

En 2001, le FCNA toujours contrôlé par la municipalité de Nantes par le biais de l'association, est cédé à la Socpresse, qui effectue une transformation de la SAOS en SASP (société anonyme sportive professionnelle). Le rôle de l'association se réduit en quasi-totalité, le centre de formation passant sous le contrôle de la SASP, et la gestion de la SASP passant à un conseil d'administration, en remplacement des anciennes instances (directoire et conseil de surveillance de l'association).

Le FC Nantes a connu treize présidents, dont six présidents de l'association jusqu'en 1992, trois présidents de la SAOS de 1992 à 2001, et quatre présidents de la SASP depuis 2001. Quatre présidents seulement ont remporté des titres (championnat ou coupe de France), le plus titré étant Louis Fonteneau (quatre championnats, une coupe), suivi de Jean Clerfeuille (deux championnats), Kléber Bobin (un championnat, deux coupes) et Guy Scherrer (un championnat).

Comme beaucoup de clubs de football professionnel, le FC Nantes dispose de groupes de supporters (une vingtaine de groupes selon le club). Le plus ancien est le groupe « Allez Nantes Canaris », en fait résultat de la fusion en 1976 de deux clubs : « Allez Nantes », fondé en 1946 et longtemps le seul club de supporters, proche de la direction, et « Les Canaris » fondé en 1972. ANC réside dans la tribune Erdre, tandis que la tribune Loire est animé par la « Brigade Loire » apparue en 1998-1999, avec pour référence le mouvement ultra.

L'ambiance des matches à Nantes est souvent qualifiée de timide, déjà au stade Marcel-Saupin, comportement qui correspond aussi à une certaine exigence de la part de spectateurs réclamant du beau jeu. Cette attitude, qui permet des matches de très haute intensité dans les tribunes dans les saisons de réussite, mène cependant une partie des spectateurs à dénigrer ses propres joueurs à d'autres périodes, parfois de manière injuste, y compris en leur temps pour des joueurs comme Jean-Claude Suaudeau, Henri Michel, Omar Sahnoun, et plus récemment pour des recrues, voire des jeunes joueurs, jugés décevants dès leurs premiers matches.

Les supporters nantais ne sont pas réputés pour leur violence, malgré quelques épisodes dans les années 1980 avec le « Loire Side » dissoute en 1990, et surtout dans les années 1990, notamment du fait du groupe « Urban Service » qui se réclame du mouvement hooligan.

Grâce à des efforts de la direction du club, le public du FC Nantes est aujourd'hui réputé pour son fair-play. Sa fidélité est également démontrée par l'affluence moyenne de 22 771 spectateurs par match lors de la saison de Ligue 2 en 2007-2008, ce qui aurait constitué la huitième affluence de Ligue 1, et représente la deuxième affluence saisonnière de l'histoire de la deuxième division française, derrière Saint-Étienne en 1998-1999.

Parmi les rivalités les plus marquantes, le « derby » contre le SCO Angers a longtemps été le plus important (notamment avant la montée en première division de 1963), ainsi que la rivalité sportive contre Saint-Étienne, surnommée le « derby de la Loire ». La rivalité la plus forte et la plus durable est cependant le « derby de l'Atlantique » entre Bordeaux et Nantes. Le « derby » avec le Stade Rennais est quant à lui relativement récent, notamment en raison d'un enjeu sportif souvent assez faible : les publics des deux clubs bretons sont au contraire historiquement assez proches.

Le Football Club de Nantes connaît dès sa naissance l'attention de la presse locale. Le quotidien Le Phare en fait mention dès le 6 avril 1943, avant même la finalisation de la création, et L'Ouest-Éclair évoque le club et le nom de son premier entraîneur, Aimé Nuic, le 30 avril. Le FC Nantes intéresse en revanche peu la presse nationale, même spécialisée. Il fait la « une » de France Football pour la première fois le 4 juin 1963 à l'occasion de la montée en première division,, et est ainsi affiché sur de nombreuses couvertures de presse dans les années 1960 à 1990 en raison de ses nombreux succès. Le jeu séduisant de l'équipe de José Arribas séduit notamment très vite la presse qui voit en Nantes le « printemps du football français » et le successeur du Stade de Reims des grandes années. Le fameux magazine britannique World Soccer affiche même Philippe Gondet en jaune et vert sur sa « une » de février 1986. La rivalité entre les Canaris et les Verts est un peu plus tard un des thèmes récurrents du championnat. Pourtant, on perçoit encore à la fin des années 1970 combien le FCN intéresse peu la presse plus habituée aux transferts spectaculaires ou aux crises répétées de clubs plus médiatiques (Marseille en tête), mais aussi aux succès européens de Saint-Étienne. Seuls le recrutement de quelques stars passionne les journalistes : Hugo Bargas, Robert Gadocha, Vahid Halilhodzic, Jorge Burruchaga ou plus récemment Fabien Barthez, ou encore le feuilleton du transfert raté de l'Israélien Mordechai Spiegler en 1970,.

Du fait de ses bons résultats, le FCN connaît de nombreuses retransmissions télévisées. Le 20 février 1965, le match Nîmes-Nantes (0-3) est le premier match télévisé de l'histoire du football français. La rencontre commentée par Thierry Roland et suivie par la France entière grâce à trois caméras, montre l'envol des Canaris vers leur premier titre : pour Miroir Sprint, « Nantes a crevé l'écran ». Nantes participe également à un autre événement lorsque le 9 novembre 1984, Canal+ diffuse son premier match de D1, Nantes-Monaco (1-0), commenté par Charles Biétry et Michel Denisot, et suivi grâce à cinq caméras,.

Le recul des résultats du FCN entraîne une plus grande discrétion encore dans les médias nationaux, même si la majorité des matches décalés au lundi pour être retransmis sur Eurosport implique le FCN, ce qui entraîne des contestations de supporters d'autres équipes. La couverture médiatique locale reste quant à elle importante. La télévision locale Nantes 7, lancée en 2004 par la Socpresse alors actionnaire du club, consacre quotidiennement son Journal des Canaris à l'actualité du FCN, qui finance lui-même l'émission,, et consacre une bonne place au FCN dans ses autres émissions sportives. Les matches sont couverts de façon détaillée par la presse locale et ses sites internet (Presse-Océan, Ouest-France, maville.com), et les matches sont retransmis en direct commenté par deux radios locales (Hit West et France Bleu). Enfin, depuis 2004, Nantes bénéficie d'une édition locale de l'hebdomadaire But!, comme pour six autres clubs français. Le club édite également son magazine distribué les soirs de matches à domicile, et titré FCNantes magazine depuis 2008, ainsi que son site internet, créé en 2000 (fcna.fr) et devenu fcnantes.com fin 2007, qui diffuse également des reportages quotidiens sous le nom « FC Nantes TV ».

Sous l'impulsion de José Arribas, le FC Nantes fait étalage d'un jeu offensif et collectif, que l'entraîneur préfère décrire comme un « état d'esprit » ou une « conception » plutôt qu'un système ou une organisation. Ce jeu séduit les spectateurs, les médias et même les adversaires témoignent de leur admiration : « Jamais nous n'avions vu ici une formation pratiquer un football d'une telle qualité cette saison » déclarent ainsi les observateurs valenciennois après un match de Nantes dans le Nord au début de la saison 1964-1965. Le jeu particulier du FC Nantes est surnommé jeu « à la nantaise » au début des années 1990.

Le jeu nantais, tel qu'il a été défini par José Arribas, puis par Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix qui se placent dans sa filiation, met en avant le mouvement,,, la disponibilité des joueurs pour proposer des solutions au porteur du ballon, ce qui passe notamment par l'anticipation, l'usage des espaces et la multiplication des courses et des appels, ou encore la recherche de la vivacité et des changements de rythme. Le jeu en passes courtes est généralement privilégié pour réduire l'engagement physique (défavorable au mouvement) et accélérer la remontée du ballon.

D'autres aspects correspondent plus spécifiquement aux qualités propres aux différentes équipes de l'histoire du club : attaque autour d'un pivot (Angel Marcos), en 1973, accélération de la transmission grâce aux passes sans contrôle à partir de 1983, jeu direct réduisant le nombre de passes et appuyant sur les qualités plus physiques que techniques des joueurs en 1995, ou encore à l'inverse multiplication des passes courtes et rapide pour remonter le ballon ligne après ligne sur le mode du toque sud-américain.

Terme souvent galvaudé, le jeu dit « à la nantaise » est considéré comme disparu depuis le début des années 2000. Alors qu'un Denoueix insiste sur le caractère intemporel de tels moyens pour assurer le succès, l'idée d'un style de jeu particulier et axé sur l'offensive est critiquée comme ne convenant plus au football moderne, ce qui fait abstraction du contexte dans lequel Arribas l'a imposé, le football des années 1960 où la notion de réalisme prenait le pas sur la créativité.

La popularité du FC Nantes semble en recul, si l'on se fie aux trois sondages successifs organisés à ce sujet pour les clubs français. Un sondage d'août 2004 place le club en quatrième position avec 6% de réponses spontanées et 7% chez les personnes intéressées par le football (le FCN est en revanche loin en première position chez les « habitants du grand Ouest » avec 23% de réponses spontanées). Un sondage comparable effectué en mars 2006 montre un net recul en huitième position, avec 3% de réponses spontanées et 4% chez les amateurs de football. Le FCN demeure en huitième place dans un sondage de février 2007 pour l'hebdomadaire France Football, mais avec un score plus réduit encore : 2% de réponses spontanées, 2,1% dans un échantillon large d'amateurs de football, 2,8% dans un échantillon de plus passionnés. Par ailleurs, malgré la tradition du club, le FC Nantes est placé dixième du classement des clubs ayant le plus beau jeu. Les scores sont toujours très légèrement meilleurs chez les amateurs de football.

Le FC Nantes est évoqué dans différents contextes culturels, notamment dans ses périodes de succès sportifs. En 1977, dans un fameux sketch sur la télévision, l'humoriste Coluche se moque du journal de 20 heures : « "En football, Nantes-Nice, match nul 6-4..." Ça veut dire que le match était sans intérêt, "Comment t'as trouvé le match ?" "Nul. bof..." ».

Dans la littérature on note le roman Jouer Juste de François Bégaudeau (2003) qui imagine le discours d'un entraîneur à ses joueurs, à la mi-temps d'une finale de coupe d'Europe, et fait clairement référence au FC Nantes, dont l'auteur est admirateur, notamment par le biais des prénoms (Marama, Viorel, etc.). Autre roman à l'allusion moins voilée : The FC Nantes Experiment, du britannique Simon Rance (2006) qui raconte son immersion parmi les supporters nantais pendant une saison complète, avec son regard d'étranger, sur un mode proche d’Une saison de Vérone de Tim Parks. Ce roman n'a toutefois pas été traduit en français pour le moment.

Au cinéma, la référence la plus nette est faite par Un dérangement considérable, film de Bernard Stora (2000), dans lequel Jalil Lespert incarne un jeune footballeur amateur qui signe un contrat au FC Nantes. On peut remarquer d'autres allusions plus anecdotiques, comme avec le personnage de Paul Gatineau, quincailler nantais qui porte le maillot du FCNA, dans le film Camping de Fabien Onteniente (2006), ce dernier étant connu comme amateur de football.

L'entraînement de l'équipe réserve du FC Nantes et la direction du centre de formation sont assurés depuis 2005 par Laurent Guyot. Le centre de formation, né de la volonté de José Arribas, mène à la création d'un pensionnat de jeunes en 1972, puis à la construction de structures intégrées dans le centre d'entraînement de la Jonelière inauguré en 1978. On compte notamment parmi les titres remportés par les jeunes Canaris trois coupes Gambardella.

De nombreux internationaux français et étrangers en sont issus, et le FC Nantes est le seul club à avoir formé trois des joueurs composant l'équipe de France victorieuse de la coupe du monde 1998 : le capitaine Didier Deschamps, Marcel Desailly et Christian Karembeu. L'objectif du centre de formation est cependant avant tout de préparer des joueurs pour l'équipe première du FC Nantes. L'équipe championne de France en 1995 est ainsi composée pour moitié de joueurs formés au club, et celle de 2001 à 80%.

L'association « Ex-Canaris Nantais » est fondée en 1999 pour encadrer l'équipe des vétérans du FC Nantes, dont l'équipe est active depuis des années. Ils sont présidés par Jean-René Toumelin, ancien président du club. Les Ex-Canaris jouent divers matches de bienfaisance, essentiellement dans la région nantaise, mais se sont également élevés en 2007 contre la politique de la direction du club, à l'époque présidé par Rudi Roussillon.

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Équipe réserve et centre de formation du Football Club de Nantes

L’équipe réserve et le centre de formation du Football Club de Nantes constituent un vivier de joueurs qui a souvent permis d'enrichir l'équipe première par le passé. L'équipe championne en 2001 compte ainsi 22 joueurs formés au club sur 27 professionnels. Fruit d'une politique de jeunes initiée par José Arribas, elle a également permis à Jean-Claude Suaudeau ou encore Raynald Denoueix de se préparer à leur carrière ultérieure d'entraîneurs des professionnels.

Le centre de formation nantais installé à La Jonelière, et reconnu comme l'un des meilleurs sur le plan européen, a formé des joueurs de réputation internationale, comme les champions du monde Didier Deschamps, Marcel Desailly et Christian Karembeu, ou encore Claude Makelele.

Les performances de l'équipe réserve du FC Nantes sont assez modestes, en regard avec l'équipe professionnelle. Albert Heil la dirige à partir de 1952 et la fait monter de la DHR (division 5) au championnat de France amateurs (division 3) en seulement quatre ans.

Jean-Claude Suaudeau est nommé entraîneur-joueur de la réserve du FCN en 1970, et celle-ci prend part à partir de 1971 à la division 3 (créée en 1970). Le titre est remporté en 1974 (finale contre Amiens SC), une autre finale ayant été perdue contre le Toulouse FC en 1983, sous Raynald Denoueix.

La réserve est reléguée de CFA en CFA2 en 1999, elle remonte l'année suivante, puis redescend en 2007.

Une équipe C a également existé en D4 puis en DH, à partir de 1987, dirigée par Gilles Albert.

C'est sous l'impulsion de José Arribas que Nantes mène une politique active de recrutement de jeunes joueurs, en offrant leur premier contrat professionnel à des joueurs comme Bernard Blanchet, Jean-Paul Bertrand-Demanes, Gilles Rampillon ou encore Loïc Amisse, né à Nantes et qui joue avec les minimes dès 1966 avant de jouer avec les professionnels à partir de 1973. En 1972 ouvre un « foyer des jeunes » destiné à héberger de jeunes joueurs pour leur « apprentissage », installé dans deux maisons du centre-ville nantais. Parmi les premiers à en bénéficier se trouvent Thierry Tusseau, Maxime Bossis, Omar Sahnoun, Oscar Muller.

Ceci conduit le club à la construction d'un véritable centre de formation dans le cadre du projet de centre sportif de la Jonelière, inauguré en 1978. Ses structures de pointe dans le football français de l'époque, alliant enseignement scolaire, internat et centre d'entraînement, et dirigées par Jean-Claude Suaudeau, permettent de former les futurs joueurs de l'équipe première, et certains des meilleurs joueurs de leur génération. Les jeunes Canaris remportent notamment la coupe nationale des Cadets et deux coupes Gambardella. Le centre est alors, selon Didier Deschamps qui en est issu, « ce qui se fait de mieux, au niveau européen, en ce qui concerne la formation de jeunes footballeurs. » Lorsque Suaudeau devient entraîneur de l'équipe première en 1982, Raynald Denoueix, devenu entraîneur à l'US Gétigné est chargé de la formation et prépare notamment la génération qui remportera le titre de 1995, puis les joueurs qu'il prendra lui-même en mains en 1997.

Après Serge Le Dizet, ce dernier victorieux de la troisième Gambardella du club (2002), le centre de formation est dirigé depuis 2005 par Laurent Guyot, sous la direction duquel a notamment été remporté le championnat de France des 16 ans en 2006 (équipe entraînée par Franck Maufay.

Un centre de préformation installé à Saint-Sébastien-sur-Loire en 1997 est repris par la Direction technique nationale en 2008 (« Pôle Espoirs »), que dirige l'ancien nantais Franck Maufay.

Ayant remporté plusieurs fois le challenge du meilleur club de jeunes de la FFF, le FC Nantes figure en moins bonne position dans les classements récents. Dans celui établi depuis 2005 par la Ligue de football professionnel, il figure à la 10e place en 2008 ; dans le classement de la Direction technique nationale, il figure à la 11e place. Diverses évaluations effectuées au niveau européen placent cependant toujours le FC Nantes en tête parmi les clubs français, comme une étude statistique universitaire de 2006, ou encore une étude du centre technique de la fédération italienne en 2007,. Par ailleurs la réputation du centre a amené la chaîne Arte à réaliser une série documentaire suivant la formation de plusieurs jeunes Canaris, intitulée « L'Académie du Foot ». On y suit notamment de près Vincent Briant et Dimitri Payet.

De nombreux joueurs ont effectué une carrière professionnelle à Nantes ou dans un autre club après être passés par le centre de formation du FCN, depuis sa création en 1972. En voici une sélection.

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Source : Wikipedia