Laval

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Posté par rachel 04/03/2009 @ 19:09

Tags : laval, mayenne, pays-de-la-loire, france, québec, canada, amérique, international, national, football, sport

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Laval (Mayenne)

Porte De Laval - Mayenne - France - Décembre 2004

Laval est une commune française, située dans le département de la Mayenne et la région Pays de la Loire, elle fait partie du Maine, ancienne province française.

Ses habitants sont appelés les Lavallois et Lavalloises.

Chef-lieu de département, aux portes de la Bretagne, à la rencontre de la Normandie et de l'Anjou, la ville a obtenu le label ville d'Art et d'Histoire du fait de son très riche patrimoine.

Eadem mensura, devise de la Famille de Laval, qui signifie "de même mesure".

Laval est situé sur la Mayenne. Elle est au cœur d'une aire urbaine d'environ 95 000 habitants.

Le site de la ville actuelle de Laval, dans la vallée de la Mayenne, est à mi-chemin des cités plus anciennes que sont Le Mans et Rennes. Il en est fait mention dans les écrits de Lucain au temps de Jules César, et une voie romaine traverse la rivière par un gué au pied de l'éperon rocheux où le château s'élèvera plus tard.

Pour autant même si les recherches archéologiques attestent une occupation ancienne des lieux, rien ne confirme la tradition d'un château initial que les Normands auraient détruit. Walla, ministre et l'un des principaux conseillers de Lothaire en révolte contre son père Louis le Pieux (778-840) empereur d'Occident, aurait possédé, ici, un domaine, "une villa", ayant servi de base arrière aux troupes alliées du prince rebelle.

Une généalogie, sans doute hasardeuse, fait aussi remonter le premier seigneur à un "Guy" ayant vécu au début du IXe siècle et auquel aurait succédé d'autres gardiens des lieux.

Les chroniqueurs placent la translation des reliques de Saint-Tugal, Évêque de Tréguier, apportées à Laval en 870 ou 878. Une légende de l'office du saint, qui était propre au chapitre de Laval, disait qu'un Évêque de Tréguier nommé Gorennan, fuyant devant une invasion de Normands et emportant avec lui le corps de son saint prédécesseur, était venu se réfugier à Laval, où il avait reçu un si bon accueil, que, pour témoigner aux habitants sa reconnaissance, il leur laissa la plus grande partie de la précieuse relique.

Une vieille tradition consignée par Jacques Le Blanc de La Vignolle, dans son Mémoire sur la ville de Laval, rapporte différemment la manière dont Laval s'était enrichie de ces reliques. Ce qui est certain, c'est que la plus forte portion du corps de Saint-Tugal est depuis bien des siècles conservée à Laval.

Les seigneurs de Laval possèdent une dynastie présente dans l'histoire de France. La ville a été longtemps le point de passage entre l'Île de France et la Bretagne, l'une des principales places fortes de la région des Marches de Bretagne. La « vieille rue » fut pendant quelques siècles l'une des principales portes de la Bretagne.

La cité de Laval est évoquée dès le XIe siècle. La charte d'Hugues, comte du Maine, qui est le premier document concernant Laval, est mentionnée par le Père Anselme : Hugues, fils d'Hugues, écrit-il, souscrivit à la charte par laquelle le comte, son père, donna vers l'an 1000 les villages et seigneuries de Laval et du Coudray, à deux seigneurs appelés Hugues, père et fils, et à un autre nommé Ingelbault. En marge est la note : Cartulaire de Marmoutier touchant le prieuré de Laval . Il existait donc au chartrier de Marmoutier, au milieu du XVIIIe siècle, un cartulaire du prieuré de Saint-Martin de Laval, dans lequel la mainferme donnée à Ingelbaut était transcrite.

Hubert Eveillechien ne succéda qu'en 1015 à son père. L'inféodation de Laval à Guy Ier de Laval n'est pas antérieure à cette date. Le Château et les plus anciennes fortifications de la ville datent du XIIe siècle, construits sous l'impulsion de Guy Ier, seigneur de Laval et vassal du comte du Maine, cependant, pour faire face à l'afflux de nouveaux habitants, de nouvelles murailles furent construites au XIIIe siècle ; des vestiges subsistent.

C'est au mois de juin 1231 que Saint Louis passa à Laval . Il y a aussi des indications d'autres passages possibles dans le comté en 1241.

Les Ponts de Laval, dits de Mayenne appartenaient au seigneur de Mayenne. Cette affirmation de René de Quatrebarbes est confirmée . Le seigneur de Laval fit cesser enfin cette anomalie en acquérant de Foulques de Mathefelon, le 12 août 1264, ce qu'il possédait dans la paroisse de Sainte-Melaine. Puisque Guy VIII avait eu guerre avec le seigneur de Mayenne au sujet du Pont de Mayenne, le différent portait sans doute sur la féodalité des lieux ou des droits cédés par Foulques de Mathefelon que le baron de Mayenne aura voulu se réserver.

Laval, baronnie ancienne et d'une grande étendue, possédait la particularité d'appartenir à la Bretagne et à la province du Maine. Détachée de la lignée des Montmorency, la famille de Laval siégeait aux États de Bretagne. Le seigneur de Laval, l'un des plus puissants de la province devait fournir au prince, son suzerain, huit cavaliers d'ost, pendant six semaines, et les entretenir à ses frais.

Au XIIe siècle, une confrérie apparaît dans l'organisation de l'accueil aux pèlerins. Elle est créée le plus souvent par d'anciens pèlerins, dans le but d'entretenir la dévotion à saint Jacques. Les plus importantes de l'époque sont celles de Paris, Lyon, Reims, Bordeaux, Toulouse (deux), Valenciennes, Senlis, Laval, Poitiers, Châlons-sur-Marne (cf. l'article pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle).

Béatrix de Gavre, épouse de Guy IX de Laval, Comte de Laval, fit venir du Comté de Flandre des ouvriers tisserands qu'elle fixa à Laval. Le titre de sire de Gavre était réservé selon la coûtume familiale à l'héritier présomptif du chef de la Maison de Laval.

Ceux-ci introduisirent ou perfectionnèrent la technique du tissage de la toile. Elle apprit aux habitants à cultiver et à travailler le lin qui croissait spontanément dans la région. Laval ne tarda pas à rivaliser avec les villes les plus commerçantes. Sa renommée fut bientôt rendue fameuse par la qualité de ses toiles. Les marais qui entouraient la ville cédèrent la place à cette nouvelle industrie. Pour loger ouvriers et marchands, de grands faubourgs se construisirent. Les bords de la Mayenne se couvrirent de blanchisseries. L'art textile représentait déjà l'activité principale de l'économie locale.

La ville se développe autour du Château des ducs de Laval, principalement grâce à l'industrie textile, les toiles de lin de Laval sont exportées dans toute l'Europe et même vers l'Amérique au XVe et XVIe siècle. Cette industrie ne verra son déclin arriver qu'au début de la Révolution Industrielle au XIXe siècle avec la mécanisation des métiers à tisser. La dernière usine textile de Laval a fermé ses portes au début des années 2000. La ville médiévale n'occupait alors que "la Montagne", la ville étant construite sur une colline afin de faciliter sa défense en cas de siège, et une petite partie de la rive gauche correspondant à l'actuelle Rue du Pont de Mayenne.

Pendant la Guerre de Cent Ans, la ville fut prise tour à tour par chacun des belligérants avant d'être prise définitivement pour le compte du Royaume de France sous la conduite de Jean Fouquet (une plaque commémore cet évènement au carrefour entre la rue du Val de Mayenne, le Grande Rue et le Quai Jean Fouquet). Prise par les Anglais en 1428, la ville fut libérée l'année suivante.

Le 25 septembre 1429, « par un exploit dont Laval devrait toujours se souvenir », dit l'abbé Angot, avec Raoul du Bouchet, Jean de Champchevrier, Jean de Villiers et une poignée de soldats guidés par le meunier des Trois-Moulins, Jean Fouquet, Bertrand de la Ferrière contribua à la reprise de Laval sur les Anglais.

Au sortir des affres de la guerre de Cent Ans qui désola le Maine de 1417 à 1449, la cité se releva rapidement de ses ruines. Le développement fut tel qu'elle dut bientôt, pour sa sécurité, s'enfermer dans une enceinte fortifiée. À partir de cette époque, les maisons à pans de bois sont en partie reconstruites et embellies. L'architecture vernaculaire recense des maisons à colombage dont les murs sont constitués d'une charpente de solives en bois, verticales ou obliques, le remplissage étant fait de briques ou de matériaux légers. Les étages s'avancent sur la façade, formant un encorbellement en marches d'escalier.

Pour l'Art de vérifier les dates, le jour même de la cérémonie de son sacre (17 juillet 1429), Charles VII, dans un conseil nombreux qu'il tint, érigea la baronnie de Laval en comté, relevant nument du roi, par lettres qui furent vérifiées au parlement le 17 mai 1431. Ces lettres sont fondées sur les motifs les plus honorables qu'elles énoncent, la grandeur et l'ancienneté de la maison de Laval, son immuable fidélité envers la couronne, les services importants qu'elle lui a rendus, les armées levées à ses dépens pour le besoin de l'État, les pertes qu'elles a essuyées de ses villes et de ses châteaux, etc. Pour plus grande distinction, le roi, dans ces mêmes lettres, donna le titre de cousin au comte de Laval, et lui accorda le même rang et les mêmes honneurs dont jouissaient alors les comtes d'Armagnac, de Foix et de Soissons, auxquels il n'était guère inférieur en puissance, ayant dans la dépendance de son comté cent cinquante hommages, parmi lesquels se trouvaient quatre terres titrées, trente-six châtellenies, et en tout cent douze paroisses. Enfin, le roi, dans le même temps, fit chevaliers le nouveau comte et André de Lohéac, son frère. À partir de cette époque, les comtes de Laval prirent place parmi les anciens pairs du royaume.

Charles d'Anjou, comte du Maine, pour conserver l'hommage et la supériorité sur la seigneurie de Laval, s'opposa à cette érection, disant que le roi n'avait pu faire de son vassal un comte en pareille dignité que lui. Un arrêt du parlement séant à Poitiers, porte que la dame de Laval et son fils aîné Guy XIV, jouiraient des titres et honneurs qui lui avaient été accordés, sauf des droits du comte du Maine. Louis XI, par lettres expresses du 19 novembre 1467, confirma au comte et à ses successeurs les prérogatives accordées par le roi, son père. En 1467, par lettres du 19 novembre, pour l'égaler aux princes du sang, il accorda au comte de Laval le privilège de précéder le chancelier et les prélats du royaume, comme il l'avait accordé aux comtes d'Armagnac, de Foix et de Vendôme.

Le roi Louis XI établit une Chambre des Comptes à Laval en 1463. C'est donc vraisemblablement sous Guy XIV que fut établie la chambre des comptes de Laval ; du moins on ne voit pas de comptes rendus à cette chambre par les fermiers et les trésoriers de ce comté avant lui. Elle était composée d'un président, qui est à présent le juge ordinaire, de quatre auditeurs et d'un greffier. Ce privilège est une preuve de la grandeur de la maison de Laval . Tous les receveurs, procureurs ou fermiers du comté y rendaient leurs comptes. Cette juridiction seigneuriale siégeait au chef-lieu du comté.

A la mort de Charles IV d'Anjou, comte du Maine, dernier de la maison d'Anjou, ces provinces retournèrent à la couronne par la loi d'apanage. Louis XI ajouta dans la suite, par lettres de janvier 1481 données à Thouars (v. st.), celle de distraire le comté de Laval du comté du Maine pour être dans la mouvance immédiate de la couronne, avec pouvoir de nommer à tous les offices royaux qui se trouvaient dans son district. Il y fut ajouté l'attribution de la connaissance des appellations du sénéchal de Laval au parlement de Paris.

Par cette charte appelée la Grande Charte de distraction, le comté de Laval fut à l'avenir, et perpétuellement, tenu et mouvant nuement à foi et hommage lige du roi, à cause de sa couronne, et non à cause de son comté du Maine. La ville chef-lieu eut un bailliage distinct, rapporté ainsi sur les rôles du parlement, Anjou, Maine, Laval, Perche, etc. Le juge de ce siège pouvait se qualifier de bailli et sénéchal de Laval.

En 1480, afin qu'il ne restât plus aucune juridiction aux juges du Maine, Louis XI établit à Laval une élection, un grenier à sel, et un juge des exempts et des cas royaux; en 1482, ce prince donna aux seigneurs comtes de Laval la nomination aux offices royaux.

Le roi Charles VIII, fils et successeur de Louis XI, ne se contenta pas de confirmer, par lettres données à Blois, au mois de novembre 1483, toutes les grâces que la maison de Laval avait obtenues de son père, il y en ajouta de nouvelles.

Charles VIII est au château de Laval dès mai 1487. Il vient s'établir sous la conduite d'Anne de Beaujeu, qui surveilla et dirigea de cette ville les opérations de la guerre entreprise contre le duc de Bretagne. La Cour de France y fit un premier séjour de cinq semaines. Le roi et la régente s'étaient dirigés ensuite sur Ancenis. Les troupes qui venaient rejoindre l'armée royale étaient des soldats peu disciplinés, et s'établirent dans le faubourg du Pont-de-Mayenne, et du droit du plus fort se firent héberger par les habitants.

Guy XV ne les rejoint à Laval qu'en août. Il a été mentionné par plusieurs auteurs que la loyauté de Guy XV dans ce conflit était quelque chose de non déterminé, compte tenu de passivité militaire naturelle. Cette affirmation ne prend cependant pas en compte les difficultés qu'il a rencontré pendant ce conflit. Une grande parti de ces affinités étaient bretonnes et en choisissant le parti de la France, il s'est attiré nombre d'antagonismes de ses proches. Guillaume de Jaligny, un chroniqueur affirme que le comte aurait préféré la neutralité et ne pas prendre parti entre la France et la Bretagne . Il a pourtant pris rapidement conscience de l'ascension victorieuse de la France contre la Bretagne, et a fourni de façon assez discrète du support au roi de France, tout en ne se coupant pas de ses liens bretons.

Ainsi, il ouvre, selon Bertrand d'Argentré , sans combat, le 1er septembre 1487, les portes de son château de Vitré et de la ville, aux troupes royales. D'Argentré affirme qu'il avait laissé pour instruction : Entrer de nuict les François en son châsteau de Vitré par une posterne, et par ce moyen les fist maistres de la ville. Cette décision fut prise contre la volonté des habitants et présentée comme un fait accompli. Quelques jours après, le jeune roi désira revenir au château de Laval. Pendant le nouveau séjour que Charles VIII fit, des ambassadeurs de divers pays vinrent l'y trouver et lui apporter des présents. La campagne étant terminée , Anne de Beaujeu ramena le jeune roi à Paris, en passant par la Normandie. L'année suivante, la Cour s'arrêta à Tours, pendant que Louis II de La Trémoille nommé lieutenant général entrait en Bretagne à la tête de l'armée royale. L'armée bretonne commandée par le maréchal de Rieux et les troupes alliées sont battues à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier le 28 juillet 1488, ce qui met fin à la guerre.

Louis XII et François Ier, par diverses lettres, confirmèrent aux seigneurs comtes de Laval les droits et prérogatives que leurs prédécesseurs avaient concédés.

Les juges du Maine supportèrent toujours impatiemment la perte de leur juridiction sur le comté de Laval. Enfin, le sénéchal du Maine, après plusieurs tentatives pour ressaisir le ressort et la supériorité du comté, impose de nouveau, en 1544, les habitants de Laval à la somme de 1090 livres 2 sous 6 deniers, pour leur part de 3600 livres que les villes closes de la province du Maine devaient payer pour contribution à la solde de 25000 hommes de pied, pendant quatre mois. Le roi François Ier, par lettres patentes du 15 avril, avant Pâques, sur l'opposition faite par les habitants de la ville de Laval, révoqua la taxe du sénéchal du Maine, et ordonna que cet officier n'eût à l'avenir à entreprendre directement ou indirectement, aucune juridiction ni cohertion sur les habitants des villes et bourgs du comté, qui avaient été séparés et distraits.

Le comté de Laval, si souvent le théâtre des guerres que la France avait soutenues contre les Anglais, jouissait de la paix. Les habitants de Laval mettent ce temps à profit. Le commerce devient pour eux une source de richesses. Le faubourg du pont de Mayenne se peuplait de négociants attirés par la qualité des eaux de la rivière propres au blanchiment de la toile. Ce quartier, devenu un des plus populeux de la ville, n'était, dans ce temps, que vastes prairies portant le nom de Fief du pont de Mayenne, et qu'un seigneur de Laval avait acquises par échange. Le commerce y déployait ses richesses par une industrie apportée dans le passé et devenue si profitable.

La fortune a favorisé les travaux des habitants. Un commerce prospère les a enrichis. Ils achètent des terres et y font construire des habitations. Chaque semaine, le négociant va à ses champs, et revient le samedi à la ville, veiller aux affaires de son commerce qu'il a laissé pendant son absence à un serviteur fidèle. Guillaume Le Doyen, laissant aussi soupçonner que les bourgeois lavallois de n'être pas ennemis de la bonne chère, et ajoute que d'autres soins les rappellent encore à la ville ; c'est pour y trouver, dit-il du poisson de mer sur leur table.

Les représentations des mystères et moralités récréaient les habitants et entretenaient leur esprit religieux. Laval, dès le XVe siècle, avait ses confrères de la Passion. Les bourgeois lavallois goûtaient ces amusements qui les délassaient de leurs opérations commerciales. Ils récompensaient largement ceux qui voulaient bien contribuer à les faire jouir de ces plaisirs. Guillaume Le Doyen était l'auteur et le principal acteur de ces représentations.

Le clergé s'associait à ces représentations. Les confrères de la Passion n'avaient point de théâtre fixe et se transportaient en tous lieux. A Saint-Dominique, on représentait la Nativité arrangée et assemblée à quarante personaiges. Au bourg du Genest, on donnait le Mystère de saint Estienne, en 1507, celui de saint Berthevin au bourg de ce nom. etc... On ne connaît plus que les noms des mystères, sotties et moralités que ce chroniqueur faisait représenter, et qui faisaient les délices du temps ; c'était : saint Sébastien, saint Blaise, la Passion, les sept Rooles, représentés à Pissanesses, etc... Le plus renommé, celui dont la représentation eut alors le plus de retentissement, fut celui de sainte Barbe. En 1493, du temps de Guy XV de Laval, il fut essayé à Laval. Dans la ville, il fut un sujet e risée et de moqueries. On glosa et plaisanta sur le talent des acteurs. Monseigneur leur fit un point d'honneur de reprendre ce beau mystère, et choisit lui-même, parmi les bourgeois, des commissaires pour faire une nouvelle distribution des personnages à gens reconnus capables de bien remplir les rôles. Ce fut un jour de grande fête que celui où, dans les prairies de Bootz, eut lieu cette représentation attendue avec impatience. Six jours dura la fête. De pieuses représentations accompagnaient aussi les prédications qui se faisaient aux halles pendant le temps du carême. Des gens de la ville mettaient en action les sermons que faisait un célèbre prédicateur, nommé frère Colas Taunay, natif d'Avenières, religieux Cordelier au couvent de Saint-François, pendant le carême de l'année 1507.

Cette époque de tranquillité, donnée ainsi à la fin du XVe siècle et au commencement du XVIe siècle est bien caractérisée dans la ville de Laval par toutes les anciennes constructions que le temps et les démolitions ont respectées. Ce sont des hôtels, composés d'un corps de logis, ayant un escalier renfermé dans une tourelle ronde ou octogone, à toît aigu, surmonté d'un riche épi, faisant saillie en avant du bâtiment principal. On retrouve encore dans la ville un grand nombre de ces hôtels, isolés, ou enfermés dans des constructions modernes. Plus tard, des décorations extérieures manifestent le goût des arts introduit dans les constructions Des maisons aux pignons décorés, avec étage supérieur, s'avancent et forment un avant-corps, telles que l'on en voit dans le bas de la grande rue.

Le comte de Laval Guy XVI de Laval envoie en 1508, pour le représenter à l'assemblée liée à la réforme de la Coutume du Maine, deux commissaires: François de la Pommeraie, et Jean Hennier, juge ou sénéchal du comté. C'est pour la première fois que l'on voit deux hommes de loi de Laval prendre part aux assemblées de la province. On reprocha à ces commissaires de n'avoir pas soutenu avec assez de force les droits de leur seigneur ; surtout de ne pas s'être opposé à ce que le comté de Laval fût regardé comme susceptible d'être divisé, malgré les privilèges dont il jouissait de toute ancienneté..

L'église de l'antique prieuré de Saint-Melaine servait d'église paroissiale. Elle devenait trop éloignée du nouveau centre de population ; elle était remplacée par un nouvel édifice religieux. Guy XVI, en 1521, assistait à la dédicace de cette nouvelle église, dont son prédécesseur avait tracé les fondations.

Les frères prêcheurs (les jacobins ou dominicains), faisaient, dans ce même temps, construire au faubourg du pont de Mayenne leur monastère, dans les ruines duquel fut installée en 1793 l'administration du département de la Mayenne, et où depuis a été construit l'hôtel de la préfecture.

Dans le faubourg Saint-Martin, on consacrait en 1525 l'église des dames Clarisses Urbanistes, dite Patientines, fondation de Guy XV.

Quoique postérieure de quelques années à la mort de Guy XVI, c'est aussi l'époque de la construction du clocher de l'église d'Avenières : il fut élevé avec les offrandes des pèlerins nombreux qui visitèrent Notre-Dame d'Avenières.

Grand seigneur féru d'italianisme, Guy XVI de Laval entreprend la rénovation du Vieux Château de Laval et l'édification du Château-neuf, qui fut le siège du Palais de Justice du début du XIXe siècle jusqu'au début du XXIe (il fut remplacé en 2006 par un bâtiment neuf construit entre la place Saint-Tugal et la rue des Déportés). Il y mène grand train si l'on en croit un état de la maison de Laval qui signale dans son entourage toutes sortes d'officiers que l'on voit chez les princes jusques aux trompettes, hautbois, saquebutes, luths, organistes et musiciens (Jehan Daniel).

Laval se ressentait de la présence de son seigneur; il animait et répandait autour de lui l'activité et le mouvement. Chaque jour nouveaux tournois et nouvelles joûtes se succédaient. Guy XVI était grand amateur de ces exercices dans lesquels il excellait et avait toujours brillé.

Dès l'année 1499, il avait fait commencer des lices dans la vallée de Panlivard, où il y prenait le plaisir des joûtes. Des seigneurs étrangers venaient à Laval s'ébattre et courir la lance. En 1501, les lices sont achevées, au moment où de la comtesse revient de Vitré. Cet emplacement fut, au commencement du XVIIe siècle, aliéné par la maison de Laval. On y voit au XIXe siècle l'hôpital Saint-Julien, construit en 1648. La rue a conservé le nom de rue des Lices.

C'est au XVIe siècle aussi que sont entrepris les travaux qui doivent rendre navigable la rivière de la Mayenne depuis Château-Gontier jusqu'à Laval. Deux ordonnances de François Ier, 1536 et 1537, prescrivent les opérations nécessaires à ce travail. Par cette voie nouvelle, doivent arriver à Laval les vins des bords de la Loire, qui, avec ceux de Saint-Denis, de Houssay et Fromentières.

Ces travaux se prolongeront jusqu'à la fin du XIXe siècle. La construction de retenues d'eau pour donner à la rivière un niveau constant sera assortie de la mise en place de turbines hydroélectriques qui ne fournissent plus aujourd'hui qu'une part minime de la consommation d'électricité de la région.

Henri IV signe encore à Laval le 19 décembre 1589, une sauvegarde pour Jeanne Le Vavasseur, veuve de Jean de Vassé .

Une épidémie régna à Laval, paralysant le commerce de 1606 à 1609.

La toile de lin blanchie sur les vastes prairies des bords de la Mayenne — dont le commerce se faisait jusqu'aux Amériques — apporta richesse et prospérité à la cité jusqu'au XVIIIe siècle. L’Espagne constitue alors le marché le plus important pour les toiles lavalloises. Deux fois par an, une flotte colossale, chargée à la fois de ravitailler les colons et de rapporter argent et denrées coloniales, fait le voyage de Cadix (qui possède le monopole du commerce avec les colonies d’Amérique jusqu’en 1765) à Carthagène, Porto-Bello et Vera Cruz. De nombreux négociants français, lavallois en particulier, installés aux quatre coins de l’Espagne, achètent et expédient des toiles vers Cadix et la Nouvelle-Espagne. Ils achètent en retour des produits du Brésil et des Antilles, qui viennent alimenter les marchés espagnols et français.

Au XVIe siècle et surtout au XVIIe siècle, des Lavallois ont entrepris de lointains voyages. Pendant des mois, voire des années, ils ont affronté les mers qui constituaient alors un périlleux obstacle entre les continents. L'abbé Angot a par quelques extraits de correspondance, les relations et les associations d'intérêt qui existaient, au point de vue commercial, entre les négociants lavallois et les armateurs malouins. Au moyen de fragiles constructions que la moindre tempête pouvait livrer aux périls de la mer, ils ont été à la découverte de pays méconnus pour entrer en relations commerciales avec leurs habitants.

Ainsi, en 1601, la « Compagnie des marchands de Saint-Malo, Laval et Vitré » arme deux navires, le Corbin et le Croissant qui font une longue escale dans la baie de Saint-Augustin à Madagascar. (voir relation de François Pyrard sur son récit des voyages).

Les efforts tentés par les Lavallois pour trouver des débouchés à l'industrie locale, ne se bornaient pas à des opérations où l'argent et la marchandise seuls couraient des risques. Souvent ils partaient eux-mêmes pour les colonies, ou y envoyaient leurs enfants, sans craindre ni les corsaires anglais, ni les dangers plus redoutables de climats meurtriers. Les uns réussissaient, les autres, plus nombreux peut-être, échouaient dans leurs entreprises, faute de secours ou emportés rapidement par la fièvre. On peut citer Daniel Le Hirbec a également entrepris une lointaine expédition vers le milieu du XVIIe siècle, ou encore Pierre-Marie Perier de la Bizardière au XVIIIe siècle.

Au début du XVIIe siècle, naît un nouvel élément de décor intérieur d'église : le retable de tuffeau et de marbre. Le retable Corbineau, du nom de l'architecte qui a défini ce style, fera la renommée des architectes lavallois dans tout l'Ouest de la France.

A partir du milieu du XVIIIe siècle, la ville connait le début de grands aménagements urbains avec la détournement de la rivière qui permet de créer l'espace que constitue actuellement le centre ville, les quais, la rue du Vieux Saint-Louis et le Square de Boston. La construction des quais empêchant les ménagères de laver leur linge directement dans la rivière, des Bateaux-Lavoirs sont construits et deviennent des entreprises florissantes qui perdureront jusqu'au début du XXe siècle. Deux de ces bateaux-lavoirs existent encore aujourd'hui et sont amarés face à la Chapelle Saint-Julien.

Ces aménagements se prolongeront jusqu'au milieu du XIXe siècle et verront également s'ouvrir la rue de Bretagne qui contourne "la Montagne" par le Nord afin de tracer une avenue droite d'est en ouest de la ville, traversant la Mayenne au pont Neuf devenu depuis le pont Aristide Briand, c'était alors une partie importante de l'axe Le Mans-Rennes voulu par l'Empereur Napoléon. C'est également pendant cette période que de nombreux hôtels particuliers sont construits le long de la Mayenne par les riches familles marchandes de la ville, la plupart subsistant encore aujourd'hui. De nombreux aménagements sont également effectués autour de la place de Hercé, notamment la construction d'un Musée des Beaux Arts (qui ne sera jamais terminé et est aujourd'hui le Musée des Sciences), l'acquisition par la municipalité du Jardin de la Perrine, parc offrant une très belle vue sur une grande partie de la ville actuelle, très apprécié des Lavallois comme des touristes.

En 1819, une affaire fait grand bruit à Laval, celle de l'affaire du « bourreau assassin ».

En 1855, le diocèse du Mans est divisé en deux parts et donne naissance au diocèse de Laval. Par cet acte du Saint Siège et de l'empereur Napoléon III, Laval devient ville épiscopale. La même année on inaugure à Laval la Banque de France.

En janvier 1871, durant la Guerre franco-allemande qui marqua la fin du Second Empire, les troupes prussiennes s'arrêtèrent à l'entrée est de la ville et n'y pénétrèrent jamais alors que l'Armée de la Loire s'était repliée de l'autre côté de la Mayenne, la ville est ainsi épargnée par les combats. On raconte que les soldats furent arrêté par une apparition de Notre-Dame de Pontmain. Plus probablement, les soldats prussiens cessèrent d'avancer car ils étaient usés par les intempéries hivernales, les combats qu'ils avaient livré les jours précédents et une campagne qui durait depuis 7 mois presque sans interruption.

Le 17 juillet 1902 est fondé le Stade Lavallois Mayenne Football Club, cette équipe modeste aux couleurs tango et noir parviendra en première division en 1976, le club y restera pendant 12 saisons avant d'être relégué en D2 en 1989. Le Stade Lavallois évolue aujourd'hui en National depuis 2006.

La Première Guerre mondiale marque un point d'arrêt dans le développement de la ville, de nombreux jeunes lavallois ayant disparut durant le conflit, privant ainsi les industries de main-d'œuvre. Elle ne retrouvera une croissance économique importante qu'après la Seconde Guerre Mondiale. La ville est libérée le 6 août 1944 par la Troisième Armée Américaine aux ordres du Général Patton, une plaque relatant cet évènement est d'ailleurs posée sur la façade de l'Hôtel de Ville. Il s'ensuit une longue période de reconstruction, la ville ayant été très touchée par les bombardements alliés (tous les ponts sont détruits et le quartier de la gare est rasé).

C'est après la guerre que l'économie lavalloise se réoriente. L'industrie textile est abandonnée au profit de l'industrie agroalimentaire et notamment l'industrie laitière, la ville de Laval étant le berceau du groupe laitier Lactalis, le deuxième groupe européen dans ce domaine d'activité. De nombreuses autres entreprises se développent dans les années 1960 et 1970, c'est ainsi à cette période que des usines de sous-traitance automobile tel que STMP, pour Société de Transformation de Matière Plastique (à l'origine fabriquant de poupée en plastique avant de spécialiser dans la fabrication des circuits à carburant automobiles) qui deviendra Solvay Automotive systems après son rachat par le groupe Solvay puis Inergy Automotive systems au début des année 2000, en même temps que s'installait une usine du groupe Mann-Hummel, spécialisée dans la fabrication de circuits à air des véhicules automobiles. Les années 1970 voient également la constructions de nouveaux équipements comme l'hôpital qui est transféré des locaux de Saint-Julien sur les quais de la rive gauche de la Mayenne (aujourd'hui reconverti en maison de retraite) vers les nouveaux bâtiments dans le quartier des Fourches, rue du Haut-Rocher. La Salle Polyvalente est construite en lieu et place du Palais de l'Industrie sur la place de Hercé, le Palais ayant été jugé vétuste (il s'agissait d'un hall de l'Exposition Universelle de Paris de 1900 racheté par la municipalité à la fin de l'évènement). En 1975 est ouverte la faculté de droit de Laval au Centre Jean Monnet, rue de la Maillarderie, il s'agit du premier établissement d'enseignement supérieur de la ville, elle deviendra plus tard le Centre Universitaire de la Mayenne - Laval, accueillant jusqu'à 600 étudiants en droit et en sciences économiques.

A la fin des années 1990, Laval développe un pôle de réalité virtuelle avec l'organisation des Rencontres Internationales de la Réalité Virtuelle de Laval ou Laval Virtual et l'aide à la création d'entreprises en pointe dans ce domaine au sein de l'Ingenierium, ancienne friche industrielle reconvertie pôle de haute technologie, ou du Parc Universitaire et Technologique ou Technopole. Ce parc, comme son nom l'indique, accueille aussi plusieurs établissements d'enseignement supérieur, l'IUT de la Laval s'y installe en 1993, l'ESIEA-ouest y ouvre ses portes en 1995. Le Centre Universitaire de la Mayenne - Laval, qui ne comprend plus aujourd'hui que la faculté de droit de Laval, rejoint la Technopole en 2004 et l'ESTACA campus ouest rejoint son bâtiment en 2006, 2 ans après l'ouverture de l'école à Laval.

Laval est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Mayenne.

Laval compte 48 niches dont 38 occupées par des figures religieuses ou laïques. Ces figurines devaient lutter contre le mauvais sort, l’incendie des maisons, la maladie ou encore étaient destinées à la prière.

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Université Laval

Une partie du campus de l’Université Laval

L’Université Laval compte parmi les plus grandes et prestigieuses universités du Québec et du Canada. Elle constitue le plus ancien établissement d’enseignement supérieur du Canada, le quatrième en Amérique du Nord, après l’Université autonome de Saint-Domingue, l’Université nationale autonome du Mexique et l’Université Harvard, donc le plus ancien établissement d’enseignement francophone d’Amérique.

Son principal campus est situé dans l’arrondissement de Sainte-Foy–Sillery de la ville de Québec. Son recteur actuel est Denis Brière.

La Faculté des Sciences de l'Administration (FSA) de l'Université Laval, titulaire des certifications AACSB et Equis, fait notamment partie du groupe des 50 meilleures écoles de gestion au monde, aux côtés de l'INSEAD, France, de ESCP-EAP, Paris, de l'International Institute for Management Development, Suisse ou encore de HEC Montréal.

L'origine de l'Université remonte à 1663 avec la fondation du Séminaire de Québec par François de Montmorency-Laval, le premier évêque de la Nouvelle-France. En 1852, une charte royale de la reine Victoria constitue l'Université Laval, qui aura comme gestionnaire le Séminaire de Québec. En 1878, le Séminaire ouvre une « succursale » de l'Université Laval à Montréal, qui deviendra l'Université de Montréal en 1920.

En plus d'être le premier établissement d'enseignement supérieur au Québec et au Canada, l'Université Laval a également été la première université francophone en Amérique, et la cinquième plus ancienne (toutes langues confondues) après l'Université autonome de Saint-Domingue (1538), l'Université nationale de San Marcos (1551), l'Université nationale autonome du Mexique (1552) et l'Université Harvard (1636).

Le 8 décembre 1852, fête de l'Immaculée-Conception, l'abbé Louis-Jacques Casault reçoit une charte royale octroyée par la reine Victoria, ce qui vient officiellement constituer l'Université Laval en tant qu'université. Ce sera désormais cette date qui sera la date anniversaire de l'université.

Située dans le "Quartier latin" du Vieux-Québec pendant son premier siècle d'existence, elle déménagera la majeure partie de ses activités sur un vaste campus qui est érigé dans le quartier de la Cité universitaire dans l'arrondissement de Sainte-Foy–Sillery dans les années 1950 et 1960. En 1971, une nouvelle charte est approuvée par l’Assemblée Nationale du Québec. L'Université sera désormais non confessionnelle.

La devise de l'Université Laval est: «Deo favente haud pluribus impar», ce qui signifie: «Avec la grâce de Dieu, à nul autre comparable». Elle est inspirée par celle de Louis XIV, «Nec pluribus impar».

Les armes reproduisent les traits du blason de Montmorency-Laval, fondateur du Séminaire de Québec : un écu orné d'une croix chargée de cinq coquilles et cantonnée de seize alérions sans bec ni pattes, symbolisant les ennemis vaincus lors de pèlerinages auxquels avaient pris part les ancêtres de Laval. Toutefois, les couleurs du blason de l'Université sont inversées par rapport à celles du blason de Montmorency-Laval.

Le drapeau de l'Université est une bannière aux armes de l'écu.

L'hymne de l'Université s'intitule « Savoir et beauté », une oeuvre de Jeanne Landry, professeure émérite de la Faculté de musique.

En 2005, l'Université Laval offrait 350 programmes d'études, du premier au troisième cycle, à plus de 38 000 étudiants. Elle fait partie des 10 plus importantes universités canadiennes en matière de recherche avec plus de 250 millions de dollars en fonds de recherche et coopération internationale. L'Université attire également près de 2 500 étudiants étrangers chaque année, et environ 1 000 étudiants du Canada anglais et d'Acadie. En outre, le programme Français langue étrangère offre une formation aux étudiants canadiens ou étrangers qui désirent apprendre ou parfaire leur connaissance du français.

Le campus de l'Université Laval, l'un des plus remarquables du Québec, est composé d'une trentaine de pavillons sur une surface totale de 1,9 km² au cœur de l'agglomération québécoise, véritable ville dans la ville.

La cité universitaire est un quadrilatère délimité grosso modo au nord par le Chemin des Quatre-Bourgeois et le Chemin Sainte-Foy, au sud par le Boulevard Laurier, à l'est par l'avenue Myrand et, à l'ouest, par l'Autoroute Robert-Bourassa (le Pavillon des Services et l'Envirotron font toutefois exception, ceux-ci étant situés à l'ouest de l'Autoroute Robert-Bourassa). De nombreux espaces de stationnement sont disponibles à proximité de la plupart des pavillons. Une piste cyclable passe par le campus, lequel est également desservi par de nombreux parcours d'autobus.

Pratiquement tous les pavillons sont reliés par un réseau de tunnels long de plus de 10 km. Ces tunnels sont très fréquentés, surtout en hiver, lorsque la température passe sous le point de congélation.

Le campus possède un service de sécurité 24h/24h et 4 résidences étudiantes (2 400 chambres au total). Deux des résidences sont mixtes et deux autres unisexes.

56% de la superficie du campus est recouverte de bois, d'espaces verts, et de terrains de sports. Le campus héberge une flore et une faune très diversifiées, comptant environ 67 espèces de feuillus et de conifères, 60 espèces d'oiseaux, ainsi que 15 espèces d'animaux. On y retrouve un jardin botanique de 6 hectares, le Jardin botanique Roger-Van den Hende.

De plus, le campus de l'Université Laval est situé à une dizaine de minutes de marche du Cégep de Sainte-Foy et du Cégep François-Xavier-Garneau.

Le campus de l'Université Laval vu haut des airs sur Google Maps et en 3D dans Google Earth.

L'année entre parenthèses est celle d'inauguration du pavillon.

L'Université compte plusieurs sites d'enseignement et de recherche en dehors du campus où sont rassemblés la majorité de ses pavillons.

Le club de football Rouge et Or génère un fort engouement, notamment pour avoir remporté cinq fois la Coupe Vanier en 1999, 2003, 2004, 2006 et en 2008, au terme d'une saison parfaite. Les matchs à domicile sont joués au PEPS devant une foule qui dépasse souvent 15000 personnes .

En date de 2008 et depuis 1864, l'Université Laval a décerné près de 1100 diplômes honorifiques.

L'association des Étudiants et Étudiantes de Laval Inscrits aux Études Supérieures est l'association des étudiantes qui représente tous les étudiants inscrits en maîtrise et doctorat. Créée en 1967, sous le nom de l'UGIL (Union des Gradués Inscrits à Laval), l'AELIÉS est la plus grande association d'étudiants de cycles supérieurs du Québec.

Avec plus 9 000 étudiants chercheurs, l'AELIÉS met à la disposition de l'Université Laval et du gouvernement du Québec de nombreuses recherches allant du système éducatif, aux conditions de vie et d'études des étudiants au Québec et au Canada. Avec son évènement annuel de vulgarisation scientifique dénommé Lab-oratoire Public, l'AELIÉS présente les dernières découvertes et inventions scientifiques des étudiants de l'Université Laval. Elle est aussi l'initiatrice de la Chaire Publique qui présente les plus grandes conférences publiques de la ville de Québec. Ce cycle de conférences accueille chaque année de nombreux intellectuels, hommes politiques et leaders de la société civile pour débattre des thèmes d'actualité.

L'AELIÉS offre de nombreuses subventions à la recherche aux étudiants tout en les accompagnant dans leurs activités intellectuelles en défendant leurs droits.

La Confédération des associations d'étudiants et étudiantes de l'Université Laval est l'association étudiante qui représente tous les étudiants inscrits au premier cycle à l'Université Laval.

Avec près de 80 associations départementales et facultaires et plus de 28 000 membres, la CADEUL est la plus importante association étudiante représentant uniquement les étudiants de premier cycle au Québec. Son fonctionnement donne la possibilité, tant aux étudiants qu'aux associations étudiantes, de s'impliquer au sein des différentes instances de l'Université Laval et de la Confédération elle-même. Elle a pour but de représenter ses membres auprès des commissions et groupes universitaires et gouvernementaux. Sa mission : défendre les droits et les intérêts des étudiants en matière pédagogique, politique, économique, sociale et culturelle tant au sein de l'Université Laval que sur la scène régionale et nationale.

La CADEUL met également à la disposition des étudiants plusieurs réalisations et services pouvant leur être utiles, que ce soit pour se défendre en cas de problèmes au plan académique, pour fournir du matériel dans le but d'assurer la réussite d'un projet ou encore pour favoriser un milieu socioculturel dynamique. Par le fait même, la CADEUL offre près de 250 emplois sur le campus en plus de constituer une source de financement considérable pour des centaines de projets étudiants.

La Coopérative de l' Université Laval (souvent désigné par son diminutif commercial "Zone") est une entreprise coopérative œuvrant dans la vente de produits destinés à toute la clientèle universitaire, tels que les livres, les notes de cours et le matériel informatique.

Elle est composé de 6 points de vente dont un principal situé dans le pavillon Maurice-Pollack.

Elle opère également la Boutique de l'Université Laval et du Rouge et Or.

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Laval

Laval est un nom de famille et le nom ou partie du nom de plusieurs villes.

En France, Laval est le nom de plusieurs communes.

La plus importante d'entre elles en termes administratifs et démographiques est celle de Laval, situé dans le département de la Mayenne (53), région Pays de la Loire.

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Arrondissement de Laval

L'arrondissement de Laval est une division administrative française, située dans le département de la Mayenne et la région Pays de la Loire.

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Laval (Québec)

Blason ville ca Laval (Québec).svg

Laval est à la fois une région administrative, une municipalité régionale de comté et une ville de la province de Québec. Elle est située sur l'île Jésus, en banlieue nord de Montréal dont elle est séparée par la rivière des Prairies. La rivière des Mille Îles sépare Laval de la Couronne Nord.

Avec sa population de 376 845 habitants, Laval est la troisième ville la plus peuplée du Québec; elle est aussi l'une des villes du Québec ayant la plus grande superficie. 75 % des habitants ont comme langue maternelle le français, 6 % l'anglais et 18 % sont allophones. 81 % de la population est chrétienne catholique.

Depuis, la ville est divisée en 6 secteurs administratifs.

Laval est divisé en 21 district électoraux municipaux ayant chacun un conseiller municipal.

Depuis 1989, le maire de Laval est Gilles Vaillancourt.

Des élections ont lieu tous les quatre ans.

Le L de Laval est formé de cubes qui représentent le développement de Laval. Les lettres de la signature Laval sont liées l'une à l'autre pour rappeler la fusion des 14 municipalités de l'île Jésus.

Le logo de Laval existe depuis au moins les années 1980, le drapeau au moins depuis les années 1990.

Laval a une économie surtout centrée sur les secteurs de la haute technologie et des services. Elle possède de nombreux laboratoires pharmaceutiques mais aussi des carrières de minerais et un secteur agricole persistant. Laval a fait beaucoup d'efforts depuis quelques années pour se détacher de son côté banlieusard, notamment par des tentatives de construction de centre-ville. Malgré de grands centres commerciaux, notamment le Centropolis, Laval n'a pas su créer une centralité notamment à cause de l'obligation du déplacement en automobile et l'artificialité du centre-ville.

Laval est traversée par plusieurs autoroutes, routes provinciales et une partie du métro de Montréal.

Une carte Google du réseau de métro de Montréal, incluant les stations à Laval, peut être vue à Montreal-Laval Subway Map Mashup.

L'Agence métropolitaine de transport gère 2 lignes de trains de banlieue sur l'île de Laval. Les lignes Montréal/Blainville–Saint-Jérôme et Montréal/Deux-Montagnes font le lien entre Laval et le centre-ville de Montréal en moins de 30 minutes. Au total, 5 gares sont situées sur l'île.

Voir la page de la Société de transport de Laval (STL) pour des information précises sur le réseau de transport en commun. Le réseau de la STL est constitué de 35 lignes régulières, 2 lignes d'heure de pointe, 2 train-bus, 3 lignes express, 1 circuit communautaire et plusieurs taxis collectifs.

Laval entretien environ dix accords de coopérations économiques et culturel avec des villes telles que Markham, Ontario; Ribeira Grande, Açores, Portugal (depuis jan. 2004); Nice, France; Grenoble, France; Mudanjiang, Chine et Pedro Aguirre Cerda, Chili.

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Laval (circonscription fédérale)

Laval est une circonscription électorale fédérale au Québec (Canada).

Elle correspond aux quartiers de Chomedey, Laval-des-Rapides et Fabreville de la ville de Laval. Les circonscriptions limitrophes sont Papineau, Saint-Laurent—Cartierville, Laval—Les Îles, Rivière-des-Mille-Îles, Marc-Aurèle-Fortin et Alfred-Pellan.

Elle possède une population de 98 831 dont 80 699 électeurs sur une superficie de 47 km².

L'actuelle députée est la bloquiste Nicole Demers.

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Source : Wikipedia