Les Verts

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Posté par marvin 25/03/2009 @ 03:10

Tags : les verts, partis politiques, politique, parti écologiste, politique suisse, suisse, europe, international, as saint-etienne, ligue 1, football, sport

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Les Verts (France)

Des militants verts manifestant en 2005 en faveur des services publics et contre les privatisations

Les Verts (de son nom complet : Les Verts, Confédération écologiste – Parti écologiste) est un parti politique écologiste français, membre du parti Vert européen.

La participation des écologistes à la vie politique française remonte aux années 1970, la date symbolique étant celle de 1974, avec la candidature de René Dumont à l'élection présidentielle. Par la suite, le mouvement écologiste participe à tous les scrutins : municipales en 1977, législatives en 1978 (sous l'intitulé Écologie 78), européennes en 1979 (Europe Écologie), présidentielle en 1981 (Brice Lalonde est le candidat de Aujourd'hui l'Écologie).

Le mouvement les Verts naît à l'automne 1982 à l'AG de Saint-Prix (Val d'Oise) sous le nom "Les Verts-Parti Ecologiste" (auparavant Mouvement d'écologie politique ou MEP) Peu après, d'autres écologistes fondent à Besançon "Les Verts-Confédération Ecologiste". En 1984, à l'AG de Clichy, les deux mouvements rivaux vont enfin fusionner. Le 24 avril 1988, Antoine Waechter, candidat des Verts à l'élection présidentielle française, a recueilli 3,8% des suffrages exprimés (1 150 000 voix).

En 1986, Antoine Waechter s'impose comme le chef de file du nouveau parti et fixe la ligne politique des Verts, "l'écologie politique n'est pas à marier" (dont on a retenu la formule: « ni droite, ni gauche ») qui signifiait que les Verts considéraient que l'écologie était un nouveau courant de pensée politique différent de la droite et de la gauche. Antoine Waechter et ses proches en déduisaient, ce qui n'était pas le cas de tous les Verts attachés à l'indépendance du paradigme de l'Écologie politique, que les écologistes pouvaient aussi bien s'allier avec la droite que la gauche selon les circonstances. En pratique les Verts n'ont quasiment jamais conclu d'alliances qu'avec la gauche (sauf deux personnalités fortement contestées y compris à l'époque, à Bordeaux et Toulouse).

En 1989, forte poussée verte : avec Antoine Waechter comme tête de liste, les Verts obtiennent leur meilleur résultat aux élections européennes : 10.6% des voix. Pour les élections municipales : 175 listes obtiennent en moyenne 9% au premier tour avec des résultats supérieurs à 15%.

Cette ligne politique est abandonnée en 1994 à l'Assemblée générale de Lille, les Verts décident alors d'accepter de passer des alliances dès le premier tour pour les élections législatives et les élections à scrutin majoritaire et de ne passer ces alliances qu'avec la gauche. C'est la fin du "ni, ni" qui mettait à égalité la droite et la gauche. Contrairement à ce qui est fréquemment affirmé, les Verts n'ont pas décidé de leur ancrage à gauche au sens où ils s'inscriraient dans cette famille politique, mais au sens où ils considéraient leur idéologie comme incompatible avec celle de la droite. Ils revendiquent l'héritage du combat de la gauche démocratique pour la justice sociale et la liberté, et jugent celui ci incompatible avec le dogme économique libéral. Dominique Voynet, qui s'est beaucoup battue pour faire accepter la politique d'alliance à gauche, déclarera d'ailleurs pendant sa campagne présidentielle de 1995 qu'elle n'est "ni catho ni de gauche" mais écologiste, et l'expression "ancrage à gauche" n'a pas été employée en 1994.

En raison de sa mise en minorité et des conflits internes assez durs qui la suivent, Antoine Waechter quitte les Verts pour fonder le Mouvement des écologistes indépendants en 1994. Auparavant, des écologistes souverainistes avaient quitté les Verts en 1993 et fondé la Confédération des écologistes indépendants.

Le 23 avril 1995, Dominique Voynet, candidate des Verts à l'élection présidentielle française, recueille 3,3 % des suffrages exprimés (1 011 488 voix).

Après la victoire de la gauche et des Verts aux législatives de 1997, Dominique Voynet entre au gouvernement de Lionel Jospin comme ministre de l'Environnement et de l'aménagement du territoire (remplacée par Yves Cochet en 2001). Un deuxième élu Vert rejoint le gouvernement en 2000 : Guy Hascoët comme secrétaire d'État à l'Économie solidaire (voir Ministres du gouvernement de Lionel Jospin). A l'Assemblée nationale, les Verts constituent avec le Parti radical-socialiste et le Mouvement des citoyens un groupe parlementaire commun, le RCV (qui n'est pas reconduit en 2002 faute de pouvoir réunir les 20 députés nécessaires).

En juin 1999, la liste des Verts aux élections européennes, conduite par Daniel Cohn-Bendit, obtient 9,72 % des voix, les Verts envoient neuf députés européens à Strasbourg.

En mars 2001 la gauche perd les municipales, mais cette défaite est cachée par la conquête de grandes villes comme Lyon et Paris obtenue grâce à l'appui des Verts qui apparaissent comme les grands gagnants des élections. À Paris, le nouveau maire Bertrand Delanoë doit donner à ceux-ci, après de dures négociations dans l'entre deux tours, un nombre d'adjoints proportionnel à leurs résultats dans les urnes. C'est ainsi que cinq Verts deviennent adjoints au maire de Paris, dont certains sur les plus importantes délégations (Danielle Aufray, Denis Baupin, Yves Contassot, Christophe Girard, Pénélope Komitès).

Le 21 avril 2002, Noël Mamère, candidat des Verts à l'élection présidentielle française, recueille 5,25 % des suffrages exprimés (1 495 901 voix). Il s'agit là du score le plus important réalisé par un candidat Vert au premier tour de cette élection. En revanche, les élections législatives sont une catastrophe, les Verts payent leur participation trop docile à la majorité de Lionel Jospin et sont entraînés dans la chute de la gauche (4,51 % des voix au premier tour sur le plan national). La victoire de la droite et le mode de scrutin ne leur laissent que 3 élus à l'Assemblée nationale (contre 6 pour le précédent mandat).

La leçon est tirée lors de leur Assemblée fédérale de Nantes fin 2002 où les Verts font leur autocritique. Ils estiment qu'ils auraient du sortir du gouvernement en 2000 dès que le contrat passé avec eux par le Parti socialiste avait cessé d'être respecté, et réaffirmer leur radicalité politique. Le courant incarné par Dominique Voynet, qui avait en juin précédent évoqué la possibilité d'un grand parti unique de la gauche dans lequel se fondrait les Verts, est mis en minorité. En janvier 2003, Gilles Lemaire devient secrétaire national, succédant à Dominique Voynet.

Les années 2003 et 2004 sont parmi les plus difficiles pour le mouvement. En raison de leurs faibles scores aux élections législatives, peu de candidats sont remboursés par l'État. Les Verts règlent la plupart des factures, mais le budget est grevé. Par ailleurs, la direction peine à se faire entendre et ne peut s'opposer au jeu des tendances. La frange du mouvement qui réclame une alliance institutionnalisée avec le Parti socialiste accepte mal sa défaite de 2002, et mène une véritable guérilla contre les orientations votées à Nantes. Certaines personnalités comme Marie-Hélène Aubert n'interviennent dans les médias quasiment que pour critiquer la direction et Dominique Voynet s'attaque même publiquement à la légitimité de certaines listes autonomes des Verts lors des régionales de 2004.

Celles-ci, grâce aux bons résultats réalisés par les listes autonomes et la victoire des listes de la gauche et des Verts dans toutes les régions de France, sauf l'Alsace, au soir du second tour, semblent stopper la série noire. Les Verts font leur entrée dans la majorité d'une vingtaine de régions.

À l'Assemblée fédérale de Reims fin 2004, une motion de synthèse - qui reprend en fait l'essentiel des orientations de l'Assemblée de Nantes - est votée à 92 %, les proches de Dominique Voynet et de Noël Mamère s'étant ralliés à la majorité. Le 16 janvier 2005, le secrétaire national Gilles Lemaire est remplacé par l'ancien porte-parole Yann Wehrling. Le vote massif de la synthèse de Reims lui permet d'animer un mouvement apaisé. L'Assemblée générale de Bordeaux en novembre 2006 confirmera ce rassemblement du mouvement et le CNIR de janvier 2006 pour la première fois depuis 8 ans élira le collège exécutif dès le premier tour de vote, Cécile Duflot devenant la nouvelle secrétaire nationale.

À l'issu d'un référendum interne en février 2005 les Verts ont majoritairement opté pour un « oui de raison » au référendum par 53 % des voix contre 42 % et 5 % de bulletins blancs. Ils critiquaient sévèrement le texte, notamment sa troisième partie mais préféraient engranger ce qu'ils considéraient comme des avancées institutionnelles en faveur de la construction européenne. En fait une partie des militants a fait campagne pour le « Non », et le vote au sein du mouvement a suivi l'évolution de celui des électeurs. La plupart des ténors du parti appelaient clairement à voter « Oui » et si une partie des partisans du « Non » se sont faits très discrets dans les médias d'autres regroupés au sein de Les écologistes pour le Non ont ouvertement fait campagne aux côtés des collectifs contre le TCE. Au soir du 29 mai d'après les sondages la majorité des électeurs Verts (60%) s'était prononcée pour le « Non ». Le CNIR de juin 2005 qui a suivi le référendum actait le résultat, sur lequel il ne marquait aucun regret, et considérait qu'il fallait prendre en compte le message envoyé par les électeurs le 29 mai 2005 pour relancer la construction d'une Europe plus sociale et plus démocratique. Il adoptait à l'unanimité en septembre 2006 une motion sur la demande d'une nouvelle constitution européenne qui ne serait pas sujette aux critiques faites au TCE.

Pour le traité modificatif européen, le Conseil national inter-régional du 24 novembre 2007 a voté que : S’il s’avérait qu’il n’y ait pas de référendum, malgré les fortes réticences qu’ils ont émises sur ce texte qui maintient en annexe des articles qui laissent la construction européenne dans une logique économique libérale et qui éloigne les citoyens de l’Europe, le CNIR estime au vu des avancées institutionnelles vers une Europe plus fédérale qu’il est préférable de ratifier le TME. Étant donnée leur analyse de ce texte, les Verts comprennent néanmoins que certains, qui partagent les mêmes engagements européens, puissent faire un choix différent.

La participation a été de 60,4 %.

Dominique Voynet fut donc la candidate des Verts à l'élection présidentielle de 2007. Elle a obtenu 1,57% des suffrages (soit 576 666 voix), le plus mauvais résultat de écologistes depuis la candidature de René Dumont en 1974. Au second tour, elle a appelé à voter pour la candidate socialiste : Ségolène Royal.

Après le score obtenu par Dominique Voynet, beaucoup se sont interrogé sur l'avenir des Verts. Dans un sondage paru dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, 48 % des sondés estimaient que la présidentielle 2007 avait signé l'arrêt de mort du parti.

Si les Verts ont du faire face à quelques défections dont l'ancien secrétaire national Jean-Luc Bennahmias qui a rejoint le Mouvement démocrate de François Bayrou, les départs ont été assez peu nombreux. Les Verts n'ont eu aucune difficulté à aligner plus de candidats qu'en 2001 pour les élections municipales de 2008, et les sollicitations des autres partis politiques pour qu'ils s'allient avec eux dès le premier tour n'avaient jamais été aussi nombreuses.

Cécile Duflot, secrétaire nationale du parti, a vu « une petite renaissance » dans les élections municipales et cantonales de 2008.

Aux cantonales, les Verts ont obtenu 11,54% des voix au premier tour. Trente-quatre candidats (cinquante-deux en 2001), dont cinq sortants, peuvent se maintenir au second tour et onze sont élus (contre douze en 2001), portant à dix-huit le nombre de conseillers généraux du parti (sept élus en 2004).

Après ce scrutin, le parti compte quarante-et-un maires (dont vingt-trois sortants). Dès le premier tour, Noël Mamère est réélu à Bègles (Gironde), tout comme Jean-François Caron à Loos-en-Gohelle avec 82 % des voix. Au second tour à Montreuil (Seine-Saint-Denis), Dominique Voynet l'emporte face au maire sortant apparenté PCF, Jean-Pierre Brard.

Mais à Paris, si dans le 2e arrondissement de la capitale, Jacques Boutault, seul maire d'arrondissement Vert depuis 2001, est réélu à 68 % des voix, les listes Vertes ont obtenu en moyenne 6,7 % des voix au premier tour (contre 12,3 % en 2001), avant de fusionner pour le second tour avec les liste de la gauche de Bertrand Delanoë. Le groupe Vert au conseil de Paris passe de vingt-quatre à neuf élus et le nombre d'ajoints passe de huit à quatre et diminue en importance.. Ainsi Denis Baupin reste adjoint au maire de Paris mais avec une délégation de moindre importance : adjoint aux transports de 2001 à 2008, il devient adjoint chargé du développement durable, de l'environnement et du plan climat.

En juin 2008 le CNIR autorise le collège exécutif à prendre des contacts afin de constituer pour les élections européennes de 2009 une liste allant "de Hulot à Bové". Après une mise en scène de ce rassemblement aux Journée d'été des Verts où fut projeté une vidéo spécialement tournée par Hulot accompagnée d'interventions de ses proches et de José Bové , le CNIR de septembre 2008 valide à l'unanimité une motion sur le cadre programmatique et organisationnel de la future campagne.

La campagne des Européennes est officiellement lancée le 20 octobre 2008 par un appel au "Rassemblement de l'écologie" intitulé Europe Écologie de Jean-Paul Besset, Daniel Cohn-Bendit (coprésident du groupe Vert au parlement de l'Union européenne), Eva Joly, Cécile Duflot (Secrétaire nationale des Verts), José Bové, Yannick Jadot, Monica Frassoni (coprésidente du groupe Vert au parlement de l'Union européenne) et Antoine Waechter (Président du MEI). Tous sont signataires d'un manifeste et étaient présents à la conférence de presse de lancement. Les têtes de listes d'Europe Écologie sont annoncées en janvier 2009.

Le parti des Verts a aussi un mouvement de jeunesse appelé les Jeunes Verts / la Souris verte. Il a été créé en 2001 à Strasbourg à partir de groupes locaux de Chiche!, l'ancien mouvement de référence des jeunes écologistes et des Jeunes progressistes. Il est présent dans la plupart des grandes villes de France.

Les Verts défendent les idées de l'écologie politique, ce qui est souvent confondu avec la défense de l'environnement. Cela va en fait bien au delà : les Verts militent pour que la société s'achemine progressivement vers un mode de vie durable en résolvant par l'action politique ses déséquilibres sociaux et environnementaux.

Les Verts se distinguent également des autres partis se réclamant de l'écologie, « indépendants » ou « de droite », qui font reposer leur politique sur un changement des comportements individuels. Les Verts considèrent au contraire qu'une transition vers un mode de vie soutenable doit demander des efforts à tout le monde, et doit donc faire appel à une action politique forte et des modifications législatives.

Les Verts considèrent qu'un monde dans lequel subsistent de profondes inégalités sociales n'est pas durable. Ils dénoncent régulièrement le fait que les plus pauvres sont les toutes premières victimes de la dégradation de l'environnement alors même qu'ils en sont souvent les derniers responsables.

Refusant l'idéologie de la croissance affichée selon eux par tous les autres partis, les Verts pensent que l'économie non-marchande (associations, SELs, etc.) joue un rôle fondamental dans la société qu'il convient de favoriser, par exemple en réduisant le temps de travail. Ils défendent le principe d'une décroissance de l'empreinte écologique, ce qui suppose une décroissance (au sens économique cette fois) selective, concernant certains secteurs tels l'automobile, l'énergie, l'industrie de l'armement.

D'un point de vue plus général, les Verts considèrent que les revenus d'une personne devraient représenter ce qu'elle apporte à la société en général et non uniquement ce qu'elle apporte à l'économie marchande, situation actuelle. Ils militent donc pour une déconnexion plus importante des notions de revenus et de travail marchand, certains soutenant l'idée d'un revenu universel.

Cette question est centrale dans la politique des Verts, puisque l'énergie est l'un des domaines où la surconsommation de ressources a le plus d'impact sur la qualité de vie des générations à venir.

D'un point de vue général, les Verts militent pour anticiper la transition (qu'ils pensent de toute façon inéluctable) de notre modèle de production énergétique vers le tout renouvelable. Considérant que la production de l'énergie est presque toujours destructrice pour l'environnement, les Verts militent pour une société énergétiquement plus sobre.

Les Verts sont opposés à une trop grande personnalisation de la politique, et sont dans l'ensemble favorable à un régime beaucoup plus parlementaire. Sous représentés à l'assemblée nationale, ils militent pour l'introduction de la proportionnelle aux élections législatives.

Ils sont favorables à la suppression des conseils généraux.

Ils estiment également que la démocratie représentative et un droit d'expression des citoyens tous les cinq ou six ans ne peuvent suffire et ils réclament l'instauration de formes de démocratie participative telles que les référendums nationaux ou locaux d'initiative populaire, les conseils de quartier, les consultations de citoyens.

Les Verts réclament ainsi une 6e république fédérale, parlementaire, et plus démocratique que la cinquième république d'aujourd'hui, qu'ils trouvent trop usée.

Les verts sont favorables à un pouvoir élargi des institutions européennes incluant des compétences en matière sociale.

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Les Verts (Suisse)

logo du parti écologiste suisse

Les Verts ou le Parti écologiste suisse (PES) (en allemand Grüne Partei der Schweiz (GPS), en italien I Verdi Partito ecologista svizzero (PES), en romanche La Verda Partida ecologica svizra (PES)) est un parti politique suisse. Ils sont membres du Parti Vert européen. Les Verts sont issus de deux courants historiques, une aile rouge-verte, clairement marquée à gauche, et une aile plus centriste. Dans quelques cantons, il y a eu deux partis verts, représentants chacun une tendance. Cette situation a tendance à disparaître, même si elle subsiste encore dans certains cantons (Bâle-Ville, Berne). Au niveau des élus fédéraux, les verts se situent à la gauche de la gauche.

Les Verts sont une fédération de partis cantonaux. Actuellement, 23 partis cantonaux, issus de 19 cantons (il y a parfois plusieurs groupes par canton), forment le parti écologiste suisse, auxquels il faut ajouter deux groupes observateurs.

Alors qu'il a longtemps été plus fort en Suisse alémanique qu'en Suisse romande, la situation semble s'être renversée depuis les élections de 2003, les Verts réalisant d'excellents résultats dans les trois cantons de Genève, Vaud et Neuchâtel.

De manière générale, ils sont actuellement dans une phase ascendante.

L'histoire du parti écologiste suisse remonte aux années 1970, même s'il n'a été officiellement fondé que le 28 mai 1983 en regroupant différents partis cantonaux. Le mouvement a émergé de différents mouvements cantonaux contre la construction d'autoroutes ou de centrales nucléaires.

Dans les années 1970, des groupements écologistes apparaissent dans différents cantons et enregistrent quelques succès électoraux.

En décembre 1971, le Mouvement populaire pour l'environnement (MPE) est fondé en ville de Neuchâtel pour s'opposer à un projet d'autoroute dont la construction était prévue près des rives du lac. Les fondateurs du MPE sont des personnes ayant quitté leurs partis respectifs (partis libéral, radical et socialiste) pour s'opposer à ce projet. En mai 1972, le MPE enregistre un premier succès en ville de Neuchâtel en obtenant 15% des voix et huit sièges sur 41 au parlement de la ville. Il devient directement le troisième parti de la ville. Quatre ans plus tard, Le conseil général place ensuite un écologiste, le président du MPE Jacques Knoepfler, parmi les cinq membres de l'exécutif communal. Il ne sera pas réélu en 1980.

En 1973, un parti écologiste est fondé dans le canton de Vaud, composé majoritairement de jeunes et d'étudiants. Il prend d'abord le nom de Mouvement pour l'environnement vaudois, avant de devenir le Groupement pour l'environnement (GPE). Là aussi, le parti connaîtra assez vite un certain succès puisqu'en novembre 1977, les premiers écolos font leur entrée au parlement de la ville de Lausanne et Jean-Claude Rochat est élu à l'exécutif de la ville par ce parlement. Il est le premier écologiste à siéger dans une ville de plus de 100'000 habitants en Suisse.

En 1978, les premiers membres du GPE font leur entrée au Grand conseil vaudois, le parlement du canton. Lors des élections fédérales de 1979, les Vaudois du Groupement pour l'environnement (GPE) réalisent une première européenne en faisant élire Daniel Brélaz au Conseil National: il devient ainsi le premier écologiste à siéger dans un parlement national.

Les succès sont moins rapides en Suisse allemande, notamment en raison de la présence de deux partis presque inexistants en Suisse romande: l'Alliance des Indépendants au centre et les Organisations progressistes de Suisse (POCH) à gauche. En 1976, des écologistes bernois fondent l'Alternative démocratique (Demokratische Alternative, DA), orientée plus à gauche que ses prédécesseurs neuchâtelois et vaudois, qui fait son entrée cette même année au parlement cantonal. Les autres partis qui seront fondés en Suisse allemande - le Parti vert de Zurich (Grüne Partei des Kantons Zürich) en 1978 et les Verts du nord-ouest de la Suisse (Grüne Nordwestschweiz) en 1979 - doivent se contenter, dans les années 1970 de quelques succès au niveau communal.

L'année 1983 voit tout d'abord la fondation du Parti écologiste genevois, le PEG. Cette section cantonale sera l'une des plus importantes des Verts suisses et a déjà donné trois présidents nationaux: Laurent Rebeaud, Patrice Mugny et Ueli Leuenberger. Au printemps 2003 également, les Verts zurichois font leur entrée au parlement cantonal en obtenant 3.2% des voix et quatre sièges.

En 1983, deux fédérations nationales se forment presque simultanément en vue des élections fédérales de l'automne : la Fédération des partis écologistes de Suisse, qui regroupe le MPE neuchâtelois, le GPE vaudois et les partis Verts de Genève, Fribourg et du nord de la Suisse, est fondée à Fribourg le 28 mai. En juin, les formations vertes les plus à gauche se regroupent sous le nom de Alternative verte de Suisse (AVS) (Grüne Alternative Schweiz (GRAS)). Dans les mois qui ont précédé, des pourparlers initiés par l'Alternative Démocratique bernoise pour ne former qu'une seule organisation nationale ont échoué. La Fédération des partis écologistes de Suisse est un parti national qui veut "surmonter les clivages gauche-droite" et se concentrer sur les thèmes écologiques, tandis que l'AVS est une plate-forme pour différentes organisations écologistes de gauche.

Lors des élections fédérales d'octobre 1983, la Fédération des partis écologistes de Suisse obtient 1.9% des voix et trois élus: Daniel Brélaz, réélu dans le canton de Vaud, est rejoint par Arnold Müller (Zurich), Laurent Rebeaud (Genève). Il manque un siège pour former un groupe parlementaire. L'Alternative verte de Suisse, qui présente des listes dans plus de cantons qu'elle n'a de membres, obtient 1% des voix et aucun siège.

Entre 1983 et 1986, quatre partis cantonaux rejoignent la Fédération des partis écologistes de Suisse, qui devient le Parti écologiste suisse (PES): il s'agit de l'Alternative démocratique bernoise, qui quitte l'AVS pour rejoindre le PES, et de trois partis nouvellement fondés: le Parti vert de Thurgovie (Grüne Partei Thurgau), la Liste libre bernoise (Freie Liste Bern) et le Mouvement écologiste tessinois (Movimento ecologista ticinese). En 1986, Leni Robert, élue conseillère nationale de la Liste libre bernoise en 1983, rejoint alors les autres parlementaires verts. Mais la même année, Arnold Müller avait rejoint le groupe parlementaire de l'Alliance des Indépendants, sans toutefois quitter les Verts zurichois.

En avril 1986, lors des élections cantonales bernoises, les Verts font leur première entrée dans un exécutif cantonal: Leni Robert et Benjamin Hofstetter y sont en effet élus. Leni Robert est alors remplacé par Lukas Fierz au Conseil National. A la fin de la même année, deux catastrophes écologiques vont marquer les citoyens suisses: l'accident nucléaire de Tchernobyl et la catastrophe de Schweizerhalle. L'ensemble des partis se doivent désormais de parler d'écologie.

Lors des élections fédérales d'octobre 1987, le Parti écologiste suisse obtient 5% des voix et 9 sièges, contre seulement quatre sièges quatre ans auparavant, et deviennent du même coup le plus grand parti non gouvernemental du pays. Tous les sortants sont réélus et cinq nouveaux entrent sous la coupole: les Bernois Rosmarie Bär et Rudolf Hafner, le Thurgovien Peter Schmid et les Zurichoises Verena Diener et Monika Stocker. Les Verts ont abordé ces élections sans s'être dotés d'un programme national. De la même manière, les alliances retenues varient d'un canton à l'autre. A ces neuf sièges s'ajoutent celui obtenu par l'Argovien Hans-Peter Thür sur les listes vertes alternatives et celui de Susanne Leutenegger Oberholzer, de Bâle-Campagne, élue sur les listes des Organisations progresisstes de Suisse et qui rejoindra le groupe vert en 1990.

Les Verts ont désormais assez d'élus pour former un groupe au Conseil national. Ils décident de ne pas accueillir les élus du Parti du travail et des Organisations progressistes de Suisse (POCH) au sein de leur groupe et portent à leur présidence le thurgovien Peter Schmid.

En juin 1989, un vert accède pour la première fois à la tête d'une commune suisse: Werner Schaffitz est en effet élu syndic de Rickenbach, dans le canton de Zurich.

Entre 1988 et 1991, une tentative de fusion du PES et de l'Alternative échoue, mais plusieurs formations de l'Alternative rejoignent le PES : les Verts d'Argovie, de Bâle-Campagne, de Lucerne et de Saint-Gall.

Les Verts poursuivent leur croissance lors des élections fédérales de 1991 et obtiennent quatorze sièges au Conseil National. La même année, ils lancent leur premier référendum au niveau fédéral pour combattre les nouvelles lignes ferroviaires alpines (NLFA), le projet étant, selon eux, sur dimensionné et n'assurant pas le transfert de la route au rail.

Novembre 1994: Les Verts lancent pour la première fois des initiatives populaires fédérales. L‘initiative «Pour garantir l‘AVS - Taxer l‘énergie et non le travail» demande une réforme fiscale écologique. L‘initiative «Pour une retraite à la carte dès 62 ans tant pour les femmes que pour les hommes» réagit à l‘augmentation de l‘âge de la retraite introduit dans le cadre de la 10ème révision de l‘AVS.

Octobre 1995: Les Verts perdent 6 de leurs 14 sièges au Conseil national. Avec les nouveaux conseillers nationaux qui ont rejoint le groupe en cours de législature, le groupe est passé à 10 puis à 11 membres.

Mai 1996: Les initiatives «Pour garantir l‘AVS – Taxer l‘énergie et non le travail» et «Pour une retraite à la carte dès 62 ans tant pour les femmes que pour les hommes» aboutissent avec plus de 120‘000 signatures.

Janvier 1997: Philippe Biéler, Conseiller d‘État dans le canton de Vaud, est le premier Vert à obtenir la présidence d‘un exécutif cantonal.

Juin 1997: Thomas Merkli est le premier Vert élu comme juge suppléant au Tribunal fédéral. Les Verts obtiennent ainsi pour la première fois un siège au Tribunal fédéral.

Mars 1998: A Illnau-Effretikon (ZH) Martin Graf est le premier Vert suisse alémanique à être élu président d‘une ville.

Décembre 1998: Thomas Merkli est le premier vert à être élu juge au Tribunal fédéral.

Mai 1999: Verena Diener est la première femme verte à être élue présidente d‘un exécutif cantonal.

Octobre 1999: Les Verts conservent leurs neuf sièges. Le Conseiller national Hugo Fasel (parti chrétien social) rejoint à nouveau le groupe, qui passe à 10 membres.

Novembre 2000: La première initiative des Verts "Pour une retraite à la carte dès 62 ans tant pour les femmes que pour les hommes" est soumise au peuple. 46% des votants soutiennent l‘initiative. Les cantons latins l‘approuvent même.

Décembre 2000: Cécile Bühlmann est candidate au Conseil fédéral. Au premier tour elle remporte le deuxième meilleur résultat.

Décembre 2001: la deuxième initiative des Verts "Pour garantir l‘AVS - Taxer l‘énergie et non le travail" est soumise au peuple. Seuls 23% des votants la soutiennent. Les Verts restent toutefois convaincus qu‘une politique énergétique durable nécessite un tournant de la politique énergétique. La réforme fiscale écologique reste une solution d‘avenir.

Février 2003: les Verts, soutenus par d'autres organisations, lancent l'initiative populaire "pour des aliments produits sans manipulations génétiques".

24 mai 2003: de nombreux membres du parti se retrouvent à Berne pour célébrer les 20 ans du parti écologiste suisse.

Eté 2003: les élections nationales de l'automne sont l'occasion pour de jeunes gens motivés de créer des sections cantonales de jeunes verts. En septembre, ces sections se regroupent au niveau national sous le nom des jeunes verts suisses.

Septembre 2003: l'initiative populaire "pour des aliments produits sans manipulations génétiques" est déposée à la Chancellerie fédérale. Plus de 100'000 signatures ont été récoltées en un temps record.

Octobre 2003: les Verts ont largement contribué au succès du référendum populaire contre le paquet fiscal. La nouvelle législation fiscale prévoit des baisses d'impôt pour les familles aisées et les propriétaires de villas. Compte tenu de la situation financière difficile de la Confédération, les Verts ne peuvent accepter que des personnes déjà privilégiées soient les bénéficiaires de cadeaux fiscaux.

Octobre 2003: les Verts gagent 4 sièges à la Chambre basse lors des élections nationales! Pour la législature 2003-2007, le groupe parlementaire des Verts est donc composé de 13 membres écologistes ainsi que de Hugo Fasel, du parti chrétien-social fribourgeois, et de Jo Lang, membre de la " Sozialistisch-Grünen Alternative" de Zoug.

Novembre 2005: Les Verts genevois obtiennent pour la première fois deux sièges dans un exécutif cantonal. L'initiative populaire "pour des aliments produits sans manipulations génétiques" est acceptée par 56% des votants.

Novembre 2006 : Votations cantonales jurasiennes. Les Verts entrent au parlement du Jura avec deux députés et un score honorable de 5% des suffrages.

Novembre 2006 : Votations cantonales fribourgeoises. Les Verts triplent leur députation au Grand Conseil.

Mars 2007 : Votations cantonales vaudoises. Les Verts et les indépendants forment un groupe de 24 députés au Grand Conseil.

21 octobre 2007 : Elections fédérales. Les Verts connaissent une très forte poussée et obtiennent 20 sièges au Conseil national et entrent pour la première fois au Conseil des Etats avec un siège remporté à Genève par Robert Cramer.

Novembre 2007 : Luc Recordon arrache un second siège de sénateur pour les Verts.

Le premier Vert élu au Conseil national est Daniel Brélaz en 1979, premier écologiste à siéger dans un parlement national en Europe. Le groupe évolue ensuite avec quatre membres en 1983, onze en 1987, quatorze en 1991, neuf et deux alliés en 1995, neuf et un allié en 1999.

En 2003, les Verts ont treize représentants et deux alliés, et seulement douze l'année suivante après l'exclusion de Martin Bäumle du groupe des Verts. Suite aux élections de 2007, le groupe compte vingt Verts et deux alliés, et voit l'élection de deux sénateurs Verts au Conseil des États.

Les Verts comptent, en 2007, 166 sièges (6,1% des 2714 sièges disponibles) dans les différents parlements cantonaux, ce qui en fait le 5e parti politique suisse, et 7 sièges dans les gouvernements cantonaux, à savoir David Hiler et Robert Cramer dans le canton de Genève, François Marthaler dans le canton de Vaud, Fernand Cuche dans le canton de Neuchâtel, Bernhard Pulver dans le canton de Berne, Guy Morin dans le canton de Bâle-Ville et Manuela Weichelt-Picard et Patrick Cotti dans le canton de Zoug.

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Les Verts (Portugal)

Son symbole est le tournesol. Allié traditionnellement avec le Parti communiste portugais au sein de la Coalition démocratique unitaire (CDU), il a pour sobriquet melancias (pastèque, parce qu'elle verte à l'extérieur et rouge à l'intérieur).

Différents facteurs ont conduit, dans les années 1970, à l'apparition d'un mouvement écologiste: les nouveaux problèmes écologiques que connaissaient le monde (l'effet de serre, le trou dans la couche d'ozone) et le manque de conscience de ces problèmes dans la société portugaise.

La création d'un parti écologiste devait pallier ce manque et créer une présence écologiste dans la société portugaise. Les Verts ont été créés en 1982, d'abord sous le nom de Movimiento Ecologista Português - Partido Os Verdes. Le parti créa des groupes régionaux juste après sa fondation, et ces groupes ne cessèrent de croître depuis.

En 1989, un mouvement de jeunesse appelé Ecolojovem a été fondé. Il est aujourd'hui membre des jeunes Verts européens.

La croissance du parti à travers le pays permit à de nombreux de ses membres de figurer sur les listes électorales de la CDU, certains étant élus pour des mandats très variés: il y a désormais deux Verts au Parlement portugais et une cinquantaine d'élus au niveau local. Ils siègent également à la Commission nationale des élections et au Conseil national de l'éducation.

Le parti édite également un journal, la Feuille verte (Folha Verda) qui a reçu plusieurs prix pour son design et son style uniques.

Voici les résultats électoraux de la Coalition démocratique unitaire (CDU) que les Verts forment avec le Parti communiste.

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Rassemblement des écologistes du Sénégal - Les Verts

Armoiries du Sénégal

Cet article fait partie de la série sur la politique du Sénégal, sous-série sur la politique.

Le Rassemblement des écologistes du Sénégal - Les Verts (RES) est un parti politique sénégalais, dont le leader est Ousmane Sow Huchard, anthropologue et musicologue.

Il a été créé officiellement le 10 août 1999 et fait partie de la Fédération des partis écologistes d'Afrique (FPEA).

Lors des élections législatives de 2001, le RES a recueilli 10 546 voix, soit 0,56%, mais n'a obtenu aucun siège à l'Assemblée nationale.

C'est l'un des partis ayant choisi le boycott lors des élections législatives de 2007.

Il a pour objectifs de « de promouvoir l'écologie politique au Sénégal, en Afrique et dans le monde et de contribuer à une nouvelle citoyenneté dans le cadre d'une économie alternative et de solidarité ».

Sa couleur est le vert, son symbole est un rectangle vert frappé en son milieu d'un cercle de couleur or.

Son siège se trouve à Thiès.

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Les Verts (Autriche)

Logotype des verts

Les Verts (Die Grünen en allemand) est un parti politique écologiste autrichien.

C'est un des plus grands partis écologistes nationaux : il a recueilli 9,8 % des voix aux dernières élections législatives de 2008 et 19 sièges de député sur 183. Le parti est membre du Parti vert européen. Depuis le 13 décembre 1997, le président du parti est Alexander Van der Bellen.

Alors que le mouvement écologiste commença en Autriche en 1978 avec la lutte victorieuse contre l'ouverture de la centrale nucléaire de Zwentendorf, le parti naquit en 1986 de la fusion des « Vereinte Grüne Österreichs » (VGÖ, Les Verts unis, créée en 1982) et de l'« Alternative Liste Österreichs » (ALÖ, Liste alternative d'Autriche, créée en 1983). Le nom initial du parti était « Grüne Alternative » (Alternative verte), mais en 1995 il fut changé en « Die Grünen - Die Grüne Alternative » (Les Verts - L'alternative verte).

En 1986, les Verts obtinrent 4,82 % des voix aux élections législatives et entrèrent ainsi au Parlement en obtenant immédiatement 8 sièges. Ils choisirent alors un comportement peu conventionnel en refusant d'adapter leurs pratiques à celles des autres partis. Ils refusèrent ainsi d'élire un chef de groupe et nommèrent à ce poste une poupée de paille, puis se rendirent au parlement en jeans. Les médias du monde entier parlèrent d'eux lorsque leur député Andreas Wabl hissa une croix nazie sur le podium du parlement en protestation contre le président autrichien Kurt Waldheim.

Lors des élections anticipées de 2002, les Verts obtinrent 9,47 % des voix et 17 mandats au Parlement. Ce résultat constitua à ce moment le meilleur score jamais obtenu par un parti vert européen dans un Parlement national. Ils commencèrent alors des discussions pour entrer au gouvernement avec le Parti populaire (ÖVP, conservateur), mais ces négociations échouèrent. En 2003, les trois députés Verts à la Chambre haute purent former leur propre groupe parlementaire.

Les Verts obtinrent 21 sièges lors des élections de 2006, devenant ainsi le troisième parti du pays. Ils sont actuellement la principale force d'opposition au gouvernement unissant socialistes et conservateurs.

Les Verts comptaient environ 3000 membres en 2004 au niveau national, même s'il n'y a pas de règles uniformes d'adhésion. En plus des membres, le parti peut compter sur le soutien d'un grand nombre de volontaires.

Le parti a longtemps fonctionné selon les principes de la démocratie de base et de rotation, mais la croissance du parti réduit de plus en plus l'application de ces principes. Le dernier élément de la démocratie de base est une votation de la base qui peut être demandée par 100 membres au moins.

La plus haute instance du parti est le Congrès fédéral (Bundeskongress) qui se réunit au moins une fois par an. Les sections régionales et l'association des immigrés y envoient des délégués. Le Congrès fédéral décide des listes pour les élections nationales et les élections européennes. Il élit également le porte-parole du parti et décide du programme.

Le Comité fédéral (Bundesvorstand) est devenu, au fil des ans, l'exécutif du parti. Il se réunit au moins une fois par semaine, en général le mardi, et détermine les actions quotidiennes des Verts. Il s'occupe également des finances. Un comité élargi, qui se réunit également une fois par mois au moins, veille à ce que les décisions de Congrès sont bien appliquées par le Comité.

Enfin, les députés Verts au Parlement fédéral édictent leurs propres lignes directrices. On constate toutefois au fil des années un alignement des positions du groupe sur celles du Comité.

Les sections régionales sont pour la plupart organisées selon le même modèle que le parti national.

Les Verts sont entrés au parlement régional en 1998 en y faisant élire leurs deux premiers députés. Lors des élections de 2003, ils doublèrent leur nombre de députés en obtenant 7.2% des voix et forment désormais leur propre groupe au parlement.

Lors des élections locales en 2005, ils obtinrent des sièges dans environ 100 conseils communaux et occupent désormais quatre postes de vice-maires.

Les Verts entrèrent au Parlement du Burgenland pour la première fois en 2000, obtenant 5.5% des voix et deux sièges. Ils confirmèrent ce résultat en 2005 (5.21% des voix et deux sièges).

Différents partis verts participèrent aux élections régionales en Carinthie: le KEL/AL en 1984, l'Autre Carinthie (Anderes Kärnten) en 1989 et en 1994, la liste Démocratie 99 (Demokratie 99) en 1999. Aucune de ces listes ne parvint toutefois jamais à entrer au parlement du Land. Ce n'est qu'en 2004 que les Verts de Carinthie entrèrent finalement au parlement régional en obtenant deux sièges, occupés depuis par Rolf Holub et Barbara Lesjak.

Dans la capitale, Klagenfurt, les Verts jouent un rôle actif depuis plus longtemps. Ils occupent désormais quatre sièges au parlement de la ville et, depuis 2003, un des neuf sièges de l'exécutif. Andrea Wulz est désormais la Conseillère de ville en charge des femmes, des affaires familiales et des logements sociaux.

Les Verts parvinrent à faire leur entrée au parlement du Land de Haute-Autriche en 1997, puis renforcèrent encore leur présence en 2003. A l'issue de ces élections, ils entrèrent au gouvernement en coalition avec le Parti du peuple (conservateur) et le Parti social-démocrate. Rudolf Anschober y est désormais en charge des affaires environnementales. Cette décision suscita toutefois un débat intense au sein du parti, les Verts de Linz y étant notamment en majorité opposés.

Les Verts sont également représentés dans de nombreuses communes. En plus d'être représentés dans des parlements, ils occupent notamment un siège à l'exécutif de la ville de Linz.

Les Verts entrèrent au parlement du Land de Salzbourg en 1989 déjà, avec deux députés. Ils obtinrent trois mandats en 1994, puis à nouveau deux en 1999. Ils obtinrent à nouveau deux sièges en 2004, malgré une légère augmentation du nombre de suffrages.

En ville de Salzbourg, les Verts sont actifs sous le nom de Liste citoyenne (Bürgerliste).

Les Verts occupent trois sièges au parlement du Land de Styrie depuis 2005. Ils sont aussi bien représentés au parlement de la ville de Graz où ils ont quatre élus.

La Styrie compte également la plus grande organisation de Jeunes Verts en Autriche, appelée Grüne Jugend Steiermark. La première association verte autrichienne d'étudiants est également née en Styrie.

Les Verts du Tyrol entrèrent au parlement de la région en 1989 déjà. En 1994, Eva Lichtenberger fut la première verte à occuper un poste dans l'exécutif d'un Land autrichien. Elle était en charge des affaires environnementales.

En 2003, les Verts tyroliens obtinrent le meilleur résultat jamais obtenu au niveau régoional en Autriche, avec 15.6% des voix et cinq sièges. Dans la capitale, Innsbruck, les Verts atteignirent 27% des voix. Cela permit également au Vert de désigner pour la première fois dans l'histoire de l'Autriche un membre de la Chambre haute du parlement. C'est à Eva Konrad qu'est revenu cet honneur.

Lors des élections communales de 2004, les Verts doublèrent leur nombre de mandats dans les conseils locaux. En ville d'Innsbruck, ils occupent désormais 8 des 40 sièges du parlement. La même année, ils obtinrent 17.3% des voix lors des élections européennes et Eva Lichtenberger devint députée européenne. A cette occasion, les Verts devinrent le premier parti d'Innsbruck en obtenant 28.3% des voix.

En dehors des questions sociales, la problématique du trafic de transit à travers les Alpes leur a permis de se profiler particulièrement. Le Tyrol est en effet l'un des principaux points de passage routier entre l'Allemagne et l'Italie. Les Verts accusent notamment le gouvernement fédéral de ne pas avoir négocié un assez bon accord avec l'Union européenne sur ce sujet en 1994.

Si les Verts viennois se présentèrent pour la première fois aux élections en 1983 déjà, ils ne purent entrer au parlement qu'en 1991. Depuis, ils ne cessèrent d'améliorer leurs résultats; ils sont particulièrement forts dans certains quartiers (scores de 2005): Neubau (43.3%), Josefstadt (32.3%), Alsergrund (29.4%), Mariahilf (29%) ou Wieden (25.1%).

Lors des élections de 2001, les Verts gagnèrent la majorité dans l'un des districts pour la première fois de leur histoire. Le district de Neubau eut alors le premier maire de district de l'histoire de la ville de Vienne. Les résultats de 2001 leurs permirent également d'envoyer un représentant à la Chambre haute du parlement fédéral autrichien.

En 2005, ils gagnèrent encore du terrain en obtenant 14.6% des voix. Ils ont confirmé leur mairie du Neubau et en occupent désormais une seconde, celle du district de Josefstadt.

Les Verts du Vorarlberg furent les premiers à obtenir des mandats dans un parlement régional en Autriche, en 1984. Cette année-là, ils créèrent la sensation en obtenant 13% des votes lors de leur première participation à des élections. Emmené par l'agriculteur charismatique Kaspanaze Simma, ils purent former d'entrée un groupe parlementaire. Cela n'alla d'ailleurs pas sans poser problème puisque le nouveau bâtiment du Parlement, construit 1981, ne prévoyait des salles que pour les trois partis traditionnels.

Ils n'atteignirent plus jamais leur score de 1984, mais ne disparurent jamais du parlement régional. En 2004, ils dépassèrent à nouveau les 10% des voix et occupent désormais, comme en 1984, cinq des 36 sièges du parlement.

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Alliance 90 / Les Verts

Logotype du parti Bündnis 90/Die Grünen

Bündnis 90/Die Grünen (Alliance 90 / Les Verts) est un parti politique allemand.

Le parti vert allemand (Die Grünen) est né en Allemagne de l'Ouest du mouvement écologiste et pacifiste de la fin des années 1970. En 1983, les Verts obtiennent leurs premiers sièges au Bundestag, puis un groupe parlementaire en 1987. Cependant, lors des élections générales qui suivent la réunification allemande, fin 1990, ils enregistrent un revers et ne sont plus représentés. En revanche, « Alliance 90 » (Bündnis 90), un groupe oppositionel de l'ex-Allemagne de l'Est de tendance alternative, a obtenu quelques sièges sur le quota réservé à l'ex-RDA à la faveur des dispositions transitoires spécifiques à ce scrutin de la réunification. Verts et Alliance 90 décident de fusionner en 1993, le parti prenant alors son nom actuel.

Joschka Fischer participe à la fondation des Verts en 1982, avec notamment Otto Schily, l’un des avocats des terroristes du groupe Baader-Meinhof, qui deviendra quant à lui ministre de l’intérieur du gouvernement Schröder. Ces deux hommes auront avec Cohn-Bendit une influence décisive au début de la coalition rouge-verte : la suppression du droit du sang dans l’attribution de la nationalité allemande et l’engagement dans le maintien de la paix, avec l’envoi de soldats au Kosovo.

En 2000, à l’Université Humboldt de Berlin, M. Fischer appelle à la relance de l’Union européenne grâce à l’adoption d’une constitution et à une avant-garde d’un Fédération européenne à venir. Après la chute des Taliban en Afghanistan, il aide à la reconstruction avec l’organisation de la conférence de Petersberg à la fin de l’année 2001. En 2003, on le devinait alors intéressé par le poste de ministre des Affaires étrangères de l’UE. À la conférence sur la sécurité de Munich, il désapprouva l’intervention américaine en Irak en lançant en anglais à Donald Rumsfeld : « I’m not convinced. » (« Je ne suis pas convaincu. »).

Cet article fait partie de la série sur la politique de l'Allemagne, sous-série sur la politique.

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Source : Wikipedia