Lorraine

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Posté par hal 04/03/2009 @ 12:07

Tags : lorraine, france, vins français, vin, gastronomie, loisirs, emploi en région, emploi, société

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Vignoble de Lorraine

Le vignoble lorrain représente la région viticole lorraine, principalement situé sur les côtes de Meuse (dont les Côtes de Toul) et les côtes de Moselle, lui conférant une exposition sud-est sur un sol calcaire. Une petite partie du vignoble se situe sur le plateau lorrain, dans la Vallée de la Seille.

Si le vignoble lorrain est l’un des plus petits vignobles français, il présente l'originalité de produire un vin gris à partir de Gamay : le Gris de Toul ; mais également d'être l'origine géographique d'un cépage blanc méconnu mais répandu : l'Auxerrois.

La Lorraine possède une riche tradition viticole issue de l'Antiquité romaine, comme en témoignent les stèles et autres vestiges des collections archéologiques gallo-romaines conservés aux Musées de Metz. C'est l'empereur Probus qui a autorisé la plantation de la vigne en Lorraine en 283 ap J-C..

Les côtes de Meuse et de Moselle, les coteaux de Nancy ont représenté jusqu'à 48 000 hectares de vignes en production.

Concurrencé par les régions du sud de la France et ravagé par deux guerres entre la France et l'Allemagne (1870 et 1914), le vignoble lorrain ne s'est quasiment pas remis de la crise du phylloxéra au début du XXe siècle ni, paradoxalement, du succès industriel de la région, les mines et aciéries offrant de meilleurs salaires que celui de manouvrier agricole payé à la tâche dans une activité fortement saisonnière. Il subsistait environ 100 ha de vignes en appellation VDQS en 1951. Depuis la fin des années 1980 - et le déclin de l'industrie - on note une nette reprise de la tradition viticole lorraine, sans doute motivée par le formidable exemple alsacien. Ces efforts se sont vus récompensés par une première AOC en 1998.

Située au cœur de la Lorraine, à proximité de la ville de Toul, à l'Ouest de Nancy, Le Vignoble du Toulois représente la plus grande partie du vignoble lorrain. L'Appellation d'Origine Contrôlée Côtes de Toul représente un peu plus de 110 hectares de vignes (sur 700 ha définis par l'AOC), spécialisée dans la production du vin Gris de Toul mais également la production d'Auxerrois, originaire de Lorraine. Le vignoble du Toulois, partagé entre une soixantaine de viticulteurs produit près d'un million de bouteilles par an. Bien que sur les côtes de Meuse, l'originalité du terroir toulois le distingue des vins des côtes de Meuse.

Vingt-deux producteurs exploitent 30 hectares de vignes (sur 900 ha classés VDQS Moselle), principalement sur les côtes de Moselle dans le pays messin et le val de Sierck-les-Bains (au sud des vignobles de la Moselle germano-luxembourgeoise). L'appellation d'origine « VDQS Moselle » a remplacé « VDQS Vins de Moselle » le 13 avril 1995. Une centaine d'hectares sont également exploités dans la vallée de la Seille.

Le vignoble lorrain est aussi le miroir de l'histoire parfois tragique de la région. Les caves du château de Vaux produisent un crémant qui, lors de la période allemande de 1870-1918, est célèbre sous la marque Schloss Vaux et est distribué dans toute l'Allemagne. En décembre 1918, les propriétaires, comme beaucoup d’Allemands alors, quittent l'Alsace-Lorraine. Ils recréent un vignoble dans la partie allemande des côtes de Moselle, exploitant la même marque. Il existe donc deux vignobles du Château de Vaux, l'un en Allemagne et l'autre en France.

La vigne regagne également du terrain dans les côtes de Meuse, où on compte 40 ha classés en vin de pays des côtes de Meuse, principalement dans les environs de Vigneulles-lès-Hattonchâtel. Sept producteurs produisent des vins blancs, gris et rouges.

Le 1er novembre 2003 est né le Comité des Vins de Lorraine qui regroupe les vignobles des côtes de Toul et des côtes de Meuse afin de promouvoir ensemble les vignobles de Lorraine et la diversité de leurs produits (gris, blanc, rouge et méthode traditionnelle). La production en 2003 se montait à 6 300 hectolitres.

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Lorraine

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La Lorraine (Louréne en lorrain roman et Lothringe(n) en francique lorrain et francique rhénan) est une région du nord-est de la France dont le nom est hérité du duché du même nom. La Lorraine regroupe quatre départements : la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle et les Vosges. Ses habitants sont appelés les Lorrains et étaient au nombre de 2 343 000 au premier janvier 2007. La superficie de la Lorraine est de 23 547 km², chaque département ayant approximativement la même superficie (≈ 6 000 km²). Son point culminant est le Hohneck à 1 364 m ; son point le plus bas est de 115 m au niveau de la rivière Saulx. La préfecture de région est Metz. La Lorraine compte 2337 communes.

La région a été formée entre autres à partir des anciens duchés de Lorraine et de Bar, des Trois-Évêchés de Metz, Toul, Verdun, des comtés de Vaudémont et de Créhange, des principautés de Salm et de Commercy et de la partie sud du duché de Luxembourg (région de Thionville). Le comté de Sarrewerden, parce que sa population était en majorité protestante, a été rattaché au département du Bas-Rhin dès 1790.

La Lorraine est la seule région française à partager ses frontières avec trois autres pays : la Belgique, le Luxembourg et l'Allemagne (länder de la Sarre et de Rhénanie-Palatinat). Elle est également voisine de trois régions françaises : Alsace, Champagne-Ardenne et Franche-Comté.

Cette situation est un atout stratégique pour cette région située de ce fait à proximité du centre de la banane bleue, cette conurbation qui traverse l'Europe du Lancashire (Angleterre) à la Toscane (Italie), en passant par le couloir rhénan.

Son code ISO 3166-2 est FR-M.

Au nord de la région sont situés les bassins miniers du fer et du charbon. De Sarralbe jusque dans le Lunévillois se trouvent les gisements de sel.

Le climat lorrain est qualifié d'océanique dégradé à influence continentale. Les saisons sont contrastées et bien marquées mais, en fonction des vents dominants, peuvent se succéder du jour au lendemain des périodes de précipitations (influence océanique) ou de forte amplitude thermique (influence continentale).

Par exemple pour la ville de Nancy : la température moyenne au mois de janvier est de 1,2 °C (Nice : 12,5 °C, Brest : 6,3 °C) tandis qu'elle atteint 18,3 °C en juillet (Nice : 26,6 °C, Brest : 16,2 °C). Les précipitations sont dans la moyenne nationale : 740 mm/an sur 163 jours, Nice : 767 mm en 88 jours, Brest : 1 178 mm en 211 jours).

Le massif des Vosges est beaucoup plus humide (1 780 mm/an à Gérardmer), ce qui provoque un fort enneigement en hiver. Il arrive régulièrement que cet enneigement s'étende à toute la région pendant une période plus ou moins longue de l'hiver.

Les premières traces de civilisation remontent au Ve siècle avant Jésus-Christ. La Lorraine n'est alors qu'une zone peu habitable, occupée par quatre tribus gauloises, les Trévires au nord, les Médiomatriques dans la Basse-Moselle, les Leuques dans la Haute-Moselle et les Verdunois dans la région de la Meuse. Lors de la conquête romaine de la Gaule, la Lorraine est incluse dans la province appelée Gaule belgique. Lors de la paix gallo-romaine les principales cités sont : Metz (Divodurum Mediomatricorum), Verdun (Verodunum) , Toul (Tullum). Après le déferlement des Huns d'Attila, les Francs conquièrent la Gaule belgique. Ils créent en particulier un royaume dont la capitale est Metz (1er roi : Thierry, fils de Clovis) et qui deviendra peu après l'Austrasie.

La Lorraine telle que nous la connaissons aujourd'hui est un vestige du royaume créé pour le Carolingien Lothaire II, la Lotharingie, alors que ses frères recevaient les royaumes d'Italie et de Provence. En 880, la Lotharingie sera intégrée à la Francie orientale, qui deviendra le Saint-Empire romain germanique.

Au Moyen Âge, les ducs de Lorraine s'installèrent à Nancy et tentèrent à plusieurs reprises de prendre Metz par la force, sans succès. Metz resta pendant des siècles une ville imprenable jusqu'à 1870 où la traitrise de Bazaine la fit tomber entre les mains des Prussiens.

Au XVe siècle le Duché était convoité par la France mais aussi par les Bourguignons, principalement sous Charles le Téméraire car il était le maillon manquant de la continuité territoriale entre Bourgogne et Flandre. Charles le Téméraire trouva la mort au cours d'une bataille dont l'enjeu était la Lorraine à la bataille de Nancy en 1477.

Mais la Lorraine est aussi influencée culturellement par la France (la frontière linguistique traversant le Duché de Lorraine qui est de ce fait partiellement francophone. Au fil des siècles, le royaume de France n'aura de cesse de prendre le contrôle des territoires lorrains, en commençant par les Trois-Évêchés (Metz, Toul, Verdun) acquis par Henri II au moment du « voyage d'Allemagne » (1552). Les Trois-Évêchés sont officiellement réunis à la France en 1648 par les traités de Westphalie qui mettent fin à la Guerre de Trente Ans, très durement vécue par les Lorrains. Le Duché de Lorraine est occupé par la France sous Louis XIV mais retrouve son indépendance (surveillée) avec le duc Léopold qui entreprend de restaurer courageusement ses états. Pour bien montrer sa détermination, il fait construire le château-résistance de Lunéville que Stanislas Leszczyński s'appropriera quelques années plus tard.

En 1738 l'empereur Charles VI obtint l'acceptation par la France de la Pragmatique sanction en échange du Duché de Lorraine. Celui-ci serait donné au roi déchu de Pologne, Stanislas Leszczyński, beau-père de Louis XV qui avait épousé sa fille Marie Lesczynska. À la mort de Stanislas, la France recevrait le duché de Lorraine, ce qui arriva en 1766. Stanislas Leszczyński fut un acteur très important des Lumières à Nancy. Après les destructions ayant suivi les guerres de Louis XIII et Louis XIV, il dota la ville d'un ensemble architectural exceptionnel (Place Stanislas) conçu à la gloire de son gendre Louis XV. Il se distingua par des initiatives sociales en avance sur son temps : écoles, hôpitaux, bibliothèques publiques, greniers collectifs, secours aux plus démunis, etc. Mais son bilan est mitigé car il ne fut mis en place que pour assurer la transition de la Lorraine vers la France. Son intendant Chaumont de La Galaizière remplaçait les administrateurs lorrains par des Français, imposait la langue française dans les actes de justice (alors qu'une partie de la Lorraine était de langue germanique) et envoyait les récalcitrants aux galères royales.

En 1790, durant la Révolution, quatre départements sont créés : Meuse, Meurthe, Moselle et Vosges. Les derniers territoires sont rattachés à la France : Salm et Créhange en 1793, Lixing en 1795.

En 1871, le traité de Francfort attribue à l'Empire allemand les territoires lorrains correspondant à une partie du département de la Moselle et du département de la Meurthe : géographiquement cela recouvre la Moselle actuelle qui formera avec l'Alsace le Reichsland Elsass-Lothringen jusqu'en 1918 ; l'arrondissement de Saint-Dié dans les Vosges est également amputé des parties germanophones des cantons de Saales et Schirmeck, désormais au Bas-Rhin. Le choix est offert aux habitants de choisir dans quel pays ils souhaitent vivre, doublant ainsi la population de Nancy par rapport à Metz. De cette époque il reste cependant des particularités propres à la Moselle telles que le droit local, et le Régime concordataire.

La Première Guerre mondiale touchera durement la Lorraine. L'une des batailles les plus longues et les plus meurtrières s'y déroula, en 1916 autour de Verdun. Plusieurs villages furent entièrement détruits, jamais reconstruits depuis. On appelle cette région dévastée la zone rouge. D'importants mémoriaux y ont été érigés, comme celui de l'ossuaire de Douaumont. Le traité de Versailles de 1919 restituera la portion annexée en 1871 à la France.

Durant l'entre-deux guerres, la Lorraine verra l'édification de la ligne Maginot, qui se révèlera insuffisante. La Moselle sera de nouveau annexée en 1940 jusqu'à sa libération par le général Patton en 1944-1945.

L'après-guerre se révèlera une période prospère pour la région disposant de réserves de matières premières quasi intactes. De nombreux immigrants principalement d'Italie et de Pologne viendront s'y installer. Ceci aura pour conséquence de créer une surpopulation, mais faisant progresser la Lorraine au rang de 3e pôle économique français.

La Lorraine a été une région fortement marquée par l'activité industrielle. Avec le déclin de l'activité minière, une réorientation est en cours et on assiste à l'implantation de sociétés dans des domaines des nouvelles technologies. La région profite, tout comme l'Alsace des échanges frontaliers avec le Luxembourg et l'Allemagne.

Le siège du Conseil Régional se trouve à Metz. L'histoire a fait que Metz et Nancy ont tour à tour assumé des rôles prédominants en Lorraine, rôles parfois complémentaires ou parfois contradictoires surtout en ce qui concerne l'influence de la France en Lorraine. Il en a résulté une certaine rivalité que la région tente aujourd'hui de faire disparaître avec le développement harmonieux du « sillon lorrain » (dit aussi « sillon mosellan » car se développant autour de cette rivière).

Par ailleurs, la Chambre régionale des comptes de Lorraine se trouve à Épinal.

Le poids de l'histoire se fait également sentir, la Moselle actuelle (obtenue en démembrant les anciens départements de la Moselle et de la Meurthe), ayant été annexée entre 1871 et 1918 et de nouveau de 1940 à 1944 voire 1945 pour certains villages, la Meurthe absorbant alors la quasi-totalité du Pays-Haut (partie de l'ancienne Moselle non annexée) pour devenir la Meurthe-et-Moselle. De nombreux Mosellans ont eu ainsi le choix à l'époque de résister en restant en Moselle et devenir allemands (pour maintenir une présence française dans ce département annexé) ou bien de partir dans un autre département français pour marquer leur opposition à l'annexion et rester français. Il en subsiste des particularités, comme le droit local, dans le régime des cultes ou le fonctionnement de la Sécurité Sociale.

Dans le domaine de l'éducation, la Moselle, autrefois rattachée à l'académie de Strasbourg, est aujourd'hui intégrée à l'académie de Nancy-Metz. Il en est de même pour les universités, réunies en Pôle universitaire européen.

La région Lorraine est également membre de la coopération inter-régionale transfrontalière « Saar-Lor-Lux » qui regroupe outre la Lorraine, le Luxembourg, le Land allemand de la Sarre auxquels sont associés au sein de la Grande Région, la Rhénanie-Palatinat et la Région wallonne en Belgique.

Les axes de transport de Lorraine se sont structurés sur une direction nord-sud, suivant le cour de la Moselle. Elle est traversée par la route de l'ambre vers l'ouest méditerranéen, puis la voie romaine Lyon-Cologne. S'y ajoutait des perpendiculaires, permettant de relier Seine et Rhin comme les voies romaines Reims-Toul ou Verdun-Metz.

Encore aujourd'hui, l'axe majeur de transport en Lorraine est le sillon mosellan , appelé également "sillon lorrain" (Épinal, Nancy, Metz, Thionville) qui traverse la partie est de la région , en provenance du massif Vosgien au sud et s'ouvre au nord sur le Luxembourg, la Belgique et l'Allemagne. Sur la majeure partie de cet axe se côtoient l'autoroute A31 (Dijon-Luxembourg), les canaux à grand gabarit et les voies ferrées.

Il est complété par la Magistrale européenne Paris-Budapest, emprunté par la LGV Est, l'autoroute A4 et la RN4.

L'autoroute A31 traverse la région du nord au sud. Elle pose aujourd'hui des problèmes de saturation et il est envisagé de la délester en construisant l'autoroute A32.

Les axes transversaux principaux sont l'autoroute A4 reliant Paris à Strasbourg en passant par Metz et la route nationale 4 qui relie Paris à Strasbourg via Nancy. L'autoroute A4 permet une liaison avec Sarrebruck en Allemagne (par l'A320 ) et avec Strasbourg. La RN4 est l'axe le plus court entre Paris et Strasbourg ; elle n'est cependant pas à deux fois deux voies sur toute sa longueur et permet donc une liaison Paris-Strasbourg moins directe que via Metz par l'autoroute A4.

Les liaisons avec l'Alsace sont moins aisées dans le sud de la région, malgré le col de Bussang et la réouverture du tunnel Maurice-Lemaire qui améliorera le trafic.

Les liaisons avec la Franche-Comté et le Territoire de Belfort sont relativement bonnes via des nationales (RN 57) actuellement mises à deux fois deux voies.

Le premier train de l'histoire de la Lorraine relia Metz à Nancy le 10 juillet 1850 en 2h15. Cette première ligne fut prolongée en 1852 vers la Prusse.

Les voies ferroviaires sont en pleine expansion avec notamment la construction (grâce aux décisions et à une très importante prise en charge financière par les Lorrains eux-mêmes, justifiée par le profit conséquent qu'en tire la région) de la LGV Est européenne dès juin 2007 reliant Paris à Strasbourg. La région dispose aussi de bonnes liaisons par le train via le TER Lorraine (Métrolor).

Pour le trafic voyageur, ce sont les liaisons vers le sud qui sont les plus difficiles. La ligne Luxembourg - Dijon présente un tracé difficile et est fortement utilisée par les convois de fret.

Par ailleurs la quasi absence de liaisons ferroviaires vers la Franche-Comté est à déplorer. Dans le cadre de la mise en service du TGV Rhin-Rhône, il est donc envisagé de poursuivre l'électrification de la ligne Blainville-Damelevières - Lure au delà d'Epinal pour améliorer les liaisons ferroviaires vers Belfort.

Les autres projets sont le second tronçon de la LGV Est européenne, le probable déplacement de la gare de Lorraine TGV à Vandières et l'amélioration de la Ligne Lérouville - Sarrebruck utilisée par les TGV Paris-Francfort.

La Lorraine est également traversée par plusieurs grands axes de fret.

L'Aéroport Metz-Nancy-Lorraine a été ouvert en 1991.

Le tourisme en Lorraine est une activité plutôt récente. La Lorraine n'est que la 15e région française en matière de tourisme. Cependant la région a su mettre en valeur un patrimoine riche, mais aussi divers et varié. Les principaux centres touristiques sont les musées, les monuments (châteaux et sites historiques), la gastronomie et les métiers d'art.

La région grâce au massif des Vosges bénéficie aussi de visite touristique hivernale, l'été étant plutôt consacré à la visite des édifices religieux des principales villes et du développement de l'artisanat notamment en Meurthe-et-Moselle. Le Pays du Verre et du Cristal regroupe plusieurs communes qui ont accueilli l'art verrier. On peut noter les villages de Meisenthal (qui abrite aujourd'hui encore le Musée du verre et du cristal), Goetzenbruck (où l'art des vitraux et l'industrie du verre à lunette sont encore présents), Lemberg ou encore Saint-Louis-lès-Bitche et Baccarat (où les célèbres cristaux sont toujours fabriqués).

D'autres manufactures prestigieuses continuent d'exercer. Toutes appartiennent à ce jour à un groupe français appartenant à Jean et Marc Jacquet et dont la direction artistique et marketing a été confiée à Jean-Louis Janin Daviet. Ces manufactures séculaires travaillent pour le monde du luxe et fabriquent pour Pierre Frey textile, Kenzo, Sir Elton John, Tiffany de New York, The American Friends of Versailles... et produisent des collections propres que l'on retrouve aux quatre coins du monde. Toutes ces entreprises sont accessibles aux visiteurs sur rendez-vous, et l'une d'entre elles, la Faïencerie de Niderviller est classée à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Vous pouvez découvrir la cristallerie de Portieux fondée en 1705 dans les Vosges, la cristallerie de Vallerysthal fondée en 1707 en Moselle, la faïencerie de Niderviller fondée en 1735 en Moselle, les manufactures Royales de Faïence de Lunéville Saint-Clément fondées en 1748 en Meurthe et Moselle. Ces établissements accueillent 166 maîtres cristalliers et faienciers, Français et Lorrains.

Le tourisme industriel est en plein développement. Le musée de la mine à Neufchef représente une source de connaissance disparu au fil des années, dans ce site unique puisque implanté dans l'antre du carreau de mine peuvent être découvertes les différentes installations du début jusqu'à la fermeture des mines de fer de Lorraine. Il en va de même pour le Parc du haut-fourneau U4 à Uckange. Symbole fort du patrimoine industriel de la vallée de la Fensch sauvegardé grâce à son inscription à l’inventaire des Monuments Historiques, le U4 est le dernier des six hauts-fourneaux de l’usine d’Uckange ; il est aujourd’hui l’un des rares vestiges de la sidérurgie du XXe siècle conservé en France. Témoin du formidable essor économique de toute la région dans les années 1960 à 1980, ce « monstre de fer » s’est éteint en 1991 pour revenir à la vie et s’ouvrir au public en 2007, après des années de travaux. Entouré du Jardin des Traces, parc paysager aménagé sur le site de l’ancienne usine d’agglomération, l’U4 d’Uckange a été mis en lumière par Claude Lévêque, artiste de renommée internationale. Dès la nuit tombée, il se transforme ainsi en une œuvre d’art au message poétique mais accessible : celui d’un soleil se couchant à l’intérieur du haut-fourneau, comme sur la grande époque de la sidérurgie. Cette incandescente installation contemporaine, baptisée « Tous les soleils » est visible tous les jours. Les visites reprendront du 1er mai au 26 octobre. Assurées par d’anciens ouvriers de l’usine, elles apportent un regard émouvant et pertinent sur la sidérurgie, son histoire et son impact sur l’ouest mosellan. De quoi raviver durablement la flamme de la prodigieuse épopée lorraine de l’acieragglo-valdefensch.fr.

De par sa position géographique, et de par son bilinguisme - on y parle le Lorrain roman et le francique lorrain - la Lorraine fut un lieu d'échanges privilégiés entre la culture romane puis française et les cultures germaniques. C'est ainsi que de nombreuses innovations ont fait leur entrée en Lorraine avant de se répandre dans le reste de la France (musique, gastronomie, etc.) ou inversement vers l'Allemagne et l'Europe centrale. Un des exemples peut être l'armoire lorraine, en France les armoires n'ont pas de rangements horizontaux en bas de l'armoire, en Allemagne, il y en a généralement un assez gros, en Lorraine, il y en a deux petits.

A l’époque mérovingienne la Lorraine a été un centre politique mais aussi un foyer culturel important. Ses nombreux monastères et leurs scriptoriums jouèrent un grand rôle dans la conservation du savoir et le développement des enluminures (Ecole de Metz). La Lorraine fut également l'un des centres de la renaissance carolingienne avec des personnalités majeures comme Chrodegang qui introduisit entre autre le chant grégorien par l'intermédiaire des moines de l'abbaye de Gorze.

Après une période plus sombre, le rayonnement culturel lorrain réapparut à la Renaissance avec des artistes majeurs comme Ligier Richier pour la sculpture, Georges de la Tour en peinture, Jacques Callot pour la gravure. Il prit une ampleur remarquable à la période classique, avant d'être le berceau de courants culturels originaux dont le plus fameux est assurément l'art nouveau, porté en France par l'École de Nancy.

La plupart de ces symboles sont représentés ci-contre sur la flèche du Palais Ducal de Nancy.

Comme dans beaucoup de régions de France, la gastronomie tient une place importante. Réputée pour sa quiche lorraine, la Lorraine a également une cuisine riche en plats traditionnels.

Elle propose des spécialités culinaires de haute réputation. La Moselle, le Bayonnais et le Xaintois sont connus pour leurs recettes à base de mirabelle (tarte, eau de vie...). La vallée de la Fensch a aussi sa spécialité, La Wagotine. Nancy est réputée pour ses macarons et ses bergamotes, le Lunévillois pour le pâté lorrain, Boulay(Moselle), également pour ses macarons, Verdun pour ses dragées, Commercy et Liverdun pour leurs madeleines, Rambervillers pour sa tête de veau, et Vittel (normal pour une ville d'eau...) pour ses grenouilles ! La Potée lorraine est un plat paysan à base de pommes de terre, de chou et de viande de porc (cochonailles) provenant des milieux agricoles de la région...

Cette variété en fait sa richesse : forêts de plaine ou forêts de montagne, pelouses sèches, lacs et zones humides sont autant d'écosystèmes divers et variés.

Les forêts de plaine abritent des cerfs, des chevreuils et des sangliers, parfois en trop grand nombre. Le milieu agricole voit une plus petite faune : lièvres, renards, perdrix, corbeaux… et les villages accueillent des hirondelles et des martinets.

Les étangs de Moselle et de Meuse sont un lieu de passage pour les animaux migrateurs et le refuge de nombreuses espèces : canards, hérons, cincles, crapauds ; le cormoran. Le castor a été réintroduit en 1983.

La montagne vosgienne est traditionnellement associée au grand tétras, menacé par les activités humaines. On y rencontre aussi des cervidés et des sangliers. Le chamois, introduit en 1956, a conquis les chaumes alors que le lynx, réintroduit en 1983, reste discret.

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Culture de la Lorraine

maisons lorraines

De par sa position géographique, la Lorraine fut un lieu d'échange privilégié entre la France et les cultures germaniques. C'est ainsi que de nombreuses innovations y ont fait leur entrée avant de se répandre dans le reste de la France (musique, gastronomie, etc.). La Lorraine a également été le berceau de courants culturels originaux dont le plus fameux est assurément l'Art nouveau, porté en France par l'École de Nancy.

Sur les 14 130 édifices classés Monuments historiques par le ministère de la Culture et de la Communication (2002), 643 se situent en Lorraine. On y trouve notamment des architectures religieuses romanes et gothiques, comme la l'église Notre-Dame de Galilée à Saint-Dié-des-Vosges, la cathédrale de Metz et l'abbaye de Bouzonville, la cathédrale de Toul, la basilique de Saint-Nicolas-de-Port, des châteaux tels que ceux de Lunéville (le petit Versaille Lorrain), Cons-la-Grandville ou Commercy et de nombreux édifices civils Art nouveau à Nancy, l'architecture allemande en Moselle. L'industrie a marqué l'histoire et les paysages lorrains, et certains sites tels le Carreau de la Mine de Petite-Rosselle et le Haut-Fourneau d'Uckange ont été protégés au titre de patrimoine industriel. La place Stanislas à Nancy est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

L'usoir n'est pas systématique dans les localités où l'activité de la vigne était jadis dominante.

Enfin, pour cette structure de village-rue comme dans la plupart des cas similaires en Europe, le parcellaire se répartit en franges perpendiculaires à la route principale, avec pour limite latérale le prolongement des côtés des maisons. Ceci afin d'offrir à l'occupant un accès direct à une partie (voire la totalité) de son exploitation agricole, à l'arrière.

Parmi les objets recensés par l'Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, 11 611 des 104 000 objets mobiliers (base Palissy) et 6 828 des 92 000 notices d'architecture (base Mérimée) sont d'origine lorraine.

Alors que l'architecture théâtrale ne se développe réellement en France qu'à partir XVIIIe  siècle, la Lorraine possède des salles de théâtre remontant au XVIe  siècle. De nombreux théâtres de cour et théâtres publics se développent dans la région au XVIIIe  siècle.

Il faut également citer le Théâtre du Peuple de Bussang, créé en 1895 par le poète Maurice Pottecher.

Mort prématurément à 41 ans Bernard-Marie Koltès (1948-1989), né à Metz, est l'auteur contemporain français le plus joué.

À la fin du XIXe  siècle, et sous l'impulsion d'artistes comme Charles et Émile Gallé ou Louis Majorelle, la Lorraine, et plus particulièrement la ville de Nancy, devient l'un des berceaux de l'École de Nancy, une des composantes de l'Art nouveau. Cet art qui se base sur l'utilisation de matériaux industriels (notamment le métal), trouve des échos dans la révolution industrielle que connaît la région.

L'évêque Nicolas de Myre est le saint patron de la Lorraine, bien qu'il n'y ai jamais vécu. Le chevalier Auber de Varangéville, lors de son retour des croisade, a ramené une phalange du saint depuis la ville de Bari en Italie jusqu'à l'église du village de Port sur la Meurthe (aujourd'hui Saint-Nicolas-de-Port). Cette fonction de saint patron fut officialisé par le duc René II après la bataille de Nancy de 1477.

Le 6 décembre est fêtée la Saint-Nicolas. À cette occasion les enfants reçoivent des figurines en pain d'épices ou en chocolat et des bonbons. De nombreuses manifestations sont organisées dans les quatre départements: chars, défilés, feux d'artifices…

Dans la majeure partie de l'actuelle Lorraine, le lorrain, était la langue régionale. Dialecte roman proche du wallon et du picard, il se décline en plusieurs variétés et s'étend au-delà de la frontière belge, où il est appelé gaumais.

Il existe également trois variétés de francique lorrain, dialectes germaniques parlés dans le Nord de la région souvent désigné le platt, qui ne doit pas être confondu avec l'alsacien. À la différence du lorrain roman, le francique reste parlé par près de 350 000 personnes dans le département de la Moselle. Également répandu dans certaines zones contiguës, en Allemagne, au Luxembourg, en Belgique et au nord de l'Alsace, il permet l'inter-compréhension entre les locuteurs de ces différentes régions, ainsi qu'avec la majorité des germanophones.

Ces deux zones d'influence sont situées de part et d'autre de la frontière linguistique mosellane qui passe par Audun-le-Tiche, Thionville, Boulay-Moselle, Faulquemont, Bénestroff et Sarrebourg est restée très nette et persistante jusqu'au XXe siècle. Contrairement à certaines idées reçues, cette frontière linguistique est très antérieure à l'annexion allemande de 1871.

De nombreux noms de villages finissent en -court, -ville, -ing ou -ange. Il s'agit d'anciens domaines gallo-romains. Le nom du propriétaire était alors composé avec les suffixes latins -curtis et -villa ou germanique -ingen qui signifient « domaine rural ». Les processus d'assimilation de langue modifieront ces suffixes pour donner les noms actuels.

Consulter également la liste établissant la correspondance des toponymies lorraines en français et en allemand.

La geste des Lorrains est un cycle de cinq chansons de geste anonymes datant des XIIe siècle et XIIIe siècle siècles.

Plusieurs recettes font la réputation de la gastronomie lorraine dont certaines charcuteries fumées comme le fuseau. . On peut citer le pâté lorrain, la quiche, la potée lorraine ou encore le cochon de lait de Metz.

Parmi les fromages originaires de la région on trouve le brouère, le carré de l'Est, le crème de brie de Meaux et le munster géromé des Vosges.

La bergamote est un petit bonbon rectangulaire jaune originaire de Nancy. Les madeleines proviennent de Commercy. Le macaron est également d'origine lorraine. La mirabelle, fruit emblématique de la Lorraine, est utilisé dans de nombreux desserts et en eau de vie. Dans les Vosges les myrtilles sont appelées des brimbelles, d'où la tarte aux brimbelles.

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Charles IV de Lorraine

Charles IV, duc de Lorraine

Charles de Vaudémont, né à Nancy le 5 avril 1604, mort à Bernkastel le 18 septembre 1675, fut duc de Lorraine et duc de Bar en droit de 1625 à 1675 et en fait de 1625 à 1634, en 1641 et de 1659 à 1670, sous le nom de Charles IV. Il était fils de François de Lorraine, comte de Vaudémont puis duc sous le nom de François II de Lorraine, et de Christine de Salm.

Il aurait dû être numéroté Charles III de Lorraine, mais les historiographes lorrains, voulant établir la légitimité des ducs de Lorraine et de Guise et les rattacher directement aux carolingiens, incluèrent dans la liste des ducs le carolingien Charles († 991), duc de Basse-Lotharingie.

Charles de Vaudémont passa son enfance à la Cour de France et fut compagnon de jeu du futur Louis XIII. Revenu en Lorraine, il laissa entendre qu'il se considérait comme l'héritier du duché, en vertu d'un soi-disant testament de René II qui spécifiait que les duchés devaient se transmettre en lignée masculine. L'hostilité de son oncle Henri II, qui entendait laisser le duché à sa fille Nicole, l'incita à s'éloigner de la cour. Il combattit pour l'empereur en s'illustrant notamment à la bataille de la Montagne Blanche, le 8 novembre 1620 et montra ses compétences de chef de guerre alors qu'il n'avait que 16 ans.

Après de longues tractations, il épousa en 1621 sa cousine Nicole. Après avoir laissé des dispositions prévoyant que Charles de Vaudémont tiendrait son autorité de sa femme, Henri II mourut le 31 juillet 1624.

Charles ne se contentait pas d'une position de prince consort. Il entreprit avec son père d'obtenir la totalité du pouvoir. En novembre 1625, François de Vaudémont, s'appuyant sur un soi-disant testament de René II, revendiqua le duché. Les États généraux de Lorraine estimèrent sa requête légitime et François de Vaudémont devint duc le 21 novembre 1625 sous le nom de François II de Lorraine. Cinq jours plus tard, il abdiqua en faveur de son fils, qui devint de plein droit le duc Charles IV, ayant ainsi écarté sa femme la duchesse Nicole du gouvernement du duché.

Les relations entre la France et la Lorraine se dégradèrent, car Louis XIII refusait de reconnaître les principes du droit qui avaient amené Charles IV au pouvoir. De plus Charles soutenait discrètement les ennemis de Richelieu et accueillait les comploteurs qui pouvaient ainsi échapper à la justice royale dont l'héritier du trône français. D'ailleurs la politique de Louis XIII et de Richelieu était de repousser la frontière du royaume au bord du Rhin, ce qui impliquait l'annexion du duché de Bar, du duché de Lorraine, états souverains, de la Franche-Comté, possession espagnole, de l'Alsace, possession de l'Empire Romain Germanique. Mal soutenu par la Bavière et l'Autriche, le roi chercha d'autres alliances et, rompant avec la politique ultra-catholique de ses prédécesseurs, s'allia avec les huguenots français, les Anglais et le duc de Savoie. En septembre 1629, Gaston d'Orléans, frère du roi, se réfugia en Lorraine, et, sans le consentement du roi, y épousa en 1632 celle qu'il appellera toute sa vie l'Ange, la jeune Marguerite, sœur du duc Charles.

Au printemps 1631, Gustave Adolphe, roi de Suède, débarqua en Poméranie et la guerre embrasa toute l'Europe. Charles envoya son armée pour soutenir l'Empereur. Au mois de juin 1632, Louis XIII envahit et occupa le Barrois et la Lorraine. Charles fut contraint de signer un traité qu'il pensait bien ne pas respecter. En septembre 1633, les troupes françaises envahissent de nouveau la Lorraine et Charles jugea plus favorable d'abdiquer le 19 janvier 1634 en faveur de son frère Nicolas François, et alla prendre un commandement des troupes impériales. Il combattit les Suédois, puis les Français, sur qui il remporta plusieurs succès.

Il subit des revers en 1635 alors qu'il tentait de reconquérir ses duchés, puis remporta plusieurs victoires de 1638 à 1640, malgré la mollesse de ses alliés bavarois et autrichiens. Par conséquent, il entreprit de négocier de nouveau avec la France et, par le traité de Saint-Germain-en-Laye du 2 avril 1641, récupéra ses états exsangues mais dut accepter le protectorat français et s'engager à ne pas conclure d'alliance avec la maison d'Autriche. Nonobstant, quelques semaines plus tard à peine, il soutint le complot du comte de Soissons. Richelieu, après avoir maîtrisé les coupables, décida d'arrêter Charles IV qui réussit à s'enfuir fin juillet 1641 et reprit le combat contre la France ennemie.

Les traités de Westphalie du 24 octobre 1648 marquèrent officiellement le rattachement des Trois-Évêchés à la France. Exclu de ces traités et ayant échoué dans ses négociations avec Mazarin, Charles IV reprit la guerre et fut en position de menacer Paris en 1652. Il perdit son avantage et sa crédibilité en cherchant à négocier à la fois avec Mazarin et les princes frondeurs. L'Espagne lui reprocha d'être la cause de l'échec et il fut arrêté à Bruxelles le 25 janvier 1654 et transféré à l'Alcazar de Tolède. L'intervention et les efforts de son frère Nicolas François lui permirent d'être libéré le 15 octobre 1659, et de récupérer ses duchés par le traité de Vincennes du 28 février 1661.

Mais Charles IV ne renonça pas à ses activités militaires et continua à combattre au profit de ses voisins. Il engagea des travaux pour remettre en état les routes lorraines et barroises. Pour ce faire, il accabla d'impôts ses sujets déjà ruinés par la guerre de Trente Ans. Il refusa en 1669 de licencier ses armées sur l'injonction de Louis XIV et les troupes françaises envahirent à nouveau les duchés au cours de l'été 1670. Charles IV dut à nouveau s'enfuir et, sans ressource, licencia son armée.

Après avoir vaincu les Français le 11 aout 1675 à la bataille du pont de Konz (Konzer Brucke), il tombe malade et décède le mois suivant.

Il se maria en premières noces, le 23 mai 1621, à Nicole de Lorraine (1608 † 1657), fille d'Henri II duc de Lorraine, et de Marguerite de Mantoue. Ils n'eurent pas d'enfants. Souhaitant quitter son épouse, il tenta de provoquer l'invalidation son mariage en faisant condamner en 1631 pour sorcellerie Melchior de la Vallée, le prêtre qui avait baptisé Nicole. Charles se sépara finalement en 1635 de son épouse, au prétexte qu'il n'avait pas été libre de choisir au moment de son mariage, mais la papauté n'accepta pas d'annuler le mariage.

De nouveau veuf à la mort de Beatrix, il se remaria en troisièmes noces en 1665 à Marie Louise d'Aspremont (1651 † 1692), mais n'eut pas de postérité de ce mariage. Entre-temps, il avait aussi promis le mariage à une chanoinesse laïque du Chapitre de Dames Nobles de Poussay, la belle Isabelle de Ludres qui en revanche fut une des maitresses de Louis XIV de France.

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Source : Wikipedia