Ligue nationale de rugby

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Posté par woody 11/03/2009 @ 01:14

Tags : ligue nationale de rugby, rugby, sport

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Ligue nationale de rugby

La Ligue nationale de rugby (LNR) est une association qui a pour mission de gérer le secteur professionnel du rugby à XV, par délégation du ministère des sports et de la Fédération française de rugby. Ses locaux sont situés au 9 rue de Liège, à Paris.

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Championnat de France de rugby à XV

Image:logo Rugby Top14 Orange.png

Cet article traite du championnat disputé par l'élite des clubs français, d'autres championnats de niveau inférieur sont disputés en France, c'est le cas notamment du Championnat de France de rugby Pro D2 dont les deux meilleures équipes sont promues chaque saison dans le Top 14. Les autres championnats sont décrits dans l'article : Compétitions de clubs français de rugby à XV.

Le Championnat de France de rugby à XV a été créé en 1892 sous l'égide de la fédération omnisports USFSA. Un comité du rugby est alors chargé de l'épreuve. Il est pris en charge à partir de l'édition 1921 par la toute jeune Fédération française de rugby. Depuis 1998, c'est la Ligue nationale de rugby qui l'organise.

Le vainqueur du championnat de France remporte un trophée qui s'appelle le bouclier de Brennus.

Sa formule a beaucoup évolué au cours de l'histoire (voir ci-dessous Organisation du championnat). Avec l'introduction du professionnalisme en 1995, le nombre de clubs de la division d'élite a diminué notablement, passant de 24 à 16 puis finalement à 14 clubs en 2005. Il s'est ainsi successivement appelé Top 16 puis Top 14, et porte aujourd'hui le nom de Rugby Top 14 Orange suite à un partenariat de la ligue avec un opérateur de téléphonie,.

Il se déroule en deux phases : une phase dite de qualification, qui est disputée par toutes les équipes et une phase finale regroupant les quatre meilleurs clubs de la phase de qualification, qui se joue par élimination directe. Les deux derniers sont relégués en Pro D2 et remplacés par l'équipe classée première de Pro D2 à l'issue de la saison régulière et par le vainqueur des barrages de Pro D2.

Au cours de sa longue histoire, le championnat de France a été marqué à plusieurs reprises par des cycles de domination de certains clubs pendant 10 à 15 ans. Dans l'ordre chronologique, on relève l'hégémonie des deux clubs parisiens du Racing club de France et du Stade français (1892-1903), puis celles du Stade Bordelais (années 1900), du FC Lourdes (années 1950), de l'AS Béziers (années 1970-80) et du Stade toulousain (années 1920, puis 1985-2001). Depuis 1994, le Stade français, le Biarritz olympique et le Stade toulousain se sont partagés les 15 titres mis en jeu.

Le bandeau en bas de page donne des liens vers les articles spécifiques qui traitent des différentes saisons du championnat de France depuis son origine en 1892.

Le rugby a été introduit en France vers 1870 par des Britanniques travaillant dans l’Hexagone. Dès 1872, certains d’entre eux fondent le Havre Athletic Club avec lequel ils pratiquent une forme hybride de rugby et de football qu'ils appellent combination.

Le premier véritable club de rugby français est le English Taylors RFC, fondé par des hommes d'affaires anglais à Paris en 1877, suivi par le Paris Football Club l'année suivante. Ce dernier a une durée de vie éphémère. Sa scission entraîne la formation du Racing club de France en 1882, du Stade français en 1883 (ou 1887) et de l'Olympique en 1888, entièrement ou en partie par des Français.

Le premier titre de champion de France de rugby à XV est décerné en 1892, suite à un simple match entre le Racing et le Stade français, remporté par les Racingmen (4-3). Les trois clubs parisiens (Racing, Stade, Olympique) remportent tour à tour le titre de champion de France jusqu'en 1898. Le championnat n'est alors disputé que par des clubs de Paris ou de la région parisienne et le nombre de clubs participants est au maximum de six (en 1898).

Les clubs de province sont autorisés à disputer le titre en 1899. Le SBUC en profite aussitôt pour remporter son premier titre. À partir de 1904, la suprématie des équipes de la moitié Sud de la France devient écrasante. Le rugby s’enracine profondément dans un rectangle Lyon-La Rochelle-Biarritz-Toulon : la vallée du Rhône, le Languedoc, le Roussillon, le Pays basque, la vallée de la Garonne, les Pyrénées succombent au charme du ballon ovale. Naturellement, de grands clubs apparaissent.

La période 1892-1914 est dominée par trois clubs qui remportent l'essentiel des titres de champion : le SBUC (7 titres), le Stade français (6 titres) et le Racing (4 titres).

En 1901, le SBUC gagne la finale à la régulière sur le score de 3-0. Mais l'USFSA annule le résultat et décide que la finale doit être rejouée à Paris, le Stade bordelais ayant en effet fait jouer trois joueurs irrégulièrement. Le SBUC refusant cette décision, le Stade français est déclaré vainqueur.

Les finales de 1906 et 1907 sont arbitrées par Allan Henry Muhr qui est alors joueur international, ancien champion de France en 1901 et 1903 et futur patron des sélectionneurs du XV de France de 1911 à 1919 (il sera aussi sélectionneur de l'équipe de France de Coupe Davis en 1922 et 1923).

Henri Amand est un des grands joueurs de l'époque avec cinq titres remportés, puis l'arbitre de la finale de 1913, Marc Giacardy a fait de même avec six titres et une finale arbitrée en 1912. Avec eux, on peut citer Louis Dedet, Marcel Laffitte, Auguste Giroux, Maurice Bruneau, P. do Rio Branco da Silva Paranhos et Henri Martin qui ont tous remporté six fois le championnat de France.

En raison de la Première Guerre mondiale, le championnat est interrompu entre 1914 et 1919. Pendant cette période le championnat est remplacé par la Coupe de l'Espérance qui est disputée surtout avec des jeunes gens non appelés à effectuer leur service militaire. La compétition a été disputée quatre fois mais ne fait pas partie du palmarès officiel du championnat.

Le tableau ci-après donne le palmarès du championnat de France depuis sa création en 1892 jusqu'à son interruption en 1914. On accède à l'article qui traite d'une saison particulière en cliquant sur le score de la finale.

Le Stade toulousain connaît sa première période de domination du rugby français en remportant cinq titres de champion de France en six ans, de 1922 à 1927. C’est alors le règne de la « Vierge Rouge », comme on surnomme le club rouge et noir suite à son titre de 1912 au cours de laquelle l’équipe resta invaincue pendant toute la saison.

Les années 1930 sont dominées par l'USA Perpignan qui remporte trois fois le championnat, par le Biarritz olympique (quatre finales disputées et deux titres de champion) et le Lyon OU (trois finales disputées et deux titres de champion).

Hors du terrain, les années 1920 et 30 sont des années de crise pour le championnat. Le titre de champion de France attise les convoitises et entraîne des dérives : violence sur les terrains et accusations d’amateurisme marron rythment les saisons de plus en plus souvent. En décembre 1930, quelques clubs dénoncent le professionnalisme déguisé pratiqué par certaines équipes (un patron pouvait salarier ses joueurs dans son entreprise comme par exemple celui de l’US Quillan, trois fois finaliste entre 1928 et 1930, et champion en 1929, dans une ville de trois mille habitants) et font sécession. Dix clubs fondent l’UFRA (Union française de rugby amateur), qui se targuait de rester fidèle aux idéaux de fair play et d’amateurisme du rugby, et demanda à la Fédération française de remettre de l’ordre dans sa maison . Sept d’entre eux sont d’anciens champions de France, mais ils sont exclus du championnat. Au total, 14 clubs feront sécession, dont sept anciens champions de France.

Suite à ces tensions, le XV de France est boycotté par les équipes britanniques qui voient ces dérives d’un très mauvais œil, au point d’être exclu du Tournoi des cinq nations. La FFR trouve enfin un accord en 1932 avec les clubs entrés en dissidence, mais les conséquences de la crise sont profondes : ses effectifs diminuent très fortement et le nombre de clubs passe de 784 en 1930 à 663 en 1934 et 558 en 1939, de nombreux clubs arrêtent purement et simplement le rugby, alors que d'autres rejoignent le rugby à XIII, professionnel, lancé en 1934 en France.

Le tableau ci-après donne le palmarès du championnat de France depuis 1920 jusqu'à son interruption en 1939. On accède à l'article qui traite d'une saison particulière en cliquant sur le score de la finale.

La Seconde Guerre mondiale interrompt le championnat de 1940 à 1942. Après trois saisons de compétitions non officielles, la FFR décide, le 5 juin 1942, de rétablir le championnat de France. Le championnat est disputé par quarante clubs de la zone occupée et cinquante-cinq clubs de la zone libre. Après l'invasion de la zone libre par les Allemands en novembre 1942, la Fédération changea les appellations en « zone nord » et « zone sud ». La finale est disputée entre Bayonne et Agen, qui ont remporté respectivement les compétitions des zones sud et nord.

Le nombre de clubs participants augmente régulièrement, passant de 95 en 1942-43 à 154 en 1945-46. Après la guerre, le nombre de clubs de l'élite est réduit à 64 clubs pour la saison 1946-47 et varie par la suite entre 40 et 80 jusqu'à la saison 1991-92.

Le championnat 1944-45 est remporté par le SU Agen qui bat le FC Lourdes en finale. Parmi les joueurs du SU Agen, à noter la présence de Albert Ferrasse et Guy Basquet qui seront plus tard président et vice-président de la fédération française de rugby. Le SU Agen dispute également deux finales en 1943 et 1947.

Toutefois, l’après-guerre est dominée par le FC Lourdes qui remporte 7 fois le Bouclier de Brennus de 1948 à 1960 (plus un autre titre en 1968). Plusieurs Lourdais de cette génération dorée cumulent ainsi au moins six titres de champion de France: Antoine Labazuy, Jean Prat, Thomas Mantérola, Maurice Prat, Louis Guinle et Roger Martine. L'équipe compte huit joueurs internationaux en activité en 1948 et encore sept en 1958.

La finale du championnat 1948-49 présente la particularité d'avoir été disputée deux fois, le premier match s'étant terminé sur une égalité 3-3, finalement c'est le Castres olympique qui remporte le titre aux dépens du Stade montois.

Les deux finalistes sont à nouveau à égalité à la fin du temps réglementaire lors de la finale du championnat 1950-51, mais le règlement prévoit alors qu'une prolongation soit disputée et c'est US Carmaux qui remporte le titre en battant le Stadoceste tarbais par 14-12.

En 1952, la France est à nouveau menacée d'être exclue du Tournoi, coupable selon les Britanniques de professionnalisme (recrutements, primes de match, intéressements) . Pour éviter la sanction, la fédération française promet d'abolir le championnat de France et fournit une liste de joueurs jugés coupables de professionnalisme, dont Jean Dauger, Robert Soro et Maurice Siman. L'exclusion du Tournoi est ainsi évitée et en fin de compte le championnat de France 1952-53 est maintenu à la suite de la pression exercée par la grande majorité des clubs français.

La FFR décide d'alléger la compétition en ne faisant disputer que les matchs aller du championnat, elle supprime aussi la Coupe de France. Pour la seule fois dans l'histoire du championnat, les clubs non qualifiés (après la phase de qualification avec poules de huit) disputent une épreuve de consolation appelée la Coupe Cyril-Rutherford en l'honneur d'un ancien capitaine du XV de France au début des années 1900.

La finale de 1957-58 voit l'opposition des deux frères Manterola qui jouent dans des équipes opposées: le FC Lourdes et le Sporting Club mazamétain. Les deux équipes sont conduites par deux fortes personnalités, le Lourdais Jean Prat, « Monsieur Rugby » et le « Docteur » Mias du côté mazamétain. Jean Prat remporte son sixième et dernier titre de champion de France, tandis que Lucien Mias, malgré de glorieux succès avec l'équipe de France, ne sera jamais champion de France.

Michel Crauste et Arnaud Marquesuzaa remportent le titre avec le Racing club de France en 1959. L’année suivante, ils le remportent avec le FC Lourdes.

Sans atteindre l’hégémonie lourdaise, le SU Agen remporte trois titres de champion en 1962, 1965 et 1966, avec tout de même un doublé en 1965 et 1966.

Après avoir échoué par trois fois en finale, le Stade montois remporte pour la première (et seule) fois de son histoire en 1963. Cette victoire est acquise aux dépens de l'US Dax. C’est la première fois depuis 1934 qu’une finale oppose deux équipes du même département (les Landes). C’est aussi la troisième des cinq finales perdues (pour aucune victoire) par Dax.

Les événements de mai 1968 retardent de trois semaines la tenue de la finale du championnat 1967-68. Le FC Lourdes et le RC Toulon sont à égalité après prolongation, mais la finale ne peut pas être rejouée en raison de la date tardive de la rencontre, l'équipe de France devant partir en tournée en Nouvelle-Zélande quelques jours plus tard. Par suite, c'est Lourdes qui est déclaré vainqueur au bénéfice de ses deux essais marqués.

La Voulte devient la plus petite ville de France, depuis Quillan en 1929, à voir passer le bouclier de Brennus dans ses rues en 1970.

En 1969, Pierre Villepreux perd sa deuxième finale du championnat de France, cette fois avec le Stade toulousain qui est battu par Bègles. Avec Lucien Mias, il fait partie des grands joueurs internationaux français, comme Pierre Albaladejo, Walter Spanghero, Jo Maso et Serge Blanco, qui n'ont jamais remporté le titre de champion de France.

Le tableau ci-après donne le palmarès du championnat de France depuis 1943 jusqu'à 1970. On accède à l'article qui traite d'une saison particulière en cliquant sur le score de la finale.

Les années 1970-1984 voient une nette domination du championnat par l'AS Béziers qui, grâce à une génération de joueurs exceptionnelle et un entraîneur en avance sur son temps, Raoul Barrière, remporte 10 titres de champion. La domination de l'AS Béziers est telle qu'en 1972 sept Biterrois font partie de l'équipe de France qui affronte l'Irlande à Colombes : les avants Armand Vaquerin, Alain Estève, Olivier Saisset, Jean-Louis Martin et Yvan Buonomo, le demi de mêlée Richard Astre et l'ailier Jack Cantoni. En 1977, l'AS Béziers compte douze joueurs internationaux en activité. Cette année-là, les Biterrois Alain Paco et Michel Palmié remportent le bouclier de Brennus, après avoir réussi le Grand Chelem avec l'équipe de France. Armand Vaquerin avec 10 Boucliers de Brennus, Jean-Louis Martin avec 9, Alain Estève et Michel Palmié avec 8, font partie d'une génération qui accumule les titres.

Le Stade toulousain met fin à la suprématie des Biterrois en remportant le bouclier de Brennus en 1985 pour la première fois depuis 1947, et redevient le club phare du rugby français avec quatre titres remportés de 1985 à 1994 inclus (il en gagne cinq autres ensuite de 1995 à 2001). Plusieurs joueurs cumulent six ou sept titres de champion de France, dont Hugues Miorin, Jérôme Cazalbou, Claude Portolan, Franck Belot et Christian Califano.

Le SU Agen présente également un bon bilan avec trois titres de champion en 1976, 1982 et 1988, ainsi que trois places de finaliste en 1984,1986 et 1990.

Le RC Toulon présente aussi un bon bilan pendant cette période avec deux titres de champion, remportés en 1987 et 1992, et trois places de finaliste en 1971, 1985 et 1989.

L’internationalisation croissante du rugby dans les années 1980 affecte le déroulement du championnat, notamment la création en 1987 de la Coupe du monde de rugby à XV, qui se déroule tous les quatre ans. Les clubs qui possèdent des joueurs internationaux en activité doivent en effet les mettre à disposition de l'équipe de France pendant le déroulement de la compétition, soit pendant plus d'un mois. La programmation des matchs est aménagée, mais les clubs qui possèdent le plus grand nombre de joueurs internationaux sont tout de même pénalisés par rapport aux autres clubs (indisponibilités dues à la fatigue, aux blessures etc.).

Le championnat 1995-96 voit le passage au professionnalisme. Le rugby devient alors un métier pour environ 600 joueurs qui signent un contrat professionnel avec leurs clubs, et voit le début de la réduction du nombre de clubs évoluant dans l'élite.

Le bon niveau du championnat de France, ainsi resserré, est démontré par les premières victoires du Stade toulousain et du CA Brive en Coupe d'Europe, respectivement en 1996 et 1997 (Brive est aussi finaliste en 1998). La création de la Coupe d'Europe augmente toutefois le nombre de matchs que doivent disputer les clubs. Le championnat de France débute ainsi dès le mois d'août et se termine par la finale qui a lieu en général début juin.

La réduction des clubs de l'élite entamée en 1994 aboutit à une poule unique de seize clubs en 2003 (Top 16), puis à une poule unique de 14 clubs en 2005. Le championnat prend la dénomination de Top 14. Pour encourager le spectacle, un système de points de bonus est mis en place : 1 point de bonus défensif inscrit pour une défaite de 7 points d'écart ou moins et 1 point de bonus offensif pour 4 essais marqués. En 2007, le bonus offensif est modifié et est accordé à toute équipe qui inscrit 3 essais de plus que son adversaire.

Les années 1995-2008 voient une nette domination du championnat par trois clubs qui remportent les 13 titres de champion décernés après le passage au professionnalisme. La fin des années 1990 voit le retour au premier plan du Stade français qui, sous l'impulsion de son président Max Guazzini, remporte le bouclier de Brennus en 1998. Quatre autres titres suivront jusqu’en 2007. Le club parisien partage cette suprématie avec le Biarritz olympique, vainqueur à deux reprises du championnat en 1935 et 1939, mais qui en remporte trois en 2002, 2005 et 2006. Le seul titre qui leur échappe revient au Stade toulousain qui reste au premier plan en étant champion en 2001 et en remportant la Coupe d'Europe en 2003 et 2005 (victoires obtenues lors de finales 100% françaises contre l'USAP et le Stade français).

La programmation des matchs du championnat 2006-07 est aménagée de façon à tenir compte du fait que les joueurs internationaux sont très sollicités avec, outre le Top 14, les matchs du Tournoi des six nations 2007, ceux de la Coupe d’Europe et la préparation de la coupe du monde 2007. Le championnat est interrompu pendant près de deux mois, entre le 27 janvier et le 23 mars 2007. La finale est remportée par le Stade français au dépens de l'ASM Clermont Auvergne qui échoue pour la huitième fois en finale (aucune victoire).

Le championnat 2007-08 est remporté par le Stade toulousain aux dépens de l'ASM Clermont, les Toulousains gagnent ainsi un 17e titre de champion de France et l'ASM Clermont échoue pour la neuvième fois de son histoire en finale.

Treize clubs ont gagné au moins trois fois le championnat, le Stade toulousain est en tête du bilan avec 17 titres dont cinq remportés de 1922 à 1927 inclus et quatre autres remportés de 1994 à 1997 inclus.

Le Stade français est deuxième du bilan avec 13 titres dont 8 acquis avant 1910 et 5 depuis 1998. Il est le seul club à avoir été sacré Champion de France sur trois siècles, soit au XIXe, au XXe puis au XXIe siècle.

Suit l'AS Béziers avec 11 titres dont 10 acquis en quatorze ans (1971 à 1984 inclus).

Le SU Agen a remporté 8 titres de champion de France de 1930 à 1988.

Le FC Lourdes a également dominé le championnat de France durant les années 1948-1968, avec huit titres remportés, dont 6 titres de 1952 à 1960.

Le SBUC a gagné 7 titres durant les années 1899-1911.

Aucun club n'a été champion cinq fois de suite. Le record étant 4 saisons consécutives par le SBUC de 1904 à 1907 et le Stade toulousain de 1994 à 1997. Seuls trois clubs ont réussi le triplé : le Stade français en 1893-1894-1895, le Stade toulousain en 1922-1923-1924 et le FC Lourdes en 1956-1957-1958. Enfin, sept clubs ont réussi le doublé : le Stade toulousain en 1926-1927 et en 1985-1986 ; le Stade français en 1897-1898 et en 2003-2004 ; le FC Lourdes en 1952-1953 ; l'AS Béziers à cinq reprises : 1971-1972 ; 1974-1975 ; 1977-1978 ; 1980-1981 ; 1983-1984 ; le SU Agen en 1965-1966 ; le Castres Olympique en 1949-1950 ; le Lyon OU en 1932-1933 ; Biarritz en 2005-2006.

Depuis la saison 1995-1996 qui marque le début du professionnalisme, vingt-sept clubs ont disputé au moins trois saisons dans l'élite. Toutefois, seuls trois clubs ont conquis le Bouclier de Brennus lors de ces treize saisons : le Stade français cinq fois, le Stade toulousain cinq fois également et le Biarritz olympique trois fois.

Pendant cette même période, le Stade toulousain a réussi l'exploit d'atteindre chaque année le stade des demi-finales (14 consécutives depuis 1993-94, série en cours et record de France).

Le tableau suivant donne la liste des joueurs qui ont remporté le plus souvent le titre de champion de France, et à titre indicatif les titres de vice-champion. Les quatre premières places sont prises par des joueurs de l'AS Béziers et les neuf premiers appartiennent à trois clubs seulement : l'AS Béziers, le Stade toulousain et le FC Lourdes.

Deux joueurs ont remporté le championnat avec trois clubs différents : Marcel Baillette et Arnaud Marquesuzaa.

De nombreux joueurs ont remporté le titre avec deux clubs différents (liste ouverte) : Jean-Guy Gautier, Alexandre Pharamond, Adolphe Jauréguy (et finaliste avec 2 autres clubs), François Borde, Jean Larrieu, Albert Cazenave, Eugène Ribère, Jean Matheu-Cambas, André Abadie, Michel Crauste, François Moncla, Didier Codorniou, Geoffrey Abadie, Vincent Moscato, Serge Simon, Philippe Gimbert, Olivier Roumat, Jérôme Fillol, Benoît August, Jacques Sagols, Thierry Dusautoir.

Entre 1892 et 1898, seuls quelques clubs parisiens s’affrontent entre eux. Mais l’ouverture du championnat aux clubs de province en 1899 nécessite la mise en place d’un mode de sélection pour les phases finales à peu près objectif. Jusqu’à la Première Guerre mondiale, les participants sont donc issus de championnats régionaux (entre trois et dix-sept suivant les années) et disputent des phases finales à élimination directe. Après 1919, le championnat devient réellement national, avec des poules géographiques, dont les vainqueurs disputaient une deuxième phase de poule, avant des phases finales. Le nombre de clubs varie alors en général entre 40 et 54.

Entre 1947-48 et 1991-92, une phase qualificative permet de retenir 32 équipes pour disputer des seizièmes de finale ou 16 équipes pour disputer des huitièmes de finale. On établissait un tableau des rencontres, qui était fonction du classement des équipes pendant la phase de qualification (le premier classé rencontrant le dernier qualifié, le 2e l’avant dernier etc.) et la qualification pour les tours suivants se faisait en général sur un seul match.

La compétition est disputée par un nombre d’équipes qui est successivement de 40 (1947-48 à 1950-51), 64 (1951-52 et 1952-53), 48 (1953-54 à 1958-59), 56 (1959-60 à 1966-67), 64 (1967-68 à 1974-75), 80 (1975-76 à 1978-79) et 40 (1979-80 à 1986-87).

Une innovation des plus originales se produit à l’occasion de la saison 1973-74. Les 64 clubs sont répartis à part égale entre deux groupes : le Groupe A, regroupant les 32 meilleurs de la saison précédente, et le Groupe B, regroupant les 32 suivants. Le Groupe A qualifie 24 clubs pour la phase finale, et le Groupe B 8, de sorte que des clubs classés a priori dans une division inférieure peuvent se qualifier pour les phases finales de la division supérieure et donc, en théorie, remporter le championnat de France. Cette invention avait pour bénéfice (essentiellement politique pour le président de la Fédération, qui était élu par les présidents de clubs) de maintenir l’illusion d’une première division élargie et donc de satisfaire un plus grand nombre de clubs. Abandonné l’année suivante, le système est rétabli lors de la saison 1975-76 avec 80 clubs (40 dans chaque groupe), et qualifiait 25 clubs du Groupe A et 7 du Groupe B. La formule fut maintenue peu ou prou jusqu’en 1978-79. À partir de la saison suivante, les 40 clubs du Groupe B disputent un championnat à part et n’ont plus la possibilité de se qualifier pour les phases finales du Groupe A. Dès lors, le Groupe A est organisé en 4 poules de 10 clubs, dont les huit premiers se qualifient pour les seizièmes de finale (5 poules de huit en 1983-84).

La formule change sensiblement pour le championnat 1987-88 avec 80 clubs groupés en seize poules de cinq. Les deux premiers de chaque poule, soit 32 clubs, participent ensuite à une deuxième phase de qualification (appelée Groupe A) comprenant quatre poules de huit dont les quatre premiers (soit seize clubs) participent à des huitièmes de finale disputés par matchs aller et retour. Les tours suivants sont disputés par élimination directe sur un match. Cette formule n'est conservée que jusqu'à la saison 1989-90. La saison 1990-91 introduit une formule éphémère avec 80 clubs répartis en vingt poules de quatre dont sortent 40 clubs répartis dans cinq poules de huit. L'organisation de la saison 1991-92 n'est elle aussi conservée qu'une saison avec deux groupes de quarante clubs qui qualifient trente deux clubs pour disputer des seizièmes de finale.

La saison 1992-93 marque un changement important dans l'organisation du championnat, car elle se solde par une première réduction de l’élite, qui passe de 40 à 32 clubs répartis en quatre poules de 8. À l'issue d'une première phase qualificative, les équipes placées aux quatre premières places de chaque poule sont qualifiées pour disputer un Top 16 composé de quatre poules de quatre équipes. Les huit équipes classées aux deux premières places de chaque poule du Top 16 disputent des quarts de finale qui comme les tours suivants se font par élimination directe sur un match. Cette formule est conservée trois ans jusqu'à la saison 1994-95.

L’avènement du professionnalisme dans le rugby à XV dans l’hémisphère sud et en Angleterre en 1995 atteignit rapidement la France. En janvier 1996, l’Union des Clubs est fondée pour défendre les intérêts des 40 clubs de première division (Groupes A et B puis A1 et A2). La Fédération française crée alors la Commission nationale de rugby d’élite (CNRE), chargée de la gestion administrative des clubs de l’élite. Elle préfigure la création d’une ligue professionnelle qui voit le jour en juillet 1998 sous le nom de Ligue nationale de rugby (LNR). Elle regroupe alors 16 clubs devenus « sociétés anonymes à objet sportif » (SAOS). À l’heure actuelle, il existe 30 clubs professionnels en France.

L’objectif des tenants du professionnalisme était de réduire le nombre de clubs d’élite afin de rendre la compétition attractive et lisible pour le public, en limitant les affrontements des meilleurs clubs avec des clubs nettement inférieurs et en concentrant les meilleurs joueurs dans un nombre restreint d’équipes afin d’élever le niveau du championnat. La création de la Coupe d’Europe et l’existence d’un championnat anglais limité à 12 clubs depuis 1987 furent d’autres éléments très incitatifs. Cette « révolution » ne se fit pas sans heurts.

Le championnat 1995-96, qui se déroula pendant le passage au professionnalisme, se signale par une réduction du nombre de clubs, qui passe à vingt, groupés en deux poules de dix. Les quatre premières équipes de chaque poule sont qualifiées pour les huitièmes de finale, huit autres équipes sont qualifiées lors de matchs de barrage avec des équipes du groupe inférieur A2. Cette formule est conservée deux ans.

Le championnat 1997-98 est disputé par vingt équipes réparties en deux poules de dix. Les quatre premiers de chaque poule disputent des quarts de finales par matchs aller et retour, puis chaque demi-finale se joue sur un seul match. Devant les critiques des présidents de clubs exclus de l’élite, le nombre de participants remonte à 24 (trois poules de huit) en 1998-99. 16 clubs sont retenus pour la phase suivante qui comprend 4 poules de quatre clubs, les huit meilleurs étant qualifiés pour disputer des quarts de finale.

La saison 1999-2000 est à nouveau disputée par 24 équipes réparties en deux poules de 12. Les deux premières équipes de chaque poule sont qualifiées pour les quarts de finale ainsi que quatre équipes issues de matchs de barrage. La suite de la compétition se fait par élimination directe.

L'élite commence vraiment à se resserrer en 2000-01 avec 21 équipes réparties en deux poules (une de 10, une de 11 clubs). Les quatre premières équipes de chaque poule sont qualifiées pour disputer des quarts de finale, la compétition se poursuivant par élimination directe jusqu'à la finale.

L'élite est à nouveau réduite en 2001-02 avec la création du Top 16 qui comprend 16 clubs répartis en deux poules. Les quatre premiers clubs de chaque poule disputent ensuite des play-offs, deux poules de quatre dont les deux premiers sont qualifiés pour les demi-finales. Cette formule est conservée jusqu'à la saison 2003-04.

Le championnat 2004-05 réunit pour la première fois une poule unique de seize clubs, les quatre premières équipes sont qualifiées pour disputer les demi-finales.

Le championnat prend le nom de Top 14 à partir de la saison 2005-2006, comme son nom l'indique, quatorze clubs disputent cette compétition. Les quatre premières équipes sont qualifiées pour les demi-finales. Cette formule est aussi en vigueur en 2006-07.

Le nombre de clubs participant à la première division du championnat de France est donc resté élevé jusqu’en 1992 (40), avant de diminuer régulièrement jusqu'au nombre actuel de 14 clubs. Le nombre de clubs retenus pour participer à la phase finale du championnat a lui diminué de 32 (depuis les seizièmes de finale jusqu’à la finale) à 4 (demi-finale puis finale) depuis 1981.

Une équipe marque quatre, deux ou zéro points au classement de la phase régulière du championnat, respectivement lorsqu'elle remporte, fait match nul ou perd un match. En outre des points de bonus, offensif et défensif, sont accordés à partir de la saison 2004-05 pour favoriser le jeu offensif et maintenir l'intérêt d'un match jusqu'à la fin de la rencontre.

Un point de bonus défensif est octroyé à toute équipe battue par un écart inférieur ou égal à sept points.

À partir de la saison 2007-08, un point de bonus offensif est accordé à une équipe qui inscrit trois essais de plus que son adversaire, auparavant il suffisait de marquer au moins quatre essais dans un match. Par suite, deux équipes ne peuvent plus marquer un point de bonus offensif dans le même match.

Dans le Top 14, chaque rencontre est gérée par une équipe de six arbitres : un arbitre de champ, deux juges-assistants (anciennement appelés juges de touche), deux arbitres chargés des remplacements (un par équipe), un arbitre vidéo (présent sur chaque match depuis la saison 2007-2008).

Les arbitres du championnat de France sont amateurs, à trois exceptions près : Joël Jutge, Éric Darrière et Christophe Berdos, lesquels sont professionnels et autorisés à arbitrer des test matchs entre équipes majeures du circuit international.

Le classement du championnat de France permet de déterminer les clubs qui sont admis à participer à la Coupe d'Europe de rugby à XV et au Challenge européen de rugby à XV. Les six ou sept clubs français les mieux classés au championnat de France participent à la Coupe d'Europe, les autres équipes de l’élite disputent le Challenge européen.

Le nombre de clubs français admis à participer à la Coupe d'Europe dépend de la prestation des clubs français lors des éditions antérieures de la coupe. Ainsi, sept clubs furent admis après la victoire du Stade toulousain lors de la Coupe d'Europe 2004-2005. Les clubs français ont un très bon bilan dans cette coupe d'Europe, avec 3 titres remportés par le Stade toulousain et un par le CA Brive. À deux reprises la finale a opposé deux clubs français : Stade toulousain - USA Perpignan en 2003 et Stade toulousain - Stade français en 2005.

Les clubs français se sont aussi bien comportés dans le Challenge européen, disputé pour la première fois en 1996-97, en remportant quatre fois consécutivement la compétition de 1997 à 2000. Tous les clubs du Top 14 non qualifiés pour la Coupe d’Europe sont automatiquement engagés en Challenge européen, y compris les promus.

La première diffusion d'une finale du championnat de France à la télévision a eu lieu en 1957. Elle opposait le FC Lourdes au Racing club de France à Lyon. Ce n'était cependant pas la première fois qu'un match de rugby était retransmis à la télévision, car dans les années 1952-1953 la FFR avait passé un accord avec la Radiodiffusion Télévision Française pour la retransmission de matchs en direct dans la région parisienne. Il y avait cependant une condition: la retransmission ne devait pas être annoncée à l'avance afin de ne pas réduire le nombre de spectateurs se rendant au stade. La diffusion des matchs du Tournoi des cinq nations a débuté aussi en 1957.

Pendant de longues années, la diffusion des matchs du championnat a été réservée à l'ORTF, puis aux chaînes du service public, Antenne 2 en général, issues de l'ORTF. À cette époque, Pierre Sabbagh, mais surtout le duo Roger Couderc-Pierre Albaladejo contribuent largement à la popularisation du rugby à XV en France.

Pour des raisons de programmation, la finale du championnat est disputée en nocturne à partir de 1982. Toutefois, Antenne 2 ne retransmet que des rencontres des phases finales, jamais des matchs de la phase préliminaire. Cela change avec l’arrivée de la chaîne cryptée Canal+. Celle-ci acquiert les droits des matchs du championnat et commence à diffuser des rencontres des phases préliminaires. En outre, elle modernise considérablement les retransmissions en s’inspirant des recettes qu’elle appliquait avec succès au football : prise d’antenne bien avant le coup d’envoi pour présenter la rencontre en profondeur, reporter au bord du terrain et dans les vestiaires, recours aux statistiques etc. Le recours aux consultants devient systématique. De nombreux anciens joueurs sont intervenus ou interviennent actuellement comme consultants à Canal + ou à France 2; suivant l'exemple de Pierre Albaladejo, ce fut le cas notamment de Serge Blanco, Thierry Lacroix et c'est actuellement le cas de Philippe Sella, Éric Bonneval, Jérôme Cazalbou et Philippe Bernat-Salles.

Les matchs du Top 14 sont actuellement diffusés par Canal+ et la finale du Top 14 2006-07 a été co-diffusée en crypté par Canal+ et en clair sur France 2.

Le groupe Canal+ a conservé les droits de retransmission de 2007 à 2011 pour un coût d'un peu plus de 100 millions d'euros, soit entre 24 et 29 millions d'euros par saison. Toutes les rencontres du Top 14 sont retransmises, soit 185 matches par saison, cela permet d'avoir recours à l'arbitrage vidéo lors de chaque rencontre.

Le rugby en général et le Top 14 en particulier sont largement couverts dans les colonnes du Midi olympique, journal bi-hebdomadaire français spécialisé dans le rugby et du quotidien L'Équipe, ainsi que dans les pages sports des quotidiens régionaux, notamment dans le Sud de la France.

La LNR négocie et commercialise les droits de télévision et de partenariat du championnat de France de rugby TOP 14 et PRO D2. Les principaux partenaires officiels pour le Top 14 sont: Orange (jusqu'en 2008), la Société générale, Canal+, PMU (jusqu'en 2008), GMF, Gédimat, EDF, L'Équipe, But, Midi olympique, Viacom, Europcar et NRJ.

En 2006, le chiffre d'affaires moyen d'un club de l'élite était de 8,25 millions d'euros, il a été multiplié par trois en six ans mais il était quatre fois inférieur à celui d'un club de football de Ligue 1 en 2006. Dans ce domaine, le rugby est le deuxième sport en France, devant le basket-ball. Le budget moyen des clubs du Top 14 devrait se rapprocher de celui des clubs de Ligue 1, mais un écart important devrait subsister car le football reste de loin le sport le plus populaire en France et à l'étranger, les droits télévisuels ont été revus à la hausse lors de l'appel d'offres en 2007 (+ 50%) et des clubs comme le Stade français, le Stade toulousain et le Biarritz olympique commencent à concurrencer des clubs de football en termes de popularité et de capacité d'attraction de sponsors. L'organisation de l'édition 2007 de la coupe du monde de rugby en France devrait populariser davantage le rugby à XV en dehors de ses régions traditionnelles d’implantation.

Certains clubs de Pro D2 construisent également des budgets de plus en plus impressionnants, comme Toulon (durant les saisons 2006-2007 et 2007-2008), Lyon et le Racing, avec pour ambition de revenir rapidement dans l’élite et d’y jouer un rôle actif. Ces clubs se renforcent avec des joueurs étrangers de renom qui ont une rémunération nettement supérieure à celle des autres joueurs du Top 14, de l'ordre de 400 000 euros annuel pour les meilleurs d'entre eux. À titre comparatif le salaire d'un joueur de rugby français confirmé est de 7 000 euros nets par mois, soit environ six fois moins qu'un joueur de football de Ligue 1. En 2006, c'est Frédéric Michalak qui a remporté le plus d'argent, primes et revenus publicitaires compris, avec 690 000 euros annuels.

Le club de Bourgoin-Jallieu a timidement emboîté le pas du Stade français en organisant un match du Top 14 au Stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne et un match de Coupe d'Europe au Stade de Genève, soit dans deux stades d'au moins 30 000 places.

L’un des corollaires au professionnalisme est l’augmentation considérable du nombre de joueurs étrangers évoluant dans les clubs professionnels français. Certains critiques égratignent ce qu’ils voient comme une dérive des clubs, visant à assurer une rentabilité à court terme avec des joueurs directement utilisables et souvent moins chers, au détriment de la formation de jeunes joueurs français, et donc de l’Équipe de France, notamment à certains postes (piliers, demis d’ouverture, arrières) «  ».

Le championnat de France est de plus en plus populaire : lors de la saison 2006-07, il y a eu 10.550 spectateurs par match, soit une progression de 8% par rapport la saison précédente. Au total, 1.920.079 spectateurs ont assisté aux 182 matches de la phase régulière du championnat. L'augmentation de la popularité du championnat bénéficie du fait que le rugby est d'une manière générale plus populaire en France, elle est due aussi à l'instauration du Top 14 avec une formule enfin stabilisée et une élite resserrée comparable à celle des autres grandes compétitions de rugby (Super 14, Championnat d'Angleterre de rugby à XV et Celtic League).

Le prix des places pour un match du Top 14 est tout à fait abordable, il est habituellement de 10 euros pour une place en pelouse, et de 15 à 40 euros pour des places en gradins.

Les clubs de rugby à XV du championnat de France Top 14, comme ceux des autres sports collectifs populaires, sont suivis et soutenus par de nombreux et fidèles supporters. Lors des matchs du Top 14 ou de coupe d'Europe, ils portent les couleurs traditionnelles de leur club : le bleu ciel et blanc de l'Aviron bayonnais, le rouge et noir du Stade toulousain, le sang et or de l'USAP, le ciel et grenat du CSBJ, le jaune et bleu de l'ASM et le bleu et rose du Stade français. Même si une grande rivalité existe depuis des décennies entre ces clubs, les relations sont bonnes entre les groupes de supporters et on ne déplore pas de heurts, contrairement à ce qu'on peut constater parfois dans le football. Cette saine rivalité a permis à un des clubs basques majeurs, le Biarritz olympique, de jouer sur le terrain de son grand rival, l'Aviron bayonnais, lorsque son Parc des sports d'Aguiléra est en travaux. Difficile d'imaginer l'Olympique lyonnais disputant un match « à domicile » au Stade Geoffroy-Guichard de son rival l'AS Saint-Étienne.

Les supporters soutiennent activement leur club pendant les matchs du championnat, agissant comme un seizième homme de l'équipe. Dans ce domaine, la palme revient actuellement aux supporters de l'Aviron bayonnais qui ont reçu en 2007 le challenge des meilleurs supporters du Top 14. À la manière des supporters gallois ou irlandais, ils soutiennent leur équipe en entonnant des chants traditionnels dont certains se sont répandus au-delà des limites du Stade Jean-Dauger, notamment durant la coupe du monde de 2007 : Pena baiona, Vino Griego ou Les avants de Bayonne.

Au RC Toulon, les supporters crient avec hargne le « Pilou-pilou » avant chaque coup d'envoi au Stade Mayol.

Des rivalités historiques ou régionales existent, et elles sont le plus souvent entretenues par les supporters. Ainsi, Brive et Montferrand rivalisent pour la suprématie du centre de la France, Béziers, Narbonne et Perpignan ont une longue histoire en Languedoc-Roussillon. Néanmoins, la limitation du nombre de clubs entraîne aussi la disparition de tels affrontements et donc du folklore qui les accompagnait. De nouvelles rivalités sportives émergent, comme celle opposant le Stade français à Biarritz, candidats réguliers au titre de champion depuis le début des années 2000, et dont les rencontres depuis 2005 ont parfois des relents de soufre. Le club parisien est d’ailleurs souvent en butte aux railleries et aux sarcasmes sur les terrains de province. À l’occasion, les présidents de clubs se chamaillent par presse interposée suite à une rencontre perdue ou gagnée sur un essai litigieux, mais les mœurs du championnat de France demeurent extrêmement saines.

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Rugby à XV en France

Le Stade français rencontre le Biarritz olympique au Stade de France.

Le rugby à XV est un sport populaire pratiqué en France par 313 988 joueurs licenciés. Il a été introduit en France au début des années 1870 par des Britanniques.

La Fédération française de rugby a la charge d'organiser et de développer le rugby à XV en France. Elle gère l'équipe de France de rugby à XV mais délègue à la Ligue nationale de rugby (LNR) la gestion du secteur professionnel du rugby à XV.

Près de 1630 clubs participent au championnat de France, l'élite dispute le Top 14 et les sept meilleures équipes participent à la Coupe d'Europe de rugby à XV.

L'équipe de France participe chaque année au Tournoi des six nations, compétition qu'elle a gagné 23 fois. Depuis 1987, la France participe à la Coupe du monde de rugby, elle a été finaliste à deux reprises en 1987 et 1999. La France a accueilli la Coupe du monde du 7 septembre au 20 octobre 2007.

Le rugby a été introduit en France vers 1870 par des Britanniques, dès 1872 des travailleurs anglais fondent le Havre Athletic Club avec lequel ils pratiquent une forme hybride de rugby et de football qu'ils appellent combination.

Le premier véritable club de rugby français est le English Taylors RFC, fondé par des hommes d'affaires anglais à Paris en 1877, suivi par le Paris Football Club l'année suivante. Ce dernier a une durée de vie éphémère, sa fission entraîne la formation du Racing club de France en 1882, du Stade français en 1883 et de l'Olympique en 1888.

Le premier championnat de France de rugby à XV, disputé en 1892, se limite à une opposition entre le Racing et le Stade français, le Racing l'emporte par 4 à 3. Les trois clubs parisiens remportent tour à tour le titre de champion de France jusqu'en 1898, cette suprématie cesse en avril 1899 avec le premier titre remporté par une équipe de province: le S.B.U.C., l'un des tout premier club du rugby français (il a été fondé en 1889), créée grâce à l'influence d'un forte colonie anglaise implantée dans la région bordelaise et à la détermination de pédagogues locaux comme le Docteur Philippe Tissié. De 1899 à 1911, le S.B.U.C est finaliste du championnat 12 fois et remporte le titre 7 fois, créant un véritable engouement pour ce sport d'abord en Gironde, puis dans les départements voisins. C'est pourquoi la suprématie dans le rugby français ne tardera pas à être exercée par des équipes de la moitié Sud de la France. Ainsi, à partir de 1904, le championnat de France est habituellement remporté par une équipe de province (notamment celles du sud-ouest) - il faut attendre 2003-2004 pour voir le titre rester à Paris pendant deux années consécutives. Aujourd'hui la situation est sensiblement la même, puisqu'à l'exception de deux clubs parisiens (le Stade français, et à un degré moindre, le Racing métro 92), le rugby de haut niveau, professionnalisé et géré par la Ligue nationale de rugby (soit 30 clubs répartis entre le Top 14 et Pro D2) est pratiqué dans les régions situés au sud d'une ligne allant de La Rochelle à Lyon en passant par Clermont-Ferrand.

L'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA), fondée en 1889, prend le contrôle du rugby français en 1890 jusqu'à la création de la Fédération française de rugby en 1919.

Les clubs français de rugby restent affiliés à la RFU et à l'IRB jusqu'en 1895. En 1900, le rugby est l'un des sports pratiqués aux Jeux Olympiques de Paris. La France (USFA) est opposée à l'équipe allemande du Frankfurt Club et à l'équipe anglaise des Moseley Wanderers.

L'équipe France-USFSA remporte la médaille d'or en battant les Anglais 27-8. En 1910, la France rejoint l'Angleterre, le Pays de Galles, l'Écosse et l'Irlande au sein du Championship qui devient le Tournoi des cinq nations.

Un tournoi de rugby est organisé lors des Jeux Olympiques d'été de 1920 dont l'unique rencontre oppose la France et les États-Unis. Les Français remportent une médaille d'argent après avoir perdu contre les Américains sur le score de 0-8.

Les deux équipes se retrouvent en finale des jeux Olympiques de 1924 à Paris, l'équipe des États-Unis remporte à nouveau la médaille d'or en battant la France sur le score sans appel de 17-3.

En 1931, la France est exclue du tournoi des cinq nations pour professionnalisme (paiement des joueurs, recrutement inter-clubs) et en raison de son jeu violent lors de certains matchs. Le match France-Galles du Tournoi 1930 est d'une extrême brutalité, aussi bien sur la pelouse - avec de nombreux joueurs blessés - que parmi les spectateurs car ces derniers étaient pressés les uns contre les autres dans les tribunes ou sur le bord de touche alors qu'à l'entrée du stade près de 20 000 spectateurs potentiels n'avaient pu assister au match.

Une majorité de clubs dénoncent le professionalisme pratiqué par les meilleures équipes et font sécession en décembre 1930 en fondant l'Union française de rugby amateur. Ils refusent que leurs joueurs soient sélectionnés, ce qui abaisse sensiblement le niveau de jeu de l'équipe de France.

À la suite de l'exclusion du Tournoi et du boycott britannique, la FFR XV voit ses effectifs diminuer très fortement: le nombre de clubs passe de 784 en 1930 à 663 en 1934 et 558 en 1939, de nombreux clubs arrêtent purement et simplement le rugby, alors que d'autres rejoignent le rugby à XIII. Le XV de France perd aussi quelques uns de ses meilleurs joueurs.

La France est de nouveau admise dans le Tournoi en 1939 après que la Fédération française de rugby ait trouvé un accord en 1932 avec les clubs entrés en dissidence.

En 1952, la France est à nouveau menacée d'être exclue du Tournoi, coupable selon les britanniques de professionnalisme (recrutements, primes de match, intéressements) . Pour éviter la sanction, la fédération française promet d'abolir le championnat de France et fournit une liste de joueurs jugés coupables de professionnalisme, dont Jean Dauger, Robert Soro et Maurice Siman. Cette nouvelle exclusion du Tournoi est ainsi évitée, le championnat de France 1952-53 est cependant maintenu à la suite de la pression exercée par la grande majorité des clubs français.

Le XV de France bat pour la première fois les All Blacks le 27 février 1954, puis, le 16 août 1958, il remporte sa première victoire face aux Springboks à l'Ellis Park de Johannesburg. Dans la continuité de son succès en Afrique du Sud en 1958, l'équipe de France remporte le Tournoi pour la première fois (victoire non partagée avec une autre équipe) en 1959 sous la conduite de Lucien Mias.

De 1968 à 1992, la fédération française de rugby (FFR) à XV est présidée par Albert Ferrasse qui est secondé par Guy Basquet. Pendant cette période, l'équipe de France remporte son premier Grand Chelem en 1968, puis trois autres en 1977, 1981 et 1987. Le président Ferrasse a longtemps milité pour l'organisation d'une coupe du monde de rugby à XV, malgré l'opposition initiale des Britanniques, la première édition a lieu en 1987 et la France finit à la 2e place.

La présidence de la FFR est prise par Bernard Lapasset en 1992, il est actuellement en exercice. Pendant son mandat, le XV de France a remporté deux Grand Chelems en 1997 et 1998, il finit 2e de la coupe du monde 1999 et remporte deux autres Grand Chelems en 2002 et 2004.

Le rugby à XV se professionnalise en 1995, à partir de la saison 1995-96 l'élite est restreinte à 20 ou 24 clubs jusqu'en 2000-01. L'élite est à nouveau réduite en 2001-02 avec la création du Top 16, puis du Top 14 en 2005-06.

La France est le pays chargé de l'organisation de la coupe du monde de rugby à XV 2007.

La Fédération française de rugby a la charge d'organiser et de développer le rugby à XV en France. Elle regroupe les fédérations autonomes, les clubs, les associations, les sportifs, les entraîneurs, les arbitres, pour contribuer à la pratique et au développement du rugby à XV sur tout le territoire français.

Elle gère l'équipe de France de rugby à XV et elle délègue à la Ligue nationale de rugby (LNR) la gestion du secteur professionnel du rugby à XV.

La FFR est fondée le 13 mai 1919 en prenant la suite du comité rugby de l'USFSA. Elle est représentée sur le territoire français par 26 comités territoriaux métropolitains, 106 comités départementaux et 7 comités d'outre-mer. Ces comités du rugby français, constitués en tant qu’associations loi de 1901, sont chargés de promouvoir le développement du rugby sous toutes ses formes (à 15, à 7, féminines, scolaires etc.) et de gérer sur leur territoire les clubs et les joueurs et joueuses licenciés, les 30 000 dirigeants, les compétitions régionales des jeunes aux vétérans, les 2 000 arbitres, les sanctions etc.

À la suite de l'exclusion de l'équipe de France du Tournoi, la FFR participe activement à la création de la Fédération Internationale de Rugby Amateur en 1934. Cette fédération permet alors d'organiser le rugby à XV en échappant à l'autorité de l'International Rugby Board. En dehors de la France, les autres participants sont alors l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la Catalogne, les Pays-Bas, l'Italie, le Portugal et la Roumanie.

Il faut attendre 1978 pour que la France soit définitivement admise à l'International Rugby Football Board avec les Home Unions fondatrices que sont les fédérations d'Angleterre, du Pays de Galles, d'Écosse et d'Irlande.

La Ligue nationale de rugby (LNR) gère le secteur professionnel du rugby à XV, par délégation du ministère des sports et de la Fédération française de rugby. Elle organise, gère et réglemente les compétitions nationales professionnelles, tant sur le plan sportif que sur le plan financier (championnats de France Top 14 et Pro D2). En outre, elle assure la promotion et le développement du secteur professionnel des clubs de rugby français et le représente dans la gestion des coupes d'Europe, elle négocie et commercialise les droits de télévision et de partenariat du Top 14 et de la Pro D2.

Le rugby à XV est un des sports les plus populaires en France, en particulier dans le sud-ouest du pays. Environ 1 630 clubs sont affiliés et près de 248 000 joueurs sont licenciés.

La présence dans les stades a augmenté considérablement ces dernières années (25% d'audience en plus pour la saison 2004/2005 par exemple). Le 4 mars 2006, 79 604 spectateurs ont assisté au match opposant le Stade français au Biarritz olympique au Stade de France, record d'audience dans un stade pour une compétition sportive en France.

Les divers championnats sont organisés selon une pyramide, dont les niveaux sont interdépendants : en fin de saison, les meilleurs d’une division sont promus au niveau supérieur, tandis que les moins bons sont relégués au niveau inférieur. Théoriquement, donc, l’équipe la plus faible du pays, peut, par le jeu des promotions, un jour espérer jouer avec l'élite dans le Top 14. L’objectif des club du Top 14 est de remporter le Bouclier de Brennus qui récompense le champion de France masculin.

Les meilleures équipes du Top 14 sont admises pour participer à la coupe d'Europe de rugby à XV, sept équipes françaises participent à l'édition 2006-07. Les clubs français ont bien réussi dans cette compétition car ils l'ont remporté quatre fois depuis sa création en 1995-96 : le Stade toulousain en 1996, 2003, 2005 et le CA Brive en 1997.

Surnommée les Bleus, l'équipe nationale fait partie de la première division du classement de l'IRB. Elle participe au Tournoi des six nations depuis 1910 et l'a déjà remporté vingt-trois fois dont six grands chelems. Sa meilleure performance en coupe du monde reste la place de finaliste en 1987 et 1999.

Le style de jeu français est renommé pour sa grâce (le rugby champagne), son inspiration (le french flair) et sa rudesse.

France 2 retransmet tous les matchs du Tournoi ainsi que des matchs internationaux du XV de France. Pour sa part, Canal+ diffuse des matchs du Top 14, du Tri-nations et du Super 14. La couverture des matchs de la coupe d'Europe est largement assurée par France télévisions et le groupe Canal+. TF1 a acquis les droits de retransmission de la coupe du monde 2007.

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Rugby club toulonnais

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Le Rugby club toulonnais est un club de rugby à XV français fondé en 1908 et basé à Toulon. Triple champion de France (1931, 1987, 1992), il évolue actuellement en Top 14 après avoir remporté le Pro D2 2007-2008.

Le Rugby club toulonnais est né le 3 juin 1908 à la suite d'une réunion dans la salle Mon Plaisir dans le quartier de la rade, de la fusion de l'Étoile sportive varoise et de la fraction toulonnaise du Stade varois, club basé à La Seyne-sur-Mer, le tout à l'initiative de Me Leenaerts et M. Gorlier. En 1909, le RCT participe à sa première finale nationale de Deuxième série face à Montauban, après avoir battu l’Olympique de Marseille en finale du championnat du Littoral, mais s’incline lors de cette finale.

En 1931, c'est la reconnaissance avec la première finale et la première victoire en championnat de France contre le Lyon olympique universitaire au Parc Lescure de Bordeaux par 6-3 (2 essais à 1). La troisième mi-temps fut dantesque avec 30 000 personnes qui se joignirent aux joueurs pour célébrer cette victoire sur les bords de la rade.

Le club demeure ensuite l’un des bons clubs du championnat, mais échoue à cinq reprises en finale (1948, 1968, 1971, 1985 et 1989). Celle de 1985 laisse beaucoup de regrets, car les Toulonnais perdent en prolongation dans le duel des Rouge et Noir contre le Stade toulousain à l’issue de l’une des plus belles finales de l’histoire.

Enfin, grâce à une génération exceptionnelle (Manu Diaz, Bernard Herrero, Éric Champ, Gilbert Doucet, Jérôme Gallion, Jérôme Bianchi, entre autres), menée par leur entraîneur au bandana Daniel Herrero, le « Ercété » ramène enfin le Bouclier de Brennus sur la Rade en 1987, après avoir battu le Racing club de France en finale.

Il récidive en 1992 à la surprise générale, après avoir du passer par les barrages, et avec une équipe de « minots » composée de quatre juniors lors de la finale (Gérald Orsoni titulaire en deuxième ligne à 19 ans, Marc de Rougemont talonneur remplaçant entré en jeu à 20 ans, Patrice Teisseire titulaire à l'arrière à 19 ans, Yann Delaigue titulaire à l'ouverture à 19 ans, ainsi que Michel Périé titulaire en pilier gauche à 22 ans entre autres), empêchant Serge Blanco de toucher le Bouclier avec son club de toujours, le Biarritz olympique, pour le dernier match de sa carrière (score : 19-14). L'emblématique Éric Champ ne participe pas à cette finale suite à un carton rouge récolté lors de la demi-finale du Challenge Yves du Manoir perdue à Agen.

Le RCT perdra ensuite deux demi-finales du championnat contre le Castres olympique, sur les scores de 17-16 en 1993 et 18-13 en 1995, mais également deux demi-finales de challenge Yves du Manoir en 1995 à Toulouse (13-21) et en 1996 contre la Section paloise (3-5 aux tirs aux buts).

La fin de la décennie se termine par un coup de tonnerre : en raison d'un déficit cumulé de 10 millions de Francs (environ 1,5 million d'euros), la Ligue nationale de rugby décide la rétrogradation administrative, la première de l'histoire, du Rugby club toulonnais en deuxième division le 24 juillet 2000. La saison suivante, le club manque d’un rien la remontée immédiate, mais doit s’incliner lors de la finale face à Montauban. Ce n’est qu’en 2005 que le RCT sera sacré champion de France de Pro D2 et réintégrera l’élite. Malheureusement, avec trois victoires en 26 rencontres, Toulon retombe immédiatement en division inférieure.

L’arrivée d’un nouveau président, Mourad Boudjellal, laisse présager des lendemains qui chantent. Il orchestre un recrutement spectaculaire, attirant en Pro D2 des routiers de l’élite qui lui font affirmer que Toulon est « le quinzième club du Top 14 ». Nico Breedt, Jean-Jacques Crenca, Yann Delaigue, Isoa Ulago Domolailai, Rob Henderson, Norman Jordaan, George Kutarashvili, Dan Luger, Kiri Mariner, Daniel Muller, Gonzalo Quesada, Jean-Baptiste Rué, Siaki Tukino, Roger Warren et surtout le capitaine des All Blacks Tana Umaga participeront à la saison 2006-07 avec pour objectif de rejoindre le Top 14. Durant cette année d'espérance et d'attentes, on accuse le RCT de perdre son âme, de tomber dans les affres du professionnalisme, en mettant en avant l'instabilité du poste d'entraîneur et la forte personnalité du président. Le RCT échouera finalement de peu en demi-finale de Pro D2.Pour autant, la formation n’est pas délaissée. En 2005-06, Toulon fait partie d'un club des cinq avec Pau, Montferrand, Bourgoin et Perpignan dont les trois équipes de jeunes (Espoirs, Reichel et Crabos) ont disputé les 8èmes de finale du Championnat de France, preuve de la vitalité de la formation toulonnaise. La belle aventure des Espoirs s'est même poursuivie jusqu'en demi-finale où ils perdront de peu face au CA Brive en étant amputés de nombreux titulaires réquisitionnés pour un match pourtant sans enjeu de l'équipe 1 à Perpignan. En 2007, les cadets RCTPM du club se voient même sacrés champions de France cadets, en battant en finale les cadets de l'USAP.Le recrutement pour la saison 2007-08 est encore spectaculaire avec les signatures d'Orene Ai'i, joueur de l'année 2005 de rugby à sept, George Gregan, recordman mondial des sélections avec 139 matchs pour l'Australie, Andrew Mehrtens, recordman du nombre de points marqués avec les All Blacks avec 967 points, Anton Oliver, 10 fois capitaine des All Blacks, Victor Matfield, fraichement élu meilleur joueur du monde, Saimone Taumoepeau, Alessio Galasso, Esteban Lozada, Mafileo Kefu, Wessel Roux, Lawrence Sephaka, Tusi Pisi, François Van Schouwenburg et Fotunuupule Auelua. Sous les ordres de Tana Umaga, le RCT confirme ses prétentions lors du match d'ouverture grâce à une victoire fleuve contre Béziers 41-7 au stade Mayol. Cependant, Mourad Boudjellal, dans une conférence de presse tenue le mardi 4 mars 2008, déclare qu'il sera fait de nouveau appel à des jeunes du centre de formation pour compenser certains joueurs « décevants ». Après avoir conservé la première place du classement depuis la première journée, le club est finalement sacré champion de France de Pro D2 deux journées avant la fin de la saison après sa victoire contre son dauphin, le Racing métro 92. Est également faite au cours de l'année l'annonce du recrutement de Bakkies Botha, destiné à reformer avec Victor Matfield la seconde ligne de rêve de l'équipe d'Afrique du Sud championne du monde. Malheureusement Botha n'arrive pas le 1er avril comme prévu, il est en effet retenu par son club des Bulls et l'affaire est portée devant les tribunaux d'Afrique du Sud, et Matfield annonce peu après son départ de Toulon pour les Bulls à la fin de la saison.Le recrutement pour la saison 2008-2009 comprend notamment les signatures de Jerry Collins, de Tiaan Liebenberg de l'international fidjien Sisa Koyamaibole, des espoirs montpelliérain Davit Kubriashvili et biterrois Damien Vidal, du montalbanais Sébastien Fauqué, de l'international italien Ramiro Pez, des stars treizistes Luke Rooney et Sonny Bill Williams, du néo-zélandais Ben Castle, du joueur de l'US Oyonnax Olivier Missoup, du montois Jocelino Suta et des albigeois Guillaume Ribes, Jérôme Filitoga-Taofifenua deMathieu Larrouy et du deuxième ligne international italien venu de Biarritz olympique Santiago Dellape,. En hommage à M.FINALE ainsi qu'à M.DELANGRE ainsi qu'à M.BONNUS et M.LAFONTAN 4 tribunes qui composent le stade mayol sont nommées à leur noms.

Inauguré le 28 mars 1920, le stade Mayol est situé en plein cœur de Toulon dans le quartier de Besagne, à deux pas de la Rade, au pied du Faron, face à la Méditerranée. À noter que le stade est une donation du chanteur Félix Mayol.

Décision est prise pour le centenaire du club en 2008, de procéder à de vastes travaux d'agrandissement.

C'est en l'honneur de Félix Mayol, poète toulonnais, qui portait toujours un brin de muguet au revers de sa jaquette, que le club a placé cette fleur sur son écusson : le soir de sa première entrée en scène, une amie lui glissa un brin de muguet qui lui porta chance et il décida d'en faire son emblème... C'est en 1921 que le muguet de "Parrain" Félix deviendra l'emblème du Rugby club toulonnais. Clin d'œil à la chance, le brin de muguet qui orne l'écusson porte 13 clochettes.

1 En raison des évènements de Mai 68, la finale fut disputée avec trois semaines de retard. À la fin du temps réglementaire, les deux équipes étaient à 6-6, puis à 9-9 à la fin de la prolongation. Pour ne pas avoir à disputer une nouvelle finale largement hors-saison, le FC Lourdes fut déclaré champion de France au nombre d'essais marqués, 2 contre aucun pour le RC Toulon.

Quarante joueurs du R.C.T. ont été sélectionnés en équipe de France de rugby (voir la liste ☼).

Parmi les "minots" actuellement « en exil » citons : Mohamed Dridi (Biarritz olympique), Laurent Emmanuelli (ASM Clermont Auvergne), David Gérard (Racing métro 92), Grégory Le Corvec (USA Perpignan), Pierre Mignoni (ASM Clermont Auvergne), Camille Traversa (US Montauban).

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Coupe d'Europe de rugby à XV

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La Coupe d'Europe de rugby à XV ou Coupe Heineken ou H Cup, est une compétition de rugby à XV disputée chaque année par des équipes de clubs, de franchises régionales et provinciales d'Angleterre, d'Écosse, de France, d'Irlande, d'Italie et du pays de Galles. La compétition est organisée par l'European Rugby Cup, qui gère également le Challenge européen de rugby à XV, compétition secondaire.

La compétition est sponsorisée par Heineken et porte donc le nom de cette marque de bière partout en Europe (sauf en France), où elle est couramment appelée H-Cup, en raison des restrictions en France sur le parrainage des compétitions sportives par les fabricants d'alcool (loi Evin).

Le tournoi est lancé l'été 1995 à l'initiative du Comité des cinq nations du Tournoi pour proposer une nouvelle compétition professionnelle internationale annuelle au niveau des clubs ou des provinces.

Le titre de champion d'Europe de rugby à XV est détenu actuellement par le Munster et sera remis en jeu lors de la Coupe d'Europe de rugby à XV 2008-2009. Le club français du Stade toulousain possède le meilleur palmarès pour avoir remporté à trois reprises le trophée.

Enfin, une Coupe d'Europe de rugby à XV officielle a lieu lors de la saison 1995-1996. La Coupe d'Europe de rugby à XV a été créée en 1995 par le Comité des cinq nations « afin de proposer un nouveau niveau de compétition professionnelle transfrontalière. » Douze équipes représentant l'Irlande, le Pays de Galles, l'Italie, la Roumanie et la France s'affrontent en quatre poules dont le premier est qualifié pour les demi-finales. Les équipes anglaises et écossaises n'y participent pas. Après un début de mauvaises augures en Roumanie, où le Stade toulousain bat le Farul Constanţa 54-10 devant un public peu nombreux, la compétition gagne en intérêt et le public se montre plus nombreux. Toulouse devient le premier champion en battant Cardiff 21-18 après prolongations devant les 21 800 spectateurs de l'Arms Park de Cardiff.

L'Angleterre et l'Écosse rejoignent la compétition pour l'édition 1996-1997. Le rugby européen voit également la création du Challenge européen, réunissant les équipes n'ayant pu se qualifier pour la Heineken Cup. Celle-ci voit s'affronter vingt équipes réparties en quatre poules. Après 46 matchs Brive et Leicester s'affrontent en finale, après avoir battu tous leurs adversaires, dont Toulouse et Cardiff en demi-finales. Les Corréziens l'emportent 28-9 devant 41 661 personnes réunies à l'Arms Park et plus de 35 millions de téléspectateurs disséminés dans 86 pays. La saison suivante voit l'introduction des matchs aller et retour, ce qui permet à chaque équipe de disputer six matchs. Au total, la compétition 97-98 est composée de 70 matchs. Les finalistes, Brive et Bath, se sont ainsi rencontrés trois fois. Les Anglais l'emportent 19-18 grâce notamment à une pénalité à la toute fin du match.

Les clubs anglais décident de ne pas participer à la compétition en 98-99 pour protester contre son organisation. La Heineken Cup ne comporte cette année-là que seize équipes, réparties en quatre poules ; l'Ulster est invité pour parvenir à ce nombre. Les clubs français dominent l'épreuve. Trois d'entre eux terminent premier de leur groupe et, pour la quatrième année consécutive, ils sont représentés en finale, en l'occurrence par l'US Colomiers, ville de la banlieue de Toulouse. Toutefois, ce sont les Irlandais de l'Ulster qui remportent le tournoi après avoir battu Toulouse deux fois, le Stade français en demi-finale et Colomiers 21-6 à Lansdowne Road, à Dublin, devant 49 000 personnes.

Les clubs anglais réintègrent la compétition en 1999-2000. Les phases de poules sont échelonnées sur trois mois pour permettre au tournoi de se dérouler en même temps que les championnats respectifs.

Pour l'édition 2003-2004, la distribution des points pendant la phase de poules est réadaptée. Une victoire rapporte 4 points et un match nul 2 points. De plus, un point de bonus est accordé aux équipes marquant au moins quatre essais (bonus offensif) et/ou perdant par 7 pts au plus (bonus défensif). Cette redistribution des points est la dernière modification en date du déroulement de la compétition puisque c'est encore cette forme qui prévaut aujourd'hui.

Le 5 avril 2007 la Ligue nationale de rugby (LNR) avait annoncé que les clubs français ne participeraient pas à l'édition 2007-08 de la coupe d'Europe. La LNR souhaitait que les clubs soient actionnaires de l'ERC qui organise la compétition afin d'éviter que la Coupe d'Europe ne devienne une épreuve entre franchises. Les clubs anglais devaient également boycotter la compétition mais un accord a été trouvé le 20 mai 2007, entre Français, Anglais et les responsables des fédérations internationales et européennes de rugby : les clubs français et anglais jouent la coupe d'Europe en 2007-08.

Pour l'édition 2008-09, l'ERC décide d'introduire des têtes de série pour le tirage au sort des poules. Cette nouveauté est destinée à équilibrer les poules. En effet, lors de l'édition précédente, les deux derniers vainqueurs (le Munster et les London Wasps) ainsi qu'un demi-finaliste de 2007 (les Llanelli Scarlets) s'étaient retrouvés dans la même poule.

La 23ème équipe est sélectionnée parmi les clubs d’Angleterre, de France ou d’Italie en fonction du pays dont l'une des équipes sera allé plus loin dans la compétition que toutes les équipes des deux autres nations lors de l'édition précédente.

La 24ème équipe de H Cup est irlandaise, galloise ou italienne : c'est le vainqueur d’un match où s'affrontent la première équipe non qualifiée dans la Ligue Celte (i.e. la quatrième équipe galloise ou irlandaise) au troisième du championnat italien de Super 10.

Une équipe qui perd par moins de 8 points en marquant au moins 4 essais remporte donc deux points de bonus.

Cette façon très carrée de définir les quarts amène à une singularité : depuis l'instauration du nouveau décompte de points (donc sur 5 compétitions), un quart de finale a opposé 4 années le premier et le second de la même poule pour une belle. Pour le brassage de la phase finale, c'est un peu dommageable et une modification serait la bienvenue pour éviter cela.

On accède à l'article qui traite d'une édition particulière en cliquant sur le score de la finale.

La Roumanie a participé à la première édition de la compétition avec le club de Farul Constanta, mais avec le système de qualification actuel aucune équipe roumaine ne peut plus y participer. Il serait sûrement difficile pour que le rugby roumain s'élève au rang des six grandes nations européennes, mais la décision de ne pas ouvrir la compétition aux meilleures équipes roumaines, géorgiennes, portugaises, espagnoles ou russes est souvent critiquée dans ces nations par les fans qui veulent avoir la chance de voir leurs meilleures équipes jouer avec les "grands" du rugby européen.

Prémisses à cette véritable Coupe d'Europe, la FIRA avait déjà organisé dans les années 1960 une mini-coupe d'Europe -mais sans la participation des nations britanniques- durant 4 années consécutives et avec la participation des clubs français suivants : 1962 AS Béziers, 1963 FC Grenoble, 1964 Stade montois et 1965 SU Agen. Les nations roumaine (où la compétition se déroulait) et allemande y étaient conviées. Il ne faut pas la confondre ni avec la H-Cup, ni avec la nouvelle coupe d'Europe des clubs de la FIRA, compétition créée lors de la saison 2005-2006 et réservée aux clubs des « petits pays » rugbystiques.

Le tableau ci-dessous récapitule les affrontements entre nations des clubs depuis l'origine de la compétition jusqu'à l'édition 2007-2008. Les clubs français ont joué le plus de matchs dans la compétition mais le bilan des affrontements contre les clubs anglais et irlandais est en leur défaveur, en particulier pour les confrontations en phase finale où les clubs français ont bien du mal à s'imposer face aux irlandais (8 défaites sur 10 matchs en quart-de-finale et 3 défaites sur 3 en finale). Les clubs irlandais ont un bilan toujours positif voire neutre (face à l'Écosse) en phase de poules. Les clubs italiens ont gagné au moins un match contre un club de chacune des autres nations. Mais l'Italie est la seule nation à n'avoir pas placé un club en quart de finale.

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Source : Wikipedia