Maison

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Posté par hal 06/03/2009 @ 09:11

Tags : maison, loisirs

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Nicolas Joseph Maison

Nicolas Joseph Maison est un maréchal de France, né le 19 décembre 1771 à Épinay-sur-Seine et mort le 13 février 1840 à Paris. Il a également été ministre des Affaires étrangères, puis de la Guerre.

Dès 1789, Nicolas Maison s’engage dans la Garde nationale, où il passe tous les grades pour être capitaine en 1791. Maison s’engage dans les bataillons de volontaires de Paris le 22 juillet 1792, et sert dès le début dans les Guerres de la Révolution dans l’infanterie. Il redevient capitaine en août 1792, mais est dénoncé et destitué le 5 décembre 1793. Il se justifia, fit la campagne de 1794 à l'armée du Nord et se trouva à la bataille de Fleurus. Il redevient capitaine le 1er mai 1796.

Attaché ensuite, jusqu'en 1797, à la division Bernadotte, Maison devint chef de bataillon en juillet 1796 et déploya partout la même valeur.

Nommé en 1799 adjudant-général et premier aide de camp de Bernadotte, alors ministre de la guerre, il fut chargé d'une mission à l'armée du Rhin, et sabra près de Mannheim les hussards de Szecklers qui inquiétaient la cavalerie française. En 1800, il fut blessé presque mortellement au village de Schout (Hollande) en repoussant un corps d'Anglo-Russes.

En 1805, il rejoignit le 1er corps de la Grande Armée et cueillit sa part des lauriers de la bataille d'Austerlitz. Il devient général de brigade durant la campagne de Prusse de 1806, au sein du corps de maréchal Bernadotte. Il assista à la bataille d'Iéna. Peu après, il prend part à la chasse de l’armée prussienne, ce fut Maison qui traversa le premier la Saale pour culbuter le prince de Wurtemberg et pénétra ensuite dans Lubeck.

En 1807, il fut nommé chef de l'état-major général du 1er corps et fit la campagne que termina la paix de Tilsitt.

En 1808, il sert en Espagne sous le maréchal Victor et se distingua à la bataille d'Espinosa. À l'attaque de Madrid, il eut le pied droit fracassé par une balle, ce qui l'obligea de rentrer en France.

En 1809, lors du débarquement des Anglais en Hollande, il était à Anvers avec le prince de Ponte-Corvo. Puis, après l'évacuation de l'île de Walkeren, il commanda successivement à Berg-op-Zoom, à Rotterdam et au camp d'Utrecht.

En 1812 il participe à la campagne de Russie. Il est promu général de division lors du franchissement de la Bérésina et fait baron. Après la blessure du maréchal Oudinot, il prend le commandement du IIe Corps et fait retraite vers la Vistule. Dans la retraite, il déploya autant de zèle que d'habileté.

En 1813, Maison, à la tête du 5e corps, battit les Prussiens à Möckern et prit la ville de Halle. Ce fut lui qui, le jour même de la bataille de Lützen, marcha sur Leipzig, s'en empara et empêcha l'ennemi de détruire les ponts de l'Elster Blanche. À Bautzen, avec deux régiments, il repoussa les charges combinées de six colonnes de cavalerie et les mit en déroute. Il fut blessé à la bataille de Wachau et à celle de Leipzig. Après la défaite du maréchal Macdonald à Katzbach il est chargé de conduire la retraite.

Après la bataille de Leipzig, où il est blessé, il est décoré de la Grande Croix de la Légion d'honneur et fait comte.

En janvier 1814, il commandait le 1er corps chargé de couvrir la Belgique et le port d’Anvers. Il défendit quelque temps, malgré une grande infériorité numérique, les approches d'Anvers. Son intention était de se porter sur la capitale, à marches forcées; et déjà il s'était dirigé sur Valenciennes pour attaquer les Saxons, lorsqu'il apprit à Quiévrain l'abdication de Napoléon Ier. Il conclut alors un armistice et gagna Lille, d'où il envoya son adhésion au nouveau gouvernement.

Après l’abdication de l’Empereur, il se rallie à Louis XVIII, qui le fait chevalier de Saint-Louis.

Pendant les Cent-Jours, il reste loyal aux Bourbons. Au 20 mars 1815, Maison qui venait d'être nommé gouverneur de Paris, accompagne Louis XVIII en Belgique à Gand.

Il est fait commandant de la 1re division militaire après Waterloo. Chargé de juger le maréchal Ney, accusé de trahison pour s’être rallié à Napoléon, il se déclare incompétent avec plusieurs de ses collègues. Cela lui vaut une rétrogradation au commandement de la 8e division, à Marseille.

L'Empereur l'avait fait baron et comte, les Bourbons le firent marquis en 1816 et Pair de France.

En 1828, Charles X lui confia le commandement du corps expéditionnaire français en Morée, contre Ibrahim pacha. À son retour en France en 1829, il est fait maréchal de France. Mais toutes ces faveurs n'altérèrent pas le caractère vraiment indépendant, du maréchal Maison.

Il rejoint la Révolution de Juillet. En 1830, il accepta de Louis-Philippe Ier la mission de se rendre avec MM. Odilon Barrot et Auguste de Schonen auprès des princes déchus pour les décider à quitter la France.

Le 4 novembre 1830, il est ministre des Affaires étrangères pendant deux semaines, puis nommé ambassadeur à Vienne, puis à Saint-Pétersbourg en 1833.

Le 30 avril 1835, il est nommé ministre de la Guerre, fonction qu’il occupe jusqu’à son retrait de la vie publique, le 19 septembre 1836.

Il mourut à Paris le 13 février 1840.

Il est possible de voir son portrait en pied au musée des Invalides. Sa devise était L'Être est mon roy.

Armoiries : Ecartelé: au 1 d'azur à épée haute en pal d'argent, montée d'or, au 2et3 d'azur à maison d'argent, ajournée et façonnée de sable, girouettée d'or de deux girouettes et surmontée en chef de 3 étoiles d'argent, au 4 d'azur de rocher d'argent, sommé d'un épervier essorant d'or, tenant dans son bec un anneau d'argent.

Marié à Madeleine Weydold, il laisse trois fils et une fille. Dont Eugène, vicomte Maison (1806-1885) maître de requêtes au conseil d'état (dont postérité).

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Maison basque

P1 - Ahetze, linteau sculpté au dessus du lorio - Gure Etxea : notre maison

La maison basque ou etxe est, tout comme la maison béarnaise, la pierre angulaire de la vie sociale traditionnelle du Pays basque français (Iparalde). Elle était transmise, ainsi que toutes ses dépendances, à l'ainé de la famille.

D’après Caro Baroja, le mot etxe apparaît dès le XIIe siècle dans le « Guide du pèlerin de Compostelle ». Dans de vieux documents navarrais, on trouve les formes : Echeverri, Echerry, Echarry et au Moyen Âge : Echagüe, Echano, Echarri ainsi que Esceverrianensis pour « d’Etcheverria ». Le mot eche se trouve dans des toponymes alavais du XIe siècle (un document de 1025, provenant de San Millán, cite deux Essavarri dans le district de Gamboa) Rappelons enfin que le prénom « Xavier » (Xabier) dérive du mot basque exaberri (maison neuve, équivalent basque de Cazenave ou Casanova).

Au Pays basque, les maisons varient selon les vallées, selon les aires géographiques... Les maisons traditionnelles dans la campagne basque reprennent un plan assez courant, celles-ci servant à accueillir les hommes et leurs bêtes sous le même toit.

Du fait de sa construction initiale, par additions de poteaux et de fermes, et de la nature des sols, la maison basque n'a pas de cave et elle est posée, sans fondation, sur le sol.

La maison basque a été conçue dans un premier temps par les charpentiers (mahisturu), sur la base d'une infrastructure conçue autour de fermes en bois. L'extérieur est reconnaissable par ses pans de bois. À l'intérieur, les supports verticaux espacés de plusieurs mètres partent d'un seul bois du sol jusqu'à la charpente ("maisons de bois longs"). Par la suite, la pierre a été employée comme support de base, le bois étant relégué au premier niveau (ou grenier) * ou seulement pour la charpente. Les maçons (hargin) ont ainsi pris la place des charpentiers dans la conception des habitations. Cette évolution a été favorisée par une situation économique plus favorable, permettant à la population de financer un matériau plus coûteux, et par le risque d'incendie que couraient les anciennes bâtisses.

Rares sont les maisons que l'on peut voir actuellement qui datent d'avant la fin du XVIe siècle. Le pays ruiné par les guerres de religion se redresse sous Henri IV et semble frappé d'une frénésie de construction : d'après un procès-verbal dressé par les soins de la sénéchaussée de Bayonne et enregistré à la Trésorerie Générale de Bordeaux le 25 mai 1608, il est dit qu'en Labourd, les maisons grandes, moyennes et autres, bâties depuis trente ans sont au nombre de 3 500.

Son orientation traditionnelle est est-ouest, avec l’entrée à l’est, pour se protéger des vents chargés de pluie provenant de l'océan à l’ouest.

Elle est constituée d’un bloc rectangulaire, parallélépipède long, étroit et haut, qui évolue en fonction des reconversions (agriculture vers l’élevage intensif par exemple) ou de l’agrandissement de la famille (donnant ainsi l’aspect dissymétrique final si caractéristique (cf. photo P2), souvent constaté en Labourd, qui est donc une résultante de transformations de la maison et non un plan type initial), surmonté d’une toiture à deux versants en pente douce bien que le climat soit pluvieux (les tuiles canal n’ont ni trou, ni rebord permettant de les accrocher. De plus la faible pente offre moins de prise au vent), de faîtage parallèle au grand côté, débordant beaucoup à l’est et peu ou pas à l’ouest.

Le lorio, caractéristique de la maison labourdine, provient de l’agrandissement du surplomb de l’encorbellement qui fournissait un abri pour dépouiller le maïs. Il fournissait un abri devant l’entrée (aire de dépôt pour les marchandises ou de repos et d’attente pour les mulets à l’arrêt) et pouvait être utilisé pour les assemblées de village. Il est souvent surmonté d’un linteau de bois, en général d’une seule pièce, sa portée étant alors limitée à 7 ou 8 m.

La charpente (zuralde) en chêne est très robuste, est conçue pour résister à la pluie et aux vents violents. Des prises d’air latérales, ressortant sur la façade orientale lui assurent, ainsi qu’aux combles, une très bonne aération (utiles pour garder le fenil - seilharu - sain et pour le séchage des jambons, les minuscules ouvertures en forme de triangle ne sont donc en rien destinées aux pigeons). Elle est bâtie pour supporter la lourde couverture en tuiles canal rouge clair. Les cheminées massives et simples sont généralement disposées au nord, évitant ainsi de devoir dépasser le faîtage pour des raisons de tirage.

Les fenêtres les plus exposées sont souvent surmontées d’un rejet d’eau de ruissellement constitué à l’origine d’une simple dalle de grès fichée horizontalement dans le mur, dépassant de 15 à 20 cm. (voir photo P5).

Les volets pleins en bois à barre sont peints de la même couleur que les autres pièces de bois des façades ou de la charpente. Ils sont en général d’un rouge assez foncé dit rouge basque (à l’origine, le sang de bœuf était utilisé pour enduire les pièces de bois, mêlant un aspect rituel à l’aspect pratique - le sang de bœuf était renommé avoir des vertus protectrices contre les insectes et le pourrissement). On trouve également, à partir du XIXe siècle un bleu très foncé, sorte de bleu de Prusse, ou un vert « profond » également foncé, et parfois un gris très clair. À Arcangues, le Marquis d’Arcangues a introduit un bleu plus clair. Les contrastes de la couleur avec le blanc chaulé (une fois par an, souvent en juin avant la Fête-Dieu) des murs confèrent à la façade cette légèreté distinctive et surprenante pour une maison relativement massive et imposante, qu’on ne retrouve pas en Basse-Navarre.

La maison de Basse-Navarre a subi l’influence de la Navarre espagnole (dont elle fit partie jusqu'en 1530 - Merindad de Ultra Puertos) et de la géologie des sols de la région. On trouvera ainsi des maisons tout en pierre, à façade plate (sans encorbellement ni lorio) et sans colombage en bois. La pierre donc a été un des matériaux de base de la construction, mais la présence d’argile (et de briqueteries qui se développent au XVIIIe siècle) a également influencé la physionomie de cette bâtisse, et la brique plate a été utilisée comme matériau de remplissage des murs (cf. photo P6).

La maison navarraise est une succession de rectangles de proportion 1:2 dont la petite longueur (qui donne sur la façade principale) est d’environ 4.5 m, à cause de la portée limitée des poutres supportant le plancher de l’étage. Elle est à l’origine symétrique et s’est vue adjoindre des dépendances d’une largeur égale au quart de la longueur de la façade initiale.

Ces différents rectangles communiquent entre eux et ont un accès à la façade par des portes de dimensions respectables, à la mesure de la façade (dont la largeur est rarement inférieure à 10 m et jusqu’à 20 m), de l’ordre de 2.40 m de largeur pour 3 m de hauteur. Ces portes permettaient l’entrée des engins de travail (charrettes de bois, de paille ou de foin). Les murs intérieurs sont aussi épais et imposants que les murs extérieurs.

La porte d’entrée, imposante, entourée de pierres de taille de couleur (grès rose) qui donnent une forme de bouteille à l’ensemble (cf. photo P7), est surmontée d'une petite fenêtre et d’un linteau qui indique le nom et les qualités du propriétaire. Cette carte de visite est écrite en français, mais l’influence espagnole perce et souvent le mot « año » remplace l’ « année ». Le « N » est souvent inversé (cf. photo P8) et les lettres sont de taille irrégulière sur la même ligne. Il est vraisemblable qu'à l'époque, les tailleurs de pierre basques, connaissant mal le français, faisaient des fautes dans l'orthographe ou la graphie des lettres.

Le toit est couvert de tuiles rousses et des pierres d'angle apparentes renforcent l’impression de robustesse de la maison.

Le colombage, quand il existe, est toujours situé au-dessus du 1er étage, rarement sur toute la façade mais limité à l’une des parties latérale ou centrale.

Les fenêtres sont assez petites, et dites « à petit bois » c’est-à-dire à petits carreaux et réparties symétriquement par rapport à un axe vertical.

À Saint-Étienne-de-Baïgorry et dans la vallée des Aldudes, le balcon, qui s’étend sur toute la façade, est accroché entre les deux murs gouttereaux au-dessus du premier étage (cf. photo P9). Ce balcon a une fonction utilitaire précise. Il était utilisé pour mettre à sécher les graines qui serviraient de semences telles que le maïs, le lin, le chabre ou les piments.

Du fait de sa position géographique à l’est du Pays basque, à la frontière avec le Béarn, et sur les premières pentes d’altitude des Pyrénées, la maison souletine diffère fortement de ses cousines des autres provinces d’Iparralde. Elle subit les influences climatiques de la montagne, éloignée de l’océan (donc moins soumises aux pluies portées par les vents d’ouest) et économiques et religieuses du Béarn.

Elle n’en demeure pas moins basque, mais en marquant sa différence, comme le dialecte souletin le fait au sein de la langue basque.

La maison souletine est prête à affronter la neige et ses toits sont pointus et à forte pente, souvent terminés par un coyau qui se redresse à l’extrémité de la toiture.

La maison n’est plus d’un seul tenant massif comme en Labourd ou en Basse-Navarre, mais peut s’ériger en équerre, en T, ou se répartir en plusieurs bâtiments autour d’une cour, tout comme en Béarn.

Les murs, sans pan de bois, sont en pierre, calcaires ou marnes, ou en galets des torrents se rapprochant ainsi de la maison béarnaise avec ses murs ornés de galets des gaves.

La couverture est en ardoises de Bedous (Béarn) ou de Lourdes (Bigorre).

La porte d’entrée n’est plus orientée systématiquement à l’est, comme ses cousines occidentales qui se protègent des pluies océaniques. Elle s’ouvre dans un mur latéral et non plus en façade.

La maison reste basque et possède un eskatz, qui joue son rôle de pièce de distribution entre l’habitation, souvent couverte d’un toit à quatre-eaux (quatre pentes) et les parties dédiées aux animaux et au stockage (toit à deux pentes). C’est à présent le porche de l’eskatz qui, en façade, est surmonté d’un linteau mentionnant l’identité des maîtres de maison.

Comme dans toutes les sociétés rurales, la maison, intimement liée à la terre qui est la source de subsistance, est d’une extrême importance. Elle symbolise la pérennité, la sécurité et la continuité de la propriété doit être protégée pour que celle de la famille soit assurée. Au Pays basque, un système juridique original s’est constitué qui, tout en garantissant la transmission de la propriété au sein de la famille, a fortement influé sur le système politique régional (voir ci-après L’Etxe, objet social et politique), s’appuyant sur les assemblées de « maîtres de maison ». Ce droit coutumier, en usage jusqu’à la Révolution, a perduré en pointillé jusqu’à nos jours, faisant fi de la Constitution et du Code Napoléon. La maison et ses dépendances se transmettent en totalité à un seul héritier, le plus souvent l’aîné, qu’il soit garçon ou fille. Il est le ‘’Maître de maison’’ en tant qu’héritier d’une « maison de Maître ». Les biens de famille, dits avitins, c'est-à-dire marqués d’indisponibilité, ne peuvent être vendus, légués ou hypothéqués sans l’accord formel de l’héritier. Il arrivait que celui-ci, frappé par la mauvaise fortune dusse revendre tout ou partie de son héritage. Lui-même ou ses descendants disposaient alors pendant 41 ans du droit de racheter la propriété au prix de vente initial (droit de retrait lignager). Ce droit coutumier désavantageait à l’évidence les cadets de la famille. Certains d’entre eux se révoltèrent et occupèrent, comme à Saint-Étienne-de-Baïgorry, des terres communes, possédées par les maîtres, ou s’installèrent dans des bordas (maisons rustiques destinées aux troupeaux et à leurs bergers) et créèrent ainsi de nouveaux peuplements. Ces nouveaux feux sont à l’origine, entre autres, des villages de Banca, des Aldudes et d’Urepel.

« La maison traditionnelle basque est une institution de caractère économique, social et religieux, intégrée dans une famille, qui représente les habitants actuels en communion avec l’âme des ancêtres. Elle est porteuse d’une tradition, chargée de fonctions religieuses auxquelles elle ne peut renoncer. Tout ceci a modelé l’etxe de telle sorte qu’elle a pu jouir du droit d’asile ; elle a été inviolable et devait être transmise intacte, indivise, au sein de la famille.(…) La famille est la société de ceux qui ont le même sang et sont unis à la même maison. Elle est constituée par les parents, les enfants et les ancêtres. Ils ont la même maison pour refuge, lieu de travail et de réunion, chapelle et tombe. Cette maison, ainsi que les terres et les biens qui lui sont attachés, maintiennent fortement unis, jusqu’à nos jours, à la maison, ceux de la maison. » C'est ce sentiment de co-dépendance famille/maison que traduit le vocable Gure Etxea (cf. photo P1, et première strophe du poème Sortetxeari ci-dessous).

La vie sociale et politique des Basques s'organise autour de l’etxe ou etche. Seuls les chefs de famille propriétaires d’une maison assistaient aux assemblées du village. C’est l'élément initial d’intégration dans la communauté. L’aîné de la famille héritait de la maison. Jusqu'au XVIIe siècle, il est fréquent que le nom de la maison devienne le patronyme de l'enfant qui y naît. Témoin de l'importance que les Basques accordaient à leurs maisons, aujourd'hui encore des familles entières portent des noms de maisons, comme Etcheverry → maison neuve, Harguindeguy → atelier du maçon, etc. Qu'elle soit de statut noble, franche ou fivatière (dépendant d'une autre maison), les termes de "maison" et d'"homme" étaient interchangeables et comme synonymes.

Contrairement au droit coutumier usuel, ces propriétés étaient transmises au premier héritier mâle.

Oi gure etxe maitea, orroitzapenez betea, zorionaren atea ! Zure altzoan iragana dut sortzetik orai artea. Izanagatik pobrea, bertzeak baino hobea ni sortu nintzan etxea.

Amak, munduratekoan, etxea, zure xokoan hartu ninduen besoan. Geroztik hunat eduki Nauru zure geriza goxoan. Nabilalarik kanpoan ez naiz sosegó osoan, beti etxea gogoan.

Dudalarik zerbait pena zu zaitut lagun lehena, ihes leku hoberena. Zure alderat inguratzen naiz ahalik eta maizena. Munduko leku maitena, zuri zor dautzut naizena : izana eta izena.

Arbason eskutik jina, o egoísta atsegina, ez dakit zure adina. Heiek lurpean estale ziren zutan utzirik arima. Hain amultsuki egina, heientzat zer bihotz mina zutaz gabetzen bagina !

Etxetik hoinbertze gazte, kanporat zorion eske zoraturik bazoazte, bizi-moduak behartuz edo etxea ez aski maite ? Gure faltaz balezate Arrotzek etxe hau bête, hobendun haundi gintaizke.

Zutaz hainbertze entzuna, aunitzentzat ezaguna, o bizipide urruna ! Nik betidanik arbuiatu dut Zure aberastasuna. Hau da guk deraukaguna, zu baitan eskas duzuna : etxeko goxotasuna.

Ene haur onak, badakit Luzaro gabe engoitik Joanen naizela mundutik. Arbason ganik ukan dohaina Ez utz sekula eskutik, aldegitean hemendik heier erraitea gatik : Etxea han dago xutik !

Pertsu hauk bururatzean, asken finez orroitzean, emanen naiz otoitzean : Etxea, noizbait utziko zaitut Aunitz pena bihotzean ; Jaunak, zure babesean, nola bainintzan sortzean, naukala heriotzean.

O notre maison bien-aimée, pleine de souvenirs, porte du bonheur ! Je suis resté dans ton giron depuis ma naissance jusqu’à ce jour. Bien que pauvre, meilleure que les autres la maison où je naquis.

Au moment de ma naissance ma mère me prit dans ses bras etxea au creux de toi. Depuis lors et jusqu’aujourd’hui tu m’as gardé sous ta douce protection. Lorsque je me promène au dehors je ne suis pas dans une totale quiétude, ayant toujours l’etxe à l’esprit.

Lorsque j’ai quelque peine c’est toi mon premier soutien, mon meilleur refuge. Vers toi je reviens aussi souvent que possible. Endroit du monde le plus cher à mon cœur, c’est à toi que je dois ce que je suis : et mon être et mon nom.

Reçue des mains des ancêtres, ô agréable demeure, je ne connais pas ton âge. Ils ont été recouverts de terre mais ont laissé leur âme en toi. Construite avec tant d’affection, quelle serait leur peine si nous devions t’abandonner !

Hors de la maison tant de jeunes, en quête de bonheur s’en vont éblouis, parce que la vie actuellement l’exige ou faute d’aimer assez l’etxe ? Si par notre faute les étrangers emplissaient cette maison, nous en serions les grands coupables.

O modes de vie lointains on en entend tellement sur vous et tant vous connaissent ! De tout temps j’ai méprisé vos richesses. Voici ce que nous avons-nous et qui vous fait défaut : la douceur de l’etxe.

Mes chers enfants, je sais que désormais avant longtemps je m’en irai de ce monde. Le legs de vos ancêtres ne le laissez jamais quitter vos mains, en quittant ce monde que je puisse leur dire : la maison est là-bas debout !

En terminant ces vers, me rappelant ma fin dernière, je vais me mettre en prière : Etxea, je te laisserai un jour le cœur rempli de peine ; que le Seigneur me garde sous ta protection, au moment de la mort, comme lors de ma naissance.

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Maison Corrino

Lion d’Or de la Maison Corrino

La Maison Corrino est une des Grandes Maisons du cycle de fiction de Dune, de Frank Herbert.

Il s’agit de la maison régnant sur l’Imperium depuis la fin du Jihad Butlérien, guerre opposant les hommes aux machines pensantes et qui s’est terminé par la bataille de Corrin en 88 avant la guilde. Elle fut fondée par Faykan Butler qui décida de changer de nom en hommage à cette bataille et pour se démarquer de ses deux frères Rikov Butler et Abulurd Butler (qui quant à lui refondera la maison Harkonnen). La fusion des deux postes de Vice-roi et Grand Patriarche sous le titre d’“Empereur de l’Humanité” fait de lui le premier empereur Padishah. Lui succédèrent alors 80 empereurs Padishah (le dernier étant Shaddam IV) avant que ce titre ne soit pris par Paul Atréides et marque ainsi le temps de l’exil.

L’Empire de Faykan I fut fondé sur Salusa Secundus, où la Maison Corrino vécut jusqu’à ce que cette planète soit dévastée par des atomiques, les obligeant à déplacer la capitale sur Kaitain. Ils convertissent alors l’ancien siège du pouvoir en une planète-prison qui, réputée comme la planète la plus hostile à la vie humaine, servira également à la formation (l’endurcissement) des Sardaukar. Lors de l’exil la Maison Corrino se voit obligée par Paul Atréides de demeurer sur Salusa Secundus à nouveau (l’Imperium siégeant alors sur Arrakis).

L’histoire de la Maison Corrino est liée avec celle de la Maison Atréides, d’une part lorsque Irulan Corrino, fille de Shaddam IV, se marie avec Paul Muad’dib (dernier empereur Padishah), d’autre part lorsque Farad’n Corrino, fils de Wensicia Corrino et petit-fils de Shaddam IV, se soumet à l’autorité de Leto II et change son nom en Harq al’Ada. Comme Leto II étant stérile, ce seront les descendants de Ghanima Atréides et Harq al’Ada qui lui succèderont au trône, place qu’ils occuperont dans tous les épisodes suivant du cycle de Dune.

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Maison Richèse

La Maison Richèse est une des Grandes Maisons du Landsraad, découvertes dans les séries précédant le cycle initial de fiction de Dune, écrites par Brian Herbert et Kevin J. Anderson.

Richèse est, avec Ix, le principal monde à haute technologie de l’Empire. Une guerre commerciale sans merci contre sa rivale l’a conduit à une quasi-ruine, laissant le champ libre pour Ix et la Maison Vernius. La Maison de Richèse, alors en disgrâce auprès de l’empereur et privée du Quasi-Fief d’Arrakis, qui générait des revenus colossaux, s’allie par mariage à la Maison Atréides en mariant Héléna Richèse au Duc Paulus Atréides, cette union ayant donnée naissance à Leto Atréides, père de Paul Muad’Dib.

A noter que Richèse, du temps du Jihad Butlérien, faisait partie des Mondes Synchronisés, c’est-à-dire que cette planète était sous le contrôle des machines pensantes d’Omnius, et devint, toujours au cours du Jihad, le bastion des Titans entrés en révolte contre Omnius. (voir le cycle Dune, La Génèse).

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Source : Wikipedia