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Posté par marvin 05/04/2009 @ 04:10

Tags : mba, education, société

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Paul Mba Abessole

Paul Mba Abessole est un homme politique gabonais, ancien prêtre et ancien opposant à Omar Bongo Ondimba. Né le 9 octobre 1939 à Ngnung Eko au nord du Gabon, Paul Mba Abessole sera ordonné le 30 juin 1968 après avoir suivi ses études à la congrégation du Saint-Esprit dans le nord-ouest de la France. Rentré au Gabon, il officie de 1968 à 1976 dans diverses paroisses du pays.

En 1973, Mba Abessole a ses premiers démêlés avec le gouvernement gabonais et le président Albert-Bernard Bongo. De retour en France en 1976, il se lie d'amitié avec le journaliste français Pierre Péan qui publiera en 1983 Affaires africaines. Il se lie avec les opposants gabonais de Paris et fonde avec eux et quelques étudiants la division parisienne du MORENA (Mouvement pour le Redressement National) de Simon Oyono Aba'a. Ce mouvement fondé le 13 novembre 1981 va faire renaître la contestation politique dans un Gabon qui vivait sous le joug du parti unique depuis 1967. Au cours d'une marche organisée en décembre 1981, les chefs du parti réclamèrent le retour du pluralisme politique au Gabon. La manifestation aujourd'hui désignée comme les événéments de la gare routière fut brutalement réprimée par la police et les opposants arrêtés.

En 1990 lors de la conférence nationale, Mba Abessole crée le Morena-Bûcherons qui devient en 1991 le RNB (Rassemblement national des bûcherons).

Mba Abessole qui parut à cette époque comme espoir de certains gabonais à un courant de changement de l'ère Bongo, semblera être autre que celui que les gabonais attendaient. Le remaniement ministériel technique auquel a procédé le 21 janvier 2003 le président, Omar Bongo, récompense le virage politique de son ex-opposant historique, Paul Mba Abessole, élevé au rang de vice-Premier ministre. Cette promotion consacre l’ancrage au sein de la mouvance présidentielle de l’ancien maire de la capitale et ancien prêtre qui a incarné l’espoir des partisans du changement au début des années 1990, avec son slogan “Ecole cadeau, hôpital cadeau”, avant de devenir apôtre d’une opposition “conviviale”. Beaucoup de gabonais croient encore en lui dans les péripéties qui s'annoncent avec la fin de règne d'Omar Bongo.

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Casimir Oye Mba

Casimir Oye Mba est un homme politique, et ministre gabonais. Il est né le 20 avril 1942 a nzamaligue dans le komoh monda (province de l'estuaire).

Initialement gouverneur de la B.E.A.C (banque des états de l'Afrique centrale), il sera nommé le 13 mai 1990 premier ministre de la république du Gabon, place qu'il gardera jusqu'au 4 novembre 1994. Apres 1994, il sera maintenu dans le gouvernement de son successeur Paulin Obame Nguema en tant que ministre des affaires étrangères et de la coopération, jusqu'en 1999.

Par la suite, il sera nomme ministre de la planification et de l'élaboration des programmes en janvier 1999, sous le gouvernement de Jean Francois Ntountoume Emane, puis permuté avec son collègue Richard Auguste Onouviet au poste de ministre des mines, du pétrole et de l'énergie.

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Sunday Mba

Sunday Mba est un joueur de football né le 28 novembre 1988 au  Nigeria.

Il joue actuellement au Enyimba FC ( Nigeria).

Il est passé auparavant par la Pepsi Football Academy, l'académie de football nigériane.

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Aéroport international Léon Mba

L' Aéroport international Léon Mba est le principal aéroport du Gabon. Libreville, capitale du Gabon, dispose d’un aéroport international depuis les années cinquante. Des aménagements successifs lui ont permis d’accueillir au fil de l’évolution tous les types d’avions. L’adaptation aux très gros porteurs date de la fin des années soixante. Des équipements de navigation aérienne et d’atterrissage, aux instruments conformes aux spécifications internationales, permettent l’accès de l’aéroport par tous les tempsSitué au nord de la capitale, Libreville, il assure aussi bien une desserte internationale que des vols intérieurs. Son nom est celui du premier président du Gabon, Léon Mba. Un projet d'extension est en cours, mais il fait l'objet de vives protestations de la part d'associations de protection de l'environnement car il menace la forêt classée de la Mondah qui abrite de nombreuses espèces protégées.

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Léon Mba

Léon Mba

Léon Mba (9 février 1902 – 27 novembre 1967) fut le premier président du Gabon de 1961 à 1967.

Personnage complexe, Léon Mba est un homme aux multiples facettes. Issu d’une famille relativement privilégiée, son instruction lui permet de devenir en 1924 chef de canton. Docile avec ses supérieurs, il se révèle être avec ses administrés un chef tyrannique et manipulateur. Ses extorsions et sa sorcellerie, alors même qu’il est catholique pratiquant, l’amènent finalement à être condamné et exilé en 1931 en Oubangui-Chari. De retour au Gabon en 1946, rien ne prédestine cette bête noire des autorités coloniales à une ascension politique fulgurante. D’autant que son engagement aux côtés des communistes et du RDA de Félix Houphouët-Boigny, ne lui vaut guère le soutien de l’administration qui lui préfère le député et résistant Jean-Hilaire Aubame.

La donne change lorsque dans les années 1950, le RDA est lavé de tout soupçon doctrinaire. Son opportunisme et son charisme finissent par séduire les puissants forestiers européens, notamment Roland Bru. Fort de ce soutien, Léon Mba est élu maire de Libreville en 1956, puis parvient à se hisser en 1957 à la tête du Gabon grâce au poste de vice-président du Conseil du gouvernement. Son vœux le plus cher n’est alors pas l’indépendance mais la départementalisation de son pays qu’il se voit refuser par le général de Gaulle. C’est ainsi que contre son gré, il proclame l’indépendance le 17 août 1960 en tant que Premier ministre.

Démocrate dans l’âme, Léon Mba se révèle dans les faits être un dictateur. Avant même l’indépendance, il opère des arrestations politiques, restreint les libertés individuelles, arrange les élections et promeut un culte autour de sa personnalité. Par ailleurs, un système de corruption généralisée est mis en place par ses amis forestiers. En 1961, alors qu’il est élu président de la République en candidat unique, une nouvelle constitution lui accorde pratiquement tous les pouvoirs. Son rêve est alors l’instauration du monopartisme. Mais en 1964, Mba est renversé par un coup d'État qui amène au pouvoir son opposant démocrate Jean-Hilaire Aubame. La France le ramène militairement au pouvoir et le pays passe alors sous la tutelle directe de Paris. Devenu paranoïaque, sa restauration amène à une radicalisation du régime. Gravement malade, il doit laisser dès 1965 l’exercice du pouvoir à Albert-Bernard Bongo. Réélu président en 1967, il meurt le 27 novembre de la même année.

Issu de la tribu Essoké de l’ethnie Fang, Léon Mba naît le 9 février 1902 à Libreville. Son père, Ysidore Minko-Mi-Edang, petit gérant de commerce, aurait été un temps le coiffeur de Pierre Savorgnan de Brazza. Sa mère, Louise Bendome, était couturière. Tous deux sont allés à l’école et furent parmi les premiers « couples évolués » de Libreville. En 1909, il entre au séminaire de Libreville pour ses études. Brillant élève, il y obtient son brevet élémentaire.

Ses remarques dérangent, et il en subit les conséquences en décembre 1922. Ayant commis un délit mineur en fournissant à un collègue des documents falsifiés, il est puni d'une peine de prison au lieu d’une simple amende. Il lui est également reproché sa polygamie et son manque de compréhension des mesures d’hygiène.

Léon Mba n’a pas une vision idéaliste de son poste ; il le conçoit comme un moyen pour s’enrichir. Ainsi, avec son collègue Ambamany, il utilise le service obligatoire des habitants du canton à des fins personnelles, pour couvrir leurs énormes dépenses. Bien qu’au courant de ces malversations, l’administration coloniale les « ignore ». Toutefois, à partir de 1929, il devient suspect auprès de l’administration qui intercepte une de ses correspondances avec Kouyaté, le secrétaire de la Ligue des droits de l’Homme, accusée d’être une alliée du Kominterm. Malgré cette réputation de pro-communiste, les autorités françaises ne s'opposent pas à sa désignation au poste de chef supérieur de l’Estuaire par ses collègues.

Dans ces années, selon toute vraisemblance, Léon Mba prend ses distances avec le christianisme, sans rompre totalement avec sa foi, et devient un adepte de la secte Bwiti à laquelle les Fangs sont tout particulièrement réceptifs. En 1931, la secte est accusée du meurtre d’une femme dont les restes sont découverts près du marché de Libreville. Accusé de complicité, même si sa participation au crime n’est pas prouvée, Léon Mba est destitué et est condamné à trois ans de prison et dix ans d’interdiction de séjour, ne serait-ce que pour les détournements d’impôts et les abus qu’il a commis dans le traitement de la main-d’œuvre locale.

En détention en Oubangui-Chari, tout d’abord à Bambari puis à Bria, il continue d’exercer une influence chez les Fangs de sa région d’origine grâce à une correspondance avec ses compatriotes à Libreville. Inquiété par cette situation, le gouverneur-général Antonetti ordonne en 1934, qu’à la fin de sa peine carcérale, il soit placé sous surveillance en Oubangui-Chari.

Bien qu’en exil, Léon Mba est employé par les administrateurs locaux. Placé dans des fonctions subalternes et n’exerçant aucun pouvoir propre, il est un employé compétent et précieux. Grâce à des rapports élogieux, il est de nouveau perçu comme un élément indigène fiable sur lequel l’administration coloniale peut compter. En 1942, une réduction de peine lui est accordée.

En 1946, il rentre au Gabon où il est triomphalement accueilli par ses amis. S’il ne réintègre pas ses fonctions de chef de canton, il obtient toutefois un poste important dans la maison de commerce anglaise John Holt. Cette même année, il fonde le Comité mixte gabonais (CMG), un parti politique proche du Rassemblement démocratique africain (RDA), le parti interafricain de Félix Houphouët-Boigny. Jouant sur son passé d’ancien exilé, et grâce au réseau du Bwiti, il parvient à rassembler autour de lui les Fangs du sud ainsi que certains Myènè. Son but est alors de conquérir les postes administratifs et judiciaires indigènes.

Fort de son succès à Libreville, il aspire, un certain moment, à devenir le chef supérieur de la région comme l’avait réclamé la majorité des notables fangs lors du congrès des chefs de l’ethnie à Mitzic en 1947. Mais il se heurte au refus des autorités coloniales. Bien que le CMG ne soit nullement doctrinaire mais juste opportuniste, Léon Mba, à cause de ses relations avec le RDA affilié au PCF, fait figure de communiste et de propagandiste dans la colonie. Ces soupçons sont confirmés pour les autorités lorsqu’il participe en 1949 au congrès du RDA à Abidjan. Par ailleurs, il est à noter que dès son retour d’exil, il avait participé aux travaux du Groupe d’études communistes de la colonie.

En 1951, en même temps que le RDA rompt avec les communistes, Léon Mba, tout en gardant chez son électorat son image de « révolté », se rapproche de l’administration française. Mais cette dernière soutient déjà son principal opposant, le député Jean-Hilaire Aubame qui n’est autre que le fils nourricier de son demi-frère et son ancien protégé. Aux élections législatives du 17 juin 1951, il ne recueille que 11% des suffrages exprimés tandis que Aubame est réélu. Aux élections territoriales de mars 1952, l’Union démocratique et sociale gabonaise (UDSG) d’Aubame remporte 14 des 24 sièges contre deux pour le CMG qui reçoit cependant 57% des suffrages exprimés à Libreville.

Isolé à l’Assemblée territoriale, il s’allie avec les colons privés représentés à l’Assemblée. Par ailleurs, en août 1953, le CMG fusionne avec le Parti démocratique gabonais (PDG) de Paul Gondjout pour donner naissance au Bloc démocratique gabonais (BDG) avec Gondjout comme secrétaire général et Mba comme adjoint. Aux élections législatives du 2 janvier 1956, Léon Mba obtient cette fois-ci 36% des suffrages contre 47% pour Aubame. Même s’il n’est pas élu, il devient le leader autochtone du territoire, et certaines personnalités du UDSG passent de son côté. Aux élections municipales de 1956 où les listes présentées sont au collège unique (Africains et Européens confondus), Léon Mba reçoit le soutien financier des colons, et tout particulièrement celui du forestier Roland Bru. Il remporte la mairie de Libreville avec 65,5% des suffrages, devenant ainsi le 23 novembre, le premier maire de la capitale.

Aux élections territoriales de mars 1957, le BDG arrive une nouvelle fois second, avec 16 sièges sur 40 contre 18 pour l’UDSG. Suite à des retournements douteux, le parti de Mba obtient 21 sièges contre 19 pour celui d’Aubame. Mais, faute de majorité absolue, les deux partis sont contraints de présenter, le 21 mai 1957, une liste commune pour l’élection du gouvernement qui se fait au détriment d’Aubame. Le même jour, Léon Mba est nommé vice-président du Conseil du gouvernement. Rapidement, des dissensions apparaissent au sein du gouvernement qui poussent Aubame à faire démissionner ses partisans du gouvernement et à déposer une motion de censure contre le gouvernement. La motion est repoussée par 21 voix contre 19. Face à cette victoire de Mba, de nombreux élus UDSG passent dans la majorité parlementaire, donnant au gouvernement 29 députés sur 40. Bien installé aux affaires, il conforte peu à peu son pouvoir.

Après un « oui » massif au référendum sur la Communauté franco-africaine du 28 septembre 1958, le Gabon accède à l’autonomie. En décembre 1958, l’Assemblée vote sa transformation en Assemblée législative, puis promulgue le 19 février 1959 la constitution de la République du Gabon. Le 27 février, Léon Mba est nommé Premier ministre. Pourtant en novembre 1959, il se prononce ouvertement pour la départementalisation du Gabon. Jacques Foccart, le « Monsieur Afrique de l’Elysée », lui fait comprendre que cette solution est impensable. Mba campe sur cette position jusqu'en février 1960. Il décide par ailleurs d’adopter le drapeau tricolore qui se serait différencié du drapeau français par l’apposition du dessin de l’arbre national, l’aucoumea. Là encore, Foccart refuse.

Dès juillet 1958, une troisième force politique tente de s’imposer au Gabon : le Parti de l’Unité nationale gabonaise (PUNGA) mené par René Sousatte et Jean-Jacques Boucavel. Après avoir appelé au « non » lors du référendum de 1958, le PUNGA organise plusieurs manifestations, soutenues par l’UDSG, afin d'obtenir l’indépendance et la tenue de nouvelles élections législatives. En mars 1960, sachant que l’indépendance est déjà donnée par la France, Mba fait interdire par le Conseil des ministres le PUNGA puisque son objectif avoué est atteint. Puis, il lance un mandat d’arrêt contre René Sousatte sous prétexte qu’il comploterait, et des perquisitions ont lieu au domicile de membres de l’UDSG, soupçonnés de complicité. Intimidés, trois députés UDSG rejoignent la majorité gouvernementale représentant désormais 32 députés sur 40. Les 27 et 28 mai, l’Assemblée adopte une série de lois restreignant les libertés individuelles ; désormais toute réunion publique est sujet à une réglementation, et tout acte considéré comme subversif est répréhensible.

Pourtant, Léon Mba aspire à l’instauration d’un régime démocratique, condition nécessaire selon lui au développement et à l’attrait des investissements au Gabon. Il tente ainsi, selon ses conceptions, de concilier les impératifs de la démocratie et la nécessité d’une activité gouvernementale ferme et cohérente. Mais son régime est sujet à de nombreuses dérives. Un culte de la personnalité se développe progressivement autour de celui qu’on appelle désormais « le vieux » ou « le patron » ; des disques chantent ses louanges, des timbres et pagnes sont imprimés à son effigie. Par ailleurs, les scrutins sont organisées de telle manière que le BDG l'emporte forcément, comme en témoignent les élections des « conseils de district » du 19 juin 1960.

La situation ne s'arrange guère après que l’indépendance ait été proclamée le 17 août. En septembre suivant, alors que le gouvernement prépare la nouvelle constitution, une opposition opiniâtre contre Mba se profile à l’Assemblée nationale et au sein du parti gouvernemental. Une partie des militants menés par le président de l’Assemblée nationale Paul Gondjout, suivis par les députés UDSG, rejettent le projet gouvernemental de constitution présidentielle. Finalement, le 4 novembre 1960, une constitution de type parlementaire est adoptée. Mis en minorité, le Premier ministre demande l’aide financière de Paris afin d’acheter pour 13 à 15 millions de francs CFA des députés.

L’incident clos, Léon Mba décide alors de satisfaire l’opinion publique gabonaise, en renvoyant le 10 novembre les membres européens du gouvernement. Sont concernés : le ministre de l’Intérieur Edouard Duhaut, de la Production forestière Pierre Mariani ainsi que celui de la Santé Maurice Jourdan. Cette décision n’élimine pas pour autant les européens du pouvoir qui, grâce à un système de corruption généralisée instauré par Roland Bru, gardent leur influence sur les affaires internes du Gabon. En revanche ce remaniement provoque une nouvelle crise au sein de la majorité. Il s'est fait sans consultation du Parlement, ce qui est une violation de la constitution. Paul Gondjout, pourtant allié de Mba, dépose une motion de censure. Gondjout espère sans doute bénéficier d’un partage du pouvoir à son avantage, c’est-à-dire l’instauration d’un parlement fort et d’un Premier ministre disposant de l’exécutif. Outré, Mba réagit de manière répressive. Le 16 novembre, sous prétexte d’un complot, il décrète l’état d’urgence, ordonne illégalement l’internement de huit de ses adversaires au sein du BDG (dont Gondjout) et ce malgré leur immunité parlementaire. Le lendemain, il dissout l’Assemblée nationale. Les électeurs sont appelés à voter de nouveau le 12 février 1961.

Entre-temps, le 4 décembre, il est élu au poste de secrétaire général du BDG à la place de Gondjout. Il se tourne vers l’opposition pour renforcer sa position. Il forme avec Aubame une liste d’Union nationale, suffisamment équilibrée pour plaire aux électeurs bienqu'elles se fassent au détriment du leader de l'opposition. Afin d’optimiser au mieux sa victoire, Mba rend le vote obligatoire tandis que le dépôt obligatoire pour chaque candidat est porté à 100 000 francs, décourageant ainsi les candidatures hors de la Liste d’Union. Ainsi, le 12 février, la liste remporte 99,75% des suffrages. Le même jour, Léon Mba est élu en tant que candidat unique à la présidence du Gabon. Pour le remercier pour son aide, Aubame est nommé ministre des Affaires étrangères à la place d'André Gustave Anguilé.

Bien que de 1961 à 1963, l’Union nationale permet aux deux rivaux de faire taire leurs querelles, un malaise politique naît au sein de la population, d’autant que de nombreux étudiants sont emprisonnés lors de manifestations de contestation. En février 1961, il décrète de nouveau l’internement d’une vingtaine de personnes. Par ailleurs, le président n’hésite pas à se faire justice lui-même ; il frappe, à l’aide d’une chicotte, les citoyens qui lui manquent de respect, notamment les passants qui « oublient » de le saluer.

Souhaitant éloigner de l'arène politique son ancien ministre redevenu son grand rival, il nomme Aubame, le 25 février, président de la Cour suprême. Par la suite, sous le prétexte d’une incompatibilité de fonctions avec celles de parlementaire, Mba réclame sa démission de l’Assemblée. Aubame résout le problème en démissionnant de son poste de président de la Cour suprême, contrariant ainsi les plans de Mba. Face à des rapports tendus entre le gouvernement et l’Assemblée nationale, bien que celle-ci soit acquise à 70% par le BDG, le président gabonais la dissout le 21 janvier 1964. L’opposition annonce dès lors son refus de participer au futur scrutin qu’elle ne considère pas comme équitable.

Durant ces évènements, aucun coup de feu n’est tiré. Le peuple ne réagit pas, signe selon les militaires de l’approbation du putsch. Un gouvernement provisoire est constitué, et sa présidence est offerte à son grand rival Jean-Hilaire Aubame. Il n’est composé que de personnalités politiques civiles, provenant aussi bien de l’UDSG que du BDG comme Paul Gondjout. Quant aux putschistes, ils se contentent d’assurer la sécurité civile. D’ailleurs, toute la petite armée gabonaise n’est pas intervenue dans le coup d’État ; encadrée en majorité par des officiers français, elle est restée dans ses casernes.

Des instructions sont données pour que Léon Mba soit transféré à Njolé, fief électoral de Aubame. Mais du fait de violentes pluies, le président déchu est amené à Lambaréné, à 250 kilomètres de Libreville. Le nouveau chef du gouvernement, Aubame, prend rapidement contact avec l’ambassadeur français, Paul Cousseran, afin de lui assurer que les biens des ressortissants étrangers seront protégés et éviter ainsi toute intervention militaire.

De plus, sous son régime, les Européens jouissaient d’un traitement particulièrement amical. Les autorités françaises décident donc, en conformité avec des accords franco-gabonais signés, de rétablir le gouvernement légal. Toutefois, l’intervention ne peut être déclenchée sans une requête officielle du chef d'État gabonais. Léon Mba étant constitutionnellement « empêché », les Français font appel au vice-président gabonais, Paul Marie Yembit, qui n’avait pas été arrêté. Mais celui-ci reste introuvable ; il est donc décidé de rédiger une lettre anti-datée que Yembit signerait plus tard. Ainsi, dans la nuit du 18 au 19, les troupes françaises de Dakar et Brazzaville débarquent à Libreville et rétablissent Mba au pouvoir. Les combats ont fait un mort du côté français, et 15 à 25 du côté gabonais.

Réinstallé au pouvoir, Léon Mba refuse de considérer que le coup d’État était dirigé contre lui et son régime. Pour lui, il s’agissait d’un complot contre l’État. Rapidement pourtant, des manifestions anti-gouvernementales ont lieu avec des slogans comme « Léon Mba, président des Français ! » ou réclamant la fin de la « dictature ». Elles se solidarisent avec Aubame lorsque le 23 mars, il est inculpé. Bien que certainement innocent des préparatifs du coup d’État, ce dernier est condamné à l’issu d’un procès, à 10 ans de travaux forcés et 10 ans d’interdiction de séjour.

Malgré ces évènements, les élections législatives d’avril 1964, prévues avant le putsch, sont maintenues. L’opposition se voit privée de ses grandes figures, empêchées de participer au scrutin du fait de leur compromission dans le putsch. L’UDSG disparaît de la course électorale et l’opposition n’est composée que de partis sans envergure nationale, défendant la démocratie ou des intérêts régionaux. Cette dernière remporte toutefois, dans un scrutin de liste majoritaire à un tour, 46% des suffrages et 16 sièges sur 47, tandis que le BDG reçoit 54% des suffrages et 31 sièges. Mais les signes de fraude sont nombreux et tout laisse à penser que l’opposition aurait dû remporter l’élection.

La situation ne s’améliore pas pour autant. Le 8 octobre 1964, l’ambassade américaine à Libreville rapporte que le « ‘règne de terreur’ qui avait débuté vers le 23 septembre continue sans diminuer. Des signes de troubles sont évidents et le peuple manifeste son mécontentement devant les mesures répressives de Mba. Hier, un groupe de prisonniers politiques a été promené nu à travers la ville et publiquement battu avec des clubs de golf et des crosses de fusils. A la session d’ouverture de l’Assemblée, deux députés ont été arrêtés et la police en recherche un troisième ». On assiste ainsi à une radicalisation du régime, Léon Mba ne s'étant jamais remis du putsch.

Pour le rassurer, une garde présidentielle, véritable troupe d’élite, est formée par un ancien barbouze français, Bob Maloubier, et cofinancée par les groupes pétroliers français. Ces derniers, installés dans le pays depuis 1957, avaient renforcé leurs intérêts en 1962 après la découverte et l'exploitation des premiers gisements off shore. Le Gabon devint une pièce majeure dans l'approvisionnement pétrolier de la France. Leur influence est telle que le PDG de l'Union générale des pétroles (devenu en 1967 ELF Aquitaine), Pierre Guillaumat, prit part à la décision de l’intervention militaire. D’ailleurs, le pétrolier gaulliste, Guy Ponsaillé, est nommé, par la suite, conseiller politique du président et devient le représentant des entreprises françaises auprès de Mba. Mais le président gabonais a peur ; il reste cloitré dans son palais présidentiel surprotégé. Ponsaillé parvient à le modérer dans ses décisions et le convainc de l’accompagner dans les provinces du pays afin de restaurer son image auprès des Gabonais.

À la suite de cet incident, Foccart fait nommer en mai 1965 à Libreville, « un colonialiste », Maurice Delauney, qui s’installe tel un véritable haut-commissaire. Tous ces français qui entourent, protègent et conseillent le président, forment ensemble le « clan des Gabonais ». Tous en étroites relations avec Foccart, ils assurent que les intérêts à long terme de la France soient protégés. Les anciens amis de Léon Mba, les forestiers, n’auront alors plus jamais l’influence qu’ils ont pu avoir ; Roland Bru est même invité par Paris, à ne plus retourner au Gabon.

Dès 1965, les Français cherchent un successeur à Léon Mba, vieillissant et malade. Ils le trouvent en la personne de Albert-Bernard Bongo, jeune chef de cabinet du président. Ce dernier est personnellement « testé » par le général de Gaulle en 1965, lors d’une visite à l’Élysée. Confirmé comme successeur, Bongo est nommé le 24 septembre 1965 ministre délégué à la présidence, mais occupe dans les faits les fonctions d’un Premier ministre.

En août 1966, Mba est hospitalisé à Paris et ne retourne plus au Gabon. Malgré son incapacité à gouverner, le président s’accroche au pouvoir ; ce n’est qu’après de longues insistances de Foccart, que Mba accepte, le 14 novembre 1966, de nommer Bongo vice-président à la place de Yembit, par un message radiotélévisé, enregistré dans sa chambre de l’hôpital Claude-Bernard à Paris. Une réforme constitutionnelle en février 1967 légitime le dauphin. Les préparatifs de la succession sont finalisés par des élections législatives et présidentielles anticipées, organisées le 19 mars 1967. Aucun opposant n’ose se présenter, Léon Mba est réélu avec 99,90% des suffrages tandis que le BDG remporte tous les sièges de l’Assemblée. Après s’être déplacé tant bien que mal à l’ambassade du Gabon afin de jurer sur la constitution, Mba décède le 28 novembre 1967 à l’hôpital, des suites de son cancer. Albert-Bernard Bongo lui succède constitutionnellement à la présidence.

En reconnaissance des soins qu'il avait reçus, le président Léon Mba avait souhaité offrir à la France un institut de médecine et d'épidémiologie appliquée. Encastré dans l’hôpital Claude Bernard à Paris, cet institut qui porte le nom de fondation Léon Mba est inaugurée en novembre 1971 par Albert-Bernard Bongo. Par ailleurs, sans dresser une liste complète des infrastructures lui rendant hommage au Gabon, nous pouvons néanmoins citer l’aéroport international Léon Mba ou encore le Palais Léon Mba où siègent les députés. Enfin, à l'occasion du 40e anniversaire de la disparition de son prédécesseur, le président Omar Bongo Ondimba a inauguré le 28 novembre 2007 à Libreville le tout nouveau mausolée dédié à la mémoire de celui qui fut son parrain politique.

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Source : Wikipedia