Laurent Blanc

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Posté par talos 04/03/2009 @ 19:09

Tags : laurent blanc, entraineurs, football, sport

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Laurent Blanc

Laurent Blanc est un ancien footballeur français, né le 19 novembre 1965 à Alès (Gard) qui évoluait au poste de libéro reconvertit entraineur.

Après un stage de formation à Montpellier, Laurent Blanc commence sa carrière professionnelle en 1983. Doté d'une excellente technique individuelle et d'une remarquable vision du jeu, il occupe un poste de milieu de terrain offensif. Il est de l'aventure montpelliéraine qui aboutit à la montée en première division en 1987.

Ce n'est qu'au bout de quelques années (sur les conseils de Michel Mézy notamment) que Laurent Blanc descend en défense centrale, poste auquel le prédispose son physique (1 m 92 pour 84 kg) et surtout son tempérament calme à même de rassurer l'équipe.

S'adaptant parfaitement au championnat de France de première division, il inscrit de nombreux buts (sur penalty ou de la tête). En effet, de 1987 à 1991, il inscrit toujours plus de 12 buts par saison. Il remporte avec son équipe une coupe de France en 1990.

En 1991, Laurent Blanc tente une première expérience en Italie, à Naples. Défenseur très porté vers le but adverse, il peine à se faire aux exigences tactiques de son équipe. À l'issue d'une saison honorable (31 matchs et 6 buts inscrits) mais peu concluante, il revient en France, à Nîmes, puis à l'AS Saint-Étienne, de 1993 à 1995 où il retrouve toute son efficacité défensive et offensive (13 buts la dernière année). Malheureusement en pure perte car les Verts sombrent dans le classement, ne devant leur maintien qu'à la décision de la Ligue de ne pas faire remonter l'OM, à cause de finances trop précaires.

L'AJ Auxerre le recrute en 1995. Guy Roux souhaitait trouver un successeur à l'international néerlandais Frank Verlaat, mais aussi relancer le joueur, comme auparavant l'international belge Enzo Scifo (de 1989 à 1991) et l'international français Alain Roche (de 1990 à 1992). Mission accomplie : certes, il se blesse rapidement mais revient après la trêve hivernale fin 1995 et réalise la saison parfaite en remportant un doublé coupe/championnat.

En cette fin de saison 1996, Laurent Blanc est convoité par de nombreux clubs européens, et c'est finalement le FC Barcelone qui emporte la signature du libéro de l'Équipe de France. Sa deuxième tentative étrangère ne s'avère pas aussi concluante que prévue. Recruté par Johan Cruyff, l'entraîneur néerlandais est remercié le jour même de la signature du contrat. Il remporte fin août la Supercoupe d'Espagne face à l'Atletico Madrid, mais une blessure perturbe ses débuts en Liga. Il parvient tout de même rapidement à décrocher une place de titulaire au sein de la défense catalane. La seconde partie de saison est plus délicate avec un carton rouge en 1/4 de finales de Coupe des Coupes, puis une blessure contre Extremadure qui le prive du classico contre le Real Madrid et de la finale de la Coupe des Coupes qui oppose le Barça au PSG. Malgré 28 matchs de championnat, 5 matchs européens et 4 matchs de coupe, Laurent Blanc n'est pas le titulaire indiscutable qu'il se doit être à un an de la Coupe du Monde et décide de quitter le club.

Il revient une fois de plus en France en 1997, à l'OM, convaincu par Rolland Courbis. À l'OM il apporte beaucoup à une équipe en perte de confiance et lui permet dès sa première année de se positionner en 4e position du championnat. La même saison, il marque 11 buts (coups francs, penalties, têtes...). C'est à cette époque qu'il gagne le surnom de « Président ». Il marque seulement 2 buts en 1998-1999 mais reste solide en défense. En 1999, après la conquête de la Coupe du monde 1998 et la finale perdue avec l'OM en Coupe UEFA, il est contraint au départ car Rolland Courbis supporterait mal que son capitaine ait plus d'influence que lui auprès des dirigeants et supporters olympiens. Il repart une nouvelle fois à l'étranger. L'Inter Milan le recrute pour renforcer sa défense centrale.

En 2001, c'est Manchester United qui le recrute pour construire une des meilleurs équipes d'Europe, avec notamment Fabien Barthez dans les buts. Il prend sa retraite en 2003, achevant sa carrière sur un titre de champion d'Angleterre.

Avec les Espoirs, Laurent Blanc est champion d'Europe 1988 . L'année suivante, dès le second match à la tête de la sélection de Michel Platini, il est appelé à disputer son premier match en équipe de France A, le 7 février 1989, contre la sélection République Irlandaise. C'est le début d'une aventure avec les Bleus. Cette sélection française en reconstruction ne peut se qualifier pour le mondiale 1990. Elle aligne néanmoins une impressionnante série de 19 matches sans défaite dont 10 victoires en 10 rencontres pendant la phase de qualification pour l'Euro 92, ce qui en fait un des favoris pour la phase finale, mais durant laquelle Laurent Blanc et les siens se font sortir dès les poules, par les futurs vainqueurs de l'épreuve: le Danemark.

À l'issue du fiasco des éliminatoires pour la Coupe du monde de football 1994, Blanc, peu épargné par les critiques, annonce qu'il renonce désormais à l'équipe de France. L'une des priorités d'Aimé Jacquet, le nouveau sélectionneur national, est de faire revenir Blanc sur cette décision.

Blanc devient l'un des joueurs les plus importants des Bleus de Jacquet, que ce soit sur et en dehors du terrain. Il participe ainsi à l'Euro 1996 en Angleterre où la France échoue en demi-finale contre la République Tchèque. Il s'agit de la naissance de la grande équipe qui devient championne du monde deux ans plus tard.

Exemplaire durant la Coupe du monde 1998, décisif en huitièmes de finale face au Paraguay, où il inscrit le but de la qualification en prolongation à la suite d'une passe de la tête de David Trezeguet sur un centre de Pirès, il est pourtant absent de la finale en raison d'un carton rouge reçu en demi-finale pour une faute sur le joueur croate Slaven Bilic. Cette sanction est une des grandes déceptions de sa carrière et est vécue par les supporters et ses équipiers comme une injustice, Laurent Blanc ayant une réputation de fair-play.

Parmi les images fortes de la Coupe du monde 1998, en France, il en est une qui reste gravée dans les esprits des supporters français : lorsque Laurent Blanc, avant chaque match, embrasse le crâne rasé de Fabien Barthez. Ce geste rituel est attendu par tous au fur et à mesure de l'avancée de la compétition.

Après la victoire de 1998, il participe également à la victoire à l'Euro 2000. Parfois critiqué lors des matchs de qualifications où l'on stigmatise son âge et son manque de vitesse, il reste solide et fiable en défense centrale lors de la phase finale en Belgique et aux Pays-Bas et ne laisse pas échapper le titre. À l'issue du tournoi, il annonce sa retraite internationale, comme son capitaine Didier Deschamps.

Bien qu'il ne fut pas un réel libéro (du moins en équipe de France qui évoluait avec une défense en ligne), Laurent Blanc fut un défenseur "offensif" dans la lignée de joueurs tels que l'allemand Franz Beckenbauer. Formé à l'origine comme milieu de terrain offensif, il était réputé pour ses qualités techniques, sa vision du jeu et son sens du but. Ces qualités lui permirent de se convertir en un défenseur très adroit dans les relances et n'hésitant pas à monter sur les actions offensives. Son placement et sa lecture du jeu compensaient amplement une certaine lenteur et lui évitait de se lancer dans des tacles hasardeux. Durant sa carrière, Blanc avait la réputation d'un joueur défendant toujours "debout" et de manière propre. Sa technique lui permettait aussi de garder son sang-froid dans les situations délicates, lui donnant l'impression de toujours maîtriser son calme et de rassurer ses coéquipiers.

Joueur élégant, au port altier, il fut aussi un très grand buteur en dépit de sa position reculée sur le terrain. Si son jeu de tête fut à l'origine de certains de ses buts sur corners, d'autres furent inscrits dans le cours du jeu, soit sur ses montées, soit sur des coups de pieds arrêtés (penalty ou coup franc).

Très régulier, il n'a connu que très peu de passages à vide en équipe de France, devenant à la fin des années 1990 l'un des cadres les plus sûrs de l'équipe. Son rayonnement sur le terrain, sa maîtrise technique, son sang-froid ainsi que son influence sur ses coéquipiers lui ont valu le surnom de « Président ».

En équipe de France, Laurent Blanc était positionné demi relayeur sous l'ère Platini, avant de se confirmer sous l'ère Houllier défenseur axial de la sélection. Dès lors, lorsque ces 5 défenseurs étaient alignés ensemble sur le terrain : Fabien Barthez, Lilian Thuram, Laurent Blanc, Marcel Desailly et Bixente Lizarazu l'équipe de France n'a jamais perdu.

Ayant passé ses diplômes, Blanc souhaite entraîner au plus vite un grand club en sautant l'étape d'entraîner des clubs de plus faible envergure. Ceux-ci hésitent à faire confiance à un homme leader certes, mais inexpérimenté. Après des approches infructueuses de l'OM, ce sont les Girondins de Bordeaux qui lui offrent finalement son premier poste en 2007, en remplacement du Brésilien Ricardo.

Pour sa première saison sur un banc de Ligue 1, Laurent Blanc a été distingué. Il remporte le trophée UNFP du football de « meilleur entraîneur de Ligue 1 ».

Il est nommé officiellement entraîneur de l'équipe des Girondins de Bordeaux le 8 juin 2007, en remplacement de Raymundo Ricardo Gomes, parti à l'AS Monaco.

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Football Club des Girondins de Bordeaux

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Le Football Club Girondins de Bordeaux (abrégé FCGB) est un club de football français créé en 1919 à Bordeaux, composante alors du club omnisport de la Société de gymnastique et de tir des Girondins fondé en 1881. Le club bordelais, présidé par Jean-Louis Triaud depuis 1996 et dont l'équipe première est entraînée par Laurent Blanc depuis 2007, évolue en Ligue 1 et dispute en 2007-2008 la Coupe de l'UEFA. Les Girondins de Bordeaux évoluent au Stade Jacques Chaban-Delmas (ex-Stade du Parc Lescure) et s'entraînent au Château du Haillan.

Le club a remporté cinq championnats de France, trois coupes de France et deux coupes de la Ligue. Par ailleurs, le club a atteint à une reprise une finale de coupe européenne, en 1996 en coupe de l'UEFA battu par le Bayern Munich.

Le club évolue en première division depuis 1992. En 2008, les Girondins de Bordeaux ont atteint la 2ème place au terme d'une saison aux talons de Lyon. Ils sont qualifiés pour la Ligue des Champions saison 2008/2009.

Les Girondins ont remporté le Trophée des Champions le 2 août 2008 lors des tirs au but face au tenant du titre, l'Olympique lyonnais.

Le 1er octobre 1881 est créée la Société de gymnastique et de tir des Girondins, club omnisports à l'origine des Girondins de Bordeaux. Ce club, présidé par André Chavois et domicilié rue Sanche de Pomiers à côté du marché des Capucins, comprend différentes sections : agrès, natation, aviron, course à pieds, sports équestres et escrime. Ce n'est qu'en 1910, sous la pression de Raymond Brard, qu'une section football voit le jour au sein de la SGTG. Cet essai ne dure qu'une saison mais reprend en 1919. Après fusions avec d'autres clubs de sports, changement de local et déménagement rue Henri IV, la section football du Girondins Guyenne Sport compte vingt-quatre licenciés. Les Girondins fusionnent quelques semaines plus tard avec l’Argus Sport qui transmet aux Girondins ses couleurs Marine et Blanc. Le nombre de licenciés de la section football passe alors à 70. Les joueurs disputent leur premier match officiel en 1920 (défaite 12 à 0 contre la Section Burdigalienne).

Avant que les Girondins n'accèdent au statut professionnel, Bordeaux comptait deux clubs professionnels situés rive droite de la Garonne : le Sporting Club de la Bastidienne et le Club Deportivo Espagnol de Bordeaux. Leur candidature ayant été acceptée le 28 juin 1933, ils évoluent dans le groupe Sud de D2 et leur classement est respectivement quatrième et septième (sur huit) pour le Deportivo et la Bastidienne. Les clubs sont contraints, sur ordre de la Fédération, de fusionner en 1934-1935 au nom du principe "une ville, un club" et forment le FC Hispano-Bastidienne. Le nouveau club termine quatorzième et dernier de la poule unique de D2. Cette union contre-nature ne dure qu'une saison et Bordeaux reste orpheline d'un club professionnel pendant deux saisons.

Le 2 juillet 1936, le Girondins Guyenne Sport fusionne avec le Bordeaux FC et les statuts de la nouvelle association sportive, Girondins de Bordeaux Football Club, sont déposés en préfecture le 17 octobre 1936. Les Girondins posent leur candidature pour le statut professionnel et intègrent le groupe B de deuxième division la saison suivante (1937/1938).

Champion de France Amateurs en 1937 grâce à une victoire le 23 mai 1937 au Stade de Colombes face au Football Club de Scionzier 2 buts à 1, les Girondins accèdent alors au statut professionnel. Ils disputent leur premier match professionnel à Toulouse le 22 août 1937 (défaite 3 à 2) mais leur début à Bordeaux est victorieux face à Nîmes.

Les Girondins jouent à Suzon, à Galin et au stade des Chartrons avant de disposer de leur nouveau Stade Municipal, le Parc Lescure, inauguré le 12 juin à l'occasion de la Coupe du Monde 1938. Au début de leur seconde saison en seconde division, les Girondins arborent pour la première fois un maillot avec un scapulaire, alors très à la mode sur les maillots des équipes.

Le 15 octobre 1940, les Girondins fusionnent avec l’Association Sportive du Port et le maillot s'orne dès lors d'une ancre de marine à la base du scapulaire, fusion plus « sociale » que sportive. En effet, alors que la France est plongée en pleine seconde Guerre mondiale en enrôlant les sportifs des Girondins dans le corps des pompiers du port de Bordeaux, Brard leur évite d'être déportés dans le cadre du service du travail obligatoire ou par l'organisation Todt pour la construction du mur de l'Atlantique.

Les Girondins A.S.P. (nouvelle dénomination suite à la fusion) remportent leur première Coupe de France en 1941. En raison de la géopolitique de l'époque, cette coupe se dispute en plusieurs finales. Bordeaux élimine le Red Star (France occupée) au Parc des Princes le 13 avril (3-1), Toulouse (zone libre) sur le même score puis à Saint-Ouen le club de la banlieue lilloise, le SC Fives (zone interdite) 2 à 0, deux buts de Santiago Urtizberea. Il faudra attendre quarante-cinq ans pour voir les joueurs au scapulaire soulever de nouveau la Coupe après six finales perdues entre-temps. Lors du match contre le Red Star, Charles Rigoulot, haltérophile, « l'homme le plus fort au monde », donne le coup d'envoi.

À la Libération, les Girondins repartent en Division 2 avant de retrouver l'élite en 1949. Le 7 mai 1950, à la fin de leur première saison en Division 1, les Girondins de Bordeaux sont sacrés champions de France avec 6 points d'avance sur Lille : c'est la première équipe à réaliser cet exploit en France. L'entraîneur André Gérard est l'un des grands artisans de ce titre. Sous sa conduite, Bordeaux muscle son jeu et devient « l'imprenable forteresse ». Parmi les attaquants, trois noms se détachent : De Harder, Kargu et Libar, meilleurs buteurs de l'équipe. Les Girondins disputent alors la Coupe Latine 1950 qui oppose les champions de France, d'Espagne, d'Italie et du Portugal. Les équipes qualifiées sont respectivement l'Atlético de Madrid, la Lazio Rome et le Benfica Lisbonne. La finale contre Benfica disputée à Lisbonne doit être rejouée suite à un match nul 2-2 et Bordeaux s'incline 2-3 lors d'un épique second match qui durera... 2 heures et 25 minutes, prolongation au but en or sans limite de temps comprise !

Les Girondins rentrent ensuite dans le rang malgré une seconde place en 1952 et deux finales de Coupe de France (1952, 1955). Avec l'arrivée de Salvador Artigas au poste d'entraîneur, Bordeaux revient au premier plan dans les années 60 et flirte avec les sommets sans toutefois décrocher de trophée (trois places de second en Championnat, trois finales de Coupe de France perdues face à Lyon en 1964, Saint-Étienne en 1968, et Marseille en 1969). C'est l'époque des Montes, Chorda, De Bourgoing,Couécou, ou autres Simon dans un style inspiré du catenaccio italien: physique, défensif. Cette solidité jamais récompensée fait ensuite place à un lent déclin dans les années 1970. Malgré l'éclosion de futurs internationaux (Gallice, Bergeroo, et surtout Giresse), le club végète en milieu du classement de la première division, luttant parfois pour le maintien, comme en 1978, année où Bordeaux finit avec un petit point d'avance sur le premier relégué. Tout change en 1979 avec l'arrivée d'un ambitieux président, Claude Bez.

S'appuyant sur sa fortune immobilière et résolu à remettre les Girondins aux premières loges sans tarder, Bez injecte des millions dans les caisses bordelaises. Il recrute une pléthore d'internationaux dont Lacombe, Sahnoun ou encore Gemmrich et fait de Bordeaux, sur le papier, un rival crédible de grands clubs comme Nantes, Saint-Étienne, ou Strasbourg qui sont alors les ténors du football français.

La saison 1979-80 manque de peu de tourner au désastre : après un début de saison catastrophique, les Girondins sont relégables après treize journées sous la direction de l'entraîneur argentin Luis Carniglia. Claude Bez remplace alors celui-ci par Raymond Goethals, auréolé de ses succès européens avec Anderlecht, pour une « pige » de neuf mois. Pari gagné : les Girondins redressent la barre et terminent sixièmes, faisant jeu égal avec le champion Nantes malgré le tragique décès d'Omar Sahnoun d'une crise cardiaque à l'entraînement en avril 1980. (Sahnoun, alors âgé de 25 ans, décède quelques mois avant la naissance de son fils Nicolas qui jouera lui aussi aux Girondins.) Au départ de Goethals, et sur la foi de l'expérience lyonnaise de Bernard Lacombe, Bez recrute en provenance de l'OL un jeune entraîneur encore peu connu : Aimé Jacquet.

Durant les années 1980, les Girondins sont l'équipe-phare du football français. Les Girondins remportent trois titres, deux coupes de France et se qualifient chaque année pour les coupes d'Europe. Un grand nombre d'internationaux français et étrangers sont recrutés et jouent à Bordeaux autour de l'emblématique Alain Giresse. On peut citer Dropsy, Bracci, Domenech, Thouvenel, Specht, Tusseau, Trésor, Battiston, Girard, Tigana, Touré, Dieter Müller, ou encore les jumeaux Zlatko et Zoran Vujovic.

Les Girondins manquent de peu la consécration européenne par deux fois. En 1985, ils sont battus en demi-finale de la Coupe des Champions par la Juventus de Michel Platini, défaite 3-0 au match allé joué au Stadio Comunale et vainqueurs 2-0 au retour au terme d'un match joué devant 40 211 spectateurs, record d'affluence au stade Lescure qui n'a pas encore été battu à ce jour. En 1987, les Girondins sont cette fois ci éliminés de nouveau en demi-finale de la Coupe des Coupes par le Lokomotive Leipzig. Battus 0-1 à l'aller à Lescure, les Girondins s'imposent à Leipzig sur le même score et sont finalement éliminés lors de la séance des tirs au but.

Le 30 avril 1986, les Girondins remportent la Coupe de France de football après cinq finales perdues. Face à l'Olympique de Marseille, en pleine ascension au début des années Tapie, Bordeaux s'impose 2-1 après prolongation grâce à un but de Giresse sur Joseph-Antoine Bell. Suite à cette victoire, Giresse et Lacombe vont parcourir le trajet Bordeaux-Lourdes à vélo pour tenir la promesse qu'ils avaient faite.. L'année suivante, Bordeaux remporte son premier et seul doublé en devançant Marseille de quatre points en Championnat et dominant les mêmes Marseillais (2-0) en finale de la Coupe.

Pendant ces années fastes, Bordeaux fournit aussi à l'équipe de France l'ossature de l'équipe vainqueur de l'Euro 1984 et demi-finalistes des Coupes du Monde 1982 et 1986.

Après une dernière saison où le club finit dixième, la Fédération décide en 1991 de rétrograder le club des Girondins de Bordeaux pour raisons financières.

La remontée est immédiate (Champion de D2) et les Girondins, appuyés par une série de partenaires solides (Alain Afflelou puis M6), se rétablissent rapidement à un bon niveau, retrouvant fréquemment l'Europe avec une très belle performance en 1995-96.

La saison commence tôt pour les Girondins avec la coupe Intertoto débutant le 1er juillet. Autant cette saison, les Girondins vont franchir tous les paliers un par un de l'Intertoto puis de la coupe UEFA pour finalement arriver en finale, autant au point de vue national, le bilan est moyen pour l'équipe entraînée en début de saison par Slavo Muslin, l'équipe finit 16e à quelques petits points du premier relégable. Un des moment fort de la saison se déroule le 19 mars lors du match retour contre le Milan AC. Les milanais s'étant imposés chez eux lors du match aller sur le score de 2 à 0, ils sont largement favoris pour la qualification en demi-finale. Mais les Bordelais dirigés par Gernot Rohr et menés par Christophe Dugarry, Bixente Lizarazu et Zinedine Zidane vont finalement renverser la vapeur pour gagner le match retour 3 à 0. Par la suite, ils battent également le Slavia Prague mais tombent lors de la finale contre le Bayern de Munich. Suite à cette défaite, les Girondins finiront doucement la saison et de nombreux départs sont à déplorer lors de l'intersaison. Ainsi, parmi les joueurs ayant joué la finale de la coupe de l'UEFA, Lizarazu, Zidane, Dugarry, Huard, Dogon, Friis Hansen, Witschge, Lucas, Dutuel et Bancarel vont tous quitter le club et il ne reste alors que Tholot, Grenet et Croci comme base pour reconstruire les Girondins.

En 2002, les Girondins vont remporter la coupe de la Ligue grâce à une victoire au Stade de France sur le FC Lorient sur le score de 3 buts à 0.

Après une phase de deux années difficiles, les Girondins renouent avec les victoires durant la saison 2005-06 en terminant deuxièmes de la Ligue 1 derrière l'ogre que représente l'Olympique lyonnais. Les bordelais retrouvent la Ligue des Champions (leur deuxième participation à la compétition-phare européenne depuis la saison 1999-2000) après deux ans d'absence en coupe d'Europe. Cette remontée surprise est due au changement d'entraîneur (Ricardo remplace Pavon) et au discret mais excellent recrutement d'intersaison pendant l'été 2005. Les dirigeants girondins se sont plongés dans les transferts : ils veulent garder tout l'effectif, ce qui paraît difficile... L'international français (et ex-Bordelais) Johan Micoud, en provenance du Werder de Brême est recruté. Mais la faiblesse financière de Bordeaux dans le football moderne, avec un budget qui avoisine seulement les 65 millions d'euros, limite les ambitions.

Après une saison 2006-07 mitigée en championnat et en Ligue des Champions, où elle n'a pu passer le premier tour, l'équipe des Girondins renoue avec le succès en remportant, le 31 mars 2007, la Coupe de la ligue pour la deuxième fois de son histoire contre l'Olympique lyonnais grâce à un but du défenseur Henrique sur un corner de Micoud à la 89e minute de la rencontre. C'est le premier trophée de Bordeaux depuis 2002 et il leur permet d'assurer la qualification pour la Coupe UEFA pour la saison 2007-08.

En 2008, les Girondins de Bordeaux ont atteint la 2ème place au terme d'une saison aux talons de Lyon. Ils battent ainsi le nombre de record de points du club : 75 points, et sont qualifiés pour la Ligue des Champions session 2008/2009.

Le 2 août 2008 Bordeaux gagne le trophée des champions en battant Lyon aux tirs aux but (0-0; 5-4 t.a.b). La premiere confrontation entre Lyon et son dauphin de l'année dernière pour la saison 2008 / 2009, tourne donc en faveur des Girondins de Bordeaux.

Grâce à ce succès, les Girondins deviennent le quatrième club français à avoir remporté au moins une fois tous les trophées nationaux (Championnat de France, Coupe de France, Coupe de la Ligue et Trophée des Champions), après L'Olympique lyonnais, l'AS Monaco et le Paris Saint-Germain.

Les premières couleurs du club de Bordeaux lui viennent de l'Argus Sport lors de la fusion de la section Girondins Guyenne Sport et de l'Argus en 1919. Les couleurs de l'équipe sont alors le bleu marine et le blanc. Dès 1939, selon une mode de l'époque, le blanc devient la couleur du scapulaire du maillot. Au cours des décennies suivantes, le dessin du se fige avec quelques variantes de taille ou une inversion des couleurs (en 1960 par exemple).

Le premier commanditaire apparaissant sur le maillot est Café de côte d'Ivoire en 1974 alors que six ans plus tard, le maillot de Bordeaux perd pour la première fois son scapulaire sous l'impulsion du sponsor Malardeau. Scapulaire qui représente la vallée de la Garonne où se trouve le club. Dans le même temps, le logo du club fait son apparition sur la poitrine du maillot.

Lors de la descente en seconde division, l'équipe abandonne ses couleurs traditionnelles. Ils évolueront en maillot bordeaux avec un scapulaire jaune orangé (comme l'AS Roma) avant d'opter pour le bordeaux et le blanc, le scapulaire étant de retour depuis une saison.

Les Girondins ne passent qu'une saison en seconde division mais, lors de la remontée, ne reprennent pas pour autant les couleurs traditionnelles. Il faut attendre la fin de la saison 1995-96 et l'épopée des Girondins en UEFA (menée avec un maillot à rayures verticales marines et bordeaux sans scapulaire) pour voir les couleurs marine et blanc réapparaître.

Depuis, les Girondins jouent à domicile avec un ensemble à dominantes marine et à détails blanc et en couleurs inversées lors des matchs à l'extérieur. Depuis quelques années, la direction du club a sorti dans un but commercial un troisième maillot (maillot third) pour certaines occasions spéciales. Décriés par les supporters, ces maillots ne sont pas aux couleurs traditionnelles de l'équipe mais répondent surtout à des attentes créatives et commerciales. Ainsi, le maillot third de Bordeaux a été couleur vert kaki pendant deux saisons, gris, ou bien bordeaux et marine. En 2007-08, le maillot était couleur or et bleu marine. En 2008-2009,afin de disputer la Ligue des Champions, il sera bleu marine avec un bande verticale (au milieu) et un scapulaire rose, répondant ainsi à des critères de mode.

Alain Giresse est l'ancien joueur des Girondins qui aura joué le plus de match avec l'équipe avec 519 matchs toute compétitions confondues. Au cours de ces 519 matchs, il remporte deux titres de champions de France en 1984 et 1985 et a marqué 158 buts, ce qui fait de lui le meilleur buteur de l'histoire des Girondins.

Bernard Lacombe est le second meilleur buteur de l'histoire avec 118 buts. Le meilleur buteur de l'histoire des Girondins encore en activité est Pauleta, huitième meilleur buteur de l'histoire, qui commence en Ligue 1 avec Bordeaux. Lors de son premier match dans ce nouveau championnat, cela ne fait que quelques jours qu'il est arrivé en France et il inscrit un coup du chapeau contre le FC Nantes. Il gagne par la suite avec les Girondins la Coupe de la Ligue de football 2002 ainsi que deux titres de meilleur joueur lors de la cérémonie de remise des trophée UNFP du football en 2002 et 2003.

Autre vainqueur de ce trophée, Zinédine Zidane a réellement explosé au sein des Girondins avec notamment l'épopée des Girondins en coupe de l'UEFA 1996. Il côtoie alors ces années là, deux futurs internationaux A, Bixente Lizarazu et Christophe Dugarry.

Dans les premières années des Girondins, les attaquants, Johannes Lambertus de Harder et Édouard Kargu (recordman du nombre de buts inscrits sur une saison pour les Girondins avec 29 réalisations) étaient les meilleurs joueurs de l'équipe et à la fin de leur carrière ils totalisent 105 et 76 buts respectivement et auront joué ensemble de 1949 à 1956.

La liste ci-dessous présente l'ensemble des entraîneurs de l'équipe, de Benito Díaz Iraola premier entraîneur professionnel au président, Laurent Blanc arrivé au club en juillet 2007.

Le centre de formation des Girondins de Bordeaux est réputé comme l'un des meilleurs de France. Il a révélé beaucoup de grands joueurs qui auront fait carrière plus tard en équipe de France comme Alain Giresse, Christophe Dugarry ou Bixente Lizarazu. Récemment des joueurs prometteurs issus du centre de formation et toujours dans l'équipe fanion sont promis à une grande carrière comme Marc Planus, Rio Mavuba ou Marouane Chamakh, ces 2 derniers ayant déjà une carrière internationale.

Patrick Battiston et Marius Trésor sont les responsables du centre de formation ainsi que les entraîneurs de l'équipe réserve.

Le centre de formation est constitué de l'équipe réserve du club qui évolue cette année en CFA, d'une équipe de moins de 18 ans, moins de 16 ans, moins de 14 ans évoluant tous en Fédérale, le niveau le plus haut de ces catégories. L'équipe des moins de 15 ans évolue dans le championnat de Division d'Honneur d'Aquitaine qui est la plus haute division à cet âge. Les moins de 15 ans et les moins de 18 ans évoluent également en Coupe. La Coupe Fouchy (Coupe d'Aquitaine) pour les 15 ans et la Coupe Gambardella pour les 18 ans, l'équivalent de la Coupe de France pour les équipes de moins de 18 ans.

L'équipe réserve a remporté en 2008 le Trophée des Centres de formation contre le Stade Rennais succédant ainsi à Lens !Lens . La plupart des joueurs ayant joué la finale s'était déjà rencontrés quelques semaines plus tôt en finale de la Coupe Gambardella qui avait vue la victoire finale de Rennes.

Les Girondins de Bordeaux sont 2ème en 2008 dans le classement des centres de formation de France derrière le Stade Rennais.

Les premiers groupes de supporters organisés s'inspirant de l'exemple italien apparaîssent à Lescure au milieu des années 1980 et en août 1986, les Ultramarines que l'on voit pour la première fois lors d'un match contre le FC Metz.

Au début des années 1990, un nouveau groupe voit le jour, les Blue Devils. Avec la descente en deuxième division en 1991, les Girondins abandonnent les couleurs marine et blanc et les groupes de supporters doivent changer de nom, ainsi les Ultramarines deviennent les Ultras Bordeaux 1987 et les Blue Devils, les Devils Bordeaux. En 1994, les deux groupes s'associent au sein du Collectif Virage Sud (CVS) pour faciliter leurs opérations et achètant même en commun un local. Deux ans plus tard, les Ultras Bordeaux reprennent leur nom originel.

Au début des années 2000, les groupes fêtent leurs anniversaires : 15 ans pour les Ultramarines en 2002, 10 ans pour le CVS en 2004 et 15 pour les Devils en 2005. En novembre 2006, les Devils Bordeaux sont dissous laissant les Ultramarines seuls au sein du bas du virage sud alors qu'en haut du virage, on trouve deux nouveaux groupes formés par des Ultramarines de la première génération : les Piranhas et les Irréductibles.

De nombreuses tentatives pour créer un second groupe de supporters se sont succédé sans grand succès. Le Bordeaux Kop Nord est le premier groupe organisé à élire domicile au bas du virage nord. Il eut le mérite à l’époque de réaliser le plus grand drapeau d’Europe sorti régulièrement lors de la saison de D2 en 92/93. Puis vinrent les Rouges et Blancs également en virage bas. Arrivèrent alors les Vikings au virage Nord Centre, premier groupe à cet emplacement directement face aux Ultramarines. En 1999, juste après le titre de champion de France, les Alliés Nord, groupe créé le 3 décembre 1999, occupent le virage centre. Un autre groupe existe à l'époque aux côtés des Alliés Nord, les Kop Marines. De la fusion de ces deux groupes naîtra lors de la saison 2001-2002 le groupe des Partisans 33 Bordeaux. En début de saison 2004/2005, le groupe des Alliés Nord est reformé. Actuellement, deux groupes peuplent ce virage : les Partisans 33 et les Alliés Nord.

Gold FM est la radio officielle du club, elle a vu le jour en septembre 2007.

Le 14 août 2008 a été lancé la chaîne Girondins TV. Elle est disponible sur le canal 67 la TV d'Orange. Jean-Philippe Doux, journaliste de M6 est l'un des présentateurs de la chaîne.

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Montpellier Hérault Sport Club

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Le Montpellier Hérault Sport Club est un club de football français basé à Montpellier et fondé en 1919, sous le nom de Stade Olympique Montpelliérain (SOM). Le club héraultais est présidé par Louis Nicollin depuis novembre 1974 qui désormais ne peut plus être dissocié de la vie de ce club. L'équipe première, entrainée par Rolland Courbis évolue en Ligue 2 pour la cinquième saison consécutive.

Le Montpellier Hérault évolue au stade de la Mosson depuis 1974 et s'entraîne au Domaine de Grammont. Le club a remporté deux Coupes de France.

Rétrogradé de première division à la suite de la saison 2003-2004, le club évolue en seconde division depuis quatre ans.

Le Stade Olympique Montpelliérain est fondé en 1919 et adopte les couleurs de sa ville : rouge et blanche. Très vite, le club somiste fusionne avec La Vie au Grand Air du Languedoc, club omnisports presque uniquement dédié au football, fondé en 1917. Le club du président Robert évolue alors au Parc à Ballons (aujourd'hui Lycée Mermoz).

Le nom initial subit quelques changements avec le temps : entree 1927 et 1937, le Stade Olympique Montpelliérain devient les Sports Olympiques Montpelliérains (pour souligner le caractère omnisport du club), puis à nouveau Stade Olympique Montpelliérain (afin d'échapper aux créanciers). A noter qu'en 1941 et durant 3 saisons, le club est forcé à fusionner avec l'USM, le club de rugby montpelliérain et prend le nom d'USOM.

Les débuts du club sont flamboyants. Le SOM terrasse le géant sétois en finale de la Coupe du Médoc (équivalent de la Coupe du Languedoc) dès 1920 ! Ce premier titre donne au SOM un ascendant décisif face à la multitude de clubs montpelliérains. La même année, le SOM inaugure le Stade des Aubes. Ce dernier n'étant pas clôturé, les recettes sont faméliques. Exigeant des travaux à la société propriétaire du stade, le club se retrouve expulsé en août 1922. Le club s'établit alors au Parc des Sports de l'avenue Pont Juvénal, situé à 600 mètres de la place de la Comédie, dont les installations sont inaugurées le 30 septembre 1923. Le club est propriétaire de ce complexe sportif financé par des dirigeants et des mécènes.

En fin de saison 1927-1928, le SOM remporte le prestigieux titre de Champion de la Ligue du Sud-Est devant le FC Sète. Il se qualifie donc pour la phase finale du Championnat de France Excellence et échoue en demi-finales face au Stade Français.

L'année 1929 est celle de l'apothéose. Après avoir éliminé Annemasse, le Stade Olympique de l'Est, le FC Mulhouse, le Stade Rennais et Stade Raphaëlois, le SOM accède à la finale de la Coupe de France de football qui verra s'affronter deux clubs héraultais : le SOM et le FC Sète. Le 5 mai 1929, le SOM remporte la Coupe de France de football suite à un match cripé. Les somistes s'imposent 2-0 (buts des frères Kramer : Titi et Edmond) et ramènent la coupe à Montpellier. Le SOM retrouve les fastes de la finale de la Coupe de France en 1931, mais échoue face aux Parisiens du Club Français (0-3).

Encore champion de Ligue du Sud-Est en 1932, le SOM passe professionnel en 1932 et participe ainsi au premier championnat de première division avec 19 autres clubs pionniers. Le SOM conserve sa place parmi les professionnels de 1932 à 1969 en alternant passages en D1 et en D2.

Lors de la saison 1967/1968, le SOM abandonne son vieux Parc des Sports de l'avenue Pont Juvénal pour rejoindre le nouveau stade Richter. Ce déménagement va provoquer la désaffection du public, qui ne se reconnaît pas dans ce nouveau stade trop grand, glacial, et plus loin du centre-ville. Les recettes se font rares (750 spectateurs lors de SOM-Nancy en D2, en 1969). En grandes difficultés financières, le SOM abandonne le statut professionnel et est relégué en CFA (1969).

Un an plus tard, il se transforme en Montpellier Littoral puis fusionne avec le vieux Sport Club Montpelliérain, créé en 1908 par les Jésuites (doyen des clubs du Clapas, n°d'affiliation FFF : 99). Cette fusion donne naissance au Montpellier Littoral Sport Club et permet au club de se refaire une virginité financière avec un repêchage en D2 (sur dossier) à la clé. Le MLSC adopte le n°Fédéral du feu Sport Club Montpelliérain (n°99).

Le 1er juin 1974, nouvelle fusion entre le Montpellier Littoral SC relégué en DH et l'AS Paillade (club créé en 1967, tout juste promu en PHA)  : le club prend alors le nom de Montpellier la Paillade Sport Club Littoral (MPSCL) puis plus tard de Montpellier Paillade Sport Club (MPSC). Il garde les couleurs rouge et blanche du Montpellier Littoral Sport Club et évolue au Stade de la Mosson, petit stade de quartier où évoluait l'AS Paillade. Néanmoins, jusqu'en 1977, certaines rencontres "importantes" seront jouées au Stade Ritcher, ancien stade du SOM et du Montpellier Littoral Sport Club (le Stade de la Mosson n'étant pas "homologué").

En novembre 1974, Louis Nicollin, jusqu'alors président d'un club corporatif (la Formation Sportive de Nettoiement) est appelé par les dirigeants du MPSCL, à l'agonie en DH. Il "dissout" alors son club corpo et "transfère" ses joueurs à La Paillade dont il prend la co-présidence le 5 novembre (en compagnie de Robert Prouget, président du MLSC puis du MPSCL).

Pour Louis Nicollin, le 5 Novembre 1974 est la date de création de "son" club, ... club qu'il a pourtant racheté à Maître Thévenet (l'ancien président du MLSC) pour 400.000 francs !

Nicollin devient très vite l'unique président. Le club passe professionnel en 1978. Sous la houlette de ce nouveau président, le club connaît alors une ascension fulgurante. Le club gravit avec assurance et célérité les échelons qui mènent à l’élite, accédant à la première division à l’issue du championnat 1980-1981. Les capitaines Fleury Di Nallo et Michel Mézy ainsi que les entraîneurs Robert Nouzaret et Kader Firoud sont les grands artisans de la réussite du club. Cependant, l’expérience en première division tourne court puisque le club ne peut éviter la relégation la saison suivante.

En 1989, le club est rebaptisé Montpellier-Hérault Sport Club et écrit les plus belles pages de son histoire, en jouant les tous premiers rôles en première division et en Coupe de France, trophée remporté en 1990, grâce notamment au Colombien Carlos Valderrama, à Laurent Blanc et Eric Cantona. Lors de la saison 1990-1991, le MHSC est l’auteur d’un parcours remarquable en Coupe des Vainqueurs de Coupe : après avoir battu successivement le PSV Eindhoven (1-0 à domicile, 0-0 à l'extérieur) et le Steaua Bucarest (5-0 puis 3-0 à l'extérieur), le club ne cède qu'en quarts de finale face au futur vainqueur, Manchester United (1-1 à l'extérieur puis 0-2). Ce parcours européen révèle les jeunes talents que sont Laurent Blanc, Vincent Guérin et Patrick Colleter. Durant la décennie suivante, Montpellier est un habitué du ventre mou de la première division, ne goûtant qu’à trois nouvelles reprises aux compétitions européennes (1996, 1997 et 1999).

À l’issue d’une saison 1999-2000 extrêmement décevante malgré un Stade de la Mosson flambant neuf, un recrutement ambitieux et une qualification en Coupe de l'UEFA via l'Intertoto, le club descend en deuxième division après treize saisons passées parmi l’élite. En fin de saison 2002-2003, le trajet effectué à vélo par l’entraîneur Gérard Bernardet jusqu’à Lourdes pour fêter le maintien in extremis des Héraultais parmi l’élite, n’évite pas la relégation lors de l’exercice suivant. De nouveau en Ligue 2, et après deux saisons de transition, le club entend retrouver la Ligue 1 au plus vite avec Jean-François Domergue mais après trois saisons catastrophiques, le club se sépare de ce dernier, alors que la relégation en National menace.

C'est alors Rolland Courbis qui reprend l'équipe en main le 29 avril 2007 pour une opération commando : sauver l'équipe de la relégation alors qu'il ne reste que 4 matchs à jouer... Le premier match sous le commandement de Rolland Courbis tourne au cauchemar : A la 93e minute, sur un corner anodin, et alors que le MHSC fait jeu égal avec les Cristoliens, le capitaine emblématique du club marque contre son camp sur un but casquette. Lors de la 36e journée dans un stade soutenant son équipe du début jusqu'à la fin, Montpellier s'impose sur sa pelouse face au Havre sur le score de 2-1. Ce sont pourtant les visiteurs qui ouvrent la marque par Alla. Mais les joueurs de Rolland Courbis égalisent par Lamine Sakho avant que Bedimo, sur un centre de Sakho, marque contre son camp, permettant à Montpellier d'empocher 3 points précieux dans la course au maintien. Le 18 mai 2007, pour la 37e journée, les hommes de Rolland Courbis se déplacent à Ajaccio pour un match à fort enjeu. Les Montpelliérains s'imposent par 2 buts à 0. Jérôme Lafourcade ouvre le score en deuxième pérode avant que Lamine Sakho ne confirme la victoire grâce à un second but quelques minutes après. Le MHSC se sauve définitivement de la relégation en National lors de la dernière journée grâce à une victoire 1-0 face au Grenoble Foot 38, le 25 mai 2007, sur un but inscrit par Victor Hugo Montaño sur pénalty.

Depuis 2000...

Ils ont fêtés leur 15 ans avec un magnifique tifo lors de la dernière journée de Ligue 2 (saison 06-07) contre Grenoble.

L'Armata Ultras a fêté ses 5 ans lors de la 11ème journée de championnat, (saison 07-08) face à Châteauroux !Châteauroux.

Il est situé en tribune Larzac.

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Équipe de France de football

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L'équipe de France de football est l’équipe de football nationale de la France, constituée par une sélection des meilleurs joueurs français sous l’égide de la Fédération française de football.

Actuellement vice-championne du monde, elle compte à son palmarès une coupe du monde (1998), deux championnats d’Europe des nations (1984 et 2000), une Coupe intercontinentale des nations (1985), deux coupes des Confédérations (2001 et 2003), et un titre olympique (1984).

La création de l'équipe de France de football est liée à la fondation de la FIFA en 1904. Désormais, les matches internationaux se disputent sous l’autorité de cette fédération internationale. Ainsi, les matches des sélections françaises disputés entre 1895 (sélection de Paris ; joueurs britanniques résidants à Paris principalement) et 1904 ne sont pas pris en compte. Notons ainsi les cinq matches internationaux disputés par la sélection USFSA face à la Belgique et l’Angleterre amateurs entre 1900 et 1904 avec une victoire française en 1900 contre la Belgique (6-2) et quatre défaites contre l’Angleterre amateurs. D’autres fédérations n’ont pas suivi cet exemple, et considèrent leurs matches internationaux datant d’avant 1904 comme d’authentiques matches internationaux.

L’équipe de France de football démarre donc son histoire officielle en 1904 par un honorable match nul en Belgique (3-3). Les trois premiers buteurs français se nommaient Louis Mesnier, Marius Royet et Gaston Cyprès. Les années qui suivirent furent peu glorieuses avec notamment deux cinglants revers contre le Danemark subi à trois jours d’intervalle (0-9 puis 1-17) lors des Jeux olympiques de Londres. Exclue de la FIFA le 7 juin 1908, l'USFSA est toutefois encore en charge des sélections olympiques de l'été 1908. Malgré cette position affaiblie, elle délègue deux équipes de France A et B pour représenter la France à Londres. Le réglement autorisait cette double sélection, mais la France était la seule à utiliser cette étrange possibilité. De plus, de nombreux forfaits furent enregistrés dans les rangs des joueurs de l'USFSA, et nombre des 44 joueurs français sélectionnés arrivèrent le matin même du match sur le lieu de compétition après un long voyage en train et bateau. C'est une véritable pantalonnade et ces deux rencontres olympiques furent rétroactivement comptabilisées comme matchs officiels de l'équipe de France A (matchs n°11 et 12). À partir du match contre la Belgique du 9 mai 1908, c'est le CFI qui procède aux sélections en tant que seule fédération reconnue par la FIFA. Le CFI ne parvint pas à se mettre d'accord avec l'USFA, membre fondateur du CIO, pour présenter une équipe de France aux JO de 1912. Un accord fut cherché jusqu'au dernier moment, puis en juin 1912, la France fut contrainte de déclarer forfait.

Malgré ces conflits entre les différentes fédérations qui coexistent dans l’Hexagone rendant impossible la sélection des onze meilleurs joueurs du pays, quelques belles performances sont à signaler. La victoire en Italie en 1912 (3-4) notamment.

La Première Guerre mondiale interrompt les activités de l'équipe de France et provoque la mort de 17 de ses internationaux : Marius Royet (Union Sportive Parisienne), Henry Gigot (Club Français Paris), André François (Racing Club de Roubaix), André Puget (Racing Club de Paris), Albert Jenicot (Racing Club de Roubaix), René Fenouillère (Red Star Amical Club de Paris), Pol G. Morel (Red Star Amical Club de Paris), Francis Vial (Club Athlétique de Vitry), Charles Dujardin (Union Sportive Tourquennoise), Émile Dusart (Racing Club de Roubaix), René Camrad (Association Sportive Française), Julien Denis (Racing Club de Calais), Charles Geronimi (AF Garenne Colombes Paris), Ernest Guéguen (Union Sportive Servannaise et Malouine Saint-Malo), Jean Loubière (Gallia Club de Paris), Pierre Six (Olympique Lillois), J. Verbrugge (Association Sportive Française). Le gardien de but Zacharie Baton (Olympique Lillois) est quant à lui mutilé après avoir perdu une jambe en 1915.

La première victoire face aux Anglais (2-1) en 1921 marque les débuts réels d’une équipe de France sélectionnant désormais les meilleurs joueurs du pays suite à la création de la FFF en 1919. L’USFSA rejoint finalement la FFF en 1921, et les Bleus sont bien désormais l’équipe de France et plus seulement une sélection de joueurs évoluant dans telle ou telle fédération.

En juillet 1930, la France participe à la première Coupe du monde et y fait bonne figure malgré une poule relevée avec l’Argentine (finaliste des JO de 1928) mais ne parvient pas à passer le premier tour. En 1931, c’est l’Allemagne qui s’incline 1-0 face aux Bleus, puis l’Angleterre sombre corps et biens (5-2) le 14 mai face à une équipe de France survoltée. En juin 1932, l'équipe de France effectue une tournée dans les Balkans. Elle y affronte la Yougoslavie le 5 juin (défaite 2-1), la Bulgarie le 9 juin (victoire 5-3 avec un quadruplé de Jean Sécember) et enfin la Roumanie le 12 juin (défaite 6-3). Citons également le match gagné en Hollande (4-5) en 1934. Pour ce match de préparation en vue de la Coupe du monde 1934, seuls trois joueurs français (Mattler, Liétaer et Alcazar) évoluent en Division 1. Les huit autres joueurs évoluent en Division 2 Nord : Alexis Thépot, Jacques Mairesse, Alfred Aston au Red Star ; Jean Nicolas, Roger Rio à Rouen ; Jules Cottenier, Georges Verriest au RC Roubaix ; et Fritz Keller à Strasbourg. Thépot, Mairesse, Aston, Nicolas, Rio, Verriest et Keller seront même sélectionnés pour la Coupe du monde de football 1934 en Italie.

Le premier joueur noir sélectionné en équipe de France de football (Raoul Diagne) fêta sa première cape dès 1931. Il évoluera 18 fois chez les Bleus avant la Seconde Guerre mondiale. Le premier joueur d'origine nord-africaine sélectionné chez les Bleus fut le Marocain Larbi Ben Barek. Larbi détient toujours le record de longévité en équipe de France de football : 15 ans et 10 mois de 1938 à 1954. Raoul Diagne et Larbi Ben Barek disputent ensemble un fameux match en Italie le 4 décembre 1938 face aux champions du monde en titre. Outre l'attitude déplorable du public napolitain, l'équipe de France « black, blanc, beur » naît de fait ce soir-là.

Après la guerre, les Bleus signent quelques brillants résultats comme cette victoire 0-4 en Tchécoslovaquie ou le match nul 2-2 en 1951 contre l’Angleterre à Highbury. Il s’en fallut de très peu que l'équipe de France des Vignal, Jonquet, Baratte et Flamion soit la première équipe du continent à battre les Anglais sur leurs terres ; les Hongrois réalisent cet exploit deux ans plus tard.

La génération dorée des Fontaine, Kopa, Piantoni, Vincent, Penverne, Wisnieski, Jonquet, Cisowski s'inscrit directement dans la suite de cette équipe de 1951. La France devient alors l’une des toutes meilleures équipes nationales. Si elle rate complètement sa coupe du monde en 1954 en raison d'une phase de préparation bâclée, elle connaît son apogée avec une troisième place à la Coupe du monde 1958 en Suède où Just Fontaine marque 13 des 23 buts des Français. En demi-finale, la France tombe face au Brésil suite à la blessure du défenseur central Jonquet. On retrouve encore ensuite l'équipe de France en demi-finale du premier championnat d'Europe après avoir éliminé les Autrichiens et les Grecs. La Yougoslavie arrête les Français 5 à 4.

La France connaît nombre de désillusions au cours des années 1960.

Après avoir éliminé successivement l'Angleterre (1-1 puis 5-2) puis la Bulgarie (0-1, 3-1), l'équipe de France échoue au stade des quarts de finale de l'Euro 1964, battue par la Hongrie (1-3, 1-2).

Qualifiée pour la Coupe du monde 1966, la France tombe dans un groupe relevé et ne parvient pas à franchir le premier tour, malgré un effectif de premier plan  : match nul 1-1 contre le Mexique, défaites 2-1 contre l'Uruguay et 2-0 contre l'Angleterre, futur champion du monde.

L'Euro 1968 s'avère décevant : la France, pourtant victorieuse de son groupe comprenant la Belgique, la Pologne et le Luxembourg, est arrêtée en quarts de finale par la Yougoslavie (1-1 au Vélodrome, 5-1 à Belgrade).

La France touche le fond quand elle est défaite à domicile 1-0 par les amateurs norvégiens le 6 novembre 1968 en match qualificatif pour la Coupe du monde 1970 et qu'elle sombre 5-0 face à l'Angleterre (triplé de Geoffrey Hurst) le 12 mars 1969 à Wembley.

Sous la houlette de Georges Boulogne, la France du football se remet à niveau et l’équipe de France profite également de cette politique centrée sur la formation. Stefan Kovacs poursuit sur cette voie en donnant leur chance à de très nombreux jeunes joueurs. Les résultats ne sont pas vraiment encore au rendez-vous, mais la mentalité, le physique et l’approche tactique des joueurs français changent.

Le réveil de l’équipe de France sonne en 1977 avec la qualification pour le Mundial argentin obtenue par la génération montante du football français dont les leaders sont Platini, Rocheteau, Trésor, Bossis, Bathenay ou encore Six. En Argentine, les Français payent leur manque d’expérience du plus haut niveau par une élimination dès le premier tour. Tombés dans un groupe particulièrement relevé, les Français font pourtant bonne figure en ne concédant que de courtes défaites face à deux des favoris de la compétition que sont l’Italie (1-2 malgré l’ouverture du score par Bernard Lacombe dès la première minute de jeu) et l’Argentine (1-2 dont un penalty très litigieux sifflé à l’encontre de Marius Trésor). Pour l’honneur, les Français viennent facilement à bout de la Hongrie (3-1) grâce à Lopez, Berdoll et Rocheteau, dans leur dernier match. Ce jour-là, à Mar del Plata, les Bleus arborent de curieux maillots rayés blanc et vert, conséquence d’un problème d’intendance... Les Français durent se rabattre en urgence sur les tenues d’un club local.

En s’appuyant sur la génération exceptionnelle des Platini, Rocheteau, Bossis, Giresse ou encore Tigana, les Bleus signent quatre épopées fabuleuses entre 1982 et 1986, avec une quatrième place à la Coupe du monde 1982, une victoire à l’Euro 1984 et à la Coupe intercontinentale des nations1985, puis une troisième place à la Coupe du monde 1986.

Les Français débarquent pourtant au Mondial espagnol de 1982 en plein doute, conséquence d’une série de matchs amicaux peu probante. La compétition ne peut d’ailleurs pas plus mal commencer, avec une cuisante défaite face à l’Angleterre (1-3, dont un but de Bryan Robson dès l’engagement). La France redresse la tête grâce à une facile victoire contre le Koweït, dans un match marqué par l’irruption sur la pelouse du cheikh Farid Al Ahmad al Sabah qui exigera et parviendra à obtenir de l’arbitre qu’il annule un but d’Alain Giresse, provoquant au passage la colère du sélectionneur Michel Hidalgo, puis arrache sa qualification pour le deuxième tour en faisant match nul contre la Tchécoslovaquie.

Au deuxième tour, les Français se défont sans grande difficulté de l’Autriche (1-0) puis de l’Irlande du Nord (4-1) grâce à deux doublés de Giresse et Rocheteau et accèdent aux demi-finales. C’est à l’occasion du match contre l’Irlande du Nord que Michel Hidalgo associe pour la première fois quatre joueurs à vocation offensive (Tigana, Genghini, Giresse et Platini) au milieu de terrain. Le « carré magique » est né.

Disputée à Séville, la demi-finale des Français contre la RFA est rentrée dans la légende du football. Qualité du jeu pratiqué, intensité, émotion, tout a contribué à rendre ce match légendaire. Après que Manuel Amoros eut tiré sur la barre transversale à la quatre-vingt-huitième minute et que les deux équipes se furent quittées sur le score de 1 but partout à l’issue du temps réglementaire, les Français, survoltés par l’agression commise par le gardien allemand Harald Schumacher sur Patrick Battiston, inscrivirent deux buts coup sur coup à l’entame des prolongations par l’intermédiaire de Marius Trésor et Alain Giresse. Continuant à jouer l’offensive et un football spectaculaire, les Français se firent rejoindre au score en l’espace de quelques minutes et se laissèrent entraîner par la RFA dans une séance de tirs au but dont ils sortirent perdants.

En l’absence des principaux titulaires, la France perdra également le match pour la troisième place contre la Pologne (2-3).

Pour la Coupe du monde 1986, la France fait à nouveau figure de favorite. Mais amoindris par les blessures récurrentes de leurs deux meneurs de jeu Platini et Giresse, les Bleus (désormais emmenés par Henri Michel) peinent à retrouver l’état de grâce de 1984. La France se sort sans grande difficulté mais sans panache d’un premier tour largement à sa portée (victoire 1-0 contre le Canada, nul 1-1 contre l’URSS et victoire 3-0 contre la Hongrie) avant d’affronter l’Italie en huitième de finale. Au terme d’un match remarquablement maîtrisé (victoire 2-0, grâce à des buts de Platini et Stopyra sur deux passes décisives de Rocheteau), la France sort victorieuse de ce duel au sommet entre les champions du monde et les champions d’Europe en titre.

En quart de finale, la France retrouve sur sa route le Brésil. Pour beaucoup, c’est un match entre les deux équipes qui pratiquent le plus beau football de la planète. À cette époque, les Français sont d’ailleurs souvent surnommés les « Brésiliens de l’Europe » en hommage à leur jeu spectaculaire et systématiquement tourné vers l’offensive. Le match tiendra toutes ses promesses, à tel point que Pelé le qualifiera de « match du siècle ». Dominateurs, les Brésiliens ouvrent rapidement la marque par Careca, avant que Platini ne ramène les deux équipes à égalité en reprenant un centre de Rocheteau. La prolongation spectaculaire au cours de laquelle les deux équipes se procureront chacune de franches occasions ne fera pas bouger le score, et les Bleus se qualifient à l’issue de l’épreuve des tirs au but et de la tentative réussie de Luis Fernandez.

En demi-finale, la France retrouve la RFA pour ce qui est souvent considéré comme la « revanche de Séville » quatre ans plus tôt. Mais de revanche, il n’y en aura pas. Comme si elle avait tout donné contre le Brésil, la France, en panne d’imagination, privée de Rocheteau, blessé, qui avait distillé quatre passes décisives dans les trois matches précédents et sans doute diminuée physiquement par sa victoire aux tirs au but sur les Cariocas, bute sur la rigueur et le réalisme des Allemands, qui s’imposent sans grande difficulté (2-0), ceux-ci ayant joué contre le Maroc et le Mexique, qui sont des adversaires bien moins réputés que l'Italie et le Brésil. Les Français se consoleront avec la troisième place acquise aux dépens de la Belgique dans la « petite finale » (4-2 ap), leur meilleur résultat depuis la Coupe du monde 1958.

L’épopée de la Coupe du Monde mexicaine marque la fin d’une génération d’exception. Dès la fin de la compétition les cadres que sont Rocheteau, Bossis et Giresse annoncent leur retraite internationale. Un an plus tard, et alors que les éliminatoires pour l'Euro 88 sont déjà bien mal engagés pour l'équipe de France, Platini met lui un terme définitif à sa carrière.

La transition est trop brusque, et la nouvelle génération échoue successivement à se qualifier pour l’Euro 88 et le Mondial italien de 1990. Le match nul contre la sélection chypriote du 22 octobre 1988 propulse Claude Bez, l'influent président des Girondins de Bordeaux, au poste de superintendant de l'équipe de France, un poste spécialement crée pour lui. Claude Bez désigne alors Michel Platini à la tête de la sélection en novembre 1988. Si l'arrivée d'un nouveau sélectionneur emblématique comme Michel Platini n’empêche pas l'absence au Mondial italien, elle suscite pourtant de nombreux espoirs. La copie parfaite rendue par l’Équipe de France dans les éliminatoires de l’Euro 92 (8 victoires en 8 rencontres) laisse augurer un retour aux succès des années 1980 à défaut d’un retour au beau jeu. En effet, voyant sa marge de manœuvre limitée par la faiblesse des individualités dont il dispose, Platini a construit une équipe à vocation très défensive, sans véritable milieu créateur, et qui compte sur les deux grands joueurs français de l’époque (Éric Cantona et Jean-Pierre Papin) pour faire la différence en attaque. Mais lors de l’Euro 1992 en Suède, la France est incapable de confirmer son parcours des éliminatoires et tombe sans gloire dès le premier tour, après deux matchs nuls (contre la Suède et l’Angleterre) et une défaite (contre le Danemark, futur vainqueur du tournoi).

Dans les mois qui suivent, l’équipe de France, forte d’un effectif à la qualité en hausse, semble retrouver des couleurs. Mais lors des éliminatoires de la Coupe du monde 1994, les Bleus, minés par des querelles d’ego et par la mauvaise rivalité entre « Marseillais » et « Parisiens », s’effondrent dans la dernière ligne droite et concèdent coup sur coup deux cuisantes défaites à domicile à l’automne 1993 (2-3 contre Israël, puis 1-2 contre la Bulgarie) et manquent une qualification qui leur semblait promise (il leur suffisait d’un match nul lors de ces deux matchs).

L’inauguration du centre d’entraînement de Clairefontaine et la montée en puissance de la formation à la française mise en place dès les années 1970 sous l’impulsion de Georges Boulogne permettent toutefois au football français d’espérer des jours meilleurs.

Au lendemain de la débâcle de l'automne 1993, le nouveau sélectionneur national Aimé Jacquet doit tout reconstruire. S’il peut s’appuyer sur un secteur défensif de qualité, il va tâtonner durant près de deux années pour trouver une bonne animation offensive. Les éliminatoires pour l’Euro 1996 sont laborieux et laissent craindre une nouvelle déconvenue. Mais à l’automne 1995, une spectaculaire et décisive victoire à l’extérieur contre la redoutable équipe de Roumanie semble marquer l’acte de naissance d’un nouveau groupe dont le jeune Zinedine Zidane s’affirme comme le maître à jouer. Qualifiée pour l’Euro 1996, l’équipe de France y atteint les demi-finales en confirmant la solidité à toute épreuve de son bloc défensif (quatre défenseurs et trois milieux récupérateurs) mais déçoit quelque peu par le manque d’inspiration de son secteur offensif et de ses deux créateurs (Zinedine Zidane et Youri Djorkaeff), pourtant très attendus.

Mais Jacquet s'est disposer là d’une base de travail solide en prévision de la Coupe du monde de football 1998, pour laquelle les Bleus pourront se préparer en toute quiétude, sans avoir à passer par les éliminatoires. Base d’autant plus solide qu’à partir de l’été 1996, grâce à l’arrêt Bosman, la plupart des joueurs de l’équipe de France partent jouer à l’étranger où ils acquièrent une stature internationale et une précieuse expérience du haut niveau.

Si la série de matchs préparatoires à la Coupe du Monde soulève une certaine inquiétude auprès de plusieurs observateurs, les Bleus sont bel et bien présents au rendez-vous.

Ils se sortent avec facilité du premier tour : victoires contre l’Afrique du Sud (3-0), l’Arabie saoudite (4-0) et le Danemark (2-1) mais, privés de Zidane suspendu, butent en huitièmes contre le mur défensif du Paraguay et de son fantasque gardien de but José Luis Chilavert. La qualification arrachée en prolongation (but en or de Laurent Blanc) permet aux Bleus de retrouver l’Italie en quart. Au terme de 120 minutes de très haute qualité, les deux équipes jouent leur qualification aux tirs au but et c’est la France qui s’impose. En demi-finale, la France semble proche de tomber face aux surprenants Croates, mais deux buts de son latéral Lilian Thuram la qualifient pour la première finale de son histoire, face au Brésil.

Le Brésil a impressionné depuis le début de la compétition par la puissance et l’adresse des ses attaquants, mais a également laissé entrevoir de grosses carences défensives. Dominateurs et réalistes, les Français tuent le match en première période grâce à deux buts de la tête de Zidane. Réduits à dix en seconde période suite à l’expulsion de Desailly, la France subit mais inscrit en contre un troisième but libérateur par Emmanuel Petit dans les derniers instants du match (qui est d'ailleurs le 1000ème but de l'histoire de l'Équipe de France). Didier Deschamps devient le 12 juillet 1998 le premier joueur français à soulever la Coupe du monde.

La France confirme son statut de meilleure équipe du monde deux ans plus tard, à l’occasion de l’Euro 2000. Grâce à l’éclosion d’attaquants tels que Thierry Henry, David Trezeguet, Nicolas Anelka, Robert Pirès ou encore Sylvain Wiltord, elle s’offre même le luxe de pratiquer un football plus offensif qu’en 1998. Sur le banc, Jacquet a cédé sa place à son adjoint de 1998, Roger Lemerre. Après un premier tour parfaitement maîtrisé (victoire contre le Danemark et la République tchèque, défaite sans conséquence face aux Pays-Bas), la France va connaître trois rencontres à haut suspense dont elle sortira à chaque fois victorieuse. Tout d’abord en quart de finale contre l’Espagne (victoire 2-1, avec un penalty espagnol raté par Raúl dans les arrêts de jeu). Puis en demi-finale contre le Portugal (victoire 2-1 avec un penalty victorieux de Zidane dans les arrêts de jeu de la prolongation). Et enfin en finale contre l’Italie. Menée 0-1 dans les arrêts de jeu, la France semble se résoudre à la défaite. Mais Wiltord égalise dans les derniers instants du match pour arracher la prolongation, durant laquelle Trezeguet inscrit d’une somptueuse reprise de volée le but en or synonyme de victoire.

Championne d’Europe et du Monde en titre, la France aborde la Coupe du monde 2002 en Asie avec confiance, malgré les départs à la retraite de ses deux anciens que sont le capitaine Didier Deschamps et le libéro Laurent Blanc. Dès le match d’ouverture, les Bleus se font surprendre par le Sénégal (0-1) avant de concéder un match nul contre d’accrocheurs Uruguayens (0-0). Contrainte de tout miser sur son dernier match contre le Danemark, la France attend beaucoup du retour de Zidane, blessé depuis le début du tournoi. Mais une défaite sans appel (0-2) met fin à l’aventure asiatique. La France est humiliée, éliminée de la coupe sans avoir marqué le moindre but.

Qualifiés facilement pour l’Euro 2004 disputé au Portugal, et rassurés par d’impressionnantes prestations lors de matchs amicaux (notamment une victoire 3-0 en Allemagne contre la Mannschaft) les Bleus paraissent avoir retrouvé leur superbe. Le premier match du tournoi contre l’Angleterre, et la victoire inespérée de la France (2-1, grâce à deux buts de Zidane en toute fin de match) semble même replonger les Bleus dans l’euphorie de 1998 et 2000, quand tout leur réussissait. Mais un nul heureux (but égalisateur de David Trezeguet entaché d’une faute de main) contre la Croatie et une victoire peu convaincante face à la Suisse inquiètent. Inquiétude qui trouve sa justification en quart de finale, où la France est éliminée sans gloire par la Grèce (futur vainqueur du tournoi), au terme d’une prestation très moyenne.

Ces éliminations prématurées remettent les pieds sur terre à un football français qui se considérait alors comme intouchable. Raymond Domenech devient le nouveau sélectionneur national. De profonds changements sont apportés, tant du point de vue de l’équipe technique entourant les Bleus que sur celui du terrain.

L’équipe a du mal à trouver un jeu efficace et cohérent, en raison du départ en retraite ou volontaire de la plupart des joueurs clés de l’équipe, dont Zidane, Lizarazu, Thuram et Makélélé. Parallèlement, de jeunes joueurs (Abidal, Govou, Malouda) encore peu expérimentés au niveau international intègrent la sélection nationale. Vikash Dhorasoo, pressenti pour prendre la relève de Zidane au poste de meneur de jeu, s’impose sur le plan technique mais révèle des carences sur le plan physique. Robert Pirès, Ludovic Giuly et Johan Micoud subissent parallèlement une mise à l’écart par le sélectionneur.

La transition est difficile mais il faut remarquer que l’Équipe de France a participé à tous les rendez-vous Mondiaux et Européens disputés depuis 1996.

Le 3 août 2005, Zidane annonce qu’il revient sur sa retraite internationale, suivi de Thuram et Makélélé, et l’équipe de France se qualifie de justesse face à Chypre pour la Coupe du monde 2006. Le 1er mars 2006, à peine plus de 3 mois avant l’ouverture de la compétition, une défaite (la première sous l’ère Domenech) dans un match amical face à la Slovaquie, appelle à de nouveaux changements dans la composition de l’équipe.

Quelques jours avant le début de la Coupe du Monde 2006, Raymond Domenech semble avoir choisi son gardien (Barthez), sa défense (Sagnol, Thuram, Gallas, Abidal) et son milieu de terrain (Makélélé, Zidane, Vieira, Malouda). Les seuls incertitudes concernent la paire d’attaquants (Henry et Trezeguet tiennent la corde mais Wiltord, Saha, Cissé et Ribéry sont également bien placés). Les trois victoires dans les matchs de préparation (face au Mexique, au Danemark et à la Chine) permettent à l’équipe de France d’aborder la compétition avec une certaine confiance mais sans Cissé, malheureusement victime d’une double fracture à la jambe droite, et remplacé par Sidney Govou le jour du départ en Allemagne.

L’équipe de France débute fort mal son tournoi en concédant deux matches nuls (Suisse 0-0, Corée du Sud 1-1) contre des adversaires à sa portée. Une victoire 2-0 contre le Togo lui permet toutefois d’obtenir, de justesse, sa qualification.

Elle se qualifie ensuite pour les huitièmes de finale où elle affronte l’Espagne, le mardi 27 juin. Précédé d'une campagne de la presse espagnole relative à la retraite imminente de Zidane (le capitaine français avait pris sa retraite de joueur de club sur le stade du Real Madrid peu avant la coupe du monde et il lui restait donc à prendre sa retraite internationale), et à la qualification inéluctable de l'équipe d'Espagne face à des joueurs français jugés vieillissants, la France parvient, à la surprise générale, à obtenir son ticket pour les quarts de finale sur le score de 3-1 après des buts de Zidane, Ribéry et Vieira, l’Espagne ayant ouvert le score sur un penalty transformé par Villa.

Le 1er juillet à 21h, la France réussit à vaincre le Brésil en quarts de finale sur le score de 1-0 (but de Henry) à la 57e minute sur un coup franc décisif de Zinédine Zidane. C’est la première fois en équipe de France que Zidane fait une passe décisive à Henry — dans un match qui restera certainement comme le plus accompli techniquement et tactiquement de cette équipe de France-là.

Victorieuse 1-0 (pénalty de Zidane à la 33e minute) du Portugal en demi-finale le 5 juillet, la France joue sa deuxième finale de Coupe du monde, contre les Italiens à Berlin le 9 juillet. La France s'incline aux tirs au but (1-1, 5-3 t.a.b.).

Fort de son expérience et d'une Coupe du monde globalement réussie, Raymond Domenech est reconduit dans ses fonctions de sélectionneur national pour quatre années supplémentaires jusqu’à la Coupe du monde 2010. Thuram et Makélélé décident de rester malgré leur 35 et 33 ans respectifs. La prochaine échéance pour les Bleus, les éliminatoires de l’Euro 2008, commença sous de bons auspices pour les Bleus grâce à deux victoires contre la Géorgie (3-0) et contre l’Italie (3-1). Lors des journées suivantes, l’Équipe de France s’inclina contre l’Écosse (0-1) avant de se rassurer face aux Îles Féroé (5-0) et à la Grèce (1-0) en match amical pour la dernière rencontre de 2006. Pour le premier match de l'année 2007, l’Équipe de France s'incline face à l'Argentine (0-1) en match amical au Stade de France.

À ce moment, on peut dire que la France est en période de reconstruction, à l’instar de la période post-Coupe du Monde 2002. Elle compte sur une nouvelle génération de joueurs talentueux comme Franck Ribéry, Jérémy Toulalan, Karim Benzema, Samir Nasri, Bakary Sagna, Lassana Diarra, Hatem Ben Arfa, etc.

Pour la reprise des qualifications à l'Euro 2008, le 24 mars 2007, l'équipe de France obtient une victoire difficile, courte mais précieuse, face à la modeste équipe de Lituanie, grâce à un but de Nicolas Anelka à la 73e minute. Quelques jours plus tard, une équipe de France très rajeunie gagnait le second match de cette coupure internationale face à l'équipe d'Autriche, pays organisateur avec la Suisse, 1 but à 0 en match amical au Stade de France avec la première titularisation et le premier but de Karim Benzema. En juin 2007, les qualifications à l'Euro 2008 se poursuivent : le 2 juin, la France reçoit l'Ukraine à Saint-Denis et s'impose 2 buts à 0 (buts de Franck Ribéry et de Nicolas Anelka. Le 6 juin, à Auxerre, la France joue contre la Géorgie et malgré une écrasante domination ne gagne que grâce un but (1-0) signé Samir Nasri. Le 22 août 2007, les Bleus se déplacent en Slovaquie pour un match amical, et s'imposent encore de justesse (1-0) grâce à un but de Thierry Henry. Les qualifications se poursuivent en septembre, avec un déplacement en Italie le 8 septembre, où l'équipe de France réussit à décrocher un match nul (0-0) dans un stade de San Siro à l'ambiance hostile (la Marseillaise ayant été sifflée par les tifosi italiens). Le 12 septembre, les Bleus reçoivent l’Écosse au Parc des Princes à Paris, et contre toute attente, s'inclinent (0-1) grâce à un but de l'Écossais James McFadden, malgré de nombreuses occasions de tir et une possession de balle relativement importante (72 % en moyenne). Le 13 octobre, l'Équipe de France s'impose à l'extérieur face aux Îles Féroé 6 buts à 0, grâce à un but de Thierry Henry (égalant le record de but marqués en équipe de France de Michel Platini), un doublé de Karim Benzema, puis les premiers buts de Jérôme Rothen et de Hatem Ben Arfa en équipe de France.

Le 17 octobre 2007, à Nantes, l'équipe de France rencontre la Lituanie. Après 79 minutes de domination stérile, malgré de nombreux tirs cadrés, la France l'emporte grâce à un doublé de Thierry Henry aux 79e et 81e minutes. Il devient seul recordman des buts en équipe de France. Pendant ce temps, la Géorgie bat l'Écosse par 2 buts à 0. Après la victoire de l'Italie 2-1 contre l'Écosse le 17 novembre, la France est assurée d'être qualifiée pour l'Euro 2008, quoi qu'il arrive. La campagne des éliminatoires de l'Euro 2008 s'achève face à l'Ukraine le 21 novembre 2007 par un match nul (2-2) avec des buts de Thierry Henry et de Sidney Govou et qui sera marqué par la première sélection du gardien de but Sébastien Frey. La France termine à la deuxième place du groupe B des éliminatoires de l'Euro 2008 avec 26 points (8 victoires, 2 nuls, 2 défaites) et 25 buts marqués pour 5 encaissés, devancée par l'Italie de 3 points. Raymond Domenech devient le premier sélectionneur de l'équipe de France à la qualifier sur le terrain deux fois de suite pour deux événements majeurs : le Mondial 2006 et l'Euro 2008.

Le tirage au sort de la phase finale de l'Euro 2008 a eu lieu le 2 décembre 2007 à Lucerne, la France rencontre successivement la Roumanie, les Pays-Bas et l'Italie.

Après avoir fait match nul 0-0 contre la Roumanie, la France est battue sèchement par les Pays-Bas 4-1 (plus lourde défaite en compétition officielle depuis le quart de finale retour de l'Euro 1968 qui avait vu la Yougoslavie s'imposer 5-1 à Belgrade), puis les Bleus s'inclinent face à l'Italie sur le score de 2-0 en ayant dû jouer à 10 presque toute la partie suite à l'expulsion et le pénalty concédé sur une faute d'Éric Abidal en début de partie ; l'équipe est ainsi piteusement éliminée dès le premier tour.

L'échec de l'Euro 2008 coïncide avec le départ de joueurs cadres, ainsi Lilian Thuram, Claude Makelele annoncent-ils leur retraite internationale. Le sort de Raymond Domenech reste en suspens, en attendant la décision de la Fédération française de football prévue pour le 3 juillet 2008. Des prétendants à la succession de l'ancien entraîneur de l'Olympique lyonnais se font plus ou moins discrets, parmi ceux-ci les anciens capitaines des Bleus, Didier Deschamps et Eric Cantona. Mais finalement la Fédération française de football a décidé le 3 juillet 2008 de maintenir Raymond Domenech dans sa fonction de sélectionneur avec cependant des « obligations de résultats » dès le début des qualifications pour la Coupe du monde 2010 et la création du Club France 2010 afin d'« améliorer la gestion de la sélection nationale » et d'« aider Raymond Domenech dans sa communication personnelle ».

Lors des phases de préparation l’équipe de France s’entraîne à Clairefontaine, c'est-à-dire au Centre technique national Fernand-Sastre situé à Clairefontaine-en-Yvelines. Ce centre de formation national fut initié en 1976 lorsque Fernand Sastre était président de la Fédération française de football. Le domaine de Montjoye fut acheté en 1982 et le centre ouvrit ses portes en 1988. Le centre sera le camp de base des Bleus durant la Coupe du monde de football 1998 disputée en France.

Le centre technique national Fernand-Sastre a subi une grosse rénovation durant l'hiver 2007 qui consistait à refaire tous les lieux habités par les Bleus (chambres, réfectoire, etc.), Les bleus se sont entrainés au stade Hidalgo à Saint-Gratien (95) pour le match France-Argentine (février 2007) en raison de ces travaux.

Le centre emploie 60 personnes de manière permanente. La superficie totale est de 56 hectares dont 66 000 m² de terrains engazonnés. 302 lits sont disponibles.

Depuis la création du Stade de France, un contrat lie la Fédération et l’entreprise exploitante du stade. Au moins cinq matches officiels par an de l’équipe de France à domicile doivent se dérouler en son enceinte.

L'Équipe de France possède deux jeux de maillots : un bleu pour les matchs à domicile (et parfois à l'extérieur si la couleur n'interfère pas avec celle de son adversaire) et un rouge pour les matchs à l'extérieur. Le maillot extérieur rouge n'est apparu qu'en 2008, il était blanc auparavant.

Quelle que soit la couleur du maillot, le short est soit bleu, soit blanc et les chaussettes peuvent être soit bleues, blanches ou rouges.

Les couleurs de la tenue de l'équipe font références à celle du drapeau de la France qui sont aussi les couleurs usuelles de son pays. C'est d'ailleurs de leur couleur de maillot que les joueurs de l'Équipe de France sont surnommés « Les bleus ».

Depuis 1972 et jusqu'à fin 2010, l'équipe de France est en contrat avec l'équipementier allemand Adidas qui lui fournit ses tenues et ses équipements. Suite à un appel d'offre qui s'est déroulé début-2008, c'est l'équipementier américain Nike qui deviendra son prochain partenaire pour la période allant du 1er janvier 2011 à 2018. Le nouvel équipementier versera 320 millions d'euros sur la période, soit une moyenne de 42,66 millions d'euros par saison (un montant 4 fois et demie supérieur à l'ancien contrat), ce qui en fait l'équipe nationale la mieux payée par son équipementier et le plus gros contrat de sponsoring jamais réalisé dans le football.

Les joueurs présentés ici sont ceux ayant été appelés au moins une fois depuis le début de la saison.

Le meilleur buteur de l’équipe de France est depuis le 17 octobre 2007 Thierry Henry avec 48 buts.

Le plus grand nombre de sélections est détenu depuis le 23 juin 2006 par Lilian Thuram.

La France est le seul pays avec le Danemark à avoir remporté toutes les Coupes des Confédérations auxquelles elle a participé (2001 et 2003) mais le Danemark n'en a remporté qu'une seule.

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Équipe du Paraguay de football

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L'équipe du Paraguay de football est constituée par une sélection des meilleurs joueurs paraguayens sous l'égide de la Fédération du Paraguay de football.

La Fédération du Paraguay de football (Asociación Paraguaya de Fútbol) est basée à Asunción, elle est fondée en 1906 par les représentants des 5 clubs existants à l'époque : Olimpia, Guarani, Libertad, General Díaz et Nacional, elle se nomme d'abord la Liga Paraguaya de Fútbol. Le premier match du Paraguay fut joué contre l’Argentine, le 11 mars 1919, et se solda par une défaite paraguayenne 5-1. La Fédération du Paraguay de football est membre de la CONMEBOL depuis 1921 et est affiliée à la FIFA depuis 1925. Sa première participation à une compétition internationale fut la Copa América 1921, où il termina quatrième sur quatre. Pour l’édition suivante, l’équipe du Paraguay de football (Selección de fútbol de Paraguay) fut finaliste, s’inclinant contre le Brésil sur un match d’appui 3 buts à 0. La plus large défaite du Paraguay fut à l’extérieur, contre l’Argentine, le 20 octobre 1926, sur le score de 8 buts à 0. Le Paraguay durant cette période, ne participa qu’à la première édition de la Coupe du Monde de football, se déroulant en Uruguay. Dans le groupe D, il ne passa le tour suivant avec une défaite contre les USA (0-3) et une victoire contre la Belgique (1-0). Le seul buteur paraguayen de la compétition est avec un but Delfín Benítez Cáceres.

La plus large victoire de l’équipe du Paraguay de son histoire fut enregistrée le 30 avril 1949, à domicile, contre la Bolivie. Ce match se solde par une victoire sur le score de 7 buts à 0. Le Paraguay participe à la Coupe du monde de football 1950 au Brésil. Il est éliminé au premier tour avec seulement un point (2-2 contre la Suède). Les deux buteurs paraguayens sont avec chacun un but César López Fretes et Atilio López. Lors de la Coupe du monde de football 1958, il frôla la qualification pour les quarts de finale. Dès le premier match, le Paraguay perd 7 buts à 3 contre la France, bat l’Écosse 3 buts à 2, et fait match nul contre la Yougoslavie 3-3, et au final les neuf buts marqués constituent le record de buts en Coupe du Monde pour le Paraguay, le record n’est pas encore battu même 40 ans après. À part les deux participations de 1950 et 1958, le Paraguay n’est pas une équipe redoutable et régulière. Sur le plan continental, le Paraguay est irrégulier car il a remporté deux fois Copa América en 1953 et en 1979 mais fut éliminé au premier tour en 1975.

Durant cette période, l’équipe ne participa qu’à une coupe du monde, celle de 1986 au Mexique. Pour la première fois, l’équipe du Paraguay passe le premier tour avec une victoire contre l’Irak (1-0) et deux matchs nuls contre le Mexique (1-1) et la Belgique (2-2). Mais en huitièmes, il s’incline contre l’Angleterre sur le score de 3 buts à 0. Sur le plan continental (Copa América), le pays est irrégulier encore une fois. Pour les éditions 1987 et 1991, il fut éliminé au premier tour alors qu’en 1989, il termina quatrième.

Cette période va voir le football paraguayen se montrer au niveau international. José Luis Chilavert incarne cette apogée du football paraguayen. L’équipe du Paraguay vient en France avec deux quarts de finale de suite à la Copa América. La Fédération du Paraguay de football change de nom en 1998 et devient l'Asociación Paraguaya de Fútbol (APF). Dans le groupe D, le Paraguay rencontre l’Espagne (0-0), le Nigeria (3-1) et la Bulgarie (0-0). Chacun se souvient du Paraguay de José Luis Chilavert qui, lors de la Coupe du monde 1998, s'était incliné d'extrême justesse contre la France en huitièmes de finale à Lens, après un but en or de Laurent Blanc à la 114e minute. Le Paraguay a atteint à deux autres reprises le stade des huitièmes de finale (en 1986 contre l’Angleterre et en 2002, contre l’Allemagne), ce qui constitue son meilleur résultat dans une coupe du monde. Les joueurs qui incarnent le Paraguay en 1998 sont José Luis Chilavert, Celso Ayala, Carlos Gamarra et Roberto Acuña. Le Paraguay est régulier sur le plan continental, car il atteint toujours les quarts de finale de la Copa América. Et il y a aussi la médaille d’argent récoltée aux Jeux Olympiques d’Athènes en 2004, en perdant en finale contre l’Argentine 1-0, but de Carlos Tévez.

Depuis 2005, l’équipe du Paraguay retourne dans ses travers, c’est-à-dire que la sélection ne fait plus parler d’elle comme en 1998. Le joueur Roque Santa Cruz, ancien du Bayern Munich, est le joueur charismatique de l’équipe actuelle. Le Paraguay s’est qualifié pour la Coupe du Monde 2006, mais fut éliminé dès le premier tour, avec une seule victoire sur Trinité-et-Tobago (2-0). Lors de la Copa América 2007 au Venezuela, la sélection sort second de son groupe, derrière l’Argentine, mais tombe en quarts contre le Mexique qui l’atomise sur le score de 6-0. Le 31 mai 2008, au Stadium de Toulouse, contre la France, le Paraguay montra qu'il est une équipe solide et cela se conclut par un 0-0.

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Source : Wikipedia