Laure Manaudou
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Laure Manaudou
Laure Manaudou, née le 9 octobre 1986 à Villeurbanne (Rhône), est une nageuse française de nage libre (200, 400, 800, 1500 mètres), de dos (50, 100 et 200 mètres) et du 4 nages (200 et 400 mètres). Elle a notamment remporté une médaille d'or olympique sur 400 m (2004), deux titres mondiaux sur la même distance (2005 et 2007) et un autre sur 200 m (2007). Sur cette période, Laure Manadou a gagné trois médailles olympiques, six médailles mondiales et treize médailles européennes.
Licenciée jusqu'en 2006 au Cercle des nageurs de Melun Val de Seine où elle était entraînée par Philippe Lucas, elle rejoint le club de Canet-en-Roussillon (Canet 66 natation) avec son entraîneur après les Championnats d'Europe de natation 2006.
En mai 2007, elle quitte son entraîneur pour aller s'entraîner dans le club turinois de LaPresse Nuoto. Suite à des tensions apparues avec son entraîneur Paolo Penso, elle est licenciée par son club italien le 6 août. De septembre 2007 à janvier 2008, elle est entraînée par son frère aîné, Nicolas, à Ambérieu-en-Bugey (Ain).
Le 21 janvier 2008, elle part à Mulhouse s'entraîner sous la direction de Lionel Horter, entraîneur au pôle France — il entraîne notamment Amaury Leveaux et Aurore Mongel — et ancien entraîneur de Roxana Maracineanu. Elle connaît ensuite l'échec aux Jeux olympiques de Pékin sur toutes les distances où elle s'aligne.
Le 6 octobre 2008, elle rejoint le « team Marseille 2012 by CNM » du Cercle des Nageurs de Marseille, structure d'une quinzaine de nageurs comprenant les médaillés olympiques de Pékin Fabien Gilot et Frédérick Bousquet ainsi que les nouvelles recrues Camille Lacourt, Nicolas Rostoucher et Esther Baron, où elle est entraînée par Romain Barnier et Emmanuel Poissier. Le 21 janvier 2009, Laure Manaudou annonce qu'elle met un terme à sa saison.
Laure Manaudou est la fille de Jean-Luc Manaudou, employé de banque, joueur et entraîneur de handball, et d'Olga Schippers, d'origine néerlandaise, qui pratique le badminton, qui s'étaient rencontrés sur une plage au Cap Fréhel. Désireux de lui apprendre à nager, ils l'ont inscrite à la natation dès l'âge de 4 ans.
Elle a un grand frère, Nicolas, né un an jour pour jour avant elle, ancien nageur, un temps son entraîneur, et un frère cadet, Florent, né en 1990, champion de France cadets du 50 mètres nage libre en 2007.
De 6 à 14 ans, elle fait partie du club de natation d'Ambérieu-en-Bugey, dans l'Ain, où elle a passé son enfance.
Elle est remarquée par Philippe Lucas, entraîneur marié à une ancienne nageuse de l'équipe de France olympique, qui convainc ses parents de la laisser partir et leur promet d'en faire une championne. Les premières années, elle part vivre au foyer de son entraîneur à Melun avant de s'installer, à sa majorité, dans un appartement proche de la piscine de Melun.
En 2001, lors des Championnats d'Europe juniors à Malte, elle décroche deux médailles d'argent sur 50 et 100 mètres dos. L'année suivante, lors des Championnats d'Europe juniors à Linz, en Autriche, elle devient championne d'Europe juniors sur 100 mètres dos et double vice-championne d'Europe sur 50 mètres dos et 200 mètres 4 nages.
En 2003, lors des Championnats de France à Saint-Étienne, elle obtient cinq médailles d'or (400, 800, 1500 mètres nage libre ; 50 et 100 mètres dos), bat quatre records de France et se qualifie pour les Championnats du monde de Barcelone. Privée de son entraîneur-mentor, elle obtient des résultats décevants (7e du 50 mètres dos, 11e du 100 mètres dos, 13e du 400 mètres nage libre et 19e du 800 mètres nage libre). Toutefois, l'année 2003 se clôt sur une médaille de bronze sur 100 mètres dos obtenue lors des Championnats d'Europe en petit bassin à Dublin.
En 2004, lors des Championnats de France à Dunkerque, elle obtient quatre titres nationaux (400 et 800 mètres nage libre ; 50 et 100 mètres dos). Lors des Championnats d'Europe à Madrid, elle décroche trois médailles d'or (400 mètres nage libre, 100 mètres dos et le relais 4 x 100 mètres 4 nages). Aux Jeux Olympiques d'Athènes en 2004, elle gagne trois médailles olympiques (médaille d'or sur 400 m nage libre, argent sur 800 m nage libre et bronze sur 100 m dos) et donne à la France sa première médaille d'or dans une épreuve de natation depuis Jean Boiteux à Helsinki en 1952.
En 2005, lors des Championnats de France à Nancy, elle obtient cinq titres nationaux (400, 800, 1500 mètres nage libre ; 50 et 100 mètres dos). Aux Championnats du monde à Montréal, elle obtient la médaille d'or sur 400 mètres nage libre. Aux Championnats de France en petit bassin à Chalon-sur-Saône, elle décroche six titres nationaux (400, 800, 1500 mètres nage libre ; 50, 100 mètres dos ; 200 mètres 4 nages) et bat huit records. Aux Championnats d'Europe en petit bassin à Trieste, elle obtient trois médailles d'or (400, 800 mètres nage libre ; 100 mètres dos) et bat les records mondiaux du 400 mètres (3'56"79) et du 800 mètres nage libre (8'11"25). À la fin de l'année, elle remporte les interclubs avec le CN Melun.
Lors des Championnats de France 2006 à Tours, elle glane neuf titres nationaux (200, 400, 800, 1500 mètres nage libre ; 100 et 200 mètres dos ; 200 et 400 mètres 4 nages ; relais 4 x 200 mètres nage libre avec son club de Melun) et bat le 12 mai 2006 le mythique record du monde du 400 mètres nage libre en grand bassin (50 m), qui était détenu depuis les Jeux olympiques de Séoul en 1988 par l'Américaine Janet Evans, l'abaissant de 4'03"85 à 4'03"03.
Le 6 août 2006, elle le bat à nouveau lors de la finale des Championnats d'Europe de natation 2006 à Budapest, l'abaissant à 4'02"13. Lors de ces Championnats d'Europe, elle obtient en tout sept médailles (4 en or : 400 et 800 mètres nage libre, 100 mètres dos et 200 mètres 4 nages ; 3 en bronze : 200 mètres nage libre, relais 4 x 200 mètres nage libre et 4 x 100 mètres 4 nages), égalant ainsi le record du nombre de titres dans un même Championnat d'Europe détenu par l'Allemande de l'Est Ute Geweniger (1981) et la Hongroise Krisztina Egerszegi (1993).
Elle a été sacrée championne des champions français par le quotidien L'Équipe en 2004, est décorée de la Légion d'honneur et se voit décerner le prix du patriotisme Maurice-Schumann et le Grand Prix olympique de l'Académie des sports.
Un bassin olympique Laure-Manaudou a été inauguré près de son centre d'entraînement de Melun. Par ailleurs Laure, en étroite collaboration avec son équipementier Arena, a lancé le 10 octobre 2005 Catch me if you can, une collection de vêtements de sport frappée du papillon, — symbole des « quatre étapes » de sa vie depuis son départ d'Ambérieu-en-Bugey pour Melun —, qu'elle s'est fait tatouer à l'épaule.
Le 12 août 2006, Philippe Lucas annonce son départ du club avec Laure Manaudou pour rejoindre celui de Canet-en-Roussillon : Canet 66 natation. Elle reprend l'entraînement le 6 septembre 2006.
À l'occasion des championnats du monde de natation 2007 de Melbourne (Australie), elle confirme son statut de favorite en remportant deux médailles d'or sur le 400 mètres nage libre et sur le 200 mètres nage libre (dont elle bat le record le monde), deux médailles d'argent sur le 800 mètres nage libre et le 100 mètres dos et une médaille de bronze au relais féminin 4 x 200 m (avec Alena Popchanka, Sophie Huber et Aurore Mongel) et empoche 122 640 euros de récompense. Elle est nommée meilleure nageuse de ces championnats du monde avec l'Américain Michael Phelps.
Le 22 mars 2007, François Pinault, fondateur du groupe PPR, a décidé de s'engager personnellement auprès de Laure Manaudou via Artémis, la holding patrimoniale présidée par son fils François-Henri, et de financer la carrière de la nageuse pendant les cinq années à venir. « C'est un partenariat historique et unique dans le sport français : c'est une opération de mécénat, pas de sponsoring. Laure n'aura aucune obligation », a déclaré Didier Poulmaire, avocat et agent de la nageuse. Celle-ci pourrait ainsi, « si elle en a l'envie et le temps », apparaître dans des soirées caritatives ou lors des défilés des marques de luxe du groupe, comme Gucci ou Stella McCartney. Le contrat signé porterait sur plusieurs millions d'euros. Le chiffre d'un million d'euros annuel a été avancé. Il pourrait être prolongé si la championne olympique et du monde du 400 m nage libre participe aux Jeux olympiques de Londres en 2012.
Le 6 mai 2007, Laure Manaudou, décide de se séparer de son entraîneur pour partir s'entraîner en Italie et se rapprocher ainsi de son petit ami d'alors, Luca Marin. Elle a déclaré qu'« entre l'Italie et la France, je choisis Luca, l'amour de ma vie ».
Le 9 mai, lors d'une conférence de presse à Canet-en-Roussillon, elle explique son choix de rejoindre le club turinois de LaPresse Nuoto et qu'elle va essayer de donner un nouvel élan à sa carrière, « changer d'entraînement », « modifier des choses » : « Il y a des choses que je voulais travailler et que Philippe ne voulait pas faire. Des choses qui, je pense, sont capables de me faire nager plus vite. » Elle a par ailleurs précisé qu'elle restait « Française de toute façon » — elle conserve sa licence à Canet-en-Roussillon pour continuer à défendre les couleurs de la France dans les compétitions internationales — et qu'elle visait un nouveau titre aux Jeux olympiques de Pékin.
Réagissant au départ de son ancienne protégée, Philippe Lucas a déclaré lors d'une conférence de presse à Canet-en-Roussillon, le 10 mai, que Laure Manaudou « part parce qu'elle a envie de moins travailler. Elle fuit le travail. » Ces propos surviennent après l'interview de la nageuse au quotidien italien La Stampa où elle affirme qu'elle ne « supporta plus physiquement les entraînements » dirigés par Philippe Lucas (« Non reggevo più fisicamente gli allenamenti di Lucas. »).
Après de multiples tergiversations, la Fédération italienne de natation ayant le 14 mai dit « préférer » que Laure Manaudou ne s'entraîne pas dans la péninsule puis ayant finalement déclaré le lendemain être disposée à l'accueillir, Laure Manaudou devrait s'entraîner trois jours par quinzaine à Vérone, soit au même endroit que son petit ami d'alors, le nageur italien Luca Marin, tandis que ce dernier s'entraînerait à Turin en alternance, également pendant trois jours une semaine sur deux, information aussitôt démentie par la Federnuoto.
Le 17 mai, lors d'une conférence de presse à Turin, Laure Manaudou a précisé les raisons de son choix.
Le 29 mai, Laure Manaudou, jetée à l'eau par Nicola Febbraro et Leonardo Tumiotto, deux de ses compagnons d'entraînement, est victime d'une fracture « au quatrième métatarse du pied gauche » selon un communiqué de son club LaPresse. Elle ne participe pas aux compétitions de Modène (2-3 juin), Canet-en-Roussillon (9-10 juin) et Monte-Carlo (16-17 juin).
Après sa blessure qui l'avait retenue hors des bassins pendant trois semaines, Laure Manaudou participe aux championnats de France de natation 2007 qui se disputent du 24 au 28 juin à Saint-Raphaël (Var). Initialement, elle devait s'y aligner sur huit épreuves : les 50 et 100 m dos, les 200, 400, 800 et 1500 m nage libre, le 200 m 4 nages et le 200 m papillon mais choisit de faire l'impasse sur les 1500 m nage libre et 200 m quatre nages afin d'être à son maximum pour les courses et faciliter la récupération.
Le 24 juin, elle s'impose, non sans difficultés, sur le 800 m nage libre, en 8'31"26, devant Coralie Balmy (8'32"01) et Sophie Huber (8'32"20). Après ce 43e titre national, Laure Manaudou finit 3e du 200 m papillon (2'12"73), derrière Aurore Mongel (2'10"63) et Magali Rousseau (2'10"87).
Le 25 juin, Laure Manaudou s'impose en finale du 50 m dos, une discipline qui n'a jamais été sa priorité lors des compétitions internationales. Elle devance Alexandra Putra (29"35) et Esther Baron (29"43). Mais elle a échoué, en 28"93, à neuf centièmes de son propre record établi en mars à Melbourne.
Le 26 juin, lors de la troisième journée, elle fait taire ses détracteurs qui critiquaient ses performances, jugées modestes, après sa séparation avec son entraîneur Philippe Lucas et son départ pour s'entraîner en Italie, en remportant, après ses deux médailles d'or (sur le 800 mètres et le 50 mètres dos), le 400 mètres nage libre — sa distance de prédilection — avec plus de six secondes d'avance sur Coralie Balmy. La championne olympique a signé le temps de 4'03"38, à seulement 1"25 de son propre record du monde, réalisant ainsi sa quatrième meilleure performance sur la distance.
Le 27 juin, Laure Manaudou remporte un 4e titre. La nageuse du Canet s'est imposée en finale du 200 m nage libre en 1'57"48. Elle devance Alena Popchanka et Coralie Balmy.
Le 28 juin, elle remporte deux nouveaux titres : tout d'abord la finale du 100 mètres dos où elle s'impose en 1'01"22, son dixième temps personnel, — performance assez éloignée de son record d'Europe (59"87) établi lors de la finale du 100 m dos des Mondiaux 2007 derrière l'Américaine Natalie Coughlin (59"44) —, devançant Esther Baron (1'01"71) ; puis la finale du relais 4 x 100 m 4 nages avec son club du Canet (4'08"95 et record de France des clubs).
Ces Championnats de France ont donc vu Laure Manaudou s'imposer sur 200, 400, 800 m nage libre, 50 et 100 m dos pour un total de 47 trophées de championne de France, dont 28 en grand bassin.
Le 6 août, après une participation attendue à l'Open de Paris de natation, Laure Manaudou est licenciée à cause de tensions avec son entraîneur Paolo Penso. Le club turinois lui reproche « son attitude, son refus de faire le relais ou les échauffements » lors de cette compétition.
Dans l'après-midi suivant la révélation de ce licenciement, le conseiller juridique de la championne, Didier Poulmaire, a précisé que Manaudou et son entourage avaient engagé « depuis un moment déjà et avaient accéléré le week-end dernier des contacts, retrouve des conditions de vie et d'entraînement à la hauteur de son talent et de son ambition » et qu'elle demeurait licenciée au club de Canet-en-Roussillon (Canet 66 natation).
Le 7 août, Jean-Luc Manaudou, le père de Laure Manaudou, annonce dans un entretien accordé au quotidien sportif L'Équipe, que Nicolas Manaudou, frère aîné de Laure et entraîneur de Florent — le frère cadet, champion de France cadets du 50 m nage libre en 2007 — prendra en charge l'entraînement de la nageuse française à Ambérieu-en-Bugey (Ain) après deux semaines de vacances aux Maldives.
Le 28 août, après plusieurs rumeurs durant le mois d'août sur son futur lieu d'entraînement, Laure Manaudou annonce, lors d'une conférence de presse, qu'elle a besoin de temps avant de prendre une décision finale concernant son avenir immédiat. La championne olympique française va s'entraîner pendant le mois de septembre sous la tutelle de son frère Nicolas, à Ambérieu. Pour la suite, elle « donne quinze jours, trois semaines pour savoir exactement ». Après avoir exclu de retourner à Turin, elle a confirmé qu'elle ne reviendrait pas s'entraîner à Canet, aux côtés de son ancien entraîneur, Philippe Lucas, et a écarté la possibilité de rejoindre l'équipe Lagardère.
Le 22 septembre, elle annonce qu'elle reste s'entraîner à Ambérieu-en-Bugey, sous les ordres de son frère Nicolas, pour préparer les jeux Olympiques de 2008. Elle utilisera le petit bassin d'Ambérieu et le bassin olympique d'Oyonnax.
Après une année 2007 marquée par cinq médailles mondiales dont deux médailles d'or, un record du monde et deux records d'Europe, Laure Manaudou est désignée nageuse de l'année 2007 par le mensuel américain Swimming World Magazine. Elle devient à cette occasion la première nageuse française distinguée au niveau mondial. La Française devient, pour ce magazine, « nageuse européenne de l'année » pour la seconde année consécutive.
Depuis son retour en France, elle entretient une relation avec le dossiste français Benjamin Stasiulis. Courant décembre 2007, des captures d'écran d'une vidéo licencieuse prise par téléphone portable montrant Laure Manaudou sont diffusées sur Internet au lendemain d'une nouvelle altercation avec Luca Marin lors des championnats d'Europe en petit bassin. L'intéressé a cependant démenti être responsable de la diffusion de ces photos.
Programme allégé pour Laure Manaudou. Sur 200 m dos, nouvelle épreuve pour elle sur le plan international, elle bat deux fois le record de France et emporte le titre. Sur 100 m dos, après avoir repris son record d'Europe en demi-finale, elle échoue pour la victoire derrière la Russe Anastasia Zueva qui reprend le record. Enfin elle participe à la victoire française sur le relais 4 x 200 m. Elle ne prend pas le départ du 800 m où elle était engagée et fait l'impasse sur le 400 m, course au cours de laquelle sa rivale Federica Pellegrini lui prend le record du monde de la distance en 4'01"53.
Avec le même programme et le même horaire qu'à Pékin (sur huit journées), les championnats de France sont qualificatifs pour les Jeux. Laure est engagée dans 6 épreuves : 100 m, 200 m, 400 m, 800 m nage libre et 100 m et 200 m dos. Le lundi 21 mai, après 2 qualifications le matin avec le meilleur temps sur 100 m dos et 400 m nage libre, elle gagne, l'après-midi, sa demi-finale du 100 m dos mais finit 3e du 400 m, battue par la Roumaine Camelia Potec et sa compatriote Coralie Balmy. En 4'6"67, elle est qualifiée pour Pékin mais c'est sa première défaite sur cette distance depuis 2004. Le mardi 22, elle réalise le 4e temps des séries sur 200 m nage libre le matin. L'après-midi, elle déclare forfait pour la demi-finale de cette distance pour se consacrer à la finale du 100 m dos qu'elle remporte en 1'0"00. Jeudi 24, elle ne prend pas le départ du 100 m nage libre, ni du 800 m le lendemain. Vendredi 25, elle réalise le 2e temps en séries du 200 m dos, remporte sa demi-finale puis la finale le lendemain en 2'6"64, nouveau record de France, gagnant ainsi son troisième billet pour Pékin.
Alignée sur 400 mètres nage libre — distance sur laquelle elle a obtenu l'or olympique lors des Jeux d'Athènes en 2004 et dont elle a longtemps détenu le record du monde —, sur 100 mètres et 200 mètres dos, ainsi que sur le relais 4 x 100 mètres quatre nages, Laure Manaudou ne parvient pas à emporter de médaille lors des Jeux de Pékin.
Le 10 août, elle finit deuxième de sa série du 400 mètres nage libre en 4'04"93 (devancée par la Roumaine Camelia Potec qui réalise 4'04"55), temps qui lui permet d'accrocher la huitième et dernière place qualificative pour la finale. Lors de ces séries, sa rivale italienne Federica Pellegrini, détentrice du record du monde de la distance, bat le record olympique de Janet Evans en 4'02"19. Le lendemain, en finale, partant à la ligne d'eau n°8 — comme lors de la finale du 400 mètres remportée aux championnats du monde de Montréal en 2005 —, elle est en tête aux 150 mètres avant de lâcher prise à mi-course et de terminer dernière en 4'11"26, à 8"04 de la première, la Britannique Rebecca Adlington.
Sur 100 mètres dos, deuxième de sa série (1'00"09, derrière la Japonaise Reiko Nakamura, qui bat le record olympique en 59"36) puis quatrième de sa demi-finale (1'00"19, derrière la Zimbabwéenne Kirsty Coventry, record du monde en 58"77, la Russe Anastasia Zueva, 59"77, et l'Américaine Margaret Hoelzer, 59"84), elle accroche une nouvelle fois la huitième et dernière place qualificative pour la finale. Le 12 août, elle ne parvient pas à entrer dans sa finale et termine septième en 1'00"10.
Marquée par ce nouvel échec, elle s'aligne cependant sur 200 mètres dos le 14 août. Troisième de sa série en 2'09"39 (derrière la Chinoise Zhao Jing, 2'08"97, et la Russe Anastasia Zueva, 2'09"01), elle échoue, le lendemain, à accéder en finale, laissant filer sa demi-finale et finissant huitième en 2'12"04 (15e et avant-dernier temps des demi-finales).
Après avoir souhaité s'aligner sur le relais 4 x 100 mètres quatre nages, elle décide de ne pas prendre part à la course.
La veille de cette élimination, elle a confié vouloir faire un « long break », « prendre le temps de la réflexion » et « ne pas e précipiter le 1er octobre pour reprendre, pour penser aux Championnats d'Europe en petit bassin, aux Championnats du monde à Rome. » Elle a par ailleurs écarté l'hypothèse d'un retour à Canet-en-Roussillon auprès de Philippe Lucas. Le journal L'Alsace-Le Pays évoque, quant à lui, un éventuel rapprochement avec le Team Lagardère, piste qui avait déjà été avancée à plusieurs reprises depuis son départ de Canet-en-Roussillon,,. Le 22 août, son entraîneur Lionel Horter confirme le départ de la nageuse du Mulhouse Olympic Natation,,.
Le 6 octobre 2008, Laure Manaudou rend officielle son arrivée au Cercle des Nageurs de Marseille, où elle rejoint le « team Marseille 2012 by CNM ».
À Angers, aux Championnats de France en petit bassin, elle est inscrite sur 50 m, 100 m, 200 m, 400 m nage libre et les trois épreuves en dos. La première journée, elle finit, en 2 min 8 s 69, 3e du 200 mètres dos, derrière Alexianne Castel (2 min 3 s 22, nouveau record de France) et Cloé Crédeville (2 min 8 s 65) et 8e des séries du 50 m nage libre en 25 s 91. Pour la suite, elle fait l'impasse sur la nage libre et s'impose sur les 50 mètres et 100 mètres dos, respectivement en 27 s 30 et 57 s 99, nouveaux records des championnats. Avec 52 titres depuis le début de sa carrière, dont 30 en grand bassin, elle devient la nageuse la plus titrée lors des Championnats de France de natation, dépassant ainsi Claude Mandonnaud (50 titres entre 1966 et 1974).
À Rijeka, aux Championnats d'Europe en petit bassin, elle est engagée sur 50 m, 100 m et 200 m dos. Elle gagne sa 41e médaille internationale sur 100 m dos en terminant 3e en 57 s 16. Sur 200 m dos elle termine 3e des séries derrière deux compatriotes, Alexandra Putra et Alexianne Castel ; elle ne peut donc participer à la finale pour cause de quota. Elle déclare forfait pour le 50 m dos et ne se qualifie pas avec l'équipe de France du 4 x 50 m 4 nages (10e en séries).
Fin décembre, elle participe au meeting international (petit bassin) de l'océan Indien à Saint-Paul de la Réunion. Elle y bat le record de France des clubs du 4 x 100 m 4 nages en 3 min 59 s 87 (58 s 62 en dos) avec ses coéquipières du CN Marseille Andréa Baudry, Diane Bui Duyet et Angéla Tavernier. C'est son 89e record national chez les seniors.
Le 21 janvier 2009, évoquant un « état de saturation qui la prive du plaisir de nager », elle décide de mettre un terme à sa saison. Révélée par le quotidien La Provence, l'information est confirmée sur les ondes de RTL par le président du cercle des nageurs de Marseille, Paul Leccia.
NB : 52 médailles dont 33 titres (au 26 avril 2008) On peut ajouter un titre sur 5 km indoor le 1er mai 2004 à Melun en 58'15"03.
Cercle des nageurs de Melun Val de Seine
Anciennement Cercle des nageurs de Melun, puis Cercle des nageurs de Melun-Dammarie, le Cercle des nageurs de Melun Val de Seine est un club de natation basé à Melun (Seine-et-Marne).
Son entraîneur principal, Philippe Lucas, y obtient des résultats probants avec plusieurs nageurs. Citons ici Julia Reggiany (sélectionnée aux Jeux Olympiques de 1992), Nadège Cliton (sélectionnée aux Jeux Olympiques de 1996) et David Abrard (sélectionné aux Jeux Olympiques de 1996). Laure Manaudou, qui devient une vedette nationale suite à ses résultats aux Jeux Olympiques de 2004, et plus récemment Esther Baron, championne d'Europe du 200 mètres dos 2006 et Sarah Bey (sélectionnée aux championnats d'Europe 2006) sont alors licenciées dans ce club.
Le 12 août 2006, Philippe Lucas annonce son départ du club avec Laure Manaudou et tout son groupe d'entraînement pour rejoindre celui du Canet-en-Roussillon (Canet 66 natation). Cette décision fait suite aux tracas occasionnés par l'intercommunalité qui avait bloqué les subventions au club.
Canet 66 natation
Canet 66 natation est un club français de natation situé à Canet-en-Roussillon.
Philippe Lucas et son groupe d'entraînement (Laure Manaudou et Esther Baron notamment) annoncent leur arrivée au club en provenance du Cercle des nageurs de Melun Val de Seine le 12 août 2006. Les entraînements commencent le 6 septembre 2006.
Ce club compte environ 600 licenciés, et utilise la piscine Europa (bassin olympique extérieur ouvert à l'année) de Canet-en-Roussillon. Sa situation et les infrastructures complémentaires la rendent attractive pour de nombreux clubs et fédérations qui y organisent des stages toute l'année. Un meeting y a notamment lieu tous les ans (meeting Arena intégré au circuit du Mare Nostrum), qui fut qualificatif pour les Jeux olympiques d'Athènes.
Philippe Lucas
Philippe Lucas, né le 15 avril 1963 à Melun, est un ancien nageur reconverti en entraîneur.
Réputé très exigeant, il a notamment acquis une notoriété avec les succès de Laure Manaudou, nageuse qu'il a formée et entraînée jusqu'en mai 2007.
Nageur « moyen » licencié à l'US Melun, Philippe Lucas s'oriente très tôt vers l'entraînement, à 20 ans. « J'étais une tringle » dira lui-même Lucas concernant sa carrière de nageur. Il découvre tout de même le haut niveau en 1977 avec un passage à l'INSEP.
En 1983, il devient entraîneur à l'US Melun puis passe au CN Melun-Dammarie en 1990, lors de la constitution de ce nouveau club mettant en commun les infrastructures de Melun et de Dammarie-les-Lys ; le club est devenu ensuite Cercle des nageurs de Melun Val de Seine à la suite de l'adhésion d'autres communes au regroupement.
Il obtient des résultats probants avec plusieurs nageurs : Julia Reggiany (sélectionnée aux Jeux olympiques de 1992 et aujourd'hui son épouse), Nadège Cliton (sélectionnée aux Jeux de 1996), David Abrard (sélectionné aux Jeux de 1996), Alena Popchanka (titre européen en petit bassin sur 100 et 200 mètres en 2002). Lucas y entraîne aussi Pierre Henri, Pierre Roger, et des nageurs étrangers prestigieux comme la Suédoise Therese Alshammar ou la Roumaine Camelia Potec notamment. Parmi ses protégés, on retrouve aussi Laure Manaudou, qui devient une vedette nationale suite à ses résultats aux Jeux de 2004 (provoquant ainsi la notoriété de Lucas auprès du grand public), et plus récemment Esther Baron, championne d'Europe du 200 m dos en 2006 et recordwoman d'Europe du 200 m dos en petit bassin (25 m).
Après avoir eu des rapports conflictuels avec les autorités fédérales, il est entraîneur associé à l'Équipe de France de natation à partir de 2004.
Le 12 août 2006, Philippe Lucas rejoint le club du Canet 66 natation (Canet-en-Roussillon), emmenant avec lui Laure Manaudou et tout son groupe d'entraînement. Il devient directeur sportif de la piscine olympique Europa et sera en charge du secteur Elite du club, classé dixième en France.
En mai 2007, la championne qu'il a formée, Laure Manaudou, le quitte pour aller s'entraîner en Italie, auprès de son petit ami de l'époque, Luca Marin.
Le 9 février 2009, il est mis à pied et convoqué pour un licenciement pour faute grave après avoir affirmé ne pas avoir été payé par son club de Canet-en-Roussillon depuis des mois. Il est cependant soutenu par ses nageurs Xavier Leprêtre, Camelia Potec et Magali Rousseau, qui refusent de reprendre l'entraînement. Arlette Franco, la député-maire UMP de Canet-en-Roussilon, réputée proche de Lucas, prend également sa défense. Pierre Rollin, le président du club, à l'origine de son licenciement affirme, quant à lui, que Lucas n'a jamais respecté les budgets du club et qu'il est un personnage sulfureux et ingérable.
En août 2007, Philippe Lucas est concerné par une enquête préliminaire du parquet de Melun, suite à un dépôt de plainte de son ancien club, le Cercle des nageurs de Melun Val de Seine, au sujet d'irrégularités comptables durant la période où son père, Jean Lucas, en était le président. Le vendredi 16 mai 2008, il est mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.
Philippe Lucas a depuis le 26 mars 2007 sa marionnette aux Guignols de l'Info avec la phrase fétiche « Et pis c'est tout ! ».
Passionné de football et supporter du Paris Saint-Germain, il a été pendant la saison 2007-2008 consultant pour l'émission France 2 Foot.
Le 22 avril 2008, Alain Cayzac a affirmé avoir pensé, avant sa démission, à Philippe Lucas pour devenir manager général du PSG dans l'optique d'une opération « maintien » en Ligue 1.
Depuis novembre 2008, il est chroniqueur pour le quotidien Aujourd'hui sport. Il fait également des passages réguliers et remarqués dans l'émission de M6 100% foot.

