Manuel Valls

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Posté par marvin 24/02/2009 @ 21:12

Tags : manuel valls, ps, partis politiques, politique

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Prises de positions sur le traité constitutionnel européen

Campagne referendaire 2005 artlibre.jpg

Cet article résume les prises de positions sur le traité constitutionnel européen de différents individus et organismes impliqués dans le débat sur le traité.

Un référendum sur la constitution européenne a eu lieu le 29 mai 2005, selon le souhait du président de la République, Jacques Chirac.

Maurice Allais, un économiste français de revendication libérale, mais anti-mondialiste, a critiqué le TCE, en soutenant qu'il allait aboutir à un chômage massif et à une destruction des secteurs industriels et agricoles.

Les partis sont ordonnés en fonction de leurs résultats aux élections législatives de 2002.

L'Union pour un mouvement populaire (UMP) est très favorable au traité, car il est selon l'UMP plus simple que les traités actuellement en vigueur, plus démocratique (avec un renforcement du rôle du parlement Européen), plus efficace.

Néanmoins, un courant interne à l'UMP regroupant 6 députés sur 365 a choisi de faire publiquement campagne pour un « Non gaulliste et républicain », selon leur expression. Ils sont menés par Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et chef de file du club Debout la République.

Christine Boutin appelle également à voter « non ». Son mouvement, le Forum des républicains sociaux, mouvement associé à l'UMP, a lors de sa Convention nationale le 13 mars 2005, décidé de rejeter le traité à 75,88 % des voix.

Le Parti socialiste a organisé le 1er décembre 2004 un référendum interne sur la Constitution Européenne. Les militants ont voté massivement lors de cette consultation (plus de 83% de participation) et le oui est sorti largement vainqueur (plus de 59% des voix) alors que lors du référendum national qui a suivi, un sondage indique que 56% des sympathisants du PS auraient voté non.

Deux courants ont également défendu le non : Nouveau Monde et Nouveau Parti Socialiste.

Finalement Manuel Valls appela publiquement à voter oui lors du référendum, alors que Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon ont décidé de faire publiquement campagne contre la constitution européenne. Arnaud Montebourg quant à lui ne prit pas part à la campagne.

Le Front national s'oppose au traité notamment parce qu'il rejette le fédéralisme européen qui selon lui l'inspire et par opposition à l'entrée de la Turquie en Europe. Cette formation considère l'éventuelle entrée en vigueur de ce traité comme l'« acte fondateur d'un super-État européen », censé, selon son optique, ravaler les actuels États-nations au rang de simples « Länder » et priver les divers peuples de leur souveraineté respective pour la déléguer à une entité supranationale vue par ce parti comme étant « sans âme » (cf. notamment intervention de Jean-Marie Le Pen au Parlement européen le 12 janvier 2005).

Le FN reproche aussi à cette conception de l'Europe ce qu'il considère comme de l'ultra-libéralisme qui, selon son analyse, mettra en péril les économies européennes laissées sans protection face au mondialisme (exemple du textile) et aboutira à une nouvelle aggravation de la situation de l'emploi.

Pour des précisions sur les arguments du FN, site officiel avec des extraits commentés de la constitution et des analyses.

L'Union pour la démocratie française (UDF) confirme sa position de partisan de l'intégration européenne. Elle considère par ailleurs que le traité est bien meilleur sur divers plans que le Traité de Nice et s'y déclare très favorable.

Le traité a été publié par L'Humanité dans une version commentée.

En France, le parti Les Verts a organisé un référendum interne auprès de l'ensemble de ses militants afin de déterminer la position officielle du parti. Ce référendum, précédé par une série de débats publics, s'est terminé le 13 février 2005. Le oui l'a emporté à 52,72 % contre 41,98 % pour le non et 5,30 % pour l'abstention.

Les divers partis d'extrême gauche se sont prononcés contre le traité qu'ils estiment "antidémocratique", "ultra-libéral", "militariste" et porteur de reflux social.

La LCR participe aux nombreux collectifs créés dans toute la France sur la base de l'Appel des 200 pour un non de gauche.

Lutte ouvrière, tout en condamnant le traité, se lança peu dans la campagne.

Le Parti des travailleurs mène également une campagne active pour le non, et a créé un Comité national pour le non à la Constitution européenne.

Le Mouvement national républicain, dirigé par Bruno Mégret, rejette également le projet de traité, arguant notamment de l'absence de mesures pour limiter l'Union à l'Europe (en prévision de l'adhésion de la Turquie et d'hypothétiques adhésions ultérieures, comme par exemple celles d'Israël et du Maroc), d'un manque – selon lui criant – de dispositions pour promouvoir une « Europe européenne indépendante et puissante », ou de la nature « inchangée » des institutions européennes, considérées par cette formation comme s'apparentant à une « usine à gaz ».

Le Mouvement pour la France, parti de Philippe de Villiers, est opposé à l'Europe fédérale. De ce fait, le MPF est opposé au traité constitutionnel européen.

Le Rassemblement pour la France, parti de Charles Pasqua, est opposé au traité constitutionnel européen pour les mêmes raisons que le MRC et le MPF.

Le parti appelle à voter contre le traité.

Le Parti radical de gauche, par la voix de son président Jean-Michel Baylet, sénateur de Tarn-et-Garonne, approuve sans réserves le traité. Cependant, Christiane Taubira, candidate du PRG au présidentielles de 2002, fait campagne pour le non.

Le Mouvement républicain et citoyen, dirigé par Jean-Pierre Chevènement, est opposé au modèle actuel de la construction européenne. Pour le MRC, l'Europe doit se construire de manière raisonnée et démocratique, sans empiéter sur la souveraineté démocratique des États au profit, selon lui, de l'organisation hyper-centralisée actuelle et de ses technocrates bruxellois. Il est opposé farouchement au traité constitutionnel européen.

Lors de son Conseil National, des 12 et 13 mars 2005, 46 % des conseillers du mouvement ont voté oui au traité, 40 % ont voté non. Étant donné l'absence d'écart significatif, le MEI ne donne aucune consigne de vote.

Le PF fait campagne pour le oui.

Tout en souhaitant une évolution ultérieure vers une Europe qui serait organisée sur un mode nettement fédéral, si besoin est à plusieurs vitesses, il considère le traité comme un pas important pour démocratiser et faciliter le fonctionnement de l'UE.

À la différence de la confédération européenne des syndicats qui s'est prononcée pour le oui, on voit ci-après qu'en France les syndicats des salariés sont divisés. Sans donner de consignes de vote, certaines instances ont appuyé le non, d'autres le oui, certaines étant assez divisées en interne. Pour leur part, les syndicats patronaux ont appuyé le oui.

En février 2005, le comité confédéral national (CCN), le « parlement » du syndicat, recommande le rejet de la constitution européenne, contre l'avis du secrétaire général Bernard Thibault qui aurait souhaité l'absence de consigne de vote.

Favorable au traité. Sans donner de consignes de vote, la CFDT fait campagne pour le oui.

Seul syndicat français à s'être opposé au traité au sein de la Confédération européenne des syndicats. Fidèle à sa tradition, le syndicat ne devrait pas donner de consignes de vote, mais développe sur son site web des arguments favorables au non.

Lors de son congrès national, l'UNSA a décidé le 17 mars 2005 de soutenir le traité constitutionnel, sans pour autant donner de consignes de vote.

La CFTC a porté un avis favorable sur le traité constitutionnel, mais laisse ses adhérents libres de leur choix et ne donnera aucune consigne.

La Conférence française de l'encadrement CGC ne donnera aucune consigne de vote, mais son président indique qu'il fera personnellement campagne pour le non.

Elle s'est clairement prononcée contre ce texte qu'elle considère comme centré sur le libéralisme économique, constituant une régression en matière de droits sociaux ; comme peu démocratique, contraire au maintien de services publics et sexiste. Elle estime qu'une grande partie des orientations n'a pas sa place dans une constitution (même si ce n'en est pas une, le traité a cette fonction), mais relève de choix politiques des citoyens qui doivent pouvoir être modifiés.

Les composants de l'union syndicale (SUD Étudiant, SUD Rail, Sud-PTT, SNUI...) mènent une campagne d'information sur le sujet.

Le principal syndicat d'exploitants agricoles ne donnera aucune consigne de vote. Son président indique qu'à titre individuel il votera oui.

Le syndicat s'est clairement prononcé pour le non et fait campagne en ce sens.

Sans donner explicitement de consignes de vote, la principale organisation syndicale enseignante appelle à rejeter le traité constitutionnel. Elle a exprimé son « profond désaccord » et a condamné le projet. Elle parle de « concurrence érigée en principe d'organisation de la société », d'une « conception libérale des services publics » et de « dumping social et fiscal ».

Ce syndicat étudiant appelle à voter non.

La confédération étudiante se prononce en faveur de ce traité.

S'est prononcé pour le non à la constitution.

Par la voix de son président Ernest-Antoine Seillière, la principale organisation patronale s'est clairement prononcée pour le « oui ».

En Allemagne IG Metall s'est prononcé pour le non à la constitution.

En Belgique la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB), est opposée au projet de constitution.

Est opposée au projet, pour son orientation que le mouvement qualifie de clairement libérale. Attac pointe également de nombreux points du texte, considérés comme incohérents.

En France, l'organisation a fait part de ses craintes aux différents partis, certains y ont répondu. Une importante analyse du texte est proposée, il y est pointé que le traité interdit la taxe Tobin, une des grandes propositions d'Attac.

Opposée au projet. Elle est à l'initiative de l'Appel des 200, regroupement de personnalités, de partis politiques, de syndicats et d'associations appelant à un non de gauche.

Sans outil linguistique adapté, comme l’espéranto, l’UE ne pourra pas travailler efficacement. Nous remarquons en outre que la Constitution proposée ne donne pas au Parlement le droit d’établir ni de proposer des lois, droit fondamental dans toute démocratie. Ces deux points nous inquiètent quant au fonctionnement démocratique de l’Europe sous cette Constitution. Cependant, comme toutes ces dispositions figuraient déjà dans les traités précédents, EDE considère qu’elles ne constituent ni une avancée, ni un recul, et ne donne pas de consigne de vote sur le référendum.

Engagée en faveur de la construction d'une Europe fédérale, l'association fait campagne en faveur du Oui en soulignant ce qu'elle estime être ses « avancées notables à soutenir ».

Elle souligne néanmoins les « lacunes » du traité : maintien de la règle de l’unanimité dans de nombreux domaines, multiplication des possibilités de former des minorités de blocage, maintien d’une procédure de révision à l’unanimité ainsi que l’absence de définition précise des conséquences du rejet du Traité par un ou plusieurs États membres. Prise de position des Jeunes Européens - France. Les Jeunes Européens participent à un collectif associatif « Ensemble pour le Oui » qui organisera plusieurs événements pendant la campagne.

Le Danemark organisera un référendum sur le traité de Rome de 2004 comme sur tous les traités européens jusqu'à maintenant.

La plupart des partis politiques danois sont favorables au nouveau traité européen. Cette liste détaille la position de tous les partis présents au parlement danois (179 sièges en tout) en janvier 2005.

Le parti libéral (Venstre) est, avec 56 sièges au parlement, le principal parti de la coalition du premier ministre Anders Fogh Rasmussen. Il soutient logiquement le traité établissant une constitution européenne.

Le parti social démocrate (Socialdemokratiet), principal parti d'opposition, soutient également la constitution européenne. Il est pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale le deuxième parti danois et détient 52 sièges au parlement.

Le parti du peuple danois (Dansk Folkparti, extrême-droite populiste) est le plus grand parti opposé au nouveau traité européen. Il détient 22 sièges au parlement et participe à la coalition gouvernementale.

Le parti conservateur (Det Konservative Folkeparti) est avec 16 sièges au parlement le plus petit parti de la coalition au pouvoir. Comme le Venstre il soutient la constitution européenne.

Le parti populaire socialiste (Socialistisk Folkeparti) s'est opposé à l'entrée du Danemark dans l'Union européenne en 1972 puis au traité de Maastricht et à l'euro. Lors d'un référendum interne en décembre 2004, 63,8% de ses militants se sont prononcés en faveur du nouveau traité.

Le parti social-libéral (Det Radikale Venstre, centre-droit) soutient la constitution européenne. Il détient 9 sièges au parlement.

La gauche unie (Enhedslisten) est une fédération de petits partis de gauche. Elle détient 4 sièges au parlement. Opposée à l'entrée du Danemark dans l'Union Européenne et dans l'OTAN, elle est logiquement contre la nouvelle constitution européenne.

Les chrétiens-démocrates (Kristendemokraterne) détiennent 4 sièges au parlement et s'opposent à la constitution européenne.

Le non l'a emporté lors du référundum. Deux ensemble ont, pour des raisons différentes, fait campagne pour le non : l'extrême droite, qui a basé sa campagne sur des motifs largement extérieurs au traité, et la gauche radicale, principalement le Parti socialiste.

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Tariq Ramadan

Tariq Saïd Ramadan est un intellectuel et universitaire suisse d'origine égyptienne né le 26 août 1962 à Genève. Son œuvre s'articule sur une réflexion philosophique et politique influencée par la religion musulmane.

En 1949 Hassan el-Banna, le grand-père de Tariq, pourchassé sur ordre du président Nasser est assassiné pour ses activités politiques.

En 1954 Wafa el-Banna, la mère de Tariq, part se réfugier en Suisse avec son mari Saïd Ramadan. Ils trouvent refuge à Genève, où ils élèvent leurs enfants Tariq et Hani.

Tariq Ramadan est né à Genève en 1962. Il a étudié la philosophie à l'université de Genève. après sa thèse de doctorat sur Nietzsche il obtient une license ès lettres en Philosophie et Littérature Française.

En 1988 il obtient le poste de Doyen du Collège de Genève.

Puis, Tariq Ramadan étudie les sciences islamiques à l'université islamique d'al-Azhar au Caire entre 1992 et 1993.

À partir de 1994, il vient en France et y donne des conférences. Proche de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), il participe chaque année à ses congrès. Il signe l'Appel des indigènes de la république, qui dénonce la France comme un État n'assumant pas son passé colonial.

En Suisse, il enseigne au collège de Saussure à Genève. Il est également chargé de cours d'islamologie à l'université de Fribourg de 1996 à 2003.

L'université catholique de Notre-Dame à South Bend dans l'Indiana lui offre au début de l'année 2004 une chaire d'un an financée par le Joan B. Kroc Institute pour enseigner sur « les relations entre les religions, les conflits et la promotion de la paix ». En août de la même année, le gouvernement américain lui refuse un visa de travail sans fournir d'explication, arguant que le Patriot Act autorise l'Etat à prendre des mesure sur simple soupçon d'activité terroriste. À la suite de ce refus, de nombreux intellectuels américains, tels Noam Chomsky ou Edward Saïd, signent une pétition pour dénoncer cette entrave à la liberté académique.

Pendant l'été 2005, Tariq Ramadan obtient une invitation de visiting scholar à l'université d'Oxford et est invité à participer à un groupe de réflexion fondé par Tony Blair sur le problème de l'islamisme au Royaume-Uni, suite aux attentats survenus à Londres le 7 juillet de la même année.

En novembre 2006, le magazine EuropeanVoice lui a remis le prix d'Européen de l'année dans la catégorie des personnalités n’étant pas citoyens d'un pays membre de l'Union Européenne.

En 2007, l’université de Leyde, aux Pays-Bas lui propose d'occuper la chaire d’islamologie. Tariq Ramadan finit par refuser ce poste tout en affirmant que sa décision n'a aucun lien avec les protestations relayées par les médias.

Tariq Ramadan est employé par le ministère de l'Intérieur britannique pour encadrer les musulmans au Royaume-Uni. En mai 2008, il a été l'invité vedette du rassemblement annuel de l'UOIF à l'aéroport du Bourget.

Tariq Ramadan est marié et père de quatre enfants. Son épouse est française et convertie à l'Islam depuis leur mariage. Hani Ramadan, le frère de Tariq Ramadan réside à Genève où il enseigne le français et dirige le Centre islamique de Genève.

Tariq Ramadan se fait connaître en France en 1994, après la publication d'un ouvrage intitulé Les musulmans dans la laïcité. Il plaide pour que les musulmans vivant en Occident ne se considèrent plus comme des étrangers, ou comme des résidents temporaires mais comme des citoyens à part entière. Selon lui, ce changement de mentalité doit éviter toute aliénation : il réclame le droit d'« être musulman européen » (titre d'un autre de ses livres), demandant aux parents immigrés de ne pas confondre culture et religion. Dans son livre «Peut-on vivre avec l'islam» il dit que le musulman ne se définit pas par ses croyances mais par ses pratiques, et que la pratique régulière, et en toute légalité, des rites islamiques en europe, est à l'origine de tensions sociales parce qu'elle est ressentie comme un refus d'intégration plutôt que le contraire - contraire qui est l'auto-détermination en tant que musulman européen. Il considère que les musulmans devraient être des citoyens actifs, et agir contre l'injustice dans le cadre des différentes associations (syndicats, parents d'élève etc). Il ressent une sympathie avec certaines des analyses de Karl Marx (« Je n'arrête pas de dire qu'on a trop vite fait d'enterrer Marx »).

Ramadan déclare ne voir aucun conflit entre « être musulman » et « être un citoyen à part entière » dans les pays occidentaux. Il préconise aussi que les intellectuels musulmans occidentaux soient versés dans les manières occidentales, et non uniquement dans des études religieuses provenant de pays musulmans.

Dans son livre Les Musulmans dans la laïcité (éd. Tawhid), il écrit : « Un musulman, résident ou citoyen, doit se considérer sous l'effet d'un contrat à la fois moral et social avec le pays où il séjourne. En d'autres termes, il se doit d'en respecter les lois. » Il est notamment critiqué par la journaliste et essayiste Caroline Fourest qui, dans son ouvrage Frère Tariq, rapporte que Tariq Ramadan, dans une cassette intitulée Vivre en Occident, estime qu'un musulman doit observer les lois du pays où il habite seulement dans la mesure où celles-ci ne s'opposent pas à un principe de l'islam. Tariq Ramadan soutient à ce sujet qu'il précise ultérieurement, dans la même cassette, que c'est le cas des démocraties occidentales.

Ses écrits et déclarations sont très soigneusement observés. Tariq Ramadan est entre autres vivement critiqué par des intellectuels et hommes politiques français et organisations de droite comme de gauche. Lui sont reprochés un "double langage", des ambiguïtés -notamment sur les droits des femmes- qui masqueraient son fondamentalisme, ou des propos antisémites (cf polémique sur les "nouveaux intellectuels communautaires"). Ses critiques vont de l'extrême-gauche à la droite : Lutte ouvrière, Bernard Cassen (Attac), Max Gallo, Manuel Valls (élu PS), Alexandre del Valle (UMP), des organisations féministes comme Pro-choix, etc.

Tariq Ramadan est défendu par d'autres personnalités, comme Vincent Geisser, Alain Gresh, l'abbé Pierre ou François Burgat qui estiment qu'il n'est ni sexiste, ni antisémite, ni islamiste. Le journaliste Ian Hamel dans un article paru sur le site oumma.com estime en janvier 2005 qu'il existe en France une campagne anti-Ramadan. Il explique également : « J'ai interrogé des spécialistes des services secrets français, des hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, ils sont tous unanimes pour dire que Tariq Ramadan n'est pas Frère musulman, encore moins leur grand chef pour l'Europe. » Cela n'a pas empêché Tariq Ramadan de critiquer vivement la biographie que Ian Hamel lui avait consacré (), reprochant notamment au journaliste de qualifier les frères musulmans « d'idéologie totalitaire ». Persona non grata en France, Tariq Ramadan est un interlocuteur régulier des autorités britanniques ou néerlandaises.

Tariq Ramadan est rapidement devenu un prédicateur populaire parmi les jeunes musulmans, où ses discours sont diffusés sous la forme de cassettes audio. Il prône la stricte observance du Coran et des hadiths, tout en voulant concilier l'appartenance musulmane avec la vie commune et les lois des sociétés européennes. Il est critiqué sur ce point dans l'article de Leila Babès « L’identité islamique européenne d’après Tariq Ramadan », ainsi que par Ni putes ni soumises en réponse à Tariq Ramadan qui les avait prises à partie.

Tariq Ramadan est accusé par Caroline Fourest, ainsi que notamment Soheib Bencheikh, Antoine Sfeir et Mohamed Sifaoui, d'être un « maître du double langage » (taqiya) déclarant une chose au public non musulman et une autre au public musulman ce qui a fait réagir des commentateurs. Celle-ci publie en octobre 2004 Frère Tariq aux éditions Grasset : elle y analyse la vingtaine d'ouvrages écrits par Tariq Ramadan, ainsi que la plupart de ses conférences enregistrées. Elle affirme que la pensée de Tariq Ramadan reste fondamentalement plus islamiste qu'ouverte à une adaptation à la culture politique démocratique et une cohabitation avec la société occidentale. Tariq Ramadan a répondu que Caroline Fourest interprétait librement ses discours en les sortant de leur contexte. Le père Descombes le soutient ou bien a changé d'avis? . Lors d'un procès qu'il perdit contre Antoine Sfeir, érudit libanais et directeur des Cahiers de l'Orient, il apparut que celui-ci le considérait comme un islamiste dangereux, militant contre l'intégration, un « fondamentaliste charmeur », un « spécialiste du double langage », ce que vinrent appuyer d'autres témoins, parmi lesquels le journaliste Mohammed Sifaoui - remarqué pour ses méthodes controversées, et employées dans ses enquêtes sur les islamistes - qui vint dire à la barre que « ce que dit Antoine Sfeir est en-deçà de la réalité ».

Cette dénonciation d'intellectuels, sa forme, la globalisation de ses critiques (Pierre-André Taguieff et Bernard Kouchner désignés, à tort, comme intellectuels juifs), ce qu'il attribue à chacune des personnalités citées (Bernard-Henri Lévy, par exemple, n'avait aucunement soutenu la guerre d'Irak), lui ont valu des réponses critiques de plusieurs intellectuels et éditorialistes, dont Alain Finkielkraut ou Bernard-Henri Lévy; Lévy lui reproche notamment de tenir des « énoncés antisémites » et invite les mouvements altermondialistes à prendre leur distance avec lui. André Glucksmann répond dans l'article «Une obsession antisémite ». Toujours dans le Nouvel Observateur, trois responsables du PS, Manuel Valls, Vincent Peillon et Jean-Luc Mélenchon demandent -en vain- l'exclusion de Tariq Ramadan du Forum social européen.

Peu après, Tariq Ramadan intervient dans les débats concernant la loi française sur les signes religieux : avant le vote de ladite loi, il engage ceux qui le suivent à s'opposer à cette loi, au nom de l'islamophobie supposée de celle-ci. Dans un texte paru sur oumma.com, il déclare : « La lutte que nous sommes en train d’entamer sera longue et elle exige une vision claire des enjeux globaux présents et futurs. (…) il faut se lever aujourd’hui et s’opposer à ce projet de loi discriminatoire et insensé ».

Sur le thème de la lapidation, il affirme : « Je demande un moratoire pour qu'on cesse l'application de ces peines-là dans le monde musulman. Ce qui compte, c'est de faire évoluer les mentalités. Il faut un discours pédagogique.» Il le rappelle en 2007, dans un débat avec Philippe de Villiers, dans l'émission française Ripostes. Tariq Ramadan condamne clairement les lapidations dans cette même émission et déclare : « La position qui est la mienne aujourd'hui, c'est de faire en sorte que dans le monde musulman, on puisse cesser cela tout de suite .» A l'occasion de la même émission et pour être plus précis encore, c'est contre tous les chatiments corporels que Tariq Ramadan s'est opposé à savoir donc la lapidation contre les femmes, mais aussi contre les hommes; contre la peine de mort et contre la torture.

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Manuel Valls

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Manuel Valls, né le 13 août 1962 à Barcelone (Espagne), est un homme politique français. Membre du Parti socialiste (PS), il a été élu maire d'Évry et député de la 1re circonscription de l'Essonne.

Né dans une famille catalane à Barcelone en 1962, Manuel fait partie des rares hommes politiques français à avoir acquis la nationalité française par naturalisation (intervenue en 1982). Son grand père, républicain espagnol, cacha des membres du POUM (Parti ouvrier d'unification marxiste, antistalinien) et des anarchistes.

Son père, Xavier Valls (né le 18 septembre 1923 à Horta), artiste peintre marié à une Suissesse italianophone, Luisangela, émigre en France à la fin des années 1940. Xavier Valls appartenait au courant de la jeune peinture de l'école de Paris avec notamment Bernard Buffet, Maurice Boitel, Pierre-Henry, Jean-Pierre Alaux, Françoise Gilot-Picasso. Manuel suit des études d'histoire à l'université Paris 1 où il rejoint les réseaux de Michel Rocard dont il devient conseiller pour les affaires étudiantes en tant qu'animateur de l'UNEF-ID.

Parfaitement bilingue et père divorcé de quatre enfants, il vit avec la violoniste Anne Gravoin, premier prix de violon et de musique de chambre du Conservatoire de Paris,,.

Entre 1983 et 1986, attaché parlementaire de Robert Chapuis, député de l'Ardèche, il succède à Henri Kaminska en 1988 à la tête du PS d'Argenteuil-Bezons. Il est élu à 24 ans au conseil régional d'Ile-de-France, dont il devient 1er vice président. Il devient secrétaire national du Parti socialiste à la communication, mais aussi premier secrétaire de la fédération du Val d'Oise, puis chargé de la communication et de la presse au cabinet de Lionel Jospin, Premier ministre de 1997 à 2002. Aux législatives de 1997, il avait échoué au premier tour à Argenteuil (Cinquième circonscription du Val-d'Oise).

Il est élu maire d'Évry (Essonne) en mars 2001, puis député de la 1re circonscription de l'Essonne le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007). Il est réélu aux élections législatives de 2007 avec 60,12% des voix. Il se fait alors remarquer par ses appels à la refondation du PS et à un changement de nom. En 2007, il aurait refusé à Nicolas Sarkozy, alors nouveau président de la République, de faire partie de son gouvernement au titre de l'« ouverture », ce point n'ayant toutefois jamais été confirmé à droite. Il est réélu maire d'Evry en 2008, avec moins d'un tiers des inscrits du fait d'un très faible taux de participation.

Franc-maçon au Grand Orient de France, il affirme ne plus être actif depuis longtemps,.

Il fait partie de l'« aile droite » ou « blairiste » du Parti socialiste, en particulier en raison de son insistance sur la sécurité, sur la responsabilité individuelle (à préciser) ou le « refus de l'assistanat ». Il souhaite « concilier la gauche avec la pensée libérale » et se déclare « clintonien ».

En 2002, il prend position contre un magasin Franprix de sa ville qui avait choisi de ne vendre que des produits hallal.

En 2005, concernant le référendum sur la Constitution européenne, il commence à défendre le « non », puis, après le référendum interne au PS du 1er décembre 2004 où le « oui » est sorti largement vainqueur à plus de 59 % des voix, il participe à la campagne du PS pour le « oui ». Il vote avec d'autres élus de gauche « pour » la réforme du titre XV de la constitution permettant la ratification du Traité de Lisbonne (2007) lors du Congrès du Parlement français le 4 février 2008.

Dans Pour en finir avec le vieux socialisme... et être enfin de gauche, il dit « oui aux quotas » d'immigration, approuve l'allongement de la cotisation retraite à 41 ans à condition que l'on imagine un départ « à la carte », selon la pénibilité des carrières, et regrette les « fatwas anti-OGM » et anti-nucléaires.

Lors de la succession de François Hollande en novembre 2008, il prendra fait et cause pour Ségolène Royal, allant jusqu'à menacer de l'arbitrage des tribunaux devant face aux suspicions de fraude électorale dans les bastions du Nord et de la Seine Maritime favorables à Martine Aubry.

Dans La laïcité en face, il défend une refonte en profondeur de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État, affirmant que « personne ne veut y toucher, mais elle est contournée en permanence ; chacun cherche un subterfuge pour arriver à ses fins. Notre pays ne peut donc échapper à la révision même si ce n’est pas une révision avec un grand R. La loi a d’ailleurs été plusieurs fois modifiée depuis son adoption. La République pourrait s’offrir ainsi un moment symbolique pour donner un souffle nouveau à la laïcité. Il faut une révision publique de l’application de la laïcité qui passe par un débat parlementaire. Voilà un beau moyen de remettre l’idéal laïque au cœur de la société française et d’en faire une valeur partagée ».

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Corbeil-Essonnes

Position de Corbeil-Essonnes en Essonne.

L'hôtel de ville.

Corbeil-Essonnes (prononcer /kɔʁ.bɛj e.sɔ.nə/) est une commune française située à vingt-huit kilomètres au sud-est de Paris, sous-préfecture du département de l'Essonne dans la région Île-de-France. Elle est le chef-lieu des cantons de Corbeil-Essonnes Est et Ouest, le siège de la communauté d'agglomération Seine-Essonne et le siège associé du diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes.

Corbeil, cité gallo-romaine, château de défense de la Seine au Moyen-âge puis ville royale dès 1120, Essonnes, qui connut l'implantation de chasseurs du Paléolithique, de potiers Gaulois et qui devint dès le XIIe siècle une importante ville industrielle sur la route de Paris furent très tôt liées dans leur développement, économique et démographique, riches des présences de la Seine et de l'Essonne source de force mécanique pour les nombreux moulins, et des régions agricoles de Beauce et de Brie aux portes de la capitale. Des Grands moulins de Corbeil, moulins royaux depuis le XIIe siècle à l'important site d'Altis Semiconductor employant deux mille personnes aujourd'hui, Corbeil-Essonnes, issue de la fusion des deux communes en 1951 est aujourd'hui la seconde ville du département, riche d'un passé et d'un patrimoine illustre, d'une population encore traditionnellement ouvrière issue d'horizons diverses, aujourd'hui confrontée aux enjeux du renouvellement urbain, de l'insécurité persistante dans certains quartiers difficiles et des difficultés économiques d'organismes privées comme publics.

Ses habitants sont appelés les Corbeil-Essonnois.

Corbeil-Essonnes est située dans la région Île-de-France, au sud de l'agglomération parisienne et au nord-est du département de l'Essonne, à la frontière entre les régions naturelles du Hurepoix à l'ouest, du Gâtinais au sud et de la Brie française au nord-est. La commune occupe un territoire ayant approximativement la forme d'un triangle isocèle, la pointe orientée au sud, avec une base de trois kilomètres de long et des côtés de six kilomètres, créant une superficie totale de mille cent un hectares. L'institut géographique national donne les coordonnées géographiques 48°36'38" N et 02°28'38" E au point central de ce territoire. Plus de huit dixièmes de ce territoire est urbanisé, 64,36 % étant effectivement construit, il ne subsiste que cent quatre-vingt quatorze hectares d'espace « rural » situé en majeure partie sur les berges de la Seine et à l'ouest, à proximité du stade et du quartier de Robinson. La commune est située au confluent de la Seine et de l'Essonne, le fleuve bordant l'est du territoire, un seul quartier étant situé sur la rive droite, et la rivière entre à Corbeil-Essonnes par le sud-ouest et pour border la frontière ouest et traverser d'ouest en est jusqu'au centre-ville. C'est ainsi au centre-ville que se situe le point le plus bas du territoire à seulement trente-deux mètres d'altitude, le terrain s'élevant rapidement vers le nord-ouest et le plateau du Hurepoix où se trouve le point culminant à quatre-vingt douze mètres en bordure de l'autoroute A6, seulement trois kilomètres plus à l'ouest de l'hôtel de ville. Une forte crête marque la berge sud de la Seine sur sa rive gauche, séparant les vallées du fleuve et de la rivière de sorte qu'une part importante de la commune, correspondant à l'ancien territoire d'Essonnes est installé dans une plaine alluviale où serpente l'Essonne formant six îles. Cité industrielle importante depuis des temps reculés, l'accès naturel à la commune par le fleuve fut largement enrichi avec le passage sur son territoire de la route nationale 7 du nord au sud, de la route nationale 104 d'ouest en est et à l'extrême ouest de l'autoroute A6 qui traverse la ville voisine de Villabé. S'ajoute à ce réseau national un nœud routier départemental composé des RD 26, 33, 191, 446 et 448. Les transports ferroviaires sont assurés par le passage sur le territoire de deux branches de la ligne D du RER, la ligne Villeneuve-Saint-Georges - Montargis du nord au sud-ouest avec les gares de Corbeil-Essonnes et Moulin-Galant et la ligne Corbeil-Essonnes - Montereau au départ de la gare municipale principale qui dessert les gares d'Essonnes - Robinson et du Plessis-Chenet. Ces obstacles naturels et infrastructures routières et ferroviaires morcellent la ville en dix-neuf quartiers, accentuant la distinction entre les anciennes communes de Corbeil et Essonnes.

Importante à l'échelle de la région, la commune est située à vingt-huit kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, seulement quatre kilomètres au sud-est de sa voisine Évry qui lui ravit le statut de préfecture du département, seize kilomètres au sud-est de Montlhéry, dix-huit kilomètres au nord-est d'Arpajon, dix-huit kilomètres au nord-est de La Ferté-Alais, vingt-et-un kilomètres au sud-est de Palaiseau, vingt-trois kilomètres au nord de Milly-la-Forêt, trente-et-un kilomètres au nord-est d'Étampes, trente-quatre kilomètres au nord-est de Dourdan et seulement quinze kilomètres au nord-ouest du chef-lieu seine-et-marnais Melun. La communes est en outre située à soixante-dix-neuf kilomètres au sud-est de son homonyme picarde Corbeil-Cerf et cent quarante-trois kilomètres à l'ouest de Corbeil dans la Marne.

Corbeil-Essonnes est située au confluent de la rivière l'Essonne et de la Seine. Le fleuve entre par le sud-est de la commune puis forme une boucle à gauche face à la commune voisine de Saint-Pierre-du-Perray. En amont, Corbeil-Essonnes n'est implanté que sur la rive gauche, en sortie de boucle, elle déborde sur la rive droite avant de laisser la place au parc de Saint-Germain-lès-Corbeil. Un lac est relié au fleuve par un bras mort sur la berge gauche de la boucle, site de débordement du fleuve aujourd'hui utilisé comme base nautique. Le parcours du fleuve représente ainsi six kilomètres huit cent mètres sur le territoire de la commune. Il n'est traversé que par deux ponts, le pont de l'armée Patton en centre-ville et le pont de la route nationale 104 plus en aval qui matérialise la limite avec Évry. Une station de mesure du débit du fleuve fut installée dans la commune en 1881.

L'Essonne entre par le sud du territoire, alors qu'elle est scindée en deux bras, celui de droite matérialise la frontière avec Villabé. À proximité de la gare de Moulin-Galant se trouve une île la rivière se réunit avant une nouvelle séparation dans le quartier de La Nacelle. Une petite île est présente après une courbe à gauche puis trois dans le quartier Robinson avant une nouvelle séparation du cours d'eau. Deux barrages sont implantés sur le bras sud dont un pour alimenter l'ancien moulin à poudre communal installé sur une île avant la confluence des deux bras de la rivière. La rivière fait ensuite une dernière boucle à gauche pour entrer dans le centre-ville. La fin du parcours a été domestiquée et se fait en souterrain sous les Grands Moulins. Seize ponts permettent de traverser la rivière sur le territoire de la commune dont deux sur la route nationale 7.

Le territoire de Corbeil-Essonnes s'étale sur les deux rives de la Seine, dans une vallée s'élargissant. Le point le plus bas est situé à une altitude de trente deux mètres à proximité des quais de l'apport de Paris sur la rive gauche. Au nord, le terrain s'élève rapidement vers l'ouest et le plateau du Hurepoix. Le centre-ville est situé à la même altitude que le fleuve, il est poursuivi par le lit de l'Essonne vers le sud-ouest, enserré entre le plateau et une crête séparant la rivière de la Seine, avec une pente abrupte au sud du territoire entre la route nationale 7 et le fleuve avec un dénivelé de quarante mètres sur une longueur de deux cent mètres. La rive droite est en partie occupée par la commune face au centre-ville, le terrain s'élève de façon régulière de vingt mètres sur une distance de cent mètres.

Le territoire de Corbeil-Essonnes est installé dans une boucle de la Seine. Au nord, le fleuve la sépare d'Étiolles puis d'une partie de Saint-Germain-lès-Corbeil au nord-est avant que la commune n'occupe les deux rives jusqu'à Saint-Pierre-du-Perray à l'est. Au sud-est, la rive droite limitrophe est occupée par les communes de Saintry-sur-Seine et Morsang-sur-Seine. Au sud, la route nationale 7 matérialise une partie de la frontière avec Le Coudray-Montceaux, suivit au sud-ouest par le village d'Ormoy. Le sud-ouest est aussi en limite de Villabé, séparée par le cours de l'Essonne. À l'ouest, Lisses marque le début de l'ancienne ville nouvelle, suivie au nord-ouest par la préfecture du département, Évry.

Corbeil-Essonnes est située en Île-de-France, elle bénéficie d'un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, en étant régulièrement arrosée sur l'ensemble de l'année. En moyenne brute annuelle, la température s'établit à 10,5°C, avec une moyenne maximale de 14,9°C et une moyenne minimale à 6,2°C. Les températures moyennes mensuelles extrêmes relevées sont de 24,3°C en juillet au maximum et 0,4°C en janvier au minimum, mais les records enregistrés s'établissent à 38,2°C le 1er juillet 1952 et -19,6°C le 17 janvier 1985. Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés celsius se fait sentir, surtout en début de journée. L'ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec un total de 1 798 heures par an, une moyenne haute à deux cent quarante heures en juillet et basse à cinquante trois heures en décembre. Les précipitations sont également réparties sur l'année, avec un total annuel de 610 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Corbeil-Essonnes a toujours été au carrefour de diverses voies de communication. La première d'entre-elles, naturelle est la Seine, la commune accueillant sur son territoire une partie du port fluvial de marchandises d'Évry, principalement dédié au fret et au traitement de céréales. Ce mode de transport historique fut rapidement connecté aux autres voies terrestres de communication. La ville est ainsi sur le passage de l'ancienne Via Agrippa devenue l'ex-route nationale 7 qui traverse la commune du nord au sud, complétée au XXe siècle par l'autoroute A6 qui passe à l'extrême ouest du territoire et la route nationale 104, super-périphérique d'Île-de-France qui croise les deux premières au nord de la commune. Centre industriel historique, Corbeil et Essonnes étaient aussi le point de départ d'un maillage important de voies secondaires, conservées aujourd'hui avec les routes départementales 26 vers Saint-Maurice-Montcouronne et historiquement Rambouillet, 33 vers Boussy-Saint-Antoine et plus loin Villiers-sur-Marne, la Marne et l'autoroute A4, 191 vers Étampes et Ablis, 446 vers Melun, 448 vers Montgeron et la route nationale 6, 947 vers Lieusaint et l'autoroute A5. D'importants travaux inscrits au schéma directeur de la région Île-de-France en 1994 engageant la totale réfection de la Francilienne entre les autoroutes A6 et A5, notamment avec le doublement du viaduc de Corbeil-Essonnes, l'aménagement de l'échangeur autoroutier Émile Zola d'accès à la commune avec des contraintes importantes de trafic (100 000 véhicules par jour, 4 600 véhicules par heure en pointe) et environnemental (urbanisation dense sur la rive gauche et bois classés sur la rive droite). À Corbeil-Essonnes est installé le premier pont routier permettant de traverser la Seine sur les cinq que compte département de l'Essonne, le pont de l'Armée Patton.

Ce riche réseau routier est complété par la présence importante d'infrastructures ferroviaires, la commune disposant, au nord d'une vaste gare de fret entre les zones d'activités de l'Apport de Paris et des Tarterêts, suivie par trois gares voyageurs en centre-ville la gare de Corbeil-Essonnes sur la ligne D du RER puis sur deux branches distinctes de la ligne D, la gare d'Essonnes - Robinson et la gare de Moulin-Galant. Deux gares sur les communes voisines permettent un accès à cette ligne, la gare du Plessis-Chenet à l'extrême sud sur Le Coudray-Montceaux et la gare de Villabé à l'extrême ouest. Le trafic nocturne est assuré par le réseau Noctilien avec les lignes N120 vers l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et N132 vers la gare de Paris-Lyon. Un réseau de transports en commun routier dessert la commune, la ligne 70.01 des Cars Sœurs, les lignes 401, 402 et 405 du réseau de bus TICE, les lignes 309.001, 309.002, 309.003, 309.004, 309.005, 309.008, 024.010 et 024.11/12 du réseau Keolis STA assurant la mobilité dans l'intercommunalité et le département. Corbeil-Essonnes est en outre située à quinze kilomètres au sud-est de l'aéroport Paris-Orly, quarante-quatre kilomètres de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et quatorze kilomètres à l'ouest de la base aérienne de Melun-Villaroche transformée à terme en aéroport de tourisme et d'affaires.

Historiquement composée de deux communes différentes, Corbeil au nord et Essonnes au sud, la ville unique conserve encore une distinction marquée entre les deux précédentes entités. Le découpage en quartiers se poursuivit avec l'expansion démographique du XXe siècle. Aujourd'hui, on dénombre dix-neuf quartiers, résidentiels ou industriels, avec à l'extrême nord, les zones d'activités de l'Apport de Paris et Gustave Eiffel, puis en bord de Seine, le centre-ville actuel, précédemment celui de Corbeil, complété par le quartier de la Gare, Chantemerle, plus au sud, le Bas-Coudray marquant une boucle du fleuve, suivi sur la rive gauche par Montconseil, l'Ermitage et le Pressoir Prompt. La route nationale 7 marque une frontière, la chaussée ouest étant située sur l'ancien territoire d'Essonnes, avec au sud, le quartier de Moulin Galant, plus au nord, la Nacelle puis Robinson-La Nacelle et l'ancien centre-ville d'Essonnes, sur une île de la rivière l'Essonne. Au deçà de la voie ferrée se trouve les grands ensembles construits après la seconde guerre mondiale, Les Tarterêts, à gauche de la RN7, Les Coquibus, habitations et zone d'activités, les lotissements Corbeil-Nord et Les Granges à droite de l'axe routier. Face au centre-ville, accessible par le pont de l'Armée Patton se trouve le quartier Rive Droite, enserré entre le fleuve et le plateau de Saint-Germain-lès-Corbeil. À l'extrême nord-ouest, l'important site de la Snecma constitue à lui seul un quartier industriel.

Cette division importante et la présence de quartiers dits « sensibles » sur le territoire et en périphérie ont conduit l'État, la commune et la communauté d'agglomération Seine-Essonne a signer un contrat urbain de cohésion sociale en 2000, succédant au contrat de ville signé en 1994. Trois quartiers sont recensés comme zone urbaine sensible, La Nacelle réunissant 1 500 habitants sur huit hectares, Montconseil réunissant 4 500 habitants sur trente-et-un hectares et Les Tarterêts réunissant 8 500 habitants sur quatre-vingt-trois hectares, ce dernier ensemble étant aussi classé comme zone franche urbaine avec le quartier voisin Les Pyramides sur la commune d'Évry. En outre, deux quartiers sont inscrits comme étant prioritaires au titre du renouvellement urbain, L'Ermitage et la Rive-Droite.

Le nom de la commune trouverait son origine dans le mot latin Corbolium dérivé du gaulois Cor Beel ou Curtis Baal signifiant l'habitation sacrée, devenu Corbeil et le nom de la déesse gallo-romaine de l'eau Acionna devenue Exona puis Essonne, nom de la rivière qui donna son appellation à la ville et au département. Une autre source donne la version du mot composé latin Corboialo de Corbos, le corbeau et Ialos, la clairière.

L'occupation du site de Corbeil-Essonnes, sur la rive gauche du fleuve, remonte de façon certaine au Paléolithique et au Néolithique comme en témoignent les objets retrouvés, des haches polies, des lames, des couteaux, des burins et un grattoir en silex aux Tarterêts, une épée courte, une lance et un couteau de l'Âge du bronze. Plus tard, si l'habitat gallo-romain fut totalement recouvert au Moyen-Âge, ils subsistent encore des monnaies gauloises en bronze et surtout une borne milliaire placée au bord de ce qui était la voie romaine reliant Lutèce à Agedincum par la vallée de la Seine. La cité était alors appelée Corbolium d'après l'expression gauloise Cor Beel signifiant « habitation sacrée ». Des poteries retrouvées derrière le marché couvert indiquent la présence d'ateliers de potiers à proximité de l'ancien ruisseau de Villelouvette. La première chapelle chrétienne fut élevée à Exona vers l'an 600 à l'emplacement d'un ancien temple païen.

Située au confluent de l'Essonne et de la Seine, la cité eut très tôt un rôle stratégique militaire et commercial. Les raids Viking sur la Seine durant le IXe siècle déclencha notamment la construction de bâtiments de défense sous le règne de Charles III le Gros, dont un à Corbeil. Ne subsistent aujourd'hui que les fondations sur la rive droite. Bâti par le comte Aymon de Corbeil, il disposait d'une enceinte avec cinq tourelles, d'un donjon appelé la « tour du Hourdy » et était entouré d'un bras artificiel de la Seine. La ville changea alors d'implantation, permettant la distinction entre Corbeil et Essonnes et disposa dès 900 d'un pont sur le fleuve. C'est à cette époque aussi que fut construite l'église Saint-Exupère et l'église Saint-Guénault. Détruite par un incendie en 1140, elle fut immédiatement reconstruite et enrichie. En 1071, le comte Bouchard II de Corbeil fit construire les fortifications du cloître de l'église principale. À partir du XIe siècle, le territoire des deux villes se couvrit d'un vignoble, il fut construit le prieuré de Saint-Jean-Baptiste. Située aux portes du domaine royal français, le roi Louis VI le Gros l'unit au royaume en 1120, en même temps que Montlhéry suite à la défaite d'Hugues le Jeune. Il fit alors reconstruire le château sur la rive droite du fleuve. Vers 1121, l'abbé Suger fut nommé à Corbeil et y fit construire un cloître, un réfectoire et un dortoir pour douze religieux. En 1185, c'est l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui possédait des terres et bâtiments à Corbeil qui fonda son prieuré Saint-Jean-en-L'Isle.

Les paroisses de Corbeil et d'Essonnes, disposant chacune d'une église importante étaient alors installée au bord du premier fleuve du royaume, à la croisée des fertiles régions de la Beauce et de la Brie, une activité de minoterie se développa rapidement, profitant de la présence de la rivière l'Essonne. Les Grands moulins de Corbeil devinrent alors au XIIe siècle moulins du roi, la commune fournissant en pain « Chaland » de qualité la capitale au moyen des coches appelés les « Corbeillards ». Plus tard, ils furent chargés de transporter les victimes de la pandémie de Peste noire au XIVe siècle, instituant le mot de corbillard. Cette activité nourricière était alors complétée par des tanneries, une poudrerie et un laminoir, plaçant Corbeil et Essonnes en concurrence directe avec Troyes. Blanche de Castille vint fréquemment au château de Corbeil, suivit par son fils Saint Louis, Pierre Abélard y créa une école de théologie réputée à proximité du donjon de la mère d'Héloïse d’Argenteuil, sa maîtresse. Au XIIIe siècle, la reine de France, Ingeburge de Danemark rénova le prieuré des Hospitaliers de Saint-Jean-en-L'Isle où elle mourut le 26 juillet 1236. En 1258 fut signé à Corbeil le premier traité entre la France et l'Aragon dans lequel Louis IX renonçait à ses prétentions en Catalogne et Jacques Ier à celle en Roussillon. En janvier 1307, le roi Philippe le Long se maria à Corbeil avec Jeanne II de Bourgogne. En avril 1326 fut signé un autre traité de Corbeil, cette fois entre la France et l'Écosse pour renouveler l'Auld Alliance. Durant la guerre de Cent Ans, la ville subissant de nombreux sièges fut constitué un corps d'arquebusiers. Une lettre du futur roi Charles VII mentionne une activité importante de Corbeil, la batellerie. Charles VIII vint à Corbeil en 1484 et François Ier en 1519. En septembre 1590, lors du siège de Paris, l’Espagnol Alexandre Farnèse prît la ville, ce qui permet de ravitailler la capitale assiégée par Henri IV (huitième guerre de religion).

En 1628, l'explosion de la poudrerie embrasa la ville. En 1656, Jacques de Bourgoin fonda le collège de Corbeil pour l'éducation des enfants. Au XVIIe siècle, Essonnes était située sur l'importante route royale de Paris à Fontainebleau et disposait alors d'un relais de poste et d'hôtels pour les voyageurs. Entre 1736 et 1738, pas moins de douze explosions ravagèrent le moulin à poudre. Le 5 juillet 1745, une nouvelle explosion l'anéantit et fit quarante morts.

Au milieu du XVIIIe siècle, Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre vint vivre quelque temps à Essonnes. En 1789, le cahier de doléances fut ouvert à Corbeil, des représentants de la population assistèrent à la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790. En 1789, Pierre-François Didot racheté l'imprimerie d'Essonnes où Louis-Nicolas Robert mis au point la première machine à papier en continu en 1798. En 1800, dès la création de l'administration préfectorale, Corbeil devint sous-préfecture du nouveau département de Seine-et-Oise. Suite aux protestations des riverains devant le danger encouru, le moulin à poudre cessa son activité en 1822. Il devint la même année une filature de soie et une fabrique de draps. Le 17 septembre 1840 fut mise en service la ligne de chemin de fer de Paris à Corbeil. Ce nouvel axe de circulation permit la venue de « touristes » tel Alfred Jarry qui loua une maison près des Grands Moulins, ou le peintre Félicien Rops qui passa les quinze dernières années de sa vie à Essonnes. Cela permit aussi l'accroissement toujours plus important de l'industrie locale avec l'ouverture de filatures par Christophe-Philippe Oberkampf, l'ouverture par Aymé-Stanislas Darblay de la seconde papeterie d'Essonnes, de l'imprimerie de Louis Simon Crété (toujours en activité), les sucreries puis les usines de chemin de fer de Paul Decauville ouvertes en 1881 et enfin la féculerie de Paul Doittau. En 1885, l'ancien moulin à poudre fut transformé en fabrique de magnésium. En 1892, la ville possédait cinq ports de commerce, totalisant un trafic de 22 600 tonnes de marchandise.

La ville bénéficia alors de la construction de nombreux équipements structurants, le temple protestant en 1862, l'hôtel de la sous-préfecture en 1863, la gendarmerie en 1875, la maison d'arrêt en 1883, le palais de justice en 1887, le marché couvert en 1893, parfois grâce à la générosité de notables locaux avec par exemple l'ouverture de l'hôpital Galignani en 1860 et l'orphelinat et l'école du même nom en 1878. En 1899, ce fut le président du Conseil Pierre Waldeck-Rousseau qui acquit le Castel-Joli sur la rive droite pour sa dernière résidence.

Le 8 juillet 1906 fut inauguré l'hôtel de ville de Corbeil. En 1907, la grève des ouvriers papetier d'Essonnes eut un retentissement national et fut sévèrement réprimée. En 1914 fut édifié l'hôtel de ville d'Essonnes. La ville fut bombardée une première fois en 1918, détruisant entre autres, les vitraux des églises. En 1928 ouvrit la biscotterie Exona qui fonctionna jusqu'en 1971. La Seconde Guerre mondiale fit plus de dégâts encore. Occupée par les Allemands, la ville fut bombardée par les Alliés, notamment le 13 août 1944 où un train de munitions explosa en gare de Corbeil. Dans la nuit du 7 au 8 juin 1944, un autre bombardement de l'ensemble des gares importantes de la région, dont Corbeil se solda ici par la chute du bombardier Halifax qui s'écrasa à 1h15 sur un pavillon de la rue Gournay, abattu par la Flak. Sept corps furent sortis des décombres, les six premiers emmenés à la kommandantur de Courances, le septième retrouvé le 10 juin étant enterré à Corbeil. Dans leur fuite, les Allemands détruisirent le pont sur la Seine, alors seul point de passage entre Melun et Villeneuve-Saint-Georges.

La première volonté de fusionner les villes de Corbeil et Essonnes aurait été mentionnée dans les cahiers de doléances en 1789. En 1946, le préfet demanda aux maires des deux communes de réfléchir à un rapprochement. Il ne se concrétisa que le 9 août 1951 avec la création de Corbeil-Essonnes. En 1955 fut achevé le pont Patton, rétablissant les communications routières entre les deux rives du fleuve. En 1958 fut ouvert le lycée, qui devint plus tard le lycée Robert Doisneau et une crue de la Seine inonda tout le centre-ville. En 1966 fut construite la MJC cependant que la perdait son statut de sous-préfecture de Seine-et-Oise en vue de la constitution du nouveau département de l'Essonne. Entre 1966 et 1971, les services restèrent cependant à Corbeil-Essonnes, en attendant le transfert dans les nouveaux locaux d'Évry. L'urbanisation et l'équipement de la commune se poursuivit pourtant, avec la construction de la piscine en 1967 pour compléter l'aire de baignade sur la Seine, du palais des sports en 1971, du théâtre en 1973, de l'hôpital Gilles de Corbeil entre 1982 et 1985. En 1973, le pont autoroutier de la Francilienne doubla les capacités de franchissement du fleuve, déchargeant un peu le centre-ville du flux automobile. En 1995, l'investissement d'IBM sur sont site Corbeillois permit la création de mille emplois. En 2002, la ville et notamment le quartier des Tarterêts fut le théâtre d'affrontement entre bandes rivales et l'attaque de policiers.

Seconde commune du département de l'Essonne en nombre d'habitants avec cependant douze milles résidents de moins que sa voisine Évry, Corbeil, Essonnes et aujourd'hui Corbeil-Essonnes ont cependant toujours été des agglomérations importantes du sud francilien. Ville industrielle, Corbeil comptait déjà trois mille habitants lors du premier recensement des personnes en 1793, sa voisine Essonnes, plus rural et dédiée à l'hébergement des nouveaux arrivants en regroupant mille cinq cent. Au fil des années, Essonnes rattrapa peu à peu son retard, restant cependant toujours moins peuplées que la ville principale mais connaissant les mêmes variations, la perte de cent habitants chacune en 1806 et en 1846 avec des contrecoups ultérieurs à Essonnes, qui perdait encore des essonnois en 1821 et 1851, la forte hausse de 1896, lorsque Corbeil gagna mille nouveaux arrivants et Essonnes mille sept cent en pleine période d'abondance industrielle et d'exode rural. La tendance s'inversa pour la première fois en 1911 où la population d'Essonnes commença à décroître alors que Corbeil continuait sa progression, dépassant cette même année les dix mille Corbeillois, et n'étant que peu marquée par les pertes de la première guerre mondiale qui fit pourtant encore chuter Essonnes, celle-ci ne franchissant le cap des dix mille résident qu'au recensement de 1926. Les deux communes encore séparées furent cependant également impactées par les ravages de la seconde guerre mondiale, Corbeil perdit ainsi plus de deux cent personnes et Essonnes près de cinq cent avec une population respective de 10 976 et 10 032 habitants. Le recensement de 1954 fut le premier intervenu après la réunion des municipalités, la nouvelle commune de Corbeil-Essonnes comptant ainsi 22 891, et poursuivant une progression rapide pour atteindre 38 859 personnes vingt ans plus tard avant une première baisse de mille résidents en 1982 n'empêchant pas de franchir le cap des quarante mille Corbeil-Essonnois lors du recensement de 1990. La décennie suivante fit à nouveau perdre mille habitants à l'agglomération avant une nouvelle croissance pour atteindre les 40 929 personnes lors du dernier recensement intervenu en 2006. Avec 17,4 % de la population de nationalité étrangère en 1999, l'immigration représente une part importante du développement de la commune, taux quatre point supérieur à celui de sa voisine Évry pourtant réputée plus cosmopolite.

L'analyse de la pyramide des âges de Corbeil-Essonnes en 1999 montre une population relativement plus jeune que dans le reste du département de l'Essonne, notamment pour les tranches d'âges nées après 1970 et une présence moindre de résidents nées entre 1925 et 1954, la répartition des personnes nées avant 1925 étant sensiblement équivalente au reste du département. En 1999, c'est ainsi 35,5 % des habitants qui avaient moins de vingt-cinq ans, chiffre encore accentué à 44,4 % dans les zones urbaines sensibles de l'agglomération, à comparer à la moyenne francilienne fixée à 33 %. Cette même année, 16,3 % des ménages Corbeil-Essonnois étaient constitués de familles monoparentales.

Ancien chef-lieu de l'arrondissement de Corbeil-Essonnes créé le 17 février 1800 dans le département de Seine-et-Oise, Corbeil-Essonnes abrité un temps les locaux de la préfecture du récent département de l'Essonne. C'est aujourd'hui une sous-préfecture sans que la commune ne soit le chef-lieu d'aucun arrondissement. Elle est toutefois le chef-lieu des canton de Corbeil-Essonnes-Est et Ouest représentés par les conseillers généraux Carlos Da Silva (PS) et Bruno Piriou (PCF), cantons intégrés à la première circonscription de l'Essonne représentée par le député-maire d'Évry, Manuel Valls (PS). Son maire actuel, Serge Dassault (UMP) est aussi sénateur du département. Il est assisté par seize adjoints parmi les quarante-trois élus qui composent le conseil municipal, répartis en trente-trois élus de la majorité présidentielle et dix de sensibilité divers gauche. La municipalité a en outre mis en place trois comités consultatifs des habitants pour les quartiers des Tarterêts, de Montconseil et de La Nacelle.

En 2007, la commune disposait d'un budget de 85 284 574,55 euros dont 11 927 489,27 € d'investissement et 73 357 085,28 € de fonctionnement. Cependant, en 2006, sur demande du préfet de l'Essonne, la chambre régionale des comptes réalisa un audit des finances de la commune entre 2000 et 2004 et préconisa la réintégration de 4 591 069 € de dépenses injustement réparties au titre entre autres, des restes à faire du budget 2004, portant le déficit de la commune à 4 270 331 € en lieu et place du bénéfice de 320 738 €. En 2000, cette même chambre régionale des comptes avait procédé à un audit des finances de 1993 à 1997, relevant un certain nombre de points dont un budget supérieur de 45 % à la moyenne des communes de même importance de la région et une imposition en 1993 supérieur de 31 % à la moyenne francilienne, traduisant un train de vie bien supérieur aux capacités. En 2006, les taux d'imposition s'élevaient à 17,60 % pour la taxe d'habitation, 21,53 % et 112,63 % pour la taxe foncière sur le bâti et non-bâti, aucune taxe professionnelle n'étant perçue par la commune. En 2007, sur les 17 480 logements que comptait la commune, 6 084 étaient des HLM soit près de 35 %, bien au-delà des préconisations de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains, ils étaient répartis entre quinze sociétés foncières.

La commune est le siège de la communauté d'agglomération Seine-Essonne qui rassemble cinq communes, chargée du développement économique, de l'aménagement du territoire et de la politique de la ville. Elle est en outre le siège associé du diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle adhère pour le traitement des ordures ménagères au Siredom. L'organisation juridictionnelle rattache les justiciables de la commune aux tribunaux d'instance, de grande instance, de commerce et au conseil de prud'hommes d'Évry. En 1953, la commune s'est dotée d'un office de tourisme.

Commune relativement « populaire » et traditionnellement industrielle, elle apparaît comme étant ancrée à gauche. De fait, elle fut dirigée entre 1951 et 1959 par un maire SFIO et de 1959 à 1995 par des maires communistes, Roger Combrisson ayant même obtenu tous les sièges du conseil municipal en 1959, avant que la ville ne soit emportée en 1995 par la droite et Serge Dassault, alors adhérent du RPR. Le basculement partiel commença en 1988 avec l'élection de Serge Dassault au conseil général pour le canton de Corbeil-Essonnes-Est, puis son élection à la mairie en 1995. Ce choix locale ne remettait pas en cause la tendance de vote supra-local puisque les électeurs choisirent à 19,79 % la liste socialiste conduite par François Hollande lors des élections européennes en 1999, plaçant la liste de droite en troisième position. Les Corbeil-Essonnois renouvelèrent cependant leur confiance à Serge Dassault dès le premier tour en 2001 pour les élections municipales et cantonales et en 2002 lors de l'élection législative, remportée toutefois par Manuel Valls sur la circonscription. Cette même année, les électeurs Corbeil-Essonnois qui avaient placé Lionel Jospin en seconde position avec 18,82 % des suffrages au premier tour avaient déjà voté à 19,21 % pour Jean-Marie Le Pen et seulement 17,14 % pour Jacques Chirac, qui bénéficia cependant du large report des voix pour atteindre 82,40 % au second tour, le candidat frontiste perdant près de 2 % de voix pour n'atteindre que 17,60 %, légèrement moins que sur le plan national. La tendance générale s'inversa au profit de la gauche avec en 2004 la victoire du communiste Bruno Pirou sur le canton de Corbeil-Essonnes-Ouest et les très nettes avancent de Jean-Paul Huchon (PS) aux élections régionales (vingt-trois points d'avance sur le candidat de l'UMP Jean-François Copé) et d'Harlem Désir (PS) aux élections européennes (dix points d'avance sur le candidat UMP Patrick Gaubert). Les défaites se poursuivirent en 2007 avec l'élection sur la circonscription et cette fois dans la commune de Manuel Valls (PS) et le fort plébiscite pour la candidate Ségolène Royal (PS) avec onze points d'avance sur Nicolas Sarkozy (UMP), et à nouveau en 2008 avec la perte par la droite du canton de Corbeil-Essonnes-Ouest au profit de Carlos Da Silva (PS), ne laissant à Serge Dassault que la mairie, remportée de justesse avec seulement 50,65 % des voix au second tour. Enfin, situation commune aux villes à l'électorat populaire, les Corbeil-Essonnois sont fortement sceptiques face aux instances européennes, rejetant en 1992 le traité de Maastricht à 55,92 % et en 2005 le traité constitutionnel à 60,35 %, ne participant qu'à 40,25 % au scrutin européen en 2004. Des sections du Parti communiste français et du parti socialiste sont présentes dans la commune.

Les établissements scolaires de Corbeil-Essonnes sont rattachés à l'académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire des écoles maternelles du Paradis, Léon Cassé, Henri Wallon, Louis Pasteur, Jean Macé, Théodore Steeg, La Source, Pauline Kergomard, Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire et de la Montagne des glaises, des écoles élémentaires L'Indienne, Pablo Picasso, Jacques Bourgoin, Galignani, Jules Ferry, Paul Bert, Jean Macé, Théodore Steeg, Paul Éluard, Jacques Prévert, du Pressoir Prompt et des Quatre Vents, des écoles primaires Frédéric Joliot-Curie, La Nacelle, Paul Langevin. Quatre collèges permettent la poursuite des études, Chantemerle, Louise Michel, La Nacelle et Léopold Sédar Senghor, ces deux derniers disposant d'une section d'enseignement général et professionnel adapté et le lycée général, technologique et professionnel Robert Doisneau complète l'offre éducative. S'ajoute l'école primaire privée sous contrat Sainte-Marie, le collège privé Saint-Spire et le lycée privé Saint-Léon tous disposant d'un enseignement religieux catholique. Le Greta Est Essonne est installé au lycée Robert Doisneau.

Deux établissements d'enseignement adapté sont installés dans la commune, l'institut thérapeutique, éducatif et pédagogique Les Fougères et l'institut d'éducation motrice Le Petit Tremblay. Hors temps scolaire, l'accueil des enfants se fait avec les crèches Les Galopins et Le Petit Poucet, la crèche familiale Chanteprince, les centres de loisirs Henri Wallon, La Nacelle, Montconseil, Les Mozarts, Jean Macé, Théodore Steeg, Pauline Kergomard, Le Paradis, Louis Pasteur, La Montagne des Glaises, L'Indienne, Villededon, Frédéric Joliot-Curie, Paul Élaurd et Léon Cassé. Trois maisons de quartier accueillent les adolescents aux Tarterêts, à Montconseil et sur la Rive-Droite. Le siège de la FCPE départementale est installé dans la commune. Cinq associations sont dédiées à la vie des écoles communales et un centre d'information et d'orientation est à la disposition des élèves.

La commune accueille sur son territoire les locaux principaux du centre hospitalier Sud Francilien dont les centres Galignani et l'hôpital Gilles de Corbeil et dispose ainsi de services de cardiologie, diabétologie-endocrinologie, dermatologie, hématologie, neurologie, cancérologie, pneumologie, d'imagerie médicale et médecine nucléaire. La polyclinique Chantemerle est aussi installée sur la commune. De cet hôpital sont organisées les missions du Smur pour l'est du département. Outre le centre d'accueil Galignani, l'autre établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes est le foyer Bernardin de Saint-Pierre, s'ajoutent un centre d'accueil familial spécialisé, un foyer de jour, un centre médico-psycho-pédagogique et la maison des adolescents Les Roches. Trois centres de protection maternelle et infantile sont implantés à Corbeil-Essonnes. Outre ceux exerçant à l'hôpital, quatre-vingt trois médecins, trente-et-un chirurgiens-dentistes et douze pharmacies sont installés sur la commune. En outre, la commune accueille sur son territoire le siège administratif du Samu départemental, le Centre départemental d'appel d'urgence et un Centre d'enseignement des soins d'urgence.

La commune, bien qu'elle ne soit pas chef-lieu d'arrondissement et qu'elle soit voisine de la préfecture d'Évry, dispose encore sur son territoire d'une sous-préfecture. Elle accueille ainsi un certains nombre de représentations du service public, dont la direction départementale des services vétérinaires, la fédération départementale de la pêche et de la pisciculture, une permanence du délégué au médiateur de la République, les services de conservation des hypothèques et du cadastre, le centre départemental d'action sociale, une antenne de la CAF, du pôle emploi et des Assedic. Dix-neuf avocats exercent sur la commune, une société d'huissier de justice et deux études de notaire sont installés sur la commune.

La commune accueille sur son territoire un centre de secours principal en charge de la sécurité des biens et des personnes de l'agglomération. Une brigade de gendarmerie et un commissariat de police sont installés dans la commune, la première étant dévolue à la sécurité des communes rurales voisines et la sécurité routière. Malgré cette présence relativement importante, la commune souffre d'une relative insécurité, notamment dans les quartiers sensibles, avec des actes de délinquances fréquents, du braquage d'un bureau de poste aux Tarterêts à l'agression de fonctionnaires de police entraînant des manifestations de la population. Un centre de semi-liberté est implanté en centre-ville.

Corbeil-Essonnes bénéficie d'une longue tradition culturelle, disposant dès 1819 d'un théâtre à l'initiative de l'industriel Joseph Martin. Elle dispose encore du théâtre intercommunal construit en 1973 qui accueille deux compagnies de théâtre. S'ajoute la salle de cinéma indépendante Arcel, classée Art et Essai. Pour l'accès de tous à la culture, la commune a mis en place la médiathèque Chantemerle et deux annexes aux Tarterêts et à Montconseil, la MJC Fernand Léger et le conservatoire de musique et danse Claude Debussy installé dans l'ancienne hôtel de ville d'Essonnes. Trois lieux d'exposition accueille en outre des manifestations temporaires, l'ancienne commanderie de Saint-Jean-en-l'Isle, une galerie d'art dans le cloître et la cathédrale Saint-Spire. La commune organise un festival de musique, « Les couleurs du Jazz » et un festival de bande dessinée. Quinze associations participent à l'animation culturelle de la commune. Divers artistes se produisent dans les salles municipales, dont Grand Corps Malade en mars 2009, d'autres y sont nés ou y ont résidé.

La commune dispose sur son territoire de diverses infrastructures permettant la pratique sportive. La première d'entre elles, le palais des sports regroupe un gymnase, un dojo, une salle de combat, une salle d'escrime et une salle de danse. Le stade de Robinson est équipé d'un terrain de football, et de rugby, le stade Mercier ajoute à ces mêmes équipements une piste d'athlétisme. Le stade Roger est lui entièrement dédié au tennis avec six courts synthétiques, deux courts en terre battue, un court en béton et deux courts couverts. Le stade nautique Gabriel Menut avec trois bassins dont un olympique de cinquante mètres à toit mobile, une fosse à plongeon et des bassins d'agrément, accueille les nageurs et joueurs de water polo, il est complété par la base de canoë-kayak en bord de Seine. Six gymnases sont implantés dans divers quartiers, deux aux Tarterêts pour le basket-ball et le volley-ball, à Montconseil pour le handball, à La Nacelle pour le volley-ball et le tennis de table, ainsi que les gymnases Louise Michel pour le basket-ball, le tennis et le volley-ball et le gymnase Maurice Broguet qui ajoute aux disciplines précédentes la gymnastique rythmique, le judo et l'aïkiryu. Trente-deux associations animent et organisent la pratique sportive dans la commune. L'AS Corbeil-Essonnes créé en 1951 et qui évolua en championnat de France de football de ligue 2 est ainsi l'un des clubs de football majeurs du département, comme l'ASCE Canoë-Kayak et Corbeil XIII dans leurs disciplines. Le 29 juillet 2001 la commune fut ville-étape du Tour de France 2001 puis à nouveau le 24 juillet 2005 pour le Tour de France 2005.

Corbeil-Essonnes est le siège associé du diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes depuis sa création en 1966. Ainsi, la collégiale Saint-Spire fut élevée au rang de cathédrale la même année. La paroisse catholique dispose en plus de la cathédrale Saint-Spire des églises Saint-Étienne anciennement sur la paroisse d'Essonnes, Notre-Dame-de-la-Paix à Montconseil, Saint-Joseph aux Tarterêts et Saint-Paul à Moulin-Galant fréquentée par la communauté polonaise. La communauté protestante de l'église réformée dispose d'un temple auquel s'ajoute les lieux de culte du centre évangélique Métanoia et celui de la mission évangélique de la Réconciliation. Les musulmans dispose de la mosquée As-salam inaugurée le 25 janvier 2005. La communauté bouddhiste dispose elle du centre bouddhique tibétain Drikung Kagyu Rinchen Pal.

La commune est située dans le bassin d'émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif. L'hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales dans son édition Nord-Essonne comme la station de radio EFM. La radio Évasion FM y dispose d'une fréquence spécifique.

Dès le moyen-âge, Corbeil et Essonnes étaient d'importants sites industriels disposant de tanneries et de poudreries. C'est aujourd'hui encore avec Évry le cœur économique du département. La commune est intégrée par l'Insee à la zone d'emploi d'Évry qui regroupait en 1999 soixante-six communes et 271 329 habitants, Corbeil-Essonnes étant la seconde commune en nombre de résidents avec près de 15 % du total. Des vingt plus grandes entreprises installées sur le secteur, Snecma Moteurs et Altis Semiconductor, les deux premières sont implantées sur la commune avec chacune plus de deux milles salariés, symbolisant l'importance maintenue de l'industrie et la construction qui représentent encore 20,8 % de l'activité. C'est ainsi 2 069 entreprises, dont 1 686 sièges sociaux, employant 17 790 salariés qui étaient implantées à Corbeil-Essonnes en 2006, la fonction publique ne représentant que 4,7 % contre 80,2 % pour le secteur tertiaire. Caractéristique de la grande banlieue parisienne, trois exploitations agricoles employant dix personnes étaient encore actives en 2000 sur la commune. Le tourisme d'affaires est aussi important dans la commune, avec trois hôtels dont un deux étoiles pour un total de cent quarante-trois chambres. Avec un taux de 31,1 %, les professions intermédiaires est la catégorie socio-professionnelle la plus représentée, suivie par les ouvriers, population traditionnelle de Corbeil-Essonnes, représentant encore 26,2 %. En 1999, pas moins de 18 795 personnes étaient recensées comme population active mais 17,3 % d'entre elles étaient au chômage et 14,9 % ne disposaient que d'un travail précaire. Ainsi, avec seulement 17 925 euros de revenu net imposable moyen, les contribuables Corbeil-Essonnois sont loin de la moyenne départementale fixées en 2006 à 26 556 euros, et seulement 53,1 % étaient effectivement assujettis à l'impôt sur le revenu. Quatre marchés sont implantés sur la commune, le principal en centre-ville et les trois autres à Essonnes, aux Tarterêts et à Montconseil. Industrielle, la commune n'est pas épargnée par les pollutions, ainsi, quatre entreprises sont recensées dans le registre des émissions polluantes, Altis Semiconductor pour ses rejets d'haloalcanes, de protoxyde d'azote, d'ion fluorure, d'arsenic, de chrome et de cuivre, Boc Edwards pour ses rejets d'acide fluorhydrique et d'ammoniaque, Hélio Corbeil Quebecor pour sa production de déchets dangereux et la Snecma pour sa production de déchets dangereux et ses prélèvements importants d'eau.

Construite en 1893, la minoterie des Grands moulins de Corbeil, propriété du groupe Soufflet est encore en activité et symbolise l'industrie historique de la commune à proximité directe du centre-ville. Un quai de chargement sur la Seine est installé dans le prolongement du port de commerce d'Évry.

Le 22 octobre 2008, le centre commercial Art de vivre rénové intégra le groupe de magasins d'usine Concepts & Distribution sous l'appellation Marques Avenue A6, rassemblant soixante-dix huit boutiques sur une superficie de treize mille mètres carrés.

Près de deux cent hectares du territoire municipal sont encore considérés comme ruraux, majoritairement constitués de bois communaux dont le bois des Tarterêts au nord qui occupe plus de six hectares. Deux cent autres hectares sont classifiés comme espaces urbains non construits, constitués pour partie de parcs, jardin et squares qui totalisent eux 17,6 hectares. Les deux plus importants sont le parc de La Nacelle qui occupe 3,98 hectares et le parc de Chantemerle avec 2,3 hectares. Ils sont complétés, par ordre de taille par les squares Dalimier, Maurice Riquiez, Balzac, Gustave Courbet, d'Angoulême, des Coquibus, du stade Roger, Crété, Montconseil, Saint-Léonard, Moulin-Galant, Jean Macé, de Nagis, Espar et des Castors. Ce patrimoine environnemental permet à Corbeil-Essonnes d'arborer trois fleurs au concours des villes et villages fleuris depuis 1999. Le sentier de grande randonnée GR 2 traverse la commune du sud au nord en empruntant les berges de la Seine. À l'inverse de la Seine qui relève du domaine public d'État, les berges de l'Essonne sont en grande majorité privées, l'entretien étant effectué par la commission exécutive d'entretien de la rivière Essonne.

Corbeil-Essonnes, commune à l'histoire riche dispose sur son territoire d'un patrimoine culturel important, retraçant les diverses périodes de prospérité. Six édifices sont ainsi inscrits aux monuments historiques, le plus ancien est l'église désaffectée Saint-Jean-en-L'Isle, construite entre le XIIe siècle et le XIIIe siècle, inscrite le 18 janvier 2007, aujourd'hui un musée. S'ajoute une borne géographique frappée de la fleur de lys royale inscrite le 22 mars 1934. La cathédrale Saint-Spire du XIVe siècle fut elle aussi classée, une première fois en 1840 et à nouveau le 30 décembre 1913, comme le fut plus tard l'église d'Essonnes, l'église Saint-Étienne au clocher du XIIe siècle et à la nef du XIIIe siècle, classée le 25 mars 1930. Les Grands moulins construits au XIXe siècle, inscrits le 21 juillet 1987 sont un exemple de l'architecture industrielle importante à Corbeil-Essonnes, au même titre que la halle du marché couvert à l'architecture métallique, construite en 1893 et inscrite le 16 février 1987.

Divers autres bâtiments caractérisent la commune, dont la sous-préfecture, édifiées en 1862, le temple protestant au clocher en bois, inauguré le 16 novembre 1862, la prison construite vers 1883, le bâtiment de l'ancien orphelinat Galignani bâti en 1878, l'ancien moulin à poudre datant du XVIIe siècle, le Castel-Joli du XIXe siècle, résidence de Waldeck-Rousseau.

La tour élévatrice des Grands moulins de Corbeil.

Corbeil disposait d'un blason décrit ainsi : D'azur au cœur au naturel chargé d'une fleur de lis d'or.

La fusion avec l'ancienne commune d'Essonnes a permis de créer un nouveau blason : parti : au premier d'azur au cœur cousu de gueules chargé d'une fleur de lys d'or, au second aussi d'azur aux trois épis de blé d'or posés en éventail.

Sur les deux blasons de Corbeil et Corbeil-Essonnes, l'erreur d'associer du gueules sur de l'azur en font des armes à enquerre. Le blason de la commune est apposé sur le TGV 97 et la motrice immatriculée 8718A au titre des parrainages du matériel roulant de la SNCF par les communes.

La commune s'est en outre dotée d'un logotype reprenant les blasons et devises de Corbeil et Essonnes couronnés.

La devise de Corbeil-Essonnes, ancienne devise de Corbeil, est « cor bello paceque fidum » en latin, ce qui peut se traduire en français par « cœur fidèle en guerre et en paix ». Elle est complétée par l'ancienne devise d'Essonnes « crescet ad huc » en latin qui peut se traduire en français par « par cela elle grandit ».

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Évry (Essonne)

L'hôtel de ville.

L'hôtel de ville.

Évry (prononcer ) est une commune française située à vingt-six kilomètres au sud-est de Paris, préfecture du département de l'Essonne, dans la région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du département, de l'arrondissement, des cantons d'Évry-Nord et Sud, le siège de la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne et du diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes.

Du village agricole en bord de Seine parsemé de châteaux qu'il était jusqu'au sortir des années 1950, fut créée en trente ans une ville nouvelle de cinquante mille habitants, une préfecture, un évêché, un pôle économique, éducatif et de recherche, conjuguant les atouts de plus de deux mille entreprises et administrations et les faiblesses d'une banlieue trop rapidement urbanisée, aujourd'hui symbole d'insécurité, d'où émerge pourtant une diversité culturelle, cultuelle et urbanistique où se mêlent barres HLM et meulières Art nouveau, rap français et théâtre national, presbytère du XVIIe siècle et unique cathédrale française du XXe siècle. Évry, qui a perdu son statut de ville nouvelle en 2001, est aujourd'hui en quête de renouvellement urbain, pour valoriser ses qualités environnementales, économiques, scientifiques, sportives et sortir de l'image véhiculée par les média de « cité sensible », en s'appuyant notamment sur les quatre dixièmes d'Évryens âgés de moins de vingt-cinq ans.

Ses habitants sont appelés les Évryens.

Évry est située dans la région d'Île-de-France, au sud de l'agglomération parisienne et au nord-est du département français de l'Essonne, à la frontière entre les régions naturelles du Hurepoix, du Gâtinais et de la Brie française. La commune occupe un territoire approximativement rectangulaire de trois kilomètres et trois kilomètres cinq cent mètres de côtés pour une superficie de huit cent trente-trois hectares. L'institut géographique national donne les coordonnées géographiques 48°41'56" N et 02°11'18" E au point central de ce territoire. Près de neuf dixièmes sont urbanisés mais seulement 60 % sont effectivement construits. Il subsistait en 2003 près de cent hectares d'espaces dits « ruraux » mais en réalité, seul un peu plus d'un hectare était encore cultivé, la majeure partie de cet espace (50,56 ha) constituant des espaces boisés. Située sur un plateau et une pente vers les rives du fleuve, à une altitude échelonnée entre quatre-vingt quinze et trente-deux mètres, elle est bordée sur toute sa frontière est par la Seine. Évry est aussi la source du ru de l'Écoute-s'il-pleut, seul point d'eau naturel. Forgée durant trente-cinq ans dans le cadre d'un projet de ville nouvelle, elle est fortement liée à ses voisines Ris-Orangis au nord, Courcouronnes à l'ouest, Lisses au sud-ouest, mais aussi à sa « rivale » Corbeil-Essonnes au sud. Placée sur deux axes majeurs de communication que sont le fleuve et la route nationale 7, son accessibilité fut pas la suite complétée par l'arrivée de l'autoroute A6 et de la Francilienne, complétées par un réseau important de routes départementales, deux branches du RER D et de nombreuses lignes d'autobus. Ville morcelée en quatorze quartiers bien distincts, elle est, après une urbanisation trop rapide, en mutation dans le cadre de divers projets de renouvellement urbain et de reconquête de l'espace public.

La commune est située à vingt-six kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France. Préfecture du département, elle en est pourtant excentrée, à dix-sept kilomètres au sud-est et vingt-neuf kilomètres au nord-est des sous-préfectures de Palaiseau et Étampes, quatre kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes, douze kilomètres au sud-est de Montlhéry, quatorze kilomètres au nord-est d'Arpajon, dix-sept kilomètres au nord-est de La Ferté-Alais, vingt-cinq kilomètres au nord de Milly-la-Forêt et trente-deux kilomètres de Dourdan. Elle est paradoxalement située à seulement dix-neuf kilomètres au nord-ouest de Melun et dix-sept kilomètres au sud de Créteil, préfectures des départements voisins. Évry est aussi située à quinze kilomètres au sud-ouest de son homonyme Évry-Grégy-sur-Yerres et soixante-treize kilomètres au nord-ouest d'Évry dans l'Yonne.

La frontière est d'Évry est en totalité située sur la rive gauche de la Seine, qui la baigne sur trois kilomètres et cinq cents mètres. Le ru de l'Écoute-s'il-pleut prend sa source à l'extrême nord-ouest de la commune, dans le parc de Bois-Sauvage, avant de poursuivre son cours sur la commune voisine de Ris-Orangis. Un bassin artificiel d'un hectare a été creusé dans le parc du siège du Conseil général de l'Essonne, un autre de sept cents mètres carrés sur la place des miroirs dans le quartier des Pyramides, il s'agit des seuls points d'eau subsistant sur la commune fortement urbanisée. Un port de plus de quatre hectares est implanté sur les berges de la Seine au sud-est de la commune, prolongation de celui de Corbeil-Essonnes. Un barrage complété d'une écluse de cent quatre vingt mètres de long et seize mètres de large, jumelé d'une seconde écluse, permet la régulation des flots et de la circulation des navires.

Le terrain occupé par la commune, placé dans la large vallée de la Seine, s'étage en pente relativement forte entre le point bas à trente-deux mètres d'altitude sur les berges et le plateau surplombant à quatre-vingt-quinze mètres relevés en bordure de l'autoroute A6, trois kilomètres plus à l'ouest. Dans cette vallée, une vaste étendue sur un côteau relativement pentu occupe une bande d'approximativement un kilomètre entre le fleuve et la route nationale 7, il y subsiste l'implantation historique de Petit-Bourg et les nouveaux quartiers de Champs-Élysées, le Bras-de-Fer, Aguado et le Mousseau. Au delà de la route nationale, le plateau se dessine vers l'ouest augmenté par endroit de point plus élevé malgré les travaux d'aplanissement à la construction de la ville nouvelle.

Évry, commune au territoire relativement vaste, est entourée de diverses villes, dont Ris-Orangis au nord et nord-ouest séparée en partie par la route départementale 91 et la route nationale 7, Courcouronnes à l'ouest dont la ligne D du RER, les routes départementales 91 et 92 et l'autoroute A6 matérialisent en parties la frontière, Lisses au sud-ouest sur une petite frontière de deux cent mètres matérialisée par la route départementale 446, Corbeil-Essonnes au sud et sud-est en partie limitée par la Francilienne, Étiolles à l'est et Soisy-sur-Seine au nord-est, toutes deux séparées de la ville nouvelle par la Seine.

Évry est située en Île-de-France, elle bénéficie d'un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, en étant régulièrement arrosée sur l'ensemble de l'année. En moyenne brute annuelle, la température s'établit à 10,5°C, avec une moyenne maximale de 14,9°C et une moyenne minimale à 6,2°C. Les températures moyennes mensuelles extrêmes relevées sont de 24,3°C en juillet au maximum et 0,4°C en janvier au minimum, mais les records enregistrés s'établissent à 38,2°C le 1er juillet 1952 et -19,6°C le 17 janvier 1985. Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés celsius se fait sentir, surtout en début de journée. L'ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec un total de 1 798 heures par an, une moyenne haute à deux cent quarante heures en juillet et basse à cinquante trois heures en décembre. Les précipitations sont également réparties sur l'année, avec un total annuel de 610 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Historiquement, le site d'Évry est situé sur deux axes de communication majeurs, la Seine et la Via Agrippa. La Seine est toujours aujourd'hui un axe fluvial important de transport de marchandises et le port d'Évry y permet l'accès. La via agrippa est aujourd'hui remplacée par l'ancienne route nationale 7 qui traverse la commune en son centre du nord au sud en suivant le fleuve, situé un kilomètre plus à l'est. S'ajoutent, deux kilomètres à l'ouest de la route nationale, l'autoroute A6 et la route nationale 104 qui servent de frontière avec Lisses, l'autoroute poursuivant vers le sud et la nationale faisant une boucle vers l'est en matérialisant une frontière avec Corbeil-Essonnes. Trois routes départementales traversent la commune, la D91 qui fait office de rocade nord à la frontière avec Ris-Orangis et pénètre ensuite le cœur de ville jusqu'au quartier du Bras-de-Fer, la D92 qui assure la liaison entre la nationale 7 au niveau des Champs-Élysées et l'autoroute A6 à proximité de l'université et la D93 qui traverse la commune d'ouest en est depuis Courcouronnes vers Étiolles et enjambe la Seine par le seul pont routier évryen.

En sus, deux branches de la ligne D du RER parcourent la commune, avec la ligne Villeneuve-Saint-Georges - Montargis en bordure de Seine et la ligne Grigny - Corbeil-Essonnes sur le plateau, quatre gares assurent la desserte locale, sur la première ligne, Grand Bourg à la frontière avec Ris-Orangis et Évry plus au sud, sur la seconde Évry-Courcouronnes en centre-ville et Bras de Fer-Évry-Génopole à l'extrême sud. Préfecture du département, la commune est le point de départ des lignes 91.01 (vers Brunoy), 91.04 (vers Arpajon), 91.05 (vers Massy) et 91.09 (vers Yerres) du réseau de bus Albatrans, de la ligne 50 du réseau de bus Sénart Express à destination de Savigny-le-Temple et le centre des lignes 401, 402, 403 et 453, 404, 405, 407, 408, 414, 414D et 415 du réseau de bus TICE. Les Noctiliens N120 et N132 assurent un service de nuit en complément du RER.

Ville nouvelle jusqu'en 2001, la commune a été construite en intégrant dans les plans les moyens de circulations raisonnées, incluant un nombre important de voies réservées aux autobus, des allées et mails permettant la circulation piétonne mais en faisant largement abstraction des pistes cyclables. Un projet de vélos en libre service similaire au Vélib' fut envisagé par la mairie mais abandonné face à ce manque.

L'aéroport Paris-Orly est situé à treize kilomètres au nord-ouest, accessible directement par la route nationale 7, l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est lui à quarante-quatre kilomètres au nord-est, accessible de nuit par le noctilien N120 spécialement dédié. L'aéroport de Melun-Villaroche, situé à dix-huit kilomètres à l'est, devrait à terme voir son activité évoluer vers l'aviation d'affaires pour les centres urbains de Melun, Sénart et Évry,, l'héliport d'Évry situé sur la commune voisine de Lisses pourrait compléter cette offre d'accès aériens.

Deux projets de transports en commun propres devraient s'ajouter à l'existant, inscrits dans le contrat de plan État-Région 2007-2013, le tram-train Évry - Massy, pour une mise en service prévue en 2017, au départ d'Évry-Courcouronnes qui rejoindrait la gare de Massy - Palaiseau et le passage de la ligne de bus TICE 402 en mode tramway avec une possible mise en service étalée entre 2014 et 2018.

Du village d'Évry originellement placé à la hauteur de l'écluse ne subsiste plus que le nom du quartier, en partie remanié. Il s'ajoute aux quatorze quartiers récents, sortis de terres avec la création de la ville nouvelle entre 1969 et 2001. Entre la Seine et la route nationale 7, au nord de l'ancien village se trouvent Grand-Bourg (commun à Ris-Orangis) et Champs-Élysées, à l'ouest le Champtier-du-Coq, au sud Aguado, le Mousseau, le Parc-aux-Lièvres et le Bras-de-Fer, ce dernier limitrophe de Corbeil-Essonnes. À l'ouest de la nationale se succèdent du nord au sud le Bois-Guillaume, Bois-Sauvage et les Pyramides, le nouveau centre-ville, les Aunettes, limitrophe de Lisses, et les Épinettes, limitrophe de Corbeil-Essonnes.

Les Pyramides et le Parc aux Lièvres sont classés zone urbaine sensible. Les Pyramides sont aussi une zone franche, conjointement aux Tarterêts sur la commune de Corbeil-Essonnes. Cinq autres quartiers sont prioritaires au titre du renouvellement urbain : Bois-Sauvage, le Centre Urbain Nord, le Champtier du Coq, les Aunettes et les Épinettes.

En 1960 fut créé l'institut d'aménagement et d'urbanisme de la région d'Île-de-France, qui adopta en 1965 le schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la région parisienne. Il lança les projets de cinq villes nouvelles autour de Paris dont l'un comportait Évry et les quatre communes voisines de Lisses, Courcouronnes et Bondoufle. Sur la commune d'Évry s'implantèrent la majorité des grands ensembles, des bureaux et des équipements collectifs, laissant les industries et quartiers pavillonaires au communes voisines. Après l'inauguration de la préfecture en 1971, premier immeuble construit au milieu des champs de betteraves, suivirent la création des quartiers du Parc-aux-Lièvres et du Champtier-du-Coq en 1972, à proximité du village historique entre Seine et nationale 7, puis Champs-Élysées, Aguado en 1974 et les Pyramides la même année, premier quartier à traverser l'axe routier. En 1975 fut inauguré le quartier commercial et culturel de l'Agora, avec la création du centre commercial Évry 2, suivit en 1978 par les gares d'Évry-Courcouronnes et du Bras-de-Fer.

Devant la montée de l'urbanisation et les premières difficultés de circulation, une ébauche de centre-ville fut développée en 1978, accompagnée du percement de « passages » entre les quartiers, permettant un accès piétonnier ou réservé aux transports en commun et services de secours. Ce modèle fut à nouveau suivi lors de la création, en 1980, du quartier des Épinettes, piétonnier, véritable ville dans la ville avec son centre commercial, ses écoles, son collège, son centre de santé, puis le quartier des Aunettes, sur le même modèle et disposant des mêmes équipements. En 1983 fut achevé le Bois-Sauvage et en 1989 le Bois-Guillaume, marquant la fin de l'urbanisation d'habitat sur la commune. Les années 1990 virent l'achèvement des travaux avec l'implantation au cœur de la ville de l'université d'Évry-Val d'Essonne en 1990, l'inauguration de l'hôtel de ville en 1991 et de la cathédrale en 1995.

Aujourd'hui, l'ancienne ville nouvelle doit mettre en place un programme de renouvellement urbain face aux difficultés rencontrées dans ces quartiers disparates et séparés les uns des autres. Cette succession de constructions sur trente années, entamées dans le contexte florissant des Trente Glorieuses, entraîne aujourd'hui des difficultés d'intégration, des problèmes d'insécurité justifiant la signature d'un contrat local de sécurité et à la mise en place de travaux pour corriger les erreurs urbanistiques passées.

Un quartier stigmatise cet état de fait, les Pyramides. Projet lancé en 1971 pour initialement sept mille logements, il fut ramené à deux mille cinq cent logements sur trois cent mille mètres carrés pour un coût global de 792 000 000 francs. Sur un plan approximativement carré, construit autour d'un plan d'eau artificiel cerné par une place, et entouré par le vaste parc des Loges, avec une terrasse par appartement et des allées piétonnes, disposant d'écoles maternelles et élémentaires, d'un collège et de commerces, il devait permettre de renouer avec l'esprit village. Les immeubles au plan pyramidal sont un empilement de module pré-construits implantés sur des poteaux et des dalles. La plupart furent imaginés par des architectes de renom, Michel Andrault et Pierre Parat, Michel Macary ou Paul Sirvin. Aujourd'hui classé zone urbaine sensible et zone franche urbaine, il concentre dix mille habitants sur cinquante-trois hectares, habitants pour 52 % des logements sociaux. Un taux de chômage de 19,1 % en 1999, 24,7 % de non-diplômés entraînent un revenu annuel médian par ménage particulièrement faible de 8 564 euros et la non-imposition de 57,4 % des ménages en 2004. Avec 45,1 % d'habitants de moins de vingt-cinq ans en 1999, il concentre pourtant tous les espoirs au sein d'un bassin économique dynamique.

Le premier nom du lieu remonte à l'époque gauloise avec la peuplade des Eburiacos du nom du chef de tribu Eburos. Après la conquête romaine, une villa rustica fut installée, propriété d'un certain Aper, elle prit le nom d'Aperacum. Une mention en 50 avant J-C fait apparaître l'orthographe Apriacum ou parfois Avriacum. Au XIe siècle elle évolua vers Auriacum, puis en 1196, elle fut mentionnée par Aivriacum, parfois orthographiée Evriacum. La francisation du nom donna en 1326 Esvry ou Aisvry, puis à partir de 1376, le « s » fut remplacé par l'accent aigu et la mention du fleuve ajoutée pour distinguer d'Évry-Grégy-sur-Yerres, donnant Évry-sur-Seine. Ce nom ne fut toutefois pas repris à la création de la commune le 31 octobre 1793 mais réapparu dans le bulletin des lois de 1801. En 1881, à la demande de l'industriel Paul Decauville lors de son mandat de maire, la commune prit le nom d'Évry-Petit-Bourg, bourg étant une altération du mot « bois » et non une référence à la taille de ce qui n'était alors qu'un village. En 1965, le lancement du projet de ville nouvelle impliqua la suppression de la mention « Petit-Bourg » au profit de « Ville-Nouvelle », jamais officialisée mais couramment utilisée.

La carte établie au XVIIIe siècle par César-François Cassini laisse apparaître déjà à cette époque les lieux-dits Grand-Bourg, Petit-Bourg, Neuf-Bourg, Mousseau, Bras-de-Fer et Bois-Briard entre la Seine et la route de Paris.

Le peuplement d'Évry remonte certainement à l'époque des peuples gaulois avec la tribu des Eburiacos. Plus tard, une villa rustica fut installée en bord de Seine sur l'ancienne Via Agrippa par un certain Aper. La première mention écrite du lieu remonte à l'an 998 lorsque le seigneur du lieu Ermenfred légua ses biens à l'abbaye de Saint-Maur. La commune fut appelée sous son nom actuel à partir de 1376 alors que la première église remontait au XIIIe siècle et fut ruinée lors de la guerre de Cent Ans.

Au XVe siècle, l'église Saint-Pierre fut reconstruite dans un axe classique Est-Ouest. À partir de la Renaissance, la localité d'Évry-sur-Seine devint un lieu de villégiature pour les courtisans et surtout la noblesse de robe qui construisit sur les hauteurs de la rive gauche du fleuve des « maisons de campagne ». Ce fut l'âge d'or des châteaux de Beauvoir, Bataille, Petit-Bourg, Grand-Bourg, Mousseau, Neufbourg et les Tourelles. Ce fut ainsi la marquise de Montespan qui fit construire en 1646 et accueillit son amant le roi Louis XIV à Petit-Bourg, suivit par le duc d'Antin qui donna à l'église paroissiale des fonts baptismaux en marbre rouge et la duchesse de Bourbon qui fit reconstruire le château par Jean-Michel Chevotet en 1756. En 1674 fut construit le château de Neubourg, en 1688, il fut racheté par le vicomte Jean-Baptiste de Rosta. Racheté en 1713 par le marquis de Raies, il fut détruit en 1775. Le château du Mousseau fut construit par Louise Renée de Penancoët de Keroual puis occupé successivement par la famille de Cossé-Brissac, par René Nicolas de Maupeou et enfin par la famille de Noailles avant d'être détruit en 1860. En 1741, l'église fut doublement consacrée à Saint-Pierre et Saint-Paul. Le 4 avril 1789 se tint en l'église la réunion de doléances. À partir de cette époque commença l'exploitation de carrières de meulière.

Après la Révolution, la noblesse fut remplacée par de grands industriels qui dominèrent la vie de la commune. Le richissime Alexandre Aguado en fut maire de 1831 à 1840, il apparut comme un mécène et accueillait des hôtes illustres dont le général argentin José de San Martín. Au début du XIXe siècle, le prêtre catholique convertit Théodore Ratisbonne reçut en don le château de Grand-Bourg, à charge pour lui de créer une structure d'accueil pour les jeunes filles juives voulant se convertir au christianisme. Ce fut la création de l'école Notre-Dame de Sion. Entre 1828 et 1830 fut construite la mairie-école au village et en 1830 le château de la Grange-Feu-Louis. En 1832, le cimetière jusqu'alors situé autour de l'église fut déplacé lors de la deuxième pandémie de choléra (1826-1841). Le 17 septembre 1840 fut inauguré la ligne Paris-Corbeil et la nouvelle gare d'Évry-Val-de-Seine en présence des ministres des Travaux Publics, de la Justice et du Commerce. En 1850, un lavoir fut construit, mais les lavandières continuèrent d'utiliser le fleuve voisin. Peu après, le fils d'un agriculteur spécialisé dans la betterave distillée, Paul Decauville inventa un nouveau mode de transport, la voie ferrée mobile qu'il breveta. Il installa alors les usines Decauville à Évry et plus tard Corbeil. En 1860, le riche banquier Ravenaz fit construire le château de Grand-Bourg. En 1862, ils firent construire le château des Tourelles, vendu ensuite à la famille Pastré. Devenu maire en 1881, il obtint la modification du nom vers Évry-Petit-Bourg, du nom du château qu'il possédait. En 1906 fut construite l'écluse sur la Seine. En janvier 1910, le bas du village fut inondé lors de la crue de la Seine. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Gestapo s'installa dans le château de Petit-Bourg. Plus tard, le 16 novembre 1943, les militants communistes et résistants Missak Manouchian et Joseph Epstein furent arrêtés au sortir de la gare par la police de Vichy et exécutés les 21 février et 11 avril 1944 au Mont-Valérien. Le 23 août 1944, la troisième Armée des États-Unis commandée par le général George Patton franchit la Seine par le pont reconstruit entre Étiolles et Évry. Les châteaux ne résistèrent pas au conflit, ce qui n'était alors qu'un village de villégiature avec 1 274 habitants en 1946, commença à croître et devenir une ville de banlieue,. À cette époque Georges Delbard acheta la ferme de Petit-Bourg pour y installer cinq hectares de serres à rosier. En 1949, le dernier château d'Évry (château du Mousseau) fut vendu à la Sécurité sociale pour en faire un centre de réadaptation. En 1960, la commune fut reliée à la capitale par l'autoroute A6 et le 29 avril 1961 fut inauguré par le premier ministre Michel Debré le nouvel hôtel de ville de la commune, préfigurants de grands bouleversements.

À la suite de la création du nouveau département français de l'Essonne par la loi du 10 juillet 1964, la commune devint son chef-lieu le 25 février 1965. C'est ensuite le 20 mai 1965 que fut décidée par l'institut d'aménagement et d'urbanisme de la région d'Île-de-France de construire cinq villes nouvelles autour de Paris (Évry-Ville-Nouvelle, Cergy-Pontoise, Marne-la-Vallée, Saint-Quentin-en-Yvelines et Melun-Sénart). Le schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme confié à Paul Delouvrier comportait la création d'une nouvelle agglomération au sud de la capitale sur le territoire de quatre communes, Évry-Petit-Bourg (qui perdit son qualificatif), Bondoufle, Courcouronnes et Lisses. Le 12 avril 1969 fut effectivement constitué l'établissement public d'aménagement de la ville d'Évry, chargé d'acquérir des terrains, de les viabiliser, de les revendre avec un droit de construire à des promoteurs ou des industriels et de constituer des réserves foncières. Puis en application de la loi du 10 juillet 1970, un cadre juridique fut donné aux villes-nouvelles. En 1971, le président de la République Georges Pompidou inaugura la nouvelle préfecture, permettant ainsi aux services de déménager de Corbeil-Essonnes, ancienne sous-préfecture de Seine-et-Oise.

La construction de la ville s'enchaîna ensuite, avec l'emménagement des habitants des quartiers du Parc-aux-Lièvres et du Champtier-du-Coq en 1972, accompagnés de la nouvelle église Notre-Dame-de-l'Espérance et en 1973 du relais Saint-Jean, suivis par les quartiers Champs-Élysées, Aguado et les Pyramides en 1974, visité le 15 octobre 1972 par le ministre de l'équipement Olivier Guichard. Cette même année, la commune vit l'installation du CNES après la fermeture du centre de Brétigny-sur-Orge. Le 22 novembre 1973 fut constitué le syndicat communautaire d'aménagement. Le 19 mars 1975 eu lieu l'inauguration du centre commercial de l'Agora avec notamment l'enseigne des Nouvelles Galeries, futur Évry 2, suivi en décembre par l'ouverture des gares d'Évry-Courcouronnes et du Bras-de-Fer sur ce qui allait devenir la ligne D du RER d'Île-de-France. En 1976, les nouvelles arènes furent le théâtre de l'élection Miss France. En 1977, l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul fut restaurée. En 1978 furent percés les passages permettant la constitution d'une ébauche de centre-ville et le cardinal François Marty vint célébrer une messe chrismale dans l'église du Parc-aux-Lièvres, puis entre 1979 et 1980 sorti de terre le quartier des Épinettes, suivi entre 1981 et 1982 de celui des Aunettes. À partir de 1980 commencèrent les travaux de la synagogue communautaire. En 1978, la commune accueillit les locaux de l'École supérieure des géomètres et topographes puis en 1979 ceux de Télécom & Management SudParis et en 1980 le groupement Arianespace.

Le 15 mars 1981, le candidat François Mitterrand tint un meeting à l'Agora. En novembre 1982, Jack Ralite, ministre de la Santé inaugura l'hôpital Louise Michel sur la commune voisine alors associée de Courcouronnes. À la suite de la loi Rocard de 1983, le syndicat communautaire devint le syndicat d'agglomération nouvelle en 1985, l'année de commencement des travaux de la mosquée d'Évry-Courcouronnes. En 1983 fut aussi achevé le quartier de Bois-Sauvage et s'installa le deuxième magasin Ikea de France. En 1989, l'achèvement de l'ensemble de Bois-Guillaume, permit à la commune de dépasser le cap des trente milles habitants. En 1987 s'installèrent en centre-ville les sœurs moniales dominicaines, alors que le nouveau diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes était créé et que la commune recevait le titre de « ville championne d'entreprises » par le magazine Entreprendre, juste avant l'implantation de la nouvelle Université d'Évry-Val d'Essonne et de la chambre de commerce et d'industrie de l'Essonne, dans des locaux inaugurés le 28 septembre 1991 par le président de la République François Mitterrand en même temps que le nouvel hôtel de ville. Le 27 janvier 1990 fut ouverte au culte l'église adventiste du septième jour dans le quartier des Aunettes. À partir de 1992 commença le projet de construction de la pagode et la construction de la cathédrale de la Résurrection, achevée en 1995 et inaugurée lors de la visite du pape Jean-Paul II le 22 août 1997 alors que ne commençaient seulement les travaux de la pagode. Le 7 mars 1998, cinquante étrangers en situation irrégulière occupèrent la cathédrale pour ne la quitter que le 11 juin. Cette même année fut créé le Génopole avec les fonds du Généthon.

Le 28 août 2000, un décret prononça l'achèvement des opérations de construction et d'aménagement de la ville nouvelle d'Évry. Le 1er janvier 2001 le SAN devint donc une communauté d'agglomération baptisé pour l'occasion « Évry-Bondoufle-Courcouronnes-Lisses ». En 2001, la commune fut aussi ville-étape du Tour de France. Cette communauté s'élargit en 2003 à la commune voisine de Ris-Orangis alors que le 21 mai de la même année était inauguré le nouveau centre commercial Évry 2. Ce même jour, à l'orée de la guerre d'Irak, les communautés d'Évry montrèrent leur union à la mosquée avec un prêche commun du recteur et de l'évêque. Le 1er janvier 2004, la nouvelle structure prit le nom de communauté d'agglomération Évry Centre Essonne. Le 18 septembre 2005 fut installé la statue du Bouddha de la pagode, devenant alors effectivement lieu de culte. Le 30 octobre 2007 fut installé au centre commercial un aérophare, tour de soixante mètres de haut supportant un ballon lumineux de dix mètres de diamètre. Le 12 août 2008, la pagode fut inaugurée en présence du Dalaï-lama, du député-maire Manuel Valls et de l'évêque Michel Dubost.

Aujourd'hui première ville du département de l'Essonne mais seulement trentième ville d'Île-de-France et cent troisième grande ville de France, Évry totalisait en 2007 52 600 habitants. Cette situation est toutefois récente, la commune, ne totalisant que six cent Évryens lors du premier recensement des personnes en 1793, n'était qu'un village en bord de Seine. Sa démographie fut d'ailleurs chaotique, passant à huit cent quatre-vingt douze habitants en 1800 mais retombant à seulement cinq cent trente six années plus tard, pour remonter à six cent dix-neuf en 1821 et à nouveau perdre une centaine de résidents en dix ans. Cette évolution perdura jusqu'à 1856 où le millier d'habitants fut pour la première fois franchi avec un total de 1 195 Évryens, retombé à neuf cent vingt-sept en 1876 et remonté à 1 293 cinq ans plus tard pour ne plus jamais redescendre sous la barre des mille. Autre fait remarquable, contrairement à de nombreuses communes, les chiffres de démographies ne laissent pas apparaître d'accident après les périodes de conflits armés (guerre de 1870, Première et Seconde Guerre mondiale), la population augmentant en 1872, 1921 et 1946. L'explosion démographique intervint dès le début des années 1960, passant de 1 879 à 4 909 habitants entre 1954 et 1962, puis 7 113 en 1968 après le lancement de la ville nouvelle, 15 354 en 1975, 29 471 en 1982, 45 531 en 1990 et dépasser le cap des cinquante mille résidents avec le nouveau millénaire.

Au-delà des limites de la commune, Évry s'intègre dans ce qu'était la ville nouvelle et aujourd'hui une agglomération dépassant les cent mille habitants avec Lisses (7 206 habitants), Bondoufle (9 445 habitants), Courcouronnes (14 500 habitants) et Ris-Orangis (26 300 habitants) et qui dépasse les cent cinquante mille habitants si l'on ajoute la commune voisine de Corbeil-Essonnes et ses quarante mille neuf cent Corbeil-essonnois. Commune installée sur un territoire relativement exigu, il en résulte une densité importante de 6 231 habitants au kilomètre carré entraînant des difficultés sociales et sécuritaires importantes, 39,6 % des ménages n'étant pas imposés, 16,1 % ne revendiquant aucun diplôme, 19,5 % des foyers étant composés de familles monoparentales. En outre, avec seulement 13,1 % de résidents étrangers (trois points de moins que l'unité urbaine parisienne), la commune n'est finalement pas aussi multiculturelle et cosmopolite que prétendue.

Ville jeune par son urbanisation, Évry l'est aussi par sa population, la pyramide des âges montrant que 41,4 % des Évryens avaient moins de vingt-cinq ans et 24,4 % moins de quinze ans en 1999, quatre points de plus que pour l'ensemble du département. À l'inverse, les populations seniores ne représentent que 15 %, le troisième âge étant presque non représenté avec seulement 1,4 % des résidents nés avant 1924 contre près de 2,5 % dans le département. Cette caractéristique démographique se retrouve dans les choix urbanistiques, la commune disposant de vingt-deux écoles élémentaires mais d'aucune structure d'accueil des personnes âgées.

Évry est le chef-lieu du département, de l'arrondissement et des cantons d'Évry-Nord et Évry-Sud, représentés par les conseillers généraux Michel Berson (PS) et Francis Chouat (PS), Michel Berson étant en outre le président du conseil général de l'Essonne dont le siège est situé dans la commune. La préfecture, qui y a son siège, est actuellement dirigée par Jacques Reiller. Son maire actuel Manuel Valls (PS) est aussi député de la première circonscription de l'Essonne. Il est assisté par seize adjoints choisis parmi les quarante-trois élus qui composent le conseil municipal, répartis en trente-huit élus socialiste ou d'union de la gauche, un élu de la ligue communiste révolutionnaire, un élu du MoDem et trois élus UMP. La commune compte en outre un conseil municipal des enfants, un conseil local de la jeunesse, un conseil des sages et huit conseils de quartier qui disposent pour leurs actions d'un fond d'investissement des quartiers et d'un fond de participation des habitants. En 2006, les taux d'imposition s'élevaient à 17,62 % pour la taxe d'habitation, 6,97 % pour la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, 18,19 % pour la taxe foncière sur le bâti et un taux très élevé de 144,95 % sur le foncier non-bâti. À noter que pour préserver un attrait économique, la commune ne perçoit aucune taxe professionnelle. À la suite de l'EPEVRY, constitué en 1965 pour construire la ville nouvelle et suppléer les bailleurs privés, vingt-quatre sociétés d'HLM gèrent un parc de 7 790 logements sociaux sur un total de 19 258 logements soit 40,45 % de logements sociaux en 1999, bien plus que les préconisations de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

En sa qualité de chef-lieu départemental depuis le 25 février 1965, la commune est aussi le siège de l'organisation judiciaire en Essonne avec les tribunaux de grande instance, instance, commerce et du conseil de prud'hommes, tous rattachés à la cour d'appel de Paris. Toutefois, le tribunal administratif est resté à Versailles. Elle est aussi le siège d'une inspection académique, de la chambre de commerce et d'industrie, des directions départementales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle, des affaires sanitaires et sociales, de l'équipement, de l'agriculture et de la forêt, de la sécurité publique, de la concurrence, consommation et répression des fraudes, des services sociaux de la d'allocations familiales, d'assurance maladie et des services de l'Urssaf. En partie liée à cette situation, elle est aussi le siège du diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes rattaché à l'archidiocèse de Paris.

La ville est enfin le siège de la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne qui a pris la suite du syndicat d'agglomération nouvelle en date du 1er janvier 2001 conformément à la loi relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale. Elle regroupe les quatre communes de l'ancienne ville nouvelle augmentée depuis le 1er janvier 2004 de Ris-Orangis. Elle dispose de compétences en matière de développement économique, l'aménagement du territoire, l'entretien de la voirie, l'assainissement et la mise en valeur de l'eau et de l'environnement. En 2008, elle gérait un budget de 78 586 620 euros.

Évry est une ville relativement populaire fortement ancrée à gauche de l'échiquier politique depuis de nombreuses années, et qui repousse les extrêmes, de droite ou de gauche. Cette tendance se remarque aussi bien lors des élections nationales ou supra-nationales que lors des scrutins locaux. Caractéristique des cités populaires, à l'exception des élections présidentielles, la participation des évryens est généralement assez basse. Pour les élections locales, on peut noter ces dernières années la réélection des élus socialistes en place, avec une progression notable de leurs résultats ce qui montre une satisfaction de la population envers leur politique et leurs actions.

Lors des scrutins nationaux, le parti socialiste est sorti largement majoritaire lors des deux dernières présidentielles, en 2007 où Ségolène Royal (PS) obtenait 62,16 % des suffrages (contre 37,84 % pour Nicolas Sarkozy de l'UMP), et en 2002 où Lionel Jospin arriva en tête au premier tour avec 22,57 %, devant Jacques Chirac (15,29 %) et Jean-Marie Le Pen (14,26 %). Au deuxième tour de cette élection, le rejet de l'extrême droite se manifesta à nouveau puisque Jacques Chirac obtenait 86,18 % des voix, quatre points de plus qu'au niveau national. Pour ces deux élections, la participation s'établît à 84,39 % en 2007 et 78,64 % en 2002 soit approximativement autant qu'au plan national (respectivement 83,97 % et 79,71 %).

Toujours lors des élections nationales, les législatives ont également été nettement en faveur du candidat socialiste, Manuel Valls étant élu en 2002 avec 60,68 % des voix contre 39,32 % à Serge Dassault de l'UMP mais avec une participation de seulement 57,94 % puis en 2007 avec une progression à 67,90 % des suffrages contre 32,10 % pour Cristela De Oliveira de l'UMP qui recule encore et une participation encore moindre de 52,79 %.

Les élections européennes de 2004 ont vu une nouvelle victoire du parti socialiste plus forte encore qu'au niveau national avec 34,32 % pour Harlem Désir, nettement devant ses principaux adversaires gratifiés de seulement 9,78 % pour Patrick Gaubert (UMP), 9,19 % pour Marielle de Sarnez (UDF) et 9,01 % pour Marine Le Pen (FN). La participation fut plus faible que dans le reste du département (40,81 % de participation contre 44,79 % en Essonne).

Au plan local, les scrutins sont systématiquement remportés par la gauche parlementaire, lors des élections régionales de 2004 Jean-Paul Huchon (PS) l'emporta avec 63,20 % des voix contre seulement 26,99 % à Jean-François Copé (UMP) et 9,81% pour Marine Le Pen (FN), résultat renforcé par une participation relativement importante avec 61,88 % seulement quatre points sous la moyenne régionale.

Cette même année, le canton d'Évry-Sud renouvela largement sa confiance à Francis Chouat (PS) avec 68,76 % des votes contre 31,24 % pour Jean Hartz (UMP) et une participation importante de 61,57 %, résultat qui préfigurait celui de 2008 dans le canton d'Évry-Nord où Michel Berson, président socialiste du conseil général fût réélu avec un résultat écrasant de 72,29 % face à Stéphane Beaudet (UMP) et ses 27,71 %. Ce résultat de 2008 est toutefois à nuancer à cause d'une participation extrêmement basse de 37,07 % au second tour contre 55,45 % au niveau national.

La commune, détenue par la gauche depuis 1977 a élu une première fois en 2001 Manuel Valls, socialiste protégé de Lionel Jospin avec 44,17 % malgré une triangulaire défavorable avec Pierre-Jean Banuls, de l'équipe sortante Divers gauche gratifié de 28,38 % des voix contre 25,80 % pour la seule liste de droite et avec une participation extraordinairement faible pour un scrutin municipal de 48,77 % des électeurs. Toutefois, le maire sortant, par ailleurs député, fût réélu en 2008 dès le premier tour avec 70,28 % des suffrages exprimés, la liste de droite se plaçant cette fois deuxième avec 13,91 % pour Francis Dominguez (UMP) devant Francis Couvidat candidat d'extrême gauche (8,20 %) et Joseph Nouvellon (7,61 %) du MoDem, mais avec une participation, particulièrement faible, de 47,55 %.

Malgré cette assise locale du député-maire Manuel Valls et sa prise de position (bien que tardive) en faveur du Oui les Évryens ne le suivirent pas au Référendum de 2005 relatif au traité établissant une Constitution pour l'Europe votant pour le Non qui remporta 54,67 % des suffrages contre 45,33 % pour le Oui avec une participation relativement importante de 65,52 % votant ainsi comme le reste du pays à 54,67 %, ou le département à 50,71 %.

Les établissements scolaires de la commune sont rattachés à l'académie de Versailles. Elle dispose des cinq écoles maternelles Alphonse de Lamartine, du Petit Dragon, de la Poule Rousse, Aguado et La Fontaine, des cinq écoles élémentaires Jacques Cartier, Alexandre Dumas, Jules Verne, Maréchal Leclerc, François Mauriac, des seize écoles primaires Marco Polo, des Coquibus, Champs-Élysées, Maurice Genevoix, Albert Levasseur, du Parc aux Biches, Françoise Dolto, du Bois-Guillaume, du Mousseau, Georges Lapierre, Condorcet, Nicolas-Jacques Conté, la Communale, la Lanterne, Le Temps des cerises et Alain Savary. Cinq collèges permettent la poursuite de l'enseignement, tous disposant d'une section d'enseignement général et professionnel adapté, le Village, Montesquieu, les Pyramides, Paul Éluard et Galilée. Enfin, trois lycées dont deux professionnels complètent l'offre, du Parc des Loges, Charles Baudelaire et Auguste Perret. S'ajoutent l'école élémentaire privée Sainte Mathilde, le collège et lycée privé Notre-Dame de Sion et l'école technique de la Snecma.

Neuf crèches et quatre garderies accueillent les jeunes enfants, douze centres de loisirs, deux maisons de quartiers, sept espaces pour adolescents et une ludothèque permettent l'animation et l'accueil hors périodes scolaires. La FCPE et la PEEP disposent de locaux dans la commune.

La commune accueille plusieurs établissements d'enseignement supérieur, le premier étant l'université d'Évry-Val d'Essonne créée en 1991 dont le siège est situé en centre-ville, aux formations orientées vers la génomique, les technologies et les sciences de la société. Elle dispose aussi d'un institut universitaire de technologie ouvert en 1992 réparti en neuf départements dont six sur la commune et d'un institut universitaire professionnalisé avec dix spécialités. L'université accueillait en 2006 10 301 étudiants. Elle est associée à l'école nationale supérieure d’informatique pour l’industrie et l’entreprise implantée en 1984 associée à Euromed Marseille École de Management.

D'autres grandes écoles y sont aussi installée, Télécom SudParis et sa filiale Télécom École de Management qui à elles deux accueillent deux milles étudiants. Le conservatoire national des arts et métiers, Infosup, l'Instep et l'Irfase complètent l'offre d'éducation. De 1978 à 1997, elle accueillait aussi l'école supérieure des géomètres et topographes, depuis délocalisée au Mans. La commune a aussi développé un réseau d'échanges réciproques de savoirs baptisé banque des savoirs de l'Essonne à l'échelle du département.

Actuellement, Évry est associée au centre hospitalier Sud Francilien mais n'accueille aucuns locaux. En 2011 s'achèvera la construction du nouveau site regroupant tous les services, principalement sur la commune d'Évry et en partie sur celle de Corbeil-Essonnes, à l'angle entre la route nationale 7 et la route nationale 104. À terme, il disposera de neuf cent soixante-quinze lits répartis sur les services de chirurgie, gynécologie et obstétrique, pédiatrie et médecine néonatale et psychiatrie, d'un pôle d'urgences, d'un plateau médico-technique permettant quatre mille accouchements, huit blocs opératoires ambulatoires et douze blocs lourds et un service d'imagerie médicale avec deux IRM, trois scanners, un TEP-scan, huit salles de radiographie, six salles d'échographie et deux salles de scintigraphie. Il sera impliqué dans la recherche en association avec le Génopole et disposera de trois mille mètres carrés dédiés à la recherche scientifique.

La clinique de l'Essonne est implantée depuis 1992 au nord de la commune, elle dispose de quatorze mille cinq cent mètres carrés, de trente blocs opératoires, trois salles d'accouchement, un centre d'imagerie médicale, un laboratoire d'analyses et un centre de rééducation. S'ajoute la clinique du Mousseau, hôpital privé implanté en 1970 équipé de cent quatre-vingt douze lits, un service d'urgences, une maternité, des services de chimiothérapie, hémodialyse et imagerie médicale.

Quatre centres de protection maternelle et infantile sont répartis aux Pyramides, au Champtier-du-Coq, au Parc-aux-Lièvres et à l'Agora accompagné d'un centre dentaire mutualiste, un centre de santé est implanté aux Épinettes. La Croix-Rouge française, le secours catholique et le secours populaire, le centre départemental de dépistage HIV 91 et la protection civile de l'Essonne ont leurs sièges sur le territoire évryens. Quatre cent vingt-deux médecin pour la plupart hospitalier, vingt-six chirurgiens-dentistes et dix-sept pharmacies exercent sur la commune.

Évry est le chef-lieu du département et accueille ainsi la plupart des sièges d'organisations et d'administrations. Centre de justice, elle dispose d'un tribunal d'instance, de grande instance, de commerce et d'un conseil de prud'hommes ainsi que des services de la préfecture, d'une caserne de gendarmerie nationale et d'un hôtel de police nationale, auxquels s'ajoute la police municipale. La mairie et l'hôtel du conseil général de l'Essonne représentent les instances élues. S'ajoutent les diverses administrations telles que la délégation de la chambre de commerce et d'industrie de Paris, le siège de la chambre de commerce et d'industrie de l'Essonne, le siège de la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne, les directions départementales de la caisse d'allocations familiales, les centres 101 et 114 de la caisse primaire d'assurance maladie, la direction départementale de l'Urssaf, la direction de l'inspection académique, les directions départementales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle, des services vétérinaires, des affaires sanitaires et sociales, des anciens combattants, de l'équipement, de l'agriculture et de la forêt, de la sécurité publique, de la concurrence, consommation et répression des fraudes, de l'agence nationale pour l'emploi et de la commission technique d'orientation et de reclassement professionnel. Le service départemental d'incendie et de secours est lui aussi implanté à Évry. Cinq bureaux de poste sont répartis sur le territoire, la Banque de France dispose d'une succursale, l'Assedic, l'Apec, l'Anpe et la trésorerie générale sont implantées dans la commune. Une maison départementale des syndicats dispose de locaux en centre-ville. Cent neuf avocats, deux études notariales et deux cabinets d'huissier de justice exercent sur la commune.

La sécurité de la commune est assurée par une compagnie motorisée et une brigade de gendarmerie nationale, un hôtel et un commissariat central de police nationale, un hôtel de police municipale, elle dispose aussi sur son territoire du centre de secours communal.

Malgré cette présence, Évry est encore souvent désignée comme étant l'une des agglomérations les plus dangereuses de France conduisant à des manifestations d'habitants, avec des faits divers régulièrement relatés dans la presse (expédition punitive en 2000, affrontements entre bandes en 1998, 2001 et 2008), parfois à tort lors de procès retentissant se déroulant au tribunal communal, comme celui de l'adolescent ayant poignardé son enseignante à Étampes, celui de Pierre Suard ou encore dans le procès très médiatisé de l'affaire Perruche. La commune fut pourtant moins touchée que d'autres lors des émeutes de 2005 malgré la découverte d'un atelier de confection de cocktail Molotov. Elle reçut même la visite de Nicolas Sarkozy pour constater les efforts fournis en 2005 et à nouveau en 2007, notamment par la mise en place de télésurveillance des commerces par la mairie ou le doublement des effectifs de police municipale, voulue par le maire socialiste en 2001.

Le principal lieu culturel de la commune est son théâtre national de l'Agora Évry-Essonne disposant de deux salles où résident six compagnies de théâtre. La commune dispose aussi en centre-ville des arènes de l'Agora construites en 1975 qui accueillent deux mille quatre cent spectateurs, du multiplexe de l'Agora géré par la CGR ouvert en 2001, au dix salles de cinéma dont trois de cinq cent vingt places chacune avec écrans géants et son numérique. S'ajoute la salle polyvalente boulevard Louise Michel et la salle des fêtes.

Inclu dans la cathédrale se trouve le musée Paul Delouvrier ouvert en 2007 qui présente sur trois niveaux, des expositions éphémères, des toiles d'art contemporain et des œuvres d'art sacré liturgique.

L'accès à la culture se fait aussi par la médiathèque de l'Agora, les bibliothèques du CLAE et des Aunettes, la discothèque la Lune Bleue, la MJC, la halle du rock, studio de répétition et d'enregistrement, le conservatoire municipal de musique, le conservatoire à rayonnement départemental de musique et les ateliers d'arts plastiques.

La commune organise chaque année un salon du livre et la Semaine internationale des arts numériques et interactifs. Elle accueille aussi divers artistes en concert comme le groupe Noir Désir en 2002 à l'Agora où fut enregistré le DVD Noir Désir en images, Cedric Myton en 2006, Thomas Dutronc ou le groupe Tryo en 2008. La Fête de la Musique est célébrée chaque année dans la commune.

Symbole de la culture urbaine développée à Évry, le film Yamakasi est largement inspiré des jeunes évryens et les rappeurs français Disiz la Peste, Al K-Pote ou le duo Unité 2 feu en sont originaires.

Commune jeune, Évry fut bâtie avec de nombreuses installations sportives réparties sur le territoire. Le stade Jacques Deyrois-Du Roure en bordure de Seine offre un terrain de football d'honneur et deux annexes en sable et pelouse, quatre courts de tennis en terre battue et deux gymnases, s'ajoutent les complexes sportifs André Toison, du Parc-des-Loges et Jean-Louis Moulin, l'espace omnisports de l'Agora, les sept gymnases Piat, les Écrins, du Champtier-du-Coq, du Village, Bonaparte, Carpentier et du Parc-aux-Lièvres, les piscines Jean Taris et Espace Forme à l'Agora, le cercle nautique en bord de Seine qui comporte la base nautique et la base d'aviron et la patinoire François Le Comte. Quatre clubs-house accueillent la cinquantaine d'associations et clubs présents sur la commune.

Plusieurs clubs évryens s'illustrent dans diverses disciplines comme l'AS Évry en football qui évolue en troisième division nationale et en ligue de Paris Île-de-France et qui élimina le Sporting Toulon Var le 25 janvier 1986, les Corsaires d'Évry en football américain qui évolue en deuxième division nationale et parfois en championnat d'élite de France, le SCA 2000 Évry en hockey sur glace qui évolue en troisième division nationale, le Viry Évry Nord Sud Essonne en athlétisme.

La commune accueille régulièrement des rencontres nationales comme celles de la fédération française de danse en 1981, en étant ville-étape du Tour de France 2001, elle est aussi candidate à l'organisation du Grand Prix automobile de France.

Évry est le siège du diocèse qui encadre les paroisses catholiques du département, elle accueille donc le groupe épiscopal composé de la cathédrale, de l'évêché et du monastère de la Croix et de la Miséricorde des dominicaines. L'Église dispose à Évry de la Cathédrale de la Résurrection Saint-Corbinien, de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul, de l'église Notre-Dame de l'Espérance et du relais Saint-Jean. Le culte protestant est présent sur la commune avec l'église adventiste du septième jour et l'église évangéliste. La communauté israélite dispose d'un centre communautaire couramment appelé synagogue d'Évry dans le quartier du Bras-de-Fer. Le culte bouddhiste dispose de la pagode Khánh-Anh inaugurée le 12 août 2008 par le Dalaï-lama. Le culte musulman est organisé autour de la mosquée d'Évry-Courcouronnes située dans la commune voisine.

Exception notable, la mairie accorde une part importante à la spiritualité et au mélange des cultures, s'arrogeant le qualificatif de « capitale spirituelle ».

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.

La cathédrale de la Résurrection Saint-Corbinien.

L'église Notre-Dame de l'Espérance.

Le Square Jean-Paul II.

La Pagode Khánh-Anh.

La synagogue du Bras-de-Fer.

La commune est située dans le bassin d'émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif. L'hebdomadaire Le Républicain et le journal gratuit ParuVendu y ont leur siège comme la station de radio EFM, ils diffusent une édition dédiée au Nord-Essonne. Le quotidien Le Parisien y dispose de son antenne locale, la radio Évasion FM y dispose d'une fréquence spécifique. Les étudiants de l'école Télécom INT ont créés la radio associative Évry One.

Évry est l'un des pôles économiques du département et de la région, elle est le centre de la zone d'emploi définie par l'Insee qui regroupait en 1999 soixante-six communes en Essonne et Seine-et-Marne et 271 329 habitants, les Évryens représentant 18 % de cette population. Des vingt plus grandes entreprises situées dans le bassin d'emploi, Snecma Moteurs avec deux mille quatre cent salariés, Carrefour Hypermarché France avec mille six cent quarante salariés, Sofinco avec huit cent dix sept, Accor avec mille cent soixante-dix salariés, Securitas avec trois cent salariés entre autres sont implantées à Évry. Si comme pour l'ensemble de la région, le secteur tertiaire est prédominant, l'industrie représente encore 21,4 % des emplois de la zone contre seulement 14,7 % en moyenne régionale. Les entreprises sont implantées pour certaines dans le parc d'activités du Bois-Sauvage, mais dans une large majorité réparties sur différents points du territoire ou en partie sur les communes voisines comme la Snecma en grande partie située sur Corbeil-Essonnes ou Accor en partie sur Courcouronnes pour le centre de réservation et Lisses pour l'académie. Au total, c'est deux mille huit cent soixante-dix-sept entreprises qui sont implantées sur le territoire communal, permettant à 32 353 évryens de travailler sur la commune dont 29 621 dans le tertiaire et 1 896 dans l'industrie. Malgré cette situation favorable, en 1999, deux mille trois cent dix-sept personnes étaient au chômage soit 13 % de la population active communale et la même proportion n'avait qu'un emploi précaire. En outre plus d'un tiers de la population dispose d'un statut d'employé, 11 % étaient ouvriers et seulement 23,8 % relevaient du statut cadre. Cette situation entraîne un revenu moyen relativement faible de 13 856 euros, la non-imposition de 49,4 % des ménages, et la location de leur logement par 59,1 % des résidents. Pour attirer plus d'entreprise, la commune et la communauté d'agglomération misent sur les infrastructures en proposant des connections Internet à très haut débit par fibre optique, les universités et grandes écoles présentes, les pôles de compétitivité. En 2004, quatre hôtels dont un quatre étoiles proposaient trois cent soixante-sept chambres. Quatre marchés sont organisés place Jules Vallès, place du lieutenant Buisson, place des Aunettes et avenue du château. La commune bien qu'industrielle est aussi relativement préservée des émissions polluantes puisque seuls les sites de Dalkia, recensés pour ses rejets d'oxyde d'azote, et Snecma, pour ses rejets de trichloréthylène, d'acide fluorhydrique, de chrome et nickel, sont référencés.

Sur un kilomètre en bordure de la Seine, la commune dispose d'un port de commerce géré par le port autonome de Paris. Installé sur une surface de plus de quatre hectares, il a permit en 2001 le traitement de 154 600 tonnes de marchandises. Relié directement à la Francilienne et à la ligne de fret Paris-Sud, il devrait croître par l'adjonction d'un terminal à conteneurs.

Le centre commercial régional Évry 2 géré par Unibail-Rodamco est implanté depuis 1975 en centre-ville. D'une superficie de cent mille mètres carrés sur deux niveaux avec cinq mille trois cent places de parking, il accueille deux cent trente-cinq boutiques dont un hypermarché Carrefour, les Galeries Lafayette et une Fnac.

Évry se pose comme un centre de recherche important, développé autour des axes de l'aéronautique et l'astronautique et de la recherche médicale. Autour de l'université d'Évry-Val d'Essonne et du conservatoire national des arts et métiers associés au pôle UniverSud Paris se sont implantés la Sagem, le centre national d'études spatiales, Arianespace et Starsem qui ont permit la création du laboratoire de recherche Cédric. Un autre pôle très important est implanté depuis 1998 sur la commune autour du Génopole, du Genoscope et du Centre national de génotypage avec les fonds du Généthon et de l'AFM, tous deux installés à Évry. Avec l'université, ils ont permit le développement du Modèle Général de Systèmes. Diverses entreprises pharmaceutiques sont implantées à proximité dont Integragen. S'ajouteront en 2011 les laboratoires du centre hospitalier Sud-Francilien. La commune est en outre associée aux deux pôles de compétitivité que sont SYSTEM@TIC et Medicen.

La qualité de préfecture de la commune lui permet d'accueillir sur son territoire les sièges d'administration et services publics départementaux. Le conseil général et ses deux mille neuf cent agents est ainsi le premier employeur de la commune. Le tribunal, la préfecture, les directions départementales, la mairie et la communauté d'agglomération complètent cette offre d'emploi totalisant en 2005 13 481 agents des fonctions publiques.

Deux cent quarante neuf hectares de terrains soit près de 30 % du territoire sont encore libres de construction. Évry, seule ville nouvelle francilienne à ne pas disposer d'une base de plein air et de loisirs, dispose cependant de cents hectares de parcs urbains répartis sur six sites, le parc Henri Fabre sur quinze hectares vallonné avec la terre déblayée des travaux des Halles de Paris, le parc des Loges sur quinze hectares, le parc des Coquibus sur vingt hectares, le parc des Tourelles sur onze hectares, le parc Bataille sur huit hectares, le parc Pompidou sur près de deux hectares, le parc des bords de Seine sur huit hectares, le bois Sauvage et le bois de la Grange, les espaces verts Mousseau sur un hectares huit cents et Champs-Élysées sur un hectare cinq cents, le square de la Résistance participent à l'embellissement de la commune. Ce patrimoine permet à Évry d'arborer trois fleurs au concours des villes et villages fleuris. Le sentier de grande randonnée GR 2 traverse la commune en bordure de la Seine.

Ville nouvelle bâtie en majorité durant les trente dernières années du XXe siècle, Évry dispose cependant d'une architecture témoignant de son histoire préalable. Du château de Petit-Bourg ne subsistent aujourd'hui que les anciens communs construits entre le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle. Le XVIIIe siècle a aussi laissé à la commune l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul reconstruite à cette époque, sa nef est placée en contrebas, son transept comporte une chapelle dédiée à la Vierge Marie, mais la voûte à croisée d'ogives quadripartite remonte au XIIIe siècle et les fonts baptismaux en marbre rouge furent offerts par le duc d'Antin. L'ancien presbytère situé en face fut construit en 1626. Le XIXe siècle a laissé la maison d'accueil Sainte Geneviève des sœurs de Notre-Dame de Sion, la chapelle de cette école, l'ancienne ferme construite en 1862, dépendance du château des Tourelles aujourd'hui détruit, le lavoir construit vers 1850, la gare d'Évry-Val-de-Seine, construite vers 1840, l'ancienne mairie construite entre 1828 et 1830 et le château de Beauvoir construit en 1860 dans un style néoclassique. Deux autres châteaux aujourd'hui détruits agrémentaient la rive gauche de la Seine, le château du Mousseau et le château de la Grange-Feu-Louis.

L'ancienne chapelle Notre-Dame-de-Sion.

Le lavoir du village.

Le château Mousseau (détruit).

Le château de La Grange-Feu-Louis (détruit).

Le château des Tourelles (détruit).

Le château de Petit-Bourg (détruit).

La construction de la ville nouvelle à partir de 1968, étalée sur trente années, amena une nouvelle diversité architecturale. Le centre-ville en premier lieu est caractérisé par l'utilisation de la brique, utilisée dans la construction de la Cathédrale de la Résurrection par Mario Botta, agrémentée par la chapelle du Saint Sacrement décorée d'une Vierge à l'Enfant en bronze et fer forgé de Gérard Garouste, elle est aussi décorée d'une statue de Saint-Corbinien, d'un Christ ramené de Tanzanie en 1880 par des missionnaires franciscains et par douze vitraux. S'ajoutent les bâtiments de la chambre de commerce et d'industrie de l'Essonne par l'architecte Deslandes construits en 1990, l'hôtel de ville en brique et granit dominé par une large verrière, l'école nationale de musique et de danse par l'architecte Pierre Riboulet. La préfecture et le palais de justice inspiré des œuvres d'Oscar Niemeyer en béton brut sont eux typique des années 1970, tandis que l'institut des sciences aux lignes et verrières aériennes sont caractéristiques des années 1990. Le quartier des Pyramides, construit par l'équipe Andrault&Parat constitué de dalles et blocs de béton empilés, ou le quartier des Épinettes, sorte de courées, rappellent l'empressement à construire des logements. La très grande pagode complète cette diversité architecturale en mêlant béton armé et style asiatique.

Les armes d'Évry se blasonnent : Écartelé ; au premier : parti d'azur à trois fleurs de lys d'or au bâton péri de gueules et d'azur à trois fleurs de lys d'or au lambel d'argent ; au deuxième : écartelé aux premier et quatrième d'or à un château de gueules maçonné de sable surmonté de trois têtes de Maure rangées et tortillées d'argent, aux deuxième et troisième d'argent à trois fasces ondées d'azur ; au troisième : enté ondé d'argent et de gueules de six pièces ; au quatrième : d'argent à trois fasces d'azur ; et en abîme d'azur au château accompagné, en chef de trois fleurs de lys posées en fasce, en pointe d'une nef et accosté de deux gerbes de blé l'une à dextre l'autre à senestre le tout d'or ; la nef en pointe sur une mer d'argent.

Chaque quartier représente une famille noble ayant occupé le territoire. Le premier présente les armes de Louise Marie Thérèse Bathilde d'Orléans, duchesse de Bourbon-Condé, le deuxième présente les armes de Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin, le troisième est celui de Françoise Athénaïs de Rochechouart, dite Mme de Montespan, le quatrième est celui de Louise Renée de Penancoët de Keroual. L'écusson symbolise à la fois l'Île-de-France, le Hurepoix et la Seine.

La commune s'est en outre dotée d'un logotype.

La devise officielle d'Évry est « Labor omnia vincit » en latin ce qui peut se traduire par « le travail vient à bout de tout ».

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Source : Wikipedia