Limousin

3.4699029126426 (1030)
Posté par marvin 17/03/2009 @ 00:07

Tags : limousin, france, emploi en région, emploi, société

Dernières actualités
Label Limousin : La certification "sans OGM" en cours - Paysan Breton
Regroupant les éleveurs, les abatteurs et les points de vente acteurs de la filière Label Rouge Limousine, le GIE Proralim a opté pour un passage en douceur vers le non-OGM sur le premier semestre 2009. "Depuis le début de l'année, plus de la moitié...
Retour aux sources des premiers écrits - La Montagne
Dans l'atelier La Reliure du Limousin, on est aux petits soins pour tout ce qui porte écrits et croquis. Histoire et technique mêlées. L'atmosphère est studieuse ; ni musique, ni bavardages intempestifs. Dans l'air planent des odeurs de colle,...
Prenez la route avec la pomme - lepopulaire.fr
La route de la pomme limousine bien sûr. Lancés depuis 2000, ces circuits touristiques vous invitent à visiter gratuitement des vergers et des coopératives fruitières de la pomme du Limousin. Aux contacts des pomiculteurs, vous comprendrez pourquoi la...
Météo de votre dimanche - Ouest-France
La Normandie, le Centre, le Limousin et l'Auvergne devraient rester à l'écart du risque d'ondées sous un ciel plus équitablement partagé entre soleil et nuages. La façade atlantique et le sud-ouest profitent de périodes ensoleillées plus larges et...
Couiza-Espéraza à l'épreuve du rugby parisien - LaDépêche.fr
Arbitre M. Chapon (Limousin) assisté de MM. Labrune et Clutier (Limousin). C'est un nouveau défi qui attend les protégés du président Pascual demain dans la banlieue de Tulle. En effet, les coéquipiers de Béranger Castel ont rendez-vous avec les...
Quels antidotes contre la mort à crédit ? - lepopulaire.fr
Les chiffres en Limousin restent très inférieurs à ceux donnés au niveau national, mais la Banque de France a quand même enregistré une hausse de 11 % des dossiers déposés sur les trois premiers mois de l'année : 755 dossiers depuis janvier et 2.650...
l'Europe encore trop confidentielle. - France 2
Et pourtant...les européens vivent en Limousin et l'Europe, c'est déjà notre quotidien. C'est vrai, c'est un peu facile. Facile de dire que l'Europe est mal connue, facile de dire que l'Europe est compliquée, facile de dire que les médias n'expliquent...
Le meilleur ami de l'homme - lepopulaire.fr
Les randonnées sont programmées tout au long de l'année, et permettent de découvrir le Limousin. Dès l'âge de 2 ans, les pitchoun'peuvent goûter aux joies des balades en plein air avec pique nique sous le tipi. Il n'y a pas d'âge pour jouer les Indiens...
Porte-à-porte pour l'énergie renouvelable - La Montagne
Les conseillers de l'espace info-énergie du Limousin parcourront le Limousin et notamment la Creuse, du 19 au 27 juin, pour informer et conseiller le public sur les énergies renouvelables. Développé en 2001 par l'ADEME (*), le réseau info-énergie aide...
Vigilance orange : de violents orages attendus en Limousin - lepopulaire.fr
Evolution prévue : Cette activité orageuse va se prolonger vers le nord de l'Aquitaine puis l'Est du Poitou Charentes et enfin vers le Limousin en soirée, tout en se renforçant. Risque de violentes rafales de vent pouvant dépasser 100 km/h,...

Limousin

Limousin map.png

Le Limousin est une des 26 régions françaises composée des trois départements Corrèze, Creuse et Haute-Vienne. Situé presque en totalité sur le Massif central, au 1er janvier 2006, il regroupait 730 920 habitants sur près de 17 000 km2. Ses habitants sont appelés les Limousins.

Avec un peu plus de 730 000 habitants, c'est la deuxième région la moins peuplée de France métropolitaine après la Corse. De par son relief et son passé économique, elle reste assez isolée des axes de communication majeurs et des échanges, et sa démographie, bien qu'en amélioration depuis quelques années, est caractérisée par un taux de fécondité faible, et une mortalité élevée (taux national de personnes de plus de 60 ans le plus élevé).

Le Limousin est bordé par les régions Centre au nord, Poitou-Charentes et Aquitaine à l'ouest, Midi-Pyrénées au sud, et Auvergne à l'est.

Le Limousin est appelé, en occitan limousin Lemosin .

Le blason du Limousin utilise l'hermine héraldique. En effet, le blason de la province du Limousin est issu de celui d'une Maison de Bretagne, celle des Penthièvre : "d'hermine, à la bordure de gueules", depuis Guy VII, vicomte de Limoges, fils d'Arthur II, duc de Bretagne et de Marie de Comborn. Héritière de la vicomté, sa mère (nommée également Marie de Limoges) avait épousé en 1275 l'héritier des ducs de Bretagne. La troisième famille des vicomtes de Limoges porta donc, dans ses armes, l'hermine de Bretagne.

Les unités de la région de gendarmerie départementale du Limousin portent comme celles de Bretagne un écusson d'hermine plain, mais bordé de gueules (c'est à dire de rouge).

Selon d'Hozier, la province de Limousin se voit attribuer en 1796 "d'argent parti de gueules, chapé de l'un et de l'autre". Ces armes n'ont jamais été utilisées..

Selon Jules César dans la Guerre des Gaules, l'actuelle région était habitée par la tribu des Lémovices qui joua un grand rôle dans la résistance gauloise. La capitale de cette tribu était l'oppidum de Villejoubert, situé sur la commune de Saint-Denis-des-Murs en Haute-Vienne. Cette ville était le point de rencontre de nombreux itinéraires économiques, en effet, les Lémovices étaient connus pour leur production d'or extrait des mines à ciel ouvert qui étaient nombreuses dans la région. D'autres sites avaient leur importance comme le puy d'Yssandon, Ahun, Uzerche ou encore Saint-Gence.

César conquit le territoire des Lémovices en 52 av. J.-C., dès lors commença la romanisation du territoire qui ne bouleversa pas l'économie du pays. Seules les villes furent déplacées afin de faciliter le parcours des marchandises et le contrôle des autochtones par l'autorité romaine. Ainsi, la capitale des Lémovices fut transféré à Augustoritum, la future Limoges, cité entièrement créée par les Romains vers 10 av. J.-C. afin de faciliter la traversée de la Vienne.

Le Limousin possédait des cités secondaires comme Briva Curretia (Brive-la-Gaillarde) sur la route Lyon-Bordeaux, Acitodunum (Ahun) sur la route Bourges-Clermont. D'autres sites plus religieux, dont nous conservons les vestiges, furent créés ou romanisés comme Cassinomagus (Chassenon) et Evaux-les-Bains célèbrent pour leurs thermes, Tintignac sur la commune de Naves avec un sanctuaire qui regroupe notamment un temple et un théâtre mais aussi Les Cars sur la commune de Saint-Merd-les-Oussines.

Les campagnes du Limousin étaient exploitées par les Romains par de riches propriétaires qui vivaient dans des villae. La toponymie a gardé le souvenir de ces exploitations agricoles et parfois de leur propriétaire. De nombreux villages finissant en -ac sont d'anciennes villae comme Flavignac (villa de Flavinius), Solignac ou Solemniacum (villa de Solemnius). Des vestiges archéologiques furent retrouvés comme les Couvents sur la commune de La Chapelle-Montbrandeix, la villa de Pierre-Buffière, ou celle de Brachaud, au nord de Limoges.

Le Limousin fut touché par les premières invasions germaniques du IIIe siècle comme l'ensemble de la Gaule. Certaines sites furent progressivement abandonnées comme les villae de la Montagne limousine. Augustoritum se rétracta sur le puy Saint-Étienne autour de l'une des premières églises chrétiennes du Limousin.

La région mais surtout Augustoritum fut évangélisée dès le IIIe siècle par saint Martial, qui selon la légende aurait été envoyé par l'évêque de Rome. La cité de Brive aurait reçu l'Evangile de la bouche de saint Martin qui est mort lapidé par les habitants encore païens de la petite ville. Le reste de la région demeura vraisemblablement païenne assez longtemps et ne fut complètement christianisée qu'à la fin du Ve siècle.

Au milieu du Ve siècle, le Limousin comme l'ensemble de l'Aquitaine était soumis au pouvoir des Wisigoths, barbares romanisés convertis au christianisme mais professant l'hérésie arienne. Ce n'est qu'en 507 après la victoire de Clovis sur les Wisigoths à Vouillé que la région passa sous la coupe des rois francs bien qu'elle gardat une certaine indépendance. C'est ainsi qu'au VIIe siècle, un duc gérait au nom des rois francs l'Aquitaine, avec une grande autonomie. Le Limousin contrairement à l'ouest du Duché d'Aquitaine ne semble pas avoir eu à subir les incursions arabo-berbères.

Les temps mérovingiens furent marqués en Limousin par l'essor de l'érémitisme. En effet, de nombreux hommes venus du Nord de la Gaule et parfois des îles britanniques vinrent s'installer en Limousin pour vivre seul et en prière. Leur réputation de sainteté attira des gens, formant ainsi des noyaux de bourgs : Saint-Junien, Saint-Victurnien, Saint-Marien (Evaux-les-Bains), Saint-Léobon (Le Grand-Bourg). D'autres clercs fondèrent des abbayes comme Aredius ou Yrieix à Attane (Saint-Yrieix-la-Perche) vers 570, Eloi à Solignac en 632 ou encore Pardoux à Guéret.

Au Xe siècle, le Limousin se divise en un grand nombre de seigneuries dont les plus importantes sont les vicomtés de Limoges, Comborn, Ventadour et Turenne, qui se partagent le Bas-Limousin alors qu'une grande partie du nord de la région est dominée par le comte de la Marche. L'évêque de Limoges est lui aussi un grand seigneur terrien qui domine une bonne partie du coeur de l'actuelle Haute-Vienne, d'autres petits seigneurs se battent pour le reste comme le seigneur de Lastours, le seigneur des Cars ou le vicomte de Rochechouart. Un tel parcellement du territoire voit fleurir un grand nombre de châteaux et de tours au coeur de la campagne limousine dont la société féodale est à l'image de celle de toute l'Europe occidentale à la même époque. Les ruines de Lastours, de Ventadour, de Comborn mais aussi d'Excideuil sont encore là pour rappeler le souvenir de ces divisions.

Le Limousin connut au IXe siècle la création de nombreuses abbayes : les chanoines de l'abbaye Saint-Martial de Limoges adoptèrent la règle bénédictine en 848, comme l'abbaye féminine de la Règle à la même époque. Sur les tombeaux des saints ermites comme Saint-Junien, Eymoutiers (Saint-Psalmet), Saint-Léonard furent crées des collèges de chanoines chargés du culte de leurs saints patrons. Avec la naissance de seigneuries indépendantes du pouvoir ducal, de nombreuses abbayes furent fondées : Beaulieu en 860 par Rodolphe de Turenne, Chambon par l'abbé de Saint-Martial, Moutier-d'Ahun par le comte Boson de la Marche vers l'an mil, Le Chalard à la fin du XIe siècle par Saint-Geoffroi et Gouffier de Lastours.

Avec l'essor économique de la fin du XIe siècle et le développement des flux humains et notamment des pèlerinages, les nombreuses abbayes limousines déjà existantes s'agrandissent et de nouveaux ordres religieux s'implantent dans la région. Ainsi sont construites les splendides églises abbatiales et collégiales romanes de Beaulieu-sur-Dordogne, de Solignac, Le Dorat et de Saint-Léonard-de-Noblat. L'abbaye Saint-Martial de Limoges, grâce au développement du pèlerinage vers Compostelle et à l'essor économique et agricole de ses prieurés qui parsèment, le Limousin entreprend la reconstruction de son abbatiale et d'une partie de ses bâtiments conventuels. Mais la renommée de l'abbaye doit son origine au développement de l'émail dit champlevé qui orne les chasses et les objets liturgiques mais aussi les souvenirs que rapportaient certains pèlerins.

Le Limousin passe aux mains des Plantagenêts en 1162 par le mariage d'Aliénor d'Aquitaine et d'Henri II, futur roi d'Angleterre. Dès lors, la région est soumise à l'autorité anglaise qui participe pour sa part à l'essor artistique et religieux du Limousin. Ainsi, le jeune ordre de Grandmont fondé par Saint Etienne de Muret se propage dans tout le domaine des Plantagenêts depuis le royaume d'Angleterre jusqu'aux Pyrénées. D'autres ordres religieux sont créés ou s'installe en Limousin : l'abbaye d'Aubazine fondé par un ermite est affilié à l'ordre de Cîteaux alors que près de Saint-Léonard-de-Noblat est fondé un ordre érémitique, dont le coeur est le prieuré de L'Artige.

Avec la guerre de Cent Ans, le Limousin connaît une crise profonde qui fit entrer la région dans une période de déclin économique grave. De nombreuses cités et d'innombrables villages sont pillés par les bandes de routiers ou les soldats des armées française et anglaise. Ainsi, la Cité épiscopale de Limoges, qui s'était ralliée au roi de France, fut saccagée en septembre1370 par les troupes du Prince Noir.

Le Limousin est une région marquée par des mouvements de révolte populaire qui lui donnent une coloration politique « à gauche » encore visible aujourd'hui en filigrane.

La région du Limousin est divisée en 3 départements: la Creuse, la Corrèze et la Haute-Vienne.

La région est divisée en 8 arrondissements, 106 cantons et 747 communes.

Actuellement, le Limousin compte 4 TGI (Limoges, Tulle, Guéret, Brive), auxquels s'ajoutent 6 tribunaux d'instance simples (Bellac, Rochechouart, Saint-Yrieix, Bourganeuf, Aubusson, Ussel). La région compte 3 tribunaux de commerce, à Limoges, Tulle et Brive.

La réforme de la carte judiciaire de Rachida Dati prévoit la suppression du TGI et du tribunal de commerce de Tulle, ainsi que des TI de Bellac, Rochechouart, Saint-Yrieix, Bourganeuf, Aubusson et Ussel.

Le Conseil Régional est installé depuis 1988 dans un bâtiment située boulevard de la Corderie, conçu par l'architecte Christian Langlois.

Le président est Jean-Paul Denanot (PS).

Le conseil a mis en place en 2005 un Conseil régional des jeunes du Limousin, dont les membres âgés de 15 à 20 ans sont élus par les jeunes de la région.

Le Limousin compte au total 9 circonscriptions : 4 en Haute-Vienne, 3 en Corrèze et 2 en Creuse.

Terre de gauche, la "vague bleue" de 2002 avait entraîné l'élection de 4 députés de droite (UMP) contre seulement 2 en 1997. Le "ressac rose" de 2007 permet à 2 de ces circonscriptions (les mêmes qu'en 1997), de repasser à gauche. Ainsi, le Limousin est représenté à l'Assemblée nationale par 7 députés socialistes et 2 députés UMP.

Depuis 2008, les six sénateurs du Limousin sont socialistes, ce qui n'était plus arrivé depuis 1971.

Le Limousin est bordé par 5 régions (Poitou-Charentes, Centre, Auvergne, Midi-Pyrénées, Aquitaine) et 9 départements (Charente, Vienne, Indre, Cher, Allier, Puy-de-Dôme, Cantal, Lot, Dordogne).

Limoges se situe à environ 370 km au sud de Paris et 320 km au nord de Toulouse.

Clermont-Ferrand se voudrait désormais comme la capitale de l'ensemble du Massif central. L'idée d'une fusion des régions Auvergne et Limousin a d'ailleurs été émise par Valéry Giscard d'Estaing avant les élections régionales de 2004 (idée qui est considérée comme étant saugrenue par les habitants du Limousin).

Le Limousin, parfois limité au plateau de Millevaches, est parfois surnommé territoire « château d'eau », car de nombreux cours d'eau y prennent leur source : Corrèze, Vézère, Auvézère, Diège, Luzège,Isle, Dronne vers la Dordogne, Vienne, Gartempe, Briance, Creuse, Petite Creuse, Cher, Taurion, Maulde vers la Loire.

La Charente qui prend sa source à Chéronnac en Haute-Vienne et la Dordogne sont les deux fleuves passant dans la région.

Une remarque qui est souvent faite aux Limousins est qu'ils doivent souvent privilégier les lacs ou les étangs à la mer pour se baigner, car la région possède en effet un grand nombre d'étendues d'eau. La plus célèbre et plus vaste d'entre-elles est le Lac de Vassivière, à cheval sur la Haute-Vienne et la Creuse.

Les autres principaux lacs sont en général formés par des barrages (Lac de Saint-Pardoux, Lac de Bort-les-Orgues, Lac de Lavaud-Gelade, Lac de Lavaud, ...).

Le Limousin est situé sur la bordure nord-ouest du Massif Central. Il est occupé en son centre et à l'est par le plateau de Millevaches, vaste région humide (le "château d'eau du Limousin"), assez peu peuplée et dont l'altitude varie globalement entre 600 et 1000 m.

Le reste de la région est partagé entre vallées bocagères et verdoyantes (Vallées de la Vienne, de la Creuse, de la Vézère...), gorges boisées (Dordogne, Diège, Luzège...), bas plateaux (Marche) et plaines maraîchères (Bassin de Brive et Yssandonnais). Plusieurs petits massifs, reliés entre eux par des plateaux et des vallées, composent ce qu'on appelle couramment les monts du Limousin, qui se présentent de la Charente limousine aux Combrailles.

Le point culminant de la région est situé au cœur du plateau de Millevaches, en Corrèze. Il s'agit du mont Bessou (976 m).

Le Limousin abrite 4% de la totalité des forêts françaises.

La région est occupée par plusieurs zones humides et tourbières (tourbière du Longéroux en Corrèze notamment), dont une des plus importantes, la tourbière des Dauges, est classée réserve naturelle nationale.

La loutre, autrefois très présente, est quasi-disparue.

Les forêts sont peuplées de sangliers, de chevreuils et de renards. Les rapaces restent abondants (buses, ...), tout comme hérons, grenouilles, rongeurs, et nuisibles tels les ragondins.

Le Limousin est connu comme la région des derniers loups de souche française. En 1923, le loup n'occupe plus qu'un petit pourcent du territoire français, contre environ 50% à la fin du XIXe siècle. Les loups quittent la Creuse vraisemblablement avec la construction du chemin de fer. Les derniers spécimens sont vus en 1914 près d'Aubusson. En Corrèze, c'est en 1910. Les derniers loups du pays s'abritent, outre le plateau de Langres, dans une zone allant approximativement de Montmorillon au nord à Sarlat-la-Canéda au sud, et de Limoges à l'est à Angoulême à l'ouest.

Puis l'occupation des animaux se resserre sur l'actuel territoire du parc naturel régional Périgord Limousin ainsi que la Charente limousine.

Officiellement le dernier loup limousin est tué à Sussac en 1926. Mais de nombreux témoignages font état de loups vus voire tués sur la région, dans les années 1930 et années 1940. Des traces auraient même été relevées au bord de la Dordogne en 1970 !

La région Limousin est donc presque totalement constituée de terrains cristallins remontant à l’ère primaire, terrains qui ont été plissés et transformés lors de la formation de cette chaîne hercynienne. Cette orogenèse s'est accompagnée de la montée de granites, provocant des circulations hydrothermales qui ont permis le dépôt des substances métalliques dans les zones de fracture ; il en résulta des minéralisations qui ont donné lieu par le passé, à de petites exploitations.

À côté de ces minéralisations métalliques, il faut ajouter deux petits gisements de charbon en Creuse, à Ahun et à Bosmoreau-les-Mines.

Le bassin de Brive (Corrèze) échappe à ce constat étant de structure sédimentaire. Il existe également dans le nord de la région, en Creuse, d'autres bassins sédimentaires plus petits dont celui de Gouzon.

La Faille d'Argentat divise donc le Limousin en deux parties de surface analogue (d'autres failles existent dont celles de la Marche au nord de la région, d'Arrènes...).

À l'est, prédominent des roches magmatiques, granites et leucogranites. Ces roches constituent, entre autres, le plateau de Millevaches (orientation nord-sud ; environ 100 kilomètres de long) et le massif granitique de Guéret (Creuse)... Toutefois, elles apparaissent également à l'ouest de la faille au sein de massifs plus modestes tels que celui d'Ambazac (Haute-Vienne), de Blond, d'Aureil (Haute-Vienne).

À l'ouest, les roches métamorphiques sont majoritaires. Comme rien n'est simple, de telles roches apparaissent également à l'est de la faille autour d'Egletons (Corrèze) et de Ussel (Corrèze), de La Courtine (Creuse) et de Felletin (Creuse).

Cependant, les exploitations les plus importantes ont été celles de l'or, du kaolin et de l'uranium.

Dès l'époque gauloise, le métal jaune était recherché dans la région, puisqu'on a retrouvé la présence de 230 sites miniers dans le sud de la Haute-Vienne et le nord de la Corrèze, dont pas moins de 26 exploitations distinctes sur la seule commune de Saint-Yrieix-la-Perche. De nouveaux sites ont été exploité entre les deux guerres mondiales, notamment au Châtelet, sur la commune de Budelière (Creuse), de 1905 à 1955, et sur le site du Bourneix, près de Saint-Yrieix-la-Perche, qui a été utilisé jusqu'en 2001. La fermeture des mines a posé des problèmes de pollution, lié aux matières dangereuses utilisées dans l'industrie de l'or.

Nécessaire à l'industrie de la porcelaine, le kaolin a été découvert en 1768, toujours prêt de Saint-Yrieix.

L'uranium limousin a quant à lui été exploité dès les années 1950, un gros gisement ayant été découvert dans les monts d'Ambazac. Néanmoins, d'importants litiges liés à l'exploitation des sites par la Cogema ont permis de créer d'importantes pollutions radioactives. Ainsi, en 2008, le lac de Saint-Pardoux a du être curé, afin d'évacuer les boues contaminées. La diffusion en 2009 d'une émission sur France 3 consacrée aux déchets radioactifs a relancé une polémique sur la qualité de l'eau de la ville de Limoges, sur l'état des anciennes mines et sur de supposées graves fautes lors du nettoyage du lac de Saint-Pardoux.

A Travassac, les ardoisières sont depuis quelques années ouvertes au public, et continuent à produire.

En Dordogne, mais toujours au sein du Limousin géologique, existait à Saint-Paul-la-Roche un bloc de quartz d'une trentaine de mètres de haut. Exploité par les porcelainiers au XIXe siècle puis au siècle dernier par l'industrie optique, électronique et spatiale, le gisement est aujourd'hui épuisé.

Le Limousin, par sa position dans le Massif central, est resté longtemps à l'écart des axes principaux de communication (Paris-Bordeaux ou Paris-Lyon).

La situation s'est très nettement améliorée sur le plan routier avec la mise en service de l'autoroute A20 reliant Paris à Toulouse et gratuite de Vierzon à Brive, l'ouverture de l'autoroute A89 transversale Bordeaux-Clermont-Ferrand et les progrès dans la réalisation de la Route Centre-Europe Atlantique.

La situation est plus difficile sur le plan ferroviaire où l'on attend la réalisation de lignes à grande vitesse comme la LGV Poitiers-Limoges qui pourrait constituer la première amorce d'un second projet d'orientation Est-Ouest Transline. On peut toutefois signaler la mise en service en décembre 2007 d'une première liaison TGV entre Brive et Lille qui utilise la ligne classique jusqu'en banlieue parisienne en assurant notamment la desserte de Limoges, La Souterraine, différentes gares des régions Centre, Ile de France et l'Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

La dernière décennie s'est caractérisée par un important développement du trafic aérien avec la création de plusieurs lignes vers l'Angleterre et la Belgique. Par ailleurs, la construction du nouvel aéroport de Brive a été engagée.

Le TER Limousin est le réseau de lignes TER de la région administrative Limousin.

La ville de Limoges est l'une des dernières en France a utiliser partiellement comme transport en commun le trolleybus.

Les services représentent 63% des emplois. Les emplois dans la fonction publique et dans les services aux ménages ont permis de rattraper le retard de la région. Mais il existe un grave déficit pour les services aux entreprises. La région souffre du faible niveau de qualification, des salaires les plus bas (après la Basse-Normandie), d'une valeur ajoutée insuffisante, de capacités d’innovation restreintes, et d'un sous-encadrement (8% de cadres seulement).

Le Limousin reste une région relativement pauvre même si elle est soutenue par les régions les plus riches dans le cadre de l'aménagement du territoire national.

L'ouverture en 1992 de la Technopole ESTER, la création du pôle de Lanaud, et celle en 2005 de deux pôles de compétitivité à Limoges (Pôle européen de la céramique et Elopsys) montrent néanmoins l'intérêt et la volonté croissante d'inscrire la région au coeur des échanges intellectuels et physiques nationaux et internationaux.

Son agriculture, bien que dynamique, reste fragile : en 15 ans, 36% des exploitations ont disparu, et les emplois agricoles régressent. La taille des exploitations a augmenté mais cela ne suffit pas à expliquer ces chiffres. On note l'arrivée d’exploitants étrangers (britanniques ou néerlandais) qui viennent redynamiser la région.

La tendance est à la spécialisation dans l’élevage bovin (86% des exploitations) au détriment des brebis allaitantes et des systèmes mixtes de culture-élevage. En 2005, la région compte plus de bovins (1,1 million) que d'habitants. La région développe des stratégies de labellisation des produits du terroir (comme les vaches limousines) et l'agriculture bio.

On ressent aussi la primauté de l'agriculture dans l'économie de la région par l'importance des industries agroalimentaires, premier employeur industriel de la région. Par exemple, les charcuteries Madrange à Limoges ou les aliments pour bébés Blédina à Brive…

Le tissu de PME est très dense mais il existe très peu de grandes entreprises. Le niveau technologique est très inégal, les créations d’emplois sont limitées, le sous-encadrement reste trop important, et il n'y a que très peu d'exportations.

Les secteurs traditionnels connaissent de grandes difficultés : les secteurs du textile et du cuir ont perdu 50% de leurs effectifs en 10 ans. L'industrie de la porcelaine elle-même a des difficultés (en témoigne les déboires de Royal Limoges, la plus vieille entreprise porcelainière de la ville), certaines entreprises se tournent vers le luxe.

Mais la région connaît aussi des réussites industrielles comme la société Legrand, dont le siège social est resté à Limoges, alors que l'entreprise compte dans les premiers rangs mondiaux du petit appareillage électrique. Dans le secteur automobile, on note la présence de Renault Trucks (poids lourds) et de Valéo (équipements).

La région conserve tout de même une certaine autonomie décisionnelle : seuls ¼ des sièges sociaux sont externes à la région. Mais la mondialisation se fait sentir par l'acquisition de firmes régionales par des investisseurs étrangers (International Paper, Electrolux, Smurfit, Degussa…). Les entreprises régionales les plus dynamiques, quant à elles, s’éloignent de plus en plus de la région.

La restructuration de l’industrie de l’armement qui représentait 20 % des emplois en Corrèze affaiblit aussi le secteur secondaire de la région.

La région Limousin n'est pas connue comme étant une région vivant essentiellement du tourisme. Situé plutôt en retrait des grands axes de communication, ou simplement traversées par les voies utilisées par les vacanciers pour se rendre à la montagne (Paris-Toulouse ou Atlantique-Massif central) et à la mer (Est-Ouest), le Limousin n'a jamais connu l'arrivée de grandes vagues de touristes.

Cette particularité est vraisemblablement du à l'isolement géographique, à la méconnaissance occasionnée par un siècle de difficultés démographiques et économiques , qui a elle-même engendré une connotation péjorative du lieu, et aussi au fait que contrairement aux régions voisines, il n'y ait pas de « grands sites » fédérateurs de masses de visiteurs, des vestiges gallo-romains (contrairement au Languedoc-Roussillon ou à Provence-Alpes-Côte d'Azur par exemple), des curiosités géologiques majeures (contrairement à Midi-Pyrénées par exemple), ou des manifestations médiatisées nationalement (contrairement à l'Auvergne et à Poitou-Charentes). Ainsi le Limousin a continué de vivre de clichés (porcelaine, absence d'urbanisme, ...).

Ces critères sont cependant depuis une quinzaine d'années mis à mal par la construction d'axes de transports (en particulier l'A20 et l'A89, et prochainement la LGV Poitiers-Limoges. L'arrivée de britanniques a permis de moderniser et de relancer la croissance de l'aéroport de Limoges-Bellegarde et de lancer la construction de l'aéroport de Brive - Souillac. Le Limousin se construit une image plus juste et plus moderne, tout en conservant et mettant en valeur ses caractéristiques.

La démographie s'en est trouvée relancée, depuis l'an 2000, avec un gain d'habitant constant, chaque année.

L'activité touristique a également profité de la création assez récente de deux parcs naturels régionaux : le parc naturel régional Périgord Limousin, créé en 1998, à cheval sur les départements de Dordogne et de Haute-Vienne, et le parc naturel régional de Millevaches en Limousin, créé en 2004, dont le territoire est situé sur les 3 départements de la région.

Le Limousin est la 2e région la moins peuplée de France métropolitaine, après la Corse.

Au XXe siècle, et plus sérieusement depuis les années 1960, les campagnes limousines, et même les villes, se dépeuplent et la moyenne d'âge augmente sans arrêt.

Mais au début du XXIe siècle, et contrairement à toutes les prévisions, la région connaît une certaine repopulation. Certes, c'est un phénomène limité, mais historique : en 5 ans, le Limousin a gagné quelque 1 500 habitants.

Les causes principales de ce regain sont la venue de Britanniques et de Néerlandais attirés par des prix de maison attractifs, de retraités en quête de nature et d'étudiants ayant fini leurs études. Depuis maintenant une dizaine d'années, le phénomène touche aussi les zones rurales, surtout celles qui promeuvent un tourisme dit "vert" et/ou situées le long des grands axes de circulation (par exemple l'A 20 en Limousin et l'A 75).

Les habitants n'hésitent plus à s'installer dans des zones situées de 15 à 30 km des centre-villes, alors que qu'ils se limitaient à 10 km au début des années 1990.

Les trois principales villes sont Limoges, Brive-la-Gaillarde et Tulle, qui concentrent à elles-deux le tiers de la population de la région.

Liste des villes peuplées de plus de 10 000 habitants (chiffres de 1999 et 2006).

Si le Limousin n'est pas connu comme étant une des régions les plus religieuses de France, la tradition de pèlerinage et de culte des saints est encore extrêmement présente à l'état traditionnel. En témoignent les ostensions limousines, fêtes traditionnelles religieuses ayant lieu tous les 7 ans dans quinze communes de Haute-Vienne et de Charente, lors desquelles ont organise des processions avec les reliques des saints.

Cette fête remonte à l’an 994, alors que le Limousin, comme une grande partie de l’Aquitaine, se trouvait aux prises avec une terrible épidémie : le mal des ardents.

La musique traditionnelle reste très présente, encouragée par divers organismes, comme le département de musique et danse traditionnelle du Conservatoire à rayonnement régional de Limoges ou le Centre régional des musiques traditionnelles. Divers groupes récents, en plus d'anciens groupes dits folkloriques en costumes traditionnels, composent la scène régionale. L'enseignement d'instruments traditionnels comme la cornemuse, la chabrette et la vielle à roue est réel.

Le Limousin, dès l'aube des Temps modernes, a été victime d'une "image noire", conçue et colportée, le plus souvent, par les élites parisiennes. Rabelais, par exemple, aussi bien que Molière, La Fontaine, Balzac, et quelques autres, ont largement conspué ses paysages, ses coutumes et ses habitants.

Or sa gastronomie, bien entendu, n'a pas échappé à la caricature. Au point que des sobriquets tels que "mâcheraves" ou "mangeurs de châtaignes" semblent résumer à eux seuls l'imagination culinaire des marmitons du cru.

Les autochtones se sont montrés, peu à peu, honteux de sentir l'ail, l'huile de noix, la chèvre et le saindoux. Aussi semblent-ils s'être résignés à ne produire qu'une nourriture de paysans, dont les préparations, peu nombreuses et condamnées aux moyens du bord, étaient, à leurs propres yeux, tout le contraire du bon goût, du cultivé, du distingué, et n'auraient su, par conséquent, rivaliser avec celles de l'Auvergne ou du Périgord.

C'est oublier, toutefois, que l'image dépréciative dont les originaires furent accablés, a été profondément intériorisée, contribuant ainsi à forger une identité régionale, et, en fin de compte, à modeler des attitudes gastronomiques.

A l’inverse, beaucoup, aujourd'hui, s’y pressent, au nom d'une nostalgie du "bon vieux temps", pour goûter enfin ces aliments naturels et exquis, produits par la ferme voisine (nous retrouvons là ce que Olivier Assouly, par exemple, nomme « les nourritures nostalgiques »). Dans des décors et des prix qui auraient pour le moins affolé nos gens d'autrefois, ces gastronomes se pâment ainsi devant des mets que leurs homologues du XIXe siècle eussent jugé grossiers : soupe au lard, milliassous et tourtous...

Certes, la tentation en est sympathique.

Mais chercher, de la sorte, le retour vers un paradis qu'on n'a pas connu, n'est-ce pas camper à son tour la Reine Marie-Antoinette, "fermière" du Trianon ? N'est-ce pas folkloriser à outrance, au point d'en oublier, peut-être, que l'ordinaire de la plupart des gens du siècle dernier n'était encore que la lutte pour acquérir un pain chichement attribué, parfois assaisonné de plus ou moins de confiture ?

La vérité, si elle est moins simple, moins caricaturale, n'en est que plus touchante. Elle se trouve, par exemple, dans ces familles de manœuvres agricoles, qui mangeaient le soir la soupe de midi réchauffée, alternaient avec le pain, le fromage ou la pomme de terre, mais chez qui l'on ne trouvait jamais les quatre choses ensemble... Dans ce bambin, qui faisait la grimace devant son assiettée de soupe au lard, dont la recette ne changeait guère... Dans ces hommes, qui se délectaient, chaque jour, de pommes de terre et de châtaignes, et comme disait Saint-Just, "ne se plaignaient pas"... Ou bien encore dans ce vieil ouvrier agricole qui évoquait avec émotion son temps de service militaire, lorsqu'aide-cuisinier au mess des sous-officiers, il avait de la viande tant qu'il en voulait...

La vérité, en un mot, est humaine. Rien qu'humaine.

Trop humaine...

Dès lors, pour mieux comprendre ce qu'est la véritable spécificité de la gastronomie limousine, il faut tenter de comprendre comment, à partir de certaines données géographiques (pauvreté des sols, hivers rigoureux...), sociales (ruralité, émigration, misère...) et culturelles (illettrisme, survivance des superstitions...), les populations, revendiquant une sorte de dénuement à panache, ont su donner le jour à de nombreuses spécialités, originales et variées. A travers différents éclairages - ethnologie, histoire, sociologie, philosophie parfois - il se propose d'évoquer, sans parti pris, ce "peuple maigre", qui passait le plus clair de son temps à se nourrir, et convie à fréquenter, en leur quotidienneté, ces cohortes d'âmes humbles, mais combien attachantes, pétries de dignité, à pénétrer leur village ou les quartiers de leur ville, pour y glaner quelques odeurs : celles du pain, de la bréjeaude, des boudins et des pommes de terre fricassées...

Ainsi comprend-on mieux pourquoi ce terroir a des vertus incomparables, et les raisons qui, désormais, guideront vos pas dans ses salles de restaurant, sur ses marchés, à travers ses paysages, ne devront rien à cette image, bucolique en diable, mais fausse, d'un équilibre harmonieux que l'homme du Limousin aurait, au cours des siècles, établi avec la nature et avec ses semblables...

Le châtaignier est l'arbre symbole du Limousin.

La langue autochtone est l'occitan (ou langue d'oc) sous quatre formes dialectales: le limousin, dialecte largement dominant de la région (Haute-Vienne, trois-quarts ouest de la Creuse et Corrèze dans sa quasi totalité), le languedocien (partie quercynoise de la Corrèze), l'auvergnat (quart est de la Creuse et petite partie est de la Corrèze) et le marchois (dialecte intermédiaire entre occitan et langues d'oïl, extrême nord de la région). En occitan, le nom de la région est Lemosin (). L'occitan devient dès le XIIe siècle la langue des premiers troubadours (trobadors en occitan, de trobar = trouver -le thème, la rime, la mélodie…-) comme Guillaume IX, duc d'Aquitaine (Guilhem), Bertrand de Born et Bernard de Ventadour (Bernat de Ventador). Jusqu'au XVIe siècle, l'occitan limousin était langue officielle. Il est resté la langue orale dominante jusqu'au début du XXe siècle, époque à partir de laquelle le français a pris le dessus, notamment par l'interdiction formelle de parler l'occitan à l'école. La langue est donc dès les années 1930 peu à peu reléguée aux zones les plus rurales, où elle est encore parlée quotidiennement aujourd'hui, surtout par les natifs limousins ayant plus de 50 ans et dans le cercle familial. Un mouvement culturel promeut le limousin dans la vie quotidienne (enseignement, utilisation publique) ainsi qu'à travers la littérature et la musique contemporaines.

On trouve également une signification occitane dans de nombreux patronymes et dans la majorité des toponymes limousins. La langue a surtout laissé sa trace dans les tournures de phrases (limousinismes) des Limousins, ainsi que dans leur accent.

Un "banturle" : (intraduisible...) proche de "une personne pas sérieuse" (mais ce mot n'est pas péjoratif) (banturler c'est l'art de perdre son temps en traînant ou papillotant).

L'accent du Limousin est un accent occitan (ou « accent du sud » comme disent les gens du nord) naturellement moins marqué qu'à Toulouse ou Pau. Mais il suit la plupart des marques de ces accents. Il rend la langue française plus chantante. Il consiste entre autres à allonger certaines syllabes, à prononcer les è comme des é, les o comme des au et à prononcer les lettres finales muettes en français du nord. Il est bien sûr plus marqué chez les personnes ayant parlé, parlant ou étant en contact avec la langue occitane limousine, ainsi donc plutôt en milieu rural.

La programmation culturelle de la ville de Limoges est souvent remarquée, ne serait-ce que par le nombre et la qualité des installations : ensemble de centres culturels municipaux, opéra-théâtre municipal, Zénith, ...

Plusieurs centres d'accueil ont été installés ces dernières décennies : ferme de Villefavard, théâtre des 7 collines à Tulle, pôle de la Mégisserie de Saint-Junien, château de Sédières, château de la Borie, ...

Particularité de la région : l'existence de plusieurs centres d'art contemporain : le Centre international d'art et du paysage de Vassivière, le centre d'art contemporain de Meymac, le musée départemental d'art contemporain de Rochechouart, le Fonds régional d'art contemporain de Limoges, l'Espace Paul Rebeyrolle d'Eymoutiers.

A l'exception du club de rugby à XV de Brive, le CA Brive, le Limousin, malgré de nombreux licenciés dans divers sports, est marqué par l'absence de grands clubs sportifs de haut niveau, notamment depuis les déboires du myhtique Limoges CSP. Le club de basket, champion d'Europe en 1993, est reparti en 2004 sous le nom de Limoges CSP Elite, évoluant en ProB et ayant comme ferme intention de retrouver l'élite.

Plusieurs vide-greniers ou brocantes ont lieu dans l'année en Limousin. Les plus fréquentés et ceux où se rendent le plus d'exposants sont ceux des Puces de la Cité à Limoges (180 exposants), Larche (220 exp.), Allassac (270 exp.), Argentat (300 exp.) en Corrèze, Panazol (230 exp.), Ambazac (300 exp.), Le Palais-sur-Vienne (220 exp.), Royères (160 exp.) (Haute-Vienne), La Courtine, Ahun, Evaux-les-Bains, Cheniers (200 exp.), Marsac en Creuse (160 exp.).

En haut



France Bleu Limousin

Logo France Bleu Limousin.jpg

France Bleu Limousin est l'une des stations du réseau France Bleu de Radio France. Elle a pour zone de service la Haute-Vienne et la Corrèze. Elle a commencé à émettre en 1926 sous le nom "Radio Limoges", "Limoges P.T.T.", "Radio Vichy", "Radio France Limoges", etc...

Corrèze : 102.3 / Meyssac : 104.9.

Le 4 septembre 2000, les radios locales de Radio France sont réunies dans le réseau France Bleu qui fournit un programme commun national que reprennent les programmes locaux des stations en régions.

En dehors de ces horaires, c'est le fil "Bleu Modulation" réalisé depuis Paris qui est repris.

Le siège local est à Limoges.

France Bleu Limousin est une radio un peu particulière comparée aux autres France Bleu. En effet, elle demeure la radio la plus musicale du réseau. Alors que la plupart des stations proposent des émissions thématiques (services en matinée, matinale dense tout-info...), c'est la musique qui est privilégiée ici. Du coup, les rotations sont particulièrement élevées.

L'info-route prend une place particulière, puisque les panneaux le long de l'A20 notamment indiquent la fréquence de France Bleu Limousin : une étroite collaboration a été mise en place avec la DDE.

Hormis ces rendez-vous, ce sont des chroniques qui sont diffusées tout au long de la journée à '20 et '50 de l'heure entre 6h et 9h, à '15, '30 et '45 de l'heure entre 9h et 16h, et toutes les 10 minutes entre 16h et 19h. Les sujets vont du multimédia à l'emploi en passant par le jardin, le bricolage ou des portraits de Limousins.

Côté info : la rédaction propose en semaine un journal régional à 6h, 9h, 12h et 18h ; un flash régional à 17h ; un journal départemental (Haute-Vienne ou Corrèze) à 7h et 8h, et un flash départemental à 6h45, 7h45 et 8h45. Un magazine ou un invité de la rédaction est proposé dans l'édition de midi. Enfin France Bleu Limousin raccroche sur les rendez-vous infos de la tête de réseau ainsi que sur les émissions de Élodie Suigo, Évelyne Adam et Cyril Monnier.

En janvier 2003, France Bleu Limousin ouvre un décrochage local à Tulle. Jusqu'à juin 2006, l'antenne était spécifique en Corrèze entre 7h et 9h puis entre 12h et 12h30. Depuis septembre 2006, c'est toute la matinale (6h/9h) qui est proposée aux auditeurs Corréziens.

Les journaux de 7h et 8h et les flashes de 6h45, 7h45 et 8h45 concernent uniquement la Corrèze dans ce décrochage matinal, de même que les infos-routes, la météo, les offres d'emploi et les infos pratiques-services.

La spécificité du décrochage s'arrête là : la programmation musicale, les autres chroniques, et les messages de promotion étant strictement identiques à la matinale haut-viennoise. Mais chaque animateur gère comme il le peut sa tranche; et il n'est pas improbable de retrouver le même disque ou la même chronique à quelques minutes d'intervalle en basculant d'une fréquence corrézienne sur l'émetteur principal 103.5 de Limoges.

L'équipe est composée d'un matinalier, d'un animateur-reporter (et matinalier du vendredi), d'un journaliste matinalier, d'un journaliste-reporter, d'un technicien et d'une chargée d'accueil et de gestion.

En haut



France 3 Limousin Poitou-Charentes

F3 Limousin.jpg

France 3 Limousin Poitou-Charentes est une des treize antennes régionales de France 3, émettant sur les régions Limousin et Poitou-Charentes, et basée à Limoges.

En 1965 est créé le centre d'actualités télévisées de l'ORTF à Limoges. Télé-Limoges-Centre-Ouest est née. Un second centre d'actualités est créé à Poitiers en 1966.

Suite à l'éclatement de l'ORTF, Télé-Limoges-Centre-Ouest devient FR3 Limousin Poitou-Charentes le 6 janvier 1975 et les programmes régionaux passent de la deuxième à la troisième chaîne. La station réalise des programmes nationaux pour la jeunesse comme vingt mille lieux sous les mers en 1979.

Une borne audiovisuelle est créée en 1982 à La Rochelle, en 1984 à Angoulême puis à Brive en 1991 et Guéret en 1994.

À partir du 5 septembre 1983, le programme régional est diffusé en soirée de 17h à 19h55 et la publicité sur l'antenne régionale est autorisée par la Haute Autorité de la communication audiovisuelle en 1984. La chaîne reçoit le prix du Patrimoine et le Grand Prix du Ministère de la Culture pour le film documentaire Oradour en 1989.

Le 21 décembre 1991, FR3 Limousin Poitou-Charentes diffuse sa première édition locale, FR3 Atlantique, à La Rochelle.

Suite à la création de France Télévision le 7 septembre 1992, FR3 Limousin Poitou-Charentes devient France 3 Limousin Poitou-Charentes. Le 21 décembre 1998, la station installe une seconde édition locale à Brive, France 3 Pays de Corrèze, et lance le 9 octobre 2000 l'édition locale Limoges Première.

France 3 Limousin Poitou-Charentes possède une sous-antenne régionale, France 3 Poitou-Charentes basée à Poitiers avec 3 studios décentralisée sur le Poitou-Charentes: Angoulème , La Rochelle , et Bressuire .Elle propose trois journaux d'information locale France 3 Édition Limoges, France 3 Atlantique et France 3 Pays de Corrèze.

France 3 Limousin Poitou-Charentes dispose d'un budget annuel de 25,53 millions d'euros.

En haut



Source : Wikipedia