Lille

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Posté par marvin 01/03/2009 @ 05:41

Tags : lille, nord, nord-pas-de-calais, france

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Lille

Lille#Héraldique

Lille (Rijsel en néerlandais) est une ville du nord de la France. C'est la préfecture du département du Nord et de la région Nord-Pas-de-Calais.

Avec ses 226 000 habitants, Lille est la principale ville, aux côtés de Roubaix, Tourcoing et Villeneuve-d'Ascq, de Lille Métropole Communauté urbaine, intercommunalité qui regroupe 85 communes et compte 1,2 million d'habitants. Plus largement, elle appartient à une vaste conurbation formée avec les villes belges de Mouscron, Courtrai, Tournai et Menin qui a donné naissance en janvier 2008 au premier Groupement européen de coopération territoriale, l'Eurométropole Lille Kortrijk Tournai, et qui totalise près de deux millions d’habitants.

Son nom en ancien français (L’Isle), comme en flamand occidental (Ryssel, Rijsel en néerlandais moderne), provient d’une île des marécages de la vallée de la Deûle sur laquelle elle a été fondée.

Lille et ses environs appartiennent à la région historique de la Flandre romane, anciens territoires du comté de Flandre mais ne faisant pas partie de l'aire linguistique du néerlandais. Lille a ainsi toujours été une ville de langue romane.

Du moyen-âge à la révolution française, Lille a connu une histoire mouvementée. Ville la plus assiégée de France, elle a appartenu successivement au comté de Flandre, au royaume de France, à l'État bourguignon, au Saint empire romain germanique et aux Pays-Bas espagnols avant d'être prise par les armées françaises menées par Vauban et melée à la guerre de Succession d'Espagne et aux combats avec les autrichiens en marche vers Paris pour libérer Louis XVI.

Cité marchande depuis ses origines, manufacturière depuis le XVIe siècle, la révolution industrielle en fera une grande capitale industrielle principalement autour des industries textiles et mécaniques. Leur déclin, à partir des années 1960, ouvrira une longue période de crise et ce n'est qu'à partir des années 1990 que la reconversion vers le secteur tertiaire et la réhabilitation des quartiers sinistrés donneront un autre visage à la ville.

La construction du nouveau quartier d'affaires Euralille à partir de 1988, l'arrivée du TGV en 1993 et de l'Eurostar en 1994, le développement d'un pôle universitaire qui accueille aujourd'hui près de 100 000 étudiants, le classement Ville d’art et d’histoire en 2004 et les manifestations de Lille 2004, Capitale européenne de la culture, constituent les principaux symboles de ce renouveau.

Le nom de la ville provient de sa situation géographique : une île sur la Deûle où la ville a été fondée. Son nom a ainsi évolué d'Insula (île en latin) à l’Isle en vieux français, pour devenir finalement Lille.

Lille est située dans le nord de la France, au nord du département du Nord et à proximité de la Belgique, à une vingtaine de kilomètres de la région flamande au nord et de la région wallonne à l'est.

Elle s'est établie dans la vallée de la Deûle dont plusieurs bras, aujourd'hui pour la plupart couverts, parcourent la ville. Naviguée depuis l'époque gallo-romaine, la rivière, aménagée récemment en canal à grand gabarit, traverse la ville du sud-ouest au nord pour rejoindre la Lys.

Au déclin de l'empire romain d'Occident, des peuples Germains se sont installés dès le milieu du IVe siècle au nord de la route Boulogne-Cologne : la frontière linguistique passait au Sud de Lille comme le montre la toponymie en hem de Wazemmes, Esquermes, Hellemmes… Pourtant, Lille et ses environs appartiennent à la région historique de la Flandre romane, c'est-à-dire aux anciens territoires du Comté de Flandre ne faisant pas partie de l'aire linguistique du néerlandais, contrairement à Dunkerque et Bailleul. Ainsi, à l'opposé d'une idée assez répandue, Lille n'a jamais été une ville de langue néerlandaise, mais de dialectes romans : au XIe siècle, lors de la naissance de Lille, la frontière linguistique passait déjà à l'ouest de la ville.

Lille est à la croisée de grands itinéraires européens, routiers, mais aussi ferroviaires ou maritimes, Est Ouest entre l'Allemagne, le Luxembourg, la Belgique et le Royaume-Uni, Nord Sud entre les Pays-Bas, la Belgique, la France et l'Espagne.

Par la route, Lille est distante de 111 km de Calais, de 225 km de Paris, de 109 km de Bruxelles, de 90 km d'Ostende, de 125 km d'Anvers, de 300 km d'Amsterdam, de 305 km de Luxembourg, de 225 km de Londres (+ 55 km en shuttle) et de 333 km de Cologne.

La ville de Lille est située à environ 20 mètres d'altitude dans un élargissement de la vallée de la Deûle. À cet endroit, les derniers affleurements crayeux (Sénonien et Turonien) de la région naturelle du Mélantois plongent à l’ouest sous les Weppes, et, au nord, sous le Barœul, deux régions de reliefs modérés développés dans le sable landénien et l’argile yprésienne. La couverture sédimentaire récente (pléistocène) est omniprésente, sous forme de lœss sur les versants ou d’alluvions en fond de vallées.

La Deûle est une rivière au débit faible perdue dans une large vallée. Très fortement anthropisée dès le Moyen Âge, les multiples états de ses canalisations et aménagements, dans un contexte de relief très peu marqué, rendent difficile la perception de son tracé originel.

La ville se serait développée initialement sur un point de rupture de charge de la Deûle, nécessitant le déchargement des bateaux jusqu’à une section plus navigable de la rivière. De fait, jusqu’au creusement du canal de l’Esplanade au XVIIIe siècle, les marchandises transportées par voie d’eau devaient transiter par voie de terre entre la « Haute » et la « Basse » Deûle.

La ville ancienne était traversée de nombreux canaux, pour certains issus du cours originel des petites rivières qui convergeaient vers la Deûle (les nombreux bras du Fourchon et de l’Arbonnoise, le Bucquet, la Riviérette, le Ruisseau de Fives...), pour d'autres issus des fossés des enceintes successives ou creusés pour des besoins spécifiques. Soumis à un fort envasement et considérés comme des agents infectieux, la plupart ont été comblés ou transformés en égouts et recouverts au cours du XIXe siècle. Le canal de l'Esplanade est lui-même recouvert au lendemain de la première guerre mondiale pour devenir le cours du Peuple Belge.

Le lœss a alimenté de nombreuses briqueteries qui ont fourni la ville, jusque dans la seconde partie du XXe siècle. La craie, appelée localement pierre de Lezennes a été largement exploitée pour la construction, en carrières souterraines (à la périphérie de Lille, principalement à Loos et à Emmerin, au sud, et à Lezennes, au sud-est). Ces anciennes carrières sont matérialisées dans les champs par des ouvertures clôturées (les catiches). La craie, matériau bon marché, était traditionnellement utilisée en mélange avec la brique (créant les rouges-barres).

On rencontre à Lille les principaux traits des climats tempérés océaniques : les amplitudes thermiques saisonnières sont faibles, les précipitations ne sont négligeables en aucune saison. Les hivers y sont doux et les étés frais.

Quelques données climatologiques complémentaires sur la commune de Lille.

Lille dispose d’une situation géographique privilégiée au niveau européen. Un important réseau de transports s’est développé et en fait aujourd’hui un carrefour européen, particulièrement au niveau routier et ferroviaire et, dans une moindre mesure, portuaire et aéroportuaire.

Au niveau urbain, Lille dispose d’un périphérique et d’un réseau relativement dense de voies rapides reliant la majorité des communes de l’agglomération. Les transports en commun (métro, bus et tramway) sont bien développés mais, comme dans la plupart des métropoles, ont l’inconvénient d’être principalement en « étoile », polarisés autour de Lille.

L’agglomération lilloise bénéficie d’un réseau de transport dense dirigé par Transpole dont l'ancien nom était TCC.

Deux lignes du VAL (la première inaugurée en 1983), constituant le premier et le plus long réseau de métro automatique au monde (45 km en 60 stations dont deux correspondances entre les lignes),, desservent les principales villes jusqu’à la frontière belge.

Deux lignes de tramway (22 km) permettent également de rejoindre Roubaix et Tourcoing depuis les gares de Lille.

Enfin, un vaste réseau de bus complète l'offre notamment dans les quartiers comme le Vieux-Lille où il demeure difficile de construire une ligne de métro pour des raisons géologiques. La Communauté Urbaine de Lille a décidé en 2005 de créer des lignes de bus à haut niveau de service (la première « LIANE », reliant Ronchin à Comines a été inaugurée en janvier 2008 et une nouvelle ligne doit voir le jour en septembre). Ces bus, aux couloirs réservés dits « en site propre », permettront d’assurer un haut débit de transport à l’instar du système TEOR de Rouen, en complétant l’offre du métro. Ces lignes assurent également un maillage plus fin des transports lillois et bénéficient du programme « Clair de Lune », qui assure un service de nuit jusqu’à 0h30.

Lille Métropole Communauté urbaine réfléchit à un projet de tram-train qui utiliserait les lignes ferroviaires de l'agglomération pour intensifier les liaisons inter-villes et permettre à la métropole de se doter d’un réseau de transport à la hauteur de ses ambitions. Le tram-train permettrait par exemple d'améliorer les liaisons entre Lille et des villes comme Arras, Lens, Béthune, Douai, Valenciennes, mais aussi de densifier le réseau urbain dans la métropole.

L'immense gare de triage de Lomme-Délivrance, construite après la première guerre mondiale, a été fermée en 2004.

Une troisième gare TGV est depuis peu à l'étude, et serait en-dehors du territoire de la commune. Elle pourrait être implantée au sud de la métropole, au niveau de Seclin, sur la ligne à grande vitesse, avant la bifurcation vers Bruxelles, afin de capter le flux de voyageurs circulant entre Paris et le Benelux. Intégrée aux futurs réseaux de TER et de tram-train, elle pourrait également jouer un rôle dans la desserte de l'aéroport.

Les autoroutes autour de Lille sont gratuites. Plus précisément, l'A25, l'A22, l'A23 et l'A27 sont entièrement gratuites. L'A1 est gratuite jusqu'à Arras.

Le projet d'autoroute A24, devant relier Lille à Amiens, est l'objet de controverses entre partisans et opposants d'un tel axe. Les premiers arguent de son utilité en tant qu'axe de déchargement de l'A1, les seconds mettent en cause son impact écologique.

C'est aussi le 3e aéroport de fret français avec près de 55 000 tonnes de fret qui y transitent chaque année.

Depuis Lille, les réseaux ferroviaire et autoroutier permettent également de rejoindre les grands aéroports internationaux situés dans les capitales voisines Londres, Bruxelles, Paris et Amsterdam.

Lille est le 3e port fluvial français après ceux de Paris et Strasbourg. Le réseau de la Deûle est connecté sur le réseau fluvial régional de plus de 680 km de voies navigables dont 241 km à grand gabarit (par exemple l'axe fluvial Dunkerque-Lille-Valenciennes). La Deûle est ouverte sur l’Europe du nord via la Scarpe et l’Escaut (vers la Belgique et les Pays-Bas), et ouverte sur l’international, via la Lys (vers Dunkerque et Calais).

Le port de Lille est une plateforme multimodale : fluviale, ferroviaire et routière. Il dispose d’un terminal de conteneur qui assure un trafic de plus de 80 000 EVP par an.

Contrairement à la plupart des villes médiévales, Lille ne s’est pas développée de manière circulaire autour d’un hyper-centre. Elle se présente plutôt comme une mosaïque de quartiers, avec chacun une physionomie et un dynamisme propres. Le Vieux-Lille n’est que l’un d’entre eux, largement excentré vers le nord.

À ces quartiers traditionnels il faut ajouter Hellemmes à l'est et Lomme à l'ouest, associés plus récemment.

Les quartiers défavorisés correspondent plus particulièrement à un croissant s’étendant au Sud et à l'Ouest de la ville. Les quartiers de Moulins, Faubourg de Béthune et Lille-Sud sont classés zones franches urbaines et hébergent environ 15% de la population de la ville. À l'exception de Moulins, ces quartiers peinent à se développer malgré les efforts de la municipalité.

Les quartiers du Vieux-Lille, de Wazemmes et de Saint-Maurice Pellevoisin connaissent une évolution particulièrement dynamique. Les raisons de ces évolutions sont variées. On peut citer principalement la beauté et la richesse historique pour le Vieux-Lille, la vivacité de la vie associative et artistique pour Wazemmes et la proximité de nouvelles infrastructures commerciales et de transports (Euralille, Gare de Lille-Europe) pour Saint-Maurice Pellevoisin.

Lille est située au sud d’une vaste conurbation transfrontalière. Selon l'atlas Transfrontalier de l'Insee, l'ensemble formé par l'agglomération transfrontalière lilloise comprend environ 1 million d'habitants côté français et 1,2 million d'habitants si l'on intègre le semis de villes côté belge telles que Mouscron, Comines, etc. L'agglomération multipolaire dont fait partie Lille est la quatrième agglomération française (par sa population) derrière celles de Paris, Lyon et Marseille. Elle appartient également à une vaste conurbation qui s’étend en Belgique avec les villes de Mouscron, Courtrai, Tournai et Menin, totalisant plus de 1,9 million d’habitants . Elle a donné naissance, en janvier 2008, au premier Groupement européen de coopération territoriale, l'Eurométropole Lille Kortrijk Tournai.

En 1999, on dénombre, pour Lille, un total de 104 868 logements. Dans ce total, il y a 88 953 résidences principales, soit 84,8 % de l'ensemble des logements. Les résidences secondaires sont au nombre de 248, soit un pourcentage de 0,2 %. Les logements occasionnels se chiffrent à 1 147, soit 1,1 %. Le nombre de logements vacants s'élève à 14 520, soit 13,8 %. Sur l'ensemble de ces logements, on dénombre 22 509 logements individuels, soit 21,5 % et 82 359 logements dans un immeuble collectif, soit 78,5 %.

Parmi les 88 953 résidences principales recensées, 39 248 datent d'avant 1949, soit une part de 44,1 % ; 25 024 datent d'une période comprise entre 1949 à 1974, soit 28,1 % ; 13 669 datent de 1975 à 1989, soit 15,4 % et 11 012 datent de 1990 à nos jours, soit 12,4 %. S'agissant du nombre de pièces de ces résidences, 19 313 en ont une, soit 21,7 % ; 21 089 en comptent deux, soit 23,7 % ; 18 358 en possèdent trois, soit 20,6 % et 30 193 en possèdent quatre et plus, soit une part de 33,9 %. Le confort de ces résidences principales est variable. Parmi elles, 3 596 résidences n'ont ni baignoire, ni douche, soit 4 % ; 81 941 ont un chauffage central, soit près de 92,1 %, alors que 7 012 n'en ont pas, soit 7,9 % ; 26 158 bénéficient d'un garage ou d'un parking, soit 29,4 %. Enfin, 3 780 disposent de deux salles d'eau, soit 4,2 % du total des résidences principales.

Lille est située au centre de l'intercommunalité Lille Métropole Communauté Urbaine. Toutes les communes limitrophes en font partie. Il n'y a aucune rupture du tissu urbain entre Lille et ces communes, sauf à l'ouest entre Lomme et les communes de Capinghem, Prémesques, Pérenchies et Lompret.

Lille possède une longue histoire et une riche tradition de résistance armée. C'est notamment la ville la plus assiégée de France et ses canonniers constituaient une confrérie très respectée. Voici ci-dessous les périodes et les faits historiques les plus marquants de la commune.

Les armes de Lille se blasonnent ainsi : De gueules à la fleur de lis florencée d'argent.

Le blason de Lille date de 1199. Ces armes figureraient la ville, lilia en latin signifiant lys, florencé pour rappeler l'iris d'eau qui poussait dans les marais qui entouraient la ville.

Lille a connu d'autres blasons. Napoléon a donné à la ville de Lille des armes impériales : coupé d'azur et de gueules, l'azur au drapeau en lance d'argent orlé d'or; la gueule à la ville fortifiée et bombardée, le tout d'argent au chef cousu des bonnes villes. Elles resteront inchangées jusqu'à la fin du XIXe siècle où les abeilles (symbole impérial) seront remplacées par des étoiles. De tels écus sont d'ailleurs visibles au niveau du dôme de la Poste située place de la République et sur la façade de la préfecture (fronton de l'aile nord). Le maire de Lille, Gustave Delory, rétablira finalement le blason actuel.

Lille aurait, selon la légende, été fondée en 640 par Lydéric. Toutefois elle n’apparaît dans les archives qu’à partir du XIe siècle. Le site actuel de la ville recèle des traces d’occupation antérieure (préhistoire, époque gallo-romaine, mérovingienne, carolingienne) mais les vestiges retrouvés ne disent rien de l'urbanisation à ces époques, même s'il semble très probable qu'un hameau existait au moins à l'époque romaine. Il porta peut être le nom de Treola (treille en latin), domaine viticole mentionné à l'époque carolingienne et vocable sous lequel la Vierge est honorée à Lille.

Le comté de Flandre, dont Lille devient l'une des capitales avec Gand, Bruges et Saint-Omer, est constitué progressivement à partir de 866 par Baudouin Ier de Flandre.

En 1066, lorsque le comte Baudouin V de Flandre établit la grande charte de dotation de la collégiale Saint-Pierre, Lille est déjà une petite ville avec remparts, accolée à son château fort, le château de la Motte-Madame, et qui commence à se développer autour du faubourg marchand de la paroisse Saint-Étienne, situé au sud du castrum. À l'est, le village de Fins possède, lui aussi, une église, l'église Saint-Maurice. Il sera intégré à Lille au cours du siècle suivant.

La ville se développe grâce à son emplacement privilégié de traversée de la Deûle, au blé qu’on récoltait alentour en abondance et à ses relations avec les autres villes du prospère comté de Flandre. Une foire au drap est ainsi fondée au XIIe siècle.

En 1127 et 1128, Lille connait ses premiers sièges par les armées du roi de France, Louis VI de France, lors des affrontements entre Guillaume Cliton, fils du Duc de Normandie, et Thierry d'Alsace, comte d'Alsace, pour la succession du Comté de Flandre.

En juin 1213, c'est Philippe Auguste qui fait le siège de Lille et emporte la ville en trois jours. Elle sera reprise par Ferrand de Portugal en septembre de la même année, puis par Philippe Auguste qui incendie la ville, avant de remporter, l'année suivante, la bataille de Bouvines.

À partir de 1214, Jeanne de Flandre s'emploie à reconstruire la ville et ses fortifications. Elle fondera notamment l'hôpital Saint-Sauveur et l'hospice Comtesse.

Lille sera réunie une première fois au domaine royal en 1304. Entre 1297 et 1304, Lille aura connu trois sièges, par les armées de Philippe le Bel d'abord, lors des affrontements qui l'opposent à Guy de Dampierre, par Jean Ier de Namur ensuite, lors des évènements qui font suite aux matines de Bruges et à la bataille de Courtrai (1302), puis de nouveau par Philippe le Bel après la bataille de Mons-en-Pévèle.

En 1369, Lille est cédée par le roi Charles V de France, avec Douai et Orchies, à Philippe II le Hardi lorsqu'il épouse la fille de Louis de Male, Marguerite de Flandre. S'ouvre alors une période de prospérité au cours de laquelle Lille devient une des trois capitales des possessions du duc de Bourgogne, avec Dijon et Bruxelles.

En 1477, à la mort de Charles le Téméraire, Marie de Bourgogne épouse Maximilien Ier de Habsbourg et apporte la ville aux Habsbourg. Lille rejoint ainsi le Saint-Empire romain germanique et partagera le destin des Pays-Bas pendant plus de 150 ans.

En 1549, Charles Quint promulgue la Pragmatique Sanction qui confère une large autonomie aux Dix-sept Provinces des Pays-Bas dont fait partie le comté de Flandre. Elles deviennent pleinement espagnoles en 1556, lorsque Charles Quint transmet la couronne d'Espagne à Philippe II d'Espagne.

Au XVIe siècle, Lille est touchée par les guerres de religion. Elle connait une première répression en 1555, puis la guerre des Hurlus (rebelles protestants) à partir de 1560 ; ils tentent de prendre Lille en 1580 et 1582.

En 1581, les sept provinces à majorité protestantes, situées au nord des Pays-Bas, font sécession et constituent les Provinces-Unies par l'Acte de La Haye. Les dix provinces catholiques, ou Pays-Bas du Sud, dont Lille est l'une des capitales, restent sous le contrôle de la couronne d'Espagne.

En 1667, en huit jours (20-27 août), la ville est prise par les armées françaises menées par Vauban simultanément avec Douai. Son rattachement au royaume est officialisé le 2 mai 1668, par le traité d’Aix-la-Chapelle. La même année, Vauban commence à fortifier la ville et en est nommé gouverneur. En 1672, D’Artagnan est nommé gouverneur de la ville.

En 1708, la citadelle capitule au terme d'un siège de près de trois mois devant le duc de Marlborough lors de la guerre de Succession d'Espagne, après la bataille d'Audenarde et la défaite française de Wattignies. La ville reste aux mains de la coalition européenne jusqu'au traité d'Utrecht de 1713.

En 1789, Lille, restée profondément catholique, ne connaît pas de véritable révolution populaire, bien que des émeutes éclatent et que plusieurs églises soient détruites, parmi lesquelles la collégiale Saint-Pierre. En 1790, a lieu l'installation de la première municipalité élue.

En 1792, la Révolution française pousse les Autrichiens, alors présents dans les Provinces-Unies, à assiéger Lille le 20 avril. La résistance des Lillois et la pression des armées révolutionnaires conduisent Albert de Saxe-Teschen à lever le siège le 8 octobre.

Au début du XIXe siècle, la ville s’industrialise : le blocus continental stimule son industrie textile et la ville passe de 53 000 habitants en 1800 à 200 000 en 1891.

En 1832, lorsque la ville est touchée par une première épidémie de choléra, elle compte déjà près de 70 000 habitants. La moitié de la population appartient à la classe ouvrière. Elle est essentiellement occupée dans le travail du coton et du lin, pour moitié en usine et pour moitié à domicile (dentellières, brodeuses, tisserands, cardeurs...). Il s'agit d'une population pauvre qui habite principalement les quartiers de Saint Sauveur et de Saint Maurice dans des conditions de logement épouvantables. Le chômage est élevé et environ 30 % de la population lilloise est considérée comme indigente et est aidée par le Bureau de Bienfaisance.

En 1858, la ville, surpeuplée, s'étend. Elle absorbe les communes de Wazemmes, Esquermes, Moulins et Fives et un vaste programme de restructuration urbaine est entrepris afin de les intégrer et de faciliter les communications. Il se poursuivra pendant près de cinquante ans.

En 1896, Gustave Delory est le premier maire socialiste de France. À cette époque, Lille compte une vingtaine de filatures occupant plus de 15 000 ouvriers, une activité de tissage plus modeste qui en occupe 5 000, une activité de confection qui en fait la première place de France. À côté de cette prééminence des industries du textile et de l'habillement, la métallurgie emploie également près de 15 000 ouvriers tandis que la chimie commence à se développer.

Pendant la Première Guerre mondiale, la ville est occupée par les Allemands d’octobre 1914 à octobre 1918. Durant cette période, elle est endeuillée et pour partie détruite par la violente explosion du dépôt de munition dit « des dix-huit ponts », dont le bruit sera entendu jusqu'au milieu des Pays-Bas. C'est à Lille que fut mis en place le principal réseau de renseignement à l'arrière les lignes allemandes. Créé en fin 1914, il fut dirigé par Louise de Bettignies. Un monument lillois rend hommage aux fusillés de ce réseau de résistance.

Au début des années 1930, la ville est durement touchée par la crise économique : un tiers des Lillois est dans la misère en 1935.

La prise de la poche de Lille le 31 mai 1940 livre la ville aux allemands. Elle est rattachée au commandement allemand de Bruxelles et ne relèvera jamais du régime de Vichy. Après de furieux combat entre Allemands en déroute et FFI, elle est libérée le 3 septembre 1944 par les britanniques.

Après la Seconde Guerre mondiale, la ville se reconstruit sur ses industries traditionnelles (dont le textile) et devra affronter les crises industrielles à partir des années 1970. Dans ces années de crise, le patrimoine architectural est malmené. Il faudra attendre les années 1990 pour que les Lillois prennent conscience de sa valeur et se remettent à le promouvoir.

Dans les années 1990, la ville se modernise (Euralille, LGV Nord, etc.) et joue de sa position géographique pour tenter de s'imposer comme plaque tournante du commerce entre le Royaume-Uni, le Benelux et la France.

Politiquement, Lille est une ville de gauche, les électeurs ayant majoritairement voté socialiste et communiste pour les élections municipales depuis le XIXe siècle, avec notamment l'élection en 1896 de Gustave Delory qui fut membre du Parti ouvrier français. Depuis ce dernier, d'autres maires lui ont succédé qui, pour la plupart, se réclament d'une sensibilité de gauche. On peut citer comme maires membres de la Section française de l'Internationale ouvrière, Roger Salengro, Alexandre Bracke-Desrousseaux, suivi de Charles Saint-Venant et Denis Cordonnier. La transition entre la SFIO et le PS se fit lors du mandat du maire Augustin Laurent qui connut depuis comme successeurs Pierre Mauroy, l'ancien premier ministre, et Martine Aubry qui fit partie du Gouvernement Jospin et instaura les 35 heures.

À l’élection présidentielle française de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 32,98 %, soit 31 574 voix, suivie de Nicolas Sarkozy avec 26,40 %, soit 25 275 voix, suivi de François Bayrou avec 18,53 %, soit 17 742 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 9,13 %, soit 8 742 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 55,92 %, soit 52 874 voix, pour Ségolène Royal contre 44,08 %, soit 41 680 voix, pour Nicolas Sarkozy, résultat inverse de celui de la moyenne nationale qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte alors 122 606 inscrits sur les listes électorales lilloises. 80,04 %, soit 98 132 électeurs, ont participé aux votes, le taux d’abstention fut de 19,96 %, soit 24 474 électeurs, 3,65 %, soit 3 578 électeurs, ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 94 554 suffrages, soit 77,12%, ont été exprimés.

À l’avènement de la commune en 1235, grâce à une charte octroyée par la comtesse Jeanne de Flandre, les mayeurs et les échevins étaient choisis à chaque Toussaint par quatre commissaires désignés par le souverain.

Depuis 1970, les différents maires de Lille ont cherché la fusion volontaire et concertée des communes limitrophes. Il s’agit en fait du projet du Grand-Lille, projet qui se base sur un constat simple, et qui sera constamment repris par Augustin Laurent, Pierre Mauroy puis Martine Aubry : Lille, capitale du Nord, ne pèse que 200.000 habitants pour 2.500 hectares. Pour affirmer son rôle de leader, être en capacité de se développer et entraîner dans son sillage l’ensemble de la métropole, Lille doit s’agrandir.

En 1966-1967, la proposition d’Augustin Laurent comprend Ronchin, Lezennes, Hellemmes et Lomme, mais les maires rejetèrent tous la proposition. En 1976, Pierre Mauroy propose une association-fusion à cinq communes voisines : Ronchin, Hellemmes, Lezennes, Mons-en-Barœul et Villeneuve-d'Ascq. Seule Hellemmes accepte et en avril 1977, le rapprochement est officialisé. Martine Aubry propose une association en 2000 à la ville de Lomme, et le 22 février 2000, le Conseil d'État donne le feu vert à l'association. Lille dépasse enfin les 200 000 habitants.

Depuis, l'agrandissement semble arrêté, l'absorption de nouvelles communes nécessitant désormais une ratification par référendum des populations concernées. Lors du processus de fusion association par accord des deux maires de Lille et de Lomme en 2000, les maires des 12 communes alentours, pour dénoncer l'absence de démocratie participative, ont effectué des référendums au sein de leurs communes sur une éventuelle fusion avec Lille. Le taux le plus élevé pour une fusion a été à La Madeleine avec 16% de votes favorables.

Autre sujet de controverse, les deux dernières fusions sont dénoncées comme étant en fait un acte de gerry mandering, à savoir un redécoupage habile de la carte électorale destiné à maintenir la ville à gauche et éviter les risques de virement à droite dus au relatif embourgeoisement de Lille au cours des dernières années.

Pourtant, Lille et Lille Métropole doivent être dissociées dans la mesure où, contrairement aux autres communautés urbaines, celle de Lille a pour spécificité que la ville-phare représente moins de 20% de la population globale.

Lille est la ville principale d'une vaste conurbation transfrontalière qui constitue l'une des zones urbaines les plus peuplées de France et de Belgique. Mais Lille, en tant que commune isolée, est une ville européenne de taille très moyenne.

Leurs populations s’élevaient, en 1999, à 18 371 pour Hellemmes (population totale) et 27 940 pour Lomme (population sans doubles comptes).

Voici ci-dessous le diagramme démographique de 1793 à 2006.

Le nombre total de ménages lillois est de 88 953. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les établissements éducatifs de la commune relèvent de l'académie de Lille. Celle-ci évolue sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale.

Au XVIe siècle Douai accueille des facultés sous l’impulsion des monarques espagnols. Les facultés deviennent université impériale en 1808 ; une école de médecine est mise en place à Lille en 1805 ; des cours municipaux de sciences sont établis à Lille en 1817 ; un lycée est créé à Lille en 1852 ; une École impériale des arts industriels et des mines est établie en 1864 prenant la suite d'une école d'ingénieurs publique créée par la municipalité de Lille dès 1854 .

Dans la deuxième partie du XIXe siècle, toutes les facultés publiques sont regroupées à Lille et concurrencent les facultés catholiques de Lille récemment inaugurées (1875). Les trois facultés catholiques (droit, lettre et science) se fédèrent en 1877 sous le nom d'Université catholique de Lille, laquelle s'installe au cœur du quartier Vauban Esquermes. Toujours présente dans ses locaux historiques, elle comprend aujourd'hui six facultés : lettres et sciences humaines, droit, sciences et techniques, médecine et théologie, économie et gestion.

Parallèlement, les facultés publiques sont fédérées pour devenir l’université de Lille, qui se développe d’abord au sein du quartier Lille-Centre, où elle est rejointe par l’antenne lilloise de l’École nationale supérieure d'arts et métiers, créée en 1900 boulevard Louis XIV. Dès la création de la faculté de Sciences en 1854 dont le premier doyen est Louis Pasteur, de nombreux bâtiments sont construits pour accueillir les étudiants entre le boulevard Jean-Baptiste Lebas et la rue Jeanne d'Arc, où s'établit en 1872 l’Institut industriel du Nord devenu depuis l’École centrale de Lille. L’École supérieure de commerce de Lille est fondée en 1892. L’École nationale supérieure de chimie de Lille y est établie en 1894 en tant qu'Institut de chimie de Lille, poursuivant les travaux pionniers de Frédéric Kuhlmann sur les procédés de production d'acide sulfurique pour l'industrie textile. L'Institut Pasteur de Lille est établi en 1898 et dirigé par Albert Calmette.

Comme dans le reste du pays, les événements de mai 1968 entraînent à Lille un déménagement vers des campus modernes en banlieue, de l'École centrale de Lille en 1968, de l'École nationale supérieure de chimie de Lille et de l'université entre 1970 et 1974. L’État crée alors à partir de l'université trois entités publiques axées chacune autour d’un campus spécifique : Lille I, Lille II et Lille III. Cependant durant la dernière décennie du XXe siècle, un retour partiel a commencé : l'institut d'administration des entreprises dépendant de Lille I s'implante dans le quartier du vieux-Lille, en 1991 l'Institut d'études politiques de Lille rejoint le quartier de Moulins accompagné de la faculté de Droit. En 1999 l'agglomération de Lille était, après Paris, Lyon et Toulouse, le 4e pôle estudiantin de France avec plus de 85 000 étudiants, selon les données du recensement mené par l’Insee. En 2005 la métropole lilloise comptait plus de 97 000 étudiants. L'université Lille Nord de France dont fait partie le Collège doctoral européen Lille-Nord-Pas-de-Calais regroupe les 6 écoles doctorales du Nord-Pas-de-Calais et rassemble 3000 doctorants.

Chaque année, le premier week-end de septembre, la ville organise la grande Braderie de Lille, l'un des plus grands rassemblements de France et le plus grand marché aux puces d'Europe. Ses origines remontent au XIIe siècle et elle reçoit de nos jours environ trois millions de visiteurs chaque année.

La ville accueille par ailleurs régulièrement plusieurs festivals de cinéma et de musique.

Ainsi que des évènements à caractère plus local.

Chaque année, le semi-marathon de Lille fait l'ouverture de la braderie de Lille. Le marathon de la Route du Louvre qui relie Lille à Lens, connaît un grand succès depuis sa première édition en 2006. Il s'accompagne de randonnées familiales elles aussi très fréquentées.

En 1997 Lille représente la candidature française pour les Jeux olympiques d'été de 2004, contre dix autres villes. Elle fut éliminée dans la première phase et c’est finalement Athènes qui accueillit les jeux. Le 6 août 2008, Lille décide de faire partie des villes hôte pour organiser les jeux Olympiques de Londres 2012.

Lille a vu naître et grandir plusieurs hommes politiques et gouvernants qui ont marqué l'histoire. C'est le cas du général Louis Faidherbe, administrateur du Sénégal et de Charles de Gaulle dont la maison natale, située dans le vieux Lille, est aujourd'hui un musée.

Parmi les scientifiques, le savant Louis Pasteur a été nommé professeur de chimie et doyen de la faculté des sciences de la ville de 1854 à 1857. Il fondera le centre Pasteur de Lille qui est l'un des plus importants de France après celui de Paris. C'est là qu'Albert Calmette et Camille Guérin mettront au point le BCG.

C'est à Lille que sont nés les peintres Wallerant Vaillant, Jean-Baptiste Monnoyer, Carolus Duran, Emile Bernard, François Fauck. Ainsi que les sculpteurs Agathon Leonard, Villanis, René Leleu, Emile Morlaix, Gérard Choain, le musicien Édouard Lalo, le poète Albert Samain et le réalisateur Julien Duvivier.

Lille a également accueilli de nombreux artistes, qu'il s'agisse de peintres, comme Jan Van Eyck, Jacques Daret, Louis Joseph Watteau et François Watteau, de musiciens comme Pierre Degeyter, compositeur de la musique de L'Internationale à la demande de Gustave Delory, ou d'écrivains comme Marguerite Yourcenar.

Plus près de nous, l'acteur Philippe Noiret, l'écrivain Alain Decaux, l'humoriste Maxime, le footballeur Didier Six ainsi que le reporter et écologiste Nicolas Hulot sont originaires de Lille.

Selon les données du dernier recensement, la commune de Lille comptait 126 447 emplois en 1999. Ce total recouvrait, par activité économique, 151 emplois dans l'agriculture, 9 585 emplois dans l'industrie, 3 585 emplois dans la construction et 113 126 emplois dans les services. Les deux premiers employeurs sont l'administration publique et la santé et l'action sociale avec plus de 20 000 emplois chacun. Viennent ensuite l'éducation avec plus de 10 000 emplois et le conseil avec plus de 8 000 emplois. Le commerce de détail et les activités financières représentent également plus de 7 000 emplois chacun tandis que les services opérationnels aux entreprises et les transports en représentent plus de 6 000 chacun.

Lille se trouve au sein d’une agglomération encore fortement agricole. Au cours de son histoire, Lille possédait sur son territoire de nombreuses terres agricoles, mais son développement l’a amené à absorber au cours du XIXe siècle les villages voisins pour développer son industrie : L’absorption de Wazemmes et de Lille-Moulins s’est traduite par une transformation de ces villages agricoles en quartier industriel. L’agriculture se trouve repoussée alors au delà des fortifications, c’est-à-dire sur ce qui est aujourd’hui Lille-Sud, Fives, Hellemmes, et saint Maurice Pellevoisin. L’essor industriel du XXe siècle touchera d’abord les propriétés agricoles de Fives et Hellemmes, puis Saint-Maurice. La pression immobilière à partir de 1930, puis celle de l’après-guerre fera disparaître celles de Lille-Sud et celles de Pellevoisin où le dernier verger sera rasé en 1964. De ce passé subsistent quelques anciennes halles (halle de Wazemmes, halle de Solférino et halle aux sucres), et au cœur du vieux Lille des noms de rue qui rendent hommage aux anciens grands abattoirs de Lille aujourd’hui rasés.

Lille affirme sa vocation industrielle dès le XVIe siècle, particulièrement dans le domaine textile avec ses filatures de coton. Au début du XIXe siècle, Lille profite de l’avènement de la machine à vapeur et des importants gisements de charbon de la région pour développer une industrie textile (Wazemmes, Lille-Moulins) et mécanique (Fives, Hellemmes, Bois blancs).

Pour faire face au déclin des activités industrielles, Lille a cherché à développer des activités tertiaires, notamment sous l’impulsion de Pierre Mauroy qui a favorisé la desserte de Lille par le réseau de lignes à grande vitesse et lancé le projet de centre d’affaires Euralille. Lille est sur la voie de cette reconversion depuis maintenant deux décennies.

Lille est le siège de la Chambre régionale de commerce et d’industrie du Nord - Pas-de-Calais.

La ville est également le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Grand Lille. Elle gère le port fluvial, le troisième de France, l’aéroport de Lille-Lesquin, l'aéroport de Calonne ainsi que plusieurs écoles de formation supérieure et le CFA.

À la fin du XIXe siècle, l'essor de la ville amena la création de nombreuses banques mutualistes. Aujourd'hui, trois d'entre elles sont des acteurs majeurs de l'économie régionale. Il s'agit de la Banque Scalbert-Dupont (groupe CIC), du Crédit mutuel Nord-Europe (groupe Crédit mutuel) et du Crédit du Nord. Depuis de nombreuses directions régionales se sont implantées à Lille, parfois de façon importante comme le LCL qui a fait bâtir une tour à Euralille, quartier où la Caisse d’épargne Nord France Europe (issue de la fusion des caisses de Flandres Hainaut et Pas-de-Calais décidée en 2006) inaugurera sa propre tour en 2007.

La société Gras-Savoye, fondée à Lille en 1907, est la première entreprise européenne de courtage d’assurance et de réassurance.

Lille réussit progressivement à dépoussiérer les clichés de ville industrielle, par un important travail de remise en valeur de ses quartiers historiques et le retour d'initiatives culturelles d'ambition. À cette époque, la vie culturelle souffraient de la disparition des fêtes de Lille (sorte de carnaval se déroulant traditionnellement au mois de juin) et de la longue fermeture pour travaux du Palais des beaux-arts de Lille. Grâce à la mise en valeur du Vieux-Lille dans les années 1980 et 1990, et celle de la Citadelle au début des années 2000, le patrimoine de la ville s'est retrouvé à la hauteur de l'enjeu. Lille, bénéficiant de son excellente desserte, a alors attiré un nombre croissant de visiteurs, quasi exclusivement pour des courts séjours, grâce à sa réputation de ville jeune et ouverte. Le lancement du projet Lille 2004, Capitale européenne de la culture, a été un des événements déclencheurs du devenir de Lille comme ville touristique, label qu'elle obtient en 2001. Avec ses 800 000 personnes venues pour l’inauguration de Lille 2004, la ville a su montrer qu’elle pouvait attirer les foules avec un événement de grande ampleur. La municipalité a voulu prolonger cet élan en transformant l'opération en biennale à thèmes : Lille 2004 a fait venir Shanghai à Lille, en 2006, Lille 3000 importe Bombay, et en 2009, c'est l'Europe orientale et centrale qui sont programmées.

L'exposition François Pinault Fondation, qui s'est déroulé entre octobre 2007 et janvier 2008, a rencontré un vif succès et confirme le positionnement de Lille comme ville tendance. À côté du tourisme culturel, la ville a également développé un important tourisme d'affaires et de salons professionnels. Lille Grand-Palais accueille aujourd'hui de très grands congrès. Un casino doit être inauguré dans le même quartier en 2009.

La Ville de Lille a été classée Ville d’art et d’histoire le 18 juin 2004.

Lille dispose d'un patrimoine très diversifié, en particulier du fait des nombreux conflits qui l'ont touché et ont amené des reconstructions partielles de la ville.

Le patrimoine architectural s'étend du Moyen Âge roman (crypte de la collégiale Saint-Pierre, hospice Comtesse), aux styles gothique avec les églises Saint-Maurice et Sainte-Catherine, renaissance (immeuble du Beaurepaire et maison rue Basse), maniériste flamand avec la Vieille Bourse ou la maison de Gilles le Boë, classique avec les églises Saint-Étienne et Saint-André ainsi que la citadelle de Vauban, néogothique avec les immeubles de l'Université catholique et la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille, art nouveau avec la maison Coilliot construite par Hector Guimard, haussmannien rue Faidherbe, néo lillois avec la nouvelle bourse, art déco régionale avec l'hôtel de ville et enfin contemporain avec les tours modernes d'Euralille.

Négligé dans l'après-guerre, le patrimoine lillois fait depuis les années 1990 l'objet d'un soin tout particulier. La ville tente encore aujourd'hui de poursuivre les opérations de réhabilitation (palais Rihour, églises, musées).

Lille dispose de 350 ha d'espace vert. Le principal d'entre-eux est constitué par le Bois de Boulogne où se trouvent la citadelle Vauban et le zoo de Lille. D'une superficie de 50 hectares, il longe les berges du canal de la Haute-Deûle. Planté après la construction de la citadelle, il possède des arbres remarquables, tels un érable de Montpellier, un pin laricio et même un séquoia géant. Le zoo, dont l'accès est gratuit, serait le plus visité de France.

Lille, en tant que ville principale de l'une des principales aires urbaines de France dispose d'une vie culturelle riche et diversifiée : de nombreuses salles de concerts, une vie associative riche (distribution annuelle du Ch'ti) et de nombreux événements (Lille 2004, Lille 3000, Braderie de Lille, etc.).

Le Palais des beaux-arts de Lille est considéré comme le second musée des Beaux-Arts de France en nombre d'œuvres exposées, après le palais du Louvre. Il contient une collection de peintures qui présente de nombreuses œuvres d'artistes majeurs, notamment Brueghel, Rubens, Antoine van Dyck, Francisco de Goya, Jacob Jordaens, Jean Siméon Chardin, Jacques Louis David, Eugène Delacroix, Gustave Courbet, Édouard Manet, Pablo Picasso. Il contient également un cabinet de dessins, une galerie de sculptures, une collection de céramiques et une quinzaine de plans en relief de villes fortifiées du nord de la France et de Belgique.

Situé rue de la Monnaie, dans le Vieux-Lille, l'Hospice Comtesse, dont les origines remontent à 1237, abrite également un musée consacré à la vie dans les Flandres du Moyen Âge à la Révolution. Il présente une collection de peintures, principalement flamandes, et de nombreux objets d'époque (orfévrerie lilloise, tapisseries...).

Installé dans un ancien couvent, rue des Canonniers, le musée des canonniers retrace l'histoire militaire de la ville et en particulier celle de ses nombreux sièges. Le musée présente des objets militaires mais aussi des témoignages de la vie quotidienne des Cannoniers Sédentaires de la ville.

Fondé en 1816, le Muséum d'histoire naturelle de Lille est depuis le début du XXe siècle installé dans un bâtiment construit sur un principe d'architecture métallique de type Baltard, situé rue de Bruxelles. Il présente 4 grandes collections : zoologique, géologique, industrielle et ethnographique. Il présente également en moyenne deux expositions temporaires par an.

La Maison natale de Charles de Gaulle, située rue Princesse, a été transformée en musée en 1983. Il comporte deux parties séparées par une cour-jardin : le logis familial et la "Fabrique d'histoire". La première permet au visiteur de se situer à l'époque de la naissance de Charles de Gaulle ; la seconde, installée dans l'ancienne fabrique de tulle de son grand-père maternel, est aménagée en centre culturel.

Lille compte de nombreuses salles de cinéma en particulier dans le centre, avec deux cinémas d'Art et Essai, le Métropole (4 salles classées), situé rue des Ponts de Comines, et le Majestic (6 salles classées), situé rue de Béthune et un complexe, l'UGC Ciné Cité (14 salles), dans la même rue. Le plus grand multiplexe de France, le Kinépolis-Château du cinéma (23 écrans), est par ailleurs installé à Lomme.

La région, et tout particulièrement la métropole lilloise, est également un lieu d'accueil important de tournage de films et de téléfilms. L'aveu de Costa-Gavras en 1970, Le corps de mon ennemi de Henri Verneuil en 1976, La vie rêvée des anges de Erick Zonca en 1998, Entre ses mains de Anne Fontaine en 2005 ou encore Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon en 2007 ont été pour partie tournés à Lille.

Depuis quelques années, les tournages dans la région se sont beaucoup développés. C'est notamment le résultat d'une politique régionale volontariste, le Centre régional de ressources audiovisuelles (CRRAV) disposant d'un fond de soutien à la production de plus de 2,5 millions d'euros par an, troisième budget de France après ceux de Paris et Lyon. Lille compte ainsi une vingtaine de sociétés de production.

La gastronomie lilloise relève en premier lieu des traditions flamandes, représentées par la cuisine à la bière, dont une grande variété est encore brassée artisanalement dans la région. Blondes, ambrées, brunes ou blanches, les bières de la région se caractérisent par un goût prononcé et une forte teneur en alcool.

Les moules-frites, plat obligé de la grande braderie de Lille, font également partie du patrimoine culinaire de la ville.

Parmi les fromages, Lille compte une spécialité avec le Vieux Lille, fromage à pâte molle à croûte lavée proche du maroilles.

Enfin, de nombreuses sucreries sont réalisées à base de vergeoise, qu'il s'agisse de la tarte au sucre, des gaufres fourrées ou des babeluttes de Lille.

À côté des nombreux restaurants et estaminets qui proposent notamment ces spécialités régionales, Lille compte aussi quelques grandes tables qui, sans en faire une capitale gastronomique, contribuent à élargir l'étendue de la gastronomie locale.

La vie militaire moderne de Lille est surtout marquée par la présence du 43e RI et du Corps de Réaction Rapide France au sein de la citadelle de Lille.

Lille a été et reste une ville de garnison avec de nombreuses casernes et dispose d'un hôpital militaire.

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Métro de Lille

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Le métro de Lille est un réseau métro desservant la ville de Lille (Nord) et une partie de son agglomération. Il a été le premier métro à employer la technologie VAL, pour lequel elle a été développée, et est à ce titre le tout premier métro entièrement automatique au monde. Avec à ce jour 2 lignes en site propre (souterraines ou sur viaducs) d'une longueur totale d'environ 45 kilomètres, et 60 stations, il est le plus long réseau de métro automatique au monde.

À l'origine, le sigle VAL signifiait « Villeneuve-d'Ascq-Lille ». Lors de l'installation de métros de type VAL dans d'autres villes de France et de la construction de la ligne 2, il a été renommé en « Véhicule automatique léger ».

En 1971, à la suite d'un brevet portant sur les automatismes d’un métro sans conducteur déposé par le Pr Robert Gabillard, la communauté urbaine de Lille (ancien nom de Lille Métropole Communauté urbaine) lance un concours international pour équiper l'agglomération d'un nouveau système de transport en commun. Les principales lignes de tramway ont été démantelées à cette époque, après la fin de leur concession et leur retour aux communes.

En 1972, le principe d'une liaison Villeneuve-d'Ascq-Lille est adopté. Le projet de Matra est retenu l'année suivante. Un dossier est bâti, et le 29 mars 1974 le principe d'un réseau de 4 lignes, très ambitieux, est privilégié : deux Est-Ouest, la ligne 1 reliant Villeneuve d'Ascq à Lille, la ligne 2 reliant Tourcoing à Lille via Roubaix, et deux Nord-Sud, la ligne 3 (tracé adopté en 1977) reliant Comines à Ronchin via Quesnoy-sur-Deûle, Wambrechies, Saint-André-lez-Lille et Lille (soit 25 km de trajet) et la ligne 4 reliant Hem à Tourcoing via Roubaix.

Originellement, le coût de la ligne 1 du métro de Lille était estimé à 230 millions de francs, mais il monte rapidement à 875 MF en 1974. En fait en 1982, à la veille de son inauguration, elle sera estimée à 2,3 milliards de francs… Le coût de la ligne 1 provoque le débat au sein de la communauté urbaine sur la possibilité financière de construire la ligne 2 jusqu'à Tourcoing. Arthur Notebart, le président de la communauté urbaine, en profite pour faire adopter en 1984 le principe de la ligne 1 bis qui dessert Lomme, une commune moins éloignée dont il est le maire. En 1989, la ligne 1-bis est inaugurée, mais cette victoire d'Arthur Notebart entraîne la révolte des maires des plus grandes villes, qui reprennent lors des élections toutes les places de présidents des commissions de la communauté urbaine. La ligne 1-bis redevient alors la ligne 2 et reprend la direction de Tourcoing, qu'elle atteindra en 1999, et butera sur la frontière belge en 2000.

Le premier projet de ligne 3 du métro voté en 1977 par la communauté urbaine a finalement été remplacé en 2006 par une ligne de Bus à haut niveau de service.

De nombreux projets d'extension ou de création sont actuellement repoussés ou annulés. La raison invoquée est un coût estimé en 2005 à 36 millions d'euros le kilomètre. Le coût final de la ligne 1 est finalement estimé (en euros 2005 actualisés) à 564 millions d'€, et la ligne 2 à 884 millions d'€. Aujourd'hui, même si de nombreux quartiers de la ville centre sont délaissés par le métro, Lille Métropole Communauté urbaine privilégie le projet du Tram-train. Toutefois le passage à 4 voitures par rames, au lieu de 2 actuellement, est envisagé à l'horizon 2015. Une fois ce doublement de capacité réalisé, seul un léger prolongement de la ligne 1 est pour le moment évoqué, avec deux nouvelles stations au CHR et à Eurasanté.

En octobre 2001, la publicité arrive dans les stations, alors que jusqu'ici au nom de la préservation de la qualité architecturale de chaque station, un veto antipub avait été émis par la Communauté urbaine de Lille. Cette décision s'inscrit dans le programme d'humanisation par la marchandisation (seule la station Lille-Flandres disposait auparavant d'une boutique, un point presse en fait) des stations. En 2005, trois stations sont équipées de bornes Internet qui permettent de consulter et imprimer des sites pré-choisis (ANPE, CAF, Assedic, CPAM…).

En 2006, la société Transpole demande l'instauration prochaine de portiques de contrôle, comme dans le métro de Paris, afin de diminuer la fraude estimée à 22% des voyageurs. Mais de tels travaux ne sont pas envisagés.

Transpole annonce en 2007 86 millions de voyages sur les deux lignes du métro.

En principe, lorsque le trajet est urbain et densément bâti, le métro est souterrain ; et lorsque le parcours se trouve dans des zones moins densément peuplées, les stations deviennent aériennes. Cependant, afin de réaliser des économies, lors de la construction de la ligne 1-bis, les stations construites le long du boulevard et traversant des quartiers populaires l'ont été de façon aérienne.

À l'origine, chaque commune disposait d'un budget propre pour qu'elle puisse choisir un architecte et un artiste pour la création des stations se trouvant sur leur commune. Cette mesure fut reconduite lors de la réalisation de la ligne 2 originelle. Mais lors de sa prolongation, certaines nouvelles stations n'ont pas bénéficié d'œuvres d'artistes. La station Gare Lille Europe a reçu en 2000, un prix auprès de l'École Spéciale d'Architecture de Paris.

Les halls des stations ont servi pour de nombreuses expositions, mais l'œuvre la plus surprenante l'a été lors de Lille 2004, une œuvre cinétique a été placée dans un des tunnel, et face à son succès a été renouvelée depuis.

Longtemps le métro a connu une image d'insécurité. En effet, entièrement automatisé, le métro de Lille n'a donc pas besoin de conducteur, et se démarque de nombreux autres réseaux métropolitains (comme tous les métros issus de la technologie VAL par ailleurs). Un reproche de déshumanisation lui est fait. L'absence de personnels visible entraîne rapidement un phénomène d'incivilités, le trafic de drogue se développe au sein même de certaines stations, les agressions et dégradations se multiplient. Entre 1995 et 1997, le métro perd 10% de voyageurs. Transpole demande des moyens pour réagir, mais se retrouve confronté à l'opposition droite-gauche sur ce sujet au sein de la communauté urbaine.

La société obtient tout d'abord le droit d'installer près de 1 200 caméras à l'intérieur des stations et aux entrées de celles-ci. Le dispositif mis en place par la société Visiowave est terminé en 2001, au moment où Martine Aubry pousse Transpole à embaucher 400 agents d'ambiance en emplois-jeunes. Quoi qu'il en soit, que ce soit grâce à l'installation des caméras comme le proclament les élus de droite, ou à l'installation de présence humaine comme le proclament les élus de gauche, le sentiment d'insécurité a diminué, et la fréquentation est repartie à la hausse.

Parmi les faits les plus graves ayant eu lieu dans le métro, il y eut l'attentat manqué par le Gang de Roubaix à la sortie de la station Lille Grand Palais, le meurtre de Frank Tavernier en 2000 à la station Epeule Montesquieu, ou une voiture bélier incendiée dans la station CHR Oscar Lambret lors des émeutes de novembre 2005.

Ce métro automatique n'est pas pour autant un métro sans risque de panne. Ces pannes sont pour le moins récurrentes dans le métro, la plupart du temps dûes à l'imprudence et à l'indélicatesse des usagers. En cas de portes bloquées un certain nombre de fois, un agent doit être envoyé sur place pour se renseigner sur les causes de ce blocage. En cas de tirage de la poignée d'arrêt d'urgence, le métro doit être arrêté le temps que les agents de Transpole parcourent le tunnel. Cela prend environ 20 minutes entre deux stations : si 8 rames sont évacuées, cela revient à un arrêt du service de 2 heures 40. Ce cas s'est produit en 2008 lors de la braderie de Lille, un jour de très forte affluence.

Pour emprunter le métro, il faut avoir un titre de transport valide. Le plus simple est le ticket de base, il permet de voyager sur l'ensemble du réseau métro, tramway et bus, anciennement d'une durée maximale de deux heures (dans le même sens de circulation, le retour est interdit, ainsi que toute interruption du trajet). Pour les courts trajets, il existe le ticket Zap, valable uniquement pour des trajets d'un maximum de trois stations après celle de départ.

Il est également possible d'utiliser des titres de transports forfaitaires, le pass'Journée, la carte Viva (de 4 à 25 ans inclus), la carte Iris, etc. Le nombre de voyages est alors illimité sur la période de validité du titre de transport.

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Source : Wikipedia