Lafarge

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Posté par woody 02/03/2009 @ 03:37

Tags : lafarge, btp, economie, environnement

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Lafarge SA

Logo de Lafarge SA

Lafarge (Euronext : LG, NYSE : LR) est un groupe français de matériaux de construction, leader mondial dans son secteur, suivi par Holcim. Il est présent dans quatre activités principales : béton et granulats, ciment, plâtre, toiture, et dans 75 pays. Son chiffre d'affaires, en 2006, s'est élevé à 16,9 milliards d'euros, dont 47 % dans le ciment, 33 % dans le béton et les granulats, 11 % dans le plâtre et 9 % dans les toitures. Le groupe emploie environ 90 000 personnes dans le monde.

La compagnie des Ciments Lafarge a développé des ciments spéciaux de renommée internationale.

Chaque branche regroupe l’ensemble des unités de son domaine d'activité sur le plan mondial.

Les unités ont une compétence limitée à une zone géographique, généralement un pays, pour une activité donnée.

Le siège du groupe, situé à Paris, comprend la direction générale, le comité exécutif et l'ensemble des directions fonctionnelles.

Le Président du Conseil d'Administration jusqu'en 2007 était Bertrand Collomb, par ailleurs président du World Business Council for Sustainable Development et de l'Association française des entreprises privées. Depuis mai 2007, le Président-Directeur général est Bruno Lafont, .

Bruno Lafont Président Directeur Général, Michael Blakenham,Jean-Pierre Boisivon, Michel Bon, Philippe Charrier, Bertrand Collomb président d'honneur, Philippe Dauman, Paul Desmarais (fils), Oscar Fanjul vice président, Juan Gallardo, Alain Joly, Bernard Kasriel, Pierre de Lafarge, Jacques Lefèvre, Michel Pébereau, Hélène Ploix, Thierry de Rudder, Nassef Sawiris.

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Guy Lafarge

Guy Lafarge (Périgueux, 5 mai 1904- Paris, décembre 1990) est un compositeur français.

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Henri de Pavin de Lafarge

Henri de Pavin de Lafarge était un homme politique français, industriel, né le 17 octobre 1889 à Viviers en Ardèche et décédé le . . .

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Marie Lafarge

Marie Lafarge

Le 19 septembre 1840. Marie-Fortunée Lafarge, née Capelle est condamnée aux travaux forcés à perpétuité et à l’exposition sur la place publique de Tulle pour avoir empoisonné son époux, Charles Lafarge, 28 ans. Le procès fait grand bruit à l’époque. Toute la France et les autres pays en Europe suivent la destinée de cette « empoisonneuse » issue de la haute société, dont certains disent déjà qu’elle est innocente.

Marie Capelle descendait par sa grand-mère de Louis XIII et de Louis XIV. Sa grand-mère aurait été le fruit de la liaison entre Madame de Genlis et Philippe Égalité, duc d’Orléans. Cette ascendance allait avoir un impact considérable lors du procès de Marie Capelle en 1840 sous la monarchie de Juillet et le règne de Louis-Philippe d'Orléans. La presse, que le pouvoir avait muselé par les fameuses lois de septembre 1835, allait s’empresser de dénoncer cette « bâtarde orléaniste devenue empoisonneuse ». Et cela pouvait bien faire tomber le trône.

Née le 15 janvier 1816, Marie est rapidement orpheline de son père, tué dans un accident de chasse. Elle est élevée par ses tantes, qui lui donnent une éducation digne de son rang social : elle lit rapidement Lamartine et George Sand.

Marie épouse, à 23 ans, Charles Lafarge, « maître de forges » à Glandier sur la commune de Beyssac. Encombré par les difficultés financières, il savait qu’en épousant Marie Capelle, il recevrait une dot de 80 000 francs-or qui lui permettrait d’éviter la faillite.

Toujours présenté comme un « brave homme, un peu bourru », Charles Lafarge aurait été un personnage vil et corrompu, rongé par la violence et sujet à des crises d’épilepsie. Emma Pontier, cousine germaine de Charles Pouch-Lafarge rapportera que sa situation financière était connue de tout le pays : « il devait essayer un nouvel emprunt, trouver un mariage d’argent à faire ou ne plus revenir » !

Pour Marie, le changement est radical entre sa vie au château de Busagny et Beyssac : Charles Lafarge a en effet fait miroiter à sa fiancée qu’il était propriétaire du château de Pompadour en Corrèze ; mais lorsque le couple arrive au Glandier, Marie découvre un ancien monastère, infesté de rats et prétendument hanté.

Le Glandier est un ancien monastère fondé en 1219, suite à une donation d’Archambaud VI de Comborn, en expiation d’un crime. Ce monastère a été soutenu au cours des siècles par de nombreux bienfaiteurs. Abandonné et saccagé à la Révolution, il est acquis en 1817 par la famille Lafarge qui implante en aval une forge industrielle en 1834. Les chartreux rachèteront le Glandier aux Lafarge en 1860 et rebâtiront le monastère. Il abrite aujourd’hui un centre de soins.

Désespérée, Marie adresse une lettre à son époux, où elle lui propose de s’enfuir en lui laissant sa dot ; devant le refus de son époux, elle fait contre mauvaise fortune bon cœur et prend la maison en main tandis que Lafarge cherche de l’argent par monts et par vaux.

La bâtisse étant infestée par les rats, Marie décide de les empoisonner avec de l’arsenic. C’est un des domestiques, Denis Barbier petit escroc parisien rencontré à Paris par Charles Lafarge qui se procure le produit, d’abord à la pharmacie Eyssartier à Uzerche. Barbier est un homme clef dans ce fait divers : c’est lui qui propagera la thèse de l’empoisonnement. Pendant ce temps Marie envoie des gâteaux à son époux.

Charles est à Paris, il vient d’obtenir un brevet qui lui permet de diminuer les frais de chauffage dans la fabrication du fer. Il revient en Corrèze . En décembre 1839, Marie expédie à son époux un gâteau qu’elle a elle-même confectionné. La pâtisserie, faite avec du lait non pasteurisé, voyage entre la Corrèze et Paris. Le 18 décembre 1839, Charles Lafarge tombe gravement malade ; revenu à Beyssac le 3 janvier, il y décède le 14 janvier 1840. Sa mère fait alors courir le bruit que Charles a été empoisonné par Marie, et prévient le procureur du Roi.

Le 15 janvier 1840, la police perquisitionne et découvre de l’arsenic partout : sur les meubles, les aliments, de la cave au grenier… Par ailleurs, sur les quinze analyses toxicologiques effectuées sur le corps de Charles Lafarge, les médecins de l’époque ne démontreront qu’une seule fois la présence « d’une trace minime d’arsenic ».

Huit mois après le décès de son époux, Marie Lafarge, âgée de 24 ans, est inculpée de meurtre par empoisonnement et comparaît devant la Cour d’assises de Tulle. Elle est défendue par quatre avocats, Maîtres Paillet, Lachaud (né à Treignac), Desmont et Bac.

Le 3 septembre 1840, le procès débute et au fil des audiences, la foule est de plus en plus nombreuse et les badauds se bousculent dans la salle des pas perdus pour y assister. Des dizaines de témoins vont se succéder à la barre.

Entre une belle-mère machiavélique, voulant à tout prix préserver le patrimoine de la famille, et un avocat général borné, l’étau se resserre progressivement sur Marie.

La plaidoirie de Maître Paillet dure sept heures et le verdict tombe après les nombreuses batailles entre experts et contre-experts et sans d’ailleurs que l’auditoire ait été convaincu par l’accusation.

Malgré les analyses négatives effectuées par des chimistes de Tulle et de Limoges, démontrant l’absence de traces arsenicales, le ministère public persiste et demande une nouvelle autopsie du corps de Charles Lafarge. Orfila, doyen de la faculté de médecine de Paris, inventeur de la toxicologie et de l’appareil de Marsh qui détecte les traces d’arsenic, prince officiel de la science et royaliste convaincu proche du pouvoir orléaniste, est dépêché de Paris : à la surprise générale il décèle par des manipulations, considérées aujourd’hui comme étant douteuses, une quantité minime d’arsenic dans le corps du défunt. Aussitôt fait, il repart à Paris en emmenant dans ses bagages les réactifs utilisés pour la contre-expertise.

La présence de l’arsenic dans le corps de Lafarge est donc le fil rouge du procès.

Le 19 septembre 1840, Marie Lafarge-Capelle est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Sa condamnation fait des remous jusqu’à Paris : George Sand écrit au peintre Eugène Delacroix et parle « d’affaire mal menée (…) et salement poursuivie par le ministère public ».

Elle est envoyée au bagne de Toulon ; la rapide dégradation de son état de santé conduira Louis-Philippe Ier à commuer sa peine en détention criminelle à perpétuité.

Transférée dans une des tours de la prison de Montpellier, elle contracte la tuberculose et est libérée par le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte en 1852. Elle décèdera le 6 septembre de la même année.

Durant toute la durée de son emprisonnement, elle écrivit un journal intime d'une grande qualité littéraire, publié sous le titre Heures de prison (éditions Librairie nouvelle).

Elle est inhumée au cimetière d’Ornolac.

« Coup monté », « erreur judiciaire », « crime parfait » … « L’affaire Lafarge » restera pour l’opinion publique une des plus grandes énigmes judiciaires, à l’image de « l’affaire Dreyfus » ou de « l’affaire du collier de la reine ».

Écrivains, journalistes, juristes s’intéressent encore aujourd’hui à cette mort suspecte. En 1937, « L’affaire Lafarge » a même été adaptée au cinéma par le réalisateur Pierre Chenal…

Une enquête, menée en 1978, aurait démontré que Charles Lafarge serait en réalité mort de la fièvre typhoïde, dont le bacille était, à l’époque, mal identifié.

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Lafarge Beočin

Lafarge Beočin (code BELEX : LBFC) est une entreprise serbe qui a son siège social à Beočin, dans la province de Voïvodine. Elle travaille dans l'industrie du ciment.

La Beočinska fabrika cementa, l'« usine de ciment de Beočin », en abrégé BFC, a été créée en 1952 ; à cette époque, il s'agissait d'une entreprise publique. Une fois la société privatisée, en 2001, le groupe français Lafarge a acheté 70 % de son capital, puis s'est porté acquéreur du reste du capital en 2008 pour un montant de 15,5 millions d'euros. En 2006, Lafarge Beočin se situait à la 5e place dans la liste des 100 entreprises les plus rentables de Serbie ; elle réalisait un profit net de 21,7 millions d'euros.

Lafarge Beočin a été admise au libre marché de la Bourse de Belgrade le 3 août 2004.

Le 28 août 2008, l'action de Lafarge Beočin valait 18 720 RSD (238,65 EUR). Elle a connu son cours le plus élevé, soit 18 720 RSD (238,65 EUR), le 26 juin 2008 et son cours le plus bas, soit 9 000 RSD (114,77 EUR), le 2 juin 2005.

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Tarō Asō

Tarō Asō et la Secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice au sommet de l'APEC en 2005

Tarō Asō (麻生 太郎, Asō Tarō?) est un homme politique japonais né le 20 septembre 1940. Il est le 59e Premier ministre du Japon, à la tête du 92e Cabinet nippon, depuis le 24 septembre 2008.

Il est le 24e président du Parti libéral démocrate (PLD) depuis le 22 septembre 2008, et est élu à la Chambre des représentants - chambre basse de la Diète, le parlement japonais - depuis le 7 octobre 1979, pour l'ancien 2e district électoral de la préfecture de Fukuoka de 1979 à 1983 et de 1986 à 1996 et finalement, suite à la réforme du système électoral de 1994, pour le 8e district de Fukuoka depuis 1996.

Plusieurs fois ministre, il fut surtout ministre des Affaires intérieures et des Communications dans les trois gouvernements de Jun'ichirō Koizumi du 20 septembre 2003 au 31 octobre 2005, ainsi que ministre des Affaires étrangères dans le 3e et dernier Cabinet Koizumi et dans celui de Shinzō Abe du 31 octobre 2005 au 27 août 2007.

Figure importante au sein du PLD depuis le début des années 2000, à la tête de sa propre faction qu'il a créé en 2006 et connu pour ses prises de position populistes et nationalistes, il a longtemps eu la réputation d'un « éternel second ». Secrétaire général du PLD (et donc n°2 du parti) à deux reprises, du 27 août au 23 septembre 2007 et du 1er août au 22 septembre 2008, et considéré avec Shinzō Abe et Yasuo Fukuda comme l'un des « dauphins » potentiels de Jun'ichirō Koizumi après le retrait de celui-ci en 2006, il a dû essuyer trois échecs dans ses candidatures à la présidence du PLD (en avril 2001 contre Jun'ichirō Koizumi, en septembre 2006 face à Shinzō Abe et en septembre 2007 contre Yasuo Fukuda), avant de réussir à se faire élire le 22 septembre 2008, lui permettant enfin d'accéder à la fonction suprême de Premier ministre.

Né le 20 septembre 1940 à Iizuka dans la préfecture de Fukuoka sur l'île de Kyūshū, Tarō Asō est l'aîné d'une famille de six enfants (trois garçons et trois filles), issue d'une vieille dynastie industrielle et politique.

Du côté paternel, l'histoire de la famille Asō est liée à celle du groupe industriel Asō Company, surtout connu à l'origine pour ses activités dans l'exploitation de mines de charbon et la métallurgie, mais aujourd'hui essentiellement spécialisé dans la cimenterie et dans les domaines médicaux, environnementaux et de l'immobilier.

Tarō Asō est ainsi l'arrière-petit-fils de Takichi Asō (麻生 太吉, Asō Takichi?, 1857-1933), industriel et concessionnaire minier qui s'est lancé dans l'exploitation houillère en 1872 avant de créer en 1918 le groupe Asō Shoten qui s'est diversifié dans des activités aussi diverses que la construction ferroviaire et navale.

Ce groupe est devenu par la suite Asō Industry Ltd. puis aujourd'hui Asō Company. Les activités concernant le ciment se sont constituées en une entreprise à part entière, Asō Cement Ltd., qui a fusionné en 2001 avec le géant français du secteur des matériaux de construction, Lafarge SA pour se renommer en 2004 Lafarge Asō Cement Co. Ltd. Le groupe Asō Company est actuellement dirigé par le frère cadet de Tarō Asō, Yutaka Asō (麻生泰, Asō Yutaka?), également P-DG de Lafarge Asō Cement Co. Ltd.

La compagnie des industries Asō fait partie des nombreuses grandes entreprises japonaises à avoir bénéficier de la main d'œuvre bon marché, et en réalité réduite en esclavage, que constituait les Coréens lors de l'occupation japonaise de la péninsule. À cette époque, le groupe était dirigé par le père de Tarō et Yutaka Asō et, si la responsabilité directe de ces deux derniers ne peut être mise en cause (au moment des faits, Tarō Asō avait moins de 15 ans), de nombreux historiens mais aussi des autorités coréennes et des associations de défense de la mémoire des victimes de l'occupation japonaise de la Corée ont reproché aux dirigeants du groupe Asō de n'avoir jamais formellement reconnu ce passage de l'histoire de l'entreprise.

La famille Asō, en plus de ses activités industrielles, s'est aussi fortement impliquée dans la politique. Takichi Asō fut le premier parlementaire de la famille, en tant que membre de la Chambre des pairs de 1911 à 1925. Le père de Tarō Asō, Takakichi Asō (麻生 太賀吉, Asō Takakichi?, 1911-1980), successeur de Takichi à la tête du groupe Asō, fut également élu à la Chambre des représentants pour l'ancien 2e district électoral de Fukuoka de 1949 à 1955 ainsi qu'un fidèle allié politique des Premier ministres Shigeru Yoshida (son beau-père) et Kakuei Tanaka.

Par sa mère, Kazuko Yoshida (吉田 和子, Yoshida Kazuko?), Tarō Asō est de plus le petit fils de l'ancien 32e Premier ministre du Japon de 1946 à 1947 et de 1948 à 1954, Shigeru Yoshida. Et, par son épouse Chikako Suzuki (鈴木 千賀子, Suzuki Chikako?), qu'il a épousé en 1983, il est le gendre d'un autre ancien Premier ministre, Zenkō Suzuki, qui a dirigé le Japon de 1980 à 1982.

Tarō Asō est apparenté à différentes familles connues de l'aristocratie japonaise, et même à la famille impériale. Par son père, et plus particulièrement par sa grand-mère paternelle, il descend d'une branche cadette du clan féodal Ichinomiya et est notamment le petit-neveu du vicomte Hisākira Kanō (加納 久朗, Kanō Hisākira?, 1886-1963), cadre de banque un temps emprisonné par les Alliés après la Seconde Guerre mondiale, gouverneur de la préfecture de Chiba de 1962 à 1963. Par cette branche Tarō Asō est également le cousin de Kumiko Nakamura, veuve de l'ancien Premier ministre Ryūtarō Hashimoto.

Mais c'est par sa famille maternelle que Tarō Asō dispose de l'ascendance la plus illustre. Ainsi, par sa grand-mère maternelle, épouse de Shigeru Ishiba, il est l'arrière-petit-fils du comte Nobuaki Makino (牧野 伸顕, Makino Nobuaki?, 1861-1949), un diplomate actif durant les ères Meiji et Shōwa notamment en tant que ministre des Affaires étrangères ou bien de représentant du Japon, pays vainqueur après la Première Guerre mondiale, à la Conférence de paix de Paris en 1919, et qui s'était très tôt fait remarquer pour ses appels à limiter le rôle politique de l'empereur ainsi que pour le maintien de fortes relations diplomatiques avec le Royaume-Uni et les États-Unis. Et Nobuaki Makino était le fils d'Ōkubo Toshimichi, ancien Samouraï qui fut l'un des plus célèbres artisans de la révolution Meiji et de l'occidentalisation du pays, en tant que l'une des figures majeures de la révolte contre le shogunat de 1868 puis de la répression de la rébellion de Satsuma de 1877.

Enfin, la sœur cadette de Tarō Asō, Nobuko Asō (麻生 信子, Asō Nobuko?), a contracté un mariage particulièrement prestigieux puisqu'elle a épousé en 1980 le Prince Tomohito de Mikasa, petit-fils du défunt empereur Taishō et donc cousin germain de l'actuel monarque Akihito, la faisant entrer dans la famille impériale. Elle est désormais titrée « Son Altesse impériale la princesse impériale Tomohito de Mikasa Nobuko » (三笠宮 寬仁 親王妃 信子 殿下, Mikasa-no-miya Tomohito shinnōhi Nobuko denka?). Le prince Tomohito est connu pour ses positions très conservatrices, voire traditionalistes, et notamment pour avoir défendu, en 2005 et 2006 — en plein débat national pour savoir si la succession au trône pouvait être ouverte aux filles afin de pallier le manque de garçon au sein de la famille impériale — le retour à l'ancien système successoral impérial antérieur à l'empereur Taishō, basé sur l'adoption par l'empereur de fils issus d'une branche cadette mais surtout sur la polygamie.

Tarō Asō a suivi toute sa scolarité, du primaire jusqu'au supérieur, au sein de la compagnie scolaire privée Gakushūin, connue pour accueillir depuis l'ère Meiji les enfants de l'aristocratie japonaise mais également ceux des familles de la grande bourgeoisie. Il est diplômé en 1963 de la faculté des sciences politiques et économiques de l'université Gakushūin.

Une fois ce diplôme obtenu, il poursuit ses études à l'étranger, notamment pour parfaire son anglais. Il suit tout d'abord les enseignements de l'Université Stanford à Palo Alto en Californie aux États-Unis, avant de devoir changer dès 1964 pour une autre école anglophone, la London School of Economics au Royaume-Uni, sur pression de son grand-père Shigeru Yoshida qui, selon Asō, aurait craint que ce dernier « s'américanise » et développe un anglais trop teinté de l'accent californien.

Il rejoint le groupe familial, la Asō Industry Ltd., alors dirigée par son père, à la fin de ses études en 1966, et s'expatrie une nouvelle fois pour travailler dans l'extraction et le négoce de diamants en Sierra Leone de 1970 à 1972.

Par la suite, après avoir pendant un temps dirigé les activités du groupe récemment implantées au Brésil à São Paulo, il prend la succession de son père et préside donc la compagnie Asō de 1973 à 1979. À ce poste, il termine la transition entamée lors de la décennie précédente, à savoir l'abandon des activités minières au profit de la cimenterie.

Tarō Asō a cultivé, auprès de l'opinion publique japonaise, une image d'homme politique atypique rompant avec celle de simple « héritier politique », image essentiellement entretenue par sa passion affichée pour les mangas, mais également pour avoir pratiqué du ball-trap à haut niveau au point de participer aux Jeux olympiques et enfin par sa foi catholique dans un pays majoritairement shintoiste et bouddhiste.

Tarō Asō est particulièrement connu, aussi bien au Japon qu'à l'étranger, pour sa passion pour les mangas, les bandes dessinées japonaises, entretenue depuis l'enfance. Il a ainsi admis en 2003, dans une interview à un magazine spécialisé, lire entre 10 et 20 mangas par semaine. Il a également profité de ses prérogatives de ministre des Affaires étrangères pour créer le 22 mai 2007 le Prix international du manga, concours récompensant depuis lors une fois par an trois mangaka (dessinateurs de manga) non japonais.

Cette passion l'a rendu particulièrement populaire auprès des otaku (personne repliée sur elle-même et restant potentiellement cloîtrée chez elle, et se reconnaissant pour leurs passions pour des activités solitaires dont surtout la lecture de mangas) et plus généralement des fans de manga (au point de lui constituer une sérieuse base électorale au sein de cette catégorie de la population, très importante au sein de la jeunesse et des populations urbaines, deux groupes connus pour être généralement indécis dans leurs choix politiques). Une popularité que Tarō Asō entretient, ayant réalisé lors de chacune de ses candidatures à la présidence du PLD un passage remarqué à Akihabara, quartier de Tōkyō connu pour ses nombreuses boutiques de manga et de jeux vidéos et souvent surnommé la « Mecque des otaku ».

Cela lui a valu notamment le surnom de Rōzen Asō (ローゼン麻生, Rōzen Asō?), en référence à Rōzen Maiden (ローゼン メイデン, Rōzen Maiden?), manga très populaire que Tarō Asō avait été surpris en train de lire à l'aéroport de Tōkyō, en attendant son avion. Il est également parfois surnommé le « ministre du manga » (マンガ大臣, Manga daijin?). Enfin, à Akihabara, un magasin appelé « Notre Tarō » (オレたち の 太郎, Oretachi no Tarō?), entièrement consacré à des produits dérivés (gadgets, pâtisseries, mangas) à l'honneur de l'actuel Premier ministre, s'est ouvert.

Tarō Asō a fait partie de la délégation japonaise aux Jeux olympiques d'été de 1976 à Montréal, pour le Skeet olympique. Il finit alors 41e sur 68, avec 187 points.

Tarō Asō est l'un des rares fidèles de l'Église catholique romaine au Japon. Sa famille, et notamment du côté maternel (et donc l'ancien Premier ministre Shigeru Yoshida, son grand-père), est catholique depuis plusieurs générations. Il est d'ailleurs baptisé sous le nom de Francisco (フランシスコ, Furanshisuko?), en l'honneur de saint François Xavier, l'évangélisateur du Japon.

Cette foi fait que, contrairement à d'autres hommes politiques japonais qui, comme lui, ont fait leur réputation sur des positions très populistes, il n'a jamais participé aux visites du 15 août au sanctuaire de Yasukuni, sanctuaire shintō de Tōkyō devenu le symbole du nationalisme nippon (du fait que ce lieu de culte honore la mémoire des soldats japonais morts pour le pays, dont 14 Criminels de guerre de classe A et, parmi eux, 7 qui furent condamnés à mort par le tribunal de Tōkyō et exécutés après la Seconde guerre mondiale). En effet, si les commémorations du 15 août en l'honneur de la fin de la Seconde guerre mondiale au Japon donne lieu à des visites du sanctuaire de personnalités nationalistes (dont l'ancien Premier ministre Jun'ichirō Koizumi qui avait été vivement critiqué par les voisins du Japon, dont surtout la Corée du Sud et la Chine, pour avoir visiter le sanctuaire au cours de son mandat), Tarō Asō se démarque en célébrant la fête chrétienne de l'Assomption.

Tarō Asō se lance en politique à 39 ans, abandonnant alors la tête du groupe Asō à son frère cadet Yutaka.

Il est élu membre de la Chambre des représentants pour la première fois en octobre 1979, dans la circonscription familiale de l'ancien 2e district de Fukuoka. Cette circonscription s'étend alors dans le nord de la préfecture de Fukuoka, du détroit de Kammon (comprenant notamment la moitié occidentale, et la plus résidentielle, de Kitakyūshū) jusqu'aux pays montagneux de l'intérieur de la préfecture, connus pour être un important bassin houiller (jusqu'à la fermeture progressive des mines à partir des années 1970). Élisant 5 représentants, cette circonscription fut longtemps considérée comme un fief de gauche (de 1948 à 1958, de 1960 à 1963 et de 1967 à 1979, il n'y eut qu'un seul député de droite ou PLD dans la circonscription, les 4 autres étant centristes d'opposition, socialistes ou communistes).

Dans ce contexte, Tarō Asō a au départ du mal à s'imposer dans ce district. Lorsqu'il est élu pour la première fois en 1979, il n'arrive qu'en 5e position avec 12,9 % des suffrages, étant tout de même élu vu que le scrutin est encore à cette époque plurinominal. S'il est réélu en 1980 avec plus de facilité, avec 15,5 % des voix, se positionnant cette fois à la seconde place, il est toutefois battu en 1983, arrivant en sixième et dernière position, avec 13,77 % des suffrages exprimés.

Ce n'est véritablement qu'à partir des élections de 1986 que Tarō Asō réussit à établir une assise politique locale stable dans sa circonscription. Il arrive en tête en 1986 avec plus du quart des suffrages (soit un résultat particulièrement considérable lors d'un scrutin plurinominal, il réintègre ainsi la Chambre des représentants), en seconde position en 1990 (redescendant alors à 17,77 % des votes) et de nouveau en première position en 1993 qui sont marquées pourtant au plan national par un recul historique de la part du PLD (il recueille 19,27 % des suffrages).

Après la réforme électorale de 1994, la mise en place du nouveau 8e district (qui comprend les parties de l'ancien 2e district non comprises dans Kitakyūshū) et le passage au scrutin uninominal majoritaire à un tour à partir des élections de 1996, il obtient la majorité absolue des suffrages à chaque élection, à l'exception de 2000 (tout en réunissant lors de cette élection, face à 4 concurrents, 49,91 % des suffrages). Lors des dernières élections, en 2005, il a été réélu avec 56,89 % des voix et plus de 57 000 bulletins d'avance sur son principal challenger.

Tarō Asō obtient son premier poste gouvernemental (sans être toutefois encore membre du Cabinet) du 27 décembre 1988 au 3 juin 1989. Il est alors vice-ministre parlementaire auprès du ministre de l'Éducation, des Sports, des Sciences et de la Culture Takeo Nishioka, dans le gouvernement de Noboru Takeshita.

Il est ainsi considéré par la suite, à la fin des années 1980 et au début des années 1990, comme un des spécialistes au sein du PLD concernant les dossiers éducatifs. En effet, il est directeur de la division de l'Éducation du parti de mars à décembre 1990.

Partisan au sein du PLD de Yōhei Kōno, il fait partie de l'équipe de ce dernier lorsqu'il devient président du parti, d'août 1993 à novembre 1995 (le seul chef du mouvement à n'avoir pas, jusqu'à ce jour, occupé la fonction de Premier ministre). Tarō Asō devient alors secrétaire général adjoint du mouvement, et seconde Kōno (qui est considéré comme l'un des principaux représentants de l'aile gauche du PLD) dans ses négociations pour former, à partir de juillet 1994, une alliance avec le Parti socialiste japonais.

Le mauvais score du PLD aux élections à la Chambre des conseillers du 23 juillet 1995, suivi d'une fronde interne au parti, pousse finalement Yōhei Kōno a démissionné en septembre 1995 pour être remplacé par Ryūtarō Hashimoto, membre de la faction responsable de la chute de Kōno.

Mais ce changement de direction au sein du grand parti de la droite japonaise n'entrave pas l'ascension politique de Tarō Asō. Hashimoto, devenu Premier ministre en janvier 1996, offre même son premier poste au sein du Cabinet à Asō : celui-ci est ainsi nommé ministre d'État et directeur général de l'Agence de planification économique dans le deuxième gouvernement Hashimoto du 7 novembre 1996 au 11 septembre 1997. Dans un contexte de crise économique asiatique, Tarō Asō a été confronté pendant le temps où il a occupé cette fonction à la plus faible croissance économique qu'ait jamais connu le Japon depuis les années 1950 (et donc avant le miracle japonais). Il a dû ainsi annoncé une prévision de croissance du PIB de moins de 2 % pour l'année fiscale 1997.

Il est par la suite l'éphémère président de la Commission spéciale de la Chambre des représentants chargé de la Réforme de la structure fiscale de novembre à décembre 1998, il retrouve un poste au Cabinet en tant que ministre d'État chargé de la politique économique et fiscale du 23 janvier au 26 avril 2001 dans le second et dernier gouvernement de Yoshirō Mori. Il déclare lors de sa prise de fonction vouloir « plus douce » la dérégulation de l'économie engagée par son prédécesseur Fukushirō Nukaga, mais la chute du cabinet trois mois plus tard l'empêche de réellement faire ses preuves à ce poste.

Ainsi, Tarō Asō a occupé tout au long des années 1990 des postes au premier plan de la vie politique japonaise, mais ce n'est véritablement qu'à partir des années 2000, et plus particulièrement sous le gouvernement de Jun'ichirō Koizumi, qu'il va acquérir une forte notoriété.

Lorsque Yoshirō Mori démissionne en avril 2001, le grand favori pour lui succéder est alors l'ancien Premier ministre Ryūtarō Hashimoto, soutenu par « l'establishment » de la haute-administration et des factions internes au parti. Son principal challenger, qui fait bientôt figure d'outsider, est le néo-libéral Jun'ichirō Koizumi, candidat soutenu par un groupe de réformateurs connus sous le nom de « trio YKK » (alliance formée au début des années 1990 par alors trois jeunes députés réformateurs : Taku Yamasaki, Kōichi Katō et Koizumi, et longtemps dominée par Katō jusqu'à ce que celui-ci se déconsidère à la fin de l'année 2000 pour avoir un temps menacé de voter la motion de censure présentée par l'opposition à l'encontre du gouvernement Mori). Koizumi appelle à une profonde réforme et du Japon et du parti, passant par une forte dérèglementation et une baisse du rôle de l'État et de l'administration pour ce qui est de la première et par la lutte contre le régime des factions pour la seconde.

Face à ces deux blocs, deux petites candidatures sont présentées aux marges du parti : Tarō Asō soutenu par l'aile gauche (favorable au maintien d'un certain niveau d'État providence tout en reconnaissant la nécessité de réformer le parti) et Shizuka Kamei soutenu par le clan le plus conservateur. Asō fait notamment campagne alors pour maintenir et même renforcer les aides de l'État aux régions en difficulté. Finalement, contre la plupart des pronostics qui donnaient Hashimoto gagnant, Koizumi (le favori des sondages) l'emporte lors de l'élection du 24 avril 2001 par 298 voix de délégués contre 155 à Hashimoto et seulement 31 à Asō (Kamei s'était finalement retiré).

Tarō Asō obtient toutefois en consolation de son échec le poste important de président du conseil de recherche politique du PLD, soit la 3e plus importante position au sein de l'exécutif du mouvement, après le président et le secrétaire général (ce dernier poste étant alors confié à Taku Yamasaki, autre membre du « trio YKK » et allié donc de Koizumi).

Tout en appelant jusqu'au bout Koizumi à réviser sa politique économique, Asō finit par se rallier à Koizumi, notamment sur les questions de politiques étrangères (il soutient les positions nationalistes décomplexées du Premier ministre et son attitude plus distante voire offensive à l'égard des gouvernements chinois et nord-coréens) ou sur la décentralisation qu'il soutien. Après sa réélection à la tête du parti, Koizumi fait ainsi d'Asō l'un des piliers de son gouvernement en le nommant ministre des Affaires intérieures et des Communications le 20 septembre 2003, poste qu'il conserve dans le second cabinet puis au début du troisième gouvernement Koizumi jusqu'au 31 octobre 2005.

Tarō Asō fut essentiellement chargé en tant que ministre des Affaires intérieures et des Communications (qui comprend également la direction des services gouvernementaux des postes) de préparer la privatisation de la poste japonaise. Pourtant, le soutien d'Asō, connu pour être un modéré voire un opposant à l'égard de la déréglementation, à cette réforme a pendant longtemps fait l'objet d'interrogations.

Ainsi, alors qu'il n'était pas encore membre du gouvernement, il s'était opposé dans un premier temps au plan de Koizumi de privatisation totale en 2002, tout en ne rejetant pas l'idée d'une ouverture partielle du capitale de Japan Post. Et à peine devenu ministre, il s'oppose à la volonté de Koizumi de faire de ce projet l'un des sujets phares de la campagne aux élections législatives de 2003, et émet dans le même temps des doutes quant à la faisabilité du calendrier émis par le Premier ministre pour l'élaboration de la réforme (Koizumi prévoyait déjà en 2003 de pouvoir faire voter le projet de loi en 2005 pour une application en 2007).

Pourtant, si le projet sort de son champ de compétence directe lors du remaniement ministériel du 27 septembre 2004 qui voit la création d'un ministère d'État chargé de la privatisation de la poste confié au ministre de la politique économique et fiscale Heizō Takenaka (partisan convaincu Jun'ichirō Koizumi et de cette privatisation), il continue néanmoins à être l'un des principaux acteurs de la finalisation de cette réforme. Ce n'est qu'une fois le projet de loi sur la privatisation de la poste définitivement voté, le 14 octobre 2005, que Tarō Asō a quitté le ministère des Affaires intérieures et des communications, confié à Heizō Takenaka.

Tarō Asō est ensuite ministre des Affaires étrangères dans le troisième cabinet Koizumi puis dans celui de Shinzō Abe, du 31 octobre 2005 au 27 août 2007. C'est essentiellement à ce poste qu'il se fait le plus connaître, notamment en raison de ses nombreuses déclarations fracassantes teintées de nationalisme, voire de révisionnisme. Quelques semaines avant son changement d'affectation ministérielle, le 15 octobre 2005, Asō fait une déclaration décrivant le Japon comme « une nation, une civilisation, une langue, une culture et une race  » lors d'un discours durant la cérémonie d'ouverture du Musée national de Kyūshū à Dazaifu. Plus tard, le 4 février 2006, Asō déclare que la colonisation de Taiwan par le Japon fut une bonne chose. Et que grâce à une amélioration significative de l'éducation et de l'alphabétisation (pendant la colonisation), Taiwan est aujourd'hui un pays à très haut niveau d'éducation.

Favorable à une politique étrangère décomplexée, domaine sur lequel il rejoint le plus les Premier ministres Jun'ichirō Koizumi puis Shinzō Abe, il a notamment défendu les visites annuelles de Koizumi au sanctuaire de Yasukuni malgré les protestations des pays voisins, dont surtout la République populaire de Chine et la Corée du Sud, et a même été jusqu'à appeler l'empereur à faire de même. Il a néanmoins proposer, pour mettre un terme à la polémique, d'enlever son caractère religieux au sanctuaire et de le mettre sous le contrôle de l'État, afin de le transformer définitivement en mémorial de guerre national avec une loi clarifiant quels militaires devraient être honorés et en les séparant des criminels de guerre de classe A à l'origine de la controverse.

En tant que chef de la diplomatie du pays présidant le Conseil de sécurité des Nations unies au moment de la crise issue de l'essai nucléaire réalisé par la Corée du Nord le 9 octobre 2006, Tarō Asō a joué un rôle de premier plan dans l'adoption, le 14 octobre suivant, de la Résolution 1718 sanctionnant le régime de Pyongyang, appelant à un processus de renoncement de l'arme nucléaire de la part de ce pays et le sommant à revenir à la table des pourparlers à six. Il a également été chargé d'annoncer la mise en place de sanctions économiques (passant par un embargo des produits nord-coréens), initialement prévues pour une période de 6 mois mais sans cesse renouvelées depuis lors.

Jun'ichirō Koizumi décide, comme promis lors des élections législatives de 2005, de quitter la politique à l'automne 2006. Une lutte pour sa succession s'engage pour sa succession s'engage entre les poids lourds du gouvernement, les favoris étant : Shinzō Abe (considéré comme le « dauphin » désigné de Koizumi), Sadakazu Tanigaki (le ministre des Finances sortant), Yasuo Fukuda (considéré comme l'éminence grise de Koizumi, qui finalement ne se présentera pas) et Tarō Asō lui-même.

Le 21 août 2006, Asō a officiellement déclaré sa candidature pour la présidence du parti libéral-démocrate, et donc pour accéder au poste de Premier ministre. Il a fait campagne sur le thème de la réforme de la constitution pour permettre de transformer définitivement les Forces japonaises d'autodéfense en armée traditionnelle, sur le maintien de positions fermes vis-à-vis de la Corée du Nord mais également du régime communiste chinois tout en reprenant son idée de laïciser le sanctuaire de Yasukuni. Sur le plan social, il a défendu l'idée d'augmenter le niveau scolaire des jeunes japonais en réduisant l'âge obligatoire pour être scolarisé de 6 à 5 ou 4 ans, et a également promis de promouvoir la construction de logements plus confortables.

Il finit deuxième avec 136 voix sur 704 derrière Shinzō Abe (qui a mené dans les sondages tout au long de la campagne) lors de l'élection du 20 septembre 2006, tout en devançant Sadakazu Tanigaki qui lui ne réunit que 102 suffrages. Shinzō Abe décide, malgré son opposition lors de ce scrutin, de le confirmer au ministère des Affaires étrangères dans son cabinet.

Il perd finalement son poste de ministre le 27 août 2007 suite à un remaniement ministériel dû essentiellement à la défaite historique du PLD aux élections à la Chambre des conseillers, qui désormais est contrôlée par l'opposition. Tarō Asō quitte donc le gouvernement mais devient secrétaire général du PLD. Ce poste, qui fait de lui officiellement le n°2 du parti mais également, dans la pratique, son chef effectif (le président du mouvement étant concentré sur sa fonction de Premier ministre). Cela lui donne également les moyens d'être en position de force pour briguer une nouvelle fois la présidence du mouvement.

Après la démission de Shinzō Abe annoncée le 12 septembre 2007, Asō se présente une nouvelle fois à la présidence du PLD, annonçant sa candidature dès le lendemain. Plusieurs autres candidatures sont envisagées (notamment le ministre des Finances Fukushirō Nukaga), mais il n'a finalement qu'un seul adversaire : Yasuo Fukuda, fils d'un ancien Premier ministre des années 1970, ancienne éminence grise et ami de Jun'ichirō Koizumi (qui le soutient activement) et considéré par les caciques du parti comme plus consensuel que le très populiste Asō.

Les deux hommes s'opposent essentiellement sur les questions d'affaires étrangères, Yasuo Fukuda soutenant un réchauffement des relations avec la République populaire de Chine et la Corée du Sud et, plus largement, le renforcement de la coopération dans la région Asie-Pacifique (en favorisant également les négociations plutôt que les sanctions avec la Corée du Nord), tandis que Tarō Asō considère que, si la coopération économique avec les voisins asiatiques doit être encouragée (afin de lutter contre la pauvreté qui, selon lui, favorise la dictature et le totalitarisme), il ne peut y avoir de négociations sans une attitude ferme de la part du Japon vis-à-vis des régimes dictatoriaux (dont surtout la Corée du Nord). De plus, Yasuo Fukuda considère les relations est-asiatiques comme le principal pilier de la diplomatie japonaise, s'opposant à Asō qui au contraire veut mettre les relations avec les États-Unis au premier plan. En ce qui concerne le controversé sanctuaire de Yasukuni, Yasuo Fukuda rejoint la proposition ancienne d'Asō de doter le Japon d'un mémorial de guerre mais, contrairement à lui, il considère que celui-ci doit être créé ex-nihilo et non pas à partir de Yasukuni. Sur tous les autres sujets, notamment en matière de politique intérieure, les deux candidats ont toutefois présentés des programmes communs : tous deux appellent à continuer les réformes engagées sous les gouvernements de Koizumi tout en tentant de lutter contre les contreparties de ces dernières en accentuant les mesures sociales.

Donné dans un premier temps favori, Tarō Asō a rapidement perdu l'avantage au profit de Yasuo Fukuda (fort du ralliement continu de nombreux poids lourds du parti) et a lui-même admis qu'il n'avait que peu de chance de l'emporter. Au définitif, Yasuo Fukuda est largement élu à la tête du parti le 23 septembre par 330 voix contre 197.

Tarō Asō est suite à cela mis un temps à l'écart en n'étant nommé ni au gouvernement ni à un poste clé du parti. Toutefois, Fukuda - qui fait face à une opposition très offensive menant une stratégie de rejet quasi-systématique de toute loi présentée par le gouvernement au sein de la Chambre des conseillers, ce qui l'empêche de mettre en place certaines réformes, ainsi qu'à plusieurs scandales qui l'ont rendu impopulaires - remanie en profondeur son gouvernement le 1er août 2008 et rassemble derrière lui l'ensemble de ses troupes, dont son ancien rival Tarō Asō. Ce dernier retrouve alors le poste de secrétaire général, et donc de n°2, du PLD, ce qui le met à nouveau en bonne place pour tenter une fois de plus de prendre la présidence d'un mouvement vieillissant et souffrant d'une grave crise de confiance auprès de l'opinion publique.

Le 1er septembre 2008, Yasuo Fukuda, dont la côte de popularité est descendue en dessous des 30 % de satisfaits, annonce sa démission de son poste de Premier ministre et de président du PLD. Dans une campagne marquée par les réponses à apporter à la forte crise financière et économique que connaît le Japon (à l'instar de tous les pays industrialisés), Tarō Asō est alors le seul candidat à rejeter l'idée de continuer les restrictions budgétaires et prône au contraire un programme de relance économique passant par une augmentation sur le court terme des dépenses de l'État tout en promettant une baisse des impôts pour relancer la consommation. Favori des sondages tout au long de la campagne, Tarō Asō est désigné le 22 septembre 2008 chef du parti libéral-démocrate par 351 voix sur 527, au détriment des autres candidats Kaoru Yosano, Yuriko Koike, Nobuteru Ishihara et Shigeru Ishiba, et est ainsi élu Premier ministre du Japon par la Chambre des représentants le 24 septembre 2008.

Il nomme un gouvernement qu'il veut comme l'incarnation d'une modernisation de la politique : 5 de ses 17 ministres n'ont jamais participé à un Cabinet, tandis que la ministre d'État pour les Affaires sociales et l'Égalité des sexes Yūko Obuchi est, à seulement 34 ans, la plus jeune personne à avoir participé à un gouvernement japonais depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

Seulement quatre jours après son entrée en fonction, Tarō Asō doit faire face à la démission de son ministre de l'Aménagement du territoire, des Infrastructures et des Transports Nariaki Nakayama, contesté pour des déclarations prônant « l'uniformité ethnique » du Japon qui ont choqué certaines minorités (dont surtout celle des Aïnous). Le 31 octobre 2008, c'est au tour du chef d'état-major de la Force aérienne d'autodéfense, le général Toshio Tamogami, de démissionner après avoir nié dans un livre que le Japon ait été un pays agresseur lors de la Seconde guerre mondiale.

Bénéficiant d'un état de grâce moins important que prévu (la plupart des sondages faisant état d'un taux de popularité seulement à 50 % au moment de sa prise de fonction) et qui semble de plus déjà s'estomper (un sondage réalisé pour le Yomiuri Shimbun estimant que désormais 46 % des sondés font confiance au Premier ministre du Japon, un autre réalisé par le Mainichi Shimbun, publié une semaine après, ne le créditait que de 36 % d'opinions favorables).

Alors que plusieurs voix s'étaient élevées au sein de la direction du PLD au cours de la campagne pour annoncer que l'élection du nouveau président correspondrait avec l'organisation rapide d'élections législatives anticipées afin de bénéficier de l'état de grâce du nouveau chef du gouvernement, Tarō Asō a finalement annoncé que l'idée d'une dissolution de la Chambre des représentants n'était pas une priorité, le gouvernement et la majorité devant se concentrer selon lui tout d'abord dans la mise au point d'un plan de sauvetage de la finance et de l'économie japonaise.

De plus, une succession de dérapages ont valu à Tarō Asō des critiques au sein de son propre camp ainsi que la grogne de groupes socio-professionnels pourtant considérés comme acquis au PLD. Il doit ainsi rapidement s'excuser pour avoir déclarer, lors d'une réunion avec des gouverneurs de préfecture, selon Jiji Press et d'autres médias, que : « Il y a beaucoup (de médecins) qui manquent sérieusement de sens commun ». Le même jour, il crée une autre controverse en affirmant, en s'adressant devant un congrès de l'Association des parents d'élèves et enseignants et ignorant apparemment que des parents se trouvaient parmi l'assistance : « Je respecte le directeur de jardin d'enfants qui a dit que les gens qui devraient être disciplinés sont les mères plutôt que les enfants », ajoutant que « certains d'entre vous (les enseignants) ont des problèmes avec les parents qui sont derrière les enfants ». Le 20 novembre suivant, c'est au tour des personnes âgées « maladives » d'être visées par le Premier ministre qui déclare, lors d'une réunion avec des conseillers économiques du gouvernement, en parlant du problème de l'explosion des dépenses de santé : « Mes dépenses médicales sont beaucoup plus basses parce que je marche, entre autres. Pourquoi devrai-je payer pour ceux qui ne font que boire et manger et ne font aucun effort ? ». Il s'était déjà fait remarquer par le passé, alors qu'il était ministre des affaires étrangères, pour avoir offensé les associations de lutte contre la maladie d'Alzheimer pour avoir dit, afin de souligner l'importante différence de prix du riz existant entre le Japon et la Chine, le 19 juillet 2007 : « Même des patients atteints de la maladie d'Alzheimer peuvent voir lequel des deux est le moins cher ».

Il a même suscité la grogne de certains parlementaires PLD, notamment des « réformateurs » héritiers de Koizumi pour avoir envisagé de mettre entre parenthèse le processus de réduction de la part de l'État dans le capital des différentes sociétés nées de la réforme de la Japan Post, ou encore des élus liés au puissant lobby des transports pour avoir proposé de conférer les revenus des taxes concernant ce domaine aux gouvernements locaux. Il s'attire finalement les critiques du toujours très populaire et très influent Koizumi lui-même, qui qualifie ses propos concernant la poste de « presque risibles, plutôt que stupides » et envisageant la perte du pouvoir pour le PLD si Asō mène le parti lors de la campagne.

Enfin, son image d'homme politique atypique, proche du peuple et antithèse des élites japonaises lui a valu plusieurs critiques. Dès le 23 octobre 2008, un article de l'Asahi Shinbun dévoile les très nombreuses sorties du nouveau Premier ministre et dénonce son train de vie, en plein crise économique : sur les 28 premiers jours de son mandat, en dehors de trois diners d'affaires, Asō n'est rentré que quatre fois à son domicile, préférant diner au restaurant et fréquenter des bars à 21 reprises, dans 32 établissements. Face à ces révélations, Tarō Asō a choisi d'assumer ses sorties en déclarant : « C'est mon style et je n'en changerai pas. Par chance, j'ai de l'argent. C'est moi qui paye ». Suite à ces déclarations, la presse japonaise a enquêté sur la fortune personnelle de M. Asō et des membres de son gouvernement, indiquant que le patrimoine actif du Premier ministre était de 455,48 millions de yens (soit près de 4 millions d'euros), principalement immobilier. Si ce patrimoine est inférieur à celui de son Ministre des Affaires intérieures et des Communications Kunio Hatoyama (764,6 millions de yens), il fait néanmoins de Tarō Asō le deuxième plus riche Premier ministre de l'histoire du Japon derrière Morihiro Hosokawa, tandis que ce train de vie entre en contradiction avec cette réputation d'« homme du peuple » que le chef du gouvernement s'est créée au fil des années.

Des voies se sont également élevées pour dénoncer la mauvaise prononciation par le Premier ministre à plusieurs reprises de kanjis lors de ses discours. Ces difficultés de lecture lui ont valu le surnom de « Premier ministre KY » (KY首相, KY Shushō?), ou KY, traditionnellement utilisé comme abréviation de « Kūki Yomenai » (空気 読めない, littéralement « incapable de lire une situation »?) utilisé pour désigner une personne inconsciente ou déconnectée de la réalité, mais ici transformé en « Kanji Yomenai » (漢字 読めない, littéralement « incapable de lire les kanji »?), soit dans le sens d'illettré. D'un autre côté, le célèbre réalisateur de films d'animation japonais Hayao Miyazaki a qualifié la mise en avant de sa passion pour les mangas - dont il a fait une arme électorale en même temps qu'un cheval de bataille en politique - d'« embarrassante », considérant que « c'est quelque chose qui devrait relever de la sphère privée ».

Un sondage de l'Asahi Shimbun du 9 février 2009 ne le crédite plus que de 14 % d'opinions favorables contre 73 % d'insatisfaits, et la popularité de son cabinet, selon une enquête du Yomiuri Shimbun parue le même jour, chute pour la première fois en dessous de la barre des 20 % depuis 2001 et le gouvernement du très impopulaire Yoshirō Mori.

Comme promis lors de sa campagne, l'une des premières annonces de Tarō Asō en tant que Premier ministre a été la promesse d'une baisse rapide des impôts.

En ce qui concerne la crise financière mondiale, qui a touché d'une manière particulièrement forte un Japon largement lié financièrement aux États-Unis et fragilisé par une crise économique de longue durée (l'indice Nikkei 225 avait ainsi chuté de 24 % durant la semaine du 6 au 12 octobre, avant de remonter de plus de 14 % le 14 octobre, soit la plus forte hausse jamais connue par l'indice depuis sa création en 1949), le gouvernement a annoncé la possibilité d'injecter des capitaux publics dans les banques régionales qui assurent l'essentiel du financement des petites et moyennes entreprises japonaises, tout en envisageant le gel de certaines ventes d'actions détenues par des établissements publics du pays, en poursuivant la dérégulation des programmes de rachat d'actions des sociétés cotées et en proposant de lancer un autre plan qui viendrait s'ajouter à celui de 1 800 milliards de yens (soit environ 12,9 milliards d'euros) mis au point avant la crise et avant l'arrivée d'Asō au pouvoir. Le gouvernement finit par avancer un plan de relance de 26 900 milliards de yens (207 milliards d'euros) visant tout d'abord à relancer la consommation (par des réductions fiscales, des aides directes aux ménages comme la hausse ou la création de nouvelles allocations familiales ou vieillesses, la mise en place de prêts bonifiés et à terme une augmentation sur 3 ans du taux de TVA, jusqu'ici établi à 5 %) et à aider les petites et moyennes entreprises et les petites et moyennes industries qui assurent 70 % des emplois du Japon.

Exerçant toujours, pour l'année 2008, la présidence du G8, Tarō Asō a lancé l'idée le 10 octobre 2008 d'une réunion extraordinaire des chefs d'État ou de gouvernement des huit pays les plus industrialisés afin de réfléchir à des réponses communes à apporter à la situation financière.

Tarō Asō a voulu tempérer son image de « faucon » en matière de politique étrangère en nommant à la tête de la diplomatie japonaise Hirofumi Nakasone, un de ses partisans pourtant connu pour être un ardent défenseur du réchauffement diplomatique avec les pays voisins et notamment avec la Corée du Sud dont il est considéré comme un spécialiste, et son premier voyage officiel hors du Japon a été en République populaire de Chine, du 24 au 25 octobre, pour le sommet Asie-Europe de Pékin. Il organise également le 13 décembre 2008 à Fukuoka le premier sommet tripartite Japon - République populaire de Chine - Corée du Sud à se dérouler indépendamment d'un sommet ASEAN. Tarō Asō, le Premier ministre chinois Wen Jiabao et le président sud-coréen Lee Myung-bak ont alors signé une déclaration commune pour reconnaître la nécessité de renforcer la coopération entre leurs trois pays sur le plan commercial, économique, financière et politique afin notamment de faire front ensemble contre la crise mondiale, ainsi que pour trouver des solutions pacifiques à plusieurs conflits frontaliers opposant le Japon à la République populaire de Chine (au sujet notamment des îles Senkaku, selon le vocable japonais, ou Diaoyu, pour les Chinois, archipel désert actuellement contrôlé par le Japon mais également revendiqué par la Chine populaire et la République de Chine, à l'ouest d'Okinawa et au nord-est de Taïwan et qui fut le sujet de nouvelles tensions entre les deux pays quelques jours avant la réunion lorsqu'un navire de surveillance chinois fut aperçu à moins de six kilomètres de l'archipel disputé) ou le Japon à la Corée du Sud (à savoir les Rochers Liancourt, appelés Dokdo par les sud-coréens qui contrôlent effectivement ce groupe d'ilots pratiquement déserts, et Takeshima par les Japonais),.

Il reste néanmoins un ferme partisan du maintien de sanctions contre la Corée du Nord, et a donc condamné la décision américaine de retirer ce pays de la liste des États soutenant le terrorisme tandis que les pourparlers à six ont connu des avancées considérables au cours des dernières semaines. Tarō Asō a notamment affirmé que le Japon refuserait toute aide énergétique à la Corée du Nord tant que le sujet des enlèvements de Japonais par les forces de Pyongyang pour former des espions du régime au japonais dans les années 1970 et 1980 n'aurait pas été règlé.

Il a également fait du Japon l'une des principales voix sur la scène internationale dans le domaine de la régulation des armes, notamment nucléaires, en étant notamment à l'origine, avec son homologue australien Kevin Rudd, de la création de la Commission internationale sur la non-prolifération nucléaire et le désarmement (ICNND), ou encore en posant comme préalable à toute coopération énergétique entre le Japon et l'Inde que ce dernier pays respecte le moratoire international de non-prolifération nucléaire.

Pour le règlement international de la crise financière, exerçant toujours, pour l'année 2008, la présidence du G8, Tarō Asō a lancé l'idée le 10 octobre 2008 d'une réunion extraordinaire des chefs d'État ou de gouvernement des huit pays les plus industrialisés afin de réfléchir à des réponses communes à apporter à la situation financière. Finalement, lors du sommet des chefs d'État et de gouvernement du G20 à Washington les 15 et 16 novembre 2008, il appelle à plus de coopération internationale pour réguler les marchés financiers et à renforcer pour se faire le FMI, le Japon se disant prêt à puiser dans son importante réserves de change (qui était de plus de 1 025 milliards de dollars US en septembre 2008) pour fournir 100 milliards de dollars US (78,8 milliards d'euros) à cette institution internationale. Maintenant le Japon dans son alliance traditionnellement étroite avec les États-Unis, il s'est déclaré partisan de « maintenir fermement le système de change centré sur le dollar », s'opposant ainsi à la proposition du président français Nicolas Sarkozy de définir de nouvelles monnaies de référence. Du reste, il semble que les Américains le lui rendent bien, puisqu'il est, le 24 février 2009, le premier chef d'État étranger à rendre visite à Barack Obama à la Maison Blanche.

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Source : Wikipedia