La Flêche

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Posté par talos 02/04/2009 @ 17:13

Tags : la flêche, sarthe, pays-de-la-loire, france

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La Flèche

Carte de localisation de La Flèche

La Flèche est une commune française, située dans le département de la Sarthe et la région Pays de la Loire, dans la vallée du Loir qui est classée pays d'art et d'histoire. C'est la sous-préfecture du Sud-Sarthe, le chef-lieu d'arrondissement et le chef-lieu de canton. C'est la 2e ville la plus peuplée du département.

Les habitants de la commune se nomment les Fléchois. La ville fait partie de la Communauté de communes du Pays Fléchois.

La Flèche est située sur le Loir. La Flèche est aussi placée sur le méridien de Greenwich.

L'origine du nom La Flèche viendrait de l’église Saint-Thomas qui aurait donné son nom à la ville : La Flèche. Mais une autre hypothèse consiste en ce que le nom de La Flèche proviendrait des déformations successives du mot latin « fixa » signifiant fiche ou pieu, pieu enfoncé dans le Loir, du fait des constructions sur pilotis, qui aurait donné fièche, puis flèche.

Au Moyen Âge, La Flèche est une paroisse du diocèse d'Angers et à ce titre fait partie intégrante de la province d'Anjou et plus précisément du Haut-Anjou, nommé également le Maine angevin.

En 1343, le sel devient un monopole d'État par une ordonnance du roi Philippe VI de Valois, qui institue la gabelle, la taxe sur le sel. L'Anjou fait partie des pays de « grande gabelle » et comprend seize tribunaux spéciaux ou « greniers à sel », dont celui de La Flèche.

La Flèche fut à la tête d'une sénéchaussée angevine sous l'Ancien Régime : la sénéchaussée de La Flèche, dépendante de la sénéchaussée principale d'Angers.

En 1603, Guillaume Fouquet de la Varenne, seigneur de La Flèche, puis de Sainte-Suzanne (Mayenne) et d’Angers, ami d’Henri IV, contribue à l’embellissement et à la diversification des fonctions de la cité angevine. Henri IV fonde un collège dont la direction fut confiée aux Jésuites. Ceux-ci furent expulsés en 1762 et le collège devint une « École de cadets » en 1764, préparatoire à l'École militaire de Paris.

Toujours au XVIIe siècle, des Fléchois, sous l’impulsion de Jérôme Le Royer de la Dauversière participent à la fondation de Montréal au Québec.

En 1790, lors de la création des départements français, toute la partie nord-est de l' Anjou, comprenant notamment La Flèche, Le Lude et Château-du-Loir, est rattachée au tout nouveau département de la Sarthe.

Le 8 décembre 1793, lors de la guerre de Vendée, la ville fut prise d'assaut par les Vendéens à la bataille de La Flèche.

En 1808, Napoléon y installe le Prytanée Militaire.

En 1866, la commune de Sainte-Colombe est intégrée à La Flèche. Le 1er janvier 1965, La Flèche absorbe les communes de Saint-Germain-du-Val et de Verron.

Château de La Flèche (Peinture du XVIesiècle).

Château des Carmes, La Flèche.

Logo des Villes et Pays d'Art et d'Histoire.

Mairie de La Flèche, vue du Parc des Carmes, opposition du contemporain et de l'ancien.

La Flèche possède la plupart des services nationaux : un tribunal d'instance (en agrandissement), une Caisse Primaire d'Assurance Maladie, une sous-préfecture, un centre des impôts, un bureau de poste, deux gendarmeries, un centre de secours, le Pôle Santé Sarthe et Loir, à quelques kilomètres, 3 maisons de retraites, un Mobistore (France Télecom), une agence du Trésor Public, EDF-GDF, l'inspection départementale de l'éducation nationale, une ANPE, une agence d'ASSEDIC, un CIO, etc.

Liste des très nombreuses associations fléchoises.

Pour plus d’anciens élèves du Prytanée, voir la Catégorie Brution.

Édifiée à l'époque gallo-romaine.

C'est une institution créée par le roi Henri IV en 1603 dans une importante maison de famille qu'il tenait de sa grand-mère, la Duchesse d'Alençon et qui abrite aujourd'hui dans ses murs l'un des six lycées militaires de France (officiellement appelés « lycées de la défense » depuis 2006). Ce monument, devenu historique, est situé dans un cadre d'architecture classique et se présente sous la forme de trois grandes cours successives que domine l'imposante stature de l'église Saint-Louis (1607). Les travaux ont suivi un plan élaboré par Louis Métezeau avec des cours en enfilade, à peu près de même grandeur. Chef d'œuvre du père Étienne Martellange, les travaux s'achèvent en 1655 par la construction de la porte d'honneur, avec sur le fronton, le buste d'Henri IV. Lors de la visite de l'édifice, c'est le portail d'honneur, les différentes cours, le jardin à la française, la bibliothèque, et surtout l'église Saint-Louis qui retiennent l'attention. Ce fut rapidement le collège le plus puissant du royaume.

L'actuel hôtel de ville, est, dès le milieu du XIe siècle une forteresse qui défend le lieu de passage que constitue le gué à cet endroit. Jean de Beaugency en est à l'origine, son fils Hélie, futur comte du Maine, le fera agrandir et renforcer vers la fin du XIe siècle. Forteresse de bois assise sur une île principale et s'étendant sur deux ilots voisins (chapelle notre-dame-du-chef-du-pont entre autres), il est l'objet de plusieurs sièges du XIIe siècle au XVe siècle (en 1436, en pleine Guerre de cent ans, les Anglais quittent le château alors en fort mauvais état). Reconstruit à nouveau vers 1450, il dresse encore les vestiges du donjon de cette période (trace des flèches du pont-levis et des mâchicoulis). Au XVIIe siècle, Louis XIII en fait don aux Carmes établis en ville qui le transforment littéralement. Le corps principal et le cloitre datent de cette période. À la Révolution, il devient propriété privée de la famille Bertron-Auger qui le transforme à nouveau. Devenu mairie en 1909, il est la proie d'un incendie en 1919 et est reconstruit avec un style différent dans les années qui suivent. Le château est aujourd'hui en partie, la salle des mariages de la ville de La Flèche, mais aussi deux salles d'expositions temporaires.

Ce pavillon du début du XVIIe siècle, est visible toute l'année en extérieur en centre ville et, ouvert à la visite sous certaines occasions. Ce pavillon est le seul bâtiment restant de l'ancien château de La Flèche.

Blotti au creux du Loir, le Moulin de la Bruère permet de découvrir comment la force de la rivière actionne l'imposante roue qui entraine un mécanisme pour produire farines, électricité et pains de glace à rafraichir. C'est le dernier moulin de France à produire de la glace.

Ces vastes plans d’eau de cinquante hectares sont dotés d’une plage aménagée qui conjugue plaisir de l’eau, mise en forme et découverte de la nature.

Le site de la Monnerie présente une mosaïque de lacs et de prairies située dans un méandre du Loir, endroit très riche par sa biodiversité et où la nature peut s’exprimer librement.

De nombreuses espèces animales et végétales se côtoient en ces lieux : héron cendré, rousserolle effarvatte, foulque macroule, lièvre, hermine, grenouille verte, rainette, libellule déprimée, limnée, roseau, iris, renoncule aquatique, plantain aquatique, ... et font de ce site un endroit apprécié des naturalistes et des promeneurs. La préservation de ces zones humides contribue au maintien de la biodiversité.

Les lacs, issus de l’exploitation d’une gravière, et les prairies humides, accueillent chaque hiver plus de trente espèces migrateurs, (ex:oie cendrée, fuligule milouin, sarcelle d’hiver etc…), qui trouvent ici le gîte et le couvert.

De plus les plaisirs de la plage peuvent être accompagné des plaisirs du shopping car depuis quelques années s'est développée une zone commerciale (voir économie), sportive, ( Complexe Sprotif de La Monnerie, prochainement L'îlebulle, centre aqualudique de la Communauté de Communes…), et de loisirs (bowling - laser). Cette zone de loisirs et de tourisme est l'un des atouts les plus forts de la ville après le parc zoologique et le Prytanée.

Dès le Moyen Age, il y avait déjà des halles en bois pendant que sur la place se tenait le marché aux grains. Puis les halles sont rebâties à deux reprises au XVIIIe siècle: en 1737, elles sont construites en pierre, puis agrandies en 1772 pour y établir l’hôtel de ville. Fermé au public depuis 1947, il a fait l’objet d’une restauration " à l'authentique " en 1998 et a été récemment rebaptisé le Théâtre de la Halle au Blé. Celle-ci a été récompensée en 2000 par les Rubans du Patrimoine.

En 1839, est ajouté au premier étage, un petit théâtre à l’italienne. L’architecte qui a élaboré les plans du " petit théâtre " s’appelle Pierre-Félix Delarue. Ce dernier n’est pas un inconnu à La Flèche. Il a, en effet, été l’auteur de nombreux châteaux de la région dans la deuxième moitié du XIXe siècle: l’édifice le plus connu des Fléchois qu'il aie réalisé est la sous-préfecture. La décoration de la salle et de sa coupole est due à Adrien-Louis Lusson, un architecte, décorateur, né à La Flèche le 4 août 1788. Il confia l'éxécution des travaux à des peintres décorateurs de l’Académie Royale de Musique que l’on appelle " opéra ". Ce théâtre a conservé une grande partie de son décor d’origine, à l’exception des peintures de la fausse coupole, remaniées en 1923.

Depuis mars 1999, des spectacles de la saison culturelle y sont programmés par Animation et Culture Le Carroi. Ce rare théâtre français à l'italienne de la première moitié XIXe siècle du est ouvert aux visites publiques durant les Journées du Patrimoine et la saison estivale. Pour les groupes, l'Office de Tourisme du Pays Fléchois organise des visites commentées.

Découverte des objets personnels de Françoise JAMIN, fondatrice au début du XIXe siècle, de l'Institut des Filles du Saint-Cœur de Marie, dit de la Providence. Le chœur et la chapelle présentent un ensemble unique dans la région, de peintures murales du XIXe siècle.

Il date du XVIIe siècle et se visite uniquement sur rendez-vous. Les renseignements sont à prendre à l'office du tourisme.

XVe et XVIe siècles. C'est un ancien manoir de chasse de Guillaume Fouquet de la Varenne. Il se visite uniquement pendant la saison estivale.

Visites d'un atelier de restauration de vitraux. Sur rendez-vous.

Les premières prisons de La Flèche étaient situées, rue du Marché au Blé, à côté du Présidial, créé en 1595 par Henri IV. Puis, elles ont été transférées, au début du XIXe siècle, au fond de l’impasse Saint-Thomas, dans les locaux qui avaient été ceux du prieuré du même nom.

L’état d’insalubrité des prisons fut dénoncé le 7 août 1807 par Monsieur Rocher-Desperrés, membre du conseil, qui s’inquiétait des conditions de détention des détenus. Un demi-siècle après, les détenus étaient à nouveau en droit de se plaindre : ils étaient privés d’eau du fait de l’érection de la statue d’Henri IV, place du Pilori, ce qui avait nécessité la suppression de la canalisation. Mais nul ne vota le budget à la mairie et les prisonniers restèrent dans cet état pendant plusieurs années encore.

Le 30 mai 1933, un décret présidentiel, supprima 14 maisons d’arrêt dont celle de La Flèche. Le 16 juin de la même année, les détenus furent transférés au Mans. Entre 1937 et 1939, durant la guerre civile espagnole, l’ancienne prison fut occupée à différentes reprises, par des réfugiés espagnols (hommes, femmes et enfants).

La Seconde Guerre Mondiale amena la réouverture de la maison d’arrêt fléchoise dans laquelle on interna des prisonniers politiques.

La prison fut définitivement supprimée en 1953. La porte de l’ancien prieuré, située au milieu de l’impasse Saint-Thomas, fut supprimée au début de 1958.

La ville compte de nombreux hôtels particuliers et maisons bourgeoises construites au XVIIe siècle. Les fondations du Présidial et du Collège ont bouleversé les habitudes de la ville qui voyait émerger une nouvelle élite fortunée.

Le presbytère de Saint-Thomas est fait de deux hôtels particuliers, édifiés dans la ville intra-muros. L’hôtel de gauche a d’ailleurs conservé sa charpente du XVe siècle, celui de droite a, quant à lui, conservé certains éléments de sa construction du XVIIe siècle.

Au début du XIXe siècle, les deux bâtiments sont la propriété d’Alexandre Roullet de la Bouillerie, sous-préfet de La Flèche entre 1814 et 1830. Il y installe ses bureaux et vend finalement l’édifice à l’administration en 1824. Les locaux vont servir de sous-préfecture jusqu’en 1863. Les bureaux administratifs se trouvaient dans des dépendances donnant sur la rue du Collège. C’est en 1863 que les curés de Saint-Thomas vont s’y installer.

Cet hôtel est construit vers 1654 pour Jérôme Le Royer de la Dauversière. Ce logis adopte une forme en U, ouvert sur une cour intérieure que prolongeait un jardin. L’architecte est probablement Charles Cesvet.

L’hôtel a été construit à proximité des halles et de l’hôtel de ville vers la fin du XVIIe siècle ou au début du XVIIIe siècle.

Cette maison date du tout début du XVIIe siècle. Cet hôtel est classé monument historique et accueille maintenant des expositions d'art contemporain. C'est une propriété privée.

Cette demeure a été construite dans la première moitié du XVIIe siècle contre le mur d’enceinte septentrional. Cette maison doit son étroitesse à des contraintes foncières. Cet édifice fut rattaché à partir de 1657 au couvent de Notre-Dame tout proche, dont il devint l’infirmerie.Il sera, le temps de quelques années, la prison « dorée » du poète Gresset, exilé à La Flèche.

Bâti contre l’enceinte vers 1650, cet hôtel adopte un plan en U, délimitant une cour dont le quatrième côté est clos d’un mur. On y accède par un corps de passage surmonté d’un élégant toit en pavillon. Au-dessus de la porte, se trouve l’écu aux armes du propriétaire, François Bertreau.

Hormis ces quelques exemples, de nombreuses demeures du centre ville actuel, datent des XVIe et XVIIe siècles : le 54 Grande-Rue, le 19 Grande-Rue, le 20 Grande-Rue, etc.

Non loin du sanctuaire, vous pouvez vous arrêter un instant devant la Croix des Vendéens. Celle-ci commémore la mort de milliers d’hommes, femmes, enfants, prêtres massacrés ou morts d’épuisement lors de leurs passages à La Flèche pendant la Virée de Galerne les 1er et 9 décembre 1793.

En 1171, Henri II Plantagenêt cède des terres de sa seigneurie de La Flèche à l’abbaye de Saint-Mesmin d’Orléans qui y construisit un prieuré, à l’ouest de la ville. Au XVIIIe siècle, le prieuré comprenait une chapelle, "maison", granges et étables. A la Révolution, le prieuré est vendu comme bien national et les bâtiments sont transformés en ferme. Seule la partie occidentale de la chapelle est en partie préservée.

Au 17 de la rue Grollier se trouve un pavillon carré du XVIe siècle qui est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Elle est partie intégrante d’une demeure privée et n’est pas visible de l’extérieur.

Un jumelage avec une ville d'Espagne est également à l'étude.

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Sarthe (département)

Localisation de la Sarthe en France

Le département de la Sarthe (72) est un département français situé dans l’ouest de la France dans la région des Pays de la Loire et traversé par la rivière éponyme.

Le département de la Sarthe est à dominante rurale ; il crée une véritable antinomie avec son chef-lieu : la ville du Mans. Ce département est vaste et relativement peu peuplé puisque l'aire urbaine du Mans comprend presque la moitié de la population totale du département.

Le nord de la Sarthe s'articule avec les Alpes mancelles au niveau de Fresnay-sur-Sarthe. Un peu plus au nord, de nombreuses vallées longeant la Sarthe offrent un paysage de bocage. Le département possède beaucoup de forêts notamment celles de Perseigne, de Bercé ou le Bois de Changé.

On peut considérer le département sous deux faces : l'une urbaine ou extra-urbaine avec l'agglomération de Le Mans Métropole ainsi que son aire urbaine s'étendant sur 90 communes et regroupant quelques 300 000 habitants. À noter que démographiquement, c'est ainsi la moitié de la population totale du département qui est ainsi comprise. Le reste du département est donc agricole et relativement rural.

Les habitants de la Sarthe sont appelés les Sarthois.

Le nom du département provient de la rivière du même nom, qui aurait pour origine le mot Sar(cours d'eau).

Vers le IVe siècle au plus tôt, les Aulerques Cénomans, peuplade celte, se fixèrent sur le territoire actuel de la Sarthe. On retrouve aujourd'hui des traces de leurs cités au Mans et à Allonnes. Tacite les comptait parmi ceux qui envahirent avant cela l'Italie sous la conduite de Bellovèse et qui s'installèrent dans le nord de la péninsule italienne. Lorsque, en 58 avant J.-C., Jules César entreprit la conquête de la Gaule, un de ses lieutenants, Crassus, soumit cette tribu, qui, plus tard, se joignit à l'insurrection menée par Vercingétorix.

Les sept voies romaines qui partaient du Mans se dirigeaient vers Angers, Chartres, Jublains, Orléans, Sées et Vendôme. Les restes d'un amphithéâtre de 100 m de diamètre, découvert au Mans en 1791, les ruines de plusieurs aqueducs qui alimentaient les thermes de cette cité, et les restes de ses remparts, démontrent que le Mans, anciennement Suindinum ou Vindinum, était dès lors considérable. Les conquérants avaient fait du Mans une des stations les plus fortes, d'où ils pouvaient, en peu de temps, se porter sur le centre ou vers l'ouest de la Gaule.

Si la domination romaine s'était vigoureusement affirmée dans le premier siècle qui suivit la conquête, bientôt elle s'affaiblit graduellement, si bien que sous les derniers Césars, le territoire des Cénomans, qui faisait partie de la 3e Lyonnaise, devint à peu près indépendant. Ces populations se réunirent à la République Armoricaine et conservèrent leur liberté jusqu'au milieu du Ve siècle, époque à laquelle elles furent soumises par un chef franc, Rignomer, parent de Clovis. Le roi des Francs le fit massacrer avec ses autres parents, parmi lesquels il craignait de trouver des rivaux.

Dès le IIIe siècle, le christianisme, prêché par saint Julien, avait fait de grands progrès dans ces contrées. Les évêques du Mans, qui succédèrent à cet apôtre, édifièrent plus tard la basilique qui porte son nom, sur le soi-disant lieu où il fit entendre ses premières prédications. Peu à peu ces prélats acquirent un pouvoir incontesté, devant lequel durent souvent s'incliner les comtes, révocables et viagers, nommés par le roi, qui gouvernèrent depuis l'époque de la conquête jusqu'à l'avènement d'Hugues Capet.

En 515, l'évêque saint Innocent fonda au Mans le monastère de Notre-Dame-de-Gourdaine. L'abbaye de Saint-Vincent et le monastère de Saint-Pavin furent édifiés par saint Domnole en 560. L'hôpital de Pontlieue et le monastère de la Couture eurent pour fondateur saint Bertrand.

Mais l'évêque resté le plus célèbre est saint Aldric, car il fut le fondateur des hospices de l'Hôpiteau et des Ardents, ainsi que d'autres fondations charitables.

Lorsque, en 778, Charlemagne traversa le Mans pour aller en Espagne, cette ville était l'une des villes les plus importantes et des plus industrieuses de France. Mais à la mort de Louis le Débonnaire, Lothaire ayant envahi le Maine qui était échu à Charles le Chauve, et s'en étant emparé, sa décadence fut aussi rapide qu'elle devait être longue. Cette province, que se disputaient plusieurs souverains, est à dater de cette époque, périodiquement ravagée par les Normands.

Ces pirates surprennent le Mans, qu'ils pillent et dont ils massacrent les habitants ; ils entrent dans Sablé, d'où le pape Urbain II, en 1096, devait venir prêcher la première croisade. Ils s'emparent d'autres villes et ne se retirèrent que chargés de butin.

Les comtes du Maine, auxquels Hugues Capet avait rendu la puissance héréditaire en la personne de Hugues Ier, ne parvinrent pas à repousser complètement ces obstinés envahisseurs, et l'un d'eux, Herbert, connu sous le nom d'Éveille-chien, reconnut pour son souverain Guillaume le Bâtard, lorsque le duc de Normandie, sous prétexte d'appuyer les droits de son fils Robert, qui avait été fiancé à la fille d'Herbert II, entra dans le Maine et soumit la province à son autorité.

Pour consolider la conquête du comté, qu'il ajoutait à son duché héréditaire de Normandie, Guillaume fit démanteler une partie de la muraille du Mans et construisit un château fort. Mais, pour éviter un éventuel mécontentement de la population, il accorda des franchises municipales. Toutefois cet effort fut insuffisant. Lorsque Guillaume accéda au trône d'Angleterre, les Manceaux se soulevèrent (en l'an 1066). Guillaume réprima ce premier soulèvement, ainsi que les trois autres qui suivirent. Il y eut dans le même temps que ces révoltes une terrible famine en 1085. Alors que des divisions naissaient entre les ducs Robert et Guillaume le Roux, fils et successeurs de leur père Guillaume, les Manceaux prirent une nouvelle fois les armes, aidés par Hélie de la Flèche, représentant héréditaire des comtes du Maine, et dont le père, Jeans de la Flèche, toute sa vie durant a lutté contre le comte d'Anjou Foulques le Réchin. Hélie finit par reconquérir le comté du Maine. Hélie de la Flèche maria sa fille Éremburge à Foulques V, et le comté du Maine fut réuni au comté d'Anjou. Le fils de Foulques, Geoffroi le Bel, surnommé Plantagenêt, ayant épousé Mathilde, fille du roi d'Angleterre Henri Ier, il naquit au Mans de cette union un fils, le futur roi d'Angleterre Henri II.

Louis le Jeune avait reçu à Montmirail (1168) l'hommage d'Henri II d'Angleterre pour le duché de Normandie, et ceux de ses fils, Henri au Court-Martel et Richard Cœur-de-Lion, pour l'Anjou, le Maine et la Bretagne. Dans la ville de la Ferté-Bernard eurent lieu ensuite des conférences destinées à rapprocher Philippe Auguste et Henri II, et qui n'aboutirent pas, comme à Montmirail, à cimenter la paix entre les royaumes de France et d'Angleterre. Philippe Auguste se jeta sur le Maine et l'Anjou et en chassa les Anglais; mais ces deux provinces ne furent définitivement acquises que lorsque Jean Sans-Terre (1203) fut condamné à perdre tous les biens qu'il possédait en France pour avoir fait assassiner son neveu Arthur de Bretagne. Philippe Auguste qui s'était fait l'exécuteur de la sentence rendue contre son vassal, tint cependant compte des droits de la reine Bérangère, veuve de Richard Cœur-de-Lion. Il lui céda la ville du Mans, qu'elle habita jusqu'à sa mort (1230) et où elle fut inhumée en l'abbaye de l'Épau, qu'elle avait récemment fondée. Louis IX, à la mort de Bérangère, assigna, comme douaire, à sa femme Marguerite de Provence le comté du Maine et le donna, en 1246, à son frère Charles, comte de Provence et roi de Naples.

Lorsque, en 1328, le Comte du Maine, Philippe de Valois, parvint au trône, il habitait, avec Jeanne de Bourgogne sa femme, le château du Gué de Maulny. C'est là que naquit le roi Jean, surnommé le Bon, qui allait soutenir une terrible guerre contre Édouard III, le roi d'Angleterre prétendant à la couronne.

Édouard débarqua en France à la tête d'une grande armée. Vainqueur sur mer à la Bataille de l'Écluse (1340), et sur terre, à la Bataille de Crécy (1346), il porta le théâtre de la guerre dans le Maine. Après la sanglante défaite du roi Jean à Poitiers (1356), les Anglais restèrent maîtres de cette partie de la France; mais battus par le connétable du Guesclin et Olivier de Clisson à Pontvallain, entre Mayet et la Flèche (1370), et défaits à plusieurs autres rencontres, ils durent se retirer. Mais vint la folie du roi Charles VI, dans la forêt de Bercé, alors qu'il marchait contre le duc de Bretagne. Il présenta alors les symptômes de ce qui serait un trouble bipolaire.

Cette folie permit aux Anglais de s'emparer de Mamers, Beaumont-sur-Sarthe et Ballon. La Ferté-Bernard, qui soutint un siège de quatre mois, fut prise par Salisbury qui, après la Bataille de Verneuil, assiégea le Mans et s'en empara.

Ambroise de Loré reprit petit à petit les places fortes où les Anglais s'étaient fortifiés. Les Manceaux, soulevé contre l'étranger, furent vite de nouveau obligés de leur ouvrir les portes de la ville et Talbot fit mettre à mort les meneurs de la révolte. Salisbury fit raser les fortifications de Mamers. Le comte d'Arundel s'empara de Sillé-le-Guillaume, qui lui fut enlevé un instant par Gilles de Laval, puis plus tard définitivement par Ambroise de Loré. Enfin, Dunois rentre dans le Mans (1447) et les troupes anglaises quittent le Maine pour ne plus y revenir. La province ne fit son retour à la couronne en 1481, sous Louis XI. Il accorda des privilèges à la ville du Mans, et 5 ans plus tard, à Sablé, où, après la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, fut enfermé le duc d'Orléans, fut signé un traité de paix entre Charles VIII et le duc de Bretagne.

Le 4 nivôse an 9, Le général Suehet, dans son rapport historique des opérations de l'armée d'Italie en l'an 9, cite le capitaine Guillaume-Charles Rousseau comme ayant tenu une conduite héroïque au passage du Miucio ... Il s'était déjà distingué au combat de Altenheim, en avant de Kehl, en Hollande, contre les Anglo-Russes, et à Marengo.

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d’une partie de la province du Maine, connu sous le nom de haut Maine ou Maine blanc.

On lui adjoignit au sud une bande de territoire, appelée le Maine angevin, pris sur la province d’Anjou autour des villes de La Flèche, du Lude et de Château-du-Loir. Une petite partie du Perche lui fut adjointe (3 communes). Pour l’Anjou, ce sont 29 paroisses qui ont été implantées, afin de former 27 communes.

Sa préfecture, Le Mans, était le chef-lieu de l’ancienne province du Maine. L’autre partie de cette province du Maine, se partage le département de la Mayenne avec l’ancienne province d’Anjou. Les anciennes parties de la province du Maine ont été séparées. Laval, autrefois deuxième ville du Maine, sous direction du Mans, est aujourd’hui chef-lieu du département de Mayenne.

La Sarthe fait partie de la région Pays de la Loire. Elle est limitrophe des départements de l'Orne, d'Eure-et-Loir, de Loir-et-Cher, d'Indre-et-Loire, de Maine-et-Loire et de la Mayenne.

La Sarthe est structurée autour de trois cours d'eau : la Sarthe (Le Mans, Sablé-sur-Sarthe), l'Huisne (La Ferté-Bernard, Le Mans) et le Loir (La Flèche).

Au nord du département, le paysage est plus proche de celui de la Normandie. Sur une trentaine de kilomètres, une partie nord du département est appelée Maine normand. Il contient les paysages dits des Alpes-mancelles.

Au sud-est, le climat est approchant de celui du centre et tout particulièrement de la Touraine. Tout l'ouest du département va de pair avec les espaces de la Mayenne et de l'ancienne province de l'Anjou, avec des terres agricoles et des exploitations fermières de taille moyenne.

Le patois sarthois est un dialecte du département de la Sarthe. Il n'est toutefois plus utilisé aujourd'hui comme patois local. Il n'a plus cours et n'est plus appris comme le serait le breton, le corse ou l'alsacien. L'accent demeure uniquement dans la partie nord du département, la partie sud dépendant plus du district d'Angers. L'accent est proche de celui des Sud-Normands, comme à Alençon ou à L'Aigle.

Le dialecte manceau s'est longtemps trouvé aux confluences de la langue vernaculaire parisienne et du breton. Cependant l'activité commerciale parisienne a rapidement pris le dessus et le français de Paris a été pleinement adopté au début du XVIe siècle. L'exemple en est le comte de Belin, ou encore Jean Mairet, personnalités parisiennes de ce siècle, relatant la vie du Mans et du sud du bocage manceau à l'époque. Le parler Sarthois n'a jamais été considéré comme une langue à part, mais bien un dialecte local. Il hérite grossièrement de traits très divers. Proche du Gallo, il a également emprunté au Normand, il est cependant classé par les spécialistes parmi les dialectes parisiens.

La Sarthe est un département dont la forme est proche de celle d'un disque. On pourrait quasiment dire que sa forme est idéale vu que la préfecture estsituée en plein centre du département. Cependant, cela semble avoir pour influence de concentrer la majorité des activités et des populations à cet endroit précis. Il en résulte un manque d'activité et de concentration d'habitants sur l'ensemble du reste du département. Pour preuve, seules les villes de Sablé-sur-Sarthe et de La Flêche dépassent les 10 000 habitants dans toute la préfecture. Demographiqement, la disproportion a cependant tendance à se rétablir lentement car les petites communes gagnent des habitants alors que la ville-centre en a perdu 1000 en 10 ans. Ce département est traversé du nord au sud-ouest par la Sarthe, du nord-est au centre par l'Huisne (qui rejoint la Sarthe au Mans) et du sud-est au sud-ouest par le Loir (qui rejoint la Sarthe dans le département de Maine-et-Loire.

Au centre de la Sarthe, à la confluence de la Sarthe et de l'Huisne se trouve Le Mans. Cette ville fut créée par les Gaulois du peuple des Cénomans. Le Mans s'entoura d'une enceinte gallo-romaine au IVe siècle après J.-C.. La ville fut construite sur une colline surplombant la Sarthe, non loin de la confluence des deux rivières. L'agglomération 'Le Mans Métropole' compte aujourd'hui environ 200 000 habitants, son aire urbaine contient plus de la moitié des Sarthois avec environ 300 000 habitants, alors que son bassin d'emploi en atteint plus de 315 000.

Au nord de la Sarthe se trouve la ville de Mamers, d'environ 6000 habitants. Cette ville est une sous-préfecture, elle est située à la limite avec le département de l'Orne.

Au nord-est se trouve la ville de La Ferté-Bernard, environ 9000 habitants. Cette ville est traversée par l'Huisne, elle est située sur l'A11 (Paris-Nantes) à la limite avec le département d'Eure-et-Loir.

Au sud-est se trouve la ville de Château-du-Loir, environ 5000 habitants. Cette ville est traversée par le Loir et se situe sur la N138 (Le Mans-Tours), l'A28 (Rouen-Tours) ainsi que la ligne RFF Le Mans-Tours. Elle est à la limite avec le département d'Indre-et-Loire.

Au sud se trouve la ville de La Flèche, environ 17 000 habitants. Cette ville est une sous-préfecture traversée par le Loir à la limite avec le département de Maine-et-Loire.

Au sud-ouest se trouve Sablé-sur-Sarthe, environ 13 500 habitants. Cette ville est traversée par la Sarthe et se situe sur la ligne RFF Le Mans-Angers ainsi que sur l'A11 (Paris-Nantes). Elle est à la limite avec les départements de Maine-et-Loire et de la Mayenne.

Au sud-est se trouve Saint-Calais, environ 4000 habitants. Cette ville est traversée par l'Anille et se situe sur la RN 157 qui relie Orléans à Rennes via Le Mans et Laval. Elle est à la limite du département de Loir-et-Cher.

Le climat est celui d'un territoire du centre-ouest de la France. Moins pluvieux que la Normandie ou que la Bretagne, les précipitations sont de l'ordre de 140 jours par an. Le brouillard lui, est plus fréquent en hiver, plus que la neige. Ce sont à peu près 180 jours de brouillard par an qui surviennent. La grêle, l'orage ou la neige, sont plus rares et ne sont pas spécifiques au département. Les vents dominants sont ceux de l'ouest. Ceux du nord sont moins fréquents. La pluie et la neige arrivent sur le département par ces deux courants. Le climat varie du Nord au Sud. Brumeux et plus froid de quelques degrés au nord, les cultures de vignes, sont elles, avantagées au sud. Un service de météorologie est installé au Mans depuis 1877.

L'économie sarthoise est marquée entre autres par les MMA (Mutuelles du Mans Assurances), les poulets de Loué (Label Rouge), les usines de fabrication de Yoplait, Bel (fromage), Christ (conserves) et Bahier (rillettes), l'usine Renault (automobile) et les 24h du Mans... Aujourd'hui se développe les centres d'appels et les plateformes logistiques.

La situation géographique de la Sarthe, qui se trouve aux portes de l'ouest, a permis effectivement au Mans de se développer grâce, notamment, à l'arrivée du train en 1854 et à l’arrivée du TGV en 1989.

La Sarthe comptait au 1er janvier 2005 551 971 habitants, soit une augmentation de 0,70% par rapport au 1er janvier 2000. La densité de population y est relativement faible à 89 habitants/km², comparé à la moyenne nationale de 112 habitants/km². Elle est également plus faible que la moyenne régionale de 106 habitants/km² des Pays de la Loire et s’accroît moins vite (+0,93% depuis 2000). L’indice de vieillissement est de 72,2 en 2005, contre 66,3 pour la région et 65,9 pour l’ensemble du territoire et le taux de 65-74 ans y est de 9,1% contre 8,4% pour le reste du territoire.

En mars se tiennent les Carrefours de la Pensée, un forum de discussion sur des sujets de géopolitique organisé conjointement par la municipalité du Mans et le journal Le Monde diplomatique.

En mai a lieu le Festival de l'Épau dans le cadre de l'abbaye de l'Épau, propriété du conseil général de la Sarthe.

Chaque été la muraille gallo-romaine du Mans est illuminée par une manifestation nommée "La Nuit des Chimères".

En octobre, se tient au Mans la "25e heure du Livre".

En novembre a lieu le Forum Le Monde - Le Mans, moment d'exposé et de débats sur des thèmes philosophiques, organisé par la municipalité du Mans et le journal Le Monde.

Le Château du Lude.

Le festival d'art de rue, "Les Affranchis", de La Flèche, 3e festival du genre en France, chaque année début juillet.

Le département de la Sarthe, de par sa position géographique, est très bien pourvu par les infrastructures routières et autoroutières.

La Sarthe est traversée par 3 autoroutes : l'A11 (Paris Saint-Arnoult - Nantes via Chartres et Angers), l'A81 (Le Mans - Rennes via Laval) et l'A28 (Rouen - Tours via Alençon). Ces trois autoroutes forment autour du Mans une étoile autoroutière à 5 branches, permettant aux entreprises d'implanter des entrepôts et des sociétés de transports afin de livrer l'ouest de la France avec des temps de transport équivalents quelle que soit la direction.

La Sarthe est également dotée de routes principales : la RN 23 (Paris - Nantes) dont il existe un tronçon à 2 x 2 voies entre l'échangeur Le Mans-Auvours et Arnage, et la RD 338 (anciennement RN 138) (Rouen - Tours) dont il existe un tronçon à 2 x 2 voies entre Saint-Saturnin et Pontlieue, ce tronçon sert également de rocade Ouest à la ville du Mans. De plus, la Sarthe est bien dotée en voies départementales.

Les événements majeurs du département sont organisés par la ville du Mans. Il s'agit bien souvent d'événements sportifs automobiles : les 24 heures du Mans auto, moto, camion (organisateur : ACO), le Grand Prix de France de Vitesse Moto (organisateur : Dorna). Mais la ville dispose également d'une équipe en Championnat de France de Football de Ligue 1 (Le Mans Union Club 72). De même, une équipe dispute le Championnat de France de basket-ball Pro A (Le Mans Sarthe Basket).

Les événements culturels ne sont pas en reste. La 25e heure du Livre (courant Octobre) comme La Nuit des Chimères (août) ou le Festival de l'Épau (Mai) et Europa Jazz Festival (mai) se déroulent dans l'ancienne capitale du Maine.

Le Festival Artec se déroule à la Ferté-Bernard, fin mai. Il réunit des challengers de toute la France pour organiser des tournois de créations robotiques. Elle est la plus prestigieuse compétition française en la matière. De nombreuses écoles d'ingénieurs font le déplacement chaque année.

Le Château du Lude est un lieu intéressant pour son architecture. Comme au Mans avec la nuit des chimères, la ville s'illumine durant l'été pour laisser paraître un riche patrimoine. La commune organise ces festivités depuis une trentaine d'années. Le Val de Loir est reconnu au niveau régional pour ses vins. Les faïenceries de Malicorne-sur-Sarthe sont parmi les plus belles de la région.

Le zoo de La Flèche est reconnu pour posséder quelques races d'animaux rares. Il est une attraction au niveau national, ( plus de 300 000 visiteurs par an ), tout comme le zoo de Doué en Maine-et-Loire. Le zoo de La Flèche est l'un des 5 plus grands parcs zoologiques français.

Deux petits territoires en limite du département allient les richesses d'un milieu naturel préservé et d'un patrimoine artistique culturel et architectural. Au Nord-ouest, Le canton de Saint-Léonard-des-Bois marque le début du massif Armoricain tandis qu'au sud-est Le Canton de La Chartre-sur-le-Loir en bordure de la forêt de Bercé offre un aperçu des vignobles du val de Loire avec le Jasnières et le Coteau-du-Loir.

Selon le recensement général de la population du 8 mars 1999, 6.8 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes du département de la Sarthe dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10% des logements totaux.

971 Guadeloupe · 972 Martinique · 973 Guyane · 974 La Réunion Les départements d’outre-mer ont également le statut de région (à département unique).

976 Mayotte Suite au résultat favorable du référendum du 29 mars 2009, Mayotte deviendra un département d'outre-mer en 2011.

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La Flèche brisée

La Flèche brisée (Broken Arrow) est un western américain de Delmer Daves, sorti en 1950.

Arizona, 1870. La guerre fait rage entre les blancs et les Apaches. Ancien éclaireur, Tom Jefford apprend patiemment le chiricahua, puis part dans les montagnes rencontrer le chef Cochise pour faire des propositions de paix. Hôte du camp Apache, il s'éprend d'une indienne d'une merveilleuse beauté, Sonseeahray. De retour à Tucson, Tom annonce les premières promesses de Cochise à la population incrédule : les courriers seront autorisés à traverser son territoire. En brisant symboliquement une flêche, Cochise scelle avec le vieux général le début de la paix avec les blancs tandis que Tom épouse Sonseeahray à la mode indienne. Mais Géronimo et quelques uns de ses partisans décident de continuer le combat. Chez les blancs aussi, certains fanatiques ne désarment pas: Ben Slade et quelques complices tendent une embuscade à Cochise et un groupe de braves. Sonseeahray est tuée dans l'escarmouche. Ivre de douleur, Tom veut la venger..

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Guillaume Fouquet de la Varenne

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Guillaume Fouquet, seigneur de la Varenne (ou Varanne, ou Varane), était un Homme d'État français, 1560-1616.

« Les armes de nostre Maison sont une levrette blanche en champ de gueules avec un collier d'azur parsemé de fleurs de lis d'or sans nombre et telles que les Roys nous les ont données » : description donnée par René II Fouquet de la Varenne en 1680 (A.D. Sarthe, chartrier de la Varenne, 13 f 2444).

Guillaume Fouquet n'est pas issu d'une famille noble, mais d'une famille bourgeoise de La Flèche, fils de Martin Fouquet, l'écuyer de cuisine de Françoise d'Alençon, duchesse de Vendôme. Au décès de celle-ci, Martin Fouquet remplit les mêmes fonctions auprès du fils de Françoise d'Alençon, Antoine de Bourbon (1518- Les Andelys 1562), époux de Jeanne III de Navarre (Jeanne d'Albret), puis auprès de leur fils le jeune Henri de Navarre, le futur Henri IV.

À l'âge de 18 ans, en 1578, Guillaume Fouquet, grâce à son père, entre comme cuisinier au service de Madame Catherine, Catherine de Bourbon (1559-1604), sœur du futur roi. En 1580, il est remarqué pour sa personnalité et son habileté, et Catherine le recommande à son frère : Guillaume devient portemanteau d’Henri de Navarre.

Durant trente ans, jusqu'à l'assassinat du roi en 1610, Guillaume vit dans l'ombre de Henri IV, prenant une part active aux évènements importants du règne. Confirmant sa réputation d'habileté et de bravoure et courant des risques certains, il se dévoue corps et âme à la cause du roi.

À vingt ans, il monte un coup de main contre la place d’Angoulême tenue par les Ligueurs et fait prisonnier le lieutenant de la ville ; les chroniques rapportent ses exploits à Coutras (1587), il combat contre les Ligueurs du duc de Mayenne à Arques (1589) et Ivry (1590), victoires qui ouvrent au futur monarque de France le chemin de Paris (Paris "valant bien une messe", Henri abjure sa religion protestante en 1593 et est sacré à Chartres en 1594). Fouquet est chargé par le roi de missions diplomatiques publiques... ou d'affaires de confiance privées.

Début juin 1595, il sauve la vie d'Henri de Navarre à la bataille de Fontaine-Française. Arrivé au pouvoir, Henri IV le nomme commissaire ordinaire des guerres, puis contrôleur général des postes, en remplacement d'un proche de la maison des Guise, Hugues Du Mas. Il réorganise le réseau postal et contribue vers 1598 à la création en France de la poste publique, en mettant la poste royale à la disposition du public. Un timbre-poste est d'ailleurs émis à son effigie par l'administration postale à l'occasion de la journée du timbre de 1946.

Catherine de Bourbon sœur du roi, duchesse de Bar, épouse d’Henri II de Lorraine, dit un jour à Fouquet, qu'elle avait connu comme cuisinier : "Il paraît, la Varenne, que tu as plus gagné à porter les poulets de mon frère, qu'à piquer les miens .

Une étroite amitié liait le roi et son favori, depuis les premiers combats contre les Ligueurs sur les champs de bataille d’Ivry) et de Fontaine-Française. Mon cœur, La Varenne m'a trouvé encore au lit ! écrit Henri IV à Marie de Médicis en 1606. Les relations avec Sully ne sont pas, par contre, aussi confiantes : Sully ne l'aime guère et dénonce son vaniteux arrivisme. Pourtant l'influence de Fouquet va croissante jusque dans les dernières années du règne.

Durant sa carrière, Fouquet a exercé aussi les fonctions de conseiller au parlement de Paris, maître des requêtes du roi (conseiller d'État), gouverneur des ville et château de La Flèche (1592), gouverneur des ville et château d'Angers (28 août 1604), puis lieutenant général de la province d'Anjou (1613). Fouquet était doté par ailleurs de bénéfices ecclésiastiques : abbayes d'Ainay (près de Lyon), Saint-Benoît-sur-Loire, Saint-Nicolas d'Angers, Saint-Loup de Troyes, prieuré de l'Esvière près d'Angers.

Marié à Catherine Foussard qui lui apporte la terre de La Varenne, Guillaume Fouquet en a plusieurs fils. Il est anobli en 1598 et porte les titres de baron, puis marquis en 1616, de Sainte-Suzanne et de La Flèche.

La terre de Saint-Romans en Poitou avait été précédemment érigée en baronnie pour La Varenne et sa seconde épouse, Jeanne de Poix, en considération "des services rendus par eux en faits de guerres, ou autrement de plusieurs manières".

Le roi ayant été assassiné le 14 mai 1610, Guillaume rappela à Marie de Médicis que le défunt roi voulait que son cœur reposât dans l'église du collège de La Flèche. Les jésuites reçurent la précieuse relique des mains du prince François de Bourbon-Conti et le lundi 31 mai, le cortège funèbre quitta Paris pour La Flèche, en carrosse par la route de Chartres. L'arrivée à La Flèche le 4 juin donna lieu à une impressionnante cérémonie, ordonnancée par Guillaume et René Fouquet de la Varenne et en présence de Hercule de Rohan, duc de Montbazon, pair de France, Grand veneur de France, dans les bras de qui était mort le roi.

La mort du roi amoindrit le rôle de Fouquet mais n'entraîne pas sa disgrâce, puisqu'il se voit confier par Marie de Médicis plusieurs missions diplomatiques en 1611 et 1612; il est confirmé le 10 octobre 1613 par Louis XIII lieutenant-général de la province d'Anjou et ses terres sont réunies et érigées en marquisat le 7 juin 1616. Guillaume Fouquet de la Varenne meurt en son château de La Flèche le 7 décembre 1616.

Dès 1609 Guillaume avait obtenu d'Henri IV la faveur de faire édifier son tombeau au pied de l'urne devant contenir le cœur du roi. Lorsque la chapelle du collège fut construite, René de la Varenne en 1655 ajouta au monument le buste de son père et une épitaphe. Mais en 1793 des révolutionnaires étrangers à La Flèche profanent les tombes, brûlent le cœur du roi et dispersèrent les restes de sa famille et de ses meilleurs serviteurs.

Lorsque le futur Henri IV devient roi de Navarre à la mort de sa mère (1572), il observe que son royaume est chargé de "grandes et excessives doibtes (dettes)", et obtient le 7 septembre 1574 du roi de France Henri III (roi de 1574 à1589), des lettres patentes l'autorisant à mettre en vente "les boys et forets de Charnye, Lange et Montaigu situez en la baronnie de Sainte-Suzanne, ensemble les terres vacques, vaines et incultes dudit lieu"... Il vend une partie de ces titres, terres, landes, étangs et taillis le 30 août 1594 à Honorat de Bouchet, seigneur de Sourches, et à Claude de Bouillé.

Depuis 2008, une rue de Sainte-Suzanne, qui mène au château qu'il a construit, porte le nom de Fouquet de la Varenne. Une importante exposition lui sera consacrée en 2010 au CIAP (Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine) du Château de Sainte-Suzanne (Mayenne).

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Flèche

À l'origine, une flèche est une arme de tir projetée au moyen d'un arc ou d'une arbalète.

Pour la cotation une flèche est un dessin en forme de V placé selon son axe de symétrie sur une ligne de cote et dont la pointe indique une limite de la cote. La flèche n'est pas considérée comme du trait, mais comme de l'écriture et donc correspond au style et la grandeur de la police employée. Dans certaines conditions, la flèche peut être dessinée sous forme d'un point.

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Source : Wikipedia