MNR

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Posté par seb 10/04/2009 @ 04:14

Tags : mnr, partis politiques, politique

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Même à l'extrême droite, le jeu de concentration des candidats à l'élection présidentielle se poursuit: Bruno Mégret, président du MNR, qui avait claqué la porte du front national en 2002, vient d'annoncer sa décision de se rallier à Jean-Marie Le Pen....
Publié le lundi 22 juin 2009 à 06h00 - Nord Eclair.fr
NDLR Le MNR, le PDF et le MPF dénoncent la « désinvolture » pour ne pas dire les provocations affichées à l'occasion de certains mariages. Ils ne sont certainement pas les seuls à les déplorer. Mais il convient tout de même de signaler qu'il existe...

MNR

En France, le sigle MNR (musées nationaux récupération), désigne aussi le catalogue général d'oeuvres d'arts réquisitionnées pendant la période de la seconde guerre mondiale qui n'ont pas pu être restituées à leur propriétaire.

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Víctor Paz Estenssoro

Photo de Ángel Víctor Paz Estenssoro

Ángel Víctor Paz Estenssoro est né le 2 octobre 1907 à Tarija, lieu où il décèdera le 7 juin 2001.

C'est en 1941 qu'il fonde avec d'autres partis politiques ainsi que quelques intellectuels, le « mouvement révolutionnaire nationaliste » (MNR - Movimiento Nacionalista Revolucionario). Il restera président du MNR durant près de 50 ans. Il a également été ministre de l'économie en 1941.

Il a été élu président de la Bolivie à quatre reprises. En 1951, il remporte les élections cependant l'armée lui en interdit l'accès. Le MNR lance alors, en 1952, une révolution et demande de nouvelles élections ; ce qu'il obtient. Il est donc élu pour la première fois le 15 avril 1952. Durant sa présidence, il instaure le suffrage universel, redistribue les terres du pays, améliore l'éducation de la population rurale, et nationalise les plus grandes compagnies minières du pays. Son mandat se termine le 6 août 1956. Il est ensuite élu pour la deuxième fois le 6 août 1960. Il encore une fois réélu et ceci pour la troisième fois le 6 août 1964. Cependant, il ne termine pas ce troisième mandat et ne reste que 3 mois. C'est son vice président, René Barrientos Ortuño qui prend la place de président le 4 novembre 1964. Son dernier mandat de président a commencé le 6 août 1985 pour se terminer le 6 août 1989. Il est le président qui a gouverné la Bolivie le plus longtemps avec un total de 12 ans et 7 mois.

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Droit de chasse (parti politique)

Droit de chasse est un parti politique français créé en 2001, suite à une scission avec CPNT. Il est souvent accusé d'être d'extrême droite.

Il est fondé le 3 avril 2001 par des militants dissidents de CPNT, suite à une scission de certains militants du parti. Le président fondateur de DDC est Hubert Fayard, conseiller régional, ancien membre du Front national, du MNR et de CPNT. Il est l'ancien adjoint au maire de Vitrolles, Catherine Mégret.

Son président est Franck Vidal, lui aussi ex-MNR et ex-CPNT.

Lors des élections législatives de 2002, le parti présente 93 candidats à la députation, mais aucun n'arrive au second tour : ils atteignent le score de 0,35% au premier tour.

Le 12 août 2003, DDC assigne CPNT devant la justice suite à la publication d'un journal par le parti de Jean Saint-Josse. En 2004, à l'occasion des élections cantonales et régionales, le parti ne présente que quelques listes autonomes dans toute la France ; ses listes récoltent respectivement 1,08 % et 4,43 %. En ce qui concerne les élections européennes de 2004, DDC ne présente de liste que dans les circonscriptions Sud-Ouest et Sud-Est, mais n'obtient pas de députés européens.

Le parti compte en France quelques centaines d'élus municipaux et une dizaine de conseillers régionaux, notamment en région PACA.

Le parti revendique 10 000 adhérents.

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Histoire de la Bolivie

Vase - Civilisation Tiwanaku

La datation du premier peuplement des Amériques est encore largement sujette à débat. La plupart des théories indiquent que l'actuel territoire de la Bolivie fut peuplé par des tribus nomades, vivant de la chasse et de la cueillette, qui auraient traversé le détroit de Béring pour coloniser progressivement toute l'Amérique. On donne alors une date de peuplement comprise entre 10 000 avant Jésus-Christ et 20 000 avant Jésus-Christ, voire bien avant. Certaines autres théories donnent une origine océanienne aux premiers habitants sud-américains.

La première grande culture apparue sur l'actuel territoire bolivien fut la civilisation de Tiwanaku, dont la formation remonterait au début du Ier millénaire av. J.-C., à l'extrême sud du lac Titicaca. Son développement s'est accéléré à partir du IIe siècle avant Jésus-Christ, puis elle disparaît vers 1200 après J.-C. probablement à cause d'une grande sècheresse. À son apogée, son influence s'étend jusqu'au sud du Pérou et au nord du Chili, couvrant principalement les régions andines. La culture de Chavin, dont la période formative remonte au IIe millénaire av. J.-C. au Pérou, s'est étendue jusque dans l'Altiplano bolivien au cours du Ier millénaire av. J.-C.. Elle a marqué la région pendant des siècles par son rayonnement culturel, lequel a perduré encore après son extinction, vers l'an 200 av. J.-C.

D'autres cultures contemporaines des Tiwanakus, comme les Moxos au sud-est du pays et les Mollos, au nord de l'actuelle La Paz, se sont développées en Bolivie et éteintes durant le XIIIe siècle.

Vers 1450, les Quechuas arrivent dans la région nord du pays et rattachent le territoire qui correspond aujourd'hui à la Bolivie à leur propre empire inca. Ils contrôlent ce territoire jusqu'à ce que les conquistadors espagnols, arrivés en 1525, commencent leur conquête en 1539.

Intéressés par tous les objets en or que possèdent les indigènes, les Espagnols se mettent à la recherche des différentes mines du pays. Beaucoup de colons arrivent alors pour profiter de cette richesse. À Potosí, ils ont appris l'existence de la Cerro Rico (montagne à richesse), la montagne qui domine la ville, grâce à un Indien du nom de Diego Huallpa. Cette montagne contient énormément d'argent d'où, entre 1545 et 1802, on extrait environ 40 000 tonnes de minerai. La richesse de l'empire espagnol provient principalement de cet argent. Certains historiens pensent qu'une partie de cet argent se trouve au fond de la mer sans pouvoir quantifier ces pertes. En effet, durant leur traversée, les bateaux pouvaient perdre leur cargaison à cause des tempêtes. Un certain nombre a également coulé.

La Bolivie, appelée Haut-Pérou ou Charcas, fait partie de la vice-royauté du Pérou jusqu'en 1779 après quoi elle relève de celle du Río de la Plata.

Durant plusieurs années les Espagnols ont conquis et fondé les différentes villes qui composent la Bolivie (les départements ne seront créés que lors de l'indépendance). Francisco Pizarro envoie, en 1538, son frère Gonzalo à la conquête de Charcas et Collao.

En 1546, peu de temps après la découverte de la Cerro Rico, Juan de Villarroel et Diego Centeno fondent la ville de Potosí. Le 21 octobre 1548, c'est La Paz qui est fondée par Alonso de Mendoza sur ordre de Pedro de la Gasca. Vient ensuite la ville de Santa Cruz de la Sierra dans le sud-est de Charcas, fondée par Ñuflo Chávez en 1561.

Par la suite, en 1561, la ville de La Plata (Sucre de nos jours) accueille l'Audience de Charcas, l'autorité judiciaire suprême du Haut-Pérou ; ils discutent notamment de la création d'un nouveau centre administratif depuis lequel ils pourront tout contrôler.

En 1566, Tristán de Tejada et Juan Salinas arrivent à Trinidad (beni).

La ville de Cochabamba est fondée par l'Espagnol Sebastián Barba de Padilla le 1er janvier 1574. Manuel Castro et Padilla arrivent à Oruro en 1606.

Durant leur conquête, les Espagnols prennent le contrôle du peuple indigène par la force. Ils imposent leurs propres lois, culture et religion. Aucun indigène ne peut occuper un poste au gouvernement, même celui qui naît de parents Espagnols ne peut accéder à un poste important. En raison de toutes les répressions qu'endure le peuple, à partir de 1780, une série de révoltes commencent à inquiéter la vice-royauté du Pérou et l'Audience de Charcas.

Un an plus tard, le 15 janvier 1781, les Chayantas se révoltent violemment. Parmi eux, trois frères, Tomás, Damaso et Nicolás, prennent le contrôle de l'armée et soumettent la mine d'Aullagas à un siège. Parmi les révoltes les plus dramatiques, celle menée par Túpac Katari laissera une trace importante dans l'histoire de la Bolivie. En effet, lui et ceux qui l'accompagnent encerclent La Paz pour en bloquer tout accès et cela durant 109 jours, alors que les habitants de La Paz ne peuvent y survivre longtemps sans importation de produits frais. Les chefs de ces révoltes sont tués par les Espagnols le 13 novembre 1781. Les morceaux du corps de Túpac Katari sont ensuite pendus dans les places de chaque ville importante pour couper court à toute velléité de révolte.

En 1809, un groupe de révolutionnaire de La Paz, dirigé par Pedro Domingo Murillo, proclame l'indépendance du Haut-Pérou.

De 1809 à 1825, 16 ans s'écoulent. Durant cette période, ce n'est pas seulement la Bolivie qui fait la guerre pour obtenir son indépendance mais toute l'Amérique du Sud. De nombreuses guerres se déroulent sur tout le continent. Sous l'impulsion des Libertadors tels que Simón Bolívar, Antonio José de Sucre, José de San Martín, Bernardo O'Higgins et José Gervasio Artigas, les pays d'Amérique du Sud obtiennent leur indépendance. Celle de la Bolivie est proclamée le 6 août 1825 après la victoire de Sucre à la bataille d'Ayacucho, le 9 décembre 1824 . La constitution bolivienne est écrite par Simón Bolívar et pour lui faire honneur, le pays prend le nom de Bolivie le 11 août 1825.

L'indépendance du pays ne rétablit cependant pas la stabilité politique. En effet, le second président de Bolivie, Antonio José de Sucre, élu le 29 décembre 1825, est expulsé du pays alors qu'il est au pouvoir depuis seulement deux ans. Lui succède alors le personnage le plus marquant de l'histoire bolivienne, le maréchal Andrés de Santa Cruz.

Après avoir servi dans l'armée espagnole, il rejoint la cause indépendantiste et sert sous Sucre pendant la campagne d'Équateur (bataille de Pichincha) puis il participe aux campagnes du Pérou et livre la bataille de Zepita. Intrigant, ambitieux il a de grands projets pour la Bolivie, dont il compte faire la principale puissance régionale. À cette fin, il s'immisce dans les guerres civiles qui déchirent le Pérou et finit par envahir purement et simplement ce pays, qu'il fait fusionner avec la Bolivie le 9 mai 1837 dans le cadre de la Confédération péruano-bolivienne, dont il se décerne le titre de protecteur suprême.

Cette Confédération est perçue comme une menace par l'Argentine et le Chili qui décident d'y mettre un terme manu-militari. Les armées argentines sont battues par les troupes boliviennes commandées par le général d'origine allemande Otto Philipp Braun, quant à la première expédition chilienne, elle est contrainte de capituler en rase campagne. La Confédération triomphe et cette période est considérée comme la plus faste et la plus glorieuse de l'histoire bolivienne sur le plan géopolitique. En effet, pour la première et la dernière fois de son histoire, la Bolivie est la puissance majeure de la région.

Mais la roche Tarpéienne est proche du Capitole ! Une seconde expédition chilienne, appuyée par des opposants péruviens remporte la bataille décisive de Yungay en 1839, provoquant l'effondrement définitif de la Confédération. Renonçant à ses rêves de grandeurs, Santa Cruz part en exil et ne reviendra jamais en Bolivie.

La débâcle de la Confédération est suivie par une période d'anarchie politique dont profite le Pérou pour envahir à son tour la Bolivie. Le danger est écarté par José Ballivián qui écrase les envahisseurs à la bataille d'Ingavi le 18 novembre 1841. Il devient président de la Bolivie jusqu'en 1847 et offre au pays une période de stabilité et de répit.

Cela ne dure pas et durant les 30 années qui suivent, révolutions, guerres civiles, coups d'État et changements de gouvernement se succèdent, plongeant le pays dans un chaos et une instabilité chronique préjudiciables à ses intérêts économiques et au bien-être de ses habitants.

La faiblesse de la Bolivie se fait ressentir durant la guerre du Pacifique (1879 - 1884) lorsque elle perd son unique accès à la mer et une partie de ses mines de nitrate au profit du Chili. Cette guerre est déclenchée à cause d'un conflit avec celui-ci sur le désert d'Atacama. Ce désert contient d'énormes ressources de nitrate. Le Chili s'empare alors du port bolivien d'Antofagasta, début d'une guerre désastreuse, à l'issue de laquelle la Bolivie perd la province d'Atacama.

Une augmentation mondiale du prix de l'argent ramène, vers la fin du XIXe siècle, une stabilité économique et politique en Bolivie. Durant le début du XXe siècle, l'étain remplace l'argent et devient la source de richesse la plus importante du pays.

Le début du XXe siècle est marqué par un conflit avec le Brésil, dans la région d'Acre, en Amazonie, qui tourne au désavantage de la Bolivie; celle-ci est contrainte de céder le territoire contesté par le traité de Petrópolis signé le 17 novembre 1903.

Les conditions de vie des indigènes restent déplorables. Forcés de travailler dans les mines, ils n'ont pas accès à l'éducation, ont peu d'influence sur la politique et n'arrivent pas à faire des économies. La défaite de la Bolivie contre le Paraguay dans la Guerre du Chaco (1932-1935) marque un tournant important. Dans cette guerre, la Bolivie a subi d'énormes pertes humaines et a perdu une grande partie de son territoire (plus de 200 000 km²).

Suite à ce conflit, le contexte nationaliste dans le pays conduisit à nationaliser certaines ressources, dont la première nationalisation des hydrocarbures, qui concerna la firme états-unienne Standard Oil en 1937.

Le Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR, Movimiento Nacionalista Revolucionario) dirigé par Víctor Paz Estenssoro devient le plus important parti politique du pays. Malgré sa victoire aux élections de 1951, il n'accède pas au pouvoir car l'armée lui en interdit l'accès. Le MNR lance alors, en 1952, une révolution et demande de nouvelles élections ; ce qu'il obtient. Elles lui permettent d'accéder au pouvoir. Il instaure alors le suffrage universel, redistribue les terres du pays (2 août 1953), améliore l'éducation de la population rurale, et nationalise les plus grandes compagnies minières du pays.

Douze ans de politique agitée laisse le MNR divisé. En 1964, une junte militaire renverse le président Paz Estenssoro alors qu'il venait de commencer son troisième mandat. En 1969, la mort du président René Barrientos Ortuño, un des membres qui forma la junte, et qui avait été élu président en 1966, conduit à une succession de gouvernements faibles. En 1969 eut lieu néanmoins la seconde nationalisation des hydrocarbures. Alarmés par le désordre public, les militaires, le MNR et quelques autres, placent Hugo Banzer Suárez à la présidence en 1971. Il resta à la présidence appuyé sur le MNR de 1971 à 1978. Il reprivatisa les hydrocarbures.

Les élections de 1978, 1979 et 1980 sont marquées par la fraude. Durant ces trois années, plusieurs coups d'État ont lieu. En 1981, Luis García Meza est expulsé du gouvernement car il ne respecte pas les droits de l'homme, fait du trafic de drogue et gère très mal l'économie nationale. Plus tard, il est accusé de meurtre et, en 1995, il est extradé du Brésil vers la Bolivie où il doit purger une peine de 30 ans.

Après l'expulsion de Luis García Meza, l'agitation du pays force les militaires à prendre une décision. Ils convoquent le congrès élu en 1980 et lui demandent de choisir un président. Hernán Siles Zuazo devient de nouveau président, 22 ans après la fin de son premier mandat. Son deuxième mandat commence le 10 octobre 1982. En raison de nombreux problèmes, dont l'hyper-inflation, il décide de convoquer des élections un an avant la fin de son mandat.

Aux élections de 1985, c'est le parti ADN avec à sa tête Hugo Banzer Suárez, qui reçoit le plus de voix. En seconde position venait le MNR et en troisième position, le MIR avec à sa tête Jaime Paz Zamora. Mais il y eut un tournant au Congrès car le MIR et le MNR ont réuni leurs voix et Víctor Paz Estenssoro fut choisi pour la quatrième fois comme président. Lorsque celui-ci commence son mandat, il doit faire face à une grande crise économique. Le PIB et les exportations avaient diminué depuis plusieurs années.

Bien que le MNR, avec la candidature de Gonzalo Sánchez de Lozada, soit vainqueur aux élections de 1989, aucun candidat ne recevra une majorité des voix. Et donc, conformément à la constitution, un vote du Congrès doit désigner le président. Le parti AP, en coalition avec ADN et MIR, respectivement deuxième et troisième aux élections, gagne. Paz Zamora assume donc la présidence.

Aux élections de 1993, le MNR remporte les élections face aux partis ADN et MIR réunis. Il remporte 34% des voix contre 20% pour ses rivaux. La coalition MNR, MBL et UCS élit Sánchez de Lozada comme président.

Sánchez de Lozada poursuit ses réformes économiques et sociales. Il s'aide notamment des entrepreneurs, qui se sont convertis en hommes politiques, et des anciens membres de l'administration de Víctor Paz Estenssoro. Le changement le plus important qu'a entrepris Sánchez de Lozada est son programme de privatisation des entreprises. Les investisseurs peuvent posséder jusqu'à 50 % de différentes entreprises publiques comme les compagnies pétrolières, les télécommunications, le système électrique et bien d'autres. Une partie du peuple Bolivien était opposé à ces réformes économiques, ce qui a donc, entre 1994 et 1996, provoqué des perturbations sociales, particulièrement à La Paz et dans la région du Chapare.

En 1997, Hugo Banzer Suárez, leader du parti ADN, remporte les élections avec 22% des voix contre 18% pour le MNR. Il forme une coalition des partis ADN, MIR, UCS et CONDEPA, ceux-ci possédant la majorité des sièges au Congrès bolivien. Le Congrès le désigne comme président. Son mandat débute le 6 août 1997.

Le gouvernement change sa politique et souhaite privatiser plusieurs entreprises. Alors que, à Cochabamba, l'entreprise de distribution des eaux est privatisée, entre janvier et avril 2000, une série de protestations sont organisées contre le gouvernement. Celui-ci décrète alors la loi martiale, arrête les leaders de ces protestations et interdit à toutes les stations de radio d'émettre. Les troubles civils et la pression du peuple ne cessent que le 10 avril lorsque le gouvernement fait marche arrière sur sa décision de privatisation.

Gonzalo Sánchez de Lozada remporte les élections de 2002 face à Evo Morales, leader du parti socialiste (MAS pour Movimiento al Socialismo). Les élections ne se déroulent pas sans problème. En effet, plusieurs jours avant les élections, l'ambassadeur des États-Unis, Manuel Rocha, menace les Boliviens en proclamant que s'ils votent pour Evo Morales les différentes aides provenant des États-Unis seraient supprimées et que ceux-ci fermeraient leurs marchés. Malgré les menaces, Evo Morales a reçu 21% des voix, ce qui le place très près de Sánchez de Lozada.

Quatre ans de récession économique, une mauvaise situation fiscale et des tensions ethniques de longue date font que en 2003, un soulèvement de la police et des travailleurs a presque renversé le gouvernement du président Gonzalo Sánchez de Lozada. Trente personnes sont mortes durant la révolution. Le gouvernement reste au pouvoir mais à perdu sa popularité.

Le conflit récent le plus important est celui de la guerre du gaz. Des réserves de gaz naturel ont été découvertes très récemment dans le sud du pays. Pour exporter ce gaz, certains proposaient de le faire passer par le Chili car, techniquement, c'est le chemin le plus facile mais cette idée soulevait de fortes critiques en raison des ressentiments remontant aux guerres du XIXe siècle. Cette guerre civile a provoqué plusieurs morts et de nombreux blessés. Face à la pression, le président Gonzalo Sánchez de Lozada démissionne et laisse sa place à son vice-président : Carlos Mesa Gisbert qui devient alors président le 17 octobre 2003.

Cela ne ramène le calme que temporairement. En effet, les Indiens réclament toujours la nationalisation des entreprises d'hydrocarbures. Plusieurs manifestations réclament le retrait du président Carlos Mesa. Celui-ci présente alors sa démission le 7 mars 2005 mais le Sénat la refuse à l'unanimité ; il conserve donc son poste. Pour certains observateurs proches de l'extrême gauche, cette agitation politique ne servait qu'à re-légitimer le président Carlos Mesa.

En juin 2005, de nombreuses manifestations dans tout le pays poussent le président Carlos Mesa à démissionner. Celui-ci n'arrive plus à gérer la situation. Les manifestants réclament notamment la nationalisation des entreprises d'hydrocarbures et refusent les tentations séparatistes des provinces particulièrement riches en hydrocarbures de Santa Cruz et de Tarija. Durant ces manifestations, les routes ont été bloquées dans tout le pays. En raison de ces nombreux blocages de routes, la nourriture à La Paz s'est faite rare et les prix ont augmenté. Carlos Mesa présente alors à nouveau sa démission qui, cette fois, sera acceptée. Le 9 juin au soir, le congrès place Eduardo Rodríguez à la tête du pays en tant que président par intérim ; il succède ainsi à Carlos Mesa Gisbert qui a présidé la Bolivie durant 20 mois.

Eduardo Rodríguez convoque alors des élections pour le 4 décembre 2005 mais elles seront reportées à la date du 18 décembre 2005. Ces élections opposent principalement Evo Morales à Jorge Quiroga Ramírez. Avant même le dépouillement des votes, les sondages indiquent Evo Morales vainqueur. Et cela se confirme par la suite, il remporte en effet les élections avec plus de 54% des voix alors que Jorge Quiroga Ramírez arrive en deuxième position avec 29% des voix. Le 22 janvier 2006, en présence notamment de onze chefs d'États de la région et d'Europe, il prête serment devant le Congrès. Il devient ainsi le premier président d'origine Aymara en Bolivie.

Le 1er mai 2006, Evo Morales annonce par le décret 28701, la troisième nationalisation des hydrocarbures. Cette action, bien qu'annoncée dans le programme électoral fut une surprise. Elle est accompagnée d'une occupation des champs pétrolifères, spécialement dans le sud du pays, dans le département de Tarija. Cette annonce provoque des réactions plutôt hostiles de la communauté internationale, notamment du Brésil, principal importateur du gaz bolivien ; pays qui possède une des trois principales compagnies concernées par la nationalisation : Petrobras (Total société française et Repsol société espagnole étant les deux autres).

Un référendum doit avoir lieu le 2 juin 2006 pour offrir une plus grande autonomie aux départements de Bolivie. La décentralisation était une des revendications essentielles des protestations de 2005.

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Nicolas Bay

Nicolas Bay (né le 21 décembre 1977 à Saint Germain-en-Laye) est un homme politique français.

Diplômé en droit, dirigeant d'entreprise, Nicolas Bay a été responsable départemental dans les Yvelines et régional en Île-de-France du Front national de la jeunesse (FNJ). Il a également été responsable de différentes organisations syndicales étudiantes et tête de liste aux élections du CROUS (Conseil régional des œuvres universitaires et scolaires) sous l'étiquette UED (Union des étudiants de droite) en 2000 et en 2002 dans l'académie de Versailles.

En 1998, il fonde, avec Jean-Baptiste Péron et Guillaume Peltier, l'association Jeunesse Action Chrétienté, un mouvement qui se mobilise contre le PACS et l'euthanasie. Il aurait compté environ 250 membres et était proche du MNR.

Lors de la scission du FN, il s'engage aux côtés de Bruno Mégret et devient directeur national adjoint du Mouvement national de la jeunesse (branche jeune du MNR) puis responsable des élections dans ce parti. Conseiller municipal de Sartrouville (Yvelines) depuis mars 2001 où il a obtenu 11,3% des voix (2 élus), il a également été candidat aux élections législatives dans la 5e circonscription des Yvelines en juin 2002. Au printemps 2004, il a été tête de liste du MNR en Île-de-France aux élections régionales en mars puis aux élections européennes en juin. Il est membre du bureau exécutif du MNR, délégué à l'action politique et était directeur de la campagne du MNR aux élections législatives de juin 2007.

Lors du Conseil national du MNR, réuni à Paris le 7 juillet 2007, Nicolas Bay a été nommé Secrétaire général du MNR, chargé notamment de la communication en direction des autres composantes de la droite nationale française, afin de permettre des accords électoraux, notamment aux élections municipales et cantonales de mars 2008.

Il multiplie alors les contacts avec les différentes composantes de la droite nationale dans le but de "désenclaver" le MNR devenu incapable d'agir efficacement de façon autonome après l'accumulation d'échecs électoraux qu"il a connu.

Aux élections municipales de mars 2008, Nicolas Bay était candidat tête de liste et il a été réélu Conseiller municipal de Sartrouville, ce qui fait de lui, à l'issue de ce scrutin, le seul élu municipal du MNR des villes de France de plus de 3000 habitants (Sartrouville compte 55000 habitants, il s'agit de la 2e commune la plus peuplée du département des Yvelines).

En mai 2008, Bruno Mégret "quitte officiellement la vie politique" et confie le MNR a une "direction collégiale composée de 6 personnes dans laquelle Nicolas Bay et ses soutiens sont majoritaires. Quelques mois plus tard, ne supportant pas que son ancien n°2 ait pris le contrôle de son petit parti, Bruno Mégret revient lors d'une réunion du Bureau national le 23 septembre 2008 et parvient à faire exclure Nicolas BAY et ceux qui le suivent, ce qui met un terme à l'existence du MNR en tant qu'organisation politique active.

Si Nicolas Bay et Convergences nationales conservent une autonomie réelle à l'égard du FN en disposant de leurs propres outils de communication (notamment un magazine bimestriel diffusé à 7500 exemplaires au sein de la "droite nationale"), ils travaillent néanmoins en partenariat étroit avec le Front national et principalement avec Marine Le Pen (mais pas exclusivement puisque Nicolas Bay tient par exemple une conférence de presse commune avec Bruno Gollnisch le 14 janvier 2009 à Nancy).

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Bruno Mégret

Bruno Mégret le 22 septembre 2007 à Paris

Bruno Mégret, né le 4 avril 1949 à Paris, est un homme politique français, fondateur du Mouvement national républicain (MNR), parti d'extrême droite.

Bruno Mégret est le fils du haut fonctionnaire Jacques Mégret, et de Colette Constantinides. Il est l'aîné d'une famille de 4 enfants dont il est le seul garçon.

À Bruxelles, où son père est en poste aux Communautés européennes, Bruno Mégret est scolarisé à l'école européenne. De retour à Paris, il est pensionnaire à l'institut catholique Bossuet et inscrit en seconde au lycée Louis-le-Grand avant d'y être admis en classe préparatoire. Reçu à l'École polytechnique en 1969, il en sort dans la « botte » et intègre le corps des Ponts et Chaussées.

Diplômé de l'Institut des hautes études de défense nationale, capitaine de réserve de l'Arme blindée de cavalerie, il a été élève de l'École de cavalerie de Saumur (stage commando à Quellern, deux mois en garnison en Allemagne à Offenburg). Il a passé ensuite huit mois à Laon comme sous-lieutenant au 6e régiment de cuirassiers.

En 1974, ses études en France terminées, il part, muni d'une bourse, pour les États-Unis où il passe une année à l'université de Berkeley, en Californie. Il en revient avec un diplôme de Master of Science.

Chargé de mission au Commissariat général au Plan en 1975 et 1976, il est affecté à l'aménagement du territoire lors de la préparation du VIe plan.

Nommé à la direction départementale de l'équipement de l'Essonne en 1977, il est ensuite conseiller technique au cabinet du ministre de la Coopération de 1979 à 1981, puis directeur adjoint des infrastructures et des transports à la préfecture de la région Île-de-France jusqu'en 1986. Mis en disponibilité, il rejoint son corps d'origine deux ans plus tard, après sa défaite aux élections législatives. Jusqu'en juin 1989, où il est élu député européen, il est chargé de mission au conseil général des Ponts et Chaussées.

Dès 1975, il adhère au Club de l'Horloge, un cercle de réflexion créé par de hauts fonctionnaires où s'élabore la riposte intellectuelle au socialisme, puis entre au RPR via les réseaux de Charles Pasqua et devient presque immédiatement membre du comité central. En 1981, lorsque François Mitterrand est élu, il se présente aux élections législatives dans les Yvelines contre Michel Rocard qu'il met en ballottage. Pressé d'agir plus efficacement pour ses idées, il quitte le parti et fonde en janvier 1982 les Comités d'action républicaine, club dont il reste le président jusqu'en 1988. Avec les CAR et de nombreux clubs et associations, il a créé la CODAR, à l'initiative de laquelle se tiendront les premiers et seconds Etats généraux de l'opposition en 1984 et 1985.

En 1986, profitant du scrutin à la proportionnelle, Jean-Marie Le Pen, président du Front national, décide de créer le Rassemblement national afin d'ouvrir son parti à d'autres mouvements. Bruno Mégret et les Comités d'action républicaine s'allient à cette occasion au Front national. Il est alors élu député de l'Isère et deviendra député européen en 1989.

En 1987, il adhère au Front national et Jean-Marie Le Pen le nomme directeur de sa campagne présidentielle. En 1988, il se présente dans la 10e circonscription des Bouches-du-Rhône (Gardanne), où il obtient 26 % des suffrages au premier tour et 44 % au second. Son influence ne cesse de grandir au sein du FN où il révèle ses talents d'organisateur et de stratège, devenant ainsi un rival pour Jean-Pierre Stirbois, le secrétaire général. Ce dernier meurt dans un accident de voiture et sera remplacé par Carl Lang, puis par Bruno Gollnisch.

En octobre 1988, il est nommé Délégué général du Front national par Jean-Marie Le Pen. Il est chargé de la formation, de la communication, de la propagande, des études, et des manifestations du Mouvement national. En juin 1989, il est élu au Parlement européen où il est membre de la Commission politique et de la Commission économie. Depuis octobre 1990, il est, de surcroît, le leader du Front national dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. C'est lui qui conduit la liste aux élections régionales dans les Bouches-du-Rhône et, en mars 1992, il est élu conseiller régional de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Bruno Mégret s'impose comme numéro deux du Front national et forge son image. Ainsi, il fonde en 1989 la revue Identité qui va organiser et mettre en forme le corpus idéologique de l'extrême droite française. Il s'attaque aussi à la question taboue de l'immigration et propose « Cinquante Mesures pour régler le problème de l'immigration » qui provoqueront beaucoup d'émoi dans les médias et au sein de la classe politique.

Candidat aux élections législatives de mars 1993 dans la circonscription de Marignane, il frôle l'élection avec 49,5 % des voix au second tour. C'est en décembre 1993 qu'il choisit Vitrolles comme point de chute. Pour les élections européennes de juin 1994, il est placé en deuxième position sur la liste conduite par Jean-Marie Le Pen et réélu au Parlement de Strasbourg.

En juin 1995, candidat à l'élection municipale de Vitrolles dans les Bouches-du-Rhône, il obtient 43 % des suffrages au premier tour, le score record du Front national dans les villes de plus de 30 000 habitants et échoue de justesse au second tour devant la liste conduite par Jean-Jacques Anglade.

Il épouse Catherine Rascovsky qui le remplace comme candidate à la mairie de Vitrolles car il est frappé d'inéligibilité pour un an pour non-respect des dispositions de financement de la campagne. Elle est élue avec 46,70 % des voix au 1er tour et 52,48 % au second.

En 1995, Bruno Mégret crée un journal quotidien intitulé Le Français édité par la société Carnix. Il a été épaulé, dans la création de cette société, par Alef Bank (prêt de 1,9 million de francs sans caution), filiale d'Alef Saudi Bank, dont les établissements français sont dirigés par un Syrien : Jamal Radwan. Alef Bank gère les intérêts financiers d'une partie de la famille royale saoudienne ainsi que ceux de l'émir du Qatar. Bruno Mégret est lié à Alef Bank par son beau-frère, Paul Loiseau.

En 1996, il publie L'Alternative nationale, ouvrage dans lequel il tente de démontrer qu'une véritable alternative politique est possibe en France où, selon lui, le sentiment national ne cesse de gagner du terrain. L'année suivante, il fait paraître la Troisième voie, un ouvrage dans lequel il définit les principes d'une autre politique économique et sociale combinant les impératifs de la liberté et de la régulation pour redynamiser notre économie tout en maîtrisant la mondialisation dans le cadre d'un patriotisme économique européen.

Le 17 février 1997, Bruno Mégret déclare, au cours d'une émission télévisée sur France 2, « qu'il y a des différences entre les races ». Il est pour cela condamné, le 25 novembre 1998, à verser 10 000 F de dommages-intérêts à l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), qui s'était portée partie civile.

En 1998, il fait paraître un sixième ouvrage, La Nouvelle Europe. Hostile à la construction bruxelloise mais favorable à une Europe indépendante et puissante, il plaide pour une Europe des nations qui permettrait aux États qui la composent, et à la France en particulier, de revenir sur la scène de l'histoire.

Considéré désormais comme un rival embarrassant par la direction du Front national, Bruno Mégret va faire l'objet d'attaques de plus en plus vives. La crise qui éclate le 5 décembre 1998 au sein du parti et dans laquelle il est impliqué va rapidement provoquer sa révocation de la délégation générale du parti puis son exclusion. Ces événements font perdre au Front national une majorité de cadres et d'élus, qui, scissionnistes par force ou par raison, créent, lors d'un Congrès à Marignane, les 23 et 24 janvier 1999, le « Front national-Mouvement national », et portent Bruno Mégret à la présidence. À la suite d'une action judiciaire de Jean-Marie Le Pen, au mois de mai, le parti est rebaptisé « Mouvement national », puis se transforme formellement en Mouvement national républicain (MNR) au mois de septembre à l'occasion du conseil national de La Baule.

Aux élections européennes qui ont lieu la même année, la liste conduite par Bruno Mégret sous l'étiquette « Mouvement national » obtient 3,28 % des voix et n'a donc aucun député puisque son score est inférieur à la barre des 5 % exigée pour avoir des élus. De son côté, la liste conduite par Jean-Marie Le Pen franchit cette barre avec 5,69 %, obtenant 5 sièges.

Le 21 avril 2002, Bruno Mégret, qui est candidat à l'élection présidentielle, recueille 2,34 % des suffrages. Au second tour, il appelle à voter pour Jean-Marie Le Pen. Son compte de campagne sera invalidé et son parti va connaître de graves difficultés.

Bruno Mégret comparaît en septembre 2006 aux côtés de son épouse devant le tribunal correctionnel de Marseille . En effet, Catherine Mégret avait envoyé en tant que maire de Vitrolles quatre courriers à des collègues maires de France pour parrainer la candidature de son époux à l'élection présidentielle de 2002. Selon Bruno Mégret, le financement de cet envoi a été pris en charge par erreur par la mairie et spontanément remboursé par l'intéressé. Les juges ne l'ont pas vu ainsi et l'ont condamné en première instance et en appel.

Un nouvel ouvrage de Bruno Mégret est publié à l'automne 2006 sous le titre L'Autre Scénario. Affirmant que la construction européenne actuelle n'apporte rien aux Européens, sinon, d'après lui, un surcroît de réglementations tatillonnes et stériles, il prône une Europe puissance qui placerait les peuples européens au premier rang dans la compétition mondiale et dans laquelle la France pourrait jouer un rôle majeur.

Le 20 décembre 2006, Mégret a annoncé qu'il ne se présenterait pas à la présidentielle 2007, mais soutiendrait Jean-Marie Le Pen lors d'une conférence de presse commune avec celui-ci. Ce soutien s'inscrivait dans le cadre de l'Union patriotique proposée par le président du Front national.

Au premier tour des élections législatives de 2007, Bruno Mégret obtient 2,03 % des voix dans la douzième circonscription des Bouches-du-Rhône. Le MNR fait un score très faible au plan national et ne franchit pas le seuil permettant d'accéder au financement public des partis. Le MNR n'a plus d'élus nationaux. Il possède toutefois encore des conseillers municipaux et des maires.

Le 20 mai 2008, il se met « en réserve » de la vie politique, et part travailler dans une grande entreprise française à l'étranger. L'hypothèse d'un poste à Madagascar pour Bouygues a été démenti par le MNR. Bruno Mégret continuera à donner son avis sur l'évolution du MNR, tout en laissant la place à une direction collégiale.

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Mouvement national républicain

Feuille de chêne, logo du MNR

Le Mouvement national républicain (MNR) est un parti politique français d'extrême droite, créé par Bruno Mégret, ancien délégué général du Front national, après la scission intervenue dans ce parti en 1998.

Suite à une crise ouverte avec Jean-Marie Le Pen, les amis de Bruno Mégret avaient en premier lieu essayé de prendre le contrôle du Front national et évité d'en être exclu, en organisant, le 13 décembre 1998, un Conseil national, dont la régularité a été contestée.

Ce « Conseil national » du 13 décembre 1998, s'appuyant sur un mouvement de pétitions réclamant l'organisation d'un « Congrès de l'unité », convoquait à son tour un Congrès du Front national, lequel se tint à Marignane (Bouches-du-Rhône) du 23 au 25 janvier 1999.

À l'issue de ce « Congrès du Front national », les congressistes portaient à leur tête Bruno Mégret en tant que « président du Front national », et adoptaient un changement de dénomination pour le mouvement : Front national-Mouvement national.

En mai 1999, la justice française, saisie par Jean-Marie Le Pen, président du FN (appelé, pour éviter toute confusion, Front national pour l'unité française), constatait que les formes légales de convocation d'un Congrès du mouvement n'étaient pas réunies (la convocation d'un Congrès étant une prérogative statutaire du seul président, dans laquelle le Conseil national, instance purement consultative du parti, n'avait aucun droit), et constatait par la même occasion qu'étaient nulles et non avenues toutes les décisions incluant le Conseil national du 13 décembre 1998 et celles ayant suivi (Congrès du Front national, dépôt de modifications de dirigeants et de changement de statuts auprès d'une sous-préfecture des Hauts-de-Seine, etc.). Dans l'urgence (approche des élections européennes de juin 1999), le nouveau parti de Bruno Mégret modifia l'intitulé de sa liste pour les élections européennes en l'appelant Mouvement national.

La création formelle du nouveau parti interviendra à partir du 2 octobre 1999, à La Baule, lorsque le comité national vote le changement de nom du parti en Mouvement national républicain, à la suite de quoi les formalités légales sont remplies.

Le symbole du parti est une feuille de chêne dans un drapeau tricolore. Son journal s'appelle d'ailleurs « Le Chêne ».

Le 20 décembre 2006, renonçant à se présenter lui-même, Bruno Mégret s'est rallié à la candidature de Jean-Marie Le Pen pour l'élection présidentielle française de 2007, dans le cadre d'une « Union des patriotes », chaque mouvement gardant son autonomie et ses spécificités. Bruno Mégret avait déjà appelé à voter pour le président du Front national au second tour de l'élection présidentielle française de 2002 où il avait réalisé 2,34 % des suffrages de vote lors du premier tour. Après l'échec de Jean Marie Le Pen en 2007, Mégret s'en prend vivement à Marine Le Pen. Pour les législatives, aucun accord n'étant conclu avec le FN, le MNR décide de présenter 450 candidats mais dans certaines circonscriptions, le MNR choisit de soutenir certaines personnes emblématiques de la droite, du FN comme Gollnish, du MPF comme Besse, ou encore, les candidats de Nissa Rebela (droite identitaire), afin de créer une véritable alliance patriotique.

En juin 2007, la plupart de ses candidats sont inscrits sous le slogan « Contre l'immigration-islamisation-insécurité ». Le MNR échoue à atteindre le seuil de 50 candidats faisant plus de 1% des exprimés, tous les candidats MNR ont été éliminés. Dans la circonscription de Vitrolles, Bruno Mégret n'obtient que 2,04 % des voix ; le MNR n'aura donc comme élus que des conseillers municipaux, et quelques maires, comme par exemple Hervé Lahotte, maire de Senuc (142 habitants), candidat sur les listes du MNR aux législatives et à la sénatoriale partielle d'août 2007.

En 2008, le MNR ne pense pas renouveler les succès obtenus aux municipales de 2001, faute de moyens financiers, et privilégiera l'union avec d'autres forces de droite, comme le FN ou Les Identitaires. Il devrait toutefois partir sous ses propres couleurs dans des villes comme Marseille, Roubaix, Le Havre, Romainville, Poissy, Asnières, Noisy-le-Grand ou Sartrouville. Les élections sont finalement un désastre pour le MNR, qui perd un grand nombre de conseillers municipaux. Il obtient toutefois un élu à Sartrouville. Finalement dans cette dernière Nicolas Bay, unique élu du MNR dans une ville de plus de 3500 habitants, est exclu du parti fondé par Bruno Mégret. Le Mouvement de droite nationale n'a donc plus à ce jour d'élu officiel dans une ville importante.

Concernant l'année 2009, le mouvement de droite nationale ne présentera pas de listes aux élections européennes, mais des listes d'alliance avec le Parti de la France (PDF), issu d'une scission avec le FN et présidé par Carl Lang, mais aussi avec la Nouvelle droite populaire.

Le 23 mai 2008, Bruno Mégret annonce se mettre « en réserve de la politique » et partir « à l'étranger exercer des responsabilités au sein d'une grande entreprise française ». Il est remplacé par une direction collégiale composée entre autres d'Alain Vauzelle, Nicolas Bay, Annick Martin, même si Bruno Mégret continuera à donner son avis sur l'évolution du mouvement. Le 29 mai, le MNR annonce qu'il ne prendra pas part à la réunion de la Nouvelle droite populaire, mouvement politique d'extrême droite se voulant rassembleur de « la droite de conviction ». Le 22 juin 2008, le Conseil national réaffirme son indépendance vis-à-vis des autres partis et sa ligne politique : refus de l'« islamisation » et l'immigration, défense de valeurs civilisationnelles, régulation de la mondialisation pour une nouvelle politique économique et sociale.

Bay et Gaillard ayant tenté de se rapprocher du Front national en général et de Marine Le Pen en particulier, et ayant pris un certain nombre d'initiatives sans consulter la direction collégiale, sont exclus du Conseil national le 23 septembre 2008, Bay étant exclu de plus du MNR.

Le 12 octobre 2008, le Conseil national exclut Gaillard du parti ainsi que quelques personnalités qui avaient décidé de suivre Bay, et se dote d'un nouveau bureau national. Annick Martin devient à cette occasion, secrétaire générale du parti.

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Source : Wikipedia