Liège

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Posté par talos 20/03/2009 @ 12:18

Tags : liège, belgique, europe, international

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Liège

Carte de la province de Liège

Liège (en wallon Lidje) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne, chef-lieu de la province de Liège. De 972 à 1795 elle était la capitale de l'État autonome de la Principauté de Liège.

Au 1er mai 2008, elle compte 192 718 habitants. Son agglomération est peuplée d'environ 600 000 habitants et est la capitale économique officielle de la Wallonie. Par le nombre d'habitants, c'est la troisième agglomération de Belgique après Bruxelles et Anvers et la quatrième ville après Anvers, Gand et Charleroi.

La ville de Liège (en rouge sur la carte de la province de Liège ci-contre) regroupe les anciennes communes d'Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille, Liège, Rocourt, Wandre (ainsi que le quartier de Sclessin de l'ancienne commune d'Ougrée et quelques rues d'Ans, Saint-Nicolas et Vottem). Ces communes furent intégrées en 1977 à la ville de Liège, lors de la politique de fusion des communes. Ce territoire couvre environ 69 km² et compte 192 718 habitants pour une densité de population de 2 699 habitants/km².

L'agglomération morphologique de Liège couvre environ 265 km² et compte 476 000 habitants, avec une densité de population de 1 796 habitants/km². Les communes de Seraing, Saint-Nicolas, Ans, Herstal, Beyne-Heusay, Fléron, Chaudfontaine, Esneux et Flémalle (en orange sur la carte de la province de Liège ci-contre) font partie de cette agglomération morphologique.

La grande agglomération liégeoise, qui, contrairement à l'agglomération morphologique, peut comprendre des zones rurales, compte environ 600 000 habitants.

La faible densité de sa population résulte tant de la morphologie dominante de l’habitat que de la subsistance jusqu'à proximité du centre-ville de nombreux espaces non urbanisés. Ces espaces vides sont de trois types : les versants trop raides, les zones industrielles (dans la vallée, mais aussi jusqu’aux plateaux où les terrils marquent les anciennes exploitations charbonnières) et les vastes espaces boisés au sud de l’agglomération morphologique (Sart-Tilman).

Une comparaison avec d'autres communes belges est possible dans la liste des communes belges les plus peuplées.

Les principaux quartiers constituant le centre de Liège (ancienne commune) sont : Amercœur, Avroy, Burenville, Le Carré, Cointe, Coronmeuse, Droixhe, Fétinne, les Guillemins, Hors-Château, le Laveu, le Longdoz, Naimette-Xhovémont, Outremeuse, Pierreuse, Saint-Gilles, Saint-Laurent, Saint-Léonard, Sainte-Marguerite, Sainte-Walburge, Sclessin, le Thier-à-Liège et les Vennes.

On retrouve déjà des traces écrites de Liège en l'an 558 sous le nom de Vicus Leudicus. Selon certains, le nom de Liège serait de même origine que l'ancien nom de Paris, Lutèce ; la forme allemande de Liège, Lüttich, suggère d'ailleurs ce rapprochement. Liège et Lutèce viendraient dès lors de lucotaetia (marais, marécage). Mais cette étymologie est contestée. On avance aussi Lætica (« colonie ») et Lug (du dieu du même nom, tout comme pour Lyon). Il est plus probable que l'étymologie soit Leudico, forme francique attestée en 718, (de l'ancien germanique leudika, dérivé de leudi qui veut dire « peuple ») : « terre du peuple ou terre commune ».

La forme la plus ancienne connue est Luga, qui donna au XIIe siècle Lyge (prononcer ) d'où dérive son nom wallon Lîdje qui donna lui-même Liège. Le nom s'écrivait Liége (avec l'accent aigu) jusque 1946. Le changement vers l'orthographe avec l'accent grave, plus conforme à la prononciation locale, est contemporain du début du déclin de la base industrielle traditionnelle (charbon, fer) de la ville et de sa région.

Le nom tardif du ruisseau, la Légia, dérive de Liège, non l'inverse. Tout comme le nom latin de Leodium, invention des moines, qui fléchirent le vieux nom préceltique, celtique ou germanique en un calembour sublime évoquant le martyre de saint Lambert, entre 696 et 705, comme si le patron de la cité avait été le Leo Dei, « le lion de Dieu » !

Elle est également souvent appelée « Cité ardente », cette appellation vient du titre d'un roman chevaleresque écrit par Henry Carton de Wiart en 1904. Ce roman raconte le sac de la ville de Liège par les troupes de Charles le Téméraire en 1468, malgré la résistance liégeoise (voir également l'article Six cents Franchimontois). L'appellation de « Cité ardente  » n'est nullement antérieure à la parution de ce roman.

Des traces remontant à 200 000 ans av. J.-C. montrent qu'il y avait des habitants sur le site de Liège dès la préhistoire.

L'occupation est cependant probablement discontinue.

Un bâtiment romain, occupé pendant les 2e et 3e siècles, fut également découvert au cœur de la cité, sous les vestiges de la cathédrale, place Saint-Lambert.

Une petite bourgade existe dès le Haut Moyen Âge. Cependant, la fondation de la ville en tant que telle date des environs de l'an 700, suite à l'assassinat de Saint Lambert, alors évêque de Maastricht. À la suite de cet évènement, son successeur, Saint Hubert transfère, avec l’approbation du pape, le siège de l'évêché de Maastricht vers Liège. Hubert devient le premier évêque de Liège. Liège devient alors rapidement un important lieu de pèlerinage et se transforme petit à petit en une prestigieuse et puissante cité, cœur du Diocèse de Liège avant 1559, circonscription qui pèse de tout son poids sur l'histoire des Pays-Bas belgiques.

Une partie de la dynastie des Mérovingiens et des Carolingiens est originaire du bassin liégeois, plus probablement de Jupille ou de Herstal. Une statue de Charlemagne, dressée en 1867, est présente dans le centre-ville. Dans les niches du piédestal néo-roman, 6 statues représentent les ancêtres de l'empereur, originaires du pays de Liège : sainte Begge, Pépin de Herstal, Charles Martel, Bertrude, Pépin de Landen et Pépin le Bref. Les premiers évêques de Liège sont aussi apparentés aux Carolingiens.

On assistera aux prémices de la Principauté de Liège lorsque Notger fut appelé au trône épiscopal de Liège par l'empereur Otton II en 972. Il reçut également le privilège d'immunité générale en 980. L'évêque de Liège est alors l'unique maître de ses terres, devient prince-évêque et son domaine une principauté ecclésiastique.

Liège fut la capitale de la Principauté de Liège à partir de l'an 980 jusqu'en 1795 ; elle en était également une des 23 Bonnes Villes.

Liège devint au Xe siècle, la capitale d'une puissante principauté épiscopale, grâce à l'action des évêques Éracle, Notger et Wazon. Ses écoles furent célèbres jusqu'au XIIe siècle. Sept collégiales s'élèvent alors dans la ville (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) en plus de la cathédrale où est enterré saint Lambert. Deux abbayes bénédictines s'y ajoutent : Saint-Jacques et Saint-Laurent. Plusieurs églises romanes et de nombreuses pièces d'orfèvrerie (art mosan) témoignent encore aujourd'hui de l'efflorescence de cette époque, en particulier les fonts baptismaux de la ville, conservés aujourd'hui à Saint-Barthélemy.

Liège fut très tôt ville d'industrie. La houille y fut extraite de tout temps. Jean Curtius sera l'un des plus grands armuriers d'Europe. Des liégeois seront à l'origine de la sidérurgie suédoise.

Les Liégeois luttent pour la démocratie, la Paix de Fexhe en est une étape. Mais les Ducs de Bourgogne rassemblent les Pays-Bas bourguignons en un État absolutiste . Principautés laïques ou ecclésiastiques tombent aux mains des Ducs. Les Liègeois refuse le Prince que Philippe le Bon leur impose, s'allient au roi de France Louis XI, mais sont battus à Montenaken, soumis à une "Paix" humiliante (1465), résistent encore mais leur armée est battue à Brustem par le fils de Philippe, Charles le Téméraire, qui supprime juridiquement le Pays. Suite à la tentative d'assassinat perpétrée par les 600 Franchimontois sur le Téméraire dans son campement installé sur les hauteurs de la ville, Liège est entièrement pillée et brûlée à partir du 3 novembre 1468. Seuls quelques monuments religieux seront épargnés. Quant au perron, symbole des libertés liégeoises, il sera transféré à Bruges en guise d'humiliation.

Liège retrouvera son perron et son indépendance relative, en 1478, à la suite de la mort du Téméraire. Elle redevient donc la capitale d'un pays dont l'indépendance, certes mise à mal (la neutralité liégeoise n'interdit pas aux belligérants de traverser son territoire), se maintiendra au cours des trois siècles suivants et verra les révoltes des Rivageois, les luttes des Les Chiroux et des Grignoux (XVIIe siècle), la naissance du capitalisme avec Curtius, l'ouverture aux Lumières au XVIIIe siècle sous l'impulsion de l'évêque Velbruck, franc-maçon vénérable de la loge Maçonnique de Liège. L'intransigeance de son successeur, Hoensbroeck mènera ensuite à la révolution liégeoise. L'existence de la Principauté de Liège se termine dans le sang, entre 1789 et 1795.

En 1789, la Révolution française et la Révolution liégeoise éclatent simultanément. Nicolas Bassenge, à la tête des patriotes liégeois, chasse le Prince-évêque qui trouve refuge à Trèves en Allemagne. Mais il est très vite replacé sur son trône par les troupes autrichiennes qui réoccupent la Principauté et les Pays-Bas du Sud.

La restauration du Prince-Évêque est mal acceptée par les Liégeois, c'est pourquoi ils accueillent en libérateurs les troupes françaises de Dumouriez qui investissent la ville en 1792. Le système politique et social de l'Ancien Régime en est fondamentalement bouleversé, par exemple, les Liégeois purent pour la première fois voter au suffrage universel. En 1792, les Liégeois usèrent pour la première fois de ces nouveaux droits et votèrent massivement pour la réunion de leur Principauté à la France.

En 1793, une seconde restauration du Prince-Évêque a lieu suite à la défaite française à Neerwinden, mais elle est de coutre durée.

Dès le mois de juin 1794, l'armée impériale quitte la Principauté de Liège, ce qui entraîne l'exil définitif du dernier Prince-Évêque François-Antoine-Marie de Méan. En 1795, la Convention nationale décrète l'incorporation de la Principauté à la République française, entraînant par là même sa disparition. Liège devient alors le chef-lieu du département de l'Ourte.

En 1815, la défaite de Napoléon Bonaparte à Waterloo met fin au régime français. Le territoire liégeois, tout comme le reste de la future Belgique, passe alors sous tutelle hollandaise. La période hollandaise verra la création de l'Université de Liège et de l'Opéra royal de Wallonie.

En 1830, la révolution belge éclate et Liège fait désormais partie du royaume de Belgique.

Après 1830, les Liégeois dominent la vie politique belge. Charles Rogier est un des leurs et son rôle dans la révolution est capital. Il sera à la tête de plusieurs gouvernements belges.

Liège devient la citadelle du libéralisme radical. Guillaume d'Orange (via la Société générale des Pays-Bas), Jean-Jacques Dony et surtout John Cockerill savent que Liège est la première ville d'Europe entrée dans la Révolution industrielle. Vers 1850, le complexe sidérurgique et de construction métallique de Cockerill à Seraing est le plus grand du monde et la Belgique (principalement grâce au Sillon industriel wallon) la deuxième puissance économique du monde derrière le Royaume-Uni. Afin de protéger Liège des inondations, de gros travaux d'endiguements de l'Ourthe et de la Meuse furent réalisées au XIXe siècle, pour canaliser le fleuve et créer de nouveaux boulevards (Avroy et Sauvenière).

Les idées des libéraux résultent de ces profondes mutations, de même que le mouvement ouvrier qui en 1885 provoque, à partir de Liège, une grève qui gagne tout le Sillon industriel, réprimée par l'armée. En 1893 une autre grève arrache le Suffrage universel au Parlement apeuré, puis c'est celle de 1913 que Georges Simenon met scène dans Pédigrée.

A partir de la fin du XIXe siècle, Liège reçoit le titre de Capitale de la Wallonie ou de capitale wallonne, non seulement dans les milieux du Mouvement wallon, très actifs à Liège, mais aussi dans la presse générale. On notera qu'il s'agissait du sens figuré du mot capitale, sans aucun aspect politique ou administratif concret, et toujours au détour d'une phrase parlant d'autre chose . Par exemple, dans cette conclusion du compte rendu d’un festival musical liégeois en 1912 où furent jouées des œuvres de C. Franck et H. Vieuxtemps : Qu’à Liége, la capitale de la Wallonie, on ne donne plus de concert sans que la musique wallonne y soit représentée par un de ses maîtres ! .

Mais à partir de 1971, c'est à Namur que seront installées les diverses institutions wallonnes nées de la réforme de l'État belge. En 1978, un accord entre les bourgmestres des 4 grandes villes wallonnes prévoit la répartition des institutions wallonnes avec la fonction politique à Namur, économique à Liège, sociale à Charleroi et culturelle à Mons. L'Exécutif régional wallon (on dit aujourd'hui le Gouvernement wallon) officialise cette répartition les 27 octobre 1982 et 12 juillet 1983 . Le 11 décembre 1986, l'Exécutif régional wallon sanctionne et promulgue le décret instituant Namur capitale de la Région wallonne, adopté par un vote du Conseil régional wallon (on dit aujourd'hui le Parlement wallon) le 19 novembre 1986, sur une proposition de Bernard Anselme, alors conseiller régional de l'opposition.

La résistance des forts liégeois en 1914 vaut à la ville (première ville étrangère en ce cas) la Légion d'honneur française le 7 août 1919, la Croix de guerre italienne en 1923, la Médaille militaire pour la bravoure du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes en 1926, la Croix de guerre belge en 1940.

Plusieurs expositions se sont déroulées à Liège : l'exposition universelle de 1905 pour les 75 ans de la Belgique, l'exposition internationale de 1930 pour le centenaire du pays (spécialisée sur les sciences et l'industrie) et l'exposition de l'eau de 1939 marquant l'achèvement des travaux du Canal Albert permettant de relier Liège au port d'Anvers.

Liège dirigée par des bourgmestres qui sont pour la plupart issus du Mouvement wallon, conteste la politique de neutralité voulue par Léopold III avec Jean Rey, Fernand Dehousse, Georges Truffaut, dans la presse et au Parlement. La Résistance belge y est la plus forte: le monument qui la commémore y est bâti. Les agents de la poste, par exemple, détruisent les lettres de dénonciation envoyées aux Allemands.

En 1937, la ville de Liège décide de célébrer, tous les 14 juillet, la fête nationale française afin de protester contre la politique de neutralité de la Belgique vis-à-vis du Troisième Reich et contre la dénonciation de l'accord militaire franco-belge par les autorités belges. La fête nationale française y est toujours célébrée aujourd'hui et rassemble plus de 30 000 personnes chaque année.

Quand la Question royale marche vers son dénouement (1950), Paul Gruselin Joseph Merlot, André Renard participent au projet de Gouvernement wallon séparatiste esquissé à la suite des graves incidents de Grâce-Berleur (31 juillet), que le retrait du roi rend caduc. Mouvement à la fois social et autonomiste, la Grève générale de l'hiver 1960-1961 atteint à Liège son paroxysme avec le sac de la Gare des Guillemins (janvier 1961) par des grévistes exaspérés par la non-réponse du Gouvernement de Gaston Eyskens à leurs revendications. Les socialistes liégeois sont à nouveau très présents en politique belge avec Jean-Joseph Merlot dans le gouvernement Lefèvre- Spaak (1961-1965), mais contraignent Merlot à la démission suite au vote des lois sur le maintien de l'ordre et la Frontière linguistique . Pierre Harmel est l'un des rares premiers ministres wallons du siècle passé (de 1965 à 1966). Jean-Joseph Merlot à nouveau au pouvoir avec Gaston Eyskens à partir de 1968, puis André Cools (après la mort accidentelle de Merlot) vont jeter les bases du Fédéralisme belge que ce gouvernement met en place. De 1978 à 1986, la sidérurgie liégeoise est menacée de faillite et provoque une mobilisation maximale avec les graves manifestations de février et mars 1982 à Bruxelles. Liège devient la capitale économique de la Région wallonne et le rôle de Jean-Maurice Dehousse à la tête du premier Gouvernement wallon est décisif.

La ville de Liège, chef-lieu de la Province du même nom, a la particularité de se situer dans la zone de point de rencontre de trois États, à 25 kilomètres au sud de Maastricht aux Pays-Bas et à 40 kilomètres à l'ouest d'Aix-la-Chapelle (Aachen) en Allemagne.

Elle appartient aujourd’hui à une région transfrontalière, « l’Eurorégion Meuse-Rhin », zone d’influence privilégiée qui compte quelques 3,7 millions d’habitants.

Cette situation relève néanmoins d’une longue tradition puisque, sans mentionner l’époque romaine, cette région transfrontalière a constitué un État unique dès la période carolingienne. Après 843, au moment où l’Empire de Charlemagne est démembré par le Traité de Verdun, la région constituait une partie de la Francie médiane, de façon bien temporaire puisqu’en 962, Othon Ier le Grand atteint le dessein grandiose de restaurer l’ordre chrétien dans un grand Empire germanique.

Jusqu'à la Révolution liégeoise, l’entité régionale reste unie.

Aujourd’hui, les relations transfrontalières traditionnelles sont rétablies.

La ville se situe également au carrefour de trois zones géographiques naturelles : au nord, la Hesbaye (160 à 200 m), une des principales zones agricoles de Belgique ; à l’est, le Pays de Herve (200 à 320 m), un paysage plus vallonné et arboré, grande région fruitière ; au sud, les plateaux du Condroz (200 à 280 m), portes de l’Ardenne où dominent landes et forêts et, du haut de ses 694 m, le point de plus haute altitude en Belgique, le signal de Botrange.

Le territoire de la ville est formé pour une partie importante des plaines alluviales de la Meuse, fleuve qui déroule ses méandres sur 950 km depuis le plateau de Langres en France jusqu'aux Pays-Bas, où elle rejoint le Rhin pour se jeter dans la mer du Nord ainsi que des plaines de ses deux affluents, l’Ourthe et la Vesdre.

La Meuse traverse Liège suivant une direction générale sud-ouest/nord-est, sur une longueur de quelques 12 km entièrement canalisée. Au niveau de la vieille ville, la plaine alluviale de la Meuse reste étroite (largeur moyenne de 1,3 km). Outre ces voies d’eau, une dérivation artificielle de la Meuse et trois canaux : le canal de l’Ourthe, un petit canal non navigable et enfin, le début du canal Albert inauguré en 1939, porté à 9 000 tonnes.

Le Port Autonome de Liège bénéficie de cette situation privilégiée où la ville se voit reliée par voie d’eau à la France, à la Flandre et aux Pays-Bas. L’activité du port ne cesse d’ailleurs de croître. Avec plus de 22 millions de tonnes manutentionnées en 2004, le port est le deuxième port fluvial européen pour le tonnage, derrière le port rhénan de Duisbourg (Allemagne) et devant le Port autonome de Paris.

Depuis sa fusion en 1976, avec une dizaine de communes voisines, la Ville de Liège compte une surface de 6 939 hectares occupés à 28% par de l'habitat divers (y compris les commerces, bureaux...), à 22% par des zones non cadastrées (cours d’eau et voiries publiques), à 21% par des zones boisées, à 11% par des zones agricoles et à 5% par des zones industrielles.

Au 1er janvier 2007, la ville de Liège comptait 188 907 habitants. La densité de la population est de 2 699 hab./km², soit plus de huit fois la moyenne nationale (327 hab./km²). Liège a connu néanmoins un phénomène de dépopulation (en 1976, lors de la fusion de communes de laquelle résulte le territoire actuel de la Ville, Liège comportait 227 974 habitants). Par contre, la ville est le centre d’une agglomération continue de 600 000 habitants dont la population reste stable, ce qui indique, comme souvent en Europe, un glissement du centre urbain vers la périphérie.

Liège est la plus importante ville de la région wallonne du point de vue économique.

Liège a longtemps été une grande ville industrielle (au milieu du XIXe siècle, le sillon industriel wallon est la première région industrielle du continent) mais dès les années 1960, elle subit un long déclin, les usines devenant vétustes.

Particulièrement dynamique, Liège possède bon nombre de sociétés de haute technologie: Techspace Aero, qui fabrique des pièces pour l'Airbus A380 ou pour la fusée Ariane 5, Amos, qui fabrique des composants optiques de télescopes, Drytec, fabricant de sécheurs d'air comprimé, de nombreuses sociétés d'électronique: EVS, leader mondial des ralentis télévisuels en temps réel, Gillam, AnB, Balteau, IP Trade, Dinh Telecom. ou encore le leader mondial de l'armement léger : la FN Herstal mais aussi agro-alimentaire : bières (Jupiler), eaux et limonades (Spa et Chaudfontaine) ou chocolat (Galler).

Liège mise également beaucoup sur les transports et la multimodalité.

L'Université de Liège héberge également de nombreuses « spin-off » et on retrouve non loin de là de très nombreuses entreprises de haute technologie (ex. EVS). Liège est aussi un centre de décision. Cela implique une grande représentation des sièges sociaux dans la ville.

Enfin, plus de la moitié des salariés liégeois sont des fonctionnaires. Cela s'explique par le nombre élevé des institutions liégeoises comme l'université, les musées, les salles d'arts ou les transports et aussi par le fait que Liège possède toutes les institutions de la Province de Liège.

Liège possède de nombreux atouts logistiques qui lui donnent une place importante au cœur de l'Europe des transports .

Liège possède également un réseau de bus qui couvre à la fois le centre-ville et l'agglomération. Voir aussi les articles détaillés TEC Liège-Verviers et Transports en communs à Liège.

Une description touristique détaillée se trouve sur Wikitravel.

Liège, « fille de l'Église romaine », comme l'affirme une inscription gravée sur le linteau du portail de la cathédrale, fut pendant plus de huit siècles la capitale d'une principauté ecclésiastique indépendante. « La cité aux cent clochers » possède un très important patrimoine religieux comportant des édifices fondés à partir du début du VIIIe siècle lors du transfert du siège de l'évêché de Maastricht vers Liège et de nombreux autres, notamment les sept anciennes collégiales, fondées au Xe siècle et au début du XIe siècle.

On retrouve le perron liégeois sur le blason de la ville, mais aussi sur celui de la province de Liège, celui de la principauté de Liège ou encore sur de nombreux logotypes représentant les institutions liégeoises.

Armoiries simplifiées telles que l'on les trouve généralement.

En 2007, la ville de Liège s'est dotée d'un très controversé nouveau logo pour remplacer les armoiries sur ses courriers, outils de communication, véhicules et drapeaux. Ce dernier, censé représenter les différents atouts logistiques, évoque le perron. Le logo est brocardé pour sa ressemblance avec un doigt d'honneur.

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Standard de Liège

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Le Standard de Liège, dont le nom officiel est Royal Standard Club de Liège, est un club belge de football de la ville de Liège qui évolue en Championnat de Belgique. Fondé en 1898, il est le quatrième club du pays en termes de palmarès national (9 championnats et 5 coupes), après le Sporting d'Anderlecht, le FC Bruges et la Royale Union Saint-Gilloise . Il est présidé par Reto Stiffler et le vice-président est Luciano D'Onofrio.

Le Standard est un des clubs les plus populaires du pays. Les joueurs du Standard sont surnommés « Les Rouches » à cause de la couleur de leur maillot (rouge, qui se prononce « roûche » avec l'accent liégeois).

Le Standard est le club qui est en division 1 belge de manière ininterrompue depuis 1921. Le club a quand même connu une descente en 1913-1914. Suite à l'interruption due à la Grande Guerre, le Standard passe les saisons 1919-1920 et 1920-1921 en Promotion (la division 2 de l'époque). Il devient champion de Promotion et remonte donc au terme de la saison 1920-1921 avec le KV Malines et... Anderlecht. Il est le 2e club belge à avoir participé au plus grand nombre de finales de Coupe de Belgique (15), juste derrière le FC Bruges (17). Il est aussi celui qui en a perdu le plus (10 défaites pour 5 victoires).

Les matchs se déroulent au stade Maurice Dufrasne à Sclessin (agglomération liégeoise), le long de la Meuse, face aux usines Arcelor Mittal, donnant une atmosphère particulière à l'enceinte.

On appelle souvent ce stade « l'Enfer de Sclessin » ou "le chaudron de Sclessin" car les supporters du club sont renommés pour leur ferveur.

La direction du standard de Liège se penche actuellement sur un projet de stade plus vaste, pouvant accueillir quelques 40.000 spectateurs. Le futur site n'a pas encore été déterminé (à la date de août 2008) mais deux-trois sites semblent tenir la route, tels Glain, le Sart-Tilman et Wandre. En effet, le stade actuel semble trop petit pour le public, toujours de plus en plus nombreux (20.800 abonnés pour la saison 2008-2009) ainsi que pour les matchs européens. De plus, ce nouveau stade figurerait dans les plans d'Alain Courtois en vue de la co-organisation avec les Pays-Bas de la Coupe du monde 2018.

Le Standard a été fondé par des étudiants du « Collège Saint-Servais » de Liège en 1898, même si la date officielle de création est 1899, suite à une erreur administrative. Pour déterminer le nom du club, un vote a été organisé et c'est le "Standard" qui l'a remporté, une voix devant le "Skill". Son nom est inspiré de celui du "Standard A.C.", club parisien populaire à l'époque.

Son plus beau parcours européen eut lieu en Coupe des Coupes dont il disputa la finale, à Barcelone, contre le FC Barcelone en mai 1982. Le Standard était à l'époque dirigé par Raymond Goethals, la rencontre s'est terminée sur le score de 2 à 1 en faveur des Espagnols.

Quelques jours avant ce match, pour s'assurer à la fois le titre de champion de Belgique et de disputer la finale sans blessé de dernière minute, le Standard approche le capitaine de l'équipe du Thor Waterschei, Roland Janssen, afin de s'assurer que leurs adversaires lèvent le pied à l'occasion du dernier match de championnat. Ce scandale, révélé en 1984, implique plusieurs joueurs dont Eric Gerets ainsi que l'entraîneur, Raymond Goethals, qui émigrera au Portugal pour échapper à une suspension.

En 1996, le club absorbe le RFC Seraing (matricule 17).

Après « l'affaire Standard-Waterschei », et malgré un retour chaotique au premier plan, le Standard connaît une période de 25 ans sans titre de champion de Belgique, mais sa popularité demeure intacte dans tout le pays, surtout en Région wallonne (seul club du sud du pays à avoir des supporters partout, de Mouscron (Hainaut) à Arlon en passant par Namur) et Bruxelles mais également en Région flamande de Coxyde à Lommel en passant par Alost. On estime d'ailleurs le nombre de supporters flamands du Standard au quart de l'assistance habituelle du stade.

Le Standard termine la saison 2005-06 à la deuxième place du championnat de Belgique, ouvrant au club les portes du troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions et ceci pour la première fois de son histoire. Ce tour se solde par une élimination contre le club roumain du Steaua Bucarest. En 2006-07, le club démarre très mal avec 2 points sur 12 après 4 matchs. L'entraineur Johan Boskamp est renvoyé du club et est remplacé par Michel Preud'homme. Le Standard terminera finalement 3ème du championnat derrière Anderlecht et Genk. Il se qualifiera pour la finale de la Coupe de Belgique mais perdra face au FC Bruges. En Coupe UEFA, le Standard sera éliminé par le Zénith Saint-Pétersbourg.

Lors de la saison 2007-08, le Standard remporte son neuvième titre de champion de Belgique, après 25 ans de vaches maigres. Il devient mathématiquement champion le 20 avril 2008 en battant à domicile le Royal Sporting Club d'Anderlecht sur le score de 2-0. Au terme de cette saison, le 26 mai 2008, l'entraîneur Michel Preud'homme annonce qu'il quitte le club pour La Gantoise, suivis par ses adjoints Manu Ferrera et Stan Van den Buijs, principalement à cause de la volonté du club de ne lui proposer qu'un contrat d'un an. Il est remplacé par László Bölöni.

Le Standard de Liège est le 4e club de l'histoire du football belge en nombre de titres de champion (9 titres) derrière le RSC Anderlecht (29), le FC Bruges (13), la Royale Union Saint-Gilloise (11), et devant le RFC Liège (5). Il a également remporté 5 Coupe de Belgique et se classe comme 3e club de l'histoire de la compétition (derrière le FC Bruges (10) et le RSC Anderlecht (9)). Le Standard n'a jamais remporté de trophée européen. Il a cependant disputé et perdu (2 buts à 1) la finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes en 1982 face au FC Barcelone.

Les matchs se déroulent au stade Maurice Dufrasne à Sclessin (agglomération liégeoise). Le nom du stade est celui du cinquième président du Standard de Liège, en fonction de 1909 à 1931, mais il est mieux connu en Belgique sous le nom de stade de Sclessin. Sa localisation le long de la Meuse, face aux usines Arcelor Mittal, donne une atmosphère particulière à l'enceinte. Pour accueillir l'Euro 2000, le stade a été transformé en 1999 de façon à compter 30 023 places assises. En 2006, le stade a également été doté d'une nouvelle pelouse chauffée.

Le 14 juillet 2007, le directeur financier, Pierre François annonce publiquement un projet de construction d'un nouveau stade d'au moins 40 000 places dans la région de Liège, en précisant qu'il n'est pas possible de le réaliser sur le site actuel du club.

Le Standard possède un centre technique appelé l'Académie Robert Louis-Dreyfus. Cette académie, située à quelques kilomètres du stade de Sclessin, vise à encadrer les jeunes joueurs en formation au club. Elle est nommée d'après l'administrateur du club R. Louis-Dreyfus. L'École Jean Nicolay, elle, formera de jeunes gardiens de 6 à 16 venant de tous clubs à partir d'août 2008. Cette école porte le nom de Nicolay, ancien gardien et entraîneur des gardiens du Standard. L'équipe première dispose également des infrastructures du centre.

Depuis le 25 janvier 1988, le Standard est organisé sous la forme juridique d'une société anonyme.

Une asbl officielle, la Famille des Rouches, regroupe environs 70 clubs de supporters dans tout le pays. L'adhésion des clubs à cette asbl est obligatoire pour être reconnus officiellement par le Standard. La Famille des Rouches asbl a été fondée le 4 avril 2001. Elle est présidée par Louis Smal. L'association comprend des membres de la direction et du conseil d'administration du club et des représentants des supporters (francophones et néerlandophones), des Ultras et du Fan Coaching.

Parmi les "Fan Groups" (sic), on peut citer le Kop Rouche, Ultras Inferno, Publik Hysterik et Hell Side '81. Ce dernier groupe s'inspire de groupes anglo-saxons et a une attitude plus violente.

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Liège Basket

Image:Liege basket.gif

Liège Basket est un club belge de basket-ball basé dans la ville de Liège au Country Hall du Sart Tilman.

L'équipe, actuellement entraînée par Tom Johnson, fut créée en 1967 sous le nom de Fléron Basket Club, formée alors d'amateurs. Le premier entraîneur de métier fut engagé en 1975. En 1977, le club monta en 2e Provinciale, puis en 1re Provinciale dès 1981. Cette année fut aussi l'occasion d'organiser un premier camp d'entraînement réservé à une cinquantaine d'enfants.

1983 marqua une nouvelle étape dans l'évolution du club qui accéda au championnat national de 4e division. 15 ans plus tard, le club se retrouva en 2e Nationale, se rapprochant toujours plus de l'élite.

L'an 2000 fut aussi une année faste : après avoir fusionné avec les clubs du BC Hannut et Essor Hannut, l'équipe parvint à la Division 1 Nationale. En 2001, Liège Basket accéda au 1/4 de finale de la Coupe de Belgique, ainsi qu'au niveau européen à la Coupe Korac. En 2002, Liège Basket se hissa à nouveau au 1/4 de finale de la Coupe de Belgique et atteignit une fois de plus le niveau européen à la FIBA Cup où les Liégeois connurent leur première victoire en coupe d'Europe à Ovarense au Portugal. 2004 fut l'année de la consécration, le club remporta la Coupe de Belgique.

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Source : Wikipedia