Marc Lièvremont

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Posté par marvin 17/04/2009 @ 06:10

Tags : marc lièvremont, entraîneurs, rugby, sport

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Marc Lièvremont

Marc Lièvremont est un ancien joueur de rugby à XV et à sept français, actuel sélectionneur de l'Équipe de France de rugby, né le 28 octobre 1968 à Dakar (Sénégal).

Il a évolué en tant que troisième ligne aile dans les clubs de Perpignan, Paris et Biarritz, mais aussi en équipe de France de 1995 à 1999, marquant 5 essais en 25 sélections, et participant notamment au Grand Chelem de 1998 et à la Coupe du monde 1999.

Formé à l'Étoile sportive argelésienne d'Argelès-sur-Mer, il arrive à Perpignan en 1988, après avoir délaissé le poste de trois-quart centre pour celui de troisième ligne. À l'USAP, il remporte le Challenge Yves du Manoir en 1994 et porte le brassard de capitaine pendant sa dernière saison au club, en 1996-97. Régulièrement sélectionné en équipe régionale, il fait notamment partie de la sélection du Languedoc-Roussillon qui s'incline 35-18 face à l'Australie le 23 octobre 1993, marquant un essai à la 77e.

En 1997, il fait partie des 23 nouveaux joueurs recrutés par le Stade français et devient à la fin de la saison champion de France et finaliste de la Coupe de France. Il est parfois capitaine (en championnat et en Coupe d'Europe), notamment durant la saison 1999-2000, qui se termine une nouvelle fois par un titre de Champion pour le club parisien. S'il joue la demi-finale contre Toulouse, il n'est en revanche pas sélectionné pour la finale contre Colomiers. À l'intersaison, alors qu'il est supposé prolonger son contrat au Stade français, mais qu'il a été le seul joueur de l'effectif à soutenir ouvertement Georges Coste — l'entraîneur catalan venu à Paris en novembre 1999 et évincé par les joueurs en mai suivant —, il quitte finalement Paris pour Biarritz.

Au pays basque, il retrouve son frère Thomas qui vient lui aussi de quitter son club de Perpignan. Après une dernière saison 2001-2002 gâchée par une blessure qui l'empêche de jouer, il est contraint de mettre prématurément un terme à sa carrière sans pouvoir participer aux phases finales du championnat qui voient le triomphe de Biarritz..

Troisième ligne, jouant à gauche, il a effectué seize de ses sélections nationales comme titulaire avec le numéro 6, six avec le numéro 19 de remplaçant et trois, en 1995 et 1997, comme troisième ligne centre.

Excellent plaqueur, gratteur de ballons et en même temps coureur, dur au mal, doté d'un sens certain du sacrifice et d'un abattage impressionnant, il fut le prototype des "plaqueurs-gratteurs" qui suivirent, comme Serge Betsen avec qui il partageait le surnom de "Sécateur" ainsi qu'un gabarit limité pour un troisième ligne (1m83, 92 kg).

L'Oscar de bronze du Midi Olympique qu'il reçut en 1998 récompensa sans nul doute ses aptitudes de défenseur et sa présence permanente au soutien, qualités qu'il manifesta à la fois en club au Stade français durant la saison 1997-98 (à l'issue de laquelle le club fut non seulement champion de France mais aussi finaliste de la Coupe de France) et en équipe de France, notamment pendant le tournoi.

Malgré ses qualités, il ne fut cependant un "titulaire indiscutable" en équipe de France que pendant une courte période, évoluant à la même époque que d'autres troisièmes lignes accumulant les sélections comme par exemple Philippe Benetton. Il remplace d'ailleurs ce dernier à la 16e minute du premier match du tournoi des 5 nations 1998 contre l'Angleterre et conserve sa place jusqu'à la victoire sur le Pays de Galles et au grand chelem. Il sera également titulaire pour tous les matches de la Coupe du monde en 1999. Il met fin à sa carrière internationale à l'issue de la compétition, après avoir tout de même participé à deux des plus belles aventures de l'équipe de France pendant les années 90.

International en rugby à sept, il participa avec Thomas à la Coupe du monde de 1997 (Hong Kong).

Il fut également invité à de nombreuses reprises à disputer des matches avec les Barbarians français, que ce soit à XV ou à sept, et en fut même plusieurs fois le capitaine (1996, 2000).

Contraint de mettre un terme à sa carrière de joueur en 2002 en raison d'une blessure persistante au genou droit (une dizaine d'opérations), il reste dans son dernier club du Biarritz olympique où il devient d'abord manager, puis entraîneur des Espoirs durant deux saisons (2003-2005). À la même période, il prend également en charge l'équipe de France des moins de 21 ans, aux côtés de Philippe Agostini. Jusqu'en 2006, il est aussi co-entraîneur de l'équipe de France A.

En 2005, il devient l'entraîneur de l'US Dax qu'il emmène jusqu'en finale de Pro D2 en fin de saison. Le club échoue face à Albi mais prend sa revanche la saison suivante en battant La Rochelle le 27 mai 2007, accédant ainsi au Top 14.

Alors qu'il a convaincu ses deux frères, Thomas et Matthieu, troisièmes lignes également, de venir le rejoindre à Dax, Marc Lièvremont est nommé par Bernard Lapasset, alors président de la FFR, pour succéder à Bernard Laporte au poste de sélectionneur de l'Equipe de France de rugby.

Associé à Émile N'Tamack en charge des arrières et Didier Retière en charge des avants, il commence par une large revue d'effectif avec 56 joueurs utilisés durant l'année 2008.

Il a disputé son premier match international le 14 octobre 1995, contre l'Italie lors de la Coupe Latine et son dernier match fut contre l'Australie, le 6 novembre 1999, en finale de la Coupe du monde.

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Équipe de France de rugby à XV

Match de rugby au Stade de France

L'équipe de France de rugby à XV est l'équipe qui représente la France dans les compétitions majeures de rugby à XV ; d'autres équipes représentent la France dans des compétitions internationales de rugby à XV : l'équipe "A" qui est une équipe réserve de l'équipe fanion, l'équipe des moins de 20 ans, l'équipe féminine etc.

Elle rassemble les meilleurs joueurs de l'Hexagone sous le patronage de l'U.S.F.S.A. (1906-1919), puis de la Fédération française de rugby depuis 1919.

En 1910 elle est admise à participer à la compétition opposant les quatre nations britanniques, qui prend à cette occasion le nom de Tournoi des cinq nations (appelé le Tournoi dans la suite de l'article) et fait ainsi son apprentissage du rugby international en se mesurant à ces équipes ; elle atteint leur niveau au milieu des années 1950 et remporte le Tournoi à plusieurs reprises de 1959 à 1962. L'équipe de France connaît une période faste pendant les années 1980 sous la conduite de son entraîneur Jacques Fouroux, remportant six fois le Tournoi en neuf ans avec deux Grand chelems en 1981 et 1987. Elle est finaliste de la première édition de la coupe du monde en 1987, performance qu'elle réussit à nouveau lors de la coupe du monde en 1999.

Depuis plus de quarante ans, l'équipe de France se maintient à un très haut niveau sur la scène internationale, elle pratique un jeu offensif qui est très apprécié par les amateurs de rugby à XV, en France et à l'étranger où on l'appelle le Beau jeu ou French flair. Depuis le 15 mars 2008, elle occupe le septième rang au classement des équipes nationales de rugby.

Cette équipe a compté de nombreux joueurs talentueux, comme Serge Blanco, Jean-Pierre Rives, Philippe Sella, Jean Prat, Jo Maso et André Boniface qui font tous partie du Temple international de la renommée du rugby.

Le rugby à XV est introduit en France en 1872 par des marchands anglais qui fondent le Le Havre athletic club rugby.

Le premier match international a lieu au stade d'Édimbourg entre l'Écosse et l'Angleterre le 27 mars 1871,, mais la France devra attendre 35 ans pour avoir une équipe qui puisse être confrontée aux équipes nationales britanniques.

La première sélection nationale de rugby à XV de l'U.S.F.S.A. est formée dès 1893 pour affronter en Angleterre, l'équipe du Civil Service Athletic Club. Cette sélection française est exclusivement composée de joueurs du Racing et du Stade français. Le 13 février, la sélection française affronte le Civil Service devant 10 000 spectateurs et s'incline de peu sur le score de 2-0. Le lendemain, deuxième match de cette mini-tournée anglaise face à Richmond FC renforcé par deux fameux joueurs d'autres clubs. Les dirigeants de Richmond ont assisté au match du 13, et se méfient, d'autant qu'une semaine plus tôt, Civil Service s'était imposé 15-0 face à leur équipe. Richmond s'impose finalement sur le score de 9-3.

Le 6 avril 1896, lendemain de la finale du championnat de France, la sélection française rencontre les écossais d'Edimbourg avec 12 joueurs ayant joué la veille. Les Sports Athlétiques, organe officiel de l'U.S.F.S.A., publie le 21 novembre 1896, un article signé Louis Dedet qui plaide pour la constitution d'une équipe de France.

Une équipe de France comprenant des joueurs de trois clubs parisiens (Racing, Stade français et Cosmopolitain) dispute le tournoi olympique de 1900. Cette formation bat le club allemand du FC Francfort (par 27-17) le 14 octobre à la Cipale, puis remporte le titre olympique en battant aussi l'équipe anglaise des Moseley Wanderers le 28 octobre sur le score de 27-8. Ce match est disputé à la Cipale devant 6 000 spectateurs, c'est la plus grosse affluence des Jeux olympiques.

De 1902 à 1905, la sélection française dispute et perd successivement plusieurs matchs contre une sélection canadienne (10-23), l'équipe de Swansea (0-20) et l'équipe irlandaise des Bective Rangers (8-13).

Le premier match officiel du XV de France U.S.F.S.A. a lieu le 1er janvier 1906, face aux All-Blacks alors en tournée européenne. Ce match, arbitré par Louis Dedet, est disputé au Parc des Princes devant 3 000 spectateurs et se termine par une victoire des Néo-zélandais par 38-8,. Le capitaine Henri Amand a l'honneur d'être le premier capé du rugby français. Cette équipe comporte aussi un Anglais, William Crichton ainsi qu'un Américain, Allan Muhr.

Le 22 mars, l'équipe de France, qui inaugure sa première tenue tricolore (maillot bleu, culotte blanche et bas rouges), rencontre l'Angleterre au Parc des Princes et perd 8 à 35. Ce résultat honorable conduit les Anglais à jouer un match annuel contre le XV de France, ils sont imités un peu plus tard par les Gallois et les Irlandais.

L'équipe de France est admise pour la première fois à disputer le Tournoi en 1910. Les Français n'étaient que quatorze la veille du match lors du rassemblement des joueurs à la gare Saint-Lazare , le dirigeant Charles Brennus a alors l'idée de récupérer d'urgence un joueur parisien, Joé Anduran, pour compléter l'équipe et permettre ainsi à l'équipe de France de jouer son premier match du Tournoi au complet. Le XV de France fait son apprentissage du rugby international et termine régulièrement dernier du Tournoi jusqu'en 1914 (exception faite de l'année 1911 où elle termine quatrième devant l'équipe d'Écosse).

De 1906 à 1914, l'équipe de France dispute 28 rencontres internationales et remporte une seule victoire, contre l'Écosse le 2 janvier 1911 sur le score de 16-15, c'est sa première victoire internationale,. Dans cette équipe conduite par Marcel Communeau, l'ailier Pierre Failliot, surnommé l’Autobus, se met en évidence en marquant deux essais et en évitant un essai écossais à quelques secondes de la fin du match.

Après la première Guerre mondiale, l'équipe de France rencontre l'équipe de Nouvelle-Zélande, appelée alors les Kiwis, le 11 mai 1919. Les Français sont près de réaliser un exploit, ils ne s'inclinent que par 13-14. L'équipe de France progresse et parvient à remporter deux matchs sur quatre lors des Tournois des cinq nations en 1921, 1930 et 1931. Elle remporte son premier match en déplacement le 3 avril 1920 à l'occasion d'un match contre l'équipe d'Irlande à Dublin. Sous la conduite de son capitaine, Philippe Struxiano, la France l'emporte nettement par 15-7 en marquant cinq essais contre un aux Irlandais.

Elle dispute l'épreuve de rugby des Jeux olympiques de 1920 à Anvers, les équipes de France et des États-Unis sont les seules équipes participantes, les Français remportent une médaille d'argent après avoir perdu contre les Américains sur le score de 0-8. Quelques semaines plus tard, l'équipe de France prend sa revanche en gagnant par 14-5 à Paris.

Les deux équipes se retrouvent en finale des Jeux olympiques de 1924 à Paris, l'équipe des États-Unis remporte à nouveau la médaille d'or en battant la France sur le score sans appel de 17-3. Cette victoire des Américains marque aussi la fin de la compétition de rugby dans le cadre des Jeux olympiques.

De 1920 à 1930, l'équipe de France dispute cinquante matchs internationaux et en remporte treize, elle bat au moins une fois toutes les équipes européennes mais subit une défaite nette contre l'équipe de Nouvelle-Zélande par 6-30 en janvier 1925, ce qui montre qu'elle doit encore progresser pour se hisser au niveau des meilleures équipes mondiales. Parmi ces victoires, celle acquise le 2 avril 1927 a une importance particulière car c'est la première obtenue contre l'Angleterre. Jusqu'à cette date la France avait perdu 15 des 16 rencontres contre les Anglais et avait fait, au mieux, match nul en 1922. Adolphe Jauréguy est le capitaine du XV de France qui réussit cette performance ; l'année suivante, le 9 avril 1928, il conduit à nouveau son équipe pour une première victoire contre l'équipe du pays de Galles (8-3).

En 1931, la France est exclue pour professionnalisme (paiement des joueurs, recrutement inter-clubs) et en raison de son jeu violent lors de certains matchs. Le match France-Galles du Tournoi 1930 est d'une extrême brutalité, aussi bien sur la pelouse — avec de nombreux joueurs blessés — que parmi les spectateurs car ces derniers étaient pressés les uns contre les autres dans les tribunes ou sur le bord de touche alors qu'à l'entrée du stade, près de 20 000 spectateurs potentiels n'avaient pu assister au match.

Une majorité de clubs dénoncent aussi le professionnalisme pratiqué par les meilleures équipes et font sécession en décembre 1930 en fondant l'Union française de rugby amateur. Ils refusent que leurs joueurs soient sélectionnés, ce qui abaisse sensiblement le niveau de jeu de l'équipe.

Pendant cette période, l'équipe de France rencontre uniquement des équipes d'un niveau inférieur à celui des équipes britanniques: les équipes d'Italie, d'Allemagne et de Roumanie.

La France est de nouveau admise dans le Tournoi en 1939 après que la Fédération française de rugby a trouvé un accord en 1932 avec les clubs entrés en dissidence. La Seconde Guerre mondiale interrompt le Tournoi pendant plusieurs années. Par la suite l'équipe de France ne participe à nouveau au Tournoi qu'à partir de 1947.

Après la Seconde Guerre mondiale, l'équipe de France (les Bleus), reprend les matchs internationaux le 22 décembre 1945 contre le pays de Galles ; au cours de la même année elle dispute des matchs contre l'armée britannique en janvier et contre les Lions britanniques en avril.

Les Bleus poursuivent leur progression de 1945 à 1950, ils disputent 26 matchs et en remportent 14, ils obtiennent ensuite un bilan positif de 1950 à 1958 avec 30 victoires pour 49 matchs disputés. Le 21 février 1948, ils parviennent pour la première fois à battre les Gallois sur leur terrain, à Swansea sur le score de 11-3. Cet exploit vaut à Robert Soro d'être surnommé le « Lion de Swansea ». Un mois plus tôt, les Français avaient réalisé une autre première en battant l'Australie à Paris.

Le 24 février 1951, les Français, emmenés par leur capitaine Guy Basquet, parviennent pour la première fois à vaincre les Anglais dans leur stade de Twickenham (par 11-3). C'est le dernier adversaire du Tournoi qu'il leur restait à battre en déplacement.

En 1952, la France est à nouveau menacée d'être exclue du Tournoi, coupable selon les Britanniques de professionnalisme (recrutements, primes de match, intéressements). Pour éviter la sanction, la fédération française promet d'abolir le championnat de France et fournit une liste de joueurs jugés coupables de professionnalisme, dont Jean Dauger, Robert Soro et Maurice Siman. Cette nouvelle exclusion du Tournoi est ainsi évitée, le championnat de France 1952-53 est cependant maintenu à la suite de la pression exercée par la grande majorité des clubs français.

L'équipe de France obtient des victoires partagées dans le Tournoi en 1954 (avec l'Angleterre et le Pays de Galles) et 1955 (avec le Pays de Galles). Elle montre ses progrès en perdant au plus deux matchs par Tournoi, sauf en 1952 (3), 1953 (3) et 1957 (4).

Le XV de France bat pour la première fois les All Blacks le 27 février 1954,, c'est Jean Prat qui est à la fois le capitaine des Bleus et le réalisateur des trois points qui donnent la victoire aux Français. Jean Prat est aussi le capitaine du XV de France qui bat pour la deuxième fois les Anglais à Twickenham en 1955, cette même année il est porté en triomphe par les Gallois au terme de sa carrière dans le Tournoi, un journaliste anglais le surnomme alors Mister Rugby.

Le 16 août 1958, l'équipe de France remporte sa première victoire par 9-5 face aux Springboks à l'Ellis Park de Johannesburg, sous la conduite de Lucien Mias,, le Docteur Pack. La tournée en Afrique du Sud de l'équipe de France, pourtant handicapée par plusieurs absences, est un succès complet car lors du premier match elle avait fait match nul 3-3. L'équipe de France démontre alors qu'elle peut rivaliser avec les meilleures équipes au monde, ces bons résultats préfigurent les succès à venir dans le Tournoi.

Dans la continuité de son succès en Afrique du Sud en 1958, l'équipe de France remporte seule le Tournoi pour la première fois (victoire non partagée avec une autre équipe) en 1959 sous la conduite de Lucien Mias.

Elle remporte à nouveau le Tournoi en 1960 (avec l'Angleterre, les deux équipes comptent un match nul et trois victoires), 1961 (à nouveau invaincue, avec 3 victoires et un match nul) et 1962 (avec 3 victoires et une courte défaite 0-3 contre les Gallois).

Les équipes qui remportent ces premières victoires dans le Tournoi comprennent de nombreux joueurs de talent comme Alfred Roques, Amédée Domenech, Lucien Mias, François Moncla, Michel Crauste (le Mongol), Michel Celaya, André et Guy Boniface, Christian Darrouy et Pierre Albaladejo.

Les Bleus remportent une autre série de victoires dans le Tournoi en 1967, 1968 et 1970 (avec le Pays de Galles). Entre les deux séries de victoires françaises, le Tournoi est dominé par les Gallois qui terminent en tête à quatre reprises.

Guy Camberabero, associé à son frère Lilian, est le principal artisan de la victoire de 1967 en réussissant 49 des 67 points marqués par les Bleus.

Au cours de cette période, la France remporte 52 des 93 matchs (56%) qu'elle dispute,. Son principal succès est l'obtention de son premier Grand chelem en 1968 sous le capitanat de Christian Carrère et avec des joueurs renommés tels que Benoît Dauga, Walter Spanghero, Pierre Villepreux et les frères Camberabero. Ce n'est pas une seule équipe de quinze joueurs qui a réalisé cette performance mais pratiquement deux car au total vingt-sept joueurs français ont participé aux quatre matchs du Tournoi de 1968.

Malgré ses bons résultats d'ensemble, le XV de France ne parvient pas à battre les All Blacks ; les huit rencontres qui opposent les deux équipes de 1961 à 1968, que ce soit au stade de Colombes ou lors de deux tournées effectuées en Nouvelle-Zélande, se terminent par huit victoires des Néo-zélandais.

Le bilan des Bleus contre l'équipe d'Afrique du Sud, de 1961 à 1968, est lui aussi négatif avec quatre défaites (dont deux à Colombes), deux victoires et un match nul. Les Français doivent se satisfaire d'avoir battu deux fois les Springboks sur leur terrain, à Springs en 1964 par 8-6 et en 1967 à l'Ellis Park sur le score de 19-14.

Pendant cette période, l'équipe de France ne rencontre que trois fois l'équipe d'Australie, battant deux fois les Wallabies et ne perdant que d'un point lors du troisième match en août 1968 à Sydney.

La France remporte le Tournoi en 1973, toutes les équipes finissant avec le même nombre de points, et en 1977, avec un Grand chelem (GC), mais c'est la décennie du Pays de Galles qui gagne cinq fois le Tournoi en sept éditions achevées. Le bilan des confrontations entre les deux équipes est nettement à l'avantage des Gallois qui remportent six victoires, pour trois défaites et un match nul. Les matchs entre les équipes de France et du Pays de Galles mettent aux prises de brillantes individualités comme les Gallois Barry John, Gareth Edwards, JPR Williams, John Taylor et Gerald Davies et les Français Jean-Pierre Rives, Claude Dourthe, Jean-Pierre Lux, Jo Maso, Jean Trillo et Jean-Michel Aguirre. Les deux équipes se disputent la victoire dans le Tournoi 1976 (avec un Grand chelem à la clé) à l'Arms Park de Cardiff, le match est très serré et se termine par une victoire des Gallois par 19-13. Malgré cet échec, ce Tournoi a mis en avant le potentiel du XV de France qui possède un pack surpuissant avec notamment Jean-Pierre Bastiat, Jean-François Imbernon, Michel Palmié, Gérard Cholley et Robert Paparemborde. Les deux équipes se disputent aussi la victoire dans le Tournoi avec GC en 1978 lors d'un autre match Galles - France dont les Gallois sortent à nouveau vainqueurs.

Jacques Fouroux est le capitaine de l'équipe qui réalise le Grand chelem en 1977, il forme avec Jean-Pierre Romeu une paire de demis exemplaire. Cette année là, l'équipe de France n'encaisse pas d'essai au cours des quatre rencontres du Tournoi et c'est la même équipe de quinze joueurs qui dispute et gagne les quatre matchs. Les Bleus prennent tout d'abord leur revanche sur les Gallois (16-9) puis battent les Anglais à Twickenham (4-3) à l'issue d'un match acharné, deux autres victoires contre les Écossais et les Irlandais leur permettent de réaliser le Grand chelem.

Pendant cette période, les Bleus gagnent 41 des 77 matchs (53%) qu'ils disputent. Cette statistique, qui indique une performance d'ensemble plutôt moyenne, masque le fait que l'équipe de France a réalisé plusieurs exploits tels que son Grand chelem de 1977 et un bilan positif face à la meilleure équipe au monde, les All Blacks. De 1973 à 1979, les Français ont rencontré cinq fois les All Blacks, ils ont remporté trois victoires contre deux défaites. La victoire par 24-19 obtenue le 14 juillet 1979 à l'Eden Park de Auckland est restée dans les mémoires en raison du panache avec lequel elle a été acquise,. Les Bleus marquent quatre essais contre deux aux All Blacks et battent pour la première fois les Néo-zélandais sur leur terrain.

L'équipe de France est dominée par les Springboks qui remportent six des sept confrontations disputées entre 1971 et 1980, la septième rencontre se terminant sur un score nul 8-8. À l'inverse, elle remporte quatre de ses six matchs disputés contre les Wallabies et ne subit qu'une défaite en 1971 à Toulouse.

C'est une période faste pour l'équipe de France conduite par son entraîneur emblématique, Jacques Fouroux, avec 6 Tournois gagnés en 1981, 1983 (victoire partagée avec l'Irlande), 1986 (victoire partagée avec l'Écosse), 1987, 1988 (victoire partagée avec le Pays de Galles) et 1989, avec 2 Grands Chelems en 1981 et 1987. À l'exception d'une saison 1982 décevante, les Bleus ont toujours terminé à une des deux premières places du classement du Tournoi de 1981 à 1989.

Le Grand chelem de 1981 est réalisé une fois de plus grâce à une victoire acquise de haute lutte contre les Gallois à Paris, suivie par un succès à Twickenham contre des Anglais qui avaient pourtant réussi un Grand chelem un an plus tôt. Le capitaine des Bleus, Jean-Pierre Rives, gagne alors le surnom de Casque d'or qui souligne la vaillance dont il a fait preuve durant ce Tournoi, dix-neuf autres joueurs ont contribué à la conquête de ce GC, notamment Robert Paparemborde, Roland Bertranne et Guy Laporte.

Pendant cette période, les Français perdent quatre de leurs matchs contre l'équipe d'Écosse qui remporte un Grand chelem dans le Tournoi 1984 et termine à égalité avec la France en 1986. Bien que les Bleus terminent invaincus le Tournoi de 1985 (2 victoires et 2 matchs nuls), ils ne le remportent pas car les Irlandais sont aussi invaincus et n'ont concédé qu'un match nul, Jérôme Gallion perd l'occasion de mettre la victoire d'un Tournoi à son palmarès.

Les Bleus remportent un nouveau Grand chelem en 1987, ils ont alors Daniel Dubroca comme capitaine. Après une victoire contre les Gallois (16-9), un essai de 80 mètres de Philippe Sella permet au XV de France de battre les Anglais à Twickenham, puis quatre essais français dont trois de Éric Bonneval (qui égale le record de Michel Crauste et de Christian Darrouy) permettent de vaincre les Écossais au Parc des Princes, la victoire décisive étant obtenue contre les Irlandais à Lansdowne Road sur le score de 19-13, avec deux essais de Éric Champ.

La décennie se termine par une nouvelle victoire dans le Tournoi en 1989, un sixième succès pour les Bleus pendant les années 1980 et autant de succès pour Serge Blanco et Pierre Berbizier.

Pendant cette période, l'équipe de France a disputé 77 matchs et remporté 47 victoires, soit 61 % de réussite. Huit défaites des Bleus sont infligées par les All Blacks qui ne perdent que deux confrontations entre les deux équipes en 1986 et justifient pleinement le titre de champion du monde qu'ils obtiennent en 1987.

L'équipe de France présente un meilleur bilan contre les Australiens avec 3 victoires pour 4 défaites et un match nul, une des victoires lui permet d'éliminer les Wallabies en demi-finale de la première édition de la coupe du monde en 1987. Les Français sont menés (6-9) à la mi-temps et pendant une bonne partie du match, mais réussissent à gagner par 30-24 en marquant au total quatre essais. Les Bleus ne renouvellent pas cet exploit en finale et sont battus par les All Blacks sur le score de 29-9.

Articles détaillés : La France dans le tournoi des cinq nations 1993, Grand chelem en rugby à XV de la France en 1997, Grand chelem en rugby à XV de la France en 1998.

Les Anglais dominent le rugby européen durant les années 1990 avec 6 Tournois gagnés dont 3 Grand chelems (GC), mais la France se maintient à un haut niveau et rivalise avec les Anglais pour la suprématie en Europe : 3 Tournois gagnés en 1993, 1997 (avec une victoire chez les rivaux anglais) et 1998 dont 2 GC en 1997 et 1998 sous la conduite respectivement des capitaines d'équipe Abdelatif Benazzi et Raphaël Ibañez. L'équipe de France comprend alors d'autres individualités marquantes comme Philippe Saint-André (le Goret), Olivier Magne (Charly), Thomas Castaignède (le petit Boni) et Jean-Luc Sadourny.

Pendant cette période, le XV de France est entraîné successivement par Daniel Dubroca et Jean Trillo (1990-1991), Pierre Berbizier (1991-1995), Jean-Claude Skrela (1995-1999) et Bernard Laporte (1999-2007).

Philippe Saint-André est à la conclusion d'une action d'éclat contre les Anglais lors du Tournoi 1991, il marque un essai au terme d'une action de 100 mètres lancée depuis la ligne d'en-but française par Serge Blanco et Pierre Berbizier, cet essai est considéré par de nombreux commentateurs comme le plus beau marqué dans un Tournoi des cinq nations,.

En 1993, la France remporte le titre de Champion d'Europe de rugby à XV qui est décerné pour la première fois au vainqueur du Tournoi, et gagne aussi le premier Trophée des 5 Nations.

En 1991, la France connaît son plus mauvais résultat en coupe du monde puisqu'elle est éliminée en quart de finale par les Anglais. Elle prend sa revanche lors de la Coupe du monde 1995 avec une victoire contre ces mêmes Anglais pour la 3e place.

Le Tournoi 1997 est l'occasion pour les Français de réaliser un nouveau Grand chelem, le premier de l'ère Skrela, une performance qui s'est dessinée par une victoire à Dublin, avec trois essais de David Venditti, une autre à Twickenham où ils gagnent par 23-20 (après avoir été menés 6-20) grâce à Christophe Lamaison et un final réussi à Paris contre les Écossais qui sont dominés sur le score de 47-20.

Les Français réussissent l'exploit de remporter consécutivement un autre Grand chelem en 1998, une performance permise par une première victoire contre les Anglais au Stade de France, où le XV de France fait ses débuts, et surtout une victoire en Irlande obtenue difficilement par 18-16; Christophe Lamaison, Philippe Bernat-Salles et Thomas Castaignède sont les meilleurs marqueurs français.

Le XV de France est finaliste de la Coupe du monde 1999 après avoir battu de manière époustouflante les All Blacks en demi-finale par 43-31,. Les Bleus sont cependant battus en finale par l'Australie sur le score de 35-12, ils atteignent le même niveau de performance qu'en 1987.

De 1990 à 2001, les Bleus jouent 133 matchs internationaux et en remportent 83, soit un taux de réussite de 62% qui est au même niveau que celui de la décennie précédente malgré une année 1990 catastrophique (3 victoires en dix matchs).

Le bilan de l'équipe de France face aux All Blacks est assez équilibré avec 4 victoires pour 6 défaites, et avant tout, comme on l'a vu, une victoire contre les Néo-zélandais en demi-finale de la Coupe du monde 1999. Parmi ces victoires, celle acquise le 3 juillet 1994 à l'Eden Park est restée dans les annales car les Français, qui étaient menés 17-20 à une minute de la fin du match, réussissent à l'emporter 23-20 grâce à un essai marqué en conclusion d'une action démarrée près de leur ligne de but, une série de passes et de renversements d'attaque impliquant de nombreux joueurs aboutit à un essai que les journalistes néo-zélandais qualifient d'essai du siècle et que les Français appellent l'essai du bout du monde,.

Le bilan des Français face aux Springboks leur est aussi défavorable avec trois victoires pour sept défaites, dont une défaite par 19-15 en demi-finale de la Coupe du monde 1995 que les Springboks remportent à domicile. Le XV de France manque de peu une qualification en finale car, sur une pelouse gorgée d'eau, Abdelatif Benazzi percute la défense des Springboks en fin de match et termine en glissant à quelques centimètres seulement de l'en-but sud-africain.

Les Bleus sont largement dominés par les Australiens qui remportent huit des dix matchs qui les opposent, en particulier la finale de la Coupe du monde 1999. Les Wallabies sont redoutables pendant cette période car ils sont champions du monde en 1991 et 1999.

L'équipe de France effectue de très bons débuts dans les années 2000 avec quatre Tournois gagnés en 2002, 2004, 2006 et 2007, dont 2 GC en 2002 et 2004; Fabien Pelous, Fabien Galthié, Olivier Magne et Raphaël Ibañez sont capitaines d'équipe lors des deux Grand chelems réussis. Ces succès sont à mettre aussi au crédit de Bernard Laporte qui entraîne cette équipe depuis 1999, fonction qu'il occupe jusqu'au terme de la coupe du monde 2007.

Le Grand chelem de 2002 est le premier remporté par les Français dans le Tournoi à six nations. Après un succès contre les Italiens et une courte victoire au Millennium Stadium obtenue contre les Gallois (37-33), le match décisif est un nouvelle fois disputé contre les Anglais ; les Bleus l'emportent par 20-15 et confirment ensuite leur suprématie en battant les autres nations britanniques.

La France termine 4e de la coupe du monde 2003, battue par l'équipe d'Angleterre en demi-finale sur le score de 7-24, les 24 points anglais étant marqués par des drops et pénalités de Jonny Wilkinson, l'équipe d'Angleterre remporte cette Coupe du monde 2003 en battant les Wallabies en finale (20-17).

Le Grand chelem de 2004 est le 8e de l'histoire des Bleus, l'équipe emmenée par Fabien Pelous a réussi cette performance essentiellement en allant vaincre les Gallois à Cardiff (29-22) et en battant les Anglais, qui détiennent alors le titre de champions du monde, par 24-21 lors d'une véritable finale jouée au Stade de France devant 79 900 spectateurs (record d'affluence) et près de 9 millions de téléspectateurs.

De 2002 à 2006, les Bleus remportent 38 des 62 matchs internationaux qu'ils disputent, soit 61% de réussite.

Le bilan du XV de France contre les All Blacks est à nouveau négatif, avec cinq défaites consécutives, dont une lors de la petite finale de la Coupe du monde 2003, et un match nul obtenu en 2002. Les Français n'ont pas battu les Néo-Zélandais depuis le 18 novembre 2000 à Marseille où ils gagnèrent 42-33..

Depuis 2002, l'équipe de France a disputé quatre matchs contre les Springboks, elle compte deux victoires contre une défaite et un match nul, elle reste sur un succès acquis au Cap par 36-26 en juin 2006.

Les confrontations entre les Bleus et les Wallabies sont à l'avantage de ces derniers qui comptent trois victoires pour deux défaites et un match nul; les rencontres entre les deux équipes sont peu nombreuses, elles ne se sont pas rencontrées lors de la Coupe du monde 2003.

Le XV de France débute bien le Tournoi des six nations 2007 en battant nettement les Italiens à Rome (39-3), les Irlandais à Croke Park (20-17) et les Gallois au Stade de France (32-21), mais il s'incline contre les Anglais à Twickenham (18-26). Une victoire acquise par 46-19 contre les Écossais au Stade de France permet aux Bleus de remporter le Tournoi 2007 en devançant les Irlandais à la différence de points.

L'équipe de France déçoit lors de la coupe du monde 2007 qu'elle organise. Les Bleus terminent 4e après avoir été éliminé successivement par les Anglais en demi-finale et par les Argentins lors de la petite finale. Leur victoire contre les All-Blacks en quart de finale avait fait entretenir l'espoir d'une première victoire en coupe du monde.

Avant 1912, le premier maillot du XV de France n’est pas bleu et n’est pas encore marqué du coq, mais il est blanc et porte en guise de blason deux anneaux, un rouge et un bleu. Il s'agit de l'emblème de l'USFSA, dont émane l'équipe nationale de rugby (et la plupart des équipes sportives françaises nationales), un emblème qui préfigure les cinq anneaux olympiques (que dessinera Pierre de Coubertin en 1913, ce dernier est alors secrétaire général de l'USFA) et qui reprend les couleurs du drapeau national (bleu et rouge sur fond blanc).

L'écusson est initialement blanc et rouge (toujours selon les principes de l'USFSA, qui n'éclate en plusieurs fédérations qu'en 1919-1920), il est ensuite brodé et multicolore à partir de 1945 puis doré depuis les années 1970. La représentation du coq sur les écussons est intialement réaliste et détaillée, par la suite la silhouette du coq s’est profondément simplifiée et est devenue plus abstraite et stylisée.

Ce symbole de l'équipe de France de rugby connaît un vif succès, il est ensuite porté par les membres de la délégation française qui participent aux Jeux olympiques de 1920, le coq est dans ce cas perché sur les cinq anneaux olympiques. Le coq est adopté comme logo du Comité national olympique et sportif français, les règlements du CIO imposant aux comités nationaux d’adopter un emblème qui associe un symbole national, les couleurs du pays et les anneaux olympiques.

Le coq est largement reconnu comme le symbole des équipes de France, les sportifs français sont même surnommés les coqs et certains supporters du XV de France ont l’habitude d'amener et de lâcher un coq vivant sur le terrain de jeu avant un match.

L'équipe de France joue depuis le début du XXe siècle avec un maillot bleu roi, un short blanc et des bas rouges. Pour cette raison, les joueurs sont aussi surnommés les Bleus. Ce choix de couleur a posé un problème initialement aux Écossais qui ont dû abandonner leur couleur traditionnelle, bleu marine, lors des matchs disputés en Écosse. Lorsque c'est nécessaire (matchs à domicile contre des équipes elles-mêmes en bleu, l'Écosse et l'Italie par exemple), les joueurs français portent un maillot blanc.

Dans la première décennie des années 2000, les couleurs du XV de France, jusque là inchangées, subissent deux modifications principales. En 2003, le short, blanc depuis toujours, devient bleu. Depuis 2007, le bleu, auparavant bleu roi, s'assombrit en bleu nuit et s'élargit également aux bas. Ainsi l'équipe de France de rugby joue désormais en bleu nuit de la tête aux pieds. Elle est actuellement habillée par l'équipementier américain Nike depuis 1999, et ce jusqu'en 2012.

L'équipe de France est composée par le sélectionneur/entraîneur et le manager de l'équipe ; Marc Lièvremont entraîne le XV de France depuis 2007 et Jo Maso en est le manager depuis 1995. Le manager préside le comité de sélection, il fait la synthèse des joueurs sélectionnables qui est soumise à l'entraîneur, ce dernier décide de la composition finale après concertation. Une liste de 22 joueurs est définie habituellement, une à deux semaines avant une rencontre internationale, la composition définitive de l'équipe est définie quelques jours avant le match pour tenir compte des blessures éventuelles de joueurs ou de leur état de forme pendant le stage préparatoire à chaque match. Dans le cas du Tournoi, cette liste est faite à partir d'un groupe de 40 joueurs qui sont sélectionnés pour l'ensemble des cinq matchs du Tournoi.

Dans le cas de la coupe du monde de rugby, une liste de joueurs est établie plusieurs mois avant la compétition, elle est ensuite réduite à l'approche du premier match mais elle comprend plus de joueurs que pour une seule rencontre internationale pour tenir compte du fait qu'il y a plusieurs matchs à disputer, espacés seulement de quelques jours. Lors de la coupe du monde de 2003, trente joueurs français ont participé à au moins une rencontre et sept joueurs seulement ont disputé les six matchs du XV de France.

Pour être sélectionné en équipe de France, un joueur doit avoir disputé le Championnat de France de rugby à XV depuis au moins trois ans et ne doit pas avoir joué pour une sélection nationale étrangère (règle pas toujours suivie par le passé dans l'hémisphère Sud, mais qui est rigoureusement appliquée maintenant), il est ainsi possible à un joueur de nationalité étrangère de jouer avec le XV de France ; ce fut le cas de plusieurs joueurs tels que les Sud-Africains Éric Melville, Pieter de Villiers et Brian Liebenberg et le Néo-Zélandais Tony Marsh. La toute première équipe de France, qui a rencontré les Néo-zélandais en 1906, comprend déjà deux joueurs étrangers : l'Anglais William Crichton et l'Américain Allan Muhr qui évoluaient respectivement au Havre AC et avec le Racing.

Au moment de leur sélection, les joueurs du XV de France évoluent le plus souvent dans le championnat de France, contrairement à la pratique actuelle pour l'équipe de France de football, mais plusieurs joueurs peuvent participer au championnat d'Angleterre, c'est le cas de Raphaël Ibañez et de Sébastien Chabal. Laurent Cabannes est le premier joueur qui a joué avec le XV de France alors qu'il évoluait dans un club étranger : la Western Province (Philippe Sella a joué avec les Saracens dès 1996 mais il a pris sa retraite internationale en 1995).

Les joueurs sont requis par la fédération française de rugby pour disputer les matchs du XV de France, et ne peuvent pas refuser une sélection, sauf bien sûr s'ils sont arrêtés pour blessure ou maladie. Cette requisition de joueurs est parfois la source de tensions entre la fédération française de rugby et les clubs car ces derniers ne peuvent pas disposer de tous leurs joueurs pour disputer certains matchs du championnat. Cependant la programmation du Top 14 est faite de telle sorte que peu ou pas de matchs sont disputés lorsque le XV de France dispute de grandes compétitions, c'est le cas notamment pendant le déroulement du Tournoi des six nations et de la coupe du monde de rugby.

La liste suivante indique les joueurs appelés pour le Tournoi des six nations 2009 (stage de préparation et/ou matches).

Un * signale les joueurs sortis du groupe sur blessure.

Chaque rencontre est préparée dans le centre national du rugby de Marcoussis qui dispose de tous les moyens nécessaires: terrains d'entraînement (dont un couvert), salle de musculation, amphithéâtre, logement, piscine, etc.

La préparation est dirigée par l'entraîneur national, aidé par l'encadrement de l'équipe qui comprend un préparateur physique, un médecin, un kinésithérapeute, des responsables des lignes avant ou arrière de l'équipe, un arbitre, un spécialiste de la défense, un conseiller des buteurs, etc.

Le tableau ci-contre donne la liste des entraîneurs du XV de France qui se sont succédé depuis 1963, auparavant l'équipe de France n'avait pas d'entraîneur à proprement parler, le capitaine de l'équipe tenait ce rôle.

De 1976 à 1979, l'équipe est dominée par la forte personnalité de Jacques Fouroux qui est alors capitaine d'équipe, mais qui joue un rôle important dans le choix des joueurs et des options tactiques. On lui doit notamment la constitution d'un pack surpuissant qui va dominer ses adversaires en 1977, année du deuxième Grand chelem des Bleus. Fouroux est alors surnommé le petit caporal, sa petite taille ne l'empêchait pas de diriger la manœuvre de son pack de fer de manière énergique. En 1978 il quitte le XV de France car il est en désaccord avec le président du comité de sélection, Élie Pebeyre, mais il revient deux ans plus tard et devient l'entraîneur de l'équipe de 1981 à 1990. Il est doté de tous les pouvoirs : à la fois entraîneur et sélectionneur, d'où son nouveau surnom de petit Napoléon. C'est alors la période faste du XV de France avec six victoires dans le Tournoi, deux Grand chelems et une place de finaliste de la coupe du monde de 1987.

Jacques Fouroux tient ensuite un rôle important au sein de la fédération française de rugby : il est vice-président avec le soutien du président de l'époque Albert Ferrasse, puis tombe en disgrâce après une tentative manquée de prendre la présidence. Après une période d'intérim assurée par l'ancien joueur international Daniel Dubroca, c'est un autre international et ancien capitaine, Pierre Berbizier, qui devient entraîneur du XV de France en décembre 1991 ; âgé de trente-trois ans, il est le plus jeune entraîneur d'une équipe de France, tous sports confondus. Berbizier est contesté dès 1992 mais maintenu dans son rôle d'entraîneur alors que Guy Laporte devient patron d'un comité de sélection en novembre 1992.

Pierre Berbizier démissionne en septembre 1995, il est remplacé par Jean-Claude Skrela qui fut aussi joueur international. Il est aidé dans sa tâche par un autre joueur international toulousain et complice, Pierre Villepreux, qui le rejoint en janvier 1997. Leur mandat est une réussite car le XV de France remporte deux Grands chelems en 1997 et 1998, et est finaliste de la coupe du monde 1999.

Bernard Laporte devient entraîneur-sélectionneur des Bleus après la coupe du monde 1999. Avec lui, le XV de France réalise deux fois le Grand chelem dans le Tournoi des six nations en 2002 et 2004, remporte le Tournoi en 2006 et 2007, et est demi-finaliste de la coupe du monde 2003. Dans son rôle il collabore étroitement avec le manager du XV de France, Jo Maso, leur but commun étant de préparer au mieux l'équipe pour la coupe du monde 2007 en France.

Le 24 octobre 2007, Marc Lièvremont est nommé pour remplacer Bernard Laporte. Il choisit d'être assisté par Émile N'Tamack pour les arrières et par Didier Retière pour les avants.

Les nouveaux entraîneurs, avec l'aval de la DTN, décident de mettre en place un staff réduit dans un premier temps, puis de l'élargir à partir de la tournée en Australie de l'été 2008, en recrutant des spécialistes (technique individuelle, jeu au pied, etc.).

Une bonne partie du staff est renouvelé, notamment dans le secteur médical. C'est ainsi Jean-Philippe Hager et Jean-Michel Grand qui deviennent respectivement médecin et kinésithérapeute du XV de France après avoir travaillé pour les moins de 21 ans, quand Michel Riff est le nouvel ostéopathe.

Le rôle de préparateur physique est confié à Jean-Luc Arnaud qui avait travaillé ponctuellement avec le XV de France pour la préparation de la Coupe du monde 2007. Quant à Jo Maso et David Ellis, ils conservent dans un premier temps leurs postes de manager et de spécialiste de la défense.

En mai 2008, le XV de France se dote d'un spécialiste du jeu au pied, en la personne de Gonzalo Quesada, l'ancien demi d'ouverture des Pumas. Les skills (technique individuelle) se verraient confiés à Thierry Janeczek, l'entraîneur de l'Équipe de France de rugby à 7.

De 1906 à 1914, l'équipe de France dispute dix matchs au Parc des Princes, quatre au Stade olympique Yves-du-Manoir à Colombes et un à Bordeaux (Stade Sainte-Germaine au Bouscat). À partir de 1920 et jusqu'en 1940, elle effectue la plupart de ses matchs à Colombes (30) et seulement six au Parc des Princes.

De 1945 à 1972, le XV de France effectue la très grande majorité de ses matchs à Colombes (au total 98 matchs au stade Yves du Manoir de 1908 à 1972), puis à partir du 13 janvier 1973 elle évolue dans un Parc des Princes rénové.

Depuis 1998, l'équipe de France effectue les matchs du Tournoi et la plupart des test matchs au Stade de France, elle dispute aussi des test matchs dans d'autres villes de province: au Stade Gerland à Lyon, au Stade Vélodrome à Marseille etc.

La liste suivante est limitée aux joueurs qui ont au moins 50 sélections en équipe de France, plus quelques personnalité marquantes (capitaines des Bleus, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux). D'autres joueurs auraient mérité de figurer dans cette liste car le XV de France a connu de très nombreux joueurs de valeur, le lecteur trouvera leur nom dans la liste des sélectionnés en équipe de France de rugby à XV.

Parmi ces joueurs emblématiques, le tableau suivant distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès en termes de nombre de sélections et de titres remportés avec l'équipe de France. Par leur activité, ils couvrent la période 1954 à 2008.

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe de France, il est mis à jour au 14 juillet 2008.

L'équipe de France présente un bilan négatif par rapport à cinq autres équipes majeures du rugby à XV (Afrique du Sud, Angleterre, Australie, Nouvelle-Zélande et Pays de Galles). Elle dépasse cependant l'Écosse, l'Irlande et l'Italie qui disputent aussi le Tournoi des six nations et fait pratiquement jeu égal avec le XV d'Australie qui possède deux titres de champion de monde.

Avant les années 1960, les Français ont accumulé un retard important par rapport à l'équipe d'Angleterre, tout particulièrement avant leur premier succès en avril 1927, mais sur la période 1970-2008, les Bleus dominent les Anglais : 23 victoires, 21 défaites et 3 matches nul (voir France-Angleterre en rugby à XV).

Pour la même période, les Bleus ont un bilan largement positif par rapport aux Gallois avec 27 victoires pour 15 défaites et 1 match nul (voir France-Galles en rugby à XV), aux Ecossais (28 victoires, 1 nul, 13 défaites) et surtout aux Irlandais (32 victoires — dont les 7 derniers matches—, 3 nuls, 8 défaites).

À noter qu'elle n'a disputé qu'un match contre les Lions qui est une sélection des meilleurs joueurs britanniques et d'Irlande.

La plus large victoire de la France a été obtenue aux dépens de l'équipe de Namibie, le 16 septembre 2007, sur le score de 87 à 10 (voir Coupe du monde de rugby à XV 2007: France - Namibie).

La plus large défaite de la France est subie contre les All Blacks sur le score de 61 à 10, le 9 juin 2007.

Le 25 juin 2005, l'équipe de France fêtait son 600e match officiel (Afrique du Sud - France 27-13) .

Les données qui suivent sont valables au 31 décembre 2006. Les noms en gras indiquent les joueurs qui sont encore en activité.

Le record de sélections dans le XV de France est détenu par Fabien Pelous qui a dépassé Philippe Sella le 18 août 2007. Sylvain Marconnet peut progresser dans ce classement car il peut être encore sélectionné.

Il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées et le passage du tournoi de cinq à six nations influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.

Serge Blanco est le joueur qui a marqué le plus grand nombre d'essais avec le XV de France. Son record sera difficile à battre car il compte 17 essais d'avance sur Aurélien Rougerie qui est le joueur en activité le mieux placé. Ces 10 meilleurs marqueurs d'essais jouent tous dans les lignes arrières, la plupart étant principalement ailiers à l'exception de Blanco (principalement arrière) et de Sella (principalement centre).

En outre, le record de points marqués et le record de transformations réussies sont détenus par Christophe Lamaison avec 380 points et 60 transformations, le record de pénalités réussies est détenu par Thierry Lacroix avec 89 pénalités et le record de drops réussis est détenu par Jean-Patrick Lescarboura avec 15 drops.

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Tournoi des six nations 2008

Le tournoi des six nations 2008 s'est déroulé du 2 février au 15 mars 2008.

C'est le premier tournoi disputé après la coupe du monde 2007 qui a été remportée par l'Afrique du Sud aux dépens de l'Angleterre en finale. Le crunch (match entre la France et l'Angleterre) se déroule cette année au Stade de France, alors que l'Irlande évolue pour la deuxième année consécutive à Croke Park.

La compétition se déroule comme chaque année avec cinq journées disputées en février et mars. Chacune des six nations participantes affronte toutes les autres, soit un total de quinze matchs disputés. Trois équipes ont l'avantage de jouer à domicile, mais cet avantage change à chaque édition. Si une équipe gagne ses cinq matchs, elle remporte le grand chelem en plus du titre de champion d'Europe.

Le Pays de Galles a remporté le Tournoi 2008 en réalisant le Grand chelem pour la 10e fois. Il a remporté aussi la triple couronne, ayant battu successivement l'Angleterre, l'Écosse et l'Irlande.

Les heures sont en heure locale ; UTC dans les îles Britanniques, CEST en France et en Italie.

Abréviations : Pts, points; J, matchs joués; V, victoires ; N, match nuls ; D, défaites ; PP, points pour ; PC, points contre ; Diff., différence de points ; E, essais inscrits au cours des matchs du tournoi.

Règles de classement : 1. point ; 2. différence de points de matchs ; 3. nombre d'essais marqués ; 4. titre partagé.

Contrairement à bien d'autres compétitions de rugby à XV, le Tournoi des six nations n'a pas adopté de système de points bonus. Deux points sont attribués pour une victoire, un point pour un match nul, aucun point en cas de défaite.

L'édition 2008 débute quelque peu dans l'inconnu, car les changements sont nombreux au sein des fédérations et des équipes techniques après la coupe du monde 2007.

L'Italie choisit le sélectionneur sud-africain Nick Mallett pour remplacer Pierre Berbizier à la tête d'une équipe qui perd plusieurs joueurs cadres après la coupe du monde. La France, sans quatre de ses joueurs partis en retraite internationale, est dirigée par Marc Lièvremont au poste de sélectionneur, associé à Émile N'Tamack et Didier Retière. Ces derniers choisissent un groupe inédit avec de nombreux jeunes qui débutent dans le Tournoi. Le pays de Galles, qui est éliminé en poules de la coupe du monde 2007, a choisi le Néo-zélandais Warren Gatland comme sélectionneur. L'Irlande, l'Angleterre et l'Écosse ont par contre choisi la continuité en conservant leurs entraîneurs respectifs Eddie O'Sullivan, Brian Ashton et Frank Hadden.

Un essai en force du pack italien répond à un essai marqué par les trois-quarts irlandais. La différence au score est faite par l’ouvreur irlandais O’Gara qui a eu plus de réussite que l’arrière italien Bortolucci.

Les Anglais dominent la 1re mi-temps, marquant leur seul essai du match par Flood. La seconde mi-temps est largement dominée par les Gallois qui marquent deux essais en deux minutes par Byrne et Philipps. Les deux transformations réussies par James Hook permettent alors aux Gallois de mener par 26 à 19 à la 70e minute, score qui restera inchangé jusqu'à la fin du match. C'est la première victoire des Gallois à Twickenham depuis 1988.

Les Français mènent par 17 à 6 à la mi-temps grâce à un jeu offensif ponctué par deux essais de Vincent Clerc et Julien Malzieu. L’écart au score pourrait être plus large si Jean-Baptiste Élissalde connaissait plus de réussite : il manque deux pénalités. L’équipe de France domine la seconde mi-temps avec une mêlée plus conquérante après les entrées de Nicolas Mas et Dimitri Szarzewski. Clerc réalise un doublé en inscrivant le troisième essai français à la 64e minute. Les Français s’imposent par 27 à 6.

La première mi-temps est à l'avantage des Gallois qui mènent 10-6 grâce à un essai de Shane Williams. Les Gallois n'ont pas profité de l'expulsion temporaire de Nathan Hines pour brutalité à la 15e minute. La seconde mi-temps voit une nette domination des Gallois qui marquent deux essais suuplémentaires par James Hook et Shane Williams et l'emportent sur le score de 30 à 15.

Trois essais de Vincent Clerc permettent aux Français de mener par 19 à 6 à la mi-temps, alors que la domination territoriale était plutôt irlandaise. Les Français creusent l’écart en début de deuxième mi-temps avec un quatrième essai marqué par Heymans, puis les Irlandais dominent et reviennent au score en marquant deux essais (dont un de pénalité). Le pack français est dominé par les avants irlandais après les remplacements de Dimitri Szarzewski et de Lionel Faure. Les Français l’emportent cependant par 26 à 21.

Vincent Clerc réussit le coup du chapeau alors qu’il ne devait pas initialement être titulaire pour cette rencontre. Sa titularisation fut consécutive au forfait de Julien Malzieu.

Les Anglais mènent nettement à la mi-temps (20-6), ayant marqué deux essais en contre par Paul Sackey et Toby Flood. Les Italiens marquent le seul essai de la seconde mi-temps et terminent à quatre points des Anglais (19-23). En transformant le 2e essai anglais, Jonny Wilkinson marque son 1000e point avec le maillot de la Rose.

Après une première mi-temps disputée (5 points d'avance pour les Gallois), les Italiens cèdent en seconde mi-temps et font beaucoup de fautes. Les Gallois marquent 4 essais en deuxième période et l'emportent sur le score de 47 à 8.

Domination térritoriale des Écossais en première mi-temps, mais les Irlandais sont plus efficaces et mènent 14-6. Les Irlandais dominent la deuxième mi-temps en marquant trois essais supplémentaires.

Les Anglais dominent la rencontre, marquant un premier essai en début de match par Paul Sackey et un deuxième à la 79e minute par Richard Wigglesworth, Jonny Wilkinson marque 14 points. Les Français ne trouvent la faille dans la défense anglaise qu'à la 24e minute par un essai en force de son capitaine Lionel Nallet. Après avoir battu les Français en demi-finale de la coupe du monde 2007, le XV de la Rose gagne pour la 2e fois consécutive au Stade de France.

Les Gallois remportent leur 4e victoire dans le tournoi, ils marquent le seul essai du match par Shane Williams. Le Pays de Galles remporte la triple couronne et tentera de réaliser le Grand Chelem lors de la dernière rencontre contre les Français.

L'Écosse remporte le match grâce à l'efficacité de sa défense et de ses buteurs Chris Paterson et Dan Parks. Jonny Wilkinson devient le meilleur marqueur de points de l'histoire du Tournoi avec 1 053 points, il succède à Neil Jenkins qui détenait le record avec 1 049 points.

Les Français mènent par 13 à 6 à la mi-temps grâce à un essai marqué par Anthony Floch, mais les Italiens font jeu égal pendant les 40 premières minutes. Les Bleus confortent leur avantage en 2e mi-temps avec deux essais de Yannick Jauzion et Aurélien Rougerie, contre un seul pour les Italiens par leur paquet d'avants emmené par Martin Castrogiovanni. L'équipe de France reste invaincue contre celle d'Italie depuis octobre 1997.

À la suite de ce résultat, la victoire dans le Tournoi se jouera entre les Gallois et les Français lors du dernier match de la compétition.

L'équipe d'Italie doit gagner ce match par au moins cinq points d'écart pour éviter la dernière place du tournoi. La première mi-temps est à l'avantage des Écossais qui marquent deux essais, contre un seul pour les Italiens. Les Italiens refont leur retard en deuxième mi-temps en marquant un deuxième essai puis remportent la rencontre grâce à un drop réussi par Andrea Marcato à la 79e minute. L'équipe d'Italie gagne ainsi son premier match et évite la cuillère de bois, elle termine cependant dernière à cause d'une différence de points inférieure à celle de l'équipe d'Écosse.

Le match est équilibré en première mi-temps avec un léger avantage aux Anglais qui ménent 13-10. Le XV de la rose prend nettement l'avantage en seconde mi-temps et l'emporte par 33 à 10. L'Irlande n'a pas marqué de point après la 7e minute.

La victoire dans le Tournoi se joue entre les Gallois et les Français lors de ce dernier match du Tournoi. Les Français doivent gagner à Cardiff par au moins 20 points d'écart pour terminer en tête du classement ou battre les Gallois à la différence de points en gagnant par 19 points d'avance et en marquant plus d'essais que leurs adversaires. Avant ce match, l'équipe de France a remporté les cinq dernières confrontations France-Galles au Millennium Stadium.

Les défenses prennent l'avantage sur les attaques en première mi-temps, les Gallois mènent par 9-6 grâce à trois pénalités de James Hook contre deux de Jean-Baptiste Elissalde. Les Gallois dominent la seconde mi-temps, marquant deux essais par Shane Williams et Martyn Williams.

Le Pays de Galles remporte le Tournoi en réalisant le Grand Chelem, le 10e de son histoire.

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Sébastien Chabal

Sébastien Chabal en Championnat d'Angleterre.

Sébastien Chabal, né le 8 décembre 1977 à Valence (Drôme), est un joueur de rugby à XV international français. Il évolue au poste de troisième ligne centre au sein des Sale Sharks. Il a évolué à plusieurs postes en équipe de France (en troisième ligne aile, en numéro 8 ou en deuxième ligne) sans jamais s'imposer durablement. Il est devenu l'un des sportifs les plus populaires de France.

En près de dix ans au plus haut niveau, Sébastien Chabal s'est construit un palmarès honorable avec un titre de champion d'Angleterre, un Challenge européen, un Tournoi des six nations et deux quatrièmes places en Coupe du monde.

Né le 8 décembre 1977 à Valence, Sébastien Chabal grandit à Beaumont-lès-Valence au sein d'une famille modeste. Il essaie le rugby à l'âge de neuf ans, mais cette première expérience est un échec : elle ne dure que deux mois. Il y revient plus tard à l'âge de dix-sept ans en suivant deux de ses amis au club de rugby de Beauvallon (Drôme)à quelques kilomètres de Valence. Il s'y découvre une passion à la fois pour le jeu mais aussi pour le côté social des troisièmes mi-temps. Très vite, il rejoint le club du Valence sportif, puis surtout celui de CS Bourgoin-Jallieu en 1998. Avec le club berjallien, il découvre le plus haut niveau du rugby français et européen. Il côtoie la génération dorée issue du centre de formation du club (Lionel Nallet, Julien Bonnaire, Olivier Milloud, Pascal Papé, Benjamin Boyet...) et même s'il ne remporte pas de trophée, il participe à une demi-finale du Championnat de France de rugby à XV lors de la saison 2003-2004. Il atteint également quatre finales qu'il perd toutes avec son club : la finale du Challenge européen en 1999, la finale du trophée Du Manoir en 1999, la finale de la Coupe de la ligue en 2003 et la celle du Challenge Sud-Radio la même année.

Sébastien Chabal signe en 2004 dans le club de la banlieue de Manchester, les Sale Sharks, où il rejoint Philippe Saint-André son ancien entraineur au CS Bourgoin-Jallieu devenu directeur sportif du club anglais au mois de mars 2004. L'entraineur loue alors de la qualité défensive du joueur, aussitôt confirmée par Jason Robinson qui a déjà subi ses plaquages destructeurs en Heineken Cup en 2002. La saison 2004-2005 marque le retour au sommet des Sharks sous la houlette du technicien français. Le club anglais remporte le Challenge européen en battant la Section paloise sur un score large de 27-3. Il s'agit du premier titre remporté par Sébastien Chabal. Les Sharks clôturent la saison à la troisième place du championnat et obtiennent leur ticket pour la Coupe d'Europe.

Quart de finaliste de la Coupe d'Europe de rugby à XV lors de la saison 2005-2006, il devient champion d'Angleterre 2005-2006 avec ses coéquipiers Jason Robinson, Mark Cueto, Mark Taylor, Charlie Hodgson, Magnus Lund, Lionel Faure et Sébastien Bruno.

Lors de la saison 2006-2007, Sébastien Chabal et Sale jouent contre le Stade français en poule de Coupe d'Europe ; lors de la double confrontation du mois de décembre 2006, il se fait remarquer devant les caméras de la télévision inscrivant un essai remarquable de 50 mètres sur une interception d'une passe d'Agustín Pichot. Cette belle prestation joue en sa faveur puisqu'il est alors retenu lors du tournoi des six nations 2007. Sa fin saison ne lui apporte aucun nouveau titre : Sale est éliminé de la H-cup dès les phases de poule et le club anglais rate les play-off de la Guinness Premiership en terminant seulement dixième de la phase régulière.

La saison de championnat suivante est meilleure, avec notamment des victoires à domicile contre les meilleures écuries. Mais une défaite à domicile lors de la dernière journée de la phase régulière prive Sale de phase finale, le club de Sébastien Chabal termine cinquième et se contente d'une place dans la grande coupe d'Europe.

La phase de poule de Coupe d'Europe de rugby à XV 2007-2008 oppose Sale au Munster et à l'ASM Clermont ; le parcours des Irlandais prive Sébastien Chabal de phase finale et de couverture médiatique. Lors de la phase régulière de championnat, Sale se comporte honorablement sans se mêler à la lutte pour le titre. Philippe Saint-André est annoncé partant, avec Jason Robinson comme successeur. Sébastien Chabal pourrait revenir en France,.

Après cinq années, Sébastien Chabal a gagné le respect à Sale en particulier, et dans le championnat anglais en général.

Il honore sa première cape internationale en équipe de France le 4 mars 2000 contre l'équipe d'Écosse après avoir été retenu dans le groupe des 23 joueurs quelques jours plus tôt par le sélectionneur Bernard Laporte. Sébastien Chabal, vingt-deux ans, compte alors seulement quelques dizaines de matchs au plus haut niveau en Championnat de France de rugby à XV et cette première sélection pour le Tournoi est sans lendemain. Il est rappelé plus d'un an après, en juin 2001 pour disputer les trois test matchs contre l'Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande lors de la tournée d'été du XV de France. Il fait également partie de la tournée d'automne en novembre 2001 pendant laquelle il joue la rencontre contre les Fidji. Bernard Laporte ne fait pas appel à lui pour le tournoi des six nations 2002 quelques mois après. Il fait de nouveau son retour dans la sélection nationale pour la tournée estivale de juin 2002 contre l'Argentine et l'Australie. Il reste alors dans le groupe de Bernard Laporte pour les rencontres de novembre 2002 et pour le tournoi 2003. Il n'est pas titularisé par le sélectionneur mais rentre en cours de match contre l'Angleterre, l'Écosse et l'Irlande.

Il est retenu en Australie pour la coupe du monde 2003, il joue la « petite finale » pour la troisième place face aux All Blacks. Malgré la défaite sans appel 40-13 des français, les bleus font jeu égal pendant les cinquante premières minutes grâce à une très bonne défense dans laquelle Chabal joue les premiers rôles. Pendant la compétition, ne comprenant pas pourquoi Bernard Laporte ne le titularise pas, il critique frontalement le sélectionneur ce qui lui vaut une nouvelle mise à l'écart de l'équipe nationale pendant près de deux ans. Il n'est donc pas retenu pour participer au tournoi des six nations 2004 et il ne prend pas non plus part aux deux tournées en juin et novembre, marquant une année 2004 sans aucune sélection. Sébastien fait un nouveau retour en bleu pour deux rencontres du tournoi 2005 puis deux autres lors de la tournée d'automne, mais sans réussir à devenir un titulaire indiscutable au sein de l'équipe. Il disparaît de nouveau des projets du sélectionneur et n'obtient aucune sélection en 2006.

Il revient en 2007, d'abord lors du tournoi des six nations 2007, puis pour la tournée d'été. Lors des tests-matchs contre les All Blacks, il marque les esprits avec un remarquable plaquage sur Chris Masoe, et, porteur du ballon, d'un tampon sur Ali Williams à qui il brise la mâchoire,. En juin 2007, Sébastien Chabal est finalement sélectionné par Bernard Laporte pour la coupe du monde 2007 au poste de deuxième ligne, alors que son poste habituel avec les Sale Sharks est troisième ligne centre. Le sélectionneur justifie ce choix quelque peu inattendu lors de la conférence de presse qui suit l'annonce des 30 joueurs retenus : « En troisième ligne, il manque un peu de rugby comparé à un Harinordoquy. En deuxième ligne, il pourra se concentrer sur ce qu'il aime : le combat, les rucks ». Chabal confirme aussitôt les attentes de Bernard Laporte lors des deux matchs de préparation contre l'Angleterre au mois d'août. Il marque notamment un superbe essai après avoir évité deux joueurs anglais et résisté au plaquage d'un troisième avant d'aplatir dans l'en-but. Pour sa deuxième participation à une coupe du monde, il est le remplaçant de Fabien Pelous et ne rentre qu'en milieu de seconde mi-temps pour la match d'ouverture contre l'Argentine. Il devient titulaire pour le second match contre la Namibie contre laquelle il marque deux essais, dont un à l'issue d'une charge spectaculaire au travers de la défense adverse. Il participe ensuite à la victoire importante contre l'Irlande qui assure la qualification de la France pour les quarts de finale. Pour les deux rencontres suivantes de la phase finale,, il redevient le remplaçant de Fabien Pelous afin de jouer le rôle d'impact player qui lui sied et amener de la puissance en seconde mi-temps. Après l'euphorie de la victoire contre les All Blacks, survient l'élimination en demi-finale contre le XV de la Rose entraînant tristesse et déception pour le joueur : Sébastien quitte le terrain en pleurs. Après le match, il est convoqué devant la commission de discipline pour avoir effectué un plaquage dangereux contre Simon Shaw. Mais aucune sanction disciplinaire n'est prise et il peut participer au match pour la troisième place face à l'Argentine.

Après l'aventure du mondial, Chabal fait une nouvelle pause forcée avec l'équipe nationale. Le nouveau sélectionneur Marc Lièvremont décide de ne pas le retenir pour le Tournoi des six nations 2008. Il le rappelle par contre pour la tournée estivale dans l'hémisphère sud en juin 2008 et celle de novembre où il dispute les rencontres contre les Australiens et une sélection des îles du Pacifique. Marc Lièvremont, agréablement surpris par l'état d'esprit de Chabal et par ses performances en deuxième ligne, le conserve pour un stage de préparation début 2009 et pour le tournoi des six nations 2009. Lors du premier match contre l'Irlande, il est critiqué pour être trop souvent disponible au large et absent dans le combat au près. Lors de la lourde défaite contre l'Angleterre, placé en troisième ligne aile, il cristallise l'essentiel des critiques à l'encontre de l'équipe. Cependant, Lièvremont prend sa défense en s'estimant responsable de la mauvaise prestation du joueur pour l'avoir repositionné en troisième ligne. Le sélectionneur lui garde donc toute sa confiance et le reconduit, cette fois en deuxième ligne, pour le dernier match du tournoi que les Français revanchards remportent largement 50-8 contre les Italiens.

Né le 8 décembre 1977 à Valence, Sébastien Chabal grandit à Beaumont-lès-Valence au sein d'une famille modeste. Son père travaille dans un garage, sa mère est ouvrière dans une bijouterie.

Lorsqu'il joue à Bourgoin, Sébastien Chabal se marie à Annick, déjà maman d'une fille née en 1994 dont il devient le beau-père,. En 2005, il devient le papa d'une petite fille prénommée Lily-Rose,.

De nombreux surnoms lui sont attribués, surtout en rapport avec son physique atypique. À l'époque où il évolue à Bourgoin-Jallieu, il est surnommé « Cartouche » en raison de son talent pour administrer des plaquages particulièrement puissants, appelés familièrement des « cartouches ». Dans le championnat anglais, ses coéquipiers de Sale le surnomment « Sea Bass » (loup de mer) en référence également à son diminutif « Sébas ». Lors de la tournée d'été de juin 2007, les médias néo-zélandais reprennent les propos d'Andrew Sheridan, son coéquipier à Sale, et l'appellent « Caveman » (« l'homme des cavernes »), en hommage à sa bravoure et à son apparence (barbe et cheveux longs). Enfin, les journalistes anglais le surnomment The French Beast. Pourtant, son allure n'est pas étudiée. L'intéressé déclare : « Lorsque je suis arrivé à Sale, je parlais peu anglais, je n'étais pas à l'aise pour aller chez le coiffeur… Comme en plus je n'avais pas le courage de me raser le matin… Voilà, mon look n'est pas du tout un calcul, c'est venu comme ça ! ».

Le 1er avril 2008, pour le traditionnel canular des médias, le site Yahoo! Sport annonce que Chabal quitte son club de Sale pour signer dans le club de football américain des New England Patriots en NFL, et précise qu'il touchera le 5e salaire de NFL ; cette information est bien évidemment fausse.

Dans un tout autre domaine, sa notoriété lui ouvre les portes des Enfoirés 2009, édition à laquelle il est invité et à laquelle il participe au même titre que les autres artistes sur scène,. De la même façon, la notoriété du joueur grandissant, la figure de Sébastien Chabal fait plusieurs apparitions remarquées dans l'émission satirique Les Guignols de l'info, diffusée sur la chaîne française Canal+. À l'occasion de la Coupe du monde 2007, la marionnette du joueur y est présentée avec le masque et la camisole de force d'Hannibal Lecter, en référence au personnage littéraire et cinématographique adepte du cannibalisme. Plus tard, sa marionnette conserve les habitudes d'un être sanguinaire ou adopte les caractéristiques du personnage de BD Obélix.

Sébastien Chabal est l'un des sportifs les plus populaires de France depuis la préparation de la Coupe du monde de rugby à XV 2007. Il cherche donc à profiter de sa popularité pour augmenter significativement ses revenus en signant des contrats publicitaires. Il s'attache les services de Carine Rossigneux début 2007 avec qui il multiplie les opérations publicitaires pour des entreprises privées. Il passe notamment plusieurs contrats pour représenter un parfum masculin de la marque Caron, pour vanter les automobiles Seat, la mutuelle Smatis, les vins XXL et la marque de vêtements Ruckfield. En 2008, il signe un contrat avec le groupe Poweo pour lequel il est représenté dans un clip animé en train de se recharger en énergie en mettant ses doigts dans une prise électrique. La vidéo fait très vite scandale auprès des internautes qui la considèrent comme une très mauvaise incitation pour les enfants, et, sous la pression du Bureau de Vérification de la Publicité, Poweo stoppe sa diffusion et la retire de tous les sites le 15 octobre, une semaine seulement après sa parution,.

En parallèle de ces contrats publicitaires, le joueur tente également de profiter de sa popularité en lançant sa propre marque de vêtements. Ruckfield, nom inspiré du mot anglais ruck désignant la mêlée ouverte, est une ligne de vêtements masculins commercialisée en partenariat avec le groupe Norprotex. Il lance la vente officielle de sa marque aux Galeries Lafayette à Paris le 7 mars 2009 et déclare que cette opération n'est pas anodine mais s'insère dans un possible projet de reconversion : «  Et oui on commence à préparer l’après-rugby. J’ai eu 31 ans il y a quelques mois donc c’est peut-être une idée de reconversion ».

Grâce à tous ces contrats, Sébastien Chabal devient le rugbyman français le mieux payé. En 2007, ses revenus atteignent un total de 620 000 euros avec 300 000 euros de salaire, 120 000 euros de primes obtenues avec l'équipe de France et 200 000 euros provenant des contrats publicitaires. Il devance Fabien Pelous (600 000 euros) mais reste loin derrière les cinquante sportifs français les plus rémunérés, tous à plus de deux millions d'euros. Un an plus tard, il reste le numéro un du rugby français avec 1,5 millions d'euros de revenus en 2008, devant Frédéric Michalak (600 000 euros) mais il n'est toujours pas présent parmi le top 50 des sportifs français où l'entrée est fixée à 2,4 millions d'euros.

En février 2009, Clint Eastwood rencontre son agent pour discuter de ses disponibilités en vue de le faire tourner dans son prochain film, The Human Factor, au côté de Morgan Freeman et Matt Damon,. Le réalisateur américain envisage de tourner une grande fresque consacrée à la fin de l'apartheid en Afrique du Sud dans laquelle il veut inclure le succès des Springboks lors de la Coupe du monde 1995. Dans ses plans, Sébastien Chabal doit y incarner un des joueurs de rugby de l'équipe championne du monde, mais l'idée n'aboutit pas en raison du calendrier trop chargé du joueur. En revanche, celui-ci tente une autre expérience avec le monde du cinéma en s'engageant à prêter sa voix au yéti d'un dessin animé dont la réalisation aura lieu en 2010.

En une dizaine d'années, Sébastien Chabal s'est construit un palmarès honorable avec un titre de champion d'Angleterre, un Tournoi des six nations, un Challenge européen et deux quatrièmes places en Coupe du monde.

Depuis 2000, Sébastien Chabal a disputé 47 matchs avec l'équipe de France au cours desquels il a marqué 6 essais. Il a notamment participé à cinq tournois des six nations (2000, 2003, 2005, 2007 et 2009) et deux coupes du monde (2003 et 2007).

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Christophe Milhères

Christophe Milhères, né le 3 janvier 1972 à Bayonne, est un joueur international français et un entraîneur de rugby à XV. Joueur évoluant au poste de troisième ligne aile, il entraîne aujourd'hui l'Union sportive dacquoise.

Il a disputé 44 matchs en compétitions européennes (12 essais), dont 26 en Coupe d'Europe de rugby à XV 18 en Challenge européen.

Il a disputé un test match le 7 avril 2001 contre l'équipe d'Angleterre.

Christophe Milhères devient entraîneur de l'Union sportive dacquoise au début de la saison 2007-08, après la nomination de Marc Lièvremont à la tête du XV de France.

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Source : Wikipedia