Limoux

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Posté par seb 15/03/2009 @ 04:11

Tags : limoux, aude, languedoc-roussillon, france

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Limoux

Vue de Landsat 7 de Limoux avec l'Aude qui traverse du sud au nord

Limoux (occitan : Limós) est une commune française, située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Limouxins.

Située dans la vallée de l'Aude en plein cœur du Razès, la ville est connue pour la production d'un vin fabriqué selon la méthode champenoise depuis le XVIe siècle, la blanquette de Limoux. La ville est aussi le lieu d'un carnaval qui dure plusieurs mois.

La commune, située à vingt kilomètres au sud de la ville de Carcassonne, à l'entrée de la haute vallée en plein cœur du Razès, est traversée par le fleuve de l'Aude.

Les communes limitrophes sont Gaja-et-Villedieu, Malras, la Digne-d'Aval à l'ouest, Magrie, Cournanel, Alet-les-Bains au sud, Véraza, Saint-Polycarpe, Villar-Saint-Anselme à l'est, Pieusse, Cépie et Saint-Martin-de-Villereglan au nord.

Le climat de Limoux est de type méditerranéen avec des étés chauds et secs et des hivers doux et peu pluvieux. La neige n' est pas rare, le brouillard occasionnel , les jours de vent ne sont pas rares . Les températures descendent peu en dessous de 0 °C en hiver. Les automnes et les printemps sont doux. La pluviométrie est assez faible toute l'année.

Limoux est située sur la route départementale 118 reliant Mazamet à Quillan en passant par Carcassonne et orientée nord-sud, puis se transformant en départementale 117 jusqu'à Perpignan. Cette route a été déclassée en départementale dans les années 1970 après avoir été nommée route nationale 118. Elle reliait Albi à Mont-Louis via Castres, Mazamet, Carcassonne, Limoux et Quillan. La départementale est désormais en cours d'aménagement en double voie comme à Cépie au nord de Limoux, car c'est un axe majeur qui permet de desservir la haute vallée de l'Aude. Au nord-est, la départementale 623 permet de rejoindre Castelnaudary. Enfin, la départementale 620, un axe moins important, rejoint à l'est Chalabre qui ensuite permet de se rendre à Foix.

Limoux est desservie par le train : gare de Limoux et gare de Limoux-Flassian avec la ligne SNCF ligne Carcassonne - Rivesaltes. Cette ligne rejoignait autrefois Lapradelle-Puilaurens mais a été fermée à la circulation en 1939 à partir de Quillan. La partie Carcassonne-Quillan a souvent aussi été menacée de fermeture dans les années 1970 pour cause de rentabilité. Cependant, son état s'est amélioré grâce à la mise en circulation d'un TER de dernière génération. En 2007, six aller-retours quotidiens entre Carcassonne et Limoux étaient proposés au public. La gare de Limoux est située à l'est de la ville.

Une liaison quotidienne d'autocar entre Carcassonne et Limoux complète la ligne de chemin de fer. Aucun aéroport n'existe à Limoux, l'aéroport de Carcassonne en Pays Cathare de Carcassonne est le plus proche.

Le site est traversé par le fleuve de l'Aude et est constitué d'une zone plate le long de l'Aude et de collines et de coteaux environnants formant une cuvette où se trouve l'essentiel de la partie urbaine de la commune. Cette cuvette est ouverte au nord et au sud au passage de l'Aude formant un vallon. À l'ouest, une rivière (le Cougaing) forme un vallon entre les collines jusqu'à la Digne-d'Aval. Au sud, la vallée se resserre sur l'Aude jusqu'à Alet-les-Bains. Au contraire, au nord, le paysage s'élargit et offre une plus grande surface pour les habitations.

Les deux rives du fleuve sont fortement urbanisées. Le noyau initial se situe entre le Pont-Vieux et l'église Saint-Martin sur la rive gauche. Puis les deux rives s'urbanisent au-delà des remparts initiaux, surtout entre 1260 et 1270 avec la construction du Pont-neuf et de la place du marché.

Aujourd'hui, les rives du fleuve sont fortement urbanisées et les habitations sont construites sur les collines au milieu de la garrigue et des vignes. Au nord et au sud, à la sortie de la ville, des zones d'activités commerciales regroupent des centres commerciaux et quelques entreprises comme la zone industrielle des Pyrénées, la zone d'activité du Razès et Occitanie au nord et la zone industrielle de la route d'Alet et la zone d'activité de la plaine au sud.

Limoux comptait 3 934 logements en 1999 pour 9 411 habitants soit environ 2,4 personnes par habitation. Les constructions neuves sont peu présentes et le parc immobilier est assez ancien puisque 75 % des résidences principales ont été construites avant 1974. Les constructions antérieures à 1949 représentent même 37 % du parc.

88,9 % des logements sont des résidences principales, réparties à 73,2 % en maisons individuelles et à 26,8 % en appartements (respectivement 59,1 % et 40,9 % dans la région). 54,4 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 41,7 % qui ne sont que locataires (respectivement 56,8 % et 37,6 % dans la région)'.

À noter qu’avec 233 logements HLM, soit 5,9 % du parc en 1999 (9,6% dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était assez important en 1999 avec 8,3 % du parc contre seulement 7,7 % dans la région.

La plupart des habitations possèdent 4 pièces (70,3 %), ou 3 pièces (18,4 %), puis 2 pièces (8,4 %). Les petits logements restent très peu nombreux (studios : 2,9 %). La ville possède par conséquent des logements de taille importante du fait de l'espace immobilier non restreint, permettant de grandes constructions, et du fait de la faible demande en petits logements'. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 81,7 % ont le chauffage central et 62,7 % possèdent un garage, box ou parking (respectivement 76,5 % et 61,7 % pour la région).

Une station d'épuration est en cours de construction au nord de Limoux pour un coût de 10 millions d'euros. Elle permettra de traiter les eaux usées de quelque 28 000 habitants.

Blasonnement de la commune : 'D'or au saint Martin au naturel nimbé du champ, vêtu d'azur, sur un cheval d'argent harnaché d'or et coupant son manteau de gueules pour en couvrir un pauvre boiteux de carnation vêtu d'azur, à la béquille d'argent, le tout sur une terrasse de sinople.

La ville de Limoux est occupée depuis le néolithique. Le Menhir de "la Pierre Droite" est un vestige qui atteste de cette occupation précoce. Primitivement fondée sur la colline de Flassian, la ville migra jusqu'en bordure de l'Aude. C'est d'ailleurs la réunion de ces deux habitats, Flacianum et Limosus, qui, selon toute vraisemblance, est à l'origine de la fondation au VIIIe siècle de la ville de Limoux. L'agglomération se développa autour de son église.

En 844, une charte de Charles le Chauve attribue la ville à l'abbaye de Saint-Hilaire. Au IXe siècle, Limoux est mentionné pour la première fois dans la Charte de Charles le Chauve, roi de France, en faveur de l'abbaye de Saint-Hilaire. Limoux appartient alors à l'archevêque de Narbonne. Puis, au Xe siècle, la ville dépend du Comte du Razès qui y exerce les droits régaliens. Elle devient même le chef-lieu de la vicomté du Razès. Elle prospère rapidement grâce au commerce des draps et du cuir et surtout grâce à la protection des vicomtes de Carcassonne.

Mais Limoux et ses environs se situent alors en plein cœur du Catharisme et la place est prise sans aucune résistance au XIIIe siècle par Simon IV de Montfort lors de la Croisade contre les Albigeois. Les fortifications sont dès lors détruites. La ville est donnée en fief à son lieutenant Lambert de Turry qui devient ainsi Lambert de Limoux. La ville ne lui est pas fidèle et en 1221, elle se laisse prendre par le comte de Foix Raimond-Roger. Les fortifications sont remises en place et les Cathares reprennent les lieux redevenus tranquilles. En 1225, le village de Pieusse tout proche accueille un concile cathare dont le but est de réorganiser la communauté cathare du Razès. Benoît de Termes devient leur chef spirituel. En 1226 commence la "guerre de Limoux" qui marque la résistance de la ville soutenue par Raymond Trencavel et Roger-Bernard de Foix face aux troupes de Louis VIII. Puis, la seigneurie est acquise par le roi de France et Limoux est annexée par la couronne de France entre 1296 et 1376.

Jusqu'au XIVe siècle, le catharisme est toujours présent dans Limoux et représente environ 15 % de la popualtion. En 1249, plusieurs centaines d'habitants sont pendus, condamnés pour hérésie.

Au XIVe siècle, La ville devient prospère grâce aux institutions municipales qui prônent le "profit et l'utilité de la chose publique" et grâce à l'industrie drapière. La rive droite de l'Aude est un quartier de tanneurs de peau appelé « Blanquerie ».

Cependant, en 1348, la peste noire venue d'Italie sévit à Limoux. En 1355, le Prince de Galles dit le Prince Noir pille la ville. Il revendiquait la France en héritage. Limoux est le chef-lieu d'une viguerie depuis 1319 et des fortifications sont dès lors mises en place.

Au XVIe siècle, les catholiques et les calvinistes s'opposent, entraînant 30 ans de guerre civile qui anéantissent à nouveau l'industrie. La ville est assiégée et dévastée par les catholiques de Jean de Lévis en 1562.

Au XVIIe siècle, Limoux est de nouveau touchée par la peste qui fait plus de 3 000 victimes. En 1642, grâce à la fidélité de ses habitants, Louis XIII établit un sénéchal et un siège présidial. La ville jouit alors d'une institution, source principale de son aisance.

Au XVIIIe siècle, les institutions municipales évoluent pour servir de base au système municipal avec l'Édit de 1771. L'industrie devient à nouveau florissante et le commerce avec l'Espagne se développe. Durant la révolution française, aucune scène violente ne vient troubler l'établissement des lois nouvelles qui mènent Limoux vers un plus haut degré de prospérité.

Le 3 mars 1840, l'entrepôt de poudres et de munitions explose et fait sauter la porte de la Trinité. Le 23 avril 1848, le suffrage universel est instauré. En 1854, le choléra décime la population de Limoux et provoque la mort de cent cinquante et une personnes. Le 11 novembre 1860, la compagnie des sapeurs pompiers de Limoux est créée. En 1891, une crue historique cause la mort de sept personnes et de nombreux blessés. Le niveau catastrophique des eaux atteint 7 mètres 20 à Limoux.

En 1907, les viticulteurs limouxins participent à la révolte des vignerons à Carcassonne puis à Montpellier. Le 19 août 1944, la ville est libérée des troupes d'occupation allemandes qui occupaient la ville depuis le 28 novembre 1942. Le 26 février 1960, le général de Gaulle, chef de l'État, vient à Limoux faire proclamer sa politique algérienne.

Limoux est une sous-préfecture de l'Aude. Elle possède une gendarmerie. Limoux fait partie de la communauté de communes du Limouxin et du Saint-Hilairois.

Politiquement, Limoux est une ville de gauche, les électeurs ayant voté majoritairement à gauche pour les élections municipales depuis 1971. Le maire de la commune depuis 1989, Jean-Paul Dupré, est de gauche (PS). Il a succédé à Robert Badoc, lui-même de gauche.

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Lionel Jospin avec 25,41 %, suivi de Jean-Marie Le Pen avec 19,12 %, puis de Jacques Chirac avec 15,16 % et enfin Jean-Pierre Chevènement avec 5,23 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 80,36 % pour Jacques Chirac contre 19,64 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 19,14 %, résultat assez proche des tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29%) avec cependant deux points supplémentaires pour Jean-Marie Le Pen.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Limouxins ont largement voté contre la Constitution Européenne, avec 63,27 % de Non contre 36,73 % de Oui, pour un taux d’abstention de 30,01 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont assez conformes à la tendance départementale de l'Aude (Non à 64,62 % ; Oui à 35,38 %) démontrant le caractère peu privilégié des habitants qui sont ruraux, l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation que la moyenne des Français.

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Ségolène Royal avec 34,13 %, suivi par Nicolas Sarkozy avec 26,61 %, François Bayrou avec 13,37 %, Jean-Marie Le Pen avec 11,19 %, puis Olivier Besancenot avec 4,37 %, et enfin Marie-George Buffet avec 2,15%, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 53,87 % (résultat national : 46,94 %) contre 46,13 % pour Nicolas Sarkozy (national : 53,06 %).

Les quatre taxes de 2006 furent votées par le conseil municipal de Limoux pour des taux de : 12,84 % pour la taxe d'habitation, 33,17 % pour la taxe foncière bâti, 88,74 % pour la taxe foncière non bâti, et 19,98 % pour la taxe professionnelle.

Cette fiscalité est très supérieure à la moyenne départementale mais équivalente à celle des communes de population équivalente. Ces taux sont à titre de comparaison et respectivement de 9,43 %, 21,17 %, 54,93 % et 14,68 % pour le département ; 15,23 %, 39,82 %, 107,99 % et 21,33 % pour Carcassonne la préfecture de l'Aude ; 12,61 %, 33,66 %, 93,24 % et 17,53 % pour Castelnaudary.

La taux de la fiscalité directe locale est de 12,84 % en 2006 ce qui est là aussi supérieur au taux départemental qui est de 9,43 %.

Le taux de la taxe d’habitation de 12,84 % en 2003 et 12,84 % 2006 n'a pas bougé depuis plusieurs années, ce qui traduit une volonté municipale de maintenir la fiscalité telle quelle. Contrairement à Castelnaudary qui a réussi à baisser ces taux entre 2003 et 2006, notamment avec 18,48 % en 2003 et 12,46 % en 2006 pour la taxe d'habitation.

L'enseignement primaire de Limoux est constitué de 7 écoles maternelles et primaires publiques et une école primaire privée. Pour l'enseignement secondaire, la ville possède un collège public (Collège Joseph Delteil) et un collège privé (Collège Saint-Joseph de Cluny) ainsi qu'un lycée polyvalent public (Lycée Jacques Ruffié). Limoux ne possède aucun établissement d'enseignement supérieur, mais le Lycée Jacques Ruffié propose depuis 1997 une section d'enseignement supérieur avec un BTS assistant de gestion des PME et PMI.

Les infrastructures médicales et sociales sont au nombre de quatre avec l'ASM (Association Audoise Sociale et Médicale), un centre L. Cassan, deux hôpitaux (Hôpital Local Limoux-Quillan et hôpital de jour de Limoux), une clinique (clinique des Tilleuls), une maison de Santé Médicale et la polyclinique Aragou. Carcassonne reste le pôle de santé le plus important du département. Limoux ne possède plus de maternité.

La ville de Limoux comptait 9 680 habitants au dernier recensement de l'INSEE en 2006 ce qui la place au 904e rang national. Limoux est la quatrième ville la plus peuplée de l'Aude après Narbonne (507 766 hab), Carcassonne (46 639 hab) et Castelnaudary (11 876 hab). La densité de la commune est de 290 hab/km². C'est une commune peu densément peuplée par rapport à Carcassonne (675 hab/km²) ou Trèbes (336 hab/km²). Mais cette densité est largement inférieure à celle de villes comme Toulouse (3 299 hab/km²), Montpellier (3 965 hab/km²) ou Perpignan (1 544 hab/km²). C'est la quatrième aire urbaine du département avec 15 160 habitants couvrant 20 communes après Carcassonne (82 577 hab), Narbonne (70 750 hab) et Castelnaudary (19 079 hab).

La ville suit exactement les mêmes tendances que la région Languedoc-Roussillon. Les parts des 30-44 ans et des 45-59 ans sont les plus représentées avec 19,8 % et 19,3 % en 1999 (respectivement : 20,9 et 19,1 % pour la région). Les personnes âgées sont peu représentées avec 10,5 % en 1999 comme dans le reste de la région (7,5 %)'.

Limoux possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Carcassonne-Limoux-Castelnaudary.

Le taux de chômage était de 16,9 % en 1999. Un chiffre largement supérieur à la moyenne nationale (8,6 %).

Les principales entreprises de Limoux sont Limoux Distribution avec 32 M € de chiffre d'affaire, les vignerons du Sieur d'Arques, cave coopérative de Limoux avec 32 M € et l'Oustal Anne de Joyeuses avec 10 M €.

Le vignoble de Limoux est l'économie principale de la ville et de la région limouxine. 95 % de la production du vignoble est élaborée en blanquette de Limoux qui est AOC depuis 1938 et en crémant qui est AOC depuis 1990.

La Blanquette de Limoux est un vin effervescent du Languedoc, c'est un vin d'appellation d'origine contrôlée (A.O.C.). La Blanquette de Limoux est le premier vin effervescent du monde (contrairement à ceux qui pensent que c'est le Champagne). En effet, la propriété effervescente de ce vin a été découverte en 1531 par accident. Et c'est le célèbre dom Pérignon qui, de retour d'Espagne et de passage par Limoux, ramena dans ses bagages la pétillante idée. Certaines sources avancent une apparition dès le XIVe siècle.

Plusieurs caves de Limoux produisent la blanquette et le crémant de Limoux, mais la plus importante est la cave des Vignerons du Sieur d’Arques. C'est une vieille cave coopérative créée en 1946 qui regroupe 1 000 vignerons sur 6 000 hectares (dont 2000 en AOC).

Chaque printemps, Limoux fête las fécos durant près de 3 mois, de janvier aux alentours de l'Épiphanie à fin avril tous les week-ends et la semaine folklorique. Au son de la musique de compositions locales, les bandes sortent à tour de rôle durant le carnaval de Limoux. Il s'agit du carnaval le plus long du monde. Chaque week-end, une ou plusieurs bandes défilent sur la place principale au son d'une musique particulière. La journée est divisée en 3 temps : 11h, 17h et 22h. Chaque bande est habillée d'un costume traditionnel (souvent un dérivé du Pierrot de la comedia del arte) qui lui est propre. La matinée est réservée à un thème pris par exemple dans l'actualité ou les derniers évènements locaux. Les membres des bandes développent ce thème en se déguisant. Le carnaval de Limoux est l'un des plus connus dans le monde, comme celui de Venise ou de Rio de Janeiro.

Peu de vestiges préhistoriques et antiques sont encore visibles sur la commune de Limoux. Seul le menhir « la Pierre Droite » sur la commune de la Peyrolles entre Arques et Rennes-les-Bains est une preuve de l'occupation préhistorique dans la région. Une villa gallo-romaine dans un quartier de Limoux à Flassian a permis de dater l'occupation romaine à Limoux. Cependant, quelques noms de rues caractéristiques méritent d'être soulignés, elles sont l'œuvre des corporations qui les ont baptisées : Bladerie (entrepôts de blé) ; Fusterie (charpentes) ; Carrasserie (qui amenait au port sur l'Aude ou amarrait les radeaux carrasses) ; Flassaderie (lieu où l'on fabriquait les couvertures de laine) ; Goutine (rue qui conduisait au grand fossé) ; Grammatique (grammatica, où on devenait lettré - écoles) ; Malcousinat (mal cuisiné, rue des restaurants, auberges) ; Mauconseil (mauvais conseil, rue d'hommes d'affaires) ; Oules (rue des potiers, olas) ; Blanquerie (blanchisserie, de draps, de tannerie, mégisserie) ; Toulzane (Tolosana, qui prend le chemin de Toulouse) ; sans oublier quelques noms de quartiers :l'Aragou (les habitants du Pech, alliés du roi d'Aragon pendant la croisade contre les Albigeois sont descendus dans le quartier de la Blanquerie devenu aragon, qu'on prononce Aragou en occitan) ; ou encore le Paradou (parador, moulin à foulon), etc.

La ville présente un ensemble architectural assez bien conservé. On y retrouve de beaux hôtels particuliers XVe, des vieilles maisons dont certaines datent de la Renaissance et des vieilles ruelles. On peut aussi voir un arc du portail sur rue et des façades et arceaux de la cour au 57 rue de la Blanquerie, des éléments de maisons, escalier et intérieur au 2 rue Saint-Victor et une façade sur rue et rampe d'escalier au 7 rue de la Trinité. Une maison du XVIIIe à pans de bois rue Jean-Jaurès est caractéristique de la ville. L'hôtel de Brasse possède un escalier intérieur, un salon avec gypseries et des papiers peints datant de la fin du XVIIIe siècle.

L'Aude est traversé par trois ponts. Le Pont-Neuf est un pont fortifié placé sur l'Aude en 1327. C'est un pont à becs angulaires avec six arches. Le Pont-Vieux a été reconstruit au XIXe siècle.

L'hôtel de ville est un bâtiment remarquable avec sa façade, ses balcons en fer forgé et sa rampe d'escalier. En centre-ville, la Place de la République est une place carrée couverte où se déroule le tour de fécos durant le Carnaval de Limoux. Elle date des XVe et XVIIIe siècles. Cette place est très pittoresque car elle est couverte avec des arcades sur trois côtés. Elle possède un vieux marché et des fontaines dont une contient les armes de Limoux.

Çà et là dans la ville se trouvent les reste des fortifications de la ville : Porte de la Trinité, porte de la Toulzane, tour Lapasset du XIVe siècle. Un autre endroit pittoresque est le Tivoli ou Promenade des Platanes qui est une large allée plantée de platanes. Enfin, la ville possède un monument commémoratif de la guerre de 1870-1871.

Quelques musées tentent de conserver l'art et la mémoire de la région. Ainsi, le musée Petiet fondé en 1880 regroupe des salons décorés dans le style de la Belle Époque, et des peintures de 1900. Il est dédié à une peintre limouxine : Marie-Louise Petiet. Le musée du piano est un musée unique en France et regroupe une collection de pianos du XIXe siècle à nos jours. Enfin, le Jardin aux Plantes parfumées de la Bouichère est un musée vivant, regroupant des plantes oubliées du temps des Cathares et de l'Antiquité, probablement le seul endroit où l'on peut voir le pommier 'Gosmaringer', dont les fruits étaient servis à la table de Charlemagne. C'est un jardin privé de 2 ha avec une partie médiévale, une roseraie, exotique, à l'anglaise et un verger.

Limoux possède deux églises. L'Église Saint-Martin du XIIe siècle, citée dans un document dès 1120), a été remaniée au XIVe siècle et au XVe siècle. Elle est constituée d'une triple nef à 7 travées égales dont les 5 premières sont romanes, de chapiteaux romans sculptés et d'un clocher gothique sur bases anciennes. Elle a été restaurée au XIXe siècle (flèche du clocher, arcs et voûtes de la nef, clochetons). Elle contient une statue reliquaire de Saint-Martin en argent et vermeil du XVe siècle. L'église appartint à l'abbaye bénédictine de Saint-Hilaire (toute proche), puis passa après un long conflit aux dominicains de Prouille. Elle faillit être élevée au rang de cathédrale en 1317. La flèche fut reconstruite en 1777 après sa destruction par la foudre.

L'église Notre-Dame de Marceille du XIVe siècle (citée dès 1214), est de type gothique languedocien et est le centre d'un ancien pèlerinage très populaire dans la région. Elle contient une Vierge noire du XIe siècle. C'est le siège d'un prieuré uni au collège de Narbonne à Paris.

Limoux possède trois fleurs en tant que ville fleurie par le Conseil national des villes et villages fleuris de France.

Limoux entre au guide des Plus beaux détours de France dans son édition 2009, guide touristique très prisé par les visiteurs d'Outre-Manche, c'est la première commune du département de l'Aude à y figurer.

La pratique du sport est importante à Limoux et de nombreuses associations permettent de pratiquer plusieurs disciplines. Limoux possède plusieurs structures : gymnases, terrains de plein air, salles de sport, dojo, piste d'athlétisme, mini-golf, boulodromes et piscine.

La nature de la région permet aussi de pratiquer des sports comme la randonnée pédestre, les sports équestres et le VTT. Le fleuve de l'Aude qui traverse la haute-vallée de l'Aude permet de pratiquer des sports d'eau comme le canoë, le kayak et le rafting.

Enfin, Limoux est fortement impliqué en rugby avec une équipe de rugby à XIII, le XIII Limouxin qui évolue en élite et une équipe de rugby à XV, le RCLR XV, qui évolue en Honneur (pour la saison 2008/2009).

La presse est représentée majoritairement par les grands quotidiens régionaux L'Indépendant, le Midi libre et La Dépêche du Midi et par un journal local, le Limouxin. En plus des stations de radio nationales, la ville est couverte par de nombreuses stations locales dont 'Cent Pour Cent', 'RCF Aude', ou 'RTL2 Languedoc-Roussillon'.

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Musée Petiet de Limoux

Le Musée Petiet est un musée d'art consacré à la deuxième partie du XIXe siècle, situé sur la commune de Limoux, dans le département de l'Aude.

La famille Petiet, descendante du Général et Baron d'Empire Pierre-claude Petiet, possédait de nombreuses propriétés à Limoux et à La Bezole, le fils Léopold Henri ainsi que son frère François Auguste étaient des amateurs d'art et artistes peintres eux-mêmes, ils ont été chacun à leur tour maires de la commune de La Bezole.

Ils font l'acquisition d'une grande maison dans le centre de Limoux (Promenade Tivoli) pour y installer leur atelier de peinture et exercer leur art en toute quiétude, les trois enfants de Léopold s'y installent aussi pour peindre, c'est finalement la fille Marie-Louise qui sera reconnue dans la famille.

En 1880, Léopold Henri décide de faire don de cette maison à la commune de Limoux pour que la municipalité y installe une école de dessin et de peinture, ainsi qu'un musée.

En plus des bâtiments, la famille fait don d'une grande partie de leur collection, copies des œuvres de Léopold et d'Auguste Petiet, ainsi que plusieurs toiles originales de Marie-Louise.

Le mari de cette dernière, Henri Dujardin-Beaumetz, sénateur de l'Aude et sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts, viendra compléter cette collection de nombreuses œuvres entre 1902 et 1912.

Le musée est composé de plusieurs maisons mitoyennes regroupées et transformées pour l'occasion, façon Beaux-Arts, en respectant le style de la fin du XIXe siècle.

Les pièces sont hautes de plafond, avec de murs peints de couleurs vives et agrémentés de pilastres, les sols sont constitués de carrelages anciens, l'éclairage est réalisé grâce aux grandes verrières originales du plafond, sans compter le mobilier de salon d'époque et de sculptures. Il règne dans les lieux une atmosphère feutrée d'un autre temps.

Le musée est destiné aux œuvres de la deuxième partie du XIXe siècle, mais se permet quelques exceptions. Plusieurs courants sont représentés dans ces lieux, l'académisme, le pictural, l'impressionnisme, le pointillisme, l'orientalisme, etc...

En dehors des expositions permanentes, le musée organise quatre expositions temporaires chaque année, avec visites guidées pour adultes et enfants, en plusieurs langues. D'autres activités sont aussi organisées chaque année : conférences, concert, projection, spectacle,...

Le musée est fermé chaque année du 25 décembre au 1er janvier.

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Canton de Limoux

Situation du canton de Limoux dans le département Aude

Le canton de Limoux est une division administrative française située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon.

Ce canton est organisé autour de Limoux dans l'arrondissement de Limoux. Son altitude varie de 146 m (Cépie) à 781 m (Véraza) pour une altitude moyenne de 368 m.

Le canton de Limoux groupe 23 communes et compte 15 598 habitants (recensement de 1999 sans doubles comptes).

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Arrondissement de Limoux

L'arrondissement de Limoux est une division administrative française, située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon.

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Source : Wikipedia