Le Pirée

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Posté par woody 27/02/2009 @ 03:02

Tags : le pirée, grèce, europe, international

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Le Pirée

Piraeus map.png

Le Pirée (en grec ancien ὁ Πειραιεύς / Peiraieús, en grec moderne ο Πειραιάς / Pireás) est le principal port d'Athènes. Il est aussi le premier port et le principal centre industriel de Grèce. Il est le point de départ des voyageurs vers les îles de la mer Égée.

Le Pirée était à l'origine une île, séparée du continent par les marais d'Halipédon. Il ne fut pas le premier port d'Athènes. On lui préféra longtemps la rade de Phalère, visible depuis Athènes, contrairement au Pirée.

Le premier à s'intéresser au Pirée fut Hippias qui fortifia Mounychie.

Thémistocle au moment de son archontat (493–492), pour offrir à la flotte athénienne (200 trirèmes) un lieu de mouillage (échouage) plus sûr que la rade de Phalère, entama la construction des Longs Murs. Ils étaient tout juste achevés au début de la Guerre du Péloponnèse. Les fortifications furent démolies par le Spartiate Lysandre en 404, à la fin de la guerre du Péloponnèse, puis remplacées en 393 par l'amiral athénien Conon.

Ces fortifications inquiètent les cités alliées d’Athènes, Sparte en premier lieu, qui craint de voir là les débuts d’un rival très important pour son hégémonie. Aussi Sparte tente par tous les moyens diplomatiques possibles d’empêcher la fortification du Pirée, en arguant qu’en cas d’invasion réussie des Perses, cela leur procurerait une place imprenable en Attique. Mais Thémistocle se rend à Sparte pour les rassurer et décide de reconstruire les fortifications du Pirée détruites par les Perses en suivant un modèle plus vaste ; les murs du Pirée font 60 stades de circonférence et Thémistocle ordonne qu’on les érige assez haut et assez larges pour qu’ils puissent être défendus par les hommes les plus inaptes (invalides, vieillards) alors que le reste des soldats embarquerait sur des trières. Ces murs avaient, nous dit Thucydide au livre I, 93 de son ouvrage, une largeur telle que deux chars pouvaient s’y croiser de front.

La fortification du Pirée en fait une place militaire inexpugnable, et par conséquent un port de commerce sûr puisque les marchands n’ont pas peur d’y entreposer leurs denrées. Aussi ces fortifications vont de pair avec un développement de ce port. Le Phalère est abandonné au profit du Pirée, plus grand, mieux fortifié et s’articulant au pied de collines permettant une bonne surveillance. Thémistocle est donc le premier à avoir saisi l’importance du Pirée, tout d’abord pour se construire une flotte significative en cas de nouvelle invasion perse mais aussi pour stimuler le commerce et faire d’Athènes une puissance maritime bien protégée. Mais son projet le plus ambitieux, les longs murs reliant Athènes au Pirée, ne fut réalisé qu’après son ostracisme en 471, ayant été accusé de médiser.

Les débuts de la période classique constituent l’âge d’or du Pirée qui acquiert une hégémonie sur le commerce grec, et ce au détriment des autres ports comme Chalcis, Érétrie, Égine ou encore Corinthe qui est néanmoins le seul port à réussir à se maintenir à peu près. Aussi à partir de 451, la ville du Pirée est-elle entièrement reconstruite sur un vaste plan architectural par Hippodamos, les entrepôts et arsenaux sont agrandis et la ville se dote de temples et de bassins plus nombreux. Le Pirée apparaît alors comme une clef de l’essor athénien puisqu’il lui confère sécurité, prospérité économique et commerciale ainsi que puissance navale sans égale. À eux seuls, les revenus du Pirée couplés à ceux des mines du Laurion constituent alors plus de 65% du budget de l’État athénien, le développement de la navigation compensant la pauvreté de la terre de l’Attique. Le Pirée se rapproche également d’Athènes dans la mesure où ses habitants prennent de plus en plus part à la démocratie athénienne, puisque la tradition démocratique est très ancrée au Pirée. Enfin, les longs murs construits entre 461 et 456 et qui relient le Pirée à Athènes suivant une double muraille d’environ 6 kilomètres achèvent de protéger la ville et lui confèrent non plus seulement des vertus défensives mais aussi un potentiel agressif. L’importance de ces longs murs se ressent bien au livre I de La Guerre du Péloponnèse puisque Thucydide nous apprend que Thémistocle pensait que le Pirée présentait plus d’utilité que la ville haute et répétait souvent aux Athéniens, si jamais ils cédaient à un assaillant sur terre, de gagner le port et, avec leur flotte, de faire face.

Malgré ce tableau idyllique, cet âge d’or touche à sa fin au milieu du Ve siècle, en effet les fortifications du Pirée ont déjà attiré la méfiance des Lacédémoniens et les autres ports grecs (Mégare et Corinthe notamment) ont beaucoup souffert de l’hégémonie du Pirée. Aussi les raisons de la guerre du Péloponnèse sont-elles essentiellement économiques, Sparte n’a aucun mal à convaincre les cités ayant souffert de l’expansion athénienne de se joindre à elle pour faire la guerre à Athènes. L’effort de guerre provoque au Pirée la ruine de plusieurs commerçants, les locaux et les navires étant réquisitionnés et le commerce chutant au profit des dépenses militaires. Les raids lacédémoniens sur le territoire de l’Attique conduisent Périclès à rassembler la population dans les murailles athéniennes, qui s’étendent donc maintenant sur une petite dizaine de kilomètres, suivant ainsi le conseil de Thémistocle. Cependant, les murailles du Pirée ainsi que la ville n’ont pas été étudiées pour accueillir un si grand nombre de personnes, ainsi les populations s’entassent, et trouvent refuge dans les temples, sous les portiques… Cette situation est propice à la propagation d’une maladie, la peste fait des ravages un an plus tard dans la population, favorisée par la quasi absence d’égouts au Pirée ainsi que par la faible adduction d’eau et l’absence de fontaine. Au livre II, 48, Thucydide nous explique que Athènes se vit frappée brusquement, et ce fut d’abord au Pirée que les gens furent touchés ; ils prétendirent même que les Péloponnésiens avaient empoisonné les puits (car il n’y avait pas encore de fontaines à cet endroit). Puis il atteignit la ville haute et dès lors le nombre de morts fut beaucoup plus grand. La peste, qui a eu raison de Périclès et de ses deux fils, est un coup fatal porté au Pirée qui traverse alors une crise économique et commerciale sans précédents. Le désastre de Sicile en 415 achève cette crise en privant les athéniens d’un grand nombre de navires.

Le Pirée a une tradition démocratique très ancrée. Ainsi lors du régime des 400 en 411, ce sont les soldats du port qui s’unissent et s’emparent du Pirée après une guerre civile menée dans les rues. Mais cela n’empêche pas les Lacédémoniens de porter le coup fatal au Pirée, quand après le siège victorieux d’Athènes, ils exigent que les longs murs et les fortifications d’Athènes et du Pirée soient rasés. Le coup est d’autant plus dur pour les habitants du Pirée qui voient leurs commerces détruits que Lysandre ordonne que cette destruction se fasse au son des flûtes, comme une fête. Athènes, déchue, est de nouveau victime d’une révolution oligarchique et de la mise en place du régime des Trente, qui s’acharne particulièrement sur le Pirée, foyer de la révolution contre le régime des 400. Cet acharnement contribue à une nouvelle révolte démocratique à l’hiver 404, partant toujours du Pirée et menée par Thrasybule, qui réussit à prendre le Pirée et à résister aux assauts des soldats des Trente. Même si les hoplites spartiates parviennent à les vaincre à la suite d’une réelle démonstration militaire, la démocratie fut rétablie un an plus tard, en 403.

Le Pirée comportait 3 ports, Zéa et Munichie à l'est, tous les deux utilisés pour les navires de guerre, et le grand port de Canthare à l'ouest. Ce dernier devint un marché florissant. La population de la ville était d'ailleurs principalement constituée de mètéques qui firent du port une ville commerciale et cosmopolite, où les Dieux étrangers cotoyaient les Dieux grecs. Ces trois ports furent rétrécis par des môles et fortifiés. Ils pouvaient être fermés par des chaînes tendues à leur entrée. Une nouvelle ville s'organisa progressivement autour du Pirée avec un plan en damier conçu par l'architecte Hippodamos de Milet, au milieu du Ve siècle av. J.-C..

C'est du Pirée que Thrasybule rétablit la démocratie à Athènes, en chassant le gouvernement des Trente, retranchés dans la forteresse de Mounychie.

Cette forteresse fut par la suite occupée par une garnison macédonienne, puis romaine.

Le général romain Sylla assiéga le Pirée et détruisit ensuite la ville en 87-86. Strabon dit d'ailleurs que la ville n'est qu'un misérable village. Il semblerait qu'elle soit redevenue un centre commercial florissant à l'époque impériale. Constantin utilisa encore le port pour sa flotte de guerre.

Le raid d'Alaric Ier en 396 donna le coup de grâce à la ville.

En 1040, le mercenaire varègue Harald, futur roi Harald Hardraada, vint réprimer une insurrection athénienne pour le compte de l'empereur de Constantinople. Il débarqua au Pirée, nommé alors Porto Leone ou Porto Draco. Ce nom lui avait été donné à cause de la statue de lion (ou lionne), peut-être originaire de Délos qui se trouvait à l'extrémité du promontoire d'Alkimos. Un reproduction est encore visible de nos jours. Ce fut sur cette statue qu'Harald Hardraada grava des runes.

La statue fut emportée par Francesco Morosini en 1687. Elle est maintenant à l'entrée de l'Arsenal de Venise.

Le Pirée s'appelait Aslan-Liman pendant la domination ottomane.

Mounychie retrouva son importance de forteresse lors de la guerre d'indépendance grecque. Ce fut de là que partit en 1827 la colonne de soutien aux Grecs assiégés dans l'Acropole d'Athènes. Cette expédition, dirigée par Sir Richard Church échoua dans sa tentative. Yeóryios Karaïskákis y perdit la vie. Le Général Gordon réussit ensuite à tenir Mounychie de février à mai 1827.

Le Pirée fut choisi en 1834 pour abriter le site du nouveau port d'Athènes. La ville comptait 300 habitants en 1836. Chateaubriand n'y avait vu qu'une petite maison de douanier. Le Pirée fut alors repeuplé par des habitants des îles venus y chercher un emploi.

En 1850, le Royaume-Uni de Palmerston procéda au blocus du port à cause de l'incident Don Pacifico. Le Royaume-Uni, cette fois accompagné de la flotte française procéda à un nouveau blocus entre 1854 et 1857, à cause de la politique extérieure et des dettes de la Grèce, ainsi que de la Guerre de Crimée.

Le Pirée avait 11.000 habitants en 1869 et 50000 en 1895. La ville explosa avec la "Grande Catastrophe" : l'échange de population avec la Turquie suite au Traité de Lausanne en 1923. Le nombre d'habitants au Pirée fut multiplié par trois.

Le 6 avril 1941, jour de l'attaque allemande sur la Grèce lors de la Seconde Guerre mondiale, l'aviation allemande bombarda le port et coula 11 navires de guerre, surtout le Clan Fraser qui transportait 200 tonnes de TNT qui explosa avec deux transports de munitions voisins, causant d'immenses dégats.

L'échevin de la ville est actuellement (2007) Vicky Leandros et le maire est Panayótis Fasoúlas, ancien basketteur, longtemps joueur de l'Olympiakos et champion d'Europe en 1987 avec l'équipe nationale de Grèce.

Le Pirée comporte 3 ports, d'est en ouest : Mounychie (Tourkolimano ou Microlimano), Zéa (Passalimani) et Kantharos (Mega Limani) le grand port. C'est de ce dernier que partent les ferries pour les îles. Zéa est le port des yachts et du service pour les îles argo-saroniques.

La première reconnaissance du Pirée par Athènes a lieu en 507 ; les réformes de Clisthène l’érigent en dème ce qui va permettre à la ville du Pirée de commencer à se développer. Mais cette reconnaissance athénienne n’est pas encore portuaire, elle ne concerne que la ville même qui a commencé se développer au Pirée. Le véritable tournant viendra avec Thémistocle, mais nous le verrons plus en détail dans la seconde partie. Une fois prise la décision de faire du Pirée le port d’Athènes, ce site naturel exceptionnel qui avait jusque là été dénigré peut être aménagé. Ce site comporte en effet trois ports naturels, qui vont être utilisés par les plus grands architectes grecs pour donner les trois ports de Zéa, de Munychie et de Kantharos. Ces ports sont essentiellement militaires et commerciaux et seront fortifiés sous Thémistocle afin d’en faire une place imprenable. Ce sont en effet ce qu’on appelle des ‘ports fermés’ c'est-à-dire que les tours de garde se trouvant à chaque extrémité des digues (sur lesquelles se trouvaient les phares destinés à guider les bateaux) étaient reliées entre elles par des chaînes ce qui empêchait les navires des rentrer sans autorisation et prévenait donc le Pirée de toute attaque. Le port de Zéa, le plus grand des trois était uniquement militaire et comprenait des chantiers navals. Ce fut le premier à être fortifié, et il avait été capable d’accueillir 196 trières, dans des loges de 40 mètres de long sur 6.5 mètres de large. Le port de Kantharos est le deuxième plus grand port du Pirée, il a pour but de seconder celui de Zéa en se consacrant lui aussi essentiellement à des activités militaires ; il comprend des arsenaux et des chantiers navals et peut accueillir 94 trières dans des loges de la même taille que celles du port de Zéa. Enfin, le dernier de ces ports, celui de Munyche, est certes le plus petit mais est très important dans la mesure où c’est lui qui gère la plupart des activités commerciales du Pirée. Il comprend 600 mètres de quais et 82 loges, plus petites que celles des autres ports et se situe au pied de la colline de Munyche. C’est dans ce port que se trouvent les entrepôts, les marchés et les bâtiments administratifs destinés à régler la vie commerciale.

L'Olympiakos est le club omnisports de la ville. La section football est le club le plus titré du pays.

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Olympiakos Le Pirée

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L’Olympiakós Le Pirée (en grec : Ολυμπιακός Σύνδεσμος Φιλάθλων Πειραιώς - Olympiakós Sýndesmos Filáthlon Pireós) est un club grec omnisports basé au Pirée et comprenant une section football de premier plan. Cet article concerne cette section football ; voir Olympiakós (basket-ball) pour la section basket-ball, et Olympiakos (volley-ball) pour la section volley-ball.

L'équipe de football est souvent appelée familièrement Thrylos (« Légende » en grec).

Ses supporters se recrutent traditionnellement dans la classe ouvrière, au Pirée et dans les îles (d'où sa rivalité classique avec le Panathinaikos, considéré comme le club des classes aisées d'Athènes).

L'Olympiakos est considéré comme l'un des 3 plus grands clubs de football en Grèce et, est l'un des 4 clubs grecs à n'être jamais descendus à l'échelon inférieur. C'est aussi le club de football grec le plus titré avec 36 titres de champion de Grèce, 23 Coupes de Grèce et 3 Supercoupes de Grèce.

En 1981, 21 de ses fans sont morts écrasés dans le stade suite à un mouvement de foule dans l'escalier de la Porte 7 (Gate 7, θύρα 7) restée fermée par erreur. Cette tragédie est commémorée chaque année, et les supporters y font très souvent allusion.

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Ionikos Le Pirée

Logo

Le Ionikos Le Pirée est un club de football grec basé à Nikea.

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Panathinaïkos

Logo

Le Panathinaïkós (en grec : Παναθηναϊκός) est un club omnisports grec situé à Athènes, comprenant une section football de premier plan. Cet article concerne cette section football du « Pao » ; voir Panathinaïkos (basket-ball) pour la section basket-ball.

Le PAO est l’un des principaux clubs de football athéniens. Il se veut d'ailleurs le rassembleur de tous les habitants de la capitale grecque, son nom signifie : Pan = tout + Athinaikos = Athéniens.

Panathinaïkos FC, était la section amateur du Panathinaïkos Athlitikos Omilos (Grec :Παναθηναϊκός Αθλητικός Όμιλος), Panathinaïkos Athletic club. C'est en 1979, que la section est devenue professionnelle et indépendante.

Le club est fondé le 3 février 1908, sous le nom de Podosfairikos Omilos Athinon (Grec : Ποδοσφαιρικός Όμιλος Αθηνών), Football Club d'Athènes, lorsque George Kalafatis et d'autres athlètes décident de quitter le Panellinios Athènes, pour créer un club entièrement consacré au football. Cette décision survint après deux années de tentatives infructueuses de la part de Kalafatis, de convaincre les dirigeants des clubs Athéniens de Panellinios et de l'Ethnikos Gymnastikos Syllogos, de créer une section football. Ces derniers, refusèrent, arguant du fait que le football était le sport des "basses classes". Le premier match non-officiel, fut disputé, et remporté 9-0, lors d'un tournoi à Trikala, en septembre 1908, contre l'équipe de Piraeus (Le Pirée). Cette victoire à Trikala attira les premiers supporters du Panathinaïkos.

En 1909, le premier tournoi officiel, la S.E.G.A.S cup, fut organisé par l'association Hellènique des sports amateurs, et le Panathinaikos prit la 3e place, derrière le FC Goudi, et Piraeikos.

Lors de l'année 1909, à la suite d'un désaccord avec certains dirigeants, George Kalafatis accompagné d'une grande majorité des joueurs, décida d'installer le club place Amerikis, le rebaptisant Panellinios Podosfairikos Omilos (Grec : Πανελλήνιος Ποδοσφαιρικός Όμιλος), Panhellénique Football Club.

En 1912, le britannique John Campbell, membre de l'Université d'Oxford, est nommé entraîneur. Il fut le premier entraîneur étranger à diriger une équipe grecque. Jusqu'alors, Kalafatis avait assumé les rôles de joueur et d'entraîneur.

Après la 1re guerre mondiale, le club change de nom, et devient le Panellinios Podosfairikos kai Agonistikos Omilos (Grec : Πανελλήνιος Ποδοσφαιρικός και Αγωνιστικός Όμιλος, Club Panhellénique de Football et de Sports), car certains de ces athlètes pratiquaient également d'autres sports. En 1919, le club adopta le vert comme couleur officielle, et le trèfle comme emblème.

Avec le développement en association omnisports, les infrastructures de la place Amerikis devinrent rapidement trop exiguës, et le club fut forcé de trouver un autre terrain. Après de longues et difficiles tractations, un accord fut trouvé, et il fit l'acquisition d'un nouveau terrain, sur l'avenue Alexandras. Le club fut rebaptisé "Panathinaikos Athlitikos Omilos" (Grec : Παναθηναϊκός Αθλητικός Όμιλος), Panathinaikos Athlétique Club.

En 1926, la Fédération de Grèce de football, fut fondée, et en 1927, le premier championnat de football grec, fut organisé, remplaçant la S.E.G.A.S cup. Lors des années d'avant guerre, le club ne remporte qu'un seul titre de champion, en 1930, et sa première coupe de Grèce en 1940 face à Aris Salonique (3-1).

Après la 2e guerre mondiale, le « Pana » glane plusieurs titres de champion, en 1949, 1953, 1960, 1961, 1962, 1964 et 1965 ; et remporte également deux coupes de Grèce (1948 et 1955). Lors de la saison 1963-1964, le Panathinaïkos, avec Stjepan Bobek comme entraîneur, termine la saison sans la moindre défaite. Ils remportèrent encore deux titres de champions (en 1969, et 1970), ainsi qu'une coupe de Grèce (1969), avant 1971.

Le Panathinaikos participe à la Coupe d'Europe des clubs champions en 1970-1971, il élimine l'AS La Jeunesse d'Esch (2-1/5-0), le SK Slovan Bratislava (3-0/1-2), Everton Football Club (1-1/0-0), et se qualifie pour la finale à l'issue d'un incroyable scénario lors du match retour à Athènes, face au club yougoslave de l'Étoile rouge Belgrade (1-4/3-0). Le « Pana » s'inclinera en finale, le 2 juin 1971, à Wembley, face à l'Ajax Amsterdam de Johan Cruijff (0-2). Cette finale reste à ce jour la seule jamais disputée par un club grec en coupe d'Europe. Lors de ces dernières années amateurs, Panathinaïkos remporte un nouveau titre en 1972, et réalise le doublé "coupe-championnat" en 1977.

En 1979, le football grec devient professionnel, et la famille Vardinoyannis, propriétaire de société de média, acquiert la section football du club. George Vardinoyannis en devient le président. La Coupe de Grèce 1982 est le premier trophée de l'ère professionnelle pour Panathinaïkos, qui remporte l'épreuve à quatre reprises dans les années 1980 (1984, 1986, 1988 et 1989), ainsi que deux titres de champion (1984 et 1986), et leur première Supercoupe de Grèce en 1988. En 1985, le PAO est éliminé par le Liverpool FC en demi-finale de la Coupe des clubs champions.

La première partie des années 1990 marque une période de succès pour le club, tant sur le plan national qu'européen. Il décroche quatre titres en 1990, 1991, 1995 et 1996 ; quatre Coupes de Grèce (1991, 1993, 1994 et 1995), et deux Supercoupes en 1993 et 1994. Panathinaïkos participe à la Coupe des champions 1991-1992, qui se dispute pour la première fois sous forme de groupes. Le PAO atteint les demi-finales en 1995-1996 et est éliminé par l'Ajax Amsterdam. Après s'être imposés 1-0 sur la pelouse des néerlandais, les « verts » s'inclinent lourdement lors du macth retour (0-3), au Stade Olympique.

En 2000, Yannis Vardinoyannis succède à son oncle, George, en tant que président et actionnaire majoritaire du club. Les années 2000 sont bien moins fructueuses, malgré un doublé coupe-championnat en 2004, et de belles campagnes européennes. Le club est éliminé en quarts de finale de la Ligue des champions 2001-2002 par le FC Barcelone (1-0/0-3). La saison suivante, il tombe encore au même stade de la compétition, mais en Coupe UEFA, face au futur vainqueur, le FC Porto (1-0/0-2). En dépit de ces dernières campagnes européennes décevantes, Panathinaïkos reste l'équipe grecque la mieux classée aux coefficients UEFA. Aujourd'hui, Nikos Pateras est le président du club, mais Yannis Vardinoyannis, actionnaire majoritaire, reste le personnage principal. En 2008, le « Pana » célèbre son centenaire.

2008 - ....

Lors de la saison 2007-2008, le Panathinaïkos est revenu disputer ses matches dans son stade Apostolos Nikolaidis, mais il retourne au Stade Olympique à partir de la saison 2008-2009. Un nouveau stade d'une capacité annoncée de 42 000 places, situé dans le quartier de Votanikos, est prévu à l'horizon 2010.

Au 1erer aout 2008.

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Athènes

Athènes vu par le Satellite Spot

Athènes (en grec ancien Ἀθῆναι / Athễnai — le nom est toujours pluriel —, en grec moderne Αθήνα / Athína, au singulier) est la capitale de la Grèce, ainsi que sa ville principale. La cité est renommée pour son passé glorieux pendant l'Antiquité.

La formation du toponyme viendrait, selon certains, de la racine indo-européenne ath- signifiant probablement « tête » ou « sommet », puisque la forteresse de l’Acropole située au sommet de la colline du même nom, constituerait le « noyau fondateur » de la ville. Ce qui expliquerait d'ailleurs l’origine de la légende mythologique portant sur la naissance de la déesse éponyme, selon laquelle Athéna, devenue protectrice de la cité, serait sortie « armée » de la tête de Zeus.

L’agglomération athénienne est le principal foyer de population de la Grèce, avec 3,7 millions d'habitants sur une territoire métropolitain de 428 km², sur un total de 11,125 millions de Grecs environ (au 1er janvier 2006), soit près d'un tiers de la population du pays.

La cité moderne d’Athènes est constituée de villes et villages autrefois distincts, qui avec l’expansion démographique du XXe siècle ont fini par former une agglomération. Celle-ci comprend aujourd’hui 54 municipalités (δήμος), la plus importante étant la ville d'Athènes (Δήμος Αθηναίων Dhímos Athinéon), avec près d’un million d'habitants (la deuxième étant Le Pirée). Le nom d’Athènes peut ainsi désigner l’agglomération entière (aussi appelée le grand Athènes) ou la ville d’Athènes, ou même juste le centre-ville. Voir ci-dessous la liste des municipalités.

Athènes s'étend sur la plaine d'Attique, dominée par le mont Ægialée à l'Ouest, le mont Parnès au nord, le mont Lycabette au nord-est (faisant partie de chaîne Pentélique), le mont Hymette à l'est, et le golfe Saronique au sud-ouest. En raison de ces limites naturelles, il est peu probable de voir la ville s'étendre beaucoup plus qu'elle ne l'est aujourd'hui. Par ailleurs, la géomorphologie d'Athènes contribue beaucoup aux problèmes de pollution atmosphérique dont elle souffre aujourd'hui (Los Angeles aux États-Unis connaît la même géomorphologie et les mêmes conséquences).

Les terres sont rocailleuses et peu fertiles. La ville antique était construite au pied de l'Acropole. Dans l'Antiquité et jusqu'au début du 20e siècle, le port du Pirée (en grec, Pireas) était une ville bien distincte mais il fait aujourd'hui partie de l'ensemble urbain.

Les quartiers de Pláka (situé au pied de l'Acropole), Kolonaki, Monastiraki et Exarhia (ou Exarchia) constituent le centre de la ville moderne. Lorsqu'Athènes est devenue la capitale du royaume de Grèce au 19e siècle, les architectes allemands ont créé une ville nouvelle de style néoclassique autour des places Omonia (la Concorde en Grec) et Syndagma (la Constitution) qui restent des centres névralgiques. La plupart des monuments et musées se trouvent dans ces quartiers. Le Parlement occupe le bâtiment du palais royal sur Syndagma.

Les parties nouvelles de la ville sont pour la plupart en béton gris et souffrent d'un manque d'espaces verts. Les Athéniens ont surnommé leur ville Tsimentoupolis (« la ville de ciment »).

Le climat est méditerranéen, les étés sont chauds et secs, les hivers sont doux. Les influences continentales sont présentes aussi, en raison des montagnes qui bordent le tour de la ville. Lorsque le vent venant du nord souffle sur la ville en hiver, il apporte parfois des précipitations sous forme de neige. Mais globalement Athènes est une ville sèche (334 mm de précipitations annuelles), la sécheresse estivale dure en réalité d'avril à octobre.

Des traces d'occupation humaine sont attestées dès le néolithique sur le site de l'Acropole (voir Pélasges). Mais ce n'est que suite aux invasions ioniennes que l'Attique fut organisée en cités, parmi lesquelles Cécropia, la future Athènes.

Athènes fut fondée formellement vers 800 avant notre ère par le synœcisme de plusieurs villages, partiellement préservés par l'invasion des Doriens. Ce faisant, en tirant parti de la forteresse naturelle de l'Acropole, ils purent résister aux hordes de pillards qui terrorisaient la région. Le pluriel du mot Athènes, d'après Thucydide, est une trace des anciens villages qui fusionnèrent pour fonder la cité. Selon la légende, c'est le héros Thésée, terrasseur du Minotaure, qui dirigea cette unification de l'Attique.

Athènes était l'une des cités dominantes en Grèce au cours du Ier millénaire av. J.-C. Son âge d'or fut atteint sous Périclès, au Ve siècle av. J.-C., où sa domination était à la fois politique, financière (grâce aux mines d'argent du Laurion et au tribut), militaire et culturelle. C'est à cette époque qu'Athènes fut qualifiée de « capitale (ἄστυ ) de la Grèce » (Isocrate). Rapidement, Athènes transforma la ligue de Délos en un véritable empire qui fut dissout à la fin de la guerre du Péloponnèse qui l'opposa à Sparte.

Le philosophe Aristote né en 384 av. J.-C. participa beaucoup à la vie intellectuelle d'Athènes notamment grâce à son livre Politique où il critiqua la démocratie athénienne.

La bataille de Chéronée remportée en 338 av. J.-C. par Philippe II fit entrer Athènes dans le nouvel empire macédonien. La cité, qui demeura le grand foyer de la civilisation grecque, bénéficia jusqu'au IIe siècle av. J.-C. de nouveaux aménagements et de travaux d'embellissement menés sous la houlette de Lycurgue. Après la mort d'Alexandre le Grand en 323 av. J.-C. et le découpage de l'empire macédonien, la ville, encore sous domination des rois de Macédoine, sombre dans l'oubli.

Conquise par le Romain Sylla, en 86 av. J.-C., Athènes perdit ses remparts et son rôle politique mais resta néanmoins un véritable phare intellectuel grâce à la Pax Romana qui s'instaura. Séduits par la culture et l'art de vivre athéniens, les Romains en copièrent les œuvres d'art et les mœurs et ne cessèrent d'embellir la ville : la Tour des Vents, le temple de Rome et d'Auguste sur l'Acropole, l'agora romaine, le théâtre de l'Odéon dans l'ancienne agora sont parmi les monuments édifiés à cette époque. Aux alentours de l'an 1, la ville comptait ainsi environ 300 000 habitants.

À partir de 53, les prêches de saint Paul devant l'Aréopage ne donnèrent qu'un faible écho au christianisme à Athènes ; il réussit cependant à convertir un membre du vénérable tribunal, Denys l'Aréopagite ou Dyonisius, et une femme Damaris (texte original Actes chapitre 17:33,34). Plus tard, l'empereur Hadrien (117-138), particulièrement attaché à la Grèce, continua les travaux d'urbanisme de ses prédécesseurs : la bibliothèque qui porte son nom, l'Olympion (temple de Zeus), un gigantesque stade en marbre situé au-delà de l'Ilissos, de nouvelles routes et des aqueducs furent construits sous son règne.

Sous l'Empire byzantin, Athènes perdit beaucoup de sa gloire pour ne devenir qu'une petite ville de province.

Théodose II, par ses édits de 426 et 439, ordonna la destruction de tous les temples païens. Il fit cependant une exception pour Athènes : ils seraient désaffectés et convertis en églises. Cependant, les Panathénées continuèrent à être célébrées. Justinien fit appliquer les décisions de Théodose II à partir de 529 : fermeture des écoles philosophiques (principalement néo-platoniciennes), transformées en écoles chrétiennes privées et conversion des temples en églises : le Parthénon devint la cathédrale de la ville. En effet, le culte de la Vierge (en grec Parthénos) Athéna fut remplacé par celui la Vierge Marie Mère de Dieu qualifiée d'Athénienne comme patronne de la cité. L'Érechthéion devint église de la Théotokos (Mère de Dieu). En 857, l'évêché d'Athènes devint archevêché et le Parthénon devint église métropolitaine. Les temples furent dépouillés de leurs trésors au profit de Sainte-Sophie. Entre le VIe et le VIIe siècle, l'Asklépieion fut consacré aux saints anargyres Côme et Damien. Le Théseion fut consacré à Saint Georges. Au XIIe siècle, les Propylées devinrent palais épiscopal. De nombreuses églises byzantines furent érigées, bien souvent sur d'anciens sanctuaires païens.

En 1146, la ville fut prise par Roger de Sicile. Après l'établissement de l'empire latin de Constantinople en 1204, les Français mirent en place un duché d'Athènes, d'abord gouverné par les sires de la Roche et de Brienne. Il fut conquis par des aventuriers aragonaises, les Almugavares, avant d'être repris par des Florentins, les Acciaiuoli (1385). Ces derniers rendirent à la ville une partie de son éclat. L'Acropole fut transformée en manoir. Ils se logèrent dans le palais métropolitain des Propylées. Ils firent construire une tour de guet détruite par Heinrich Schliemann en 1875. La ville basse, limitée à l'agora romaine, fut dotée en 1402 d'un mur d'enceinte, parfois appelé Mur de Valérien.

En 1458 la ville tomba sous la domination de l'Empire ottoman. Les Turcs entourèrent l'Acropole de nouvelles fortifications (le mur de Serpentzé), appuyés sur le portique d'Eumène et l'Odéon d'Hérode Atticus. Le Parthénon devint une mosquée. Il fut doté d'un minaret. L'Erechtéion devint le harem du disdar. Le 26 septembre 1687, alors qu'Athènes était assiégée par les troupes de Venise commandées par Morosini, une bombe tomba sur le Parthénon que les Turcs avaient transformé en poudrière. Le temple fut presque totalement détruit. La dégradation se poursuivit au début du XIXe siècle et fut l'œuvre de l'ambassadeur britannique à Constantinople, Thomas Bruce (Lord Elgin) et de ses agents.

La population d'Athènes déclina fortement, chose qui s'aggrava avec le déclin de l'Empire lui-même. Des quartiers entiers de la ville furent détruits entre le XVIIe et le XIXe siècle dans des guerres de factions.

Dès 1821 et le déclenchement de la guerre d’Indépendance, Athènes fut libérée de l’occupation turque lorsque les troupes s’emparèrent de la forteresse de l’Acropole. En 1826 et 1827, les Turcs assiégèrent l’Acropole, défendue d’abord par le klephte Gouras et Makriyánnis, puis, après la mort de Gouras, par le général français Fabvier. Toutes les tentatives de dégager la ville, menées par Karaïskákis puis, après son décès par l’amiral Cochrane puis le général Church, échouèrent. Les troupes de Rachid Pacha prirent l’Acropole le 27 mai 1827 et y restèrent jusqu’au 12 avril 1833. La ville était quasiment inhabitée lorsqu'elle fut proclamée capitale du Royaume de Grèce le 1er décembre 1834, mais elle fut rebâtie dans les décennies qui suivirent. Le gouvernement s'installa dans une ville en ruines. Les églises furent reconverties pour accueillir les ministères. Le Théséion devint un musée. Les architectes bavarois du roi Othon proposèrent un schéma directeur en triangle, dirigé vers l'Acropole ainsi mise en valeur, et un plan perpendiculaire. La reconstruction/construction de la ville fut laissée à l'initiative privée. La rue Ermou (Hermès) marquait alors la frontière entre ville ancienne, médiévale et ville contemporaine. Un palais royal (devenu depuis siège du Parlement), que certains architectes auraient souhaité installer sur l'Acropole, fut achevé en 1838 sur la place Syntagma. La reine Amalia créa l'année suivante un jardin botanique (devenu depuis les jardins nationaux) à côté du palais. En 1845, la ville était encore soit un champ de ruines soit un chantier de construction. De grandes maisons néo-classiques émergeaient de terrains vagues à peine déblayés. Les rues n'étaient pas encore pavées, ni éclairées, ni réellement aménagées.

Pendant la Première Guerre mondiale, la ville fut occupée par des troupes franco-britanniques.

La "Grande Catastrophe" : un afflux de réfugiés, plus d'un million, en provenance de l'Asie mineure suite à la guerre contre la Turquie entraîna dans les années 1920 la construction de quartiers entiers.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut prise par l'Allemagne nazie, le 27 avril 1941, et occupée jusqu’en octobre 1944. Les Allemands organisèrent une famine systématique qui fit de très nombreux morts. Le 3 décembre 1944, le soulèvement communiste commença dans le quartier autour du Théséion, après que les forces de police aient tiré sur une manifestation le matin même sur la place Syntagma, faisant 15 morts. Les Britanniques restaurèrent l’ordre après d’intenses combats de rue et grâce à des renforts venus de Phalère. La croissance d'Athènes fut très faible pendant les premières années post-guerre. Puis la cité recommença à croître.

L'entrée de la Grèce dans l'Union européenne en 1981 apporta de nouveaux investissements à la ville. Enfin, l'accueil des Jeux olympiques d'été de 2004 a été le moteur de nombreux travaux d'infrastructure.

En 1985, Athènes a été déclarée capitale culturelle de l'Europe.

Athènes a également été le centre culturel de la Grèce classique, et ce dans tous les domaines. Sa conception du beau et du bon a influencé durablement le reste du monde grec, puis romain, et enfin l'Occident.

Athènes a accueilli les premiers Jeux olympiques modernes en 1896, en souvenir des Jeux olympiques de la Grèce antique. La ville a accueilli de nouveau les Jeux d'été en 2004. Outre le succès sportif et médiatique de l'évènement, ils permettront peut-être d'accroître les investissements étrangers en Grèce en prouvant la capacité du pays à gérer de grands projets.

Athènes dispose d'un réseau dense de trolleybus et d'autobus. Afin de lutter contre la pollution, une part croissante des autobus fonctionne au gaz naturel pour véhicules (GNV). Le métro, dont la première ligne, nommée ISAP, date de 1904, a été complété en 2000 par deux lignes modernes et s'étend jusqu'à l'aéroport. Deux lignes de tramway, fonctionnant 24h/24, ont été mises en service pour les Jeux olympiques de 2004 : l'une relie le centre d'Athènes (départ près de Syntagma) à Glyfada (sur la côte au sud du Pirée) ou Néo Faliro, l'autre longe la côte de Néo Faliro à Glyfada. Un train rapide du réseau Proastiakós relie également la gare centrale (Larisis) à la banlieue attique en direction de l'aéroport - il emprunte la même voie que le métro entre Doukissis Plakentias et l’aéroport international Elefthérios-Vénizélos. Ce dernier, construit par une entreprise allemande, a remplacé en 2001 l'ancien Elliniko (Hellinikon International Airport, code AITA : ATH). À ces transports en commun, il faut ajouter les taxis, omniprésents dans la capitale hellène, et qui ont la particularité de prendre à la fois plusieurs passagers se rendant vaguement dans la même direction.

Avant ces développements, se déplacer à Athènes s'avérait très problématique, que ce soit à cause de la vétusté des équipements ou de la lenteur du trafic. Un apport des JO de 2004 est donc ce réseau efficace métro-tramway-bus qui semble avoir apporté une solution au problème du transport athénien. Néanmoins, le tramway n'est pas prioritaire sur le reste du trafic, ce qui occasionne une certaine lenteur et entrave ainsi ses performances.

Evzones sur la place Syntagma.

La municipalité d'Athènes est divisée en 7 districts ou "Demotika Diamerismata" (numérotés de 1 à 7). Cette division en district est principalement utilisée à des fins administratives.

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Source : Wikipedia