Managua
- Le Nicaragua accorde l'asile politique au leader indigène - RFI
- Finalement, Managua lui a accordé l'asile politique. Mais cette décision n'est pas du goût de tous. « Nous avons perdu des proches, il est injuste que le Nicaragua lui accorde l'asile. Il faut qu'il nous livre ce lâche qui n'a pas le courage...
- Deux jeunes Allemands contaminés par la grippe porcine au Nicaragua - Romandie.com
- MANAGUA - Deux jeunes élèves allemands d'un collège ont contracté la grippe porcine au Nicaragua, où le virus a contaminé 18 personnes jusqu'ici, a annoncé vendredi la direction de l'établissement. Les cours ont été suspendus au collège privé...
- La Terre vue de l'espace : le pays des lacs et des volcans - Futura Sciences
- De nombreux volcans se trouvent entre le golfe de Fonseca et le lac de Managua (un peu plus à droite, de couleur verte). La capitale du Nicaragua, Managua, est située sur la rive sud du lac. Le grand lac, couvert de nuages, en bas de l'image est le lac...
- Grippe porcine: le Nicaragua dernier pays d'Amérique centrale ... - Romandie.com
- MANAGUA - Le Nicaragua a annoncé lundi un premier cas confirmé de grippe porcine sur son territoire, devenant le dernier pays d'Amérique centrale gagné par l'épidémie. Il s'agit d'une fillette de cinq ans, qui a été hospitalisée et est en bonne santé,...
- Le Nicaragua offre l'asile à un dirigeant amérindien du Pérou - Reuters
- MANAGUA, 9 juin (Reuters) - Le Nicaragua a accordé mardi l'asile politique au dirigeant amérindien péruvien Alberto Pizango, que les autorités de Lima veulent juger pour avoir organisé des manifestations contre l'exploration pétrolière en Amazonie,...
- Plus de 100 autobus russes pour le Nicaragua (presse locale) - RIA Novosti
- Ces bus desserviront Managua et les villes de sa région. La cérémonie officielle de remise de ce don de la Russie aura lieu le vendredi 15 juin au centre de la capitale Managua en présence du président Daniel Ortega. Les livraisons au Nicaragua...
- Eclairage sur la situation au Nicaragua - Quotidien Jurassien
- Le Nicaraguayen William Grigsby, journaliste et directeur de la radio indépendante La Primerisima à Managua, a donné jeudi un éclairage sur la situation de son pays, ravagé par des années de politique néolibérale. Pour William Grigsby, les petits...
- Nicaragua: les leaders d'Amérique centrale réunis pour évoquer les ... - RIA Novosti
- Réunis lors d'un sommet qui s'ouvre mercredi à Managua, les leaders des pays d'Amérique centrale parleront des rapports avec l'UE, des immigrés aux Etats-Unis et de la lutte contre la grippe porcine, stipule un communiqué du ministère des Affaires...
- Guerfi tente le monde - FF Boxe
- Originaire de Managua, capitale du Nicaragua,"El Halconcito" (23 ans ; 12 victoires, dont 6 par K.-O., pour 6 défaites) a effectué quasiment toute sa courrière chez lui, si on excepte un combat à Porto Rico et une autre en Colombie....
Managua
Managua est la capitale du Nicaragua et du département du même nom, situé près de l'océan Pacifique.
Le nom officiel de la ville de Managua est Leal Villa de la Ciudad de Managua, et vient de Mana-ahuac, qui signifie "proche de l'eau" ou "entourée d'eau" en langue Nahuatl. La ville s'élève aujourd'hui sur une zone habitée par des tribus "indiennes" présentes lors de la conquête par l'Espagne de l'Amérique centrale au XVIe siècle.
Ce n'est qu'en 1857, après que Granada fut détruite par une armée de mercenaires américains menés par William Walker, que la capitale du pays fut établie à Managua. Entre 1852 et 1930, Managua connut une importante phase d'urbanisation, devenant un centre de gouvernement, d'infrastructures et de services. La ville subit d'importantes inondations en 1876 et 1885, ainsi qu'un tremblement de terre meurtrier en 1931, qui détruisit une grande partie de la ville. Sous le règne du dictateur Anastasio Somoza García et de sa famille (1936 - 1979), elle s'agrandit rapidement. De nouveaux bâtiments gouvernementaux furent érigés, l'industrie développée, et une université construite ; Managua devint la ville la plus développée d'Amérique centrale. La ville subit un deuxième tremblement de terre majeur le 23 décembre 1972, qui détruisit à nouveau une grande partie de la ville. Bien qu'elle fût reconstruite rapidement, elle ne retrouva jamais son statut passé. Le tremblement de terre incitant de nombreux habitants de Managua à aller s'établir en banlieue, et par peur d'un nouveau tremblement de terre, le centre-ville ne fut pas entièrement reconstruit.
C'est un pays d'Amérique centrale. Il est entourée par le Honduras au Nord et le Costa Rica au sud.
Le « maire » de Managua, qui porte le titre d’alcalde – comme dans de nombreuses collectivités locales de pays hispanophones –, est José Dionisio Marenco Gutiérrez. Il est secondé par un « vice-alcalde », Felipe Leiva .
Actuellement, plusieurs quartiers (barrios) de la ville sont aux prises avec des situations sociales difficiles. Entre autres, le quartier Acahualinca, situé aux abords du Lac Managua (lago de Managua) est assez démuni. Il est reconnu pour son énorme décharge municipale du nom de La Chureca qui s'étend sur plus de 13 kilomètres de long. Dans ce dépotoir, vivent jusqu'à trois mille enfants, qui travaillent à récolter des matériaux recyclables tels que du carton, de l'aluminium et du plastique. On retrouve dans ce dépotoir (basurero municipal de Managua) une petite école de capacité restreinte d'une centaine d'étudiants. La petite institution scolaire est sous la responsabilité d'une communauté religieuse évangélique. Le quartier d'Acahualinca est souvent déconseillé aux visiteurs étrangers, car il abrite le cartel de la capitale. Toutefois, plusieurs organismes communautaires œuvrent dans cette partie de la ville. On retrouve entre autres un centre de jeunes affilié à YMCA qui se nomme : ACJ (asociación cristiana de jovenes). De plus, plus près du dépotoir se trouvent deux bâtisses pour les "enfants travailleurs" et l'organisme porte le nom de "dos generaciones". Les données statistiques sur la population des quartiers de Managua sont quasi inexistantes, ce qui fait que nous ignorons combien sont ceux qui ne fréquentent pas d'institutions d'enseignement, d'éducation ni scolaires, ou encore combien d'enfants travaillent dans l'"enfer du dépotoir". Les naissances n'y sont pas enregistrées et les structures sociales y semblent en décrépitude.
La monnaie courante utilisée à Managua, comme dans tout le Nicaragua, est le cordoba, ainsi dénommé en l'honneur du capitaine Francisco Hernandez Córdoba qui combattit pour ces terres. On appelle aussi cette devise "peso".
Les loisirs et les divertissements dans la ville sont variés. Il y a beaucoup d'endroits tout le long des zones principales. De Linda Vista, à l'ouest, en se dirigeant vers le sud vers Zona Rosa, le nouveau centre de la ville, ainsi reconnu en tant que tel dans les années 1990, et en allant encore plus loin au sud à Zona Viva dans Galerias, on rencontre des endroits plus traditionnels, comme Bello Horizante où le visiteur peut trouver des mariachis à écouter qui donnent des sérénades.
Le système de transport à Managua est, à ce jour, désuet, avec de vieux autobus dans la capitale. Il y avait jadis une ligne ferroviaire traversant la capitale nicaraguayenne, mais, dans les années 1990, elle a été démantelée.
Lac de Managua
Le Lac de Managua (également connu comme Lac Xolotlán, ou Lago de Managua en espagnol) (situé à 12°20′N 86°25′W / 12.333, -86.417) est un lac situé au Nicaragua. Il est long d'environ 60 kilomètres pour une largeur de 30 kilomètres. Comme pour le nom du lac Nicaragua, son nom lui fut attribué par les conquistadors espagnols, il vient de Mangue (le nom qu'ils donnèrent aux tribues Mánkeme) et agua ("eau"). La ville de Managua, la capitale du Nicaragua, est située au sud-ouest du lac. La superficie du lac est de 1042 km². La profondeur moyenne est de 9,5 m et la profondeur maximale est comprise entre 30 et 39 mètres.
Sa forme, comme tous les lacs volcaniques, est circulaire, seul les péninsules de Chiltepe et Panami interrompent sa forme régulière. Au nord-ouest, se situe l'île principale, Momotombito. Les affluents principaux sont le río Sinecapa et le río El Viejo.
Le lac a été gravement pollué, en partie par l'entreprise Kodak qui a déversé du mercure dans le lac dans les années 1950. Mais malgré la pollution, les habitants de Managua continuent de vivre sur les berges du lac et à manger les poissons qu'ils y pêchent.
Le niveau de l'eau monta subitement de 3 mètres en cinq jours pendant l'ouragan Mitch en 1998, détruisant les maisons de ceux qui habitaient sur ses rives.
Il est relié par le fleuve Tipitapa au lac Nicaragua, dont les dimensions sont beaucoup plus importantes et qui est situé 9 mètres en contrebas. La connexion entre eux s'interrompit en 1910 en raison d'une baisse du niveau de l'eau du lac Managua; mais elle fut rétablie en 1998, lorsque l'ouragan Mitch fit monter l'eau du lac. Cependant, en raison de la pollution extrême, les requin bouledogues qui vivent dans le lac Nicaragua ne migrent pas vers le lac de Managua.
Nicaragua
Le Nicaragua est un pays d'Amérique centrale. Il est limitrophe du Costa Rica au sud et du Honduras au nord. Il est aussi entouré par l'océan Pacifique et la mer des Caraïbes.
Colonisé par l'Espagne en 1524, le Nicaragua est devenu un État indépendant le 15 septembre 1821 et a adhéré aux Provinces unies d'Amérique centrale. Il s'est séparé de la fédération en 1838, devenant une république complètement souveraine en 1854.
L'histoire des débuts de la nation a été fortement influencée par les interventions militaires des États-Unis d'Amérique qui y voyaient la possibilité d'y creuser un canal entre Atlantique et le Pacifique. Le pays est troublé par des périodes prolongées de dictature militaire, la plus dure étant sans doute le règne de la famille Somoza au début du XXe siècle.
Entre 1927 et 1933, le général Augusto Sandino d'obédience libérale mena une guérilla, d'abord, contre le gouvernement conservateur, puis contre les forces américaines. Il fit la déclaration devenue célèbre: Si cent hommes aiment le Nicaragua comme je l’aime, le Nicaragua sera libre ! Il refusa un accord de paix proposé par les États-Unis en 1927. La guérilla fut finalement repoussée par l'USMC qui compensa son infériorité numérique par l'appui de l'aviation et de l'artillerie. À la fin de l'intervention américaine, les rebelles avaient été repoussés loin de toute agglomération et réduits à la famine et la désertion, le gouvernement nicaraguayen se trouvant en position de force pour les négociations avec le mouvement de Sandino qui aboutit à la paix en 1933 . Les troupes américaines furent remplacées par la Garde Nationale formée et équipée par les États-Unis qui devait remplacer l'armée et la police supprimées par les Américains.
Anastasio Somoza García fut le premier dirigeant de la garde nationale.
Avec le soutien des États-Unis, Somoza fit assassiner son principal opposant politique, Sandino, en février 1934 et prit le pouvoir en 1936.
Anastasio Somoza instaura une dictature personnelle de 1936 à 1956. Ses fils Luis et Anastasio lui succèdèrent, le pays fut mis en coupe réglée. Purs opportunistes, les Somoza, surent manœuvrer avec les États-Unis lors de la Guerre Froide, en se posant comme anti-communistes afin de bénéficier de l'appui américain.
L'opposition au régime était personnalisée par Pedro Joaquín Chamorro Zelaya, descendants de présidents du Nicaragua, de sensibilité conservatrice, qui luttait contre les Somoza par le biais de son journal La Prensa. Chamorro contre Somoza : une dynastie d'opposants à une dynastie de dictateurs.
Reprenant le combat de son père, Pedro Joaquín Chamorro Cardenal fut arrêté en 1944, alors qu'il n'avait que 20 ans et amené à fuir au Mexique. De retour en 1948, il succéda à son père comme éditeur de La Prensa où ses positions contre la dictature lui valurent d'être arrêté, torturé et emprisonné en 1954 puis en résidence surveillée.
Anastasio Somoza fut assassiné le 21 septembre 1956, le fils aîné, Luis Somoza Debayle, accéda à la présidence et Pedro Joaquín Chamorro Cardenal fut arrêté de nouveau, accusé de complicité dans l'assassinat du président. Chamorro fuit en 1959 au Costa Rica d'où il organise une expédition pour renverser le fils de Somoza. Il est arrêté, puis relâché en 1969 par Anastasio Somoza qui avait accédé à la présidence en 1967 qu'il exerça jusqu'en 1972.
En 1972, Somoza ne pouvait se représenter, une loi interdisant deux mandats consécutifs. Mais comme il conservait le poste de chef de la Garde nationale, il profita de la situation catastrophique créée par un tremblement de terre en décembre 1972 pour promulguer la loi martiale et prendre ainsi le contrôle du pays. Chargé d'acheminer l'aide internationale reçue après le tremblement de terre, il s'en appropria la majorité.
Malgré tout, Somoza fut réélu président lors des élections de 1974, mais maintint un pouvoir répressif et perdit l'appui d'anciens soutiens : l'oligarchie, les États-Unis et l'Église catholique. Un autre mouvement, plus à gauche, rejoignit le courant conservateur dans l'opposition au régime : le FSLN.
Cependant, affaibli, le gouvernement aggrava sa politique de répression avec pour seul résultat la montée de l'opposition. Chamorro fonda alors un parti d'opposition qui réclame la démission du président. Mais le 10 janvier 1978, Pedro Joaquín Chamorro Cardenal fut assassiné. Ses funérailles font déplacer des foules énormes – 30 000 personnes à Managua – et des émeutes éclatent dans le pays. En février 1978, le milieu des affaires se joignirent à l'opposition qui organisa une grève générale, demanda la démission de Somoza et la formation d'un gouvernement de transition. Malgré la répression, les contestataires formèrent en juillet 1978 un front national auquel se joignit la veuve de Pedro Chamorro, Violeta Barrios de Chamorro, devenue directrice de La Prensa.
Le 5 juillet 1978, la bourgeoisie antisomoziste fonda le Front élargi d’opposition (FAO) et proposa l’installation d’un gouvernement provisoire et la tenue d’élections.
En septembre 1978, une grande partie de la population se soulève dans les départements de León, Matagalpa, Chinandega, Estelí, Masaya et Managua, mais la supériorité logistique de la garde nationale de Somoza oblige les troupes à se replier dans les campagnes et les montagnes. L'insurrection est cependant sans cesse nourrie de nouveaux effectifs issus de la population. Peu à peu, les trois tendances du FSLN se rapprochent. La réunification du FSLN est signée en 1979 cependant que l'opposition conservatrice se renforçait.
La population entama une grève générale qui paralysa le régime. Les villes s'insurgèrent une seconde fois et Somoza répondit par des bombardements massifs. Un journaliste de la chaîne américaine ABC Bill Stewart fut assassiné par la Garde Nationale devant les caméras de télévision ce qui convainquit l'opinion publique des États-Unis. Le gouvernement Carter interrompit le soutien à Somoza.
En juillet 1979, le dictateur Anastasio Somoza Debayle, dernier de la dynastie des Somoza, demissionnait et quittait le pays. Une coalition regroupant les cinq principaux courants anti somozistes prit les commandes du gouvernement : le sandiniste Daniel Ortega, d'obédience marxiste, l'écrivain Sergio Ramírez Mercado ancien opposant aux Somoza et membre fondateur groupe d'artistes et d'intellectuels nicaraguayens, Les Douze, l'homme d'affaires Alfonso Robelo Callejas, Violeta Barrios de Chamorro veuve de Pedro Chamorro et Moisses Hassan.
L'extrême disparité de cette coalition entraîna des conflits continuels et les quatre membres non sandinistes de la coalition dénoncèrent la mainmise progressive de Daniel Ortega sur les organes du pouvoir malgré les accords passés entre les différents acteurs du renversement de la dictature somoziste. En avril 1980, par protestation, Violeta Barrios de Chamorro démissionna du gouvernement et à la tête de La Prensa, dénonça la dérive dictatoriale sandiniste et leurs infiltrations dans les rouages du gouvernement. La forte pression de Washington permit la tenue d'élections qui devaient voir s'affronter principalement le leader sandiniste Daniel Ortega et Arturo Cruz. Mais ce dernier boycotta les élections, invoquant un manque de liberté et des intimidations. Face à de petits adversaires, Daniel Ortega remporta les élections en 1984.
Le journal d'opposition de Violeta Barrios de Chamorro, La Prensa, attaquant les méthodes policières du gouvernement fut censuré en juin 1986 pour 6 mois.
Le gouvernement lança une politique de fondation d'écoles qui en matière d'alphabétisation fut un succès mais fut contre-balancé par le manque d'objectivité du contenu de l'enseignement, fortement marxisé (notamment apprentissage de la lutte des classes, présentation de la cellule familiale comme source d'inégalités).
Les populations locales s'opposèrent aux projets du président notamment sur la collectivisation des terres ou la conscription obligatoire.
Les indiens Misquitos, déjà fortement éprouvés sous les Somozistes, entrèrent en résistance pour conserver leurs terres et 10 000 d'entre-eux (comptabilisés par l'ONU) furent déportés dans des centres de rééducation destinés à faire d'eux des citoyens socialistes, détachés de leurs traditions.
La rébellion s'étendit mais sans chef unique, elle restait très disparate ; elle regroupait tous ceux qui étaient contre le gouvernement sandiniste (de même que se donnaient le nom de sandinistes toutes sortes de courants anti-somozistes...) et reçut pour cela le nom de Contras.
Les États-Unis, alors dirigés par le président Ronald Reagan décrétèrent un embargo et vinrent en aide aux Contras en les entraînant, les armant, les finançant et les approvisionnant à partir de 1982. Ronald Reagan exigea l'unification des Contras en 1985 mais sans réel succès.
Les affrontements firent 57 000 victimes, dont 29 000 morts (dix ans auparavant, la lutte contre Somoza avait déjà fait 40 000 victimes). Apprenant l'aide américaine, le gouvernement de Daniel Ortega porta plainte contre les États-Unis en 1984 devant la Cour internationale de justice. Le 27 juin 1986, en se fondant sur le droit international, la cour ordonna aux États-Unis de cesser d'apporter leur soutien aux opposants au régime, et pour avoir « rompu leur obligation dictée par le droit international de ne pas utiliser la force contre un autre État », les condamna à verser 17 milliards de dollars de dédommagements au Nicaragua pour les dégâts causés par les Contras. L'administration américaine refusa de se soumettre à ce jugement. L'aide aux Contras continua jusqu'en 1989 au moment où éclata le scandale de l'Irangate.
Les élections de 1990 virent la victoire de Violeta Chamorro (54,2 % des voix) sur Daniel Ortega qui prit acte de sa défaite mais déclara qu'il continuerait à « gouverner d'en bas », déclaration qui détourna de lui les populations car elle rappelait son attitude au sein de la coalition de 1979.
Succédant à l'embargo américain, une politique économique libérale d'ajustements structurels supervisée par le FMI et la Banque mondiale fut mise en œuvre.
Arnoldo Alemán (conservateur, ancien somoziste) remporta l’élection présidentielle de 1996 contre Daniel Ortega. Alemán poursuivit une politique néolibérale. La stabilité économique du Nicaragua fut fortement ébranlée en 1998, lorsque l'ouragan Mitch dévasta une bonne partie du pays. En fin de mandat, de forts soupçons de corruption pesaient sur lui et il fut condamné à 20 ans de prison pour détournement de fonds en 2003.
Enrique Bolaños, ancien vice-président de Arnoldo Alemán, accéda à la présidence en 2002 grâce à une campagne « anti-corruption ».
En novembre 2006, après avoir publiquement déclaré avoir renoncé au marxisme-léninisme et s'être rapproché de l'Église catholique, Daniel Ortega fut élu président. Il prit ses fonctions le 10 janvier 2007 et choisit comme vice-président un ancien Contra.
Le Nicaragua occupe une superficie de 129 494 km² dont 120 254 km² de terre. Le Nicaragua est un petit pays relativement montagneux dans sa partie est, assez plat mais couvert d'une jungle tropicale humide sur la moitié atlantique. Il se situe sur une zone tectonique difficile et est souvent secoué par des tremblements de terre et les éruptions des nombreux volcans qu'il compte.
Il est recouvert sur un tiers de sa surface environ par deux grands lacs à l'Ouest, le lac Nicaragua et le lac de Managua (formés par la déformation de la croûte terrestre sous la poussée de la plaque Pacifique) dont émergent des îles volcaniques. La côte Pacifique possède un relief plus tourmenté. Néanmoins, les plus hauts sommets se situent au Nord, près de la frontière du Honduras. Le sud du pays, à la frontière du Costa Rica, est marécageux.
Autour de ces lacs, des rivières qui les alimentent et des fleuves qui les traversent et le long de la côte Pacifique vit la majorité de la population, dans des vallées humides, sur les flancs de montagnes et sur les plaines sèches de brousse. La partie est du pays, exposée aux fortes précipitations, ouragans et cyclones qui traversent régulièrement la mer des Caraïbes, est très peu peuplée, sauf sur quelques ports de la côte atlantique et sur les îles atlantiques de la mer des Caraïbes.
Les 15 départements et 2 régions autonomes sont à leur tour subdivisés en 151 municipalités.
Le pays compte environ 5,675 millions d'habitants (janvier 2007). La majorité des Nicaraguayens ont du sang européen, en étant métis ou sans mélange. Les Européens et métis forment 86% de la population, les noirs 9% et les indigènes 5%.
La capitale nicaraguayenne est Managua (plus de 1,5 million d'habitants). Les autres grandes villes sont Granada, León, San Juan del Sur, Ocotal, Masaya, Estelí, Puerto Cabezas…
Le Nicaragua est une république parlementaire. Le Parlement ne comporte qu'une seule chambre (l'Assemblée nationale).
Quatre-vingt-treize députés siègent à l'Assemblée nationale. Le président est élu pour un mandat de quatre ans.
Son président est l'ancien révolutionnaire sandiniste, Daniel Ortega, élu au 1er tour de l'élection en novembre 2006 contre Eduardo Montealegre (candidat de l'Alliance libérale). Les États-Unis d'Amérique ont réagi prudemment à la victoire de l'ancien marxiste. "Les États-Unis (…) travailleront avec leurs dirigeants sur la base de leurs engagements et de leurs agissements en faveur de l'avenir démocratique du Nicaragua", a déclaré le porte-parole du Conseil de la sécurité nationale, Gordon Johndroe. Les dirigeants vénézuéliens, Hugo Chavez, et cubain, Fidel Castro, se sont, quant à eux, félicités de cette « victoire grandiose ».
Le Nicaragua est un des trois pays américains faisant partie des pays pauvres très endettés.
Parmi les ressources naturelles, on trouve l'or, l'argent, le cuivre, le tungstène, le plomb, le zinc. La pêche représente aussi une importante activité.
Environ 35 % des produits sont exportés vers les États-Unis et 13 % en Allemagne (1998).
Managua (pays fictif)
Le Managua (à ne pas confondre avec la ville réelle de Managua), est un État fictif d'Amérique du Sud, siège d'une des aventures de Tanguy et Laverdure : Les Anges noirs en 1968.
Gentilé : mañaguano (en français, managuayen). Sa langue officielle est l'espagnol ; sont également présentes des langues indiennes apparentées au nahuatl. La principale ressource du pays est le tourisme côtier.
Le Managua présente un paysage riche en forêts vierges, en zones désertiques et en montagnes.
Le Managua connait des litiges avec l'État voisin de San Martin, notamment à propos de la province de Torréon, riche en pétrole et en tungstène.

