Malek Boutih

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Posté par seb 24/02/2009 @ 21:11

Tags : malek boutih, ps, partis politiques, politique

Dernières actualités
Eric Hacquemand et Rosalie Lucas | 29.05.2009, 07h00 - Le Parisien
C'était notre dernier coup de fusil, tranche Malek Boutih, opposant déclaré à la direction actuelle. Cela ne suffira pas à rattraper les énormes erreurs commises en début de campagne. » Les reproches sur l'organisation de ces européennes ne se cachent...
La thèse du complot sarkozyste selon Julien Dray - nouvelobs.com
La colère du chef de l'Etat aurait redoublé quand, en décembre dernier, il a appris comment Julien Dray était intervenu auprès de Malek Boutih, l'ancien numéro 1 de SOS racisme, pour qu'il refuse lui aussi de succomber aux sirènes gouvernementales....
Yazid Sabeg veut montrer "le vrai visage de la France" - Le Point
Dans le camp des socialistes, restés discrets sur la question, Malek Boutih juge que l'initiative est une "remise en cause profonde" de la République. "Obligatoirement, ça aura des répercussions. On créera des quotas sur base ethnique, des politiques...

Malek Boutih

Malek Boutih, le 25 octobre 2001.

Malek Boutih, de son nom complet Abdelmalek Boutih, né le 20 octobre 1964 à Levallois-Perret, est un homme politique français.

Après des études de droit à la faculté de Nanterre et à l'ESJ Paris, il s'engage dans le militantisme et la vie associative. Il participe en 1983 à la Marche pour l'Égalité. Il entre à SOS Racisme en 1984, en devient le vice-président de 1985 à 1992, fonde la Maison des Potes de Grigny, l'association Banlieues du Monde (1995) ainsi que le journal Pote à Pote (1995). Il a été président de SOS Racisme de 1999 à 2003. Il est depuis 2003 secrétaire national du Parti socialiste chargé des questions de société.

Son mandat à la tête de SOS Racisme est marqué par la création du testing et les premières condamnations dans des procès contre les discriminations raciales à l'embauche, au logement et à l'entrée de boîtes de nuit. Sa plus grande victoire étant sûrement la validation de la pratique du testing par la cour de cassation. Dans la lutte contre le racisme et ses racines, il mise sur l'éducation et s'attaque aux ghettos urbains avec deux priorités : brasser les populations et lutter contre la violence. Enfin, il a été un des premiers en 2002 à sonner l'alerte sur la montée de l’antisémitisme en France, sous couleur d’antisionisme.

Il prend position contre le communautarisme et la discrimination positive. Selon lui, « en France, les minorités, ça n'existe pas. » Les enfants d'immigrés ont pris pied dans la société française. Ils sont Français. Affirmer cette nationalité constitue une sorte de mot d'ordre politique destiné à cette génération. Par là, il entend aider des jeunes qui sont français, mais que l'on convainc, par des signes qu'on leur renvoie (ils sont Blacks, ils sont Beurs...), qu'ils ne sont pas français, voire qu'ils ne peuvent prétendre à l'être. Selon lui, il faut que la France reconnaisse enfin que l'intégration a bel et bien eu lieu et qu'elle est métissée. Il fustige les extrémismes religieux.

Dans son mandat à la tête de SOS Racisme, il a mené régulièrement un combat contre la violence dans les banlieues qu'il qualifie d'autodestructrice et nihiliste dans ses Propositions pour un véritable Plan Marshall pour les Banlieues parce qu'elle empêche l'émancipation d'une génération et l'envoie à l'échec. Il refuse de cautionner la violence comme étant la seule issue face à la marginalisation et y préfère les luttes politiques, syndicales et associatives. Seul l'engagement de cette génération permettra selon lui de faire échec à la spirale de la violence et aux discriminations ethniques et géographiques qu'elle subit.

Membre depuis 1986 du Parti socialiste, à la fin de son mandat à la tête de SOS Racisme, il est nommé à la direction nationale après le congrès de Dijon en 2003 en qualité de secrétaire national aux Questions de Société, fonction qui n'existait pas auparavant et sans même avoir exercé de mandats électifs. Ce mandat sera renouvelé au congrès du Mans (2005). Il est en charge de la lutte contre le racisme, l'immigration, la lutte contre le sida et la lutte contre les toxicomanies.

Il écrit un rapport sur l'immigration, Une nouvelle politique de l'immigration (2004), commandé par la direction nationale du PS afin de donner une ligne officielle sur le sujet. Son objectif est de convaincre l’opinion publique que l’immigration est un apport essentiel à la France quand elle est véritablement contrôlée et organisée. Il s'y prononce pour des quotas inscrits dans une logique de co-développement afin de créer une filière légale d'immigration et de réguler les flux migratoires. Ce rapport a été dissimulé par la direction du PS.

Depuis le congrès du Mans, face à la crise sociale et identitaire du pays, il défend l'idéal de « République métissée »(2005). Selon lui, c’est la République métissée qui doit être le nouveau drapeau et rassembler l’ensemble de la population française. Une république qui peut faire de ce pays, non pas celui qui est montré du doigt parce qu’il y aurait des violences, mais celui qui, fidèle à la tradition historique, rouvre une nouvelle page de son histoire qui permette de rassembler les peuples, d’ouvrir un espoir dans le monde qui soit une autre voie que celle du choc des civilisations, du cahier des charges des religions, du choc des différences, mais plutôt celle du rassemblement des espérances. Il pense en effet que la République est un concept qui ne peut rester figé et qu'elle doit tendre vers un idéal qui allie la tradition de ce qui a de plus beau dans l’histoire française, l’histoire républicaine, mais qui se tourne aussi vers l’avenir, qui assume la place de la France dans le monde, qui assume les nouvelles générations de Français, qui assume la diversité non pas comme un handicap mais comme une richesse.

Dans son rapport sur les toxicomanies, Cannabis : contrôler l’usage pour protéger les citoyens (2006), Malek Boutih prône la reprise du marché par la puissance publique afin de lutter contre la mafia, le cannabis étant selon lui « la clé de voûte de la ghettoïsation et de l’insécurité dans les quartiers populaires ». Cette idée a été reprise par le projet du Parti socialiste pour 2007 sous la forme de « régulation publique ».

Proche de Julien Dray, il soutient dès 2006 la candidature de Ségolène Royal à l'investiture PS pour l'élection présidentielle française de 2007. Le nouveau président de la République française, Nicolas Sarkozy, le sollicite afin qu'il entre dans son gouvernement, ce qu'il refuse en affirmant qu'il n'est pas question pour lui de « prendre des responsabilités dans ce gouvernement », tout en soulignant « le respect réciproque » qui caractérise sa relation à Nicolas Sarkozy. Selon un confidentiel de l'hebdomadaire Le Point non confirmé par Malek Boutih, il avait en fait accepté mais s'est désisté la veille à minuit sur les conseils de Julien Dray.

Non reconduit au secrétariat national du PS en décembre 2008, il est sommé le 25 janvier 2009 par Pouria Amirshahi de clarifier son attitude après ses critiques contre le plan anti-crise du PS et ses nombreux éloges à Nicolas Sarkozy : « Que Malek Boutih choisisse son camp ».

Malek Boutih a été investi dans la quatrième circonscription de la Charente pour les législatives de 2007 le 1er juillet 2006 lors de la convention nationale du Parti socialiste.

La quasi-totalité des élus socialistes du département ont fait savoir publiquement leur hostilité à cette candidature et leur volonté de la contrer dans la mesure où il s'agissait d'un parachutage. Le 1er secrétaire fédéral avait en effet organisé dans la circonscription un vote consultatif entre Martine Pinville et Jeanne Filloux, avant que Malek Boutih ne soit investi. Désignée par les militants, Martine Pinville a choisi de maintenir sa candidature sans le soutien officiel du PS, dont elle a été exclue lors du bureau national du 22 mai 2007, tout comme son suppléant, le député PS sortant Jean-Claude Beauchaud.

Il est éliminé dès le premier tour des législatives du 10 juin 2007 : il arrive troisième avec 15,65% des suffrages (9,54% des inscrits, alors qu'il faut obtenir 12,5% des inscrits pour pouvoir se maintenir au second tour), derrière le maire UMP d'Angoulême Philippe Mottet (35,58% des suffrages exprimés) et la socialiste dissidente Martine Pinville (21,04%, soit 13% des inscrits). Boutih accuse nommément le premier secrétaire François Hollande de l'avoir « envoyé au casse-pipe ». Au second tour, le Parti socialiste soutient finalement Martine Pinville qui est élue avec 57,03 % des suffrages.

Il estime avoir été battu par son propre parti et critique sévèrement les dirigeants du PS qui "forment un cénacle qui n'aime pas la société telle qu'elle est, qui ne s'y projette pas et qui garde la mélancolie des années 1970. Chez nous, c'est Good Bye Lénine !". Il leur reproche d'avoir survolé le débat sur la diversité et ne pas l'avoir abordé en profondeur, comme d'autres sujets qui ont trait aux préoccupations réelles des Français : la violence, le travail, le droit à l'émancipation sociale, l'identité.

Malek Boutih est par ailleurs membre du conseil économique et social (section des affaires sociales). Il exerce également la fonction d'administrateur au sein du collège des personnalités qualifiées du Paris Saint-Germain. Par ailleurs, M. Boutih travaille pour Skyrock où il est directeur des relations institutionnelles.

Il a reçu les insignes de chevalier de l’ordre national du Mérite en 2001. En 2003, il a reçu le prix du trombinoscope « révélation politique de l'année » décerné au Sénat.

Il ira soutenir en personne l'Initiative de Genève, plan de paix alternatif prévoyant la création d'un État palestinien aux côtés d'Israël.

Pourtant en janvier 2009, pendant que la population Palestinienne est massacrée par Tsahal à Gaza, il dénonce le projet de communiqué de la direction du Parti Socialiste qui renvoyait dos à dos Israéliens et Palestiniens. Malek Boutih a même accusé ladite direction de « soutenir le Hamas ».

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Martine Pinville

Martine Pinville est une femme politique française, née le 23 octobre 1958 à Angoulême (Charente).

Capacitaire en Droit, Martine Pinville est fonctionnaire des impôts.

Très engagée dans la vie associative locale, elle est militante au PS depuis 1983. Elle en est toutefois exclue lors du bureau national du 22 mai 2007 pour avoir maintenu sa candidature aux élections législatives face à Malek Boutih, candidat officiel, parachuté dans la circonscription.

Martine Pinville a été élue députée le 17 juin 2007, pour la XIIIe législature (2007-2012), dans la 4e circonscription de la Charente en devançant Malek Boutih au premier tour, puis en battant Philippe Mottet (UMP) au second tour avec 57,03 % des suffrages. Elle prend ainsi la suite de Jean-Claude Beauchaud (PS), qu'elle a choisi comme suppléant.

Elle siège au groupe socialiste en tant qu'apparentée et est membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales.

Fiche de Martine Pinvile sur le site de l'Assemblée nationale.

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Julien Dray

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Julien Dray, né le 5 mars 1955 à Oran (Algérie), est un homme politique français. Père de trois enfants, licencié d'histoire-géographie à Paris XIII ; titulaire d'un DEA de sciences économiques, il est enseignant de profession. Membre du Parti socialiste (PS), où il est notamment chargé des questions de sécurité, il est également l'un des fondateurs de SOS Racisme en 1984. Ancien vice-président de l'UNEF-ID, il a créé avec Jean-Luc Mélenchon et Marie-Noëlle Lienemann la tendance Gauche socialiste au sein du PS, en 1988. Lors de la campagne présidentielle de 2007, il était « conseiller chargé de la coordination des porte-parole » au sein de l'équipe de Ségolène Royal. Julien Dray est également l'un des administrateurs de l'association des amis de l'Institut François-Mitterrand.

Julien Dray est issu d’une famille sans engagement politique apparemment affiché. À son arrivée au lycée Olympe de Gouges à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), son refus des inégalités et l’influence de quelques enseignants le poussent à s’intéresser à la politique. Il commence par participer à l’animation du ciné-club de son lycée avec deux de ses amis (Djamila et Paprocki). Ce lieu de rencontre va vite devenir un lieu de débat. Petit à petit, il se rapproche de la Ligue communiste (LC-SFQI section française de la IVe internationale, trotskiste) à laquelle il adhère. Il se fait remarquer en 1973 lors du mouvement contre la loi Debré. Cette loi sur l’organisation du service militaire devait notamment permettre la suppression des sursis longs.

Lorsqu’il entre à l’université, Julien Dray rejoint le syndicat étudiant de prédilection de la LCR, le MAS (Mouvement d'action syndicale). S'impliquant de plus en plus dans la politique et le syndicalisme, il devient responsable du secteur jeunesse de la ligue. En 1977, lorsque la LCR devient majoritaire au MAS, Julien Dray est élu au poste de secrétaire général. En 1980, le MAS participe à la création de l’UNEF-ID. À l'UNEF-ID, Julien Dray occupe le poste de vice-président mais surtout, il organise la Tendance leas (Luttes étudiantes ! Action syndicale !).

À l’automne 1981, Julien Dray quitte la LCR, pour le Parti socialiste. Son départ se fait en même temps que la plupart des cadres étudiants travaillant avec lui. À l’UNEF-ID, il rejoint donc la tendance d’orientation socialiste, la Tendance plus. Il est bien accueilli par Jean-Marie Le Guen, dirigeant historique de cette tendance. Pour lui, l’arrivée de nouveaux militants expérimentés doit permettre de redynamiser la Tendance plus. En outre, il compte sur les qualités d’organisateur et l’expérience de Julien Dray. Au congrès de 1982, la Tendance plus obtient un score encourageant avec 30 % des mandats. Mais rapidement, la tendance atteint ses limites.

Depuis qu’il a rejoint le Parti socialiste (en 1981), Julien Dray a fondé, avec quelques autres, comme Laurence Rossignol, un groupe de réflexion nommé Question socialiste. Ils se donnent alors pour objectif de construire un courant sur l'aile gauche du PS. Mais, ils vont réellement commencer à se structurer lorsqu’Isabelle Thomas, en 1987, entre dans les instances dirigeantes du parti. Cette promotion leur permet de déposer un premier texte lors du congrès de Lille. Mais ce congrès est surtout pour Question socialiste, l’occasion de se faire connaître par l’aile gauche.

En retour du travail de sape de la droite mené par SOS Racisme, François Mitterrand le propulse candidat du PS dans la 10e circonscription de l'Essonne. Parachuté alors qu'un candidat avait déjà été désigné par le PS, François Dupeyrat, il réussit néanmoins à s'imposer dans une circonscription taillée sur mesure par Charles Pasqua pour le PCF, quatre des villes étant alors tenues par ce parti. L'année suivante, sa liste d'union PS/PCF aux municipales de Sainte-Geneviève-des-Bois connaît un cinglant échec face à communiste dissident maire sortant Jean Ooghe. Grâce à un travail de terrain reconnu, il parvient à être réélu lors des législatives 1993 catastrophiques pour le PS. Actif dans les mouvements sociaux, il fait émerger toute une génération de jeunes militants (Delphine Batho, Malek Boutih et d'autres moins connus): «La grande force de Julien, c'est avoir du flair et faire confiance aux gens» dit Olivier Léonhardt.

Avec un discours très à gauche, il fonde avec Jean-Luc Mélenchon le courant Nouvelle école socialiste, qui devient en 1988 la Gauche socialiste, dont l'orientation opposée à l'ouverture vers le centre du second gouvernement Rocard. Ils déposent une première motion complète lors du congrès de Rennes en 1990. Lionel Jospin lui garde rancune d'avoir soutenu le mouvement des lycées contre ses réformes. L’année suivante, Marie-Noëlle Lienemann les rejoint.

Député avec un mandat unique, il devient en 1998, vice-président du Conseil régional d'Île-de-France. Avec la Gauche socialiste, il porte de manière très isolée dans le PS l'opposition à la Guerre du Golfe. Il soutiendra la ratification du Traité de Maastricht avant d'en tirer assez rapidement un constat d'échec d'une Europe politique qui l'amènera à une dénonciation des politiques libérales de la Commission européenne.

Après dix ans de développement, l’entente s'effrite. Au début des années 2000, Julien Dray et Jean-Luc Mélenchon, lui-même ancien militant de l'OCI (autre tendance trotskiste) s’opposent de plus en plus souvent. En 2002, l’onde de choc de l’échec de Lionel Jospin au premier tour des élections présidentielles se ressent dans la Gauche socialiste. Plusieurs stratégies s’affrontent alors. Jean-Luc Mélenchon fait le choix de rejoindre Henri Emmanuelli et de fonder avec lui le Nouveau Monde. Alors que Julien Dray et ceux qui sont restés dans la Gauche socialiste décident de participer à création du Nouveau parti socialiste avec Arnaud Montebourg, Vincent Peillon et Benoît Hamon. Mais, dès avril 2003, une nouvelle crise éclate au sujet de la participation à la majorité conduite par François Hollande. La Gauche socialiste, réduite aux soutiens proches de Julien Dray, se rallie à la majorité peu avant le Congrès de Dijon, mais il n'est pas suivi Gérard Filoche et d'autres cadres restés au NPS. A la fin du Congrès, Julien Dray est nommé porte-parole du PS par François Hollande.

Lors de la consultation sur le Traité constitutionnel européen (TCE) Julien Dray se prononce pour le « oui ». S’il continue à critiquer l’aspect libéral de la construction européenne, Julien Dray considère que les mesures libérales comprises dans le TCE sont essentiellement des reprises des traités précédents (Maastricht, d'Amsterdam et de Nice) déjà entérinés. En outre, il relève deux points positifs. D’abord, le renforcement du pouvoir du parlement européen. D’autre part, la Charte des droits fondamentaux. Enfin, Dray pense que l’Europe ne peut se construire que par des compromis, et préfère attendre un rapport de force plus favorable à la gauche pour aller plus loin. D’ici là, il considère que toute avancée est bonne à prendre.

Julien Dray s'est illustré en se spécialisant sur les thèmes de la sécurité au sein du PS, où ses prises de position « sécuritaires » ont souvent tranché avec celles de ses camarades de parti.

Ami de longue date de Ségolène Royal, il fut l'un de ses tout premiers soutiens lorsque celle-ci annonça, à l'automne 2005, qu'elle envisageait d'être candidate à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle de 2007. Il a, depuis lors, affiché son soutien à la présidente de la région Poitou-Charentes. Dray a fait partie de son équipe restreinte de campagne présidentielle, en qualité de "Conseiller chargé de la coordination des portes paroles". En 2008, il pose sa candidature au poste de 1er secrétaire du PS en vue du Congrès de Reims et signera la contribution de François Hollande en juin.

Julien Dray est aussi un membre fondateur du courant proche de Ségolène Royal "L'Espoir à gauche", fondé en janvie 2009, aux cotés de Manuel Valls, Jean-Louis Bianco, David Assouline, François Rebsamen, Gérard Collomb ou Jean-Noël Guerini.

Très marqué par son passage dans le syndicalisme étudiant et SOS Racisme, et par une culture politique mouvementiste, en partie héritée de la LCR, Julien Dray a gardé des relations étroites avec le monde associatif et syndical. Á son départ de l’UNEF-ID Julien Dray conserve des relations avec la Sensibilité Villetaneuse. En 1994 lorsque la majorité change à l’UNEF-ID, les proches de Julien Dray se retrouvent dans l’équipe de direction du syndicat étudiant mais en disparaissent avec l’éclatement de la Gauche socialiste. Le dernier cercle des étudiants draysites tente alors de fonder un nouveau syndicat, la FEDER mais sans grand succès.

Vice-président de SOS Racisme de 1984 à 1988, Julien Dray est soupçonné de détournements de fonds sur les comptes de l'association "Les parrains de SOS Racisme" et de la FIDL le 18 décembre 2008.

Sans en avoir été membre lui-même, Julien Dray entretient aussi des relations avec d’autres associations. Il s’agit en premier lieu de la FIDL, syndicat lycéen fondé dans la foulée du Mouvement contre le projet Devaquet et de quelques autres associations pour l’égalité des droits et/ou les quartiers en difficulté comme Ni Putes Ni Soumises.

Cette relation étroite avec le monde syndical et associatif permet à Julien Dray d’une part de recruter de jeunes cadres politiques comme Delphine Batho ou Malek Boutih, d’autre part d’être informé sur les problèmes traités par ces associations.

Le 13 juin 1988, il est élu, pour la première fois, député et toujours réélu depuis. Il est élu pour la XIIe législature (2002-2007), dans l'Essonne (10e circonscription). Il fait partie du groupe socialiste.

Il est aussi élu au conseil régional d'Île-de-France depuis 1998.

Secrétaire national du PS chargé des programmes et des études, animateur du courant Gauche socialiste; secrétaire national du PS, chargé de la communication et de la presse (jusqu'en 1996); secrétaire national, chargé de la sécurité au PS (1997-2003); vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale; vice-président du groupe amitié France-Québec.

Il a été porte-parole du PS (2003-2008) et est membre du bureau national du PS (depuis 2003).

Il a été candidat au poste de premier secrétaire de son parti, pour succéder à François Hollande.

Julien Dray avoue lui-même être un « acheteur compulsif ». Il est connu pour être un grand amateur de montres de luxe et de stylos plume. Il possède plusieurs modèles de montres de marque Patek Philippe, ainsi qu'une Richard Mille. Il a eu quelques démêlés avec la justice à ce sujet. En effet, le 28 janvier 2000, une enquête concernant son achat d'une montre de luxe est classée sans suite. Cet achat avait été fait de manière inhabituelle, notamment par le paiement d'une partie de la somme de 250 000 francs en espèces pour plus de 150 000 francs (plus de 22 000 euros), ce qui posait la question de l'origine des fonds.

Julien Dray a également été entendu dans l'affaire de la MNEF, concernant des emplois fictifs et un enrichissement personnel des dirigeants de la Mutuelle nationale des étudiants de France. La Justice n'a toutefois pas retenu de délits à son encontre.

Julien Dray est l'objet d'une enquête préliminaire ouverte le 10 décembre 2008 par le parquet de Paris pour abus de confiance à la suite d'un signalement de Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, portant sur des mouvements de fonds suspects à partir de comptes de l'association "Les Parrains de SOS Racisme" et du syndicat lycéen "FIDL" depuis janvier 2006. Les enquêteurs soupçonnent Julien Dray d'avoir bénéficié d'une partie de ces sommes, évaluées au total à 351.027 euros.

Deux tiers de ces fonds proviendraient de détournements de fonds de l'association SOS Racisme et du syndicat étudiant FIDL, une autre partie proviendrait d'entrepreneurs ayant leur siège social dans l'Essonne, l'un d'eux ayant même obtenu un marché public auprès du conseil régional d'Ile-de-France, dont Julien Dray est vice-président.

Dans son rapport, Tracfin a relevé que les paiements réalisés par Julien Dray avec sa carte bancaire "depuis la mi-décembre 2005 s'élèvent, pour les seuls flux supérieurs à 500 euros, à 313.180,56 euros". Tracfin exprime également son "interrogation" quant aux "contreparties" obtenues par les émetteurs des chèques dont Julien Dray est le bénéficiaire: "Nombre de chèques tirés enregistrés posent la question de leur contrepartie. Les émetteurs ont en effet soit leur siège social dans le département dont M. Dray est l'élu, soit ils ont obtenu un chantier public dans sa circonscription, soit obtenu un marché public avec le Conseil régional d'Ile-de-France".

Le 19 décembre 2008, le domicile de Julien Dray a été perquisitionné. , .

Le journal L'Express évoque également que les enquêteurs ont mis la main sur une carte de crédit « American Express Centurion », réservée à l'élite des grandes fortunes et des collectionneurs, et qui coûte 2000 euros à l'année, au nom de Julien Dray.. D'après Tracfin, "les paiements réalisés par M. Dray, avec sa carte "Centurion - American express", depuis la mi-décembre 2005 s'élèvent, pour les seuls flux supérieurs à 500 euros, à 313.180,56 euros". Quelque "134 opérations ont ainsi été réalisées, allant unitairement jusqu'à 18.500 euros", facturés en août 2008 chez l'horloger Breguet (montre), selon Tracfin. Environ 131.000 euros ont entre autres été dépensés pour des montres, pour une trentaine d'achats, alors que 15.588 euros d'achats sont rassemblés par les enquêteurs de Tracfin sous le vocable "Luxe stylo", d'après le quotidien "L'Est républicain" qui a mis en ligne le rapport de Tracfin.

La police reste également interrogative devant l'absence de retraits bancaires sur les comptes de Julien Dray par l'intéressé pendant au moins deux ans.

Selon le quotidien "L'Est républicain", les revenus du couple Dray atteignent 15.000 euros, ce que l'élu a estimé compatible avec son train de vie. . Le 20 janvier 2009, la radio RTL révéle que Julien Dray est placé sous "discrète protection policière" suite à des insultes et menaces antisémites sur des blogs notamment.

L'intéressé qui s'avoue être un « acheteur compulsif » se dit « dubitatif, déterminé à connaître la vérité et n'a pas l'intention de laisser faire ». Le 22 décembre 2008 il porte plainte contre X pour violation du secret professionnel à la suite de « fuites » sur les investigations en cours dans les médias. "Cette affaire n'aurait jamais dû être confiée à la justice, car ce n'est en rien une affaire pénale. C'est au mieux un dossier fiscal.", a estimé Julien Dray selon L'Est républicain.

Julien Dray a été critiqué par des élus socialistes et ex-PS pour ne pas avoir soutenu au second tour le candidat investi par le PS, Jean-Louis Berland. Dans cette ville de sa circonscription législative, la division de la gauche au second tour a provoqué la victoire du candidat de droite dans le cadre d'une triangulaire. Des militants ont saisi la direction nationale d'une demande d'exclusion, mais sur ce cas, Dray garde le soutien de sa fédération, Jean-Louis Berland étant arrivé seconde liste de gauche au premier tour.

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Jean-Claude Beauchaud

Jean-Claude Beauchaud, né le 21 septembre 1936 à Gond-Pontouvre (Charente), est un homme politique français, ancien membre du Parti socialiste.

Élu député de la 4e circonscription de la Charente en mars 1993, il est réélu en juin 1997 et juin 2002. Il fait partie du groupe socialiste et était, lors de son dernier mandat, membre de la commission des affaires économiques.

En 2007, le PS investit Malek Boutih pour lui succéder. S'étant tout-de-même présenté, comme suppléant de la candidate dissidente Martine Pinville, Jean-Claude Beauchaud est exclu du PS en mai 2007. Martine Pinville l'ayant emporté sous l'étiquette DVG au second tour, il est donc réélu, cette fois en tant que suppléant.

Jean-Claude Beauchaud, aujourd'hui retraité, a par ailleurs exercé la profession d'enseignant et de maître nageur sur la commune d'Angoulême. Il est aussi impliqué dans le milieu associatif et sportif.

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Pouria Amirshahi

Pouria Amirshahi est un ancien syndicaliste étudiant français. Il a notamment été président de l'UNEF-ID de 1994 à 1998. Il est aujourd'hui secrétaire aux Droits de l'Homme du Parti socialiste.

Pouria Amirshahi est né le 27 mars 1972 à Shemiran en Iran. D’un père architecte et d’une mère politiquement engagée puisqu’elle a été l’une des conseillères de Shapour Bakhtiar. En 1977, la famille se réfugie en France. Pouria a cinq ans, il ne retournera plus dans son pays d’origine. Son père, lui, y retourne alors que sa mère s’installe dans une cité HLM de Paris. C’est là que Pouria passe son enfance. Son parcours est le résultat du bon fonctionnement de « l’intégration républicaine ». Il obtient la nationalité française dans les années 1990.

En 1986, Pouria intègre le lycée Buffon à Paris. Dès le mois de novembre 1986, les étudiants et les lycéens rentrent en résistance contre le projet Devaquet qui prévoit notamment d’instaurer une sélection à l’entrée de l’Université. Pouria participe au mouvement, il s’informe, il manifeste, il discute avec des militants. Rapidement, il noue des contacts avec des étudiants de l’UNEF-ID. Il apprécie leur analyse dont il se sent proche. Le 6 décembre, un jeune étudiant Malik Oussekine victime de la répression policière décède. Le secrétaire d’Etat Alain Devaquet démissionne et son projet est retiré dans la foulée. Pour un premier engagement militant, l’expérience est éprouvante mais encourageante aussi; il garde ses relations avec les syndicalistes étudiants.

Les cours reprennent et Pouria continue son parcours jusqu’en 1988. Cette année là, François Mitterrand est réélu président de la République, avec le soutien d’une large part de la jeunesse. Mais la crise couve dans les lycées. Le manque de moyen est patent, les classes sont surchargées. Dès la rentrée, la contestation monte, à Tours le lycée Grandmont se met en grève puis reprend finalement les cours. Malgré les promesses électorales, le ministre de l’Education nationale, Lionel Jospin tarde à débloquer des crédits. C’est dans ce contexte, que Pouria et son ami Boris Rubinsztejn, en liaison avec l'UNEF-ID, lancent l’appel des lycéens de Buffon dit « Appel de Buffon ». Par ce texte, ils réclament plus de moyens pour les lycées afin d’assurer un meilleur taux d’encadrement, afin d’obtenir des équipements plus moderne, etc…

En 1989, le bac en poche, Pouria rentre à Tolbiac (Université de Paris I). Il adhère à l’UNEF-ID. Il devient président de son AGE (structure de base de l'UNEF-ID) et rentre au Bureau national du syndicat étudiant en 1992 où il a la charge des relations avec les AGE de province.

L’UNEF-ID est alors traversée par de fortes tensions entre les tendances. C’est dans ce contexte que Pouria Amirshahi rompt avec la majorité. Il signe donc le texte d’orientation Indépendance et action dit le « Texte rouge », fondateur de la Tendance indépendance et action. Les auteurs de celui-ci, dont Pouria Amishahi fait parti, reprochent à la direction du syndicat son manque d'indépendance politique. D'autre part, ils souhaitent un recentrage de l'UNEF-ID sur les valeurs syndicales, alors que l'équipe Campinchi propose une simple expertise du monde universitaire. Rapidement, les diverses tendances d'opposition s'unifient dans la Tendance indépendance et démocratie (TID). Au congrès de Paris de 1994, la TID renverse la direction. A 22 ans, Pouria Amirshahi est élu président de l’UNEF-ID. Le changement de direction n’entraîne pas de scission. Mais l’organisation est affaiblie. Pour la renforcer, l’équipe dirigée par Pouria Amirshahi propose d’agir sur trois axes. Il s’agit premièrement, de promouvoir un important travail de terrain destiné à aider les étudiants au quotidien. Deuxièmement, ils revendiquent un véritable statut social pour les étudiants. Ils proposent donc, une nouvelle forme d’aide : l’allocation d'études. Il s’agit, selon eux de prendre en compte la situation réelle de l’étudiant et non simplement, celle de ses parents. Troisièmement, ils réclament une réforme pédagogique dans la perspective d'un accès plus large de toutes les couches sociales à la réussite universitaire.

En quatre années de présidence, Pouria Amirshahi et son équipe, réussissent, en interne, à ressouder l’organisation et en externe, à remporter plusieurs succès. En s’appuyant sur le mouvement de 1995, ils obtiennent une réforme des études qui supprime l'« admissibilité/admission », généralise la compensation et facilite le passage conditionnel. En 1998, le syndicat voit dans le Plan social étudiant une avancée de ses idées notamment parce que le gouvernement propose une allocation d’étude pour les étudiants indépendants. Mais surtout, en 1996, l’UNEF-ID redevient première organisation étudiante représentative.

Toutefois, Pouria Amirshahi ne pas fait l’unanimité au sein du mouvement étudiant. Certains, à l'extrême gauche, ont dénoncé un manque de radicalité lors du mouvement de 1995. Cette contestation a abouti à une scission de l'UNEF-ID de Montpellier III et à la création du Syndicat étudiant unitaire et laïque (SEUL) et en dehors de l'UNEF à la création de SUD Étudiant. A l’intérieur même de l’UNEF-ID, il doit faire face à deux mouvements d’opposition. La Tendance unité et démocratie (ou TUD) qui lui de reproche ne pas aller assez loin dans la contestation et la Tendance pour une alternative syndicale (TPAS) qui milite pour un autre type de syndicalisme moins contestataire et plus cogestionnaire. Mais ces deux courants ne dépassent guère 10 % des voix lors du congrès de Montpellier de 1997 laissant à Pouria Amirshahi et à son équipe une confortable majorité de 79% des suffrages.

Déplorant la division syndicale, il tente dès 1995 un rapprochement avec l'UNEF-SE et propose la construction d’une « maison commune ». Mais son offre reçoit un accueil mitigé. Il faut donc attendre la crise de la MNEF, en 1999 pour que les deux syndicats se rapprocher effectivement.

En 1998, Pouria Amirshahi cède sa place de président de l'UNEF-ID à Carine Seiler. Il se donne alors une nouvelle mission, sauver la MNEF. En effet, la Mutuelle nationale des étudiants de France est alors secouée par une grave crise financière et judiciaire. Il prend donc la tête d’une liste commune aux deux UNEF. Un premier pas vers la réunification. Les élections donnent sa liste : "Changer la Mnef", vainqueur. Devenu dirigeant de la mutuelle, il tente un plan de sauvetage. Il s’agit, pour lui et son équipe, de recentrer la mutuelle sur ses fonctions essentielles, et de mettre fin à la politique hasardeuse de filiales de l’ancienne direction. Du strict point de vue de la santé, ils choisissent d’élargir et de moderniser la politique de remboursement (pilule micro dosée…). Enfin ils souhaitent rétablir le contrôle démocratique des adhérents sur la direction de la mutuelle. Mais ils n’ont pas le temps de mener leur plan à terme. Six mois plus tard, la mutuelle étudiante est mise sous tutelle par la Commission de contrôle des mutuelles et des institutions de prévoyance. Cette tutelle est le début d'une grave crise pour le mutualisme. Finalement, la MNEF est liquidée. Une nouvelle mutuelle nationale sera créée, la Mutuelle des étudiant (LMDE). De son coté, Pouria Amirshahi se retire du syndicalisme étudiant.

Il quitte le mouvement étudiant mais, reste un militant actif, pour le développement durable, a travers l’association 4D mais aussi politiquement. Militant du Parti socialiste, il a été l’un des porte-parole du « non socialiste » lors du référendum sur la constitution européenne. En janvier 2006, il est nommé responsable de la circonscription d'action sociale de la Charente Limousine du conseil général de Charente. Au Congrès de Reims du PS en 2008, il devient premier fédéral de la fédération PS de la Charente et secrétaire national aux Droits de l'Homme. A l'occasion d'une manifestation de solidarité avec les sans-papiers à Nanterre, il était présent avec Sandrine Mazetier a indiqué que le PS allait « changer » son attitude sur ces luttes. Le 25 janvier 2009, il somme Malek Boutih de clarifier son attitude après ses critiques contre le plan anti-crise du PS et ses nombreux éloges à Nicolas Sarkozy : « Que Malek Boutih choisisse son camp ».

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Source : Wikipedia