L'Oréal

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Posté par rachel 05/03/2009 @ 22:13

Tags : l'oréal, chimie, economie, environnement

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L'Oréal

L’Oréal est un groupe industriel français spécialisé dans les cosmétiques et la beauté.

L'origine de L’Oréal remonte à 1907, lorsque Eugène Schueller, jeune chimiste français d'origine alsacienne, met au point une formule de synthèse permettant de teindre les cheveux. Cette formule est baptisée l'Auréale, nom inspiré d'une coiffure en vogue de l'époque. Le 30 juillet 1909, il fonde la Société française de teintures inoffensives pour cheveux en compagnie de André Spery, comptable originaire d'Épernay et employé du fabricant de spiritueux Cusenier. La société est installée dans un deux-pièces, rue d'Alger, à Paris, faisant à la fois office de bureau et de salon de démonstration. En 1936, elle devient une SARL et, en 1939, elle devient une SA et prend alors le nom de L’Oréal.

1928 marque l'acquisition de la Société des Savons français, créée en 1920, rue Martre à Clichy, plus connue sous le nom de sa marque Monsavon. Elle symbolise l'entrée de L’Oréal dans les produits de grande consommation. Monsavon a depuis été revendue au groupe Procter & Gamble, puis Sara Lee.

Organisé par circuits de distribution, le groupe L’Oréal dispose de six divisions opérationnelles : les produits de coiffure professionnelle, les produits grand public, les produits de luxe,la cosmétique active, la dermatologie et The Body Shop (division a part entière). Il possède aussi diverses participations dans des activités telles que la chimie fine, la dermatologie, la santé, la finance, le design, la publicité, les assurances.

L’activité originelle du groupe est au service des professionnels de la coiffure, avec, au premier plan, L’Oréal Professionnel dont la gamme ARTec est rachetée en 2002, et L’Oréal Technique, anciennement L’Oréal Classic Salon Products.

La marque Kérastase est créée par L’Oréal en 1964. Elle se dénommait Keralogie dans certains pays jusqu'à peu. Le lancement de Kéraskin Esthetics est prévu fin 2007.

Redken 5th Avenue NYC est une marque créée par Paula Kent et Jheri Redding en 1960 et rachetée par L’Oréal en 1993. Matrix Essentials est une marque créée par Arnie Miller en 1980 et rachetée par L’Oréal en 2000. Mizani est une marque créée en 1991 et rachetée par L’Oréal en 2001. Inné est une marque créée par L’Oréal en 1995 et relancée en 2006. PureOlogy Research est une société fondée en 2001 et rachetée en 2007.

Elle diffuse aussi les produits du coiffeur Alexandre de Paris.

Beauty Alliance est un distributeur de produits réservés aux professionnels de la coiffure créé en 1999 et racheté à 30% en 2006 puis en totalité en 2007.

Cette activité, la plus populaire du groupe, est celle des produits de haute technologie pour tous avec L’Oréal Paris, marque premium, Elsève (Elvive, Elvital), Elnett, Studio Line, Perfection, Plénitude, Body Expertise, Dermo-Expertise, Solar Expertise, Kids, Progress Homme, Men Expert, Ombrelle (marque canadienne créée en 1990 et rachetée en 1997).

Garnier, détient Ambre Solaire, Delial, une marque de produits solaires créée en 1935 et rachetée en 2005, Fructis, Ultra Doux, Skin Naturals, Grafic, Neutralia, Obao, Start, Mininurse, une marque créée en 1992 et rachetée fin 2003.

Maybelline diffuse les marques Gemey (en France notamment), Jade (en Allemagne notamment), Colorama (au Brésil), Miss Ylang (en Argentine), la licence pour les produits solaires Club Med.

SoftSheen-Carson est une marque issue de la fusion de Carson, créée en 1901 et rachetée en 2000 et SoftSheen Products, créée 1964 et rachetée en 1998.

Le Club des Créateurs de Beauté, société créée en 1987 par L’Oréal et les 3 Suisses, est, aujourd'hui, la seule propriété de L’Oréal. Il propose par correspondance et sur internet, les produits cosmétiques des marques Agnès b., Corinne Cobson, Cosmence, Michel Klein, Marina Marinof, Natural Sea Beauty, Professeur Christine Poelman, Bioexigence, Franck Provost et The Body Shop.

LaSCAD distribue les marques Bien-être, Dop (avec Cadonett et Vivelle), Eau Jeune, Fluoryl, H pour Homme, Jacques Dessange, Jean Louis David, Mennen, Mixa, Narta, Printil, Ushuaïa et Vittel.

Parfumeurs Créateurs diffuse les parfums Harley Davidson, Daniel Hechter, Kookaï, Gloria Vanderbilt et Slava Zaïtsev.

Roger & Gallet, marque créée en 1862, est rachetée en 2008 par L’Oréal à PPR au sein de Yves Saint Laurent Beauté.

Cette activité, la plus rentable du groupe, inclut des marques prestigieuses en distribution sélective.

Lancôme, créée par Armand Petitjean en 1935, est rachetée par L’Oréal en 1964. Un an plus tard, elle est suivie de Guy Laroche avec la création de l'activité cosmétiques à l'initiative de L’Oréal.

Biotherm, créée en 1950, est rachetée par L’Oréal en 1970.

En 1985, Ralph Lauren, dont les premiers parfums datent de 1978, cède la licence d'exploitation de ses parfums et cosmétiques à L’Oréal. Paloma Picasso, marque créée par la fille de Pablo Picasso et de Françoise Gilot, dont la licence est accordée en 1984, est aussi rachetée par L’Oréal en 1985.

Les marques Helena Rubinstein et Giorgio Armani, dont les activités cosmétiques sont créées en 1975, sont rachetée par L’Oréal en 1988.

Kiehl's est une marque créée par John Kiehl en 1851 et rachetée par L’Oréal en 2000.

Shu Uemura commence ses premières activités dans les années 1955-1960, et fait l'objet d'une prise de participation minoritaire de L’Oréal en 2000 et majoritaire en 2003.

Yue-Sai, créée en 1992, est rachetée en 2004.

Les parfums Cacharel, du nom de la marque de prêt à porter créée par Jean Bousquet en 1962, sont accordés sous licence en 1975. Le premier parfum sort en 1978.

Diesel, marque italienne créée en 1978 par Renzo Rosso, est une licence L’Oréal depuis 2006.

Viktor & Rolf, marque créée par Viktor Horsting et Rolf Snoeren en 1992, accorde à L’Oréal, la licence d'exploitation de sa marque en parfumerie, en 2002.

En 2008, L’Oréal rachète à PPR la division Yves Saint Laurent Beauté dont les marques Boucheron, Oscar de la Renta, Stella McCartney, Roger & Gallet et Ermenegildo Zegna.

L’Oréal ne possède que les licences pour les produits cosmétiques pour les marques Cacharel, Diesel, Giorgio Armani, Guy Laroche, Paloma Picasso, Ralph Lauren, Viktor & Rolf, Yves Saint Laurent, Boucheron, Stella McCartney, Oscar de la Renta, Roger & Gallet et Ermenegildo Zegna.

Activité de haute technicité, des soins dermo-cosmétiques sur conseils et prescriptions.

Activités hors cosmétiques du Groupe, de la dermatologie à la finance en passant par la santé, la chimie fine… Ce secteur représente 2% du chiffre d'affaires (consolidé) du groupe pour l'annee 2004.

Beauté, mode, audiovisuel…

Anecdotes, précisions et autres...

En un peu moins d'un siècle le groupe n'aura connu que 5 dirigeants : Eugène Schueller (du 30 juillet 1909 jusqu'au 23 août 1957), François Dalle (jusqu'en novembre 1984), Charles Zviak (jusqu'en septembre 1988) et Lindsay Owen-Jones (jusqu'au 25 avril 2006). Jean-Paul Agon, actuel directeur général, devrait leur succéder.

Le fondateur de L’Oréal, Eugène Schueller était l'un des principaux financiers de La Cagoule, une organisation d'extrême-droite française. Selon Thierry Meyssan, Schueller aurait abrité des réunions de la Cagoule dans son bureau. Schueller devient ensuite dirigeant du Mouvement social révolutionnaire.

Schueller embauche en 1949 Jacques Corrèze pour diriger les filiales de L’Oréal en Espagne et Amérique latine, puis aux États-Unis. Corrèze, ancien dirigeant de la Cagoule, condamné en 1948 à 10 ans pour intelligence avec l'ennemi et plusieurs assassinats sort de prison en 1949 pour être embauché par L’Oréal. Il est réhabilité en 1966.

En décembre 2008, le comité BDS appelle au boycott de l'Oréal pour ses « relations d'affaires avec Israël ».

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Eugène Schueller

Eugène Schueller (20 mars 1881 - 23 août 1957) était un chef d'entreprise, fondateur de la société L'Oréal.

Eugène Schueller est né dans l'arrière-boutique de la boulangerie patisserie de ses parents au 124, rue du Cherche-Midi à Paris dans le 6e arrondissement.

Sorti lauréat de promotion de l'Institut de chimie appliquée de Paris (maintenant École nationale supérieure de chimie de Paris) en 1904, il est promu assistant-préparateur du professeur Victor Auger à la Sorbonne la même année.

En 1907, il met au point les premières teintures capillaires de synthèse.

Marié en 1909 à Louise Madeleine Berthe Doncieux, sa fille Liliane naît le 21 octobre 1922. Sa femme décède le 27 octobre 1927 et il se remarie le 26 mai 1932 avec Annie Grace Burrows.

Fondateur de L'Oréal (plus exactement de la Société Française de Teintures Inoffensives pour Cheveux) le 30 juillet 1909, il a également été vendeur d'étoffes, colporteur.

À l'origine de la Société d'études des maisons préfabriquées Schueller (future Compagnie industrielle des maisons préfabriquées), il a également dirigé les Peintures Valentine, la Société industrielle de celluloïd, la Société générale des matières plastiques, la Nobel française (issue de la fusion des 2 précédentes), Plavic Films, L'Agatine…

Ami intime d'Eugène Deloncle, Eugène Schueller met ses moyens personnels à sa disposition lors de la formation du groupe d'extrême droite Comité secret d'action révolutionnaire (CSAR), plus connu sous le surnom de La Cagoule. Après la guerre et grâce aux témoignages de Pierre de Bénouville, d'André Bettencourt, de Max Brusset (Député), de Jacques Sadoul (alors maire communiste de Sainte-Maxime) et des membres de la résistance, des réfractaires au STO et des juifs aidés par Schueller pendant le conflit, ce dernier sera relaxé.

À la fin de l'année 1945, il engage François Mitterrand comme président-directeur général des éditions du Rond-Point (et directeur du magazine Votre Beauté) et André Bettencourt rejoint la direction du groupe L'Oréal. Dès 1946, François Mitterrand abandonnait ses fonctions pour être élu député.

Mettant au goût du jour une idée d'Adolphe Thiers qui avait proposé de n'asseoir les impôts que sur la quantité de terrain possédée, il imagine une variante plus moderne utilisant la quantité d'énergie consommée et publie en 1956 L'impôt sur l'énergie aux éditions du Rond-Point. Le temps lui manquera pour promouvoir davantage cette idée qui est à la base de la TIPP, mais les politiciens Raymond Boisdé ou Valéry Giscard d'Estaing ainsi que l'animateur de radio Zappy Max en deviendront quelques temps de fervents soutiens.

Au décès d'Eugène Schueller en 1957, sa fille Liliane, mariée le 8 juin 1950 à l'associé de son père André Bettencourt, héritait de L'Oréal, désormais numéro un mondial des cosmétiques et de la beauté.

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Prix L’Oréal-UNESCO pour les femmes et la science

Chaque année, le Prix L’Oréal - UNESCO "Pour les Femmes et la Science" récompense de grandes chercheuses ayant contribué au progrès scientifique, chacune dans leur domaine de recherche. Ayant pour buts d'améliorer la représentation des femmes dans les carrières scientifiques et de reconnaître leur contribution aux progrès de la science, ce prix a été mis en place en 1998 par le groupe français L'Oréal et l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture. Il permet ainsi de sensibiliser les jeunes femmes à la vocation scientifique et d'améliorer l'image de la multinationale L'Oréal.

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Sanofi Aventis

Logo de Sanofi Aventis

Sanofi Aventis est un groupe pharmaceutique français qui a été créé en 2004 suite à l'aquisition par le groupe français Sanofi-Synthélabo du groupe franco-allemand Aventis.

Sanofi-Synthélabo est issue de la fusion de Sanofi et Synthélabo, respectivement filiales pharmaceutiques des groupes Elf (faisant partie aujourd'hui de Total) et L'Oréal. Aventis est le fruit de multiples fusions comprenant des groupes français (Rhône-Poulenc et Roussel Uclaf), allemands (Hoechst), américains (Rorer, Marion) et britanniques (Fisons).

C'est le numéro 1 en France et numéro 1 en Europe et le numéro 4 mondial de l'industrie pharmaceutique en 2007, après Pfizer, GlaxoSmithKline et Roche. En 2009 après intégration du tchèque Zentiva, il est le numéro 11 mondial dans l'industrie pharmaceutique générique.

Ce groupe est concentré sur sept axes principaux : cardiovasculaire, thrombose, système nerveux central, oncologie, maladies métaboliques, médecine interne et vaccins. Il est présent sur les cinq continents.

En 1970, les laboratoires Dausse et Robert & Carrière fusionne pour donner naissance à Synthélabo, racheté par L'Oréal en 1973. La même la Société nationale des pétroles d'Aquitaine crée une filiale dans le secteur de l'hygiène et de la santé qui prend le nom de Sanofi et grossit par l'absorption des laboratoires Labaz et Parcor, et d'entreprises de parfumerie, d'alimentation et de santé animale. Sanofi est introduite en bourse en 1980, et acquiert le laboratoire Clin Midy, puis Sterling Winthrop à Eastman Kodak en 1994, qui lui ouvre le marché américain.

En 1999, Sanofi et Synthélabo s'unisse pour devenir Sanofi-Synthélabo. Le groupe se recentre sur la pharmaceutique, se délestant des activités luxe, beauté et cosmétiques de Sanofi (les parfums Yves Saint Laurent, Van Cleef and Arpels, Oscar de la Renta, Roger & Gallet, Nina Ricci, Yves Rocher...) et des participations dans diverses sociétés comme les fromages Entremont.

En 2004, Sanofi-Synthélabo acquiert pour 55 milliards d'euros Aventis, issu de la fusion de Rhône-Poulenc Rorer (RPR) et Hoechst-Marion-Roussel, devenant alors le troisième groupe mondial de la pharmacie.

Le 1er décembre 2008 voit l'arrivée de Chris Viehbacher en tant que nouveau directeur général du groupe en remplacement de Gérard Le Fur.

Sanofi-Aventis commercialise de nombreux produits en partenariats avec d'autres laboratoires concurrents, en fonction des marchés géographiques. Par exemple Plavix (clopidogrel) est commercialisé par Sanofi-Aventis en Europe (notamment), et par le laboratoire Bristol-Myers-Squibb aux Etats-Unis (notamment).

Sanofi-Aventis possède 50% des co-entreprises Mérial, spécialisé dans la santé animale, et Sanofi Pasteur - MSD, spécialisé dans les vaccins pour l'homme. Ces deux co-entreprises sont menées avec le laboratoire Merck & Co. (aussi appelé Merck Sharp and Dohme, MSD).

Sanofi-Aventis possède plusieurs laboratoires commercialisant des médicaments sous leur propre nom de marque : Sanofi Pasteur pour les vaccins, ou Winthrop pour les médicaments génériques.

Sanofi est la cible d'une campagne internationale contre la cruauté envers les animaux. Certains accusent Sanofi d'être responsable de la mort de plus de 500 animaux par jour dans les locaux du laboratoire anglais HLS (Huntingdon Life Science) avec lequel Sanofi à un contrat. De nombreux activistes de la campagne SHAC (Stop Huntingdon Animal Crualty) manifestent régulièrement contre les locaux parisiens de Sanofi.

Dans son édition du mercredi 30 avril 2008, Le Canard enchaîné révélait que la direction du laboratoire, en mars 2008, diffusait au cours d'une réunion du comité d'entreprise de la filiale française un document mentionnant la nécessité de « neutraliser la grande presse ». Le Canard mentionne le nombre de pages de publicité achetés par le groupe dans divers magazine comme moyen de pression et poursuit : « Pour venir à bout des plus récalcitrants, les labos connaissent d'autres remèdes de cheval : "voyages d'études", tous frais payés, au soleil, invitations multiples, cadeaux agréables et autres sévices du même tonneau. les responsables de Sanofi jurent, la main sur le coeur, qu'il s'agit là d'une époque révolue et que la destination des voyages de presse est "toujours liée à une activité scientifique". Qu'en termes galants ces choses-là sont dites... ». Mise en cause, une pilule dénommée "Acomplia" censé soigner l'obésité et décriée par la presse. « L'an passé, poursuit le Canard, un comité d'experts de la toute puissante Food and Drug Administration américaine a émis un avis négatif sur la diffusion de ce médicament outre-Atlantique. Ces empêcheurs de prescrire en rond estimaient qu'Acomplia pouvait déclencher des dépressions graves, voire des tentatives de suicides chez certains malades. » Du coup, c'est un marché estimé à 3 milliard de dollars par an qui passe provisoirement sous le nez de Sanofi.

En France, des journaux comme le Parisien, l'express, ou le Figaro, relayent ces observations et sont accusés par Sanofi de faire peur aux patients et aux payeurs (CNAM). « Plus grave, poursuit Hervé Liffran, le nombre de boite d'Acomplia vendues chaque semaine "stagne". La neutralisation des journalistes n'a donc jamais été aussi urgente.... ». Sanofi est alors prêt à se mobiliser : « les visiteurs médicaux du labo sont priés de "prendre entre les yeux" (sic) les médecins les plus rétifs pour les persuader de la qualité du produit. » Le Canard poursuit que ce même document se fixait un autre objectif "surprenant" : « augmenter la durée du traitement » des patients. « Rien de tel que la lutte contre l'obésité, conclut le Canard, pour engraisser le chiffre d'affaires... ».

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Marc Ladreit de Lacharrière

Marc Eugène Charles Vicomte Ladreit de Lacharrière est un dirigeant d'entreprise français, d'origine ardéchoise, né à Nice (Alpes-Maritimes) le 6 novembre 1940.

Après une enfance passée dans le château familial de Lacharrière, dans le Vivarais ardéchois, Marc Ladreit de Lacharrière fait des études de sciences économiques à Paris puis il est reçu à l'École nationale d'administration (promotion Robespierre 1968-1970) dont il sort dix-septième (sur 250 élèves).

Il démissionne aussitôt de la fonction publique et entre à la Banque Indosuez où il occupe divers postes de direction jusqu'en 1976, avant d'intégrer le groupe L'Oréal dont il devient vice-président-directeur général (1984-1991). Il est parallèlement Administrateur de Synthélabo (1986-1991), du Crédit Lyonnais, d'Air France, de France Télécom, du Musée du Louvre.

En 1991, Marc Ladreit de Lacharrière crée son propre groupe, la Financière Marc de Lacharrière (Fimalac). Fimalac prend des participations dans diverses sociétés. Elle détient l'agence de notation financière Fitch Ratings et Algorithmics, société spécialisée dans l'analyse et la gestion du risque.

Marc Ladreit de Lacharrière est Administrateur du groupe Casino, de L'Oréal, de Renault depuis 2000, membre du Conseil consultatif de la Banque de France depuis 1997.

Il dirige la Revue des Deux mondes, revue intellectuelle française. Mécène du musée du Louvre, il a été élu à l'Académie des Beaux-Arts en 2006 au fauteuil de Gérald Van der Kemp (section des membres libres). La même année, il crée la Fondation Culture & Diversité, avec pour premiers partenaires, le Théâtre du Rond-Point, l'association La Source, les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, les Amis de Magnum Photos, l'École du Louvre, les écoles supérieures d'art et les classes préparatoires publiques d'Ile-de-France, et La fémis. La mission de la Fondation est de mettre la culture, les arts et les pratiques artistiques au service de la cohésion sociale et de l'égalité des chances pour les jeunes de l'éducation prioritaire. En 2007, il devient président du conseil d'administration de l'Agence internationale des musées de France (France Muséums), organisme chargé notamment de réaliser le musée du Louvre à Abou Dabi.

En 2007, il fait son entrée dans le classement des milliardaires français avec une fortune nette de 1,6 milliard d’euros.

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André Bettencourt

André Bettencourt était un journaliste, homme d'affaires et homme politique français né le 21 avril 1919 à Saint-Maurice-d'Ételan (Seine-Maritime) et mort le 19 novembre 2007 à Neuilly-sur-Seine. Il a été membre du gouvernement sous les présidences de René Coty, Charles de Gaulle et Georges Pompidou.

André Bettencourt naît dans une vieille famille bourgeoise catholique normande, descendante du navigateur Jean de Béthencourt. Son père, Victor, est avocat à la Cour d'appel de Paris et conseiller général de la Seine-Inférieure. Son frère ainé, Pierre (1917-2006), deviendra artiste.

Étudiant en droit dans les années 1935-1937, résidant à l’internat des pères maristes, situé au 104, rue de Vaugirard à Paris, il fréquente alors des membres de La Cagoule en compagnie de ses amis Pierre Bénouville, Claude Roy et François Mitterrand. Il rencontre aussi Eugène Schueller, fondateur de L'Oréal et financier principal de l'organisation d'extrême-droite.

Selon le très controverséThierry Meyssan, qui s'appuie notamment sur les révélations en 1995 de Jean et David Frydman, André Bettencourt est, sous le Régime de Vichy, le dirigeant français de la Propaganda Staffel, « sous la triple tutelle du ministre de la propagande, Joseph Goebbels, de la Wehrmacht et de la Gestapo ». Il dirige en particulier entre 1940 et 1942 l'hebdomadaire collaborationniste La Terre Française, dans laquelle il rédige les chroniques « Ohé! les Jeunes! ». Le 12 avril 1941, il écrit « Les juifs, les pharisiens hypocrites n’espèrent plus. Pour eux l’affaire est terminée. Ils n’ont pas la foi. Ils ne portent pas en eux la possibilité d’un redressement. Pour l’éternité leur race est souillée par le sang du juste. ». Le 20 décembre suivant, chargé de l’éditorial de Noël, il affirme : « Un jour, trente ans plus tard, les juifs s’imagineront pourtant gagner la partie. Ils avaient réussi à mettre la main sur Jésus et l’avaient crucifié. En se frottant les mains, ils s’étaient écriés : « que son sang retombe sur nous et nos enfants ». Vous savez d’ailleurs de quelle manière il est retombé et retombe encore. Il faut que s’accomplissent les prescriptions du livre éternel ». Au début des années 1990, Jean Frydman, actionnaire évincé du conseil d'administration de Paravision, filiale audiovisuelle de L'Oréal, ressort ces propos et le passé de plusieurs autres dirigeants du groupe de cosmétique, contraignant André Bettencourt à se retirer des affaires en 1995, officiellement pour raison d'âge, tout en regrettant profondément à plusieurs reprises ce qu'il qualifie d'« erreur de jeunesse ».

Au début de 1943, il entre dans la Résistance, au sein du Rassemblement national des prisonniers de guerre. Dans la nuit du 15 au 16 novembre 1943, il aide François Mitterrand à rejoindre Londres en avion. Arrêté la même année par la Gestapo à Nancy et incarcéré, il s'évade et devient l'agent de liaison du CNR en Suisse, puis membre de la délégation à Berne du gouvernement d'Alger. Cependant, son rôle à Genève a été contesté par le député suisse Charles Poncet, tandis que Serge Klarsfeld déclare n'avoir trouvé aucune preuve de l'engagement de Bettencourt avant juillet 1944.

À la Libération, il rejoint le Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés (MNPG, issu de la fusion entre le RNPG et les autres réseaux de résistance de prisonniers et déportés), et reçoit la Croix de guerre 1939-1945, la rosette de la Résistance et la Croix de chevalier de la Légion d'honneur. Le général de Gaulle l'envoie alors en Allemagne enquêter sur le sort de déportés.

Il reprend sa carrière journalistique en fondant et dirigeant Le Journal agricole devenu plus tard Journal de la France agricole. Il fusionne le Petit-Cauchois et le Réveil d’Yvetot pour créer Courrier cauchois le 28 février 1948, dans lequel il publie jusqu'à sa mort, des éditoriaux lors des événements importants et des échéances électorales. Grâce à son témoignage et celui de son ami François Mitterrand, Eugène Schueller, fondateur de L'Oréal évite l'épuration. André Bettencourt intègre la direction de l'entreprise et épouse la fille du fondateur, Liliane le 8 juin 1950.

Il s'engage aussi en politique. Il échoue aux législatives de 1946 mais succède à son père comme conseiller général de Lillebonne à la mort de celui-ci en 1947 et entre au conseil municipal de Saint-Maurice-d'Ételan. Élu à l'Assemblée nationale en 1951 sous l'étiquette de l'Union des Indépendants paysans et des républicains nationaux, il siège à la commission de la presse et à celle des territoires d'outre-mer, intervenant particulièrement sur le conflit indochinois en demandant la mise en place de négociations. Cette position le rapproche de Pierre Mendès France qui l'appelle dans son cabinet comme secrétaire d'État à la Présidence du Conseil chargé de la coordination des services de l'information en juin 1954.

Réélu en 1956 sur la liste des indépendants paysans avec Pierre Courant, il participe à la Commission de la marine marchande. Il soutient les derniers gouvernements de la IVe république, approuve les traités créant la Communauté économique européenne et Euratom et vote, les pouvoirs spéciaux en Algérie le 12 mars 1956, puis les pleins pouvoirs à De Gaulle et la révision constitutionnelle.

Réélu à l'Assemblée nationale jusqu'en 1977, dont il est Vice-Président de la Commission des Affaires étrangères entre 1962 et 1965, puis sénateur de 1977 à 1995, il intègre la Fédération nationale des Républicains indépendants dont il est vice-Président de 1966 à 1971.

Il est nommé ministre sans interruption de 1966 à 1973, étant en particulier simultanément ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Plan et de l'Aménagement du territoire (cabinet de Jacques Chaban-Delmas) et chargé de l’intérim du ministre des Affaires culturelles, à la mort d'Edmond Michelet. Avec cette double casquette, il a pu autoriser l'exploitation d'une mine de bauxite à ciel ouvert par Pechiney, dans le site naturel classé des Baux-de-Provence. Ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, il organisa en septembre 1973 pour Georges Pompidou, la première visite présidentielle français en Chine depuis la prise de pouvoir par les communistes, et fut à ce titre l'un des rares hommes politiques français à avoir dialogué en direct avec Mao-Tsé Toung.

Localement, il devient maire de Saint-Maurice-d'Ételan en 1965, conserve son mandat de conseiller général de Seine-Maritime jusqu'en 1979, et préside le Conseil régional de Haute-Normandie de 1974 à 1981. Il participe à la création du district Lillebonne-Notre-Dame-de-Gravenchon, et le syndicat départemental de l'eau. Il est également l'initiateur du Parc naturel régional de Brotonne, du prolongement de l'autoroute de Normandie, le développement du port du Havre.

En 1986, il est très brièvement cité comme premier ministre possible de François Mitterrand dans le cadre du premier gouvernement de cohabitation du fait de leur ancienne amitié.

Il a été élu membre de l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France (Section VI, membres libres) le 23 mars 1988, au fauteuil de Michel Faré.

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Source : Wikipedia