Luc Chatel

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Posté par woody 27/02/2009 @ 02:40

Tags : luc chatel, ministère de l'économie, gouvernement, politique

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Luc Chatel

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Luc-Marie Chatel, né le 15 août 1964 à Bethesda (Maryland, États-Unis), est un homme politique français, secrétaire d'État chargé de l'Industrie et de la Consommation auprès de la ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi depuis le 19 juin 2007, et porte-parole du gouvernement dans le deuxième gouvernement François Fillon après le remaniement ministériel du 18 mars 2008.

Il naît dans une famille haut-marnaise, d'un père amiral et d'une mère professeur de danse. Il commence des études de gestion à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et y obtient une maîtrise de sciences de gestion en 1987 puis un DESS de marketing en 1988. Il s'investit alors dans le syndicalisme étudiant. Diplomé, il intègre le groupe international de cosmétiques L'Oréal. Il travaille initialement dans le marketing puis aux ressources humaines et devient DRH d'une entité du groupe, poste qu'il occupe jusqu'en 2002.

Parallèlement à sa carrière professionnelle, il débute en politique au sein du Parti républicain puis de Démocratie Libérale, dont il intègre le bureau politique en 1998. En 1993, il devient conseiller municipal de Bayard-sur-Marne (Haute-Marne), d'où est originaire sa famille, puis conseiller municipal de Chaumont en 1996. En 1998, il devient premier vice-président du conseil régional de Champagne-Ardenne, poste qu'il occupera jusqu'en 2004.

Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 1ère circonscription de la Haute-Marne puis réélu en 2007, au premier tour avec 53,88% des voix. Il fait partie du groupe UMP. Au cours de son premier mandat de député, il avait été membre de la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale. Spécialiste des problèmes liés à la consommation, il a souvent été désigné rapporteur sur les projets de loi ou les propositions de loi relatifs à ce domaine, en particulier sur le projet de loi avorté relatif aux actions de groupes à la française (class actions). Les comptes rendus analytiques des débats à l'assemblée nationale aident à comprendre comment le Secrétaire d'État joue l'équilibriste entre les intérêts, souvent divergents, des consommateurs et ceux de certains grands groupes et lobbys. Concrètement, l'esprit de sa loi sur l'assistance téléphonique des fournisseurs d'accès à internet (FAI) est déjà contourné par Free et Cegetel.

En 2004, il devient secrétaire national puis porte-parole national de l'UMP. Au sein de ce parti, il est membre du mouvement Les Réformateurs.

Il est élu maire le 9 mars 2008,au 1er tour à Chaumont (Haute-Marne). En cela il conserve une assise stable dans le paysage politique local.

Luc Chatel se définit comme un libéral, considérant que la concurrence est le meilleur moyen de rendre l'économie florissante. En cela, il se place dans la droite ligne d'Alain Madelin et de Démocratie Libérale. Néanmoins, le 16 juin 2008, l'AFUL et l'April l'accusent vertement de favoriser des pratiques anticoncurrentielles, en incitant l'Assemblée Nationale à rejeter l'amendement 999 à la Loi pour la Modernisation de l'Économie, qui aurait rendu obligatoire l'affichage détaillé du prix des licences des logiciels pré-installés sur les ordinateurs vendus au grand public.

Il est marié et père de quatre enfants.

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Résultats par département des législatives françaises de 2002

Voici la liste des résultats par département des élections législatives françaises de 2002. En cas de triangulaires, le battu indiqué est le candidat arrivé deuxième et les scores au second tour sont mis en italiques.

Dans ce département alors dirigé par la droite, l'UMP réussit le grand-chelem, parvenant à enlever à la gauche la seule circonscription qu'elle détenait jusqu'à présent, celle de Bourg-en-Bresse où le député socialiste sortant André Godin est battu par le maire de la ville. Ce scrutin législatif est également marqué par le retrait de l'une des principales personnalités locales, Charles Millon, parti tenter sa chance dans le département voisin du Rhône. L'UMP Etienne Blanc réussit à garder à droite la circonscription de l'ancien ministre de la défense.

La gauche, alors majoritaire au conseil général, conserve de justesse la majorité des circonscriptions. Elle limite donc les pertes dans un département où Jean-Marie Le Pen était arrivé en tête, un mois plus tôt, au premier tour des élections présidentielles. La circonscription de Saint-Quentin est la seule à basculer, en raison de la victoire de l'UMP Xavier Bertrand sur la socialiste sortante. Au sud du département, la circonscription de Château-Thierry confirme le bien-fondé de sa réputation de place-forte de la droite départementale. Incapable de porter l'un de ses représentants locaux au second tour, la gauche y fut réduite à arbitrer le duel entre le secrétaire d'Etat aux PME Renaud Dutreil et un candidat d'extrême-droite. De son côté, élu précédemment sous l'étiquette MDC, Jacques Desallangre a abandonné le parti chevènementiste pour se présenter sous l'étiquette Divers gauche et l'a emporté malgré la concurrence, au premier tour, d'un candidat investi par le PS .

Département dont le conseil général est alors dirigé par la droite mais dont toutes les circonscriptions avaient été gagnées par la gauche en 1997, l'Allier est à l'occasion du scrutin législatif de 2002 le terrain d'un affrontement particulièrement équilibré entre droite et gauche. Dans trois des quatre circonscriptions du département, le vainqueur a obtenu moins de 51% des suffrages exprimés au second tour et, au terme de cette consultation électorale, les deux coalitions comptent le même nombre de député. Si le PCF ne parvient pas à conserver l'ancienne circonscription d'André Lajoinie, lequel ne se représentait pas, il sauve celle de Montluçon. Le PS pour sa part perd son seul et unique siège avec la défaite de François Colcombet contre le maire UMP de Moulins.

La gauche a frôlé la catastrophe mais sauve les meubles dans ce département dont elle détenait alors le conseil général et les deux circonscriptions. Tandis que le radical de gauche sortant Robert Honde est très largement battu dans la circonscription du nord et de l'ouest, l'ancien ministre socialiste Jean-Louis Bianco, par ailleurs président du conseil général, sauve in extremis son siège en recueillant moins de 51% des suffrages exprimés au second tour.

Droite et gauche parviennent à se neutraliser en faisant basculer chacune des deux circonscriptions aux dépens de la coalition adverse. Ainsi, l'UMP Henriette Martinez reprend le siège que lui avait enlevé le socialiste Daniel Chevallier en 1997, pendant que le radical de gauche Joël Giraud réussit à s'emparer, à la surprise générale, de la circonscription de Briançon. Il semble bénéficier des difficultés de la droite locale à s'organiser après le départ du sortant Patrick Ollier pour les Hauts-de-Seine.

Le département, alors présidé par l'UMP Christian Estrosi, confirme son ancrage à droite puisque celle-ci y réalise le grand chelem, enlevant à la gauche la seule circonscription qu'elle détenait jusqu'ici, celle du vert André Aschieri à Grasse. Le PS est rétrogradé au rang de troisième force politique des Alpes-Maritimes derrière le FN. En effet, dans plus de la moitié des circonscriptions, la gauche ne parvient pas à franchir le premier tour et doit arbitrer des duels entre la droite et l'extrême-droite. Fort du très bon résultat obtenu par Jean-Marie Le Pen lors du premier tour des précédentes élections présidentielles (25,99%), le FN réalise une nouvelle fois l'une de ses meilleurs performances dans les Alpes-Maritimes. Ses représentants se qualifient pour le second tour dans six circonscriptions sur neuf. Ils sont toutefois largement battus par les candidats UMP dans cinq d'entre elles, tandis que la plus célèbre des frontistes locaux, Marie-France Stirbois, doit se contenter de la troisième place à Nice, dans la deuxième circonscription, la seule du département dont le sort est déterminé au terme d'une triangulaire.

A la faveur de la "vague bleue" enregistrée au plan national, l'UMP fait basculer deux circonscriptions dans ce département dirigé par la gauche et où celle-ci avait réalisé le grand chelem en 1997. Dans la circonscription d'Aubenas, dans le sud-ouest, le socialiste sortant Stéphane Alaize est sanctionné, tandis que dans le secteur de Tournon, dans le nord, le radical de gauche sortant Jean Pontier a dû renoncer, faute d'investiture.

Penchant historiquement plutôt à gauche, les Ardennes connaissent une progression tendancielle de la droite, encore renforcée par l'état du rapport de force droite/gauche au plan national. La défaite de la député-maire socialiste sortante de Charleville-Mézières dans la première circonscription s'ajoute à la réélection facile de l'UMP Jean-Luc Warsmann dans le sud-est pour assurer à la droite la mainmise sur deux des trois circonscriptions. En revanche, le nord du département reste une place-forte de la gauche.

L'hégémonie exercée par le PS sur les terres ariégeoises n'est en rien affectée par l'échec de la gauche au niveau national. Bénéficiant d'une majorité pléthorique au conseil général (vingt élus sur vingt-deux), les socialistes conservent sans difficulté les deux circonscriptions du département.

Le département reste fidèle à sa réputation de bastion de la droite, cette dernière y rééditant le grand chelem en gardant les trois circonscriptions auboises avec environ 60% des suffrages exprimés au second tour, alors qu'elle avait dû passer l'épreuve de deux triangulaires en 1997. La retraite politique de l'ancien ministre gaulliste Robert Galley n'a semble-t-il pas affaibli la droite dans le sud du département, tandis que le maire chiraquien de Troyes François Baroin était aisément réélu dans l'est.

Le département reste fidèle à ses habitudes électorales en accordant une fois de plus ses faveurs au PS. Un mois après avoir placé Lionel Jospin en tête du premier tour des élections présidentielles, les électeurs audois reconduisent les trois députés socialistes sortants, bien qu'avec des scores inférieurs à ceux qu'ils avaient réalisés en 1997. L'érosion est davantage marquée dans les circonscriptions du centre et de la côte méditerranéenne. Celle de Castelnaudary et Limoux, dans l'intérieur des terres, est celle où la gauche résiste le mieux.

Dans ce fief historique de la droite, l'UMP, qui dirige l'assemblée départementale, réalise le grand chelem grâce à l'élection de Serge Roques, maire de Villefranche de Rouergue, dans la circonscription de l'ouest, dont le député radical de gauche sortant ne se représentait pas. La droite aveyronnaise conserve facilement les deux autres sièges, dans les secteurs de Millau, plutôt gaulliste, et de Rodez, de tradition démocrate-chrétienne.

Bien que minoritaire au conseil général, alors présidé par le socialiste Jean-Noël Guérini, la droite conforte son emprise sur la délégation parlementaire des Bouches-du-Rhône. Elle bénéficie entre autres des contre-performances de la gauche, déjà observées lors des élections présidentielles. Au cours de la précédente législature, la droite avait la mainmise sur neuf sièges contre sept pour la gauche. Au terme du scrutin de 2002, le rapport de force est de douze contre quatre. Ceci est la conséquence de la perte, par le PCF, de la circonscription de Gardanne et de celles, par le PS, des secteurs d'Istres et d'Arles. Ces trois sièges tombent dans l'escarcelle de l'UMP, laquelle conserve par ailleurs cinq des huit circonscriptions marseillaises, un an après la réélection de Jean-Claude Gaudin à la tête de la cité phocéenne. Dans ce département qui a placé Jean-Marie Le Pen en tête le 21 avril 2002, les candidats du FN sont en mesure de se maintenir au second tour dans six circonscriptions de la périphérie de Marseille. Une seule d'entre elles donne lieu à une triangulaire. Il s'agit de la huitième circonscription, gagnée par Christophe Masse, fils du député socialiste sortant qui ne se représentait pas.

La "vague bleue" déferle dans ce département situé politiquement au centre-droit. La droite peut ainsi prendre sa revanche après sa lourde défaite de 1997, année où elle avait dû abandonner cinq circonscriptions à la gauche. La seule députée de droite sortante, l'UMP Nicole Ameline est réélue dès le premier tour dans le nord-est, tandis que la maire de Caen Brigitte Le Brethon arrache la première circonscription au député socialiste en place. Les deux principales figures de la gauche locale disparaissent: Louis Mexandeau qui est battu, et Yvette Roudy qui ne se représentait pas. Dans ce département présidé par la centriste Anne d'Ornano, l'UDF, largement dominée par le nouveau parti présidentiel au plan national, tire son épingle du jeu en conquérant la moitié des circonscriptions, faisant ainsi jeu égal avec l'UMP.

L'ancienne terre électorale de Georges Pompidou, passée ensuite au chiraquisme (Jacques Chirac y a dépassé les 30% au premier tour des précédentes élections présidentielles, soit un score de plus de dix points supérieur à sa moyenne nationale) donne une majorité confortable aux deux députés UMP sortants. Alain Marleix est réélu dès le premier tour dans les arrondissements de Mauriac et de Saint-Flour, mais Yves Coussain ne le fut qu'au bout d'un second tour contre le maire socialiste d'Aurillac.

La gauche résiste à la "vague bleue". Sur les quatre circonscriptions du département, que le PS avait toutes gagnées en 1997, une seule est tombée dans le camp adverse, celle de Cognac, que le président UMP du conseil général Jacques Bobe a ravie par 50,54% des suffrages exprimés au second tour. C'est une fois encore dans la circonscription d'Angoulème-nord que la gauche fait son meilleur score départemental, le député-maire socialiste y est réélu avec près de 60% des voix.

Aidée par les vents dominants, la droite reprend possession de la majorité des sièges dans ce département qu'elle dirige et qui lui est souvent favorable. Elle conserve facilement les deux circonscriptions du sud, où elle est le mieux implantée, et reprend au PS celles de Rochefort et de Saintes, dans le nord du département. La gauche doit se contenter de son refuge de La Rochelle, le député-maire socialiste sortant y est réélu avec un score toutefois inférieur à celui de son prédécesseur, le radical de gauche Michel Crépeau, décédé au cours de la précédente législature.

La défaite du député socialiste sortant dans la circonscription de Saint-Amand-Montrond, dans le sud du département, inverse le rapport de force qui prévalait depuis 1997 entre les deux coalitions. Au terme du scrutin de 2002, la droite, alors majoritaire au conseil général, détient deux sièges sur trois. La gauche ne garde que la circonscription de Vierzon grâce à la bonne implantation du PCF local.

En dépit de la venue sur place de plusieurs personnalités de droite en vue au plan national (Bernadette Chirac et le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin), l'UMP ne réalise pas le grand chelem dans ce département hautement symbolique, celui du président de la République récemment réélu mais aussi du premier secrétaire du PS. En effet, François Hollande sauve l'honneur de son camp en se faisant réélire dans la circonscription de Tulle, tandis que le président UMP du conseil général est confortablement réélu dans l'ancienne circonscription de Jacques Chirac, dans l'est. La défaite du député socialiste sortant dans le secteur de Brive-la-Gaillarde fait basculer la majorité des sièges à droite.

Traditionnellement ancrée à droite, ce sont des considérations locales qui expliquent le succès de la gauche en Corse-du-Sud avec le basculement de la première circonscription. Un après avoir conquis la mairie d'Ajaccio, Simon Renucci (divers gauche) profite une nouvelle fois des rivalités au sein de la droite locale pour l'emporter sur le député UMP sortant et président de l'Assemblée territoriale. Dans la circonscription la plus au sud, et généralement la plus à droite, Camille de Rocca Serra reprend le siège autrefois occupé par son père, au terme d'un duel droite-droite. Les deux finalistes ont bénéficié de l'éparpillement des voix entre une multiplicité de candidatures au premier tour et ainsi devancé de justesse le député sortant investi par l'UMP.

Malgré ses divisions internes, le PRG consolide son emprise sur la Haute-Corse avec la victoire du président du conseil général Paul Giacobbi sur le député UMP sortant dans la circonscription de Calvi. Son grand rival Emile Zuccarelli est pour sa part réélu dans le secteur de Bastia, ville dont il est maire, contre un autre radical de gauche. Les deux députés PRG du département sont notamment en désaccord au sujet du "processus de Matignon" initié par Lionel Jospin. Farouchement hostile à toute négociation incluant les nationalistes, Emile Zuccarelli a soutenu la candidature de Jean-Pierre Chevènement aux élections présidentielles.

La droite consolide ses positions en Côte-d'Or, notamment dans le nord du département, où elle est mieux implantée, et s'offre le luxe de s'emparer de la circonscription de Beaune, dans le sud, aux dépens de l'ancien ministre socialiste François Patriat. Elu maire de Dijon un an plus tôt, François Rebsamen échoue dans son entreprise visant à prendre à l'UMP le siège de l'ancien ministre gaulliste Robert Poujade. La gauche doit se contenter du secteur de secteur de Dijon-sud. Resté fidèle au parti de François Bayrou, le centriste François Sauvadet est réélu dès le premier tour dans le nord-ouest.

La gauche a plutôt bien résisté dans ce département qu'elle dirige et qui est, en Bretagne, celui qui lui est le plus favorable. Si elle perd la circonscription de Lamballe au profit de l'UMP Marc Le Fur, l'addition aurait pu être plus salée. Effectivement, elle conserve in extremis, par moins de 51% des voix au second tour, celles de Lannion et de Dinan. Au sein de la gauche, le PS prend un siège au PCF, celui de l'ancien député communiste Félix Leyzour qui ne se représentait pas. En effet, la candidate socialiste a gagné la primaire puis décroché le siège dans le secteur de Guingamp.

Les équilibres politiques sont une fois encore respectées dans ce département, les deux députés sortants issus des deux grandes formations nationales étant réélus avec des scores comparables. Ainsi, le député-maire socialiste de Guéret est reconduit dans l'ouest, tandis que le député UMP en place l'emporte sur le maire PS d'Aubusson dans l'est.

La gauche doit céder la moitié des circonscriptions dans ce département qu'elle dirige et où elle avait réalisé le grand chelem en 1997. Dans le secteur de Bergerac, dans le sud, l'UMP Daniel Garrigue a tiré profit des querelles déchirant le camp adverse, le PS ayant investi sa propre candidate contre le député chevènementiste sortant, lequel fut, par conséquent, éliminé au premier tour. Dans le nord du département, le maire UMP de Nontron retrouve son siège, privant le PCF de son seul député en Dordogne.

Les résultats de ce scrutin législatif confirment les inquiétudes que pouvait nourrir la gauche dans ce département qui avait placé Jean-Marie Le Pen en tête, avec cinq points d'avance sur Lionel Jospin, le 21 avril 2002. Elle perd trois des quatre sièges qu'elle détenait durant la précédente législature. La défaite la plus symbolique de cette déroute de la gauche dans le Doubs est celle de l'ancien ministre socialiste des Affaires européennes Pierre Moscovici dans la circonscription la plus ouvrière, celle de Sochaux et Audincourt dans le nord est, où la gauche était habituée à faire ses meilleurs scores. De son côté, à Besançon, le député-maire socialiste sortant est battu par le président UMP du conseil général. Seule Paulette Guinchard-Kunstler, ancienne secrétaire d'Etat aux personnes agées et aux handicapés, sauve la gauche d'une bérézina, par sa victoire dans le secteur de Besançon-est. Le maire UMP de Pontarlier triomphe logiquement dans la circonscription du sud, qui vote traditionnellement à droite.

Un mois après le premier tour des élections présidentielles où Lionel Jospin n'a obtenu que 13,95% des voix, le PS perd trois des quatre circonscriptions de la Drôme alors qu'il les avait toutes gagnées en 1997. Seul Eric Besson parvient à sauver son siège, en évinçant le maire UMP de Montélimar. Il a bénéficié des divisions de la droite locale. C'est au nord du département, dans les secteurs de Valence et de Romans-sur-Isère, que la droite fait ses meilleures performances.

Dans ce département qu'elle dirige mais qui suit souvent les vents dominants au plan national, la gauche perd deux de ses trois sièges et ne sauve que celui de Louviers, dans le nord. Resté fidèle au parti centriste, Hervé Morin est confortablement réélu dans l'ouest, circonscription qu'il avait conquise à la faveur d'une élection partielle contre le président socialiste du conseil général. Très proche de Jacques Chirac, Jean-Louis Debré, jusqu'ici président du groupe RPR à l'Assemblée nationale, conserve son siège de parlementaire un an après avoir pris la direction de la mairie d'Evreux.

La droite triomphe en réalisant le grand chelem dans ce département, il est vrai plutôt conservateur et où la gauche avait obtenu des succès inattendus en 1997. Ainsi, le député socialiste sortant échoue contre le maire UMP de Chartres, tout comme l'ancien secrétaire d'Etat François Huwart dans son fief de Nogent-le-Rotrou, et la députée verte sortante, Marie-Hélène Aubert, sévèrement sanctionnée dans le sud-est, face au maire UMP de Chateaudun.

La gauche perd pied sur la pointe bretonne, dans un département pourtant dirigé par le PS. Celui-ci perd trois circonscriptions sur les six qu'il détenait jusqu'ici. L'avantage est donc désormais à la droite avec cinq sièges contre trois à la gauche. Les secteurs qui ont basculé sont ceux de Brest-ouest, de Chateaulin dans le centre et de Douarnenez dans le sud-ouest. Cependant, à l'exception de la cinquième circonscription, les écarts sont assez limités, ce qui laisse envisager la possibilité de nouveaux changements.

C'est une véritable "déferlante bleue" qui s'est abattue sur le Gard, département dirigé par la gauche et où celle-ci avait raflé tous les sièges en 1997. Le grand perdant du scrutin est le PCF, défait dans ses fiefs d'Alès et de Nîmes. Pour les communistes, ces échecs s'ajoutent à la perte de la mairie de Nîmes un an plus tôt. Le PS, quant à lui, doit céder les circonscriptions de Vauvert et Villeneuve-lès-Avignon, sur la fange est, à la faveur de triangulaires impliquant le FN. Le président socialiste du conseil général Damien Alary, réélu dans le nord-ouest, est le seul rescapé.

Ancienne terre d'élection de Lionel Jospin, la Haute-Garonne reste un "département rose". Hormis Yvette Benayoun Nakache, tous les députés socialistes sortants retrouvent leurs sièges. Ainsi, seules les deux circonscriptions du centre de Toulouse, dont celle de Philippe Douste-Blazy, élu maire un an plus tôt, échappent au PS. Ces deux secteurs étant également ceux où les résultats ont été les plus serrés, la perspective d'un grand chelem socialiste n'est pas à exclure à l'avenir, d'autant que le score de Philippe Douste-Blazy est inférieur à celui de son prédécesseur centriste Dominique Baudis. C'est dans la circonscription pyrénéenne de Saint-Gaudens que la gauche réalise son meilleur score.

Dans ce fief socialiste, rare département à avoir placé Lionel Jospin en tête le 21 avril 2002, la gauche doit concéder l'un de ses deux sièges, celui de la circonscription de Condom dans le nord. En revanche, le président socialiste du conseil général Philippe Martin est facilement élu dans le secteur d'Auch, dans le sud, celui où la gauche est le mieux implantée.

La gauche girondine n'est pas épargnée par la "vague bleue", bien qu'elle limite les dommages en préservant cinq sièges. Au terme de ce scrutin, la droite ayant six députés élus dans ce département, le rapport de force entre les deux coalitions est relativement équilibré. Ce sont dans les zones les moins urbaines que les pertes du PS sont les plus importantes, puisqu'il perd les circonscriptions de Blanquefort dans le nord-ouest, d'Arcachon dans le sud, de Langon et de Libourne dans l'est. Hormis le secteur de Bordeaux-sud, où l'ancien candidat vert à l'élection présidentielle Noël Mamère est réélu, c'est dans la préfecture girondine que la droite obtient ses meilleurs scores départementaux. Maire de Bordeaux et principal artisan de la création de l'UMP, l'ancien Premier ministre Alain Juppé frôle la réélection dès le premier tour.

C'est une cuisante défaite qu'essuie la gauche dans ce département qu'elle dirige et dont le PS est la force politique dominante. C'est pas mois de cinq circonscriptions qui basculent à droite. Même le députe-maire socialiste de Montpellier Georges Frêche ne retrouve pas son siège. C'est dans la partie sud du département que la poussée à droite est la moins forte: le communiste François Liberti est réélu de justesse à Sète et le socialiste Kléber Mesquida garde à gauche le secteur de Pézenas. C'est également dans la moitié sud que le FN réalise ses meilleurs performances, puisqu'il provoque deux triangulaires dans les circonscriptions de Sète et de Béziers.

La droite accroit son emprise sur la délégation parlementaire d'Ille-et-Vilaine, département qu'elle dirige par ailleurs. L'UMP s'empare de la circonscription de Rennes-ouest aux dépens du député socialiste sortant Marcel Rogemont, et conforte ses positions dans les zones rurales, mis à part le secteur de Redon dans le sud-ouest où Alain Madelin, ancien candidat DL à l'élection présidentielle a bien failli ne pas retrouver son siège. C'est une fois encore dans l'agglomération rennaise que la gauche résiste le mieux, le PS y garde deux sièges.

La droite frôle le carton plein dans ce département qu'elle dirige mais où le rapport de force entre les deux grandes coalitions est généralement équilibré. Elle parvient à prendre au PS la circonscription de Chateauroux et échoue de peu à faire basculer celle du Blanc, dans l'ouest. Pour sa part, le maire socialiste d'Issoudun et ancien ministre André Laignel est largement battu par le député UMP sortant.

L'Indre-et-Loire est submergé par la "vague bleue". Effectivement, l'UMP y réalise le grand chelem en enlevant au PS les circonscriptions de l'est et du sud, c'est-à-dire celles d'Amboise, de Montbazon et de Joué-lès-Tours. Ministre délégué aux Affaires européennes, Renaud Donnedieu de Vabres conserve son siège de Tours, tandis que Philippe Briand est aisément réélu dans le nord-ouest, zone où la droite est particulièrement bien implantée.

Les grands équilibres politiques locaux sont maintenus dans ce département qui penche à gauche. Tous les députés sortants sont reconduits, sauf dans la circonscription de Vienne où le socialiste Louis Mermaz ne se représentait pas. Les difficultés de la gauche à organiser la succession, l'ancien ministre controversé Christian Nucci s'étant présenté contre le candidat vert soutenu par le PS, sont l'une des raisons du basculement à droite de ce siège. C'est dans le nord que la droite fait ses meilleurs scores tandis que la gauche reste davantage implantée dans le sud.

En faisant chuter une figure de la gauche, la secrétaire nationale des Verts et ancienne ministre Dominique Voynet, dans la circonscription de Dôle dans le nord, l'UMP Jean-Marie Sermier permet à la droite de réaliser le grand chelem dans ce département plutôt conservateur. Plus au sud, les députés UMP sortants sont facilement réélus.

Les trois députés socialistes sortants sont reconduits dans ce département ancré à gauche. La principale figure locale, le président du conseil général Henri Emmanuelli est celui dont la réélection est la plus confortable, en franchissant la barre des 60%. Le secteur de Saint-Sever dans le sud-est est celui où les positions tenues par le PS sont les plus solides.

Dans ce fief centriste, les fidèles de François Bayrou obtiennent de beaux succès, certes facilités par l'absence de concurrents UMP. Non seulement Maurice Leroy est réélu dès le premier tour dans le secteur de Vendôme, mais Nicolas Perruchot, tombeur de Jack Lang aux élections municipales un an auparavant, prive la gauche de son seul siège, à Blois. Pour sa part, le député UMP sortant Patrice Martin-Lalande est réélu en venant à bout de la maire socialiste de Romorantin-Lanthenay.

Les pertes par le PS de la circonscription de Saint-Étienne-nord et par le PCF de celle de Firminy rendent possible un grand chelem de la droite. Toutefois, à la différence d'autres départements, la Loire ne voit pas tous ses sièges raflés par l'UMP puisque le parti centriste s'impose à Saint-Étienne-nord et dans le secteur de Saint-Chamond. Président du conseil général, Pascal Clément est réélu dès le premier tour dans la circonscription qui longe la bordure orientale du département.

La Haute-Loire reste un bastion de la droite. Les deux députés UMP sortants sont réélus avec de larges majorités. Dans la circonscription de l'est, le président du conseil général Jacques Barrot frôle la victoire dès le premier tour. Dans l'ouest, la maire socialiste du Puy-en-Velay ne réédite pas son succès des élections municipales de l'année précédente.

Le rapport de force entre les deux coalitions est inversé par rapport à celui qui prévalait précédemment : la droite détient six sièges contre quatre pour la gauche. Ceci est dû au basculement vers la majorité présidentielle des circonscriptions de Nantes-ouest et de Guérande dans le nord-ouest. C'est autour de l'estuaire de la Loire et dans l'agglomération nantaise que la gauche reste le mieux implantée, comme en témoigne le succès de Jean-Marc Ayrault. Seul député socialiste métropolitain élu dès le premier tour, le maire de Nantes peut ainsi conforter sa position à la tête du groupe PS à l'Assemblée nationale. Les quatre députés UMP sortants sont facilement réélus, en étant parfois dispensés d'un second tour, tels Michel Hunault dans le nord-est et Serge Poignant dans le sud-est.

Comme attendu, le Loiret accorde une fois de plus ses faveurs à la droite. Comme en 1997, celle-ci enlève tous les sièges dans ce département solidement ancré à droite. Ils tombent dans l'escarcelle de l'UMP dont les candidats recueillent des scores avoisinant les 60% au second tour. Parmi eux, Serge Grouard transforme l'essai après sa conquête de la mairie d'Orléans un an auparavant aux dépens du PS.

Dans ce département de tradition radicale-socialiste, le PRG perd la circonscription du sud-est. En effet, Daniel Maury échoue de justesse à prendre la succession du radical de gauche Bernard Charles, lequel ne se représentait pas. Il est défait par le maire UDF de Cahors. En revanche, dans le secteur de Figeac, le député socialiste sortant est reconduit.

Le basculement politique à droite est général dans le Lot-et-Garonne. Bien qu'étant à la tête des trois principales municipalités du département, aucun des trois députés socialistes sortants ne retrouvent son siège parlementaire. Le plus sévèrement sanctionné est le maire de Marmande Gérard Gouzes, dans la circonscription du nord-ouest.

Fidèle à ses habitudes électorales, la Lozère choisit la droite. Le député socialiste sortant Jean-Claude Chazal perd le siège qu'il avait conquis de haute lutte en 1997, et ce en dépit des divisions qui ont déchiré le camp adverse. En effet, au premier tour, Francis Saint-Léger a dû venir à bout du candidat investi par l'UMP, mais ensuite les reports de voix se sont semble-t-il bien faits. Dans l'ouest, le siège de Jacques Blanc, alors président du conseil régional du Languedoc-Roussillon devenu sénateur, est attribué à l'UMP Pierre Morel à l'Huissier dès le premier tour.

La droite consolide sa mainmise sur ce département qui lui est généralement acquis en prenant la circonscription de Saumur au maire vert Jean-Michel Marchand, la seule qui lui avait échappée en 1997. De plus, tous les élus centristes du département ayant rejoint le nouveau parti présidentiel, celui-ci se trouve en situation de quasi-monopole. Si la droite améliore son score dans tous les secteurs, c'est l'ancien ministre des Affaires étrangères Hervé de Charette qui réussit la meilleur performance, dans la circonscription d'Angers-ouest.

Dans ce bastion de la droite, ces élections législatives de 2002 se soldent par un grand chelem de la majorité présidentielle. La gauche ne parvient même pas à sauvegarder son refuge de Cherbourg, le député-maire socialiste sortant y étant devancé d'une courte-tête. Les députés UMP sortants sont tous très confortablement réélus, parfois dès le premier tour tels Jean-Claude Lemoine dans l'est et René André dans le sud.

La droite règne toujours sans partage sur la Marne puisque, comme en 1997, elle emporte tous les sièges. Deux de ses députés sortants sont réélus dès le premier tour: l'UMP Bruno Bourg-Broc dans le nord est et le centriste Charles de Courson resté fidèle à l'UDF dans le sud. C'est à Reims que la compétition fut la plus disputée, et parfois interne à la droite comme dans la deuxième circonscription où la dissidente Catherine Vautrin dû passer l'épreuve d'une primaire l'opposant aux candidats investis par l'UMP et par l'UDF.

Les deux sièges de ce département plutôt conservateur reviennent à l'UMP. L'élection de Luc Chatel dans le secteur de Chaumont, au sud, permet à la droite de reprendre ce siège sur la gauche. Dans la circonscription du nord, remportée par le maire UMP de Saint-Dizier, la gauche en est réduite à arbitrer l'affrontement entre la droite et le FN. Il est à noter qu'en Haute-Marne Jean-Marie Le Pen était arrivé en tête au premier tour de l'élection présidentielle, un mois auparavant, avec 22,42% des suffrages.

Le renouvellement du personnel politique en Mayenne ne modifie pas la couleur politique du département, lequel reste un bastion inexpugnable de la droite. Dans les circonscriptions de Château-Gontier et de Mayenne, dont les députés sortants ne se représentaient pas, les candidats investis par l'UMP sortent vainqueurs. L'un d'eux l'emporte au terme d'un duel avec le représentant de l'UDF. Vétéran des élus départementaux, le député-maire UMP de Laval François d'Aubert est reconduit dès le premier tour.

La "vague bleue" recouvre presque intégralement la Meurthe-et-Moselle, département pourtant dirigé par la gauche et où celle-ci détenait jusqu'ici la majorité des sièges. Parmi les cinq députés socialistes sortants, seul Jean-Yves Le Déaut rempile, dans le secteur de Pont-à-Mousson. Les circonscriptions qui basculent à droite sont celles de Nancy-est, de Vandoeuvre-lès-Nancy, de Toul et de Longwy.

Tirant parti des conflits internes à la droite locale, les deux députés socialistes sortants surnagent malgré la "vague bleue" observée au plan national. Ceci est d'autant plus notable que la Meuse est un département qui le plus souvent penche à droite. Au sud, dans la circonscription de Bar-le-Duc, le candidat UMP n'a semble-t-il pas bénéficié d'un bon report des voix de son concurrent divers droite du premier tour. Plus au nord, la guerre fratricide entre le candidat UMP et le maire pasquaïen de Verdun Arsène Lux a manifestement laissé des traces, rendant difficile le rassemblement des électeurs de droite au second tour.

C'est une grande stabilité politique qui caractérise ce scrutin de juin 2002 dans le Morbihan, réputé pour être le plus conservateur des départements bretons. Ainsi le rapport de force est toujours de cinq sièges pour la droite contre un pour la gauche. Le secteur de Lorient fait toujours office de réduit socialiste grâce à la victoire in extremis du député sortant Jean-Yves Le Drian. Les circonscriptions qui longent le golfe, celle de Vannes et d'Auray, sont celles qui ont le plus massivement voté à droite.

2002 restera un grand crû pour la droite mosellane. Elle dénombre huit sièges contre quatre au cours de la précédente législature. Si la gauche conserve deux des circonscriptions de l'ancien bassin minier lorrain, en l'occurrence celles de Rombas et de Moyeuvre-Grande, elle doit abandonner celle de Metz-nord-ouest et, dans la partie est du département, celles de Sarrebourg, de Sarreguemines et de Forbach. Les députés UMP sortants sont aisément réélus, dont un après un duel avec le candidat du FN au second tour. Le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen avait distancé tous ses concurrents dans ce département, recueillant 23,67% des suffrages.

L'ancienne terre électorale de François Mitterrand reste une zone de prédilection pour le PS. Les candidats socialistes sont élus dans les trois circonscriptions avec plus de dix points d'avance sur leurs challengers UMP. Les écarts étaient toutefois encore plus importants en 1997 et c'est dans le secteur de Nevers que l'érosion de la gauche est la plus marquée.

Département historiquement ancré à gauche mais où Lionel Jospin n'est arrivé qu'en troisième position le 21 avril 2002 avec un score supérieur à sa moyenne nationale de seulement quelques dixièmes de points, le Nord connait en 2002 une sensible poussée à droite. Le rapport de force qui s'établissait précédemment à dix-huit sièges pour la gauche contre six pour la droite a laissé place à une égalité parfaite, douze sièges partout. Pour le PS, principale force politique locale, le bilan est globalement négatif. S'il ravit la circonscription de Valenciennes-sud à son allié communiste et s'il récupère celle de Dunkerque-est qu'il avait dû concéder à la droite à l'occasion d'une élection partielle, il trébuche dans plusieurs secteurs qui lui semblaient assurés, notamment dans l'agglomération lilloise (Lille-nord, Seclin, Roubaix-ouest, Tourcoing-nord) mais aussi dans la circonscription de Bourbourg, dans la partie septentrionale du département. A cela s'ajoute l'échec du secrétaire d'Etat vert Guy Hascoët à Roubaix-est. Mais la défaite la plus symbolique de ce recul de la gauche dans ces terres ouvrières du Nord est celle de la maire de Lille et ancienne emblématique ministre de l'Emploi Martine Aubry, battue par un jeune inconnu dans une circonscription où elle avait recueilli plus de 60% des voix en 1997. De son côté, le FN ne parvient à provoquer aucune triangulaire, mais se hisse au second tour dans le cadre de duels avec le PS à Dunkerque-ouest, et avec l'UMP dans le secteur de Maubeuge. D'une manière générale, l'extrême-droite ne retrouve pas les scores qui avaient permis à Jean-Marie Le Pen d'arriver en première position le 21 avril 2002.

La gauche est passée tout près du scénario catastrophe dans l'Oise. Elle a bien failli perdre l'ensemble des cinq sièges qu'elle détenait jusqu'ici, mais finalement sauve de justesse, par seulement 50,50% des suffrages, celui de Creil-sud. Ce sont les quatre circonscriptions de la moitié nord-ouest du département qui basculent à droite. L'une d'elles, celle de Beauvais-sud, est gagnée par le président UMP du conseil général Jean-François Mancel. Dans le secteur de Clermont, le vainqueur UMP Edouard Courtial a vu sa tache facilitée par les déchirures au sein de la gauche, le PS ayant investi son propre candidat contre le député divers gauche sortant.

Une nouvelle fois, la droite triomphe dans ce département qu'elle dirige et qui lui accorde très souvent ses faveurs. Les trois députés sortants sont confortablement réélus, et d'eux d'entre eux s'offrent le luxe d'une victoire dès le premier tour : Jean-Claude Lenoir dans l'est et Sylvia Bassot dans le nord.

Dans ce bastion socialiste qu'est le Pas-de-Calais, la gauche offre une résistance plus solide que dans le département voisin du Nord. La droite doit se contenter d'une seule prise sur le camp adverse. Il s'agit de la circonscription de Béthune où l'UMP André Flajolet a bénéficié des querelles intestines à la gauche locale et du "parachutage" manqué de l'ancienne ministre socialiste Marie-Noëlle Lienemann, investie en dépit de la candidature du député chevènementiste sortant. Autre figure nationale qui a fait irruption sur la scène politique locale, Jack Lang a eu plus de réussite que son ancienne collègue du gouvernement Jospin, puisqu'il l'emporte dans le secteur de Boulogne-sur-Mer. La gauche dispose donc d'un total de douze sièges contre seulement deux pour la droite. Plus grave pour cette dernière, elle est toujours quasiment absente de l'ancien bassin minier. En effet, les candidats UMP n'ont pas été en mesure de se maintenir au second tour dans les circonscriptions de Cambrin, de Liévin, de Lens et d'Hénin-Beaumont. Dans cette zone qui a subi de plein fouet les effets des restructurations industrielles, le FN fait figure de principale force d'opposition au PS local. La fille du leader frontiste Marine Le Pen est celle des candidats d'extrême-droite qui obtient le score le plus élevé.

Les grands équilibres politiques locaux restent inchangés dans ce département dominé par le PS, si l'on excepte la conquête par le PCF de la circonscription de Thiers, le long de la bordure orientale du département, aux dépens du PS. Le candidat communiste s'est imposé après une primaire qui l'a opposé à la candidate socialiste qui n'a pas su prendre la succession du député PS sortant. Pour sa part, l'UMP Louis Giscard d'Estaing n'a pas connu les mêmes difficultés pour prendre la suite de son père, l'ancien Président de la République, dans le secteur de Chamalières, dans l'ouest. Celui-ci est toujours le seul du Puy-de-Dôme a accordé sa confiance à la droite.

Dans ce fief démocrate-chrétien, l'UDF fait jeu égal avec les deux grandes forces politiques nationales. Ancien président du conseil général, le chef du parti centriste François Bayrou reprend le siège qu'il avait dû abandonner trois ans plus tôt lors de son élection au Parlement européen. Mieux implanté dans le nord du département, le PS garde les circonscriptions de Pau-ouest et de Jurançon, mais perd celle de Bayonne où le député socialiste sortant est largement distancé. Elle échoit à l'UMP Jean Grenet et s'ajoute à celle de Biarritz où la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie frôle la victoire dès le premier tour.

A contre-courant des vents dominants au plan national, la gauche locale consolide son emprise sur la délégation parlementaire des Hautes-Pyrénées, département dont elle dirige le conseil général. Effectivement elle s'empare du seul siège qui lui échappait jusqu'ici, celui de Philippe Douste-Blazy qui est parti tenté sa chance dans la Haute-Garonne voisine. Il revient à la radicale de gauche Chantal Robin-Rodrigo. C'est l'ancien ministre socialiste Jean Glavany qui recueille le meilleur score, dans la circonscription du nord-ouest.

A la faveur de la "vague bleue", la droite enlève trois des quatre sièges des Pyrénées-Orientales à la gauche. La circonscription de Céret, dans le sud-est, est la seule à reconduire un député socialiste. L'UMP obtient son plus beau succès dans le secteur de Perpignan, si l'on se réfère aux suffrages recueillis, mais sa victoire la plus forte symboliquement est celle obtenue sur le président socialiste du conseil général Christian Bourquin dans la circonscription de Prades.

Pour la deuxième fois consécutive, la droite manque de très peu le grand chelem dans ce département où elle exerce une position dominante. C'est la circonscription de Strasbourg-centre qui lui échappe de nouveau, le député socialiste sortant y étant réélu avec une faible marge puisqu'il récolte 50,21% des voix. La capitale alsacienne, dont la mairie a basculée à droite en 2001, est effectivement le lieu où la compétition est la plus disputée. Ses deux anciens maires socialistes Catherine Trautmann et Roland Ries sont néanmoins battus. Dans le reste du département, la droite se trouve en situation de quasi-monopole. Quatre de ses députés sortants sont élus dès le premier tour, parmi lesquels Emile Blessig qui est resté fidèle à l'UDF. Dans le secteur de Haguenau, la véritable compétition fut interne à la droite et se solda par la victoire du candidat investi par l'UMP. Dans celui de Sélestat, le second tour se résuma en un affrontement entre la droite et l'extrême-droite. Le Bas-Rhin est l'un des départements où Jean-Marie Le Pen est arrivé en tête le 21 avril 2002, avec 23,38% des suffrages.

La droite caracole en tête dans l'ensemble des circonscriptions et prive la gauche des deux sièges que le PS avait arraché en 1997, ceux de Mulhouse-sud et de Cernay. Dans les première et troisième circonscriptions, il n'a suffit d'un seul tour pour que les députés UMP sortants soient reconduits. La gauche ne parvint à qualifier aucun de ses représentants pour le second tour dans les secteurs de Munster dans le nord-est et à Mulhouse-nord. Elle fut contrainte d'arbitrer un duel interne à la droite dans le premier cas, et un affrontement entre centristes et frontistes dans le second.

Dans ce département qu'elle dirige et où elle est régulièrement majoritaire, la droite conquiert une circonscription supplémentaire qui s'ajoute aux neufs qu'elle détenait jusqu'ici. En effet, l'UMP Georges Fenech s'impose dans le secteur de Givors, au sud, face au député socialiste sortant Gabriel Montcharmont. La gauche préserve ses quatre bastions rhodaniens les plus solides, dans la périphérie nord et est de l'agglomération lyonnaise, c'est-à-dire les secteurs de Villeurbanne, de Vaulx-en-Velin, de Vénissieux et de Meyzieu (dans le cadre d'une triangulaire impliquant le FN Bruno Gollnish dans ce dernier cas). Mais les espoirs que la gauche nourrissait à Lyon depuis la conquête de la mairie par le socialiste Gérard Collomb en 2001, sont déçus. Les quatre circonscriptions lyonnaises sont gagnées par la droite avec plus de dix points d'écart. Ancien président du conseil régional et ancien candidat à la mairie de Lyon, l'ex-UDF Charles Millon manque son "parachutage" contre son vieil ennemi Jean-Jack Queyranne. Dans le reste du département, notamment dans les zones les moins densément peuplées, l'UMP l'emporte haut la main.

Conformément à la tendance nationale, la Haute-Saône, bien que dirigée par la gauche, connait une forte poussée à droite. L'UMP s'octroie tous les sièges, faisant chuter les députés sortants Jean-Pierre Michel (divers gauche) et Jean-Paul Mariot (socialiste). De son côté, le député-maire UMP de Vesoul Alain Joyandet est aisément réélu dans la circonscription du sud.

Dans ce département qui évolue fréquemment au gré des rapports de force nationaux, la droite prend le dessus en enlevant à la gauche les circonscriptions d'Autun et de Paray-le-Monial, dans l'ouest. Si les UMP Gérard Voisin et Dominique Perben, alors garde des sceaux, sont confortablement réélus, respectivement dans les secteurs de Macon et de Chalon-sur-Saône, le socialiste Arnaud Montebourg, qui s'était illustré dans son combat pour la traduction en justice de Jacques Chirac, sort victorieux du duel qui l'opposait à l'avocat Francis Szpiner, connu pour sa proximité avec l'Elysée.

La "vague bleue" emporte toutes les circonscriptions de la Sarthe sur son passage. La gauche perd ainsi ses deux sièges et, dans ce contexte peu favorable, semble avoir rencontrée des difficultés pour assurer la transition après la retraite des deux députés socialistes sortants. En effet, les candidats investis par le PS pour prendre leur succession, dans les secteurs de La Flèche et de La Ferté Bernard, sont distancés de dix à treize points. Le ministre des Affaires sociales François Fillon, quant à lui, recueille la majorité des suffrages dès le premier tour.

Dans ce département qui accorde généralement sa préférence à la droite, les députés UMP sortants sont reconduits. Le ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard n'a eu besoin que d'un seul tour dans la circonscription du nord-est. Ses collègues obtiennent des scores avoisinant les 60% au second tour.

Comme attendu, la droite fait à nouveau carton plein en Haute-Savoie, l'un de ses fiefs. Qu'ils aient rejoint la nouvelle formation présidentielle ou qu'ils soient restés fidèles à leur parti d'origine, tel le maire UDF d'Annecy Bernard Bosson, ses quatre députés sortants qui sollicitaient un nouveau mandat franchissent la barre des 60% dans chacune de leurs circonscriptions. Dans le secteur de Bonneville, la succession est réussie puisque l'UMP Martial Saddier obtient un score supérieur à celui de son prédécesseur en 1997. C'est aussi celui où la gauche est la plus faible puisque pour la deuxième fois consécutive aucun de ses candidats n'a passé l'épreuve du premier tour.

Dans un contexte de forte poussée à droite au plan national, les résultats de la capitale sont atypiques. Le temps où sous le patronage de Jacques Chirac, alors maire, la droite parisienne triomphait sans se heurter à une réelle résistance est terminé. Un an après la conquête de l'Hôtel de ville par le socialiste Bertrand Delanoë, la gauche nourrissait de grandes ambitions pour ce scrutin législatif. Elles sont satisfaites puisqu'elle ravit trois circonscriptions à la droite et détient à présent la majorité des sièges: onze contre dix. Il s'agit de la première gagnée par la verte Martine Billard dans le centre de la capitale, de la quatorzième où l'ancien ministre vert Yves Cochet réussit son "atterrissage" depuis le Val-d'Oise en partie grâce au conflit interne à la droite entre la secrétaire d'Etat Dominique Versini et la députée sortante Nicole Catala, et enfin de la dix-septième que Françoise de Panafieu a préféré déserter pour se présenter et remporter la circonscription voisine. Hormis Jean de Gaulle, tous les députés de droite sont élus dans l'ouest parisien, c'est-à-dire dans les quartiers les plus riches. Lorsque la compétition fut interne à la droite, l'investiture de l'UMP n'a pas toujours suffit pour s'imposer. En effet, Françoise de Panafieu n'en a pas eu besoin pour prendre le siège de Bernard Pons. Elle bénéficia de son statut de maire de l'arrondissement qui constitue la plus grande partie de cette circonscription. Dans le secteur voisin, le député sortant Gilbert Gantier fut réélu sous l'étiquette UDF contre l'UMP Laurent Dominati venu de la première circonscription. Devenu pour la première fois de son histoire première force politique de la capitale, le PS n'éprouve aucune difficulté pour garder ses places fortes de l'est parisien. Il met d'ailleurs la main sur la sixième circonscription aux dépens de Georges Sarre, le bras droit de Jean-Pierre Chevènement.

La "vague bleue" déferle et fait de nombreuses "victimes" parmi les députés de gauche sortants de Seine-Maritime, département que la gauche dirige et qui lui est généralement favorable. Ainsi la droite décroche cinq sièges qui s'ajoutent aux trois qu'elle avait remportés en 1997. Ce sont les circonscriptions les moins densément peuplés qui ont basculé vers la majorité présidentielle: celles de Lillebonne, de Fécamp, d'Yvetot, de Dieppe et de Gournay-en-Bray. La gauche résiste un peu mieux dans les deux grandes agglomérations: le communiste Daniel Paul est réélu au Havre-nord de même que Laurent Fabius et ses collègues socialistes dans la périphérie de Rouen. Le PS a même été tout près de prendre le secteur de Rouen-centre.

L'UMP règne sans partage sur la Seine-et-Marne en reprenant à la gauche les quatre sièges que la droite avait laissé échapper en 1997. Elle conforte sa mainmise sur ce département dont elle dirige le conseil général. Les circonscriptions qui reviennent dans le giron de la droite sont celles de Meaux-nord, reprise par le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé, de Torcy, de Brie-Comte-Robert et de Melun-nord. Dans ce dernier secteur, l'UMP Yves Jégo a su tirer parti des divisions de la gauche locale, puisque une primaire particulièrement serrée s'y est livrée entre le candidat investi par le PS et le député chevènementiste sortant.

Comme prévu, la droite réalise le grand chelem dans les Yvelines, département qui est l'un de ceux où elle obtient fréquemment ses meilleurs scores. Ceci est rendu possible par la reconquête, par la droite, des circonscriptions de Mantes-la-Jolie et de Trappes, où l'ancienne ministre socialiste de la Culture Catherine Tasca s'incline. Dans le secteur du Chesnay, le second tour donna lieu à un affrontement interne à la droite dont la députée UDF sortante Anne-Marie Idrac sortit victorieuse aux dépens du représentant de l'UMP.

Aucun changement notable dans les équilibres politiques des Deux-Sèvres. Les deux circonscriptions du sud restent à gauche et celles du nord à droite. Dans la troisième circonscription, l'UMP Jean-Marie Morisset n'a eu besoin que d'un seul tour pour se faire réélire. Personnalité locale la plus connue au niveau national, l'ancienne ministre socialiste Ségolène Royal l'emporte avec dix point d'avance sur son concurrent, mais un score mois élevé qu'en 1997.

Le communiste Maxime Gremetz est le seul député de gauche à sauver son siège dans ce département qui d'habitude penche plutôt à gauche. Une cuisante défaite est infligée au PS dont les trois députés sortants sont battus. L'influence des chasseurs a semble-t-il beaucoup pesé dans l'échec du porte-parole du PS Vincent Peillon, qui était devenu l'une de leurs bêtes noires. Le candidat CPNT avait récolté 14,82% des voix au premier tour dans sa circonscription. Cette poussé à droite ne bénéficie pas seulement à l'UMP puisque l'UDF gagne deux sièges. Sa principale personnalité locale, le ministre centriste des Transports et maire d'Amiens Gilles de Robien est réélu dès le premier tour.

La défaite de la députée socialiste sortante Monique Collange dans le secteur de Mazamet, au sud, ramène les deux coalitions à égalité dans ce département dirigé par le PS. Dans la circonscription de Castres, le duel interne à la droite tourne à l'avantage du pasquaïen Philippe Folliot aux dépens du maire UMP.

L'UMP domine la scène politique varoise en raflant l'ensemble des sièges, au point que dans la plupart des circonscriptions l'enjeu principal fut la seconde place, convoitée tant par le PS que par le FN. Le second tour donna lieu à un duel droite/gauche dans les deux secteurs toulonnais, à un duel droite/extrême-droite dans ceux de La Valette-du-Var, de Fréjus et de La Seyne-sur-Mer, et à une triangulaire dans ceux de Draguignan et de Brignoles. Les trois députés socialistes sortants sont évincés, parmi lesquels Odette Casanova qui avait conquis la circonscription de Toulon-sud dans le cadre d'une partielle, suite à l'invalidation de l'élection du seul député FN élu en 1997, Jean-Marie Le Chevallier, alors maire de la ville. Le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen était arrivé premier dans le département avec 23,55% des voix.

La droite fait carton plein dans le Vaucluse. L'effondrement de la gauche en général et du PS en particulier, déjà noté au moment des élections présidentielles (Lionel Jospin n'a recueilli que 12,09% des suffrages exprimés) est confirmé. Les deux députés socialistes sortants s'inclinent dans les deux circonscriptions du sud, dont celle d'Avignon. Dans la partie nord du département le second tour vit s'opposer l'UMP et le FN, et la droite l'emporta y compris contre Jacques Bompard, le maire FN d'Orange. Avec 25,79% des suffrages, Jean-Marie Le Pen avait obtenu dans ce département l'un de ses meilleurs résultats le 21 avril 2002.

Dans ce département historiquement ancré à droite, cette dernière triomphe et permet à la plupart de ses composantes de décrocher une représentation. Parmi les cinq députés sortants, seul l'UMP Dominique Caillaud, à La Roche-sur-Yon-sud, dut attendre le soir du second tour pour voir sa reconduction entérinée. Président du conseil général et personnalité locale la plus connue au plan national, Philippe de Villiers se félicite d'être l'un des députés métropolitains les mieux élus, en récoltant plus des deux tiers des voix dès le premier tour.

L'UMP frôle l'exploit, puisqu'elle passe tout près du grand chelem. En effet, si la droite prive la gauche de la circonscription de Poitiers-sud, dont le député socialiste sortant ne se représentait pas, elle échoue de peu à faire chuter le trésorier du PS Alain Claeys à Poitiers-nord. De leur côté, les deux députés UMP sortants sont confortablement réélus, Jean-Pierre Abelin dans le nord et Arnaud Lepercq au sud.

En dépit d'un contexte national difficile, la Haute-Vienne n'a pas dérogé à sa réputation de terre de prédilection du PS. S'il a laissé échappé la circonscription de Limoges-centre, celle où ses assises sont les moins solides, à l'ancien magistrat Alain Marsaud qui portait les couleurs de l'UMP, il préserve sans difficulté ses trois autres sièges. Candidat dans le sud-est, le député-maire socialiste de Limoges Alain Rodet est celui qui obtient le score le plus élevé.

La droite reprend possession de la totalité des sièges dans ce département qu'elle dirige et où elle avait dû abandonner deux circonscriptions à la gauche en 1997. Les deux députés de gauche sortants s'inclinent dans les secteurs de Saint-Dié et de Neufchâteau. Après avoir pris la succession de Philippe Séguin à la mairie d'Épinal, l'UMP Michel Heinrich reprend son siège parlementaire en franchissant la barre des 60% des voix. Dans la circonscription voisine, la bonne implantation locale a fait la différence dans la primaire à droite qui opposait le député sortant François Vannson au candidat investi par l'UMP et soutenu par le président du conseil général et du Sénat Christian Poncelet.

Une page se tourne dans le Territoire de Belfort. Le combat que se sont livrés socialistes et chevènementistes, pendant et aux lendemains de la campagne présidentielle de 2002, aura été fatal à la gauche et rendu possible le basculement à droite des deux circonscriptions. Au nord, le président socialiste de l'Assemblée nationale Raymond Forni doit céder son siège, de même que Jean-Pierre Chevènement au sud. Maire de Belfort, l'ancien ministre avait été élu député pour la première fois en 1973. Lorsqu'après sa démission du gouvernement Jospin il avait souhaité retrouver son siège, il avait battu Michel Zumkeller avec plus de 65% des voix. C'est ce même candidat qui le prive de son mandat parlementaire moins de deux ans plus tard.

La droite gagne un siège supplémentaire qui vient s'ajouter aux six qu'elle avait gagnés en 1997. Toute tendance politique confondue, le socialiste Yves Tavernier est le seul député sortant à ne pas être reconduit, dans le secteur d'Arpajon. Ancien membre du cabinet de Lionel Jospin, maire d'Evry depuis 2001, Manuel Valls remporte son duel face au maire UMP de Corbeil-Essonnes Serge Dassault dans l'unique circonscription dont le député sortant ne se représentait pas. Au premier tour, les projecteurs ont été braqués sur la primaire très médiatique, dans le secteur d'Orsay, entre l'ancien porte-parole des Verts Stéphane Pocrain et l'ex-juge d'instruction Eric Halphen, qui se présentait sous les couleurs chevènementistes. C'est le premier qui l'emporta avant de s'incliner au second tour devant le député UMP sortant Pierre Lasbordes.

Aucune modification n'est apportée aux équilibres politiques départementaux. Dans cette terre de contrastes, la droite est toujours largement majoritaire avec dix sièges contre trois pour la gauche, qui reviennent, en l'occurence, au PCF. En effet, les trois "îlots rouge" de ce "département bleu" que sont les circonscriptions populaires de Gennevilliers-Colombes-nord, de Nanterre et de Bagneux n'ont pas été recouverts par la vague nationale, tandis que le PS ne parvient toujours pas à décrocher le moindre siège. Logiquement, la meilleure performance est accomplie à Neuilly-sur-Seine, par le député-maire UMP sortant et ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qui écrase une nouvelle fois la concurrence en rassemblant près de 69% des voix dès le premier tour, dans cette circonscription bourgeoise. Le "parachutage" de l'UMP Patrick Ollier pour prendre la succession du gaulliste historique Jacques Baumel à Rueil-Malmaison est réussi. En fait, le résultat le plus indécis tomba dans le secteur de Levallois-Perret où la compétition acharnée au sein de la droite locale a débouché sur une "triangulaire" entre le très controversé maire de la ville Patrick Balkany, le député UMP sortant Olivier de Chazeaux et l'opposant socialiste Gilles Catoire. Les trois hommes ont fini dans un mouchoir de poche puisque Patrick Balkany fut élu avec seulement 1,67 points de plus que le candidat PS et 1,75 points de plus que son concurrent de droite.

Bien qu'en recul, la gauche reste largement majoritaire avec neuf sièges sur treize. La domination communiste sur la Seine-Saint-Denis, l'un des deux derniers départements dirigés par le PCF, s'effrite quelque peu avec la perte de la circonscription de Drancy-Bobigny au profit du centriste Jean-Christophe Lagarde, par seulement vingt-deux voix d'écart. Le PCF reste tout de même la première force politique départementale avec quatre sièges, auxquels on peut ajouter celui du divers gauche Jean-Pierre Brard, qui est inscrit comme apparenté au groupe communiste à l'Assemblée nationale. C'est dans l'arrondissement de Saint-Denis, au nord-ouest, que les communistes ont les assises les plus solides. Prétendant à la suprématie départementale, le PS sauve ses quatre sièges et réussit le "parachutage" de l'ancienne ministre Élisabeth Guigou dans le secteur de Bondy. En revanche, le divers gauche apparenté socialiste Alain Calmat s'incline face au maire UMP du Raincy et ancien ministre Eric Raoult. La droite progresse légèrement dans ce département où elle est structurellement minoritaire, avec quatre sièges contre deux durant la précédente législature.

Le basculement de la circonscription de l'Hay-les-Roses, dans le sud-ouest, avec la défaite du député socialiste sortant Patrick Sève donne l'avantage à la droite qui dispose à présent de sept sièges contre cinq pour la gauche. Pour le PS, cette perte est compensée par la prise de la circonscription de Villejuif aux dépens du député communiste sortant Claude Billard. Pour le PCF, le coup est rude à la fois symboliquement, puisqu'il s'agit de l'ancien fief de Georges Marchais, et politiquement car il se trouve réduit à la portion congrue avec un seul siège conservé dans ce département qui est l'un des derniers dont il dirige le conseil général. La droite garde facilement ses circonscriptions dans la moitié nord-ouest du Val-de-Marne et lorsque des conflits internes l'ont déchirée, l'investiture de l'UMP fut décisive. Ainsi le maire de Villiers-sur-Marne Jacques-Alain Benisti a remporté la primaire à droite qui l'opposait au député UDF sortant Jean-Jacques Jegou. De même, à Champigny-sur-Marne-ouest, Marie-Anne Montchamp a triomphé du député sortant et dissident Pierre Aubry.

Forte poussée à droite dans le Val-d'Oise, la majorité présidentielle prenant le dessus en conquérant trois sièges sur le camp adverse, ce qui porte son total à sept sièges. En face, le député-maire socialiste sortant de Gonesse Jean-Pierre Blazy et l'ancien ministre des Finances Dominique Strauss-Kahn sont les deux seuls rescapés, dans l'extrémité orientale du département. Parmi les battus figurent l'ancienne ministre socialiste de la Santé Dominique Gillot dans la circonscription de Cergy et surtout le chef du PCF Robert Hue dans le secteur d'Argenteuil. Son tombeur UMP a semble-t-il bénéficié d'un bon report des voix frontistes. Jean-Marie Le Pen avait appelé à faire barrage au dirigeant communiste.

L'hécatombe dont ont été victimes les quatre députés sortants, quelques soient leurs appartenances politiques, est le trait caractéristique de ce scrutin de 2002 en Guadeloupe. Il en résulte un rééquilibrage au profit de la droite, et plus particulièrement de l'UMP, qui s'empare des circonscriptions de Pointe-Noire et du Gosier. Dans cette dernière, c'est une figure locale, l'ancien communiste et fondateur du PPDG, Ernest Moutoussamy, qui doit abandonner ce siège qu'il détenait depuis 1981. La gauche peut se consoler avec la prise du secteur de Basse-Terre par le chef de file du PS local Victorin Lurel aux dépens du député UMP sortant Philippe Chaulet. A Pointe-à-Pitre, c'est un ancien militant socialiste Eric Jalton qui s'impose de justesse.

Pour la première fois de son histoire, le PPM, l'ancienne formation d'Aimé Césaire, n'a aucun représentant à l'Assemblée nationale. Camille Darsières, le successeur du poète de la "négritude", est sévèrement sanctionné dans la circonscription de Fort-de-France-est. La droite est l'autre perdante du scrutin puisque le député UMP sortant de Basse-Pointe Anicet Turinay est battu par le socialiste Louis-Joseph Manscour. De son côté, le président du conseil régional et leader indépendantiste Alfred Marie-Jeanne sauve de justesse son siège.

Les électeurs guyanais ont choisi la stabilité en reconduisant leurs deux députés sortants. Dans la foulée de sa campagne présidentielle pour le compte du PRG, Christiane Taubira, par ailleurs leader du parti guyanais Walwari, conserve son siège dans le secteur de Cayenne. Pour sa part, le secrétaire d'Etat au Tourisme Léon Bertrand est lui aussi facilement réélu, face au maire de Kourou membre du même mouvement politique que Christiane Taubira.

Le PCR de Paul Vergès, président du conseil régional, est le grand perdant de ce scrutin législatif de 2002. En effet, les communistes réunionnais ne sauvegardent qu'un seul des trois sièges qu'ils détenaient jusqu'à présent, celui d'Huguette Bello dans l'ouest de l'île. Ils perdent ceux de Claude Hoarau, dans le nord-est, et d'Elie Hoarau, qui ne pouvait se représenter pour cause de peine d'inéligibilité. Cette dernière circonscription revient au socialiste Christophe Payet et compense ainsi la lourde défaite du député socialiste sortant de Saint-Denis de la Réunion Michel Tamaya. Au final, la droite améliore ses positions en prenant possession de trois trois sièges contre un seul durant la précédente législature.

Le scrutin à Saint-Pierre-et-Miquelon se résume à un véritable plébiscite pour le député UMP sortant Gérard Grignon. Non seulement il améliore de près de dix-sept points son score de 1997, mais il semble qu'il ait mordu sur une partie non-négligeable de l'électorat qui s'était porté sur les candidats de gauche au premier tour.

Le siège de Mayotte échoit au vice-président UMP du conseil régional Mansour Kamardine. Battu en 1997 par le centriste Henry Jean-Baptiste, qui cette fois ne se représentait pas, il évince au second tour un candidat UDF. Mayotte s'ajoute ainsi à la liste des prises du parti présidentiel sur le mouvement centriste.

Le scrutin législatif de 2002 a été une nouvelle fois très disputé à Wallis-et-Futuna mais, comme en 1997, c'est Victor Brial, investi par l'UMP, qui l'emporte sur le fil. Il n'obtient que 58 voix de plus que son rival divers gauche.

Principale figure caldoche, député depuis 1978 et président UMP de la Province Sud, Jacques Lafleur est une nouvelle fois réélu mais à dû, pour la première fois, passer l'épreuve d'un second tour. De plus, son score du premier tour laissait entrevoir une majorité beaucoup plus large au second. Il semble que son adversaire centriste ait su rassembler sur son nom une grande part des opposants à Jacques Lafleur puisqu'il triple son score entre les deux tours. Président indépendantiste de la Province Nord, membre du parti Palika, composante du FLNKS, Paul Neaoutyine franchit le premier tour mais ne parvient pas à rattraper son rival UMP, le député sortant Pierre Frogier.

L'UMP se trouve en situation de monopole en Polynésie française, ses candidats étant élus dès le premier tour dans les deux circonscriptions.

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Élection des présidences d'intercommunalités en France en 2008

Entre le 18 mars et le 18 avril 2008, les élections intercommunales ont abouti à l’élection au second degré et au scrutin majoritaire de 85 000 délégués communautaires par les conseils municipaux adhérents aux quelque 2 500 communauté de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines, suite aux élections municipales françaises de 2008 organisées les 9 et 16 mars 2008.

Ce « troisième tour » des élections municipales comme on le dénomme parfois possède parmi les élus locaux de plus en plus d'importance. Les établissements qu'ils concernent, exercent des compétences stratégiques et structurantes de plus en plus importantes pour les bassins de vie et les agglomérations urbaines.

Il est vraisemblablement le dernier dans son genre, les élections municipales de 2014 voyant très probablement l'introduction du suffrage universel dans la désignation des représentants intercommunaux selon un mode de scrutin qui reste à définir.

On peut noter du fait de l'élection au second degré et du statut d'établissement public, la loi sur le cumul des mandats ne s'applique pas : des élus cumulant plusieurs mandats briguent volontiers ces présidences d'un fort impact politique et qui ont l'avantage de ne pas être inclus dans les cumuls de mandats : un sénateur-président de conseil général ne peut être maire ni même conseiller municipal mais peut très bien être également président d'une communauté urbaine (au moins 500 000 habitants) ou d'une communauté d'agglomération (au moins 50 000 habitants).

La parité non plus ne s'appliquent pas : une poignée de femmes seulement président les communautés, le cas le plus fréquent étant celui ou une élue exerce le mandat de maire de la ville-centre (Caroline Cayeux à Beauvais, Brigitte Barèges à Montauban, Marie-Josée Roig à Avignon, Maryse Joissains-Masini à Aix-en-Provence. L’élection de Martine Aubry à la Lille Métropole Communauté urbaine n’a pour précédents dans ce type d’établissements que Catherine Trautmann à la communauté urbaine de Strasbourg (1989-2001) et le bref passage de Christine Roimier à la communauté urbaine d'Alençon. De même Valérie Létard à la communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole, alors qu'elle n'est pas maire de la ville centre, marque une avancée de la présence des femmes dans les présidences intercommunales. Ailleurs, de nombreuses femmes maires de ville-centre demeurent à l’écart de la présidence de l’intercommunalité. C’est le cas parmi les élues sortantes d’ Hélène Mandroux à Montpellier. De même parmi les nouvelles élues, on peut citer : Laure Déroche à Roanne, Natacha Bouchart à Calais, Valérie Fourneyron à Rouen, Bernadette Laclais à Chambéry.

Seuls 4 % des présidents des intercommunalités des villes moyennes sont des présidentes.

Si le succès de la gauche aux élections municipales doit logiquement conforter ses positions dans les intercommunalités, celles-ci sont un lieu où les clivages traditionnels sont moins clairs. Le mode de gestion des communautés demeure plus consensuel, que celui des assemblées élues au suffrage universel comme les conseils municipaux. Ainsi, 3 % seulement des conseils communautaires de la précédente mandature (2001-2008) possédaient des groupes parlementaires de majorité et d'opposition. De même, un président et un vice-président sont fréquemment de bords politiques opposés ce qui n'est pas le cas d'un maire et de ses adjoints, chacun représentant davantage sa commune d'origine qu'un parti.

Ainsi le nouveau président de la communauté d'agglomération du Grand Toulouse Pierre Cohen (PS) a été élu à l'unanimité, y compris des maires de L'Union et de Castelginest, Georges Beyney (DVD) et Grégoire Carneiro (UMP), bien que succdant à l'UMP Philippe Douste-Blazy.

Inversement, le maire DVD de Yutz Patrick Weiten a été élu à la quasi unanimité président de la communauté d'agglomération Portes de France-Thionville alors que la ville-centre de Thionville a basculé de l'UMP au PS, son maire Bertrand Mertz devenant premier vice-président de l'agglomération.

Cependant, Renaud Muselier (UMP) a dû faire face à des défections dans son propre camp, qui ont permis l'élection du PS Eugène Caselli.

Enfin, l'élection à la communauté d'agglomération de Metz Métropole a relativisé la victoire du socialiste Dominique Gros à la mairie de Metz en maintenant à droite la présidence avec la présence du maire UMP de Montigny-lès-Metz, Jean-Luc Bohl.

De même à Carpentras, dont la mairie a été emportée par le socialiste Jean-Luc Adolphe, la communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin est restée à droite avec la présidence de Christian Gonnet.

Plusieurs figures de la politique nationale ont été élus ou réélus à la tête d'une structure intercommunale : François Rebsamen, Laurent Fabius, Martine Aubry, Luc Chatel, Christian Estrosi, etc.

Autre tendance à observer parmi les résultats, le président de la communauté est-il également maire de la ville-centre ou bien les deux fonctions sont-elles dissociées ?

L'option d'un « super-maire » cumulant les deux fauteuils répond au souhait d'une meilleure coordination des politiques municipale et intercommunale. Au point qu'à Toulouse, Pierre Cohen a reçu l'appui de deux maires de droite pour être porté à la présidence de la communauté d'agglomération. 57 % des intercommunalités de villes moyennes ont élu un nouveau président, 43 % des présidents ayant été reconduits dans leur fonction. 73 % des présidents de ces intercommunalités de villes moyennes sont issus de la ville centre : 55 % des présidents sont aussi maires de la ville centre de l’intercommunalité et 18 % sont des adjoints au maire de la ville centre. 27 % des présidents sont maire d’une autre commune membre de l’EPCI.

Parmi les agglomérations ayant changé de présidence, l'option du « président-maire » a été conservée pour la gauche à Saint-Étienne (Maurice Vincent), Blois (Marc Gricourt), Périgueux (Michel Moyrand), Amiens (Gilles Demailly), Chalon-sur-Saône (Christophe Sirugue), Évreux (Michel Champredon) et pour la droite à Nice (Christian Estrosi), Agen (Jean Dionis du Séjour), Chaumont (Luc Chatel) ou Saumur (Michel Apchin).

De nouvelles agglomérations ont fait ce choix à l'issue des élections de 2008 : à Caen (Philippe Duron), Cherbourg (Bernard Cazeneuve), Lille (Martine Aubry), Evry (Manuel Valls), communauté d'agglomération Argenteuil-Bezons (Philippe Doucet), Pau (Martine Lignières-Cassou), Brive-la-Gaillarde (Philippe Nauche) ou La Roche-sur-Yon (Pierre Regnault).

Ils peuvent être volontaires, fruits de négociation entre élus. Ils résultent assez souvent à la volonté de rassurer sur les volontés hégémoniques de la ville-centre sur son agglomération et d'organiser un partage des tâches. C'est le cas à Strasbourg malgré le basculement de majorité politique, où Roland Ries et Jacques Bigot donnent un successeur au fameux tandem Fabienne Keller - Robert Grossmann avec toutefois la nouveauté que le maire d’ Illkirch-Graffenstaden est le premier président de la CUS non élu de la ville centre. La situation a fait son apparition à la communauté urbaine Creusot-Montceau (CUCM) où c'est le maire de Sanvignes-les-Mines (4 300 habitants), Jean-Claude Lagrange, qui a été porté à la présidence. Même phénomène à Calais (Natacha Bouchart, Philippe Blet), Roanne (Laure Déroche, André Avocat), communauté d'agglomération de la Riviera française à Menton (Jean-Claude Guibal, Patrick Césari), Rodez (Christian Peyssèdre, Ludovic Mouly), Saint-Brieuc (Bruno Joncour, Michel Lesage), Chambéry (Bernadette Laclais, Louis Besson), Le Puy-en-Velay (Laurent Wauquiez, Jacques Volle), Dieppe (Sébastien Jumel, Patrick Boulier), Vierzon (Nicolas Sansu, Jean-Claude Sandrier) et Bourg-en-Bresse (Jean-François Debat, Michel Fontaine).

Plus délicats sont les cas de cohabitations territoriales entre le maire de la ville centre et le président de l’agglo. La situation résulte de la fronde d'élus de l'agglomération de bords politiques opposés à ceux de la ville-centre. Elle peut faire peser des craintes sur la conduite des projets d’agglomération. Le cas le plus célèbre est celui de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (Jean-Claude Gaudin, Eugène Caselli) est emblématique. De nouvelles agglomérations ont rejoint la situation comme Metz (Dominique Gros, Jean-Luc Bohl), Thionville (Bertrand Mertz, Patrick Weiten), communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin à Carpentras (Adolphe, Gonnet).

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Génération France.fr

Fondé à l’automne 2006, Génération France.fr est un club de réflexion créé et présidé par Jean-François Copé, député-maire de Meaux.

Génération France.fr est créée à l’automne 2006 par Jean-François Copé, Luc Chatel et Yves Censi, député de l’Aveyron, avec l'objectif affiché de faire entendre la voix d'une nouvelle génération dans le débat politique.

Au printemps 2008, Christian Jacob devient président délégué du club en charge d'antennes locales dans toute la France. Les limites de ces antennes correspondent à celles des circonscriptions électorales des députés.

Ouvert à tous, Génération France.fr s’adresse à un public plus large que les habituels sympathisants politiques. Les adhérents sont invités à devenir des capteurs du monde qui les entoure. Les actions de Génération France.fr sont financées grâce aux adhésions et aux dons de ses membres. Génération France.fr organise des ateliers thématiques et des réunions-débats locales ou nationales.

Autour du slogan « 0% petites phrases, 100% débats d’idées », le club promeut une réflexion novatrice et sans tabou sur le monde d’aujourd’hui, les enjeux sociétaux, l’économie, la politique internationale, l’identité nationale, l’écologie, la sécurité. Son travail s’appuie sur l’utilisation des nouvelles technologies de l’information, particulièrement Internet et la téléphonie mobile. Génération France.fr veut généraliser l’usage des espaces de discussion dématérialisés, notamment au travers de son site Internet.

De nombreuses personnalités ont déjà participé aux travaux de Génération France.fr, des hommes et des femmes politiques tels que Rama Yade, Eric Besson, Nadine Morano, Henri Guaino, Raymond Soubie, François Fillon, Rachida Dati, Brice Hortefeux, Michel Charasse, Jean-Marie Bockel, Fadela Amara, Malek Boutih et Yves Jego, et des universitaires tels que Richard Descoings, André Kaspi, Ezra Suleiman et Nicole Bacharan. Outre des chefs d'entreprise comme Anne-Marie Idrac, Charles Beigbeder et Yazid Sabeg, les débats du club ont accueilli des communicants et des spécialistes de l'opinion, notamment José Frèches, Jacques Séguéla, Thierry Saussez, Brice Teinturier et Pierre Giacometti. Des journalistes ont également collaboré aux réunions, parmi lesquels Ted Stanger, Ghislaine Ottenheimer, Michel Drucker, Claude Askolovitch et Jean-Marc Morandini.

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Gouvernement François Fillon (2)

Le deuxième gouvernement François Fillon est le 34e gouvernement de la Ve République française. Le 18 juin 2007, conformément à la « tradition républicaine » des lendemains d'élections législatives, le Premier ministre François Fillon a remis la démission de son gouvernement au président de la République Nicolas Sarkozy. Ce dernier l’a à nouveau nommé premier ministre et la composition du gouvernement fut officialisée le lendemain. C’est le gouvernement encore en fonction aujourd’hui, avec cependant divers remaniements.

La composition du gouvernement fut annoncée le 19 juin 2007. Elle fut modifiée le 7 juillet 2007, le 22 octobre 2007, le 18 mars 2008 (suite aux élections municipales), le 5 décembre 2008 et les 12, 15 et 21 janvier 2009. La liste suivante est présentée par ordre protocolaire. Si la mention de la date est absente, le membre du gouvernement est présent depuis le début.

Au total, sur les 39 membres du gouvernement Fillon 2, seulement 14 sont des femmes (soit environ 36% contre 64% d'hommes). Bien qu'une forte évolution de la parité soit visible en 50 ans, les femmes restent encore très minoritaires, notamment dans ces hauts postes de l'État. Toutefois, si l'on considère l'ensemble de ses membres, le premier gouvernement d'Alain Juppé, qui gouverna du 17 mai au 7 novembre 1995, comportait 12 femmes (3 ministres et 8 secrétaires d'État) pour 42 membres.

Aujourd'hui, trois ministères régaliens sont occupés par une femme, dont deux pour la première fois : le ministère de la Justice, le ministère de l'Intérieur (première fois) et le ministère de l'Économie (première fois).

De même au niveau des minorités visibles, le gouvernement compte trois personnes d'origine nord-africaine et une Afro-Européenne, soit un peu plus de 10 % de ses membres.

Le Gouvernement a initié la mise en place des réformes promises par le président Sarkozy pendant la campagne présidentielle. Le président s’implique fortement dans la politique du Gouvernement et de multiples chantiers sont ouverts simultanément. Le Premier ministre place les réformes, en particulier la réforme de l'État, comme des priorités. Toutefois, en février 2008, le bilan des réformes conduites par le chef de l'État et son gouvernement est, selon La Tribune, mince. La Commission des finances de l'Assemblée nationale a noté que la « création de nouvelles taxes » s’est accélérée depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.

L'engagement de la France de ramener le déficit public à 0 % du PIB en 2010, va être rompu. En décembre 2008, le ministre du budget Éric Woerth annonce un retour à l'équilibre pour 2014.

Le montant projeté des mesures du « paquet fiscal » se monte à plus de 10 milliards d'euros pour l'année 2008 et 13 milliards d'euros par an à partir de 2009.

La loi de modernisation de l’économie (loi LME) a été présentée le 28 avril 2008 par la ministre de l'Économie Christine Lagarde et promulguée le 4 août 2008. Son coût est faible (estimé à 300 millions d'euros selon la ministre), la loi modernisant des règlementations en faveur de l'activité économique (délais de paiement, passage facilité des seuils de taille pour les entreprises, libéralisation du secteur de la grande distribution).

La Loi n° 2008-596 du 25 juin 2008 portant modernisation du marché du travail a notamment abrogé le contrat nouvelles embauches (CNE) créé par une ordonnance de 2002 du gouvernement Villepin.

Le gouvernement met en place le Revenu de solidarité active (RSA). Après une phase d'expérimentation, il doit devenir effectif le 1er juillet 2009.

L'aggravation de la crise financière à partir du 15 septembre 2008, au cours de la Présidence française de l'Union européenne, a conduit le gouvernement et le Président à mener des discussions au niveau européen.

La crise financière provoquera un ralentissement économique, et le 4 décembre 2008 le président de la République a annoncé un plan de relance de 26 milliards d'euros dans l'espoir de limiter les impacts de la crise. Le plan de relance doit être mis en œuvre par le nouveau ministère de la relance créé le 5 décembre 2008 pour deux ans, avec Patrick Devedjian comme ministre.

La loi sur l'autonomie des universités, présentée par la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, a été votée par le Parlement le 10 août 2007. Cette loi avait obtenu alors l'accord de l'UNEF en juin-juillet 2007 ainsi que des autres organisations étudiantes représentatives dont l'UNI.

Les règles du système de la carte scolaire sont assouplies à la rentrée 2008.

La « loi sur la récidive » du 10 août 2007 comporte trois mesures principales : instauration de peines minimales en cas de récidive (« peines plancher »), possibilité d'exclure l'excuse de minorité pour les récidivistes de plus de 16 ans, injonction de soins notamment pour les délinquants sexuels.

À partir d’octobre 2007, la Garde des Sceaux Rachida Dati conduit une réforme de la carte judiciaire. En février 2008, la réforme est publiée dans le Journal officiel, signe de son adoption ; au 1er janvier 2011, 178 tribunaux d'instance et 23 tribunaux de grande instance auront été supprimés. Parallèlement, 7 tribunaux d'instance et 7 juridictions de proximité seront créés.

Contrairement à ce qu'avait annoncé les politiques et les médias aucune loi n'a été votée sur le service minimum ; cependant, une loi a été votée pour étendre le champ d'application du mécanisme de l'alarme sociale expérimenté à la SNCF et la RATP depuis 2003 et qui avait permis de diminuer de 80% le nombre de grèves. C'est une réforme souvent jugée « minimale », alors que le gouvernement bénéficiait d'un large soutien de l'opinion. Elle est entrée en vigueur en 2008.

En octobre et novembre 2007, le gouvernement a engagé la réforme des régimes spéciaux de retraite. Cette réforme est critiquée car elle n'aurait pas permis d'économies réelles pour l'État.

La loi de maîtrise de l'immigration est adoptée le 23 octobre 2007.

Nicolas Sarkozy a participé avec Angela Merkel à relancer le processus de validation du Traité de Lisbonne. Initialement opposé à l'adhésion de la Turquie, il a accepté l'ouverture de trois nouveaux chapitres de négociations.

Un projet de loi sur la procédure législative ed des droits du parlement a été en discussion en janvier 2009.

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Vente liée

La vente liée, également appelée vente subordonnée, consiste à regrouper dans un lot ne comportant qu'un prix, plusieurs produits sans qu'il soit possible de se les procurer séparément. La législation interdit la vente liée dans la plupart des pays avec cependant différentes interprétations du mot « produit » et un certain laxisme quant à l'application de la loi.

De plus en plus couramment à l'origine de pratiques anticoncurrentielles et monopolistiques, la vente liée la plus fréquente consiste à lier la vente d'un bien à celle d'un service sous prétexte que ce dernier est nécessaire à l'utilisation du bien. Le consommateur se retrouve forcé d'accepter le contrat régissant le service pour posséder le bien, ou de payer un bien pour profiter du service. Grâce aux monopoles accordés par l'État sur les œuvres de l'esprit, des sociétés sont alors à même de consolider des positions de monopole.

En France, la vente liée est interdite par l'article L122-1 du Code de la consommation. La législation française est plus précise que la législation des autres pays en interdisant explicitement la vente liée d'un service avec un autre produit (service ou bien).

À titre d'exemple, la limitation de la fourniture de l'iPhone d'Apple aux seuls abonnés de la société Orange a été jugée illégale et interdite le 17 décembre 2008 par le Conseil de la Concurrence.

De plus, selon l'article L113-3 de ce même code :"Tout vendeur de produit ou tout prestataire de services doit, par voie de marquage, d'étiquetage, d'affichage ou par tout autre procédé approprié, informer le consommateur sur les prix, les limitations éventuelles de la responsabilité contractuelle et les conditions particulières de la vente". Cet article concerne le problème de la vente liée, car le prix du produit lié n'est généralement pas indiqué, dans le but de le présenter aux yeux de l'acquéreur comme faisant partie intégrante du produit acheté.

Elle interdit de fournir tout produit lié à la téléphonie mobile pour l'achat d'un abonnement.

La vente liée d'une voiture à celle d'une assurance automobile est interdite par l'article L122-1 du Code de la consommation bien que l'assurance automobile soit indispensable à l'utilisation d'une voiture (car imposé par la loi). Le contrat de cette assurance pourrait en effet vous obliger à faire faire toutes les réparations auprès du constructeur.

Au début des années 90, certains constructeurs ont essayé de lier leur assurance maison à l'achat de véhicules mais ils se sont empressés de faire marche arrière devant la pression des assureurs.

Aujourd'hui, il est quasiment impossible d'acheter du matériel informatique sans payer pour des licences de logiciels. Sous la dénomination OEM pour Original Equipement Manufacturer, de nombreux logiciels sont ainsi imposés à l'achat de périphériques (exemple : logiciel de lecture de DVD avec un lecteur de DVD) ou d'ordinateur complet, particulièrement pour les ordinateurs portables. L' Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres (AFUL) mène sous le nom de Non aux racketiciels une campagne active contre la vente simultanée d'ordinateur et de logiciels.

Il est actuellement quasi impossible d'acheter un ordinateur sans système d'exploitation et/ou logiciels fournis avec.

Il ne s'agit que d'une méthode permettant de vendre séparément licence et matériel tout en gardant la facilité de mise en route offerte par la pré-installation. Il en existe d'autres comme de proposer tous les logiciels en version d'évaluation pour une durée limitée au bout de laquelle les logiciels cessent de fonctionner si l'on n'a pas acheté leur licence. Dans ce cas, le licencieur peut vendre des licences en ligne afin de permettre d'acheter les licences seules.

La société a aussi dû verser 500€ à titre de dommages et intérêts ainsi que 150€ pour les frais de justice.

Il doit être mentionné que le problème ici n'était pas celui de la vente liée mais bien de l'interprétation de clauses contractuelles : ACER indiquait qu'il était possible de se faire rembourser les logiciels que l'on n'utilisait pas. Expressément seul le système d'exploitation était visé - les autres logiciels ont du être remboursés aussi car la justice a considéré qu'il y avait tromperie dans la communication autour du produit.

Le 13 février 2008, c'est la société Asus qui est condamnée à rembourser Windows Vista Edition Familiale Premium à un utilisateur ayant acheté un ordinateur de la marque pour 740€. La société estimait le prix de Windows Vista à 40€, le plaignant à 129€. D'après le jugement « il est admis que les logiciels représentent entre 10 et 15% du prix d'un ensemble informatique ». C'est donc la somme de 100€ qui a été choisie. De plus Asus a payé 100€ de dédommagement.

D'après la jurisprudence il est donc parfaitement légal d'exiger le remboursement des logiciels fournis si on ne les utilise pas.

Le 12 juin, toujours à l'Assemblée, dans le cadre de la LME un amendement proposait d'afficher les prix des différents produits d'une même offre, Luc Chatel donne alors un discours totalement différent : « l’article L. 122-1 du code de la consommation prohibe la vente liée de deux produits ou services dès lors qu’il n’est pas possible de les acquérir séparément sur le même lieu de vente. La jurisprudence a parallèlement validé la pratique de la vente liée d’un ordinateur et d’un système d’exploitation préinstallé, considérant que disposer d’un appareil prêt à l’emploi était un avantage pour le consommateur. Il n’est donc pas utile de modifier cet article du code ».

L'action en question est celle de l'UFC-Que Choisir qui a assigné en justice en décembre 2007 le fabricant d'ordinateurs Hewlett Packard ainsi que deux distributeurs : Auchan Bagnolet et Darty Les Halles à Paris suite à des entretiens avec la DGCCRF, faisant le constat que l'article 122-1 est rarement exploité. Le jugement a été rendu le 24 juin 2008 par le TGI de Paris, Darty a été condamné à « indiquer le prix des logiciels d'exploitation et d'utilisation préinstallés sur les ordinateurs qu'elle expose à la vente dans son réseau de magasins ». L'association souhaitait que Darty soit obligé de vendre des ordinateurs nus, mais le tribunal a tranché, « dans l'intérêt du consommateur » suite à une étude d'experts en informatique présentée par Darty expliquant que l'installation de Linux prenait 3 heures, contre 40 minutes selon l'UFC. L'UFC a donc décidé de faire appel de cette décision.

Nouveau revirement de Luc Chatel, qui affirme le 3 juillet qu'«  souhaite que, sur le montant des ordinateurs, on précise le prix des logiciels préinstallés, afin que les consommateurs aient le choix et puissent se faire rembourser ».

Ce même jour avait lieu une réunion à la DGCCRF réunissant des fabricants (HP, Dell, Acer, ...), distributeurs (Darty, Fnac, Leclerc, Auchan, Surcouf, ...), des associations de consommateurs (UFC-Que Choisir, CLCV, AFOC et Adeic) et de promotion des logiciels libres (April et Aful). Microsoft et Apple acteurs majeurs et essentiels du secteur n'étaient pourtant pas présents. Après 3 heures de discussion, la DGCCRF a fait deux propositions : que les procédures de remboursement de logiciels pré-installés soient facilitées, sans avoir à passer par les tribunaux et que soit mis en place l'optionnalité des logiciels pré-installés : si le client choisit d'acheter les logiciels un code d'activation lui sera remis en magasin. La deuxième solution a déjà été approuvée par Luc Chatel qui « veut la fin de la vente liée » et « souhaite que les consommateurs aient le choix d’acheter un ordinateur sans système d’exploitation préinstallé » ; « l’idée, précise-t-il, ce serait que l’on mette en place un dispositif où le système d’exploitation, éventuellement installé d’origine, puisse être activé par un simple code remis en magasin », et ceci « dès septembre ». Face aux réticences des fabriquants, la DGCCRG a affirmé que s'ils ne respectaient pas cela, ils n'avaient que deux issues : laisser les tribunaux trancher (et d'après la jurisprudence, contre la vente liée) ou attendre que des mesures leurs soient imposées par voie législative ou règlementaire.

Face à l'attentisme des constructeurs et des distributeurs, certains particuliers font part publiquement mais sous couvert d'anonymat de leurs attentes en matière d'achat d'ordinateurs sans système d'exploitation, ou de procédures facilitées de remboursement de ces mêmes systèmes d'exploitation.

Pourquoi tous les opérateurs de téléphonie mobile proposent des abonnements sans engagement de durée à moins d'un euro par mois en Finlande, un pays où le coût de la vie est en moyenne 30% plus élevé qu'en France ?

À défaut d'interdire explicitement la vente liée d'un bien et d'un service, la Finlande interdit explicitement d'offrir tout produit lié à la téléphonie mobile pour l'achat d'un abonnement. Les consommateurs achètent leur téléphone pour un prix équivalent au plein tarif français (alors que les prix sont normalement 30% plus élevés). Les téléphones « bloqués » sont bien-sûr inconnus puisque le blocage consister à lier le téléphone à l'abonnement. Les fabricants étant en prise directe avec les consommateurs, la concurrence les pousse à proposer des produits répondant à tous les segments du marché.

Cette formule n'est intéressante que pour une consommation strictement inférieure à une heure par mois. Pour un prix plus élevé de l'abonnement, le prix de la minute de communication et des SMS descend jusqu'à 0,02€. On trouve également des forfaits, par exemple 500 minutes (8h20) pour 19,99€/mois (toujours sans engagement de durée). Certains opérateurs proposent également de changer gratuitement pour un autre type d'abonnement à n'importe quel moment.

Comment se fait-il que les plate-formes de téléchargement légales proposent des prix presque aussi élevés que pour l'achat d'un support ?

Ce système permet d'acheter anonymement et de continuer à offrir des CD (accompagné du droit de copie). On peut également imaginer la mise en place de réseaux de p2p vérifiant auprès du gestionnaire des droits que la personne demandant un téléchargement possède bien le droit de copie.

On peut penser au vu des exemples précédents que les prix actuels sont plus élevés que de raison. Le coût de fabrication d'un CD, pochette comprise, est compris entre 1 et 2€. En prenant en compte la marge des distributeurs, le prix du support (2°) devrait s'approcher de 5 ou 6€. Avec le prix actuel des disques, cela laisse plus d'une dizaine d'euros pour le droit de copie alors que la plupart des auteurs ne touchent quasiment rien sur la vente des CD.

Le projet de loi DADVSI propose au contraire de lier plus étroitement le droit de reproduction au support -- support physique, par exemple un CD aussi bien que le support logique, c'est-à-dire le format de fichier. Ceci permettrait aux « maisons de disques » de prendre plus efficacement le contrôle des monopoles octroyés par l'État aux auteurs. Il est à craindre que, comme pour les autres exemples, ceci se fasse aux dépens des consommateurs mais également des auteurs.

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Source : Wikipedia