Le Caire

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Posté par hal 23/04/2009 @ 08:08

Tags : le caire, egypte, afrique, international

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Le Caire

Le Caire vu par le satellite Spot

Le Caire (القاهرة, romanisation : Al-Qāhira, La Victorieuse) est la capitale de l'Égypte et a une population officielle de près de 17,5 millions d'habitants, mais plus de 25 millions de Cairotes y vivent en réalité. Sa population était estimée à 700 000 habitants dans les années 1920. C'est la plus grande ville de l'Afrique et du Moyen-Orient. Bien que Al-Qāhira soit le nom officiel, on l'appelle plus souvent en arabe égyptien Misr, le nom arabe de l'Égypte.

Elle est située sur le bord est du Nil ainsi que sur quelques îles adjacentes, dans le nord de l'Égypte. À l'ouest se trouve la ville de Gizeh et sa nécropole antique de Memphis sur le plateau de Gizeh, avec ses trois grandes pyramides dont la grande pyramide de Khéops. Au sud, se trouve le site de l'antique ville égyptienne de Memphis.

La ville d'al-Qâhira fut fondée en 969 par le général Jawhar al-Siqilli (le Sicilien) pour le compte du calife fatimide Al-Muizz li-Dîn Allah, resté dans sa capitale, Mahdia, en Ifriqiyya (Tunisie). Al-Qâhira fut érigée au nord de la ville de Fustat, précédente capitale de l'Égypte arabe depuis 642. Al-Qâhira était la résidence princière des Fatimides, califes shiites ismailiens tandis que Fustat restait la capitale économique et administrative de l'Égypte. En 1168, pour empêcher qu'elle soit prise par les croisés, elle fut incendiée pendant quasiment deux mois mais les activités économiques reprirent par la suite.

Après Memphis, Héliopolis, Gizeh et la forteresse byzantine de Babylone, Fustat était une nouvelle cité bâtie comme garnison militaire pour les troupes arabes et sa location était centrale, accessible depuis le Nil. Fustat devient un centre régional de l'Islam durant la période omeyyade et c'est là que le dernier calife omeyyade, Marwan II, mena son ultime combat contre les Abbassides. Plus tard, pendant l'époque Fatimide, Al-Qâhira (Le Caire) fut officiellement établie capitale impériale en 969, au nord de Fustat. Le Caire grandit au fil du temps en absorbant d'autres villes comme Fustat, mais l'année 969 est considérée comme l'année de fondation de la ville moderne.

En 1250, les Mamelouks, soldats esclaves, prirent l'Égypte et la dirigèrent depuis leur capitale jusqu'en 1517, date à laquelle ils furent battus par les Ottomans. L'armée française du général Bonaparte occupa brièvement l'Égypte entre 1798 et 1801. Méhémet Ali, officier Ottoman, fit du Caire la capitale d'un empire indépendant de 1805 à 1882. La ville passa alors sous contrôle Britannique jusqu'à l'indépendance de l'Égypte en 1922.

La ville du Caire se situe sur la rive Est du Nil ainsi que sur quelques îles adjacentes, dans le nord de l'Égypte, symbolisant le sud où la rivière quitte la vallée limitrophe au désert pour se diviser en deux bras dans la basse région du delta du Nil.

La plus ancienne partie de la ville se trouve - grossièrement - à l'est du fleuve. D'ici, la ville s'est peu à peu déployée vers l'ouest, englobant les terres cultivables autour du Nil. Ces quartiers ouest, bâtis sur le modèle de la ville de Paris par Ismaïl le Magnifique au milieu du XIXe siècle, sont caractérisés par de larges boulevards, des jardins publics et de nombreux espaces ouverts. La vieille ville à l'est est très différente : sa croissance plus hasardeuse qu'ordonnée en a fait un endroit riche de petites ruelles et de vieux habitats surpeuplés. Alors que le Caire de l'ouest concentre les bâtiments officiels et une architecture moderne, la moitié est se révèle, quant à elle, riche de centaines de vieilles mosquées, véritable patrimoine historique.

Le système d'alimentation en eau étendu de la ville lui a permis de s'ouvrir à l'est, dans le désert. De nombreux ponts relient à la terre ferme les îles de Gezira et de Roda où se trouvent de nombreux bâtiments du gouvernement. D'autres ponts au-dessus du Nil rattachent la ville aux banlieues de Gizeh et d'Imbalah.

À l'ouest, au milieu du désert, se trouve la ville de Gizeh qui tire son nom du plateau sur lequel elle s'étend. Elle englobe l'ancienne nécropole de Memphis, célèbre pour ses trois grandes pyramides dont la grande pyramide de Khéops. Le site de l'antique Memphis se trouve approximativement à 18 km au sud du Caire, à proximité immédiate de la nécropole de Saqqarah et de la banlieue d'Helwan.

Le Caire possède un climat désertique, marqué par de rares pluies en hiver. Les étés sont très chauds, les hivers plus doux.

Le Caire, ainsi que la ville voisine de Gizeh sont considérées comme le plus grand centre de traitement médical d'Égypte, et sauf dans certains cas, possèdent la meilleure qualité de soins du pays. Parmi les établissements hospitaliers, on peut citer L'hôpital international As-Salam, Maadi (le plus grand hôpital privé du pays avec trois cent cinquante lits), l'hôpital universitaire Ain Shams, l'hôpital Dar El Fouad ainsi que l'hôpital Kasr El Aini.

Le Caire est une plateforme éducative et de services éducatifs dont l'influence dépasse les frontières du pays et irrigue le monde arabe. La ville regroupe aujourd'hui un grand nombre de services gouvernementaux relevant du système éducatif égyptien, de nombreuses écoles et universités dont dépendent les structures éducatives des autres provinces du pays.

Le transport au Caire comprend un large réseau routier, ferroviaire et maritime. Le Caire est le centre du réseau égyptien de transport. Le métro est rapide et efficace. Les deux premières voitures sont réservées seulement aux femmes.

Le périphérique ("Ring Road") est en service depuis le milieu des années 1990.

Tous les moyens de transport urbain sont surchargés : la foule se bouscule sur les quais de la gare centrale, les autobus roulent bondés et le métro, qui transporte soixante mille voyageurs à l'heure, est toujours plein.

Football : Ahly & Zamalek sont les deux principales équipes de football au Caire.

Le Caire est le site le plus fréquenté d’Égypte, en raison de ses structures d’accueil, de son patrimoine urbain et de la proximité des grandes pyramides de Gizeh. La ville abrite les principales institutions politiques et administratives du pays ; elle est en outre le siège de la Ligue arabe, symbole de son rôle déterminant dans le monde arabe. Ses universités, dont l’Université al-Azhar située dans la mosquée éponyme, sont très renommées, et son patrimoine historique est préservé par des institutions prestigieuses — musée égyptien, fondé en 1857 par l’égyptologue français Auguste Mariette, musée d’Art islamique ou encore musée d’Art copte.

Depuis 1992, avec plus d'une centaine de monuments restaurés, la capitale de l'Égypte retrouve un héritage longtemps négligé. Époque fatimide (Xe ‑ XIIe siècle), rempart de Saladin (XIIe ‑ XIIIe siècle), mosquées et palais mamelouks (XIIIe ‑ XVIe siècle) ou caravansérails ottomans (XVIe ‑ XIXe siècle), un patrimoine sans pareil sort de l'abandon.

Dotée d’importants pôles d’industries traditionnelles — sidérurgie (usine d’Hélouan), automobile et textile —, la ville s’est adaptée dans la seconde moitié du XXe siècle aux secteurs de pointe et aux nouvelles technologies : aéronautique, électronique et chimie.

Le Caire possède un aéroport international (Cairo International Airport, code AITA : CAI, code OACI : HECA).

Le centre ville inclut les îles de Roda et de Gezira, et au sud-est, Mounira.

Le secteur autour des jardins d'Ezbekiyyeh était autrefois un vaste lac qui fut asséché en 1837. Le secteur a été construit selon un plan strict, fait sous les instructions du Khédive, qui aimait les divertissements ; il y avait à l'origine un cirque, un théâtre et un opéra dans les jardins méridionaux, où subsiste de nos jours un théâtre de marionnettes. La poste centrale, place Ataba, comporte un musée postal au 1er étage. À l'est de la place Ataba, la rue Muski mène dans le Khân al-Khalili.

Au nord de la place Ataba s'ouvre la rue Clot Bey (rue Khulud), du nom d'un médecin français, Antoine Clot qui fut l'un des fondateurs de la médecine moderne en Égypte. Plus au nord, on distingue le minaret de la mosquée Al-Fath. Cette rue passe sous des voûtes en pierre avant d'arriver à la place Ramsès devant la gare, construite en 1856, transformée selon le modèle arabe en 1892 et restaurée pour la première fois en 1955. C'est l'un des quartiers du Caire moderne qui furent urbanisés le plus tôt après la seconde moitié du XIXe siècle. Le secteur est connu sous le nom « Bab el-Hadid » (porte ferroviaire) avec une statue colossale de Ramsès II, laquelle a été déplacée vers le futur Grand musée égyptien à Gizeh. Dans le musée national égyptien des chemins de fer, à l'extrémité est de la gare, on trouve quelques vieilles locomotives en excellent état de conservation.

L'île de Gezira est demeurée inhabitée jusqu'au milieu du XIXe siècle. Après le développement du centre moderne du Caire, Mohammed Ali a construit un palais à son extrémité nord ; ce quartier s'appelle maintenant Zamalek. Plus tard, le Khédive Ismaïl a construit un grand palais au centre de l'île avec un immense jardin, et une jetée pour en faciliter l'accès. À cette époque, les jardins étaient riches d'une flore exotique et d'une collection d'animaux africains.

Durant l'époque pharaonique, Rhoda faisait partie de l'ancienne Héliopolis. À l'époque romaine, ce fut une forteresse qui resta inchangée jusqu'au VIIe siècle. Après la conquête islamique, les arabes y ajoutèrent des tours et des arsenaux.

Le dernier sultan Ayyoubide transféra le siège du gouvernement sur l'île et construisit une nouvelle forteresse avec palais et casernes aux environs de 1240, mais les Mamelouks ramenèrent par la suite le gouvernement à la Citadelle.

À l'extrême sud de l'île se trouve le palais Manasterli, construit à côté d'un nilomètre, édifié au VIIIe siècle pour mesurer la crue annuelle du Nil. En remontant vers le nord, on traverse les jardins Manyal qui couvraient la majeure partie de l'île et qui sont désormais un quartier résidentiel. Plusieurs des bâtiments datent d'entre 1925 et 1935, l'époque Art déco.

Au nord de l'île, se trouve le palais Al-Manyal, musée renfermant une collection d'objets ayant appartenu au prince Mohammed Ali Tawfig, l'oncle du dernier roi d'Égypte, Farouk.

Cette partie du Caire, pleine de charme, est le plus ancien quartier de la ville. La forteresse de Babylone, construite par les Romains, s’est transformée très tôt en enclave chrétienne et juive. Ce quartier renferme la synagogue Ben Ezra, fondée en 1115, et comptait une vingtaine d’églises dont il n'en subsiste que cinq dont, notamment : l’église suspendue consacrée à la Vierge, probablement l'église chrétienne la plus ancienne en Égypte, datant du IVe siècle, l’église Saint-Serge construite à la fin du IVe siècle au-dessus d’une crypte où la sainte Famille se serait réfugiée lors de la fuite en Égypte et l’église Sainte-Barbara, du nom d'une jeune fille martyrisée pour avoir essayer de convertir son père au christianisme, reconstruite au XIe siècle. Les églises ne se distinguent pas par leur ornementation extérieure mais par un intérieur très riche.

Les monuments islamiques d’Égypte sont presque entièrement concentrés au Caire. Ils sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1979.

Les Fatimides dotèrent Le Caire de nombreuses mosquées. Après eux, les sultans mamelouks continuèrent d’embellir la ville de magnifiques mosquées et de nombreuses écoles coraniques, les medreseh ; l’amalgame sabil (fontaine) et kottab (écrivain) dans une madrasa peut sembler étrange, mais c'est pour suivre les recommandations du prophète, pour qui l'eau permet la propreté matérielle et spirituelle ; l’école est autour de la fontaine.

Des mausolées sont rassemblés en véritables villes des morts.

Sous la dynastie Mamelouk, la ville s’agrandit considérablement et devient la capitale du monde musulman.

Le Khân al-Khalili, connu sous le nom de bazar turc pendant la période ottomane, est maintenant habituellement appelé le Khân, est souvent confondu avec le marché de Muski - et inversement. Le souk de Khân al-Khalili, vieux de 600 ans, a été établi en 1382 par l'émir Djaharks au cœur de la ville fatimide. À l'instar du marché Al-Muski à l'ouest, il comporte une des zones d'ateliers d'artisans les plus importantes du Caire. Ces deux marchés sont le symbole de la tradition qui a fait du Caire un centre important de commerce.

Le Khân est situé à un coin du triangle des marchés qui va du sud de la porte Zuwayla à l'ouest à Azbakiyyah. Le Khân est encadré au sud par la rue d'Al-Azhar et à l'ouest par le marché de Muski. Il se compose de passages et de ruelles remplies d’artisans, d’orfèvres, de vendeurs de parfums et d’épices. Sur une rue étroite venant d'Al-Badistand, on trouve le célèbre et pittoresque café el-Fishawi, ou le café des miroirs, qui était par le passé un endroit de réunion pour les artistes locaux, et qui n’a pas changé depuis près de 200 ans. Il fut fréquenté par l'écrivain prix Nobel Naguib Mahfouz, un des auteurs égyptiens les plus connus.

Les consommateurs égyptiens font généralement leurs emplettes dans le nord et l'ouest du secteur d'Al-Badistan, là où les prix sont les plus bas. Les marchés d'or et d'argent sont situés à l'ouest du Khân le long de la rue des orfèvres.

Le Caire est une des villes les plus touchées par la pollution de l'air.

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Égypte

Drapeau de l'Égypte

L'Égypte (Misr, مصر), officiellement la République arabe d'Égypte, est un pays d'Afrique du nord-est. La partie nord-est du pays constituée par la péninsule du Sinaï se situe cependant en Asie.

Sa capitale est Le Caire (al-Qâhira, القاهرة), sa langue officielle est l'arabe, sa langue parlée est l'égyptien (arabe dialectal) et sa monnaie est la livre égyptienne.

Durant près de trois millénaires, la vallée du Nil vit prospérer une des civilisations les plus brillantes de l'Histoire. L'invention d'une écriture originale sous forme d'idéogrammes, les hiéroglyphes, peu de temps après l'apparition du cunéiforme en Mésopotamie vers -3300, fit sortir la race humaine de la Préhistoire. L'Égypte des pharaons put ainsi largement s'épanouir pour atteindre son apogée au XIIIe siècle avant notre ère, laissant une œuvre monumentale au patrimoine mondial.

Après de nombreuses invasions et occupations diverses (essentiellement Perses, Grecs, Romains et Byzantins), le pays tomba définitivement sous domination arabe au VIIe siècle de notre ère. En dépit d'une longue tutelle ottomane puis britannique, sa culture reste aujourd'hui encore fortement marquée par l'identité arabe, dont le président Nasser fut l'un des plus célèbres pionniers.

De nos jours l'Égypte s'inscrit dans un cadre politique moyen-oriental imprégné par ses nombreux conflits avec l'État d'Israël. Outre ses ouvrages monumentaux contemporains tels que le canal de Suez ou le haut barrage d'Assouan, elle demeure mondialement connue pour ses richesses archéologiques présentes dans de prestigieux musées internationaux. La disparition de nombreuses archives fait cependant que son histoire reste fragmentaire, bien que l'évolution des technologies nous permette de mieux en saisir la grandeur et la portée.

La République arabe d'Égypte est officiellement une république démocratique.

Le pouvoir exécutif est détenu par le président de la République. Depuis 1981 Mohammed Hosni Moubarak occupe le poste de président, réélu lors de référendums tous les six ans. En 2005 l'élection pour la présidence était pour la première fois ouverte à d'autres candidats. Le pouvoir législatif appartient à l'Assemblée du Peuple (membres élus pour une durée de cinq ans par suffrage universel). Enfin une assemblée consultative, appelée la Choura, est consultée par le président de la République et l'Assemblée du Peuple sur les décisions politiques. Cette assemblée est composée de 264 membres dont deux tiers sont élus, et un tiers nommé par le président de la République.

L’islam est la religion d'État mais les libertés de pensée et de cultes sont officiellement assurées, cf. chapitre « Religions ».

Des organisations défendant les Droits de l'Homme dénoncent des atteintes aux droits de l'Homme.

L'excision y est encore largement répandue bien qu'en décembre 1997, la Cour de cassation égyptienne a rendu un arrêt en faveur d'une interdiction gouvernementale des mutilations génitales féminines, dans lequel il est indiqué que les contrevenants s'exposent à des sanctions pénales et administratives. Il existe en outre un décret ministériel qui interdit ces pratiques. Malgré cette jurisprudence et ce décret, les MGF se perpétuent encore dans ce pays et concernerait plus de neuf femmes sur dix.

La France est représentée depuis le 24 août 2008 par Son Excellence M. Jean Félix-Paganon.

Le Consul Général de France au Caire est Marie Masdupuy.

Les forces armées égyptiennes sont les plus importantes en nombre du continent africain, et elles se situent au 11ème rang mondial. Elles se composent de l'armée égyptienne, de la marine égyptienne, de l'armée de air égyptienne, et de l'Egyptian Air Defense Command.

On distingue généralement quatre régions, la Basse-Égypte, la Moyenne-Égypte, la Haute-Égypte et la Nubie.

L'Égypte multiplie les extrêmes : pays arabe le plus peuplé, 90 % de sa population habite dans une bande de terre fertile qui longe le Nil (24 km dans sa plus grande largeur près du Fayoum, en moyenne 10 km, mais peut n’avoir qu’une centaine de mètres). Le reste du territoire est désertique.

Outre la capitale, Le Caire qui comprend également Gizeh, les grandes villes égyptiennes sont les suivantes : Alexandrie, Assouan, Assiout, Banha, Dahab, El Arich, El-Mahalla El-Kubra, Hurghada, Mansourah, Marsa Matrouh, Louxor, Karnak, Kôm Ombo, Port Safaga, Port Saïd, Charm el-Cheikh, Suez, Tanta, Zagazig, etc.

L’air y est particulièrement sec et salubre, et seul le Nil fait qu’on n’y retrouve pas totalement le climat saharien. En hiver, la température est douce et les gelées nocturnes sont exceptionnelles. Mis à part les mois de janvier, février et mars, parfois assez froids dans le nord, les températures moyennes avoisinent 20° sur la côte méditerranéenne (maximales 31°) et 28° à Assouan (maximales 50° !). Dans le désert, les extrêmes sont de rigueur - incandescent le jour, glacial la nuit.

Devenue sensiblement plus humide depuis la construction du haut barrage, la Haute-Égypte ignorait pratiquement la pluie dans l’Antiquité, au point que celle-ci apparaissait comme un présage, en général funeste, aux yeux de ses habitants.

Le delta du Nil et surtout le cordon littoral connaissent une moins grande sécheresse. Pendant l’hiver, de violentes ondées transforment la région en marécages, mais ces précipitations restent encore assez rares (la moyenne au Caire est de six jours de pluie par an). Alexandrie est la ville égyptienne qui reçoit le plus de précipitations, environ 19 cm/an, tandis qu'Assouan ne reçoit qu'environ 10 mm tous les cinq ans.

Au printemps sévit assez souvent le khamsin, un vent sec, chaud et très poussiéreux, souffle brulant des déserts du sud-est. À la vitesse de 150 km/h, il arrache les feuilles des arbres et donne au ciel une teinte orange foncé ; l'air se charge de poussière ce qui rend la respiration oppressante. Pendant ces cinquante jours (d'où le nom de cette saison), l’Égypte connait quelques violents orages, autrefois symbolisés par le dieu Seth.

En été, la température est élevée, mais le soir une brise régulière du nord rafraichit l’atmosphère ; cette chaleur sèche est en fait plus supportable qu’une chaleur humide.

Ce grand soleil, cette chaleur sèche n’ont pas été sans influer sur les mœurs des anciens Égyptiens : le besoin de vêtements ne se faisait guère sentir, mais la perruque était utile pour se protéger des rayons du soleil ; les bains et les soins de la toilette rafraichissaient l’épiderme, tandis que les fards, les cosmétiques, les parfums protégeaient la peau et les yeux de la réverbération solaire, et masquaient l’odeur de la transpiration.

C’est aussi pour recueillir quelque fraicheur que l’on construisait en briques épaisses, que l’on travaillait sous les vérandas et que les gens aisés cachaient leurs demeures dans la verdure des jardins.

Si l'Égypte est à 94 % désertique, elle n'en abrite pas moins divers écosystèmes qui se sont adaptés à des conditions particulièrement hostiles : lotus, papyrus, palmiers, tamaris, acacias, jacarandas, poincianas, mangroves...

Côté faune, on dénombre environ quatre cent trente espèces d'oiseaux et une centaine de mammifères, au nombre desquels les dromadaires, les ânes et les gazelles… On comptait auparavant une variété extraordinaire de grands mammifères (léopards, oryx, hyènes, lynx du désert…), aujourd'hui anéantis par la chasse. Très à leur aise, en revanche, trente-quatre espèces de serpents, des scorpions et quelques crocodiles vivent du côté d'Assouan.

Le pays est en proie à de grandes difficultés économiques. Autrefois (vers -400) essentiellement agraire, l'économie égyptienne tente désormais de se diversifier vers des domaines comme le tourisme ou l'industrie. Les principaux partenaires économiques de l'Égypte (en 2004) sont les États-Unis, l'Union européenne, et le Japon. Les principales ressources économiques de l'Égypte sont le pétrole, les métaux, le tourisme, et l'agriculture (surtout le coton).

Les fêtes religieuses varient suivant le calendrier lunaire (Baîrams, Aïd el-Kebir, Mouled el-Nabi). Le calendrier islamique étant plus court que le calendrier grégorien, les fêtes religieuses reculent de onze jours environ tous les ans. Le ramadan est respecté, quoi que beaucoup d'égyptiens tentent de contourner la règle du jeûne en modifiant leurs heures de veille. L'abstinence et le manque de sommeil rend les gens parfois irritables à cette période. Mais le ramadan est également un temps important pour les égyptiens musulmans, pour faire des rencontres et participer aux nombreuses fêtes qui débutent à la rupture du jeûne.

Les Moulid, mélange de foire et de fête religieuse célèbrent l'anniversaire d'un saint local ou du prophète mahomet, et donnent lieu à une débauche de couleurs, de nourriture, de spectacles, de bénédictions, de circoncisions publiques.

Depuis les campagnes napoléoniennes qui amenèrent à côté de corps expéditionnaires, de nombreux ingénieurs, historiens, égyptologues, linguistes, juristes et médecins, l'Égypte accueillit une communauté française importante. D'autres communautés étrangères existèrent au même moment, italienne, grecque, israélite, etc... Toutes avaient en commun une « lingua franca » qui était le français. L'élite égyptienne, puis la classe moyenne, envoya ses enfants apprendre le français. Le code napoléonien servit de base aux institutions égyptiennes modernes. Jusqu'en 1956, année de la crise du canal de Suez, la langue française joua un rôle important en Égypte, y compris sous le protectorat britannique.

Avec le départ des communautés étrangères d'Égypte, le français ne disparut pas pour autant. Sur le plan international, l'Égypte fut un membre actif au sein de la communauté francophone. C'est l'Égypte qui imposa la langue française dans tous les traités internationaux concernant la crise du Proche-Orient, par l'action du haut-diplomate égyptien, Boutros Boutros-Ghali, ancien secrétaire général des Nations unies, qui fut même Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie.

La caractéristique essentielle du paysage bilingue égypto-français est sa diversité. Les types d’établissements sont de statuts différents (écoles expérimentales, lycées Al Horreya, écoles d’investissement, écoles confessionnelles).

Soixante-douze écoles dites « bilingues » enseignent le français renforcé (LV1) à 45 000 élèves. Les cours sont assurés par environ 2 000 enseignants, dont une cinquantaine de Français.

Élément phare d’un autre pan du bilinguisme en Égypte, le Lycée français du Caire scolarise, quant à lui, plus de 1 600 élèves, parmi lesquels 47 % sont de nationalité française et 32,5 % Égyptiens.

Il faut y ajouter les 10 000 élèves supplémentaires répartis dans les cinq autres établissements cairotes, ainsi que dans le lycée d’Alexandrie, le lycée de Port Saïd, les petites écoles françaises de Charm el-Cheik, Ourghada et les nombreux instituts et écoles à cursus français qui poursuivent le même objectif.

Enfin, comme composante non négligeable du paysage francophone éducatif égyptien, on évalue à quelque 1,7 millions le nombre d’élèves, encadrés par environ Modèle:Funité, qui étudient le français en deuxième langue vivante (LV2).

En ce qui concerne les écoles privées chrétiennes, elles accueillent aujourd'hui une majorité de jeunes musulmans. Un contrat passé avec l'État égyptien assure en théorie un contrôle du contenu pédagogique.

La majorité des égyptiens 85% se réclament de l'islam, introduit en Égypte en 642. L'autorité religieuse suprême est le sheikh d'Al-Azhar, qui prétend définir la ligne officielle de l'islam sunnite sur la plupart des sujets.

Les Coptes forment la principale minorité religieuse 15%, avec une forte représentation dans les régions de Haute-Égypte (Beni Suef, El Minya, Assiout, Sohag, Kénèh, Louxor). Avant l'arrivée de l'islam, le christianisme était la religion prédominante dans le pays, l'un des premiers à avoir embrassé cette nouvelle foi. Les Coptes sont la résultante d'une scission de l'Église orthodoxe d'Orient. Longtemps voués à la vie monastique, ils constituent aujourd'hui une élite cultivée (dont le représentant le plus connu est l'ancien Secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali) et une minorité économiquement puissante.

Divers incidents confessionnels ont lieu périodiquement comme par exemple le vendredi 28 octobre 2005, à Alexandrie où des milliers de musulmans s'en sont pris à l'église copte-orthodoxe Saint Georges en jetant des pierres et en criant des injures antichrétiennes. Cette altercation a provoqué la mort de 3 personnes et blessé 80 autres.

Le bahaïsme est apparu au milieu du XIXe siècle avec comme premier apôtre Al-Mirza Ali Mohamed Al-Chirazi, né en 1844 ; Hussein Ali Nourri, né en Iran en 1810, est le véritable fondateur du bahaïsme qui compte près de six millions de bahaïs dans le monde, principalement en Iran. Les bahaïs égyptiens, estimés à environ 10 000 personnes, ont obtenu le droit, par le tribunal de première instance d'Alexandrie, d’inscrire leur confession sur leur carte d’identité. La Haute Cour administrative a toutefois suspendu ce verdict. Les bahaïs, qui refusent l'inscription du nom d'une des trois religions reconnues nationalement, demeurent donc toujours sans cartes d'identité valables.

Pour ce qui est des Juifs, les différentes communautés vivant dans ce pays à toutes les époques ont subi des persécutions plus ou moins importantes au cours du temps (sous Trajan à l'époque romaine) et préférèrent quitter l'Égypte entre 1956 et 1967 (période de montée de puissance de l'État juif en Israël), quand la vie politique et religieuse était difficile pour toutes les religions à cause de l'hostilité du régime de Nasser. De ce fait, il n'en reste pratiquement plus, alors que la communauté d'Alexandrie, pour ne citer qu'elle, avait joué un rôle important.

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Le Caire (Alpes-de-Haute-Provence)

Carte de localisation de Le Caire

Le Caire est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Cairois.

Ce village est situé à 30 km au nord de Sisteron, sur le Grand Vallon.

On y pratique l'arboriculture. Une via ferrata se trouve sur la commune.

Des troubles liés à la crise frumentaire et à au nouveau système d’imposition ont lieu à l’été 1790.

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1237 (castro de Cadro). Charles Rostaing retient une origine occitane, avec le sens de pente pierreuse (cairoun). Ernest Nègre retient également l’origine occitane du terme caire, mais avec le sens de pierre anguleuse, taillée, désignant une fortification en pierre de taille,.

L’ancienne fabrique de plâtre et de chaux est exceptionnelle car elle a conservé son système à traction animale. Le système d’extraction du gypse, les fours (de 1896 et 1930) et les machines de broyage sont conservées. La fabrique a fait l’objet d’une inscription partielle aux monuments historiques.

L’église paroissiale Saint-Michel-Archange, du milieu du XVIIe siècle, est voûtée en ogives ; le chœur est à chevet plat. La nef possède un bas-côté. Le clocher, de taille modeste, est construit sur le chœur.

Les ruines d’une tour surplombent le village, sur une hauteur.

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Station de défense orbitale Le Caire

La station de défense orbitale Le Caire est une station du jeu vidéo Halo 2. Elle fait partie d'un important système de défense planétaire, construite et mise en oeuvre par l'United Nations Space Command et composée de plus de 400 stations du même type.

La station Le Caire contient tout ce dont une station militaire a besoin. Une salle de briefing, avec de nombreux râteliers d'armes à proximité, elle est pourvue d'une armurerie, ainsi que de quelques espaces de promenade, avec des arbres. Une partie de la station ne peut être rejointe qu'en passant dans des zones sans atmosphère, sans doute pour plus de sécurité.

Le principal atout du Caire, mais également des autres stations de défense orbitales, est la présence d'un Canon à Accélération Magnétique, puissante arme et seule défense orbitale réellement efficace contre le blindage et le bouclier des vaisseaux Covenants.

Après le retour du John-117 de sa mission sur Halo, les Covenants attaquèrent la Terre, malgré le coup porté par les Spartans sur le Hiérophante Inflexible. En conséquence de cela cependant, leur flotte était bien plus réduite que lors de l'attaque de Reach. Les Covenants changèrent donc de tactique : ils envoyèrent de nombreux vaisseaux d'abordage dans les diverses stations, avec l'espoir de les détruire et ainsi créer une brèche où s'engouffrer dans le réseau de défense terrien. Ainsi, chaque équipage Covenant apportait dans chaque station une bombe à retardement, pulvérisant la station. Deux stations : le Malte et l'Athènes, furent détruits de cette façon.

Le Caire faillit subir le même sort, mais John parvint à stopper la séquence d'explosion et fit sortir la bombe de la station, afin de la précipiter sur un vaisseau Covenant qui passait près du Caire.

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Source : Wikipedia