Madrid

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Posté par rachel 17/03/2009 @ 22:09

Tags : madrid, espagne, europe, international, atletico madrid, football, sport, real de madrid

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Madrid

Madrid vu par le Satellite SPOT

Madrid est la capitale de l'Espagne. Ville la plus vaste et la plus peuplée du pays, c'est aussi la capitale de la Communauté autonome de Madrid. Elle abrite également le siège de l'Organisation mondiale du tourisme.

Très proche du centre géographique de la péninsule Ibérique, à environ 50 km au sud de la Sierra de Guadarrama, la ville s'étend sur un vaste plateau entre 600 et 700 mètres au-dessus du niveau de la mer.

La ville a une population de 3 233 000 habitants (madrilènes) comprise dans une région urbaine de 6 445 300 habitants selon le Projet AUDES5.

Madrid accueillera en 2011, la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ), suite à l'annonce faite par le pape Benoît XVI lors de la cérémonie de clôture des JMJ de Sydney, en juillet 2008.

Fondée par l'émir cordouan Muhammad Ier vers la fin du IXe siècle, Madrid remplit le rôle d'une forteresse protégeant Tolède, l'antique capitale wisigoth. En 1047, le roi Ferdinand Ier de Castille entre dans Madrid, mais jugeant le lieu peu intéressant ( seul le madroño ( arbousier ) y poussait, ce que rappellent les armoiries de Madrid ), il l'échange contre un tribut au roi de Tolède.

Madrid appartiendra définitivement à la Castille quand Alphonse VI de Castille prendra la ville de Tolède en 1085. Mais en 1109, Madrid est détruite par le roi Almoravide Tesufin. Les Musulmans ne seront expulsés définitivement de la région qu'en 1132, après la victoire de Alphonse VII à Villarubia de los Ojos. La ville de Madrid va peu à peu étendre sa domination sur les communes environnantes comme celle de Ségovie.

En 1217, saint François d'Assise fonde le monastère de San Francisco à Madrid. Un an plus tard, en 1218, le monastère de Santo Domingo el Real est bâti à son tour. Rodrigo Rodriguez devient le premier maire de Madrid en 1219. La ville va continuer son développement : de nouveaux édifices religieux y furent construits et des sessions des Cortes s'y déroulèrent dès le début du XIVe siècle.

Au cours du XVe siècle, Madrid va poursuivre sa croissance sous les règnes de Jean II et d'Isabelle la Catholique. En 1479, Pedro Zapata fonde le monastère de Rejas et un abattoir municipal est construit en 1489. Les rues de Madrid commencent à être pavées en 1492 et la ville est organisée selon les critères d'urbanisation dictés par les Rois Catholiques.

En 1525, le roi François Ier de France est fait prisonnier lors de la bataille de Pavie par l'armée de Charles Quint. Il est emprisonné à Madrid durant un an dans la tour de los Lujanes. Un traité de paix est signé entre les deux puissances, et François Ier peut rentrer en France, laissant à Madrid ses deux fils en garantie, jusqu'à l'accomplissement des clauses dudit traité. En 1547, le prince Philippe fonde le Couvent de San Felipe el Real sur l'emplacement de la Puerta del Sol. Le couvent augustin de San Felipe Neri et celui de la Trinidad Descalza seront fondés au même moment. Dix ans plus tard la princesse Jeanne, sœur du futur roi d'Espagne Philippe II, ordonne la fondation du couvent de religieuses franciscaines, las Descalzas Reales.

En 1561, un événement important se produit à Madrid : Philippe II décide de s'y installer avec toute sa cour, abandonnant Tolède, et faisant de Madrid la nouvelle capitale de l'Espagne.

Un an plus tard, la capitale espagnole voit naître le poète castillan Félix Lope de Vega. Au mois de février 1563 débute la construction de l'Escorial. En 1599, naît Diego Velasquez qui deviendra par la suite peintre de la famille royale. Cette même année, la Puerta de Alcalá voit le jour.

Le 11 janvier 1601, Philippe III, conseillé par le duc de Lerma, décide de transporter la cour à Valladolid. Mais face au mécontentement populaire, Madrid est de nouveau désignée comme capitale de l'Espagne le 4 mars 1606.

En 1605 est publié le premier tome de Don Quichotte de Miguel de Cervantes Saavedra, à l'imprimerie Juan de la Cuesta.

La Plaza Mayor de Madrid, est fondée en 1616, et trois ans plus tard s'y déroule la première corrida de taureaux.

En 1632, le comte d'Olivares présente au roi Philippe IV les clés du Buen Retiro.

En 1701, Madrid voit arriver Philippe V, le premier roi de la dynastie des Bourbons, la famille régnante française qui imposa un de ses enfants sur le trône d'Espagne. Un an plus tard commençait la guerre de Succession d'Espagne, qui se termina par le traité d'Utrecht en 1713 et qui confirmera Philippe V sur le trône.

Le jour du réveillon de Noël en 1734, un incendie détruit l'Alcazar de Madrid, symbole de la dynastie des Habsbourg en Espagne. Le 7 avril 1738, la première pierre du nouveau Palais Royal est posée.

En 1766 débute la construction de la Casa de Correos (« Maison de la Poste ») qui est l'actuel siège du gouvernement de la communauté autonome de Madrid. Le parc du Buen Retiro est ouvert au public l'année suivante. En 1785 va débuter la construction du Musée du Prado. En 1790 commencent les travaux de remodélation de la Plaza Mayor, mais au mois d'août 1791 la place est incendiée.

Le 2 mai 1808, le peuple de Madrid se soulève contre les troupes françaises de Napoléon. Cette scène sera immortalisée par Francisco de Goya, tout comme le 3 mai 1808, jour de répression des Français. C'est le début du règne de Joseph Bonaparte en tant que nouveau roi d'Espagne. Mais en 1812, il doit fuir Madrid après la bataille de Majadahonda, et les troupes françaises sont expulsées d'Espagne un an plus tard. Le 13 mai 1814, Ferdinand VII fait une entrée triomphale dans les rues de Madrid.

Le 7 juillet 1822, un soulèvement de la Garde Royale est étouffé après des affrontements au Prado et sur la Plaza Mayor. L'année suivante, le 7 novembre 1823, le général Riego est fusillé.

Le 19 novembre 1850, la reine Isabelle II inaugure le Théâtre Royal. Le 9 février 1851 la ligne de chemin de fer entre Madrid et Aranjuez est inaugurée par la souveraine espagnole, tandis que les travaux du Canal Isabelle II commencent le 11 août de la même année.

De nombreux édifices vont être construits ou voir leurs travaux débuter durant les années suivantes. ce sera le cas de la Bibliothèque nationale en 1866, la Caisse d'Epargne et le Mont de Piété en 1870, et l'apparition en 1871 des premiers tramways tirés par des chevaux.

La cathédrale de la Almudena est commencée le 4 avril 1883 et terminée le 10 janvier 1886 l'architecte Carlos Velasco présente son projet de Gran Via qui reproduira, avec son quartier des affaires, le goût autrichien pour l'architecture grandiloquente.

En 1898, on procède à l'électrification de la première ligne de tramway à Madrid entre les quartiers de Salamanca et Argüelles, en passant par la Puerta del Sol. Le 3 octobre les premières lignes de tramways électrifiées sont inaugurées entre Sol et Serrano et entre Recoletos et Hipódromo.

Le premier numéro du journal ABC, fondé par Torcuato Luca de Tena, est publié à Madrid le 1er juin 1905.

Plusieurs attentats viennent ont lieu durant les années qui suivent : le 31 mai 1906, le couple royal Alphonse XIII et Victoire Eugénie sortent indemnes d'un attentat dans la Calle Mayor. Le 12 novembre 1912, c'est le président du Conseil, José Canalejas, qui est assassiné à la Puerta del Sol par un anarchiste du nom de Manuel Pardiñas. Le 8 mars 1921 le président du Conseil Eduardo Dato est à son tour assassiné sur la Place de l'Indépendance.

Le 2 mars 1923, Madrid reçoit la visite d'Albert Einstein qui participe à plusieurs conférences scientifiques à l'Université, à l' Athénée de Madrid et à la Real Academia. Il est reçu par la famille royale.

Les travaux de construction de l'aéroport de Madrid Barajas vont débuter en 1929.

Le 14 avril 1931, deux jours après le triomphe des Républicains aux élections, le roi quitte la capitale. La Seconde République espagnole est proclamée et le lendemain est formé le premier Conseil Municipal Républicain présidé par Pedro Rico López. Mais dès le 10 mai les premiers troubles surgissent à Madrid et plusieurs églises sont incendiées.

Les nouvelles arènes de Madrid, la Plaza de Toros de Las Ventas, sont inaugurées le 1er octobre 1934.

Le 15 février 1936, Madrid fête la victoire du Front Populaire emmené par Manuel Azaña aux dernières élections générales. Mais des événements ne vont pas tarder à plonger la capitale espagnole dans le chaos : le lieutenant de la "Guardia de Asalto" (corps de police republicain) José Castillo est assassiné le 12 juillet, puis, quelques heures plus tard, le député José Calvo Sotelo est assassiné à son tour. Le 17 juillet, des manifestants exigent la distribution d'armes devant les rumeurs de renversement de la République.

Le 22 août, un incendie se produit dans la prison Modelo, suivi par l'assassinat de plusieurs dirigeants politiques du centre et de la droite.

Le 27 août, Madrid est bombardé par les troupes rebelles. La première Junte de défense de la ville est créée le 8 octobre, puis le gouvernement décide de quitter Madrid le 6 novembre 1936 pour établir la capitale de la République à Valence. Le lendemain, le 7 novembre 1936 , commence la « Bataille de Madrid ».

Madrid va se défendre contre les attaques rebelles . Mais dans la nuit du 5 au 6 mars 1939, un coup d'État du colonel Casado renverse le gouvernement présidé par Juan Negrín. Le 28 mars, les troupes du général Franco font leur entrée à Madrid.

De 1948 à 1954, Madrid va intégrer dans son aire métropolitaine les communes limitrophes de la capitale.

Le 23 juin 1972, le zoo de Madrid est inauguré à la Casa de Campo.

Le 20 décembre 1973, l'organisation séparatiste basque ETA assassine le Président du Gouvernement, Luis Carrero Blanco dans la rue Claudio Coello.

Deux ans plus tard, Francisco Franco meurt le 20 novembre 1975 à la suite d'une grave maladie. Juan Carlos est proclamé roi d'Espagne, et le 27 décembre 1978 il signe la nouvelle Constitution faisant de l'Espagne une monarchie constitutionnelle. La Constitution sera en application deux jours plus tard.

En 1981, le colonel Antonio Tejero Molina prend d'assaut le Congrès des Députés, mais Juan Carlos Ier, soutenu par la population espagnole, s'oppose fermement au coup d'État.

En 1992, Madrid est nommée capitale européenne de la culture et s'est portée candidate pour accueillir les Jeux olympiques d'été de 2012, finalement attribués à Londres.

La population de Madrid s'est accrue de manière lente jusqu'au XXe siècle. Avec l'industrialisation et l'exode rural, la population a subitement explosé, notamment dans les années 1960.

Plus récemment, la croissance a bénéficié aux communes suburbaines, la ville de Madrid ayant perdu de la population depuis les années 1980. L'estimation au 1er janvier 2004 était de 3 162 304 habitants, indiquant une augmentation de 70 000 habitants par rapport à l'année précédente et plaçant Madrid au troisième rang des villes les plus peuplées de l'Union européenne. Actuellement (Jan-2006), l'aire urbaine de Madrid compte environt 7 millions d'habitants, et sa région plus de 6 millions.

La ville de Madrid possède comme beaucoup de villes d'Espagne un climat méditerranéen, mais avec une influence continentale. On retrouve donc à Madrid des hivers frais et des étés très chauds avec en juillet et août des températures dépassant presque tous les jours les 30 °C.

La température moyenne à Madrid est de 14,4 °C, avec une température maximale enregistrée à 40 °C et une température minimale à -10 °C.

La ville de Madrid est sèche. Comme une grande partie de l'Espagne elle ne reçoit que peu de précipitations, entre 400 mm et 500 mm par an seulement. On compte 49 jours de pluie par an ce qui rend les sécheresses fréquentes. Les mois les plus pluvieux sont novembre et décembre avec 56 mm de hauteur de pluie. Août est le mois le plus sec avec seulement 10 mm de hauteur de pluie.

Madrid est divisée en vingt et un districts, subdivisés en 129 quartiers (barrios) aux caractères affirmés.

Le quartier s'étale entre la grande Plaza de Colón, aménagée en l'honneur de Christophe Colomb, et la place Alonso Martínez. Il est bordé à l'Ouest par le Paseo de Recoletos et au Sud par Chueca. C'est un quartier calme au charme discret, étroitement surveillé car il abrite les plus hautes institutions judiciaires espagnoles (le Tribunal Suprême, la Audiencia Nacional - où sont jugées les grandes affaires criminelles, notamment celles impliquant les terrorismes basque et islamique - et le Conseil général du Pouvoir judiciaire) ainsi que le ministère de l'Intérieur, le siège du Parti populaire, l'Institut Français de Madrid et l'Ambassade de France en Espagne.

Ce quartier doit son nom à l'ancien ermitage de Atocha, aujourd'hui basilique. Dans ce quartier se trouve la gare Renfe d'Atocha, plus ancienne gare de Madrid et plus grande gare d'Espagne. Cette gare est célèbre pour son hall qui abrite un jardin tropical et, plus tristement, pour avoir été le point de convergence des trains de banlieue (cercanías) qui ont explosé lors des attentas du 11 mars 2004. Un monument commémoratif a été inauguré à la mémoire des morts (il a la forme d'un grand cylindre en plastique). En face de la gare s'élève le Centre d'Art Reina Sofía, musée national d'art contemporain qui abrite des pièces maîtresses de Juan Gris, Joan Miró, Salvador Dalí et Pablo Picasso, dont le fameux Guernica.

Quartier d'affaires. De nombreuses tours : Torre Picasso, Edificio BBVA et Torre Europa. La Torre Windsor, a brûlé entièrement en février 2005. Le grand magasin, El Corte Inglés y est présent. Depuis la station du métro Nuevos Ministerios, une ligne rejoint l'aéroport.

Quartier très animé lors de la Movida madrilène, Chueca avait été déserté dans les années 1980, devenant un repaire d'héroïnomanes. Ayant bénéficié depuis de l'évolution urbaine et d'une politique de réhabilitaion de la municipalité, Chueca est devenu un quartier branché d'avant-garde, où restaurants, bars et discothèques côtoient les boutiques de mode. C'est aujourd'hui le quartier gay de la ville. Organisé autour de la Plaza Chueca, petite place haute en couleurs, il est séparé du quartier voisin de Malasaña par deux rues commerçantes très animées, la Calle de Fuencarral et la Calle de Hortaleza, bordées de nombreux magasins de jeunes stylistes, d'objets design ou de musique électronique.

Quartier petit mais dense en bâtiments abritant d'importantes institutions, qui fait la jonction entre Sol et le Prado, le long de la Carrera de San Jerómino. Le bâtiment le plus notable est celui du Congrès des députés (Congreso de los Diputados). Le musée Thyssen-Bornemisza se situe dans le périmètre, en compagnie de la Banque d'Espagne, du Círculo de Bellas Artes, du théâtre de la Zarzuela ou encore du grand hôtel Palace.

La « grand-rue » est l'avenue la plus importante du centre historique, regroupant actuellement de nombreux centres de services : cinémas, théâtres, hôtels, grands magasins, banques, ainsi que le siège central de Telefónica.

Les premiers travaux pour sa construction débutèrent dans les années 1910 par ordre du gouvernement de Alphonse XIII d'Espagne, selon un plan d'aménagement de la ville de 1862. Avec ce grand projet d'urbanisme, s'inspirant de New York, s'affirma un style néo-classique madrilène établi par des architectes comme Antonio Palacios, Muguruza et Zuazo.

Durant la guerre civile, de nombreux bâtiments furent la cible des bombardements aériens ou de l'artillerie Franquiste. Pendant la dictature elle porta le nom d’« Avenue de José Antonio » en hommage à José Antonio Primo de Rivera, puis elle retrouva son nom originel après la mort de Franco.

Ancien barrio de las letras, Huertas est désormais un haut lieu touristique, notamment la nuit. Ses très nombreux bars pittoresques, autour de la plaza Santa-Ana ou le long de la calle de las Huertas, sont particulièrement prisés par les étudiants étrangers et la jeunesse madrilène.

Officiellement dénommé Embajadores, c'était au XVe siècle le quartier juif de Madrid. Aujourd'hui c'est un quartier populaire, accueillant de nombreux immigrés et des restaurants du monde entier. Le mélange cosmopolite attire aussi une population bohème d'artistes et de madrilènes à contre-courant. Les épiceries y proposent des ingrédients de toutes les cuisines du monde. On y trouve aussi de nombreux théâtres, des squats et des centres culturels tels que la casa encendida où la cinémathèque espagnole. Le fragile équilibre interethnique y est menacé par la forte pression spéculative des promoteurs immobiliers et la politique de dépaupérisation du centre ville lancé par la mairie de Madrid. Malgré cela, le quartier continue toujours à souffrir d'une certaine réputation d'insécurité.

Quartier du centre historique, qui se déplie en petites rues tortueuses au Sud de la Plaza Mayor, de part et d'autre de la Calle de Toledo. Très fréquentée par les étudiants pour son charme, sa douceur de vivre et ses bars à tapas, la Latina entre en effervescence chaque dimanche matin à l'occasion du Rastro, le marché aux puces de Madrid, dont la tradition remonte à plusieurs siècles. C'est un immense marché en plein air où touristes et Madrilènes s'agglutinent en fin de matinée, autant pour y dénicher d'insolites objets que pour profiter de son ambiance festive.

Originellement dénominé Maravillas, le quartier fut ensuite adopté sous le nom officiel de Malasaña. Manuela Malasaña était une jeune fille de la Calle de San Andrés, morte lors du Soulèvement du Dos de Mayo sous l'occupation napoléonienne en 1808. Le quartier est aussi souvent désigné sous le nom de Tribunal. Lieu incontournable de la vie nocturne madrilène, organisé autour de la Plaza del Dos de Mayo et de l'arrêt de métro Tribunal, Malasaña est un quartier très vivant et bigarré, dont les rues étroites abritent d'innombrables bars et discothèques attirant une clientèle jeune et animée, principalement étudiante. Le mouvement de la movida est né dans ces rues, et dans des locaux qui existent toujours tels que la Via Lactea ou le Nueva Visión.

Ce vaste quartier doit son nom à son promoteur, le marquis de Salamanca, qui le fit ériger ex nihilo au XIXe siècle. Aujourd'hui, c'est le quartier huppé de la capitale espagnole, où résident les classes aisées. Il est délimité par le Paseo de la Castellana (Ouest), la Calle de Joaquín Costa (Nord), la Plaza Manuel Becerra (Est) et le parc du Retiro (Sud). La Calle de Goya, la Calle de Velázquez et la Calle de Serrano (la rue la plus chère de Madrid) en sont les principales artères. Les larges avenues organisées en damier de Salamanca tranchent avec l'imbroglio de petites rues qui forme les autres quartiers du centre de Madrid et sont bordées d'immeubles résidentiels de haut standing, de palaces et de magasins de luxe. C'est un quartier très élégant où il fait bon flâner et faire des emplettes (à condition d'en avoir les moyens) mais peu animé le soir venu. La résidence officielle de l'Ambassadeur de France en Espagne, une magnifique villa du début de XXe siècle, se situe au cœur de Salamanca, à l'intersection de la Calle de Serrano et de la Calle de María de Molina.

Il y a quatre nouveaux gratte-ciels à Madrid, au nord de Place de Castille, dans le prolongement de La Castellana.

Plusieurs universités sont installées dans la communauté de Madrid.

L'Aéroport de Barajas est, avec plus de 45 millions de passagers en 2006, le 13e aéroport du monde pour le nombre de passagers. Il connaît une croissance moyenne de 15 % par an. Le nouveau terminal « T4 » portant la capacité de l'aéroport à plus de 70 millions de passagers par an a été inauguré en février 2006. C'est le plus grand terminal du monde avec une superficie de plus de 1 000 000 m².

A partir du règne de Philippe II la ville est devenue capitale. Pendant de nombreuses années, la ville resta une ville administrative, centralisant les activités de l'État. L'industrialisation est arrivée de façon massive après la guerre civile. Elle a été concentrée dans les domaines de mécanique de précision, électronique, pharmaceutique.... Le centralisme étatique favorisa la croissance économique de la ville. De nombreuses entreprises y installèrent leur siège national pendant cette période.

Récemment le phénomène de désindustrialisation urbaine a laissé place à des activités tertiaires. Elles ne se limitent plus à l'administration d'État, mais sont surtout financières et liées aux communications (foires, conférences, trafic aéroportuaire).

Le tourisme constitue aussi un pôle économique d'importance. La ville joue sur son image vivante, moderne et attrayante pour captiver un tourisme culturel et festif.

Son économie est aussi tournée vers l'automobile (PSA), la construction navale (composants), l'agroalimentaire, l'industrie plastique, l'électronique, la télécommunication... Elle concentre 50 % des activités de haute technologie de l'Espagne (universités, centre de recherches, sièges d'entreprises...).

La movida, suivant la mort de Franco a contribué à affirmer le caractère festif de la ville. Le mouvement initial fut favorisé par Enrique Tierno Galván, alors maire de Madrid et figure emblématique de la transition démocratique. Depuis l'operación Luna cependant, initiative de la municipalité et du gouvernement de la communauté autonome madrilène, les bars doivent fermer à trois heures, et les botellones sont interdits (même s'ils demeurents toujours), ce qui a définitivement mis fin à la movida madrilène.

Le plus célèbre club sportif de la ville de Madrid est l'illustre Real Madrid, considéré comme le plus grand club omnisports du monde par le fait notamment que ses sections football et basketball du club meringue sont toutes deux les plus titrées en Championnat d'Europe des clubs. La section de football réside au Stade Santiago Bernabéu. L'autre célèbre club de football de la ville est l'Atletico Madrid.

Madrid fut candidate à l'organisation des Jeux olympiques de la XXX Olympiade de l'ère moderne en 2012. Le maire José María Álvarez del Manzano fut à l'origine de cette initiative. Alberto Ruiz-Gallardón, son successeur l'a poursuivie mais les Jeux de la XXXe Olympiade de l'ère moderne seront célébrés à Londres. La ville olympique a été choisie et annoncée lors de la 117e session du Comité international olympique (CIO), le 6 juillet 2005 à Singapour, Madrid avait été éliminé au troisième tour.

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Métro de Madrid

Métro de Madrid

Le métro de Madrid, capitale de l'Espagne qui comptait en 2006 environ 3 128 000 habitants, dispose de l'un des réseaux les plus étendus d'Europe. Il a connu ces dernières décennies un développement très rapide, dépassé seulement par celui de Séoul ; les derniers travaux, achevés courant 2003, ont porté sa longueur à 227 kilomètres. Une ligne additionnelle de 44 km doit s'ouvrir en 2007, ainsi que 30 km de ligne légère qui desserviront la région ouest de l'agglomération madrilène.

Le réseau est géré par la société Metro de Madrid S.A., filiale du Consorcio Regional de Transportes de Madrid. Cette dernière est une société de droit public appartenant à la ville de Madrid, à la Communauté Autonome de Madrid et aux Communautés des villes de banlieue. Le Consorcio Regional de Transportes de Madrid assure également la coordinnation du réseau de bus Empresa Municipal de Transportes ainsi que du Cercanias, réseau ferroviaire desservant la banlieue qui appartient à la société nationale de chemin de fer espagnole, la RENFE.

Le métro de Madrid a transporté en 2004 618 millions de passagers, soit 41% des personnes utilisant les transports publics dans le grand Madrid.

Le Réseau du métro de Madrid est long de 226,7 km et comprend 13 lignes et 190 stations. L'écartement des voies est de 1445 millimètres (soit 10 mm de plus que l'écartement international).

Dans l'ensemble du réseau, le rayon minimum est de 90 mètres et la pente maximum de 5%. Les rails sont échantillonnés à 54 kg le mètre ; ils sont directement posés sur le béton lorsque le rayon de courbure est réduit à 90 mètres ainsi que dans les stations.

Le métro de Madrid fonctionne quotidiennement de 6h à 1h30 du matin, cependant certaines stations ont des horaires spéciaux. L'intervalle entre les trains est variable d'une ligne à une autre. En règle général, il est de 2 à 4 minutes aux heures de pointe, de 4 à 7 minutes et demi en journée et de 15 minutes après minuit.

Il existe 6 dépôts qui comportent tous des ateliers d'entretien. Ils se situent aux stations Cuatro Caminos, Cuatro Vientos, Herrera Oria, Fuencarral, Loranca et Ventas. Le plus grand atelier d'entretien, utilisé pour les rames à petit comme à grand gabarit, se situe sur un terrain de 30 hectares situé entre Canillejas et Las Musas, qui sont les 2 dernières stations de la branche Est des lignes 5 et 7. L'atelier est relié à ces lignes.

Sur toutes les lignes, le courant est fourni à la tension de 600 volts (courant continu) sauf sur les lignes 10 et 12 ou la tension est de 1500 volts.

Le courant est régulé par 83 sous-stations qui sont pilotés depuis la station Quevedo. L'ensemble de la circulation est contrôlé depuis un centre de régulation installé à la station Alto del Arenal.

La ligne R' (pour Ramal, en français branche) fait 1,1 km de long. Elle est desservie par deux rames de 4 wagons qui font la navette entre les stations Opera et Principo Pio. La ligne comporte 2 voies mais il n'y a qu'un seul quai dans chacune des stations, les trains se croisent en cours de route. L'une des stations comporte une voie de garage qui permet aux heures creuses de n'exploiter la ligne qu'avec un seul train.

La ligne 9 circule en surface sur 18 km. Elle utilise entre les stations Puerta de Arganda et Arganda del Rey une ancienne ligne utilisée pour le trafic de fret qui comporte uniquement 3 stations intermédiaires. Lorsque le bati se sera densifié, de nouvelles stations seront construites. Malgré une fréquence réduite, un changement de train est opéré à Puerta de Arganda. En dehors de Madrid, des rames de 3 wagons circulent avec une fréquence réduite. Les passagers qui veulent entrer en ville doivent changer de train. La partie de la ligne située en dehors de l'agglomération appartient à la société Transportes Ferroviarios de Madrid, dont sont actionnaires le métro de Madrid et plusieurs autres entreprises. La ligne doit revenir à la Communauté Autonome de Madrid en 2028 à l'échéance de la concession actuelle.

La ligne 12 dite MetroSur (Métro du Sud) est située dans son intégralité à l'extérieur de l'agglomération madrilène ; elle relie par une voie en forme de boucle les villes périphériques de Alcorcón, Fuenlabrada, Getafe, Leganés et Móstoles. Elle n'est aujourd'hui reliée au reste du réseau que par le ligne 10. Elle est par contre interconnectée par 6 stations à 4 lignes de train de banlieue de la Cercanías. Bien que le trajet de la ligne traverse actuellement des zones dépourvues de construction, elle est complètement souterraine afin de ne pas gêner la future extension de l'agglomération madrilène.

La vitesse de pointe des rames est de 80 km/h ; elle atteint même 100 km/h sur le troncon de surface de la ligne 9.

Les stations ont une longueur variable d'une ligne à l'autre. Les stations des lignes à petit gabarit 1, 3 et 5 ont une longueur de 90 mètres, celles des lignes 2, 4 et R ont une longueur de 60 mètres. Les stations des lignes à grand gabarit ont toutes une longueur de 115 mètres. Plusieurs stations à 2 voies disposent d'un quai central et de 2 quais latéraux ; ainsi les flots des voyageurs montants et descendants peuvent être séparés (c'est la solution dite "à l'espagnole").

Dans 37 des 190 stations il existe une correspondance avec une autre station de métro ; dans 19 stations il existe une correspondance avec une ligne des "Cercanías" (trains de banlieue). Les correspondances ne sont pas toujours conçues de manière idéale : il est parfois nécessaire de parcourir de longs couloirs (le cas de Nuevos Ministerios) ou d'emprunter plusieurs escalators (le cas de Cuatro Caminos). Casa de Campo et Príncipe Pío sont les seules stations où la correspondance se fait quai à quai.

94 stations (en janvier 2006) répondent aux normes d'accessibilité et sont équipées de rampes et d'ascenceurs adaptés. C'est essentiellement le cas des stations des lignes contruites après 1994 et celles reformées après cette date-là. La plupart des stations à petit gabarit ne sont pas accessibles aux personnes en fauteuil roulant à quelques exceptions près.

Le sol et les murs des stations sont carrelés. Dans les stations construites à partir de 1980 (aprox.), les parois sont recouvertes de granit et de marbre et dans celles contruites à partir de 1995 et celles aménagées depuis 1995, les murs sont recouverts de carreaux plastiques colorés.

La plupart des stations disposent d'un distributeur automatique de billet, d'un guichet d'information et de magasins. Seulement les stations de la ligne 3 n'ont plus de guichet et ont augmenté la quantité de distributeurs automatiques.

Les passagers qui se rendent à l'aéroport, peuvent déposer leurs bagages à la station Nuevos Ministerios.

Presque toutes les rames à petit gabarit font partie de la série 2000 : elles font 2,30 mètres de large et ont été fabriquées par le fabricant de matériel ferroviaire CAF. Alors que la série 2000-A a été livrée de 1984 à 1993, la série 2000-B a commencé à être livrée à compter de 1998. Depuis fin 2005, de nouvelles rames de la série 3000 sont introduites sur le réseau et succèdent à la série 2000.

La série 6000 fut construite de 1988 à 1999 par un groupement constitué par CAF, GEC-Alsthom, Adtranz et Siemens. En 2002, le métro de Madrid a encore réceptionné quelque wagons intermédiaires non motorisés de cette série.

A partir de 2002, des rames des séries 7000 et 8000 ont été livrées. Les premières ont été construites par AnsaldoBreda, les dernières par CAF, Alsthom et Siemens. Ces rames présentent la particularité de disposer d'une intercirculation d'un bout à l'autre de la rame. Dans les rames de la série 8000 de la ligne 8 desservant l'aéroport, le nombre de places est réduit au profit de casiers à bagages.

En 2004, le Métro de Madrid possédait 1550 wagons dont 718 à petit gabarit et 832 à grand gabarit.

Le 31 Mai 1871 le premier tramway tiré par des chevaux entre en service. 8 ans plus tard c'est au tour du premier tramway à vapeur. Dans le centre-ville, et en particulier autour de la gare de correspondance de Puerta del Sol, il y avait déjà un tel trafic de tramways et de voitures à cheval que, dès 1892, la construction d'un métro avait été proposée. Pedro García Faria projetait de réaliser un réseau de cinq lignes, qui devait également pouvoir transporter des marchandises. Bien que Faria ait obtenu une concession, les lignes ne furent jamais construites.

Le réseau de tramway à cheval en pleine croissance fut complètement électrifié entre 1898 et 1906 ; le dernier tramway à vapeur fut retiré de la circulation en 1931. En 1913 - la population de Madrid était alors de 600 000 habitants - les ingénieurs Miguel Otamendi, Carlos Mendoza et Antonio Gonzales Echarte présentèrent un nouveau projet de réseau de métro. Celui-ci prévoyait la construction de 4 lignes d'une longueur totale de 154 km ; l'itinéraire correspondait exactement à celles des lignes 1 à 4 actuelles. Otamendi déposa en 1915 une demande de concession qui lui fut accordée le 19 septembre 1916.

Otamendi et ses partenaires eurent, au début, du mal à réunir l'argent nécessaire, malgré le soutien de la Banco Vizcaya. le roi Alfonso XIII qui, à titre personnel, suivait avec grand intérêt le projet, vint au secours de l'entreprise en versant 1 million de pesetas. La société fut créée le 24 janvier 1917 avec un capital de 10 millions de pesetas sous le nom de Compañia Metropolitano Alfonso XIII. Les travaux de construction commencèrent le 17 juillet de la même année. À cause de la Première Guerre mondiale qui ébranlait le reste de l'Europe, la livraison des matériaux de construction fut fortement retardée. De plus aucune entreprise espagnole ou européenne n'était en mesure de livrer les moteurs électriques des automotrices. Ceux- ci durent être achetés au métro parisien.

Le 17 octobre 1919, Alfonso XIII inaugura officiellement le premier tronçon de la ligne 1. Celui-ci faisait 4 kilometres de long et allait de Sol à Cuatro Caminos située à l'époque à la limite de la ville et où se trouvait le dépôt. L'exploitation commença exactement 2 semaines plus tard. Dès le début, le nouveau moyen de transport connut un grand succès. Exactement deux ans plus tard, le premier prolongement fut inauguré jusqu'à la gare d'Atocha. En 1921, le premier escalator était installé, dont l'utilisation, au début, fut payante.

Le premier tronçon de la ligne 2 entre Sol et l'arene de Las Ventas fut inauguré le 14 juin 1924. Le 27 décembre 1925 suivait l'ouverture de la ligne R (RAMAL) longue de 1,1 km entre Ópera et la gare du Nord (Estación del Norte, aujourd'hui Príncipe Pío). La gare était situé dans la vallée de Manzanares, dans un creux prononcé et les tramways, à l'époque n'arrivaient à parcourir que très lentement les rues pentues qui y conduisait. La ligne R, malgré sa faible longueur, permettait un gain de temps notable.

Après que le roi eu quitté le pays en 1931 et que la deuxième république espagnole ait été proclamée, la compagnie de métro madrilène changea sa raison sociale en Compañia Metropolitano de Madrid. La même année, elle installa le premier distributeur automatique de billet. Le 17 septembre 1932, le tronçon Goya - Diego de León entra en exploitation. Il s'agissait du premier tronçon de la ligne 4 qui fut toutefois exploité comme un embranchement de la ligne 2 jusqu'en 1958 et ne fut qu'à cette date relié aux autres tronçons construits par la suite (Le tracé des voies des deux lignes, à la station Goya, avec des jonctions sur deux niveaux, est l'héritage de cette exploitation en embranchement).

Peu de semaines après le commencement de la guerre civile espagnole, le premier tronçon de la ligne 3 fut inauguré entre Sol et Embajadores le 9 août 1936. Mais cinq jours plus tard le trafic sur la ligne R dut être arrêté : la gare de Nord était pratiquement coupée de la zone qu'elle desservait par les combats, si bien qu'il n'y avait quasiment plus de passagers. Bien que durant les trois années suivantes les troupes de Franco aient assiégé Madrid, le fonctionnement du métro fut assuré presque sans perturbation. Durant le siège, les rames de métro transportèrent également des cercueils et des cadavres dans les cimetières situés à l'est. Le petit embranchement entre Goya et Diego de León fut parfois fermé et utilisé comme arsenal. Le 10 janvier 1938, il y eut dans ce lieu une puissante explosion qui fit un nombre de victimes inconnu.

Après la conquête de Madrid le 28 mars 1939 par les troupes nationalistes, les employés socialistes et communistes furent congédiés et remplacés par des employés sympathisants. Quelques stations furent rebaptisées à la demande du régime phalangiste. Dès juillet 1941 un agrandissement du réseau fut réalisé. En 1948 commença la suppression progressive de 140 km de tramway et son remplacement par de nouvelles lignes d'autobus et de métro ; ce processus s'acheva en 1972. Avec la mise en service de la partie du sud de la ligne 3 le 1 mars 1951, le réseau atteignit la longueur de 27,6 kilomètres.

En décembre 1951, le ministère des Travaux Publics publiait un plan de développement des transports pour Madrid. À côté de 50 kilomètres de nouvelles lignes de métro figurait pour la première fois la construction de tronçons en surface portant la longueur totale des nouvelles lignes à 60 kilomètres. Les nouveaux Suburbanos (en francais lignes de banlieue) devaient certes être exploitées avec des rames similaires à celles utilisées pour le métro souterrain mais avec une distance entre les stations beaucoup plus élevée (jusqu'à 2 km au lieu d'une moyenne de 500 mètres) et en surface.

Malgré une croissance économique et un essor démographique considérable - durant les années 1950 le nombre d'habitants était passé de 1,7 à 2,6 millions - il fallut attendre neuf ans pour que le réseau du métro s'agrandisse à nouveau. Le premier et également le dernier „Suburbano - la ligne S, devenue la ligne 10 - qui reliait la station Plaza de España à Carabanchel via Batán ouvrit le 4 février 1961. Comme l'État avait pour la première fois pris en charge les coûts de construction, cette ligne devint jusqu'en 1979 la propriété de la société nationale Ferrocarril Suburbano de Carabanchel (Chemins de fer de banlieue de Carabanchel) ; la gestion de l'entreprise fut toutefois confiée dès le début à la compagnie de métro. Les quais n'avaient pas comme d'habitude 60 mètres de long mais 90 mètres, pour pouvoir faire circuler des trains plus longs.

En 1966, les quais de 60 m de la ligne 1 furent rallongés à 90 m. Le 21 Mai de cette année, la station de Chamberí fut fermée, car suite au rallongement elle ne se trouvait plus qu'à 230 mètres de la station Iglesia. Chamberi et Arroyo Fresno (sur la ligne 7) sont les seules fermetures de station qui aient eu lieues sur le réseau de métro de Madrid. D'ailleurs, depuis le 24 mars 2008, la station de Chamberi a été rouverte en tant que Musée du Métro de Madrid.

Les plans publiés en 1951 ne purent pas être mis en œuvre, en particulier pour les Suburbanos. Le plan de développement élaboré en 1961 par l'administration municipale resta également en grande partie sans suite. La ligne 5 compte parmi les rares réalisations : le premier tronçon entre Callao et des Carabanchel fut ouvert le 5 juin 1968. La ligne 5 fut la dernière ligne à petit gabarit construite.

Le gouvernement approuva en 1967 un nouveau plan de développement qui fut révisé en 1971 et mis à jour en 1974. Il prévoyait la construction de nouvelles lignes qui correspondaient au futur tracé des lignes 6, 7, 8, 9 et 10 (en partie pour cette dernière). Pour pouvoir faire face aux futur accroissement de la fréquentation, les lignes furent créées en utilisant un gabarit plus important. Le 17 juillet 1974, eu lieu l'ouverture du premier tronçon à grand gabarit de la ligne 7 entre Pueblo Nuevo et Las Musas.

Le début des années 1970 se sont avérées difficiles pour le métro de Madrid sur le plan économique. En 1974, le métro est déficitaire pour la première fois. L'entreprise dut combattre de plus en plus pour sa survie économique. Les tarifs augmentèrent alors que le déficit augmentait, l'infrastructure commençait à souffrir d'obsolescence, le vandalisme était en augmentation. Malgré l'ouverture de nouvelles lignes, financées par l'État, le nombre de passagers transportés reculait. Avec le décès de Franco le 20 novembre 1975 une nouvelle ère s'ouvrit en Espagne.

Enfin le 7 juin 1978, le gouvernement plaça le Metro sous le contrôle direct du Ministère des Transports et transfèra la gestion de l'entreprise à un conseil d'intervention . Le réseau mesurait alors 64,3 kilomètres de long. Le 9 novembre 1979 la société de métro fut nationalisée et devient la propriété de la ville et de la province de Madrid. La nationalisation permettait de disposer de plus de moyens permettant l'amélioration de l'infrastructure et des mesures de sécurité ce qui ce qui se répercuta positivement sur le nombre de passagers.

La tronçon Cuatro Caminos - Pacífico, première partie de la ligne 6 fut inauguré le 11 octobre 1979. Le 31 janvier 1981, les trains roulaient pour la première fois sur la nouvelle ligne 9 entre Sainz de Baranda et Pavones. Enfin, le 10 juin 1982, fut ouvert le premier tronçon de la ligne 8 (aujourd'hui partie nord de la ligne 10) de Nuevos Ministerios à Fuencarral ; cette ligne passait par la station Stade Santiago Bernabéu qui fut ouvert trois jours avant le début du championnat de monde de football de 1982.

Avec l'ouverture du tronçon Plaza Castilla - Herrera Oria de la ligne 9, le réseau du Metro de Madrid atteignait le 3 juin 1983 une longueur de 100 kilomètres. Ce tronçon fut dans un premier temps coupé du reste de la ligne 9 et fut exploité comme une ligne isolée, sous la dénomination de ligne 9b, jusqu'en 1986, date de son rattachement au reste de la ligne. Le 16 décembre 1985 fut créée la société de droit public Consorcio de Transportes de Madrid réunissant tous les transports publics de la capitale. Le 31 décembre 1986 la ville et la région de Madrid transfèrèrent toutes leurs parts au nouveau consortium dont le Metro devint désormais la filiale. En 1989, 70 ans après l'ouverture de la première ligne, la compagnie de Métro était rebaptisée en Metro de Madrid SA. Le Réseau s'étendit atteignant en avril 1994 une longueur de 114,4 kilomètres.

En 1993, le Consorcio Regional de Transportes définissait un nouveau plan de développement bien plus ambitieux que les plans précédents. L'objectif était que chaque habitant soit au maximum à 600 mètres de la station la plus proche (à cette époque ce n'était le cas que de 70% des habitants). De plus le RER Cercanías devait être développé pour assurer une meilleure connexion avec le réseau du métro. En 1995 le Parti Populaire fit du métro un des ses chevaux de bataille pour les élections au Parlement Régional et obtint la majorité absolue en promettant de développer le réseau plus vite que lors de la législature précédente du PSOE. Pour limiter au maximum les coûts, un nouveau modèle économique fut défini. La responsabilité du financement fut transféré à une société Arpegio. Comme celle-ci était la propriété du gouvernement régional, elle disposait de vastes réserves foncières qui furent apportées en garantie aux banques. Dès qu'un quartier était desservi par une nouvelle ligne de métro, le prix du terrain augmentait rapidement ce qui permettait de financer une grande partie du projet. Les travaux étaient coordonnés par un responsable de chantier qui rendait directement compte au Parlement Régional.

L'agrandissement du métro de Madrid fut le plus grand chantier de travaux public de la seconde moitié des années 1990 en Europe et ne fut dépassé en taille que par la construction du métro de Séoul. Les coûts furent relativement restreints ; ils se sont établis en moyenne à 31 millions euros par kilomètre (hors coût d'acquisition du matériel ferroviaire). À titre de comparaison, à la même époque, le prolongement de la ligne du Jubilée à Londres eut un coût kilomètrique 10 fois plus élevé. Dans la ville de Madrid, il y eut jusqu'à 6 tunneliers en fonction en même temps. Un des tunneliers de la société Mitsubishi établit un nouveau record mondial en forant 792 mètres de tunnel en un mois.

En mai 1995 le tronçon Ciudad Universitaria – Laguna acheva la boucle de la ligne 6 qui depuis fonctionne comme une ligne circulaire autour du centre-ville et qui est, avec 500 000 passagers quotidiens, la ligne la plus fréquentée du métro de Madrid. À la gare Príncipe Pío ou, jusque là, seule la ligne R aboutissait, fut construit une station de métro qui devint une station de correspondance importante où se croise désormais 3 lignes de métro et 2 lignes des Cercanias.

Le 22 Janvier 1998, la ligne S fut prolongé jusqu'à Nuevos Ministerios et connectée avec la partie Nord de la ligne 8 pour former la ligne 10. Le 14 juin 1998, le roi Juan Carlos ouvrait la ligne conduisant à l'aéroport de Barajas, qui devint la nouvelle ligne 8. Le 16 novembre de la même année, le premier tronçon de la ligne 11 entra en exploitation. Le 7 avril 1999, le métro de Madrid franchit pour la première fois les limites de la ville avec le prolongement de la ligne 9 jusqu'à Arganda del Rey.

Dans les années 1998/99 la ligne 7 fut construite en quatre étapes multipliant par 2,5 sa longueur d'origine et en la faisant passer du statut d'antenne isolée en la ligne est-ouest la plus importante du réseau. Suite au prolongement de la ligne 10 jusqu'à Colonia Jardín le 22 octobre 2002, la ligne 5 intégra le tronçon Casa de Campo - Aluche de l'ancien Suburbano.

La conclusion et le moment le plus fort de l'ensemble de ce programme de construction fut l'inauguration le 11 avril 2003 de pas moins de 47 kilomètres de lignes de métro nouvelles, une première en Europe. Cet agrandrissement comportait le prolongement de la ligne 10 jusqu'à Puerta del Sur dans la ville de Alcorcón, ainsi que l'ensemble de la ligne 12 Metrosur qui relie Alcorcón avec Móstoles, Fuenlabrada, Getafe et Leganés.

Après l'achèvement du MetroSur en 2003, la ville de Madrid et la Communauté Autonome de Madrid ont lancé un nouveau et important programme de développement du réseau. Celui-ci doit être prolongé, d'ici 2007, de 55,1 kilomètres. Ce programme prévoit de prolonger des lignes existantes ainsi que de construire de nouvelles stations. Il est également prévu de moderniser le matériel roulant et de rendre les stations accessibles aux handicapés.

Ainsi, le 24 novembre 2006 les premiers kilomètres du "Plan d'extension du Metro 2003-2007" ont été inaugurés : les travaux réalisés ont permis la prolongation de la ligne 5 au-dela de Canillejas, jusqu'à Alameda de Osuna, avec deux nouvelles stations : cette dernière et El Capricho; les 2,5 km de ligne de métro supplémentaires ont été réalisés pour un coût total de 189,7 millions d'euros. Puis le 18 décembre 2006 a été inauguré le prolongement de la Ligne 11, avec les nouvelles stations de San Francisco, Carabanchel Alto et La Peseta. Finalement le 22 décembre 2006 l'inauguration de la nouvelle station Aviación Española sur la Ligne 10 a cloturé une année particulièrement faste pour le réseau madrilène.

La ligne 1 va être prolongée aux deux extrémités ; au Sud sur 3 km de la station Congosto jusqu'à Valdecarros dans le Pau de Vallecas ; au Nord sur 3 km de Plaza de Castilla jusqu'à Pinar de Chamartín. La gare de Chamartin va être élargie de manière substantielle : quatre lignes de métro doivent à terme être en correspondance à cet arrêt.

La ligne 4 va être également prolongée jusqu'à la station Pinar de Chamartín ; à cet effet 3,3 km vont être construit au-delà du terminus actuel Parque de Santa María.

Tous les quais de la ligne 3 existant ont été allongés de 60 à 90 mètres en 2006. En outre, cette ligne va être prolongée au sud sur 8,7 kilomètres du terminus actuel de Legazpi le long de l'Avenida de Córdoba et l'Avenida de Andalucía jusqu'à la station Villaverde Alto. Deux autres prolongements de la ligne 3 sont encore à l'étude : d'une part de Moncloa jusqu'à Cuatro Caminos, d'autre part de Villaverde Alto jusqu'à Perales del Río dans la ville voisine de Getafe. Ce dernier prolongement permettra la création d'une correspondance à la station El Casar avec la ligne 12 (MetroSur).

La ligne 2 va être prolongée sur 1,6 kilomètre de Ventas à La Elipa.

La ligne 8 va être prolongée d'environ 2 km ; elle pourra ainsi desservir le futur terminal 4 de l'aéroport Barajas.

La ligne 7 sera prolongée de 12,2 kilomètres. Ce prolongement (ligne 7b ou Metroeste) desservira au-delà de Estadio la banlieue est (Coslada et San Fernando de Henares). Comme cette partie de l'agglomération n'est pas encore complètement urbanisée et le trafic attendu est relativement faible, la desserte s'effectuera dans un premier temps avec des rames de 3 wagons qui circuleront avec une fréquence relativement faible. Les passagers devront changer de rame à Estadio (qui assurera la correspondance avec le reste de la ligne 7) et ceci jusqu'à ce que l'augmentation du trafic autorise de nouveaux travaux.

Le même modèle de fonctionnement est également prévu sur la ligne 10. Celle-ci sera prolongée de 15,7 kilomètres jusqu'à San Sebastián de Reyes, ville de banlieue située au nord de Madrid. La station Tres Olivos située à la limite de la ville de Madrid servira de station de correspondance temporaire avec cette nouvelle ligne baptisée 10b. Dans un futur temps, la ligne 10 sera prolongée de Chamartín vers le prolongement de Paseo de la Castellana, rendant le terminus de la ligne 10b (Metronorte) à Chamartín.

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Attentats du 11 mars 2004 à Madrid

Le courageux est courageux jusqu'à ce que le lâche le décide. Atocha, Madrid

Les attentats qui ont touché Madrid le jeudi 11 mars 2004 ont été condamnés par la communauté internationale comme un acte terroriste. Plusieurs explosions de bombes, posées par des islamistes marocains, se sont produites dans des « cercanías » (trains de banlieue) à Madrid le matin du 11 mars 2004, exactement deux années et demie après le 11 septembre 2001 ou 911 jours (911 jours et 19 heures en considérant la durée de temps exprimée en heures séparant les deux évènements survenus dans le temps UTC). Près de 200 personnes ont péri et 1 400 ont été blessées, faisant de ces attaques l'attentat le plus important survenu en Europe depuis l'explosion de Lockerbie le 21 décembre 1988, qui avait tué 270 personnes. Sur treize bombes utilisées, dix ont explosé. Cet attentat surpasse de loin l'attentat du groupe terroriste basque ETA dans un supermarché de Barcelone en 1987, qui tua vingt et un civils et était, jusqu'au 11 mars, l'attentat le plus meurtrier commis sur le sol espagnol.

Comme tous les événements majeurs de leur histoire ou de l'histoire mondiale, les Espagnols désignent cet évènement par l'expression 11-M de même qu'ils désignent les attentats commis le 11 septembre 2001 par Al-Qaïda sur les tours jumelles du World Trade Center par l'expression 11-S ou encore 23-F la tentative de coup d'État du colonel Tejero.

Les explosions ont eu lieu pendant l'heure de pointe matinale, entre 7 h 37 et 7 h 55 (heure locale), aux gares Atocha (trois bombes), El Pozo del Tío Raimundo (deux bombes), Santa Eugenia (une bombe), ainsi que dans un train juste en-dehors d'Atocha à la Calle Téllez (quatre bombes).

La plupart des morts survinrent à El Pozo (67) et à la rue Téllez (64). Il y eut 34 victimes à Atocha et 16 à Santa Eugenia. Au total, il y eut 191 morts.

Le train qui explosa à la Calle Téllez devait arriver à Atocha au même moment que l'autre train, mais, retardé de quelques minutes, il a explosé hors de la gare. Il était muni de deux grandes bombes à la tête et au centre du convoi.

Les forces de sécurité ont par la suite trouvé et désamorcé trois autres bombes qui n'avaient pas explosé, deux à Atocha et une à El Pozo. Selon le gouvernement espagnol, ces bombes étaient des pièges devant exploser lors de l'arrivée des forces de secours. Il s'agirait de sacs à dos remplis de plastic expert C de fabrication espagnole.

En l'absence de revendications, le gouvernement a dans un premier temps attribué ces attentats à l'ETA. Selon le ministre espagnol de l'Intérieur, Ángel Acebes : « Il est absolument clair que la formation terroriste ETA cherchait à faire une attaque avec de vastes répercussions. » La police espagnole avait désamorcé dernièrement d'autres bombes attribuées à ETA ; le 29 février, elle a aussi saisi 500 kg d'explosifs et arrêté deux membres présumés d'ETA. Les analyses montreraient que la dynamite employée serait celle volée en 2002 en Bretagne par l'ETA et les indépendantistes bretons.

Cependant, des responsables du parti basque Batasuna, branche politique de l'ETA, parti politique interdit, ont déclaré ne pas pouvoir croire que l'ETA soit impliqué. De plus, le mode opératoire ne correspond que partiellement : l'ETA n'a jamais frappé à cette échelle, et prévient généralement quelques minutes avant ses attentats. Cependant, plusieurs attentats, avec des sacs à dos piégés, déjoués les jours précédents, ressemblent à la fois à l'attentat du 11 mars et aux modes opératoires de l'ETA.

Bien que l'hypothèse attribuant à l'ETA la responsabilité de l'attentat ait été privilégiée les premiers jours, le gouvernement espagnol ne possèdait encore aucune preuve permettant d'accréditer l'une ou l'autre des hypothèses.

L'ETA a démenti par son biais traditionnel — le journal indépendantiste basque Gara — toute implication dans cet attentat. Toutefois, ce communiqué n'a pu être authentifié formellement que quelques jours après les faits.

D'autres pistes sont évoquées, dont celle du réseau terroriste Al-Qaïda ou d'un groupement islamique indépendant. Un communiqué pouvant corroborer cette hypothèse a été reçu par le journal Al Qods Al Arabi situé à Londres en fin de journée, mais n'était pas encore authentifié au lendemain de l'attentat. Une camionnette contenant sept détonateurs et une cassette audio sur laquelle sont enregistrés des versets du Coran a également été retrouvée dans une localité située sur le passage des trains, à une trentaine de kilomètres de Madrid.

À la date du 15 mars, l'hypothèse islamiste s'est étoffée. Dès le samedi 13 mars, trois Marocains et deux Indiens sont en garde à vue, trahis par le téléphone portable qui devait servir de déclencheur à une des bombes qui n'a pas explosé. Ce même jour, une nouvelle revendication d'Al-Qaïda par l'intermédiaire d'une cassette vidéo a été transmise aux autorités espagnoles.

Un interrogatoire de la police italienne et d'autres sources ont révélé que le début de la planification des attentats de Madrid a commencé en octobre 2000, l'Irak n'était pas le mobile originel de ces actes selon cet article.

Finalement, Mohamed Bekkali cria : « je suis innocent ! je suis innocent ! ». Puis, sur une vingtaine de personnes arrêtées, aucune n’a encore été inculpée (AFP, 20/8/2004, « un gros poisson arrêté aux Pays-Bas »). Trois des suspects arrêtés étaient d’anciens indicateurs. Ils avaient appelé – depuis une même cabine téléphonique située à proximité d’un commissariat – des complices et l’officier Manuel Garcia Rodriguez, qui occupait ses fonctions à Aviles, près de la mine où des explosifs furent dérobés.

Carmen Toro, la femme d’Emilio Suárez Trashorras, l’homme suspecté d’avoir fourni de la dynamite aux poseurs de bombes, avait en sa possession le nom et le numéro de téléphone personnel de Juan Jesús Sánchez Manzano, le chef de la brigade explosifs de la police espagnole, la Tedax.

La Tedax avait fait sauter une des bombes retrouvées, ce que d’aucuns avaient qualifié de destruction de preuves. Enfin, sept terroristes étaient morts dans leur appartement alors qu’ils étaient entourés par la police.

Puis, quatre mois et demi après les faits, on apprit que la police avait retrouvé une deuxième camionnette, située non loin de la première, mais à laquelle elle n’avait pas prêté attention, et qui contenait justement des traces d’ADN des terroristes. La police se mettait-elle à fabriquer des preuves ? Alberto Saiz, le chef des services de renseignements espagnols (le CNI), déclarait que du 11 au 16 mars, ses services étaient restés à l’écart des investigations de la police sur les attentats, et qu’en juillet 2004, l’ancien premier ministre Aznar gardait encore en sa possession des dossiers du CNI.

Fernando Múgica dans El Mundo et Luis del Pino,, avancent l'hypothèse de l'implication de membres des forces de sécurité dans l'attentat.

Ces attentats ont lieu trois jours avant les élections générales nationales. Tous les partis politiques interrompent leurs campagnes. Le premier ministre espagnol, José Maria Aznar, proclame trois jours de deuil national.

Le roi d'Espagne, Juan Carlos, s'est adressé à la nation, à la télévision, pour la première fois depuis que fut déjoué le coup d'État du 23 février 1981. La reine Sofía, le prince Felipe des Asturies et sa fiancée (aujourd'hui femme) ont rendu visite aux blessés et au personnel médical à l'hôpital Gregorio Marañón.

Des manifestations contre ETA sont apparues spontanément à travers le pays, en avance des manifestations prévues pour le lendemain à 19h00. Le président ou lehendakari du Pays basque, Juan José Ibarretxe, a dénoncé les attentats en disant que « quand ETA attaque, le cœur basque se brise en mille morceaux ». Il a appelé la population basque à des manifestations silencieuses devant les hôtels de ville du Pays basque.

Les leaders mondiaux s'unissent pour condamner les attentats de Madrid. Le président des États-Unis, George W. Bush, a appelé le premier ministre espagnol pour offrir ses condoléances et pour condamner le « vicieux attentat terroriste ». Le président de la commission européenne, Romano Prodi, qualifie l'attaque de « féroce et insensée ». Le pape Jean-Paul II condamne les attentats dans un message aux chefs de l'Église catholique en Espagne. Plusieurs pays offrent de l'aide matérielle au gouvernement espagnol. Au Parlement européen, on pense à faire du 11 mars une journée de commémoration des victimes du terrorisme. En France, Jacques Chirac a annoncé la mise en berne des drapeaux sur les bâtiments officiels à partir du 12 mars pour une durée de trois jours. En Pologne, le président Aleksander Kwaśniewski a proclamé le 12 mars journée de deuil national en solidarité avec le peuple espagnol, et aussi pour commémorer les victimes polonaises (3 morts et plusieurs dizaines de blessés) de ces attentats. Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution condamnant ces attentats. Cette résolution met en cause nommément l'ETA. Dans toute l'Union Européenne les habitants ont été invités à respecter 3 minutes de silence le lundi 15 mars à midi. Des rassemblements spéciaux ont été organisés en cette occasion dans certaines capitales. Le rond-point Schuman de Bruxelles, situé dans le quartier européen, a ainsi été envahi par quelques personnalités politiques, des journalistes et de très nombreux piétons.

La première réaction du gouvernement espagnol (immédiatement suivi par les médias) fut de désigner l'ETA comme coupable sur la base de la recrudescence de l'activité de l'organisation terroriste ces dernières semaines. Cette affirmation catégorique, en particulier du ministre de l'intérieur, convainquit dans un premier temps le peuple espagnol et ses médias de la culpabilité de l'organisation basque.

Malgré les dénégations des dirigeants du parti basque dissous Herri Batasuna, le gouvernement est resté catégorique jusqu'à ce qu'une revendication de Al-Qaïda présentant un faisceau d'indices concordants en faveur de sa validité ne soit révélée. La découverte d'une camionnette contenant des détonateurs et une cassette de versets islamiques augmentait le crédit de la piste islamique.

Au lendemain de l'attentat, le gouvernement n'est plus aussi catégorique concernant l'attribution des attentats : il estime toujours que la piste de l'ETA est la plus plausible, mais n'exclut plus les autres hypothèses. Les manifestations de la population, et les journaux, ne mettent plus en cause directement l'ETA.

Le mercredi 17 mars 2004, José Maria Aznar, l'ancien Premier ministre et chef du gouvernement espagnol, se retrouve au cœur d'un scandale. Il est accusé d'avoir tenté de manipuler les groupes de presse en leur affirmant le matin même des attentats que ceux-ci avaient été commandités par l'ETA.

Selon cette thèse, le faisceau d'indices désignant l'ETA : type d'explosifs utilisés, recrudescence de l'activité du groupe dans la région les semaines précédentes, en particulier contre des moyens de transport, habitude de s'inviter aux scrutins électoraux, couplée au fait que le gouvernement doit montrer son efficacité, ont transformé l'ETA d'un suspect à un coupable.

La polémique sur le comportement du gouvernement ne fait que débuter, en particulier en Espagne, où la rue et les médias, profondément choqués, n'ont pas encore eu le cœur de se pencher sur l'action du gouvernement.

Au vu du résultat des élections, il semble que le peuple espagnol ait tranché en la faveur de la thèse Al Qaida, en élisant le PSOE alors que le Partido Popular était donné comme vainqueur jusqu'aux attentats.

Ne pouvant plus se dédire par rapport à leurs prises de positions, les cadres du PP ont laissé apparaître depuis une théorie du complot reliant les filières du terrorisme basque à celles d'al-Qaïda. Cette théorie est reprise dans un livre en vente en Espagne au printemps 2007.

Le procès des attentats du 11 mars s'est tenu à Madrid entre le jeudi 15 février et le lundi 2 juillet 2007, dans une annexe de l'Audience nationale, le tribunal antiterroriste espagnol, à l'orée du parc de la Casa de Campo, à l'ouest de la capitale. 29 accusés y ont comparu. Son compte rendu au jour le jour et son enregistrement vidéo est disponible sur datadiar.tv.

Le verdict a été rendu le 31 octobre 2007 ,. Trois condamnés principaux (des milliers d'années de prison) : José Emilio Suárez Trashorras, Jamal Zougam et Othman El Gnaoui. Dix-huit condamnés pour complicité à des peines allant de quinze à trois ans de prison : Hassan El Haski, Basel Ghalyoun, Fouad El Morabit Anghar, Mouhannad Almallah Dabas, Sael El Harrak, Mohamed Bouharrat, Youssef Belhadj, Mohamed Larbi Ben Sellam, Rachid Aglif, Abdelmajid Bouchar, Hamid Ahmidan, Rafá Zouhier, Abdelilah El Fadoual El Akil, Nasreddine Bousbaa, Mahmoud Sleiman Aoun, Raúl González Peláez, Antonio Iván Reis Palicio et Sergio Álvarez Sánchez. Sept acquittés : Antonio Toro Castro, Carmen Toro Castro, Emilio Llano Álvarez, Mohamed y Brahim Moussaten, Rabei Osman El Sayed Ahmed (« l'Égyptien »), Javier González Díaz et Iván Granados Peña. Nul lien n'a pu être établi avec une organisation terroriste internationale du type Al-Qaïda ou régionale de type ETA.

Dans son jugement du 17 juillet 2008, le tribunal suprême a légèrement réduit les peines de cinq condamnés : Hassan El Haski, Mohamed Larbi Ben Sellam, Nasreddine Bousbaa, Mohamed Slimane Aoun et Hamid Ahmidan ; acquitté partiellement Otham El Gnaoui, l'un des trois condamnés principaux ; acquitté totalement quatre condamnés : Basel Ghalyoum, Mouhannad Almallah Dabas, Abdelilah El Fadoual El Akil et Raúl González Peláez. Il a par contre condamné à quatre ans de prison, pour trafic d'explosifs, Antonio Toro Castro qui avait été acquitté par l'Audience nationale.

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Real Madrid (basket-ball)

Real Madrid

Le Real Madrid de baloncesto est un club espagnol de basket-ball appartenant à la Liga ACB soit le plus haut niveau du championnat d'Espagne. Basé à Madrid, c'est en fait une section du club omnisports le Real Madrid.

La section basket-ball du Real Madrid est le club de basket-ball le plus titré en Europe. Elle voit le jour le 8 mars 1931 à la suite d'une annonce dans un quotidien espagnol, ABC, invitant tous les « gentlemen » intéressé par la pratique du basket-ball à rejoindre le club En 1953, Santiago Bernabéu confie à Raimundo Saporta l'organisation d'un tournoi pour célébrer le cinquantenaire du club. La bonne organisation de celui-ci confirme Bernabeu de donner plus de responsabilités au sein du club à Saporta.

Celui-ci fait partie d'une commission, comprenant également le yougoslave Borislav Stankovic, le français Robert Busnel, le tchèque Miloslav Kriz et le soviétique Nikolaï Semasko, qui lors des championnats d'Europe de 1957, invite les fédérations nationales de faire participer leurs champions nationaux à une compétition débutant en 1958 et dont le journal l'Équipe fournit le trophée .

Cette domination s'exprime tout d'abord dans le basket-ball espagnol. Le palmarès du Real est fort de 30 titres de Champion d'Espagne, le dernier obtenu lors de la saison 2006-07 face à l'autre grand club du basket-ball espagnol, le FC Barcelone . Parmi ces trente titres, le Real réalise une série de 7 titres puis de 10 titres consécutifs, seulement interrompu par une deuxième place en 1967. . Le Real détient également le record de victoires en Coupe du Roi.

Le Real battit son palmarès européen dans les années 1960-1970. Le Real, lors de la première édition de la Coupe d'Europe, est contraint d'abandonner la compétition au stade des demi-finales, Franco refusant que l'équipe se rende en URSS pour y disputer son match face au club letton de ASK Riga .

Il atteint pour la première fois le stade de la finale de la Coupe des clubs champions en 1962, finale perdue à Genève face au Dynamo Tibilissi. Cette finale, grâce à une prime de 200 000 dollars offert par le Real au club soviétique pour ne pas se heurter à la décision politique de Franco d'interdire le Real de se rendre en URSS, se dispute sur un match unique et sur terrain neutre .

Pour L'année suivante, le Real atteint de nouveau la finale. Le match aller, disputé à Madrid, voit le Real s'imposer de 17 points face au CSKA Moscou. Le club soviétique remportant le match retour sur le même écart, un match d'appui est nécessaire. Celui-ci, également disputé à Moscou, voit la victoire finale du club de Moscou.

Après deux défaites, le Real remporte sa troisième finale consécutive en battant en deux manches le club tchèque du Spartak de Brno. Celle-ci est obtenue au match retour au cours duquel le Real, gràce à une victoire de 20 points, compense les 11 points concédés lors de la défaite de l'aller. Cependant, la compétition est privée du champion d'URSS, le CSKA Moscou dont les joueurs, composant à une très forte majorité l'équipe d'URSS, sont préservés pour préparer les jeux Olympiques de 1964.

En 1965, le Real confirme sa domination du basket-ball européen en prenant sa revanche sur le CSKA Moscou, de retour sur la scène européenne, en remportant le match retour à Madrid sur le score de 76 à 62 après une défaite de 7 points à l'aller. Ce titre est également le premier obtenu sous la direction de l'entraîneur Pedro Ferrándiz González qui sera un des grands entraîneurs du club madrilène, remportant avec le Real quatre Coupe des Clubs champions.

Après une interruption d'un an, le Real rejoue une finale en 1967, remportant un nouveau titre européen face au club italien de Simenthal Milan. En 1968, le Real retrouve un ancien adversaire, le Spartak de Brno. La finale disputée à Lyon, voit de nouveau le Real triompher.

En 1969, à Barcelone, le Real est défait par le CSKA Moscou.

Le Real doit ensuite attendre 1974 pour revenir en finale. Lors de celle-ci, le Real bat le club italien de Ignis Varese qui disputait sa cinquième finale consécutive, dont trois victoires. Les deux années suivantes voient de nouveau ces deux équipes s'affronter pour le titre européen, la victoire allant les deux fois au club italien.

Après une saison où le Real n'atteint pas la finale, le classique Varese-Real a de nouveau lieu en 1978. Le Real remporte cette quatrième finale entre les deux clubs à Munich.

En 1980, le Real remporte son septième titre européen, face au club israélien du Maccabi.

En 1984, le Real remporte un autre trophée européen avec la Coupe des vainqueurs de Coupe en battant de un point le club de Milan. L'année suivante, le Real renoue avec la finale des Clubs Champions mais échoue à Zagreb face au Cibona Zagreb.

Le Real complète son palmarès européen en remportant la Coupe Korac face au Cibona où évolue Dražen Petrović. L'année suivante, Petrovic a depuis rejoint les rangs madrilènes. Lors de la finale de la Coupe des Coupes, considéré comme l'un des meilleurs matchs de basket-ball s'étant déroulé sur le sol européen, ll inscrit 62 points face au club italien de Caserte, club où évolue le brésilien Oscar Schmidt qui marque lui 44 points.

En 1992, le Real remporte une nouvelle Coupe des Coupes, face au club grec du PAOK Salonique.

Il doit toutefois attendre l'arrivée de Arvydas Sabonis et d'un jeune entraîneur déjà vainqueur de l'Euroligue à deux reprises avec deux clubs différents, Željko Obradović, pour renouer avec la victoire en Coupe des Clubs Champions. Cette victoire est obtenue face à un autre club grec, l'Olympiakos .

Deux ans plus tard, il remporte sa quatrième Coupe des Coupes devant le club italien de Vérone. Le club madrilène doit ensuite attendre 2007 pour remporter un nouveau titre européen, la Coupe ULEB, compétition dont il a atteint la finale en 2004.

La saison 2007-08 est un objectif important pour le Real de Madrid. Madrid est en effet la ville choisie pour accueillir le Final Four 2008 de l'Euroligue. Dans le cadre du cinquantenaire de la création de la Coupe des Clubs champions, les cinquante plus grand contributeurs au basket-ball européen, joueurs, entraîneurs et dirigeants, seront honorés au cours de ce Final Four.

Le Real échoue toutefois dans sa tentative d'atteindre le Final Four, éliminé lors du Top 16. Bien que vainqueur lors des deux premières journées, le Real est finalement devancé par le Maccabi et l'Olympiakós .

Durant sa période faste des années soixante, soixante-dix, le Real présente sur le parquet de grands noms du basket-ball espagnol. Emiliano Rodríguez, arrivé au Real en 1960, est à l'époque l'un meilleurs joueurs européens . Durant sa carrière au Real, il remporte les quatre premières Coupes des clubs champions de l'histoire du club et ajoute 9 coupe d'Espagne et une série de douze titres consécutifs de champion d'Espagne.

Lolo Sainz évolue au Real durant la même période, de même que le naturalisé espagnol Clifford Luyk qui a porté le maillot blanc de 1961 à 1978 qui lui participe au six premiers triomphes du Real sur la scène européenne. Un autre américain, Wayne Brabender, évolue au Real durant cette période.

Le meneur Juan Antonio Corbalán, qui a évolué au Real de 1971 à 1988, est certainement l'un des meilleurs joueurs évoluant à son poste. Il a remporté trois Coupes des clubs champions, compétition dont il dispute également trois autres finales. Durant sa présence sur les parquets, le Real remporte aussi une Korac, trois coupes intercontinentales et le mondial des clubs.

Durant les années quatre-vingt, le Real voit passer quelques grands noms européens: Drazan Dalipagic durant la saison 1980-181 puis Mirza Delibasic.

Le pivot espagnol Fernando Martín Espina occupe également une place à part dans l'histoire du club. Après une première carrière au Real, il devient le premier espagnol à rejoindre la NBA. Après son passage d'une saison au Portland Trail Blazers il retrouve le Real pour y remporter la Coupe des Coupes 1989. A la fin de cette même année, il décède dans un accident de voitures. Depuis, le Real n'a plus jamais réattribué son numéro 10.

La Coupe des Coupes 1989 est marquée par les 62 points de Drazen Petrovic . Celui-ci, malgré un passage d'une saison seulement, laisse ainsi également une trace indélébile dans l'histoire madrilène, même si le Real échoue en finale du championnat.

Le Real est également le dernier club européen à accueillir l'autre grande vedette du basket-ball européen, Arvydas Sabonis avant son départ vers le monde de la NBA. La contribution de celui-ci à la conquête de la huitième Coupe des Champions lui octroie le titre de MVP du Final Four .

Le serbe Dejan Bodiroga apporte également sa contribution au palmarès du Real en remportant la Coupe Saporta 1997. Joe Arlauckas, Alberto Herreros sont également des joueurs majeurs à cette période.

Un autre serbe Aleksandar Djordjević évolue au Real, remportant le titre de champion en 2000.

En 2008, afin de célébrer le cinquantenaire des compétitions européennes, un comité d'expert du basket-ball européen est nommé pour désigner les 50 personnalités les plus importantes du basket-ball européen. Ce comité, présidé par Borislav Stankovic, a choisi 35 joueurs, 10 entraîneurs et 5 arbitres.

Le Real est le club européen qui contient le plus d'ancien membre parmi ces 50 personnalités.

Les anciens joueurs du Real figurant dans la liste des 35 joueurs retenus sont: Dejan Bodiroga, Wayne Brabender, Drazan Dalipagic, Mirza Delibasic, Clifford Luyk, Drazen Petrovic, Emiliano Rodríguez, Arvydas Sabonis, Walter Szczerbiak.

Pedro Ferrándiz, qui a entraîné le club durant quatre périodes, de 1955 à 1957, puis de 1959 à 1962, 1964 à 1965 et enfin de 1966 à 1975, est l'entraîneur qui a le plus contribué à enrichir le palmarès. Sous sa conduite, le Real a remporté quatre Coupe des clubs champions en 1965, 1967, 1968 et 1974. onze titres de champions et onze coupes d'Espagne.

Lolo Sainz Après sa carrière de joueur, a également rempli de manière significative les armoires de trophées du club. Il ajoute deux Coupe des clubs champions en 1978, 1980, deux Coupes des Coupes en 1984, 1989, une Coupe Korac en 1988, trois Coupe intercontinentale 1975-76, 1976-77, 1977-78 et le mondial des clubs 1980-81. Sur la scène nationale et sous sa conduite, le Real ajoute dix titres de champion d'Espagne et quatre coupes du Roi.

Sous la conduite du serbe Željko Obradović durant la période de 1994 à 1997, le Real remporte sa huitième Coupe des Champions en 1995. Le club remporte un deuxième trophée européen, la Coupe Saporta en 1997.

Le Real a également connu d'autres grands entraîneurs, même si au cours de leur passage, le club n'ait pas connu le succès attendu par les fans en regard du palmarès et de la renommée de l'entraîneur en place. Le serbe Božidar Maljković remporte le titre de champion d'Espagne 2005.

George Karl a dirigé durant deux saisons le club madrilène avant de faire carrière en NBA.

Quatre des dix entraîneurs, choisi par les dix entraîneurs considérés comme ayant le plus contribué au basket-ball européen, ont dirigé le Real durant leur carrière: Pedro Ferrandiz, Željko Obradović, Lolo Sainz, Božidar Maljković .

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Château de Madrid

Le château de Madrid vers 1722

Le Château de Madrid, d'abord appelé Château de Boulogne, a été construit dans le bois de Boulogne à partir de 1527 sur l'ordre de François Ier et achevé pour Henri II vers 1552. Il était situé sur la commune actuelle de Neuilly-sur-Seine, approximativement autour du 31 boulevard du Commandant Charcot. Il fut entièrement démoli à la fin du XVIIIe siècle.

Les travaux furent dirigés par le Florentin Girolamo della Robbia et les Tourangeaux Pierre Gadier et Gatien François. On pense que François Ier prit personnellement part à la conception de ce chef d'œuvre majeur de la Renaissance française. À partir de 1548, l'architecte Philibert Delorme assumera la fin des travaux.

Le projet s'inspira probablement de la Casa de Campo (détruite), maison de campagne du licenciado Vargas à Madrid (Espagne), d'où le nom donné au château. Les deux édifices avaient en commun d'être édifiés en lisière d'une forêt à proximité d'une grande ville, et de comporter un corps de logis central allongé, flanqué de gros pavillons cubiques et entouré de loggias sur deux étages. Mais plus probablement, la disposition du plan venait de la villa de Boffalora, construite près de Busseto en Italie, par l'entourage de Cristoforo Solari au début du XVIe siècle.

Ce parti-pris général s'additionne d'influences italiennes, avec la disposition en H de la partie centrale, et françaises, avec le dessin des pavillons cantonnés de tours et la distribution intérieure, qui s'inspire des exemples de Chenonceaux et de Chambord, repris ensuite à La Muette et à Challeau.

La célébrité du château tenait aussi, pour une grande part, au riche décor des terres cuites émaillées (terracotta invetriata) en bas-relief dont Girolamo della Robbia avait recouvert la presque totalité des façades, et à la somptuosité du décor intérieur. Pour cette raison, il était également appelé le Château de faïence.

Le château fut habité par Marguerite de Valois à partir de son retour en grâce un peu avant de revenir à Paris en août 1605. Louis XIII fréquenta encore un peu cette demeure royale, notamment dans les années 1610. Par lettre patente du roi Louis XIV, Jean Hindret y établit en 1666 la première manufacture de bas de soie au métier qui se soit vue en France.

Il tombait en ruine à la veille de la Révolution. En 1787, un arrêt du Conseil signé de Louis XVI ordonna qu'il serait vendu en vue d'être démoli, conjointement avec plusieurs autres domaines dont le château de la Muette, le château de Vincennes et le château de Blois. Le château de Madrid fut adjugé le 27 mars 1792 à une société d'entrepreneurs de démolition qui le payèrent en assignats. Il n'en subsiste plus aujourd'hui qu'un chapiteau de pierre et trois fragments de faïence conservés aux musées de Sèvres et d'Écouen.

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Source : Wikipedia