L'Île-Saint-Denis

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Posté par marvin 16/03/2009 @ 08:09

Tags : l'île-saint-denis, seine-saint-denis, île-de-france, france

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Vivre sur l'eau à Paris - Cyberpresse
Serge, un photographe amarré sur l'île Saint-Denis, tout juste au nord de Paris, ouvre son repaire de pirate (drapeau à l'appui!) au Soleil. Pour arriver chez lui, on déambule sur la promenade longeant la Seine où le muret de ciment aligne les adresses...

L'Île-Saint-Denis

Mairie de L'Île-Saint-Denis 93.jpg

L'Île-Saint-Denis est une commune française de la Seine-Saint-Denis souvent considérée, à tort, comme une partie de la ville de Saint-Denis.

Ses habitants sont les Ilo-Dionysiens ou Ilodionysiens.

De par sa taille et sa population, il s'agit d'une des plus petites communes de la Seine-Saint-Denis.

L’Île-Saint-Denis est une commune dont le territoire est celui d'une île fluviale de la Seine, l'Île Saint-Denis. Elle fait partie des sept communes de France métropolitaine implantées exclusivement sur une île fluviale. Elle se trouve à une dizaine de kilomètres au nord de Paris.

Limitrophe des Hauts-de-Seine, c'est la commune la plus à l'ouest de la Seine-Saint-Denis.

L’Île-Saint-Denis a la particularité d'être en forme de croissant, elle s'inscrit dans un des nombreux méandres de la Seine. Ainsi lorsque l'on est à l'extrémité nord de l'île on peut apercevoir les bâtiments se trouvant à l'autre extrémité en regardant vers le sud, alors que l'axe de l'île semble partir vers l'est.

Globalement, l'île a souffert d'une urbanisation peu harmonieuse : grandes cités HLM, espaces industriels aujourd'hui abandonnés, ponts autoroutiers, manque de communication entre quartiers… qui a facilité l'émergence d'un mouvement associatif écologiste. Ainsi à la surprise générale le vert Michel Bourgain a été élu maire de ce bastion communiste en 2001, puis en 2008, où il a été fortement concurrencé par une liste d'union de la gauche.

De par sa situation physique, la commune est confrontée au risque d'inondation fluviale. L'Île a ainsi durement subi les inondations de la Seine en 1910, qui l'ont dévastée.

Après 1910 le niveau des sols a été relevé et aujourd'hui seules quelques maisons sont encore à "l'ancien niveau".

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964, la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

L'activité économique de la commune, autrefois essentiellement liée à la Seine (port, entreposage, pêche...) est aujourd'hui faible. La zone des entrepôts, qui a perdu son activité, se requalifie progressivement, l'activité ne subsistant que dans le centre commercial Marques Avenue, qui, sous l'enseigne Quai des Marques, regroupe plus de 70 boutiques et emploie environ 300 salariés.

L'entreprise de travaux publics Colas emploie 120 salariés, et Rocamat (Production de pierres naturelles pour le bâtiment et les travaux publics) 75 salariés environ.

Sa desserte ferroviaire est assurée par la   Gare de Saint-Denis , située à faible distance.

Les lignes de bus RATP  RATP 237 Lilobus desservent la ville.

La ligne aurait dû passer par l'Ile-Saint-Denis dès 1992 mais le conseil général des Hauts-de-Seine, alors présidés par Charles Pasqua, refusait que la ligne atteigne, comme initialement prévu, la préfecture de Nanterre, ce qui aurait permis de la relier à celle de Bobigny en créant une importante rocade partielle autour de Paris. La ligne a donc été arrêtée à la gare de Saint-Denis.

Par ailleurs, la prolongation de la ligne vers les Hauts-de-Seine a été également bloquée pendant de longues années par le souci de la municipalité de l'Île-Saint-Denis de sauvegarder les ponts de l'Île-Saint-Denis, présentés comme un élément essentiel du patrimoine local, mais surtout par sa volonté de restreindre au maximum la circulation automobile sur les ponts et la rue Méchin.

Ce prolongement fera passer la ligne par le centre de l'Île, la rue Méchin.

La commune est née de la réunion, à la fin du XIXe siècle, de quatre îlots : l'île Saint-Denis, l'île du Châtelier, l'île des Vannes et l'île du Javeau.

Au Xe siècle, Bouchard le Barbu possédait l'île centrale d'où il rançonnait tous les navires qui passaient dans les parages et notamment ceux des moines de l'abbaye de Saint-Denis. Pour mettre fin à leurs disputes le roi Robert le Pieux offrit à Bouchard le Barbu le fief de Montmorency et l'abbaye obtint la seigneurie des îles qu'elle conserva jusqu'à la Révolution.

Pendant la Révolution, l'Isle Saint-Denis sera renommée en Isle-Franciade avant de reprendre son nom d'origine, mais avec l'orthographe moderne Île au lieu de Isle.

Au XIXe siècle, L'Île-Saint-Denis, située sur le trajet fluvial Paris - Rouen - Le Havre, possède alors un port d'amarrage très fréquenté par la marine marchande.

À côté des pêcheurs et des mariniers, on retrouve d'autres professions liées à la présence du fleuve comme les blanchisseuses et les scaphandriers.

La construction de ponts suspendus en 1844 permettent de joindre l'Île à Saint-Denis et à Gennevilliers, puis, en 1856, de l'Île à Saint-Ouen.

Puis le développement des lignes de chemins de fer favorise la venue des parisiens lors des congés de fin de semaine. Ils viennent alors savourer les joies de la campagne et des loisirs du bord de l'eau, mais aussi boire et danser dans les nombreuses guinguettes de l'île.

L'Île-Saint-Denis est membre depuis le 1er janvier 2003 de la communauté d'agglomération Plaine Commune.

Lors des élections municipales de 2008, la liste de Michel Bourgain maire sortant (Les Verts) a été menacée au second tour par une liste d'union de la gauche menée par Joël Flandrin (PCF), qui s'est constituée après une primaire à gauche au premier tour.

Le liste de Michel Bourgain a remporté l'élection au second tour avec 36 voix d'avance (sur 2 228 votants), .

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Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)

Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)#Devise et blason

Le Canal Saint-Denis, le pont tournant, la passerelle du Stade de France et, au fond, la basilique Saint-Denis.

Saint-Denis est une commune française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis et la région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Dionysiens : en latin Denis se dit Dionysius, un dérivé du nom du dieu grec Dionysos.

Saint-Denis est une ville de la proche banlieue nord de Paris, dont elle est limitrophe, chef-lieu d'un arrondissement du département de la Seine-Saint-Denis (93) depuis 1993. Elle fut autrefois une sous-préfecture du département de la Seine.

La loi du 10 juillet 1964 redécoupa en effet les anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise, ce qui fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

La ville contemporaine est marquée par les constructions d'André Lurçat, architecte et urbaniste en chef de la ville de Saint-Denis, où il construit dans les années 1950 les cités Paul-Langevin, Sémard, Paul Éluard, le stade Auguste Delaune, l’unité de quartier Fabien et plusieurs crèches et écoles.

Longtemps ville industrielle et pauvre associée à la pollution et à la saleté, la ville a changé de visage pour gagner en 2004 le « Ruban du développement durable ». La ville compte par ailleurs 75 hectares d'espaces verts, dont notamment le Parc de la Légion d'Honneur. Une partie du Parc de La Courneuve se trouve également sur le territoire communal de Saint-Denis.

Dans la foulée du réaménagement de la Plaine de France, la ville a connu une nette progression du nombre d'habitants : 86 871 en 1999, 95 300 en 2004.

Entre la Porte de Paris et la Basilique, le parc de la Légion d'honneur prolonge la Maison d’éducation de la Légion d'honneur, qui occupe les bâtiments de l'Abbaye. Le parc faisait autrefois partie du domaine de l’abbaye avant d’être réservé aux jeunes filles de la Légion d’honneur, puis de devenir partiellement parc municipal dans les années 1970.

À part l'incontournable basilique de Saint-Denis, flanquée du jardin Pierre de Montreuil, le centre ancien abrite plusieurs autres monuments dignes d'intérêt : mairie, église St Denis de l'Estrée, Abbaye royale, porche du Couvent des Ursulines, l'ancien siège du journal l'Humanité, conçu par Oscar Niemeyer...

Plus grand marché de l'Île-de-France les mardis, vendredis et dimanches matins, la Halle du marché a rouvert fin 2006 après rénovation. Elle est maintenant dotée d'un système de récupération des eaux de pluie pour le nettoyage après le marché, et de panneaux solaires pour l'éclairage.

Le centre-ville est piétonnier depuis le 11 mars 2005.

Un parcours historique en 20 stations, entre la basilique et le Stade de France, donne les clés de l'histoire de la ville.

La station de métro Basilique de Saint-Denis est en correspondance avec le tramway T1, à proximité d'un hypermarché urbain.

Le Bel-Air est un quartier de petits immeubles anciens, souvent dégradés, séparé du centre ville par l'autoroute du Nord. Il jouxte le quartier du Franc-Moisin, qui est un grand ensemble dont la construction a permis la résorption d'un important bidonville.

Ce bidonville était peuplé des familles des travailleurs réalisant notamment l'autoroute du Nord ( Autoroute A 1 ), salariés d'origine portugaise ou nord africaine pour un grand nombre.

Un temps de mauvaise réputation, le quartier s'est rénové et embelli. C'est dans ce cadre qu'a été tourné le film L'Esquive d'Abdellatif Kechiche, qui a obtenu quatre Césars en 2005.

La quartier Cristino Garcia est aussi surnommé « la petite Espagne » en raison de la forte immigration espagnole qu'elle a connue au début du XXe siècle, immigration résultant dans un premier temps de l'exode de familles espagnoles venant travailler sur place, notamment dans des entreprises du secteur de la chimie.* Toutefois ce sont les époques de la dictature de Primo de Rivera ( 1923 - 1930 ) et la période suivant la victoire des troupes franquistes à l'issue de la Guerre civile espagnole qui ont amené nombre d'Espagnols à venir résider à Saint Denis et constituer ici une communauté encore importante.

Plus grande zone industrielle d'Europe dans les années 1960, la Plaine a connu une grave crise économique avec la désindustrialisation, dont elle s'est relevée récemment, notamment en profitant de l'effet d'image du Stade de France. Depuis lors, le quartier et celui du Landy sont devenus une des principales zones d'activité de l'immobilier d'entreprise de la région parisienne. Plusieurs milliers de logements y sont en construction ou seront construits dans la décennie 2000, formant de nouveaux quartiers d'habitat.

Les activités économiques, profondément modifiées par rapport à la grande époque industrielle de la Plaine, ont plusieurs points d'appui, notamment autour du site des Magasins Généraux, des Docks des Alcools rénovés ou encore de la nouvelle gare située sur la ligne D, où se sont installées des entreprises comme Generali, Arcelor ou certaines des directions de la SNCF.

En limite d'Aubervilliers, la station de métro Proudhon-Gardinoux (ligne 12) facilitera dès 2012 les transports en commun avec cette ville et Paris. La ligne de tramway Tram'y irriguera à terme ce quartier, qui manque d'une desserte de transports collectifs adaptée à ses besoins.

Le quartier tient son nom de la fabrique des pianos Pleyel, fondée à cet emplacement par Ignace Joseph Pleyel (1757-1831) en 1807. La manufacture fermera dans les années 1960 (mais renaîtra près d'Alès).

C'est d'abord un quartier d'affaires, autour notamment de la « tour Pleyel », et secondairement résidentiel. Une tour de bureaux de 128 mètres de haut, bâtie sur les terrains de l'ancienne manufacture de pianos, a été inaugurée le 1er novembre 1973. Face à elle se dresse un important site d'EDF. Dès 2007, le quartier accueillera le projet de Cité du cinéma, piloté par Luc Besson, dans une ancienne centrale électrique.

Des voies à grande circulation et de chemin de fer l'isolant du reste de la ville, le quartier a donc tendance à se tourner davantage vers Saint-Ouen.  Ce site est desservi par la station de métro : Carrefour Pleyel.

La zone des Tartres, partagée avec Pierrefitte-sur-Seine et Stains est le site sur lequel vont être transférées les Archives Nationales. L'Université de Paris VIII et la station terminus du métro Saint-Denis - Université sont tout proches.

L'ouest du quartier est constitué par le Barrage de Saint-Denis (Place du Général Leclerc), où se trouvait le Fort de la Double-Couronne, détruit par une explosion pendant la Première Guerre mondiale et où la RATP a construit un important dépôt de bus, le centre bus de Saint-Denis.

Joey Starr et Kool Shen (NTM) viennent du Quartier Allende.

La gare accueille le trafic du  , quatrième du réseau RER par son trafic quotidien de 60 000 passagers, et assure la correspondance avec de nombreuses lignes de bus et le tramway T1 (troisième pôle de transports multimodal, tous types de transports collectifs cumulés).

Le quartier Gare est bordé par la Seine et le canal Saint-Denis. C'est l'un des quartiers de la ville avec l'habitat le plus vétuste, mal sécurisé. Toutefois, les efforts entrepris pour éradiquer l'habitat insalubre commencent à porter leurs fruits; vers 2005, plusieurs nouveaux programmes immobiliers voient le jour dans le quartier. La prolongation du tram vers Gennevilliers est prévue à l'horizon 2011.

De plus les travaux pour créer le Tram'Y, une nouvelle ligne de tram allant de la Porte de Paris à Villetaneuse et Épinay-sur-Seine devraient commencer en 2009-2010.

Entre Mutualité et Joliot-Curie, la ville est moins agréable, fracturée par les routes à quatre voies et la tranchée de l'autoroute A1. On y trouve notamment l'hôpital Delafontaine.

Quartier résidentiel aux abords de Stains et du Parc de La Courneuve. Occupé principalement par les trois cités Floréal (la plus ancienne 1962) et ses voisines La Saussaie au nord (1970-1971) et La Courtille au sud, plus quelques pavillons aux abords des trois cités. La population y est d'environ 7500 personnes. Le principal équipement est le Stade de Marville.

La Porte de Paris est un quartier de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Nœud de nombreux axes de communication, c'est aussi une fracture dans le paysage urbain de la ville, qui sépare les quartiers du centre-ville de la Plaine Saint-Denis, ou Pleyel des Francs-Moisins. Le site Danielle Casanova du centre hospitalier de Saint-Denis, s'y trouve. Le secteur construit au nord recèle dans la décennie 2000 de nombreux logements anciens et insalubres, qui ont donné parfois lieu à des situations dramatiques, comme impasse Picou.

On y trouve jusqu'en 2005 un immense rond-point avec jusque six voies, dont le trafic de la RN1 (près de 45 000 voitures chaque jour, dont 20 000 en transit), une gare routière créée en 1976 avec 9 lignes de bus au centre du rond-point, un parking souterrain, une station-service, une station de métro de la ligne, un canal, le viaduc de l'autoroute A1 (construite en 1966) et sa sortie vers Pleyel. Tout, sauf un endroit pour les piétons.

Avec l'arrivée de l'autoroute A1, puis celle du métro et l'installation de la gare routière, la Porte de Paris a subi de nombreuses transformations. Sa restructuration est un projet à long terme qui a suscité bien des débats entre partenaires et habitants.

Le débat sur l'avenir de cette zone a commencé en 1996 et les premiers projets sont échafaudés en 1998. Le fruit de ces réflexions est repris par la communauté d'agglomération Plaine Commune qui se met en place en janvier 2000. Commencés le 15 février 2005, les travaux doivent s'achever en 2011 pour créer un vrai quartier qui assure une "véritable continuité" piétonne entre le centre-ville et La Plaine Saint-Denis d'après la mairie. Depuis 1997, le Comité de la Porte de Paris, composé des riverains, ne cesse de souligner que la Porte de Paris est aussi un espace vert (de nombreux arbres ont déjà été sacrifiés). Le Comité de la Porte de Paris propose depuis plus de dix ans que le lien entre la Plaine Commune et le centre historique de Saint Denis soit végétal et non urbain.

En 2005, la nouvelle gare routière s'installera rue Danielle Casanova. L’urbaniste Guy Henri, qui travaille sur ce projet depuis des années, a imaginé de remettre à niveau le quartier autour des voies du futur tramway Tram'y, pour lesquels les travaux préparatoires ont commencé en 2008.

Agglomération gallo-romaine au IIe siècle, alors appelée Catolacus (vicus Catolacus, domaine de Catullus, propriétaire gallo-romain); traversée par la voie Lyon-Harfleur. Au IIIe siècle, une petite compagnie de missionnaires venus d'Italie pour apporter la foi chrétienne en Gaule atteint Lutèce. Parmi eux, Denis, qui sera le premier évêque de la ville. Selon Grégoire de Tours qui le raconte trois siècles plus tard, Denis est martyrisé et décapité (autour de l'année 250) à Montmartre, mais cela ne l'arrête pas : il marche la tête sous le bras jusqu'au village de Catolacus où il s'effondre et où il sera enterré. Plus tard ce seront la quasi-totalité des rois, reines et princes de France qui seront à leur tour inhumés à Saint-Denis, donnant une destinée historique et un développement considérable à l'église abbatiale.

Au début du VIIe siècle, Dagobert fit reconstruire l'oratoire et le prieuré élevé par Sainte Geneviève en 475, et créa une foire qui devint au XIIe siècle : la foire du Lendit ; dès le Moyen Âge, les marchands y vinrent de toute l' Europe et de Byzance ; la foire était inaugurée chaque année par le recteur de l'Université de Paris qui y venait en grande cérémonie (il levait à cette occasion son droit sur tout le parchemin mis en vente et en constituait la provision nécessaire à tous les collèges).

En 1125, affranchissement des habitants par Suger, abbé de Saint-Denis, conseiller éminent de Louis VI et de Louis VII, qui reconstruisit l'abbatiale et l'agrandit. Inhumation de saint Louis le 21 mai 1277. Le 10 novembre 1567, bataille de Saint-Denis entre catholiques et protestants (ces derniers furent vaincus mais eurent le temps de dépouiller les châsses de leurs joyaux et profanèrent les sépultures) ; le connétable Anne de Montmorency y trouva la mort. La ville souffrit aussi des guerres de la Ligue. Elle se rendit le 9 juillet 1590 à Henri IV, qui abjura en 1593 dans l'abbatiale. La ville dépérit au XVIe siècle au point de ne compter plus que 2500 habitants, avant qu'au siècle suivant l'installation de plusieurs lieux de recueillement n'inverse la tendance.

En 1648, institution de six Rosières annuelles, tradition qui s'est maintenue jusqu’à nos jours. Au temps de la Fronde, la ville subit pillages, viols, assassinats et incendies. Louis XIV y créa des filatures, des tissages et teintureries.

En 1756, construction par Charles Axel Guillaumot de la caserne des Suisses (disparue aujourd'hui) qui logeaient jusque-là chez l'habitant. Louis XV y fit de fréquents séjours pour rendre visite à sa fille Louise-Marie au Carmel et traversait souvent la ville pour aller chasser dans la plaine Saint-Denis; il fit tracer la route de la Révolte pour aller de Versailles à Saint-Denis sans passer par Paris. Jean-Jacques Rousseau y séjourna en juin 1767, à son retour d'Angleterre. En septembre 1792, formation du « bataillon Saint-Denis » qui fut envoyé à Jemmapes. Le 17 septembre 1793, le nouveau régime rebaptisa Saint-Denis, « Franciade », nom qui lui resta jusqu'en 1800 ; ce fut aussi l'époque de la profanation des cercueils royaux.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, le commerce, l'artisanat et l'agriculture laissèrent la place à l'industrie lourde : à la fin du siècle, Saint-Denis comptait 80 usines dont la plus ancienne était une usine de métallurgie datant de 1784 (laminoir de plomb). En 1896, élection de la première municipalité socialiste ; ville « rouge » en 1920 après la scission de la SFIO. L'industrie provoque l'afflux d'une forte immigration bretonne puis espagnole, notamment en raison de la guerre civile espagnole. Dans cette ville ouvrière, les conditions de vies deviennent encore plus difficiles avec la crise économique des années 1930.

« La misère est grande dans la ville des rois de France. On compte plus de 4000 chômeurs. Des milliers de Dionysiens vivent dans des foyers insalubres. La tuberculose, la mortalité infantile battent des records (...) C'est dire que le programme du Front Populaire pour le pain, la paix et la liberté connaît une large approbation (...) Le 5 juin , nous comptons 98 entreprises en grève» rappelle Auguste Gillot Deux jours plus tard sont signés les Accords de Matignon.

Des maires communistes sont élus jusqu'en 1930 ; le dernier maire, Jacques Doriot, quitta le Parti communiste en 1934, il fut révoqué en 1937, une liste Front Populaire menée par Fernand Grenier l'emportant au premier tour le 20 juin.

Après la Libération, Saint-Denis connaît, comme l'ensemble du pays, un important développement économique, marqué notamment par la présence d'une grande variété d'industries (métallurgie, machines outils, arts graphiques entre autres ) et de nombreux grands établissements, à commencer par l'usine à gaz du Landy.

Prenant la suite de certaines des entreprises de la première époque industrielle de Saint-Denis, on trouve ainsi des entreprises comme Jeumont Schneider, Thomson, Nozal, Cazeneuve ou encore Languepin. Saint-Denis accueille également un établissement de la SEITA, et plusieurs entreprises du secteur de la presse, comme l'imprimerie du journal Le Monde ou l'entreprise Paris Print Impression.

Le développement économique et démographique (la ville compte près de 100 000 habitants en 1968) s'appuie aussi, comme cela a été vu plus haut, sur la réalisation de très nombreux logements sociaux, notamment par résorption des bidonvilles situés dans certains quartiers. Entre 1948 et 1973, on construit ainsi plus de 10 000 logements HLM à Saint-Denis.

Toutefois, la ville est touchée de plein fouet par la crise économique dans les années 1970 et 1980. Attirés par le faible coût des loyers, et la proximité de la capitale, de nombreux immigrés s'y installent. La Plaine Saint-Denis qui fut la plus grande zone industrielle d'Europe devient la plus grande friche industrielle du continent.

En 1980, Saint-Denis accueille sur son territoire la jeune Université de Paris VIII qui, fondée peu après 1968 dans le Bois de Vincennes, vient d'en être délogée manu militari. On lui octroie l'emplacement d'un IUT, aussitôt rasé, et on reconstruit en hâte des locaux modernes.

Depuis l'inauguration du Stade de France, inauguré le 28 janvier 1998, la ville qui avait connu un grave déclin économique est de nouveau en plein essor, notamment dans le quartier de la Plaine Saint-Denis. Le dynamisme autour du Stade de France a été renforcé par l'impact Coupe du Monde 1998. Ce dynamisme se poursuit depuis 2000 dans une structure intercommunale (dont la Plaine de France est le cœur) : Plaine Commune. Cette structure regroupe depuis 2005 huit villes: Saint-Denis, Aubervilliers, Villetaneuse, Pierrefitte-sur-Seine, Épinay-sur-Seine (membres fondateurs), L'Île-Saint-Denis, Stains (depuis 2003) et La Courneuve (depuis 2005). D'abord présidée par le maire de Villetaneuse Jacques Poulet, Plaine Commune est dirigé depuis janvier 2005 par Patrick Braouezec, député et ancien maire de Saint-Denis.

Au-delà du stade lui-même et de l'image nouvelle qu'il donne à la ville, des acquis subsistent de la Coupe du Monde 1998, comme la prolongation de la ligne 13 du métro vers Saint-Denis - Université.

L'expérience des multiples compétitions tenues depuis la Coupe du Monde 1998 sont un atout pour la candidature de Paris aux Jeux Olympiques d'été de 2012, dans laquelle la ville est très impliquée. Hélas, l'échec de la candidature française a compromis l'implication de l'État dans certaines opérations, comme les tramways en projets vers Sarcelles et Villetaneuse.

En novembre 2003, Saint-Denis a accueilli avec Paris le deuxième Forum social européen.

Le 26 mars 2006, un scrutin illégal mais soutenu par la plupart des chefs de file de la gauche était organisé sur la question du droit de vote des étrangers non-européens aux élections locales. Ce scrutin jugé illégal par le tribunal administratif de Cergy le 23 février, a été organisé par le maire communiste de Saint-Denis, Didier Paillard et soutenu par des personnalités comme François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Dominique Voynet (Verts), Olivier Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (LO), Danielle Mitterrand (PS) et Mouloud Aounit (MRAP).

En septembre-octobre 2007, Saint-Denis a accueilli la Coupe du monde de Rugby.

De 1975 à 1995, Saint-Denis connaît une grande crise industrielle sur le quartier de la Plaine Saint-Denis. Le développement des studios audiovisuels - le territoire est principal centre national de production audiovisuel, ne peut compenser cette hémorragie. Une prise de conscience intercommunale amènera à la création de Plaine commune, qui sera très fortement dynamisée par la construction du Stade de France.

Fin 2004, l'installation de nouvelles entreprises tertiaires notamment autour du Stade de France se traduit par l’existence de 60000 emplois publics et privés sur la ville, ce qui correspond au niveau qui avait été atteint au plus fort de la période industrielle. En 10 ans, Saint-Denis compte 462 entreprises de plus (+ 23 %), dont de nombreux établissements de services : SNCF, Afnor, Generali, Arcelor… et un fort nombre d'établissements de santé (Afssaps, Agence de biomédecine, Haute autorité de santé, Établissement français du sang…). Cependant, les travailleurs du site sont souvent des salariés provenant d'autres zones et le taux de chômage de la ville reste très fort (17 % début 2005, 4200 RMIstes en 2006).

Au festival de Cannes 2005, le réalisateur et producteur Luc Besson annonce avoir bouclé le financement de la Cité du cinéma, pôle professionnel du cinéma, qui doit être l'équivalent hexagonal de Cinecittà à Rome ou Pinewood à Londres. L'ouverture du pôle, sur l'ancien site EDF du Quartier Pleyel est prévue pour 2007.

Le budget municipal s'est élevé en 2005 à 183 millions d'euros.

La ville est desservie par les autoroutes A1 et A86. Elle se trouve sur les routes nationales 1, 14 et 186.

La Seine forme la limite ouest de la Commune, et le Canal Saint-Denis sépare le centre historique de la ville, de la Plaine Saint-Denis. Le port fluvial a perdu toute importance, mais le canal comprend encore des activités portuaires à Saint-Denis, généralement liées aux silos à béton.

Au début du XXe siècle, la ville fut un nœud de lignes de tramway qui connectaient la ville à ses voisines (Épinay-sur-Seine et l'Enghien - Trinité, Pierrefitte, Stains, Aubervilliers, Villeneuve-la-Garenne, Saint-Ouen et Paris. Ces lignes ont toutes été supprimées avant 1938.

La ville est desservie par plusieurs lignes majeures de transports, par le chemin de fer et la gare historique, puis notamment depuis 1992 (tramway T1) et surtout 1998 (prolongement de la ligne 13 jusqu'à l'Université de Paris VIII, nouvelles stations RER B et D à proximité du stade…), les transports publics lourds dans la ville restent incomplets. Les quartiers résidentiels de l'est restent à l'écart et les liaisons avec les villes environnantes difficiles.

Le prolongement de la ligne 12 en 2012, station Proudhon - Gardinoux à la Plaine Saint-Denis, en limite d'Aubervilliers puis, ultérieurement à Mairie d'Aubervilliers) feront disparaître un point noir.

Toutefois la ligne 13, principale desserte de la ville très surchargée et cause de nombreuses protestations des riverains. L'intégration de l'une des deux branches nord de la ligne dans la ligne 14 du métro de Paris est envisagée, ainsi qu'une solution alternative qui verrait la ligne 14 prolongée de manière autonome, de manière à croiser les deux branches de la ligne 13 et lui donner une correspondance. Ces hypothèses ne sont malheureusement pas financées, et leur réalisation demeure très incertaine. La ligne risque donc de rester invivable longtemps aux heures de pointe. Son prolongement vers Stains n'est pas envisagée dans un horizon prévisible, compte tenu de cette saturation.

Le prolongement vers Gennevilliers par l'Île-Saint-Denis du T1 en 2011 permettra enfin d'ouvrir une vraie liaison avec le département voisin des Hauts-de-Seine et la ville de Gennevilliers (par l'Île-Saint-Denis).

La réalisation du tramway dit Tram'y au départ de la Porte de Paris vers Épinay et Villetaneuse s'engage en 2008, mais la section sud de ce projet, entre la Porte de Paris à Saint Denis, le quartier du Franc Moisin et du Stade de France vers la gare Évangile du RER E dans le quartier de la Porte d'Aubervilliers demeure très incertaine, car non étudiée.

La réalisation du Tramway Saint-Denis - Garges-Sarcelles entre la Place du 8 mai 1945, Pierrefitte-sur-Seine et la Gare de Garges - Sarcelles va débuter à la fin 2008.

Les transports collectifs lourds de la ville et au-delà du département vont s'améliorer à moyen terme, mais resteront sans doute longtemps insuffisants.

Saint-Denis est membre-fondateur de la communauté d'agglomération Plaine Commune, qui s'étend sur huit villes, et joue un rôle économique fondamental aux portes de Paris.

Après avoir été le siège d'un arrondissement de l'ancien département de la Seine, la ville est à nouveau le chef-lieu d'un arrondissement du département de la Seine-Saint-Denis, depuis le décret N°93-259 du 26 février 1993.

La ville est gérée par des maires communistes depuis la Libération. Elle l'était depuis (au moins) 1930 avec Jacques Doriot, avant qu'il ne soit exclu du PCF et qu'il évolue vers la Collaboration. Doriot ayant été contraint à la démission en 1937, le communiste et futur résistant Fernand Grenier reconquiert la ville (et le siège de député).

Lors des élections municipales de 2008, le PS a provoqué une primaire au premier tour du 9 mars 2008, qu'il perdit face à la liste d'union de nombreuses forces de gauche, menée par le PCF. Il s'est néanmoins maintenu au second tour, alors que la liste UMP fusionnait avec celle du MoDem. Lors du second tour, la liste menée par le maire sortant Didier Paillard a gagné l'élection au second tour par 51,12 % des exprimés face au PS et à la liste d'union UMP - MoDem, qui constituent l'opposition municipale.

Dans la lignée du référundum local du 26 mars 2006, où la municipalité avait consulté la population sur la possibilité de permettre de voter aux élections locales pour les étrangers non-européens, le conseil municipal du 17 avril 2008 a créé un Conseil des citoyens étrangers, composé de dix hommes et dix femmes, désignées par le Conseil Municipal, à raison de 15 représentants pour la majorité municipale et 5 pour l'opposition.

Ce conseil sera consulté sur tous les grands sujets et participera pleinement à l'élaboration de la politique municipale.

Le taux de criminalité de la circonscription de police de Saint-Denis (incluant L'Île-Saint-Denis) (crimes et délits, chiffres 2005) est de 150,71 actes pour 1000 habitants ce qui est très largement supérieur aux moyennes nationale (83/1000) et départementale (95,67/1000) et avec un taux de résolution des affaires par les services de police de 19,82 %, le plus bas du département .

Ville fleurie : 2 fleurs renouvelées en 2007 .

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Seine

Vue de la Seine à Paris, depuis le pont du Carrousel

La Seine est un fleuve français, long de 777 kilomètres , qui coule dans le Bassin parisien et arrose notamment Troyes, Paris et Rouen. Sa source se situe à 446 mètres d'altitude, à Source Seine dans le plateau de Langres, en Côte-d'Or. Son cours a une orientation générale du sud-est au nord-ouest. Elle se jette dans la Manche, à hauteur du méridien du Hode, près du Havre. Son bassin versant, d'une superficie de 78 650 km², intéresse près de 30 % de la population du pays. Il est géré par l'agence de l'eau Seine-Normandie.

Seine vient du latin Sequana, lui-même emprunté aux peuplades gauloises autochtones.

L'origine du nom Sequana est obscure. Certains y voient une erreur de transcription d'un ou de plusieurs mots celtes différents. D'autres un toponyme préceltique, au motif que le groupe 'kw' n'existe pas en celtique gaulois et britonnique, où il a évolué en 'p' (exemple : pimp en gallois, pemp en breton, par contre latin quinque > cinq. Ils procèdent tous de l'indo-européen *kwenkw). Cependant, cette évolution a pu se produire postérieurement à l'attribution du nom Sequana par les premiers arrivants celtes : ceux-ci semblent en effet avoir parlé un « proto-celtique » où la mutation /kw/ > /p/ n'était pas encore réalisée, comme l'attesteraient certaines inscriptions celtibères retrouvées en Espagne.

Mais rien n'empêche une réinterprétation du nom en *se-ku-ana, l'élément -ana(m) transcrit par le latin paludem dans le glossaire d'Endlicher ("De nominibus Gallicis" basé sur des copies, dont la plus ancienne date de 796 ) est fréquent par ailleurs. le nom de l'Yonne contiendrait bien plutôt l'élément -onno donné pour flumen, lui aussi répandu, dans ce même document. On peut douter de la celticité de ces deux termes, utilisés pourtant en gaulois semble-t-il.

La faible déclivité de la vallée de la Seine, en Île-de-France et en Normandie, a causé la formation de multiples et profonds méandres. Pour la même raison, les effets de la marée se font sentir sur une centaine de km, jusqu’à Poses (barrage le plus aval) et se manifestaient jusqu’à un passé récent, par le phénomène du « mascaret », appelé barre en Normandie.

La Seine est une voie navigable très importante, reliant Paris à la Manche. De ce fait, deux des plus importants ports fluviaux de France s'y trouvent : Paris (port de Gennevilliers) et Rouen qui est également un important port maritime permettant le transbordement (c'est le premier port céréalier d'Europe). Elle est navigable en amont de Paris jusqu’à Nogent-sur-Seine, important port céréalier. Autres ports fluviaux notables : Limay-Porcheville (agglomération de Mantes-la-Jolie), Montereau (sites gérés par le port autonome de Paris).

De nombreuses industries sont situées le long de la vallée de la Seine, notamment automobile (Poissy, Flins, Cléon, Sandouville), pétrochimie (Port-Jérôme, Gonfreville-l'Orcher, Notre-Dame-de-Gravenchon, Petit-Couronne), centrales thermiques (Porcheville, Saint-Ouen).

L'eau de la Seine est utilisée pour le refroidissement de la centrale nucléaire de Nogent.

Le lac artificiel de la Forêt d'Orient, en amont de Troyes, a été créé dans les années 1960 pour régulariser le débit du fleuve.

Curiosité : les sources de la Seine sont la propriété de la ville de Paris depuis 1864. Une grotte artificielle a été construite l'année suivante pour abriter la source principale et la statue d'une nymphe symbolisant le fleuve. Cependant, la capitale s'en est désintéressée et la parcelle devrait revenir à la région Bourgogne qui souhaite valoriser le site. Celui-ci abrite également les vestiges d'un temple gallo-romain (actuellement enfouis). Des objets témoignant du culte aux sources du fleuve (Dea Sequana) sont exposés au musée archéologique de Dijon.

Une polémique existe sur le fait que ce soit bien la Seine qui coule à Paris. Certains considèrent que ce n'est pas l'eau de la Seine mais celle de l'Yonne que l'on trouve principalement sous les ponts parisiens.

À leur confluence, l'Yonne présente en effet un débit moyen (93 m³/s) et une taille de bassin versant (près de 10 800 km²) supérieurs à ceux de la Seine (à peine 80 m³/s et 10 300 km²).

Plus en amont encore : la Seine (4 000 km²) ne serait qu'un affluent de l'Aube (4 700 km²).

Historiquement et culturellement, c'est depuis l'Yonne que les principales invasions fluviales de Paris ont eu lieu.

Ces éléments ont donc justifié l'idée que c'est l'Yonne qui coule à Paris et non la Seine. On trouve aussi l'hypothèse que, à l'origine, les prêtres et druides des sources de la Seine auraient imposé l'idée d'une supériorité de leur rivière.

À ce propos il faut préciser, que, en Côte d'Or, sur l'ancien territoire de la tribu gauloise des Lingons, Séquana était honorée, avant la conquête romaine, comme la déesse celtique guérisseuse de la source. Jules César savait qu'il devait prendre en considération les pratiques cultuelles des autochtones s'il voulait obtenir une paix durable en Gaule.

D'autre part, contrairement à d'autres tribus comme les Eduens anciens alliés de Rome qui se sont retournés contre César à Alésia, les Lingons sont restés à l'écart du conflit en évitant de se ranger du coté de Vercingétorix . Il est vrai que La cité des Lingons (Langres) occupait également une position stratégique communiquant avec les voies protohistoriques reliant la méditerranée la Bretagne insulaire et la Germanie, qui présentait un intérêt majeur pour la conquête de la Gaule chevelue par Jules César.

Une autre hypothèse avance que le nom de "Sequana" aurait été donné à un axe commercial, sans souci de débit ni de longueur de cours. En effet, de l'Yonne, de l'Aube et de la Seine, c'est cette dernière qui est le plus facilement accessible depuis la Saône pour le transit des marchandises de la Méditerranée au bassin parisien.

Toutefois, cela a peu d'importance quand on regarde l'étymologie du mot. Et, quoi qu'il en soit, il serait difficile de changer cette désignation. Le nom de Seine est aujourd'hui trop associé à celui de Paris.

Parmi les nombreuses communes arrosées par la Seine, l'une d'elles se trouve entièrement dans une île au milieu du fleuve : l'île-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Mussy-sur-Seine, Gyé-sur-Seine, Neuville-sur-Seine, Buxeuil, Bar-sur-Seine, Fouchères, Saint-Parres-lès-Vaudes, Saint-Julien-les-Villas, Troyes, Méry-sur-Seine, Clesles, Romilly-sur-Seine, Nogent-sur-Seine.

Bray-sur-Seine, Montereau-Fault-Yonne, Saint-Mammès, Thomery, Champagne-sur-Seine, Melun, Le Mée-sur-Seine, Saint-Fargeau-Ponthierry.

Le Coudray-Montceaux, Corbeil-Essonnes, Saint-Germain-lès-Corbeil, Soisy-sur-Seine, Évry, Ris-Orangis, Viry-Châtillon, Savigny-sur-Orge, Draveil, Juvisy-sur-Orge, Athis-Mons Vigneux-sur-Seine.

Villeneuve-le-Roi, Villeneuve-Saint-Georges, Valenton, Choisy-le-Roi, Vitry-sur-Seine, Alfortville, Maisons-Alfort, Ivry-sur-Seine, Charenton.

Saint-Ouen, L'Île-Saint-Denis, Saint-Denis, Épinay-sur-Seine.

Houilles, Carrières-sur-Seine Croissy-sur-Seine, Le Vésinet, Chatou, Le Pecq, Bougival, Louveciennes, Le Port-Marly, Saint-Germain-en-Laye, Sartrouville, Maisons-Laffitte, Le Mesnil-le-Roi, Carrières-sous-Bois, Achères, Conflans-Sainte-Honorine, Andrésy, Poissy, Carrières-sous-Poissy, Villennes-sur-Seine, Médan, Triel-sur-Seine, Vernouillet, Vaux-sur-Seine, Meulan, Mézy-sur-Seine, Les Mureaux, Flins, Juziers, Aubergenville, Épône, Mézières, Gargenville, Issou, Mézières-sur-Seine, Porcheville, Guerville, Limay, Mantes-la-Ville, Mantes-la-Jolie, Follainville-Dennemont, Rosny-sur-Seine, Guernes, Rolleboise, Méricourt, Saint Martin la Garenne, Mousseaux-sur-Seine, Moisson, Freneuse, Bonnières-sur-Seine, Gommecourt, Bennecourt, Jeufosse, Port-Villez, Limetz-Villez.

Vernon, Les Andelys, Pont-de-l'Arche, Quillebeuf-sur-Seine, Berville-sur-Mer.

Caudebec-lès-Elbeuf, Elbeuf, Oissel, Saint-Étienne-du-Rouvray, Sotteville-lès-Rouen, Rouen, Le Petit-Quevilly, Grand-Couronne, Duclair, Le Trait, Caudebec-en-Caux, Villequier, Port-Jérôme, Tancarville, Harfleur, Le Havre.

La Seine formait avec la Loire un seul et unique fleuve il y a environ six millions d'années. Elle traversait une vaste pénéplaine de nature argileuse sous un climat subtropical. Il y a trois millions d'années, la région subit un refroidissement et un soulèvement dû à la poussée des arcs pyrénéen et alpin au sud. Les glaciations de l'ère quaternaire firent baisser le niveau des mers et océans, si bien que la Seine se jetait alors au large de la Bretagne actuelle (la Manche n'existait pas). Cette période fut marquée par la migration des méandres du fleuve, encore visible notamment en Haute-Normandie, et d'une intense érosion rabotant les plateaux et formant des terrasses alluviales. L'aspect actuel de la Seine remonte à la fin de la dernière glaciation, vers -12 000.

La Seine a un régime relativement régulier, lié au climat océanique de son bassin hydrographique. Elle est néanmoins sujette à des crues importantes qui ont nécessité d'importants travaux de régulation dans la partie supérieure de son cours et de ses affluents. Son débit moyen à Paris est d'environ 328 m³/s et peut dépasser 1600 m³/s en période de crue.

Quatre grands lacs-réservoirs ont été créés entre 1960 et 1990 sur la Seine (lac d'Orient), la Marne (lac du Der-Chantecoq), l'Aube (lac d'Amance et lac du Temple) et l'Yonne (lac de Pannecière). Ces lacs qui constituent une réserve de 800 millions de m³ permettent à la fois d'écrêter les crues et d'assurer un débit minimum d'étiage. Ils sont gérés par un établissement public, l'institution interdépartementale des barrages-réservoirs du bassin de la Seine.

À Paris, les crues sont mesurées depuis 1876 par une l'échelle hydrométrique installée au pont d'Austerlitz, néanmoins c'est la statue du zouave du pont de l'Alma qui reste l'indicateur le plus populaire. En janvier 1910, l'eau a atteint sur cette échelle la hauteur record de 8,68 mètres.

L'aménagement de la Seine en voie navigable, avec de nombreux barrages, a créé autant d'obstacles s'opposant au passage des poissons migrateurs. Un programme en cours, sous l'égide de VNF, vise à équiper tous les barrages de la Seine aval, entre Poses-Amfreville et Suresnes, de passes à poissons, ce qui permettra aux migrateurs de remonter jusqu'au confluent de la Marne.

Des saumons et des truites de mer ont été observées devant le barrages de Poses, à 150 km de l'embouchure, en 2007. Le 26 juillet 2008, pour la première fois depuis très longtemps, une truite de mer a été pêchée dans la Seine, au niveau du barrage de Suresnes, juste en amont de Paris. S'agissant d'espèces de poissons migrateur très sensibles aux condition du milieu, ces événements indiquent une amélioration de la qualité des eaux de la Seine en aval de Paris. Le 3 octobre 2008, à hauteur du barrage de Suresnes en région parisienne, un saumon de 7 kg a été pêché, première fois depuis 70 ans dans la Seine.

Mais le 2 octobre 2008, la consommation et la commercialisation des poissons pêchés dans la partie de la Seine en aval de Vernon ont été interdites par la préfecture de Seine-Maritime à la suite d’analyses montrant une contamination par PCB (polychlorobiphényles) (source AFP).

Les déchets de la Seine normande représentent un volume d’environ 30 000 m3 ou 9000 tonnes, soit la production annuelle de déchets ménagers des habitants d’une ville de 20 000 habitants.

Depuis Méry-sur-Seine (et même Troyes) jusqu'à son confluent avec l'Aube à Marcilly-sur-Seine, elle est longée par le Canal de la haute Seine qui n'est plus en service. De Marcilly à Monterau, la navigation est établie tantôt sur des dérivations latérales (trois au total), tantôt dans le lit de la rivière elle-même. De Montereau à Rouen, la navigation se fait toujours dans le lit de la Seine. De Tancarville au Havre, les bateaux fluviaux peuvent emprunter le canal de Tancarville.

La Seine est navigable sur une grande partie de son parcours. La responsabilité de la navigation appartient à Voies navigables de France et en particulier au Service de navigation sur la Seine en amont d'Amfreville. Le bassin de ce Service de Navigation de la Seine s'étend aussi à ses principaux affluents (Oise, Marne, Yonne) et parfois à des canaux qui y sont reliés (canal de la Haute-Seine jusqu'à Méry, par exemple). En revanche, il ne comprend pas les canaux parisiens (canal de l'Ourcq, canal Saint-Denis et canal Saint-Martin qui sont gérés par la ville de Paris.

La basse Seine, en aval du pont Guillaume-le-Conquérant à Rouen est accessible aux navires de haute mer (jusqu’à 280 m de long et 150 000 tonnes). Cette partie du fleuve, environ 120 km, offre une hauteur libre de 50 mètres et un tirant d'eau de 10 mètres minimum. Les installations portuaires y relèvent de l'autorité du port autonome de Rouen. Celui-ci, cinquième port maritime français, assure un trafic important de céréales, engrais et produits pétroliers.

Entre Rouen et Paris, la Seine a été canalisée au XIXe siècle. Sept barrages éclusés situés à Poses-Amfreville, Notre-Dame-de-la-Garenne (Eure), Méricourt, Andrésy, Bougival, Chatou (Yvelines) et Suresnes (Hauts-de-Seine] permettent la navigation de péniches automotrices (350 t de fret) dites « bateaux automoteurs de gabarit Freycinet », de 38,5 mètres, de chalands automoteurs de rivière (de 800 à 1350 t de fret), de 48 à 70 mètres, de convois de barges poussées (de 3000 à 10000 t de fret) et de caboteurs fluvio-maritimes (4000 t de fret). ces barges transportent , entre autres choses, des conteneurs, des automobiles, des produits pétroliers, du ciment, etc.

Les installations portuaires situées en Île-de-France relèvent du port autonome de Paris premier port fluvial français. Les principales installations portuaires pour le trafic de marchandises se situent à Limay (Yvelines) et Gennevilliers (Hauts-de-Seine). En projet, une plate-forme multi-modale (voie d'eau, autoroute, voie ferrée ) est en cours d'étude sur la commune d'Achères en aval de Conflans-Sainte-Honorine.

À Paris existe aussi un trafic de voyageurs, principalement touristique (bateaux-mouches, mais aussi une tentative d'utiliser la Seine pour les déplacements quotidiens (Batobus). Des navettes circulent régulièrement entre la Tour Eiffel et le jardin des Plantes ; toutefois, ce service semble intéresser davantage les touristes que les Parisiens créant une concurrence gênante pour les bateaux-mouches.

Un projet de liaison fluviale à grand gabarit entre le bassin de la Seine et le bassin de l'Escaut, la liaison Seine-Escaut devrait être réalisé à l'horizon 2012, doublant le canal de Saint-Quentin (1810) et le canal du Nord (1960). Il mettra en communication les ports normands et l'Île-de-France avec le réseau navigable du nord de la France et du Benelux en offrant le gabarit de la classe Vb européenne.

En aval de Rouen, seuls trois grands ponts enjambent la Seine (ponts de Brotonne, de Tancarville et de Normandie). De ce fait, la traversée peut encore se faire grâce à plusieurs bacs reliant les deux rives.

La plus ancienne crue de la Seine relatée dans les textes anciennes est celle de l'hiver 358, relatée par Julien l'Apostat, qui se trouvait alors à Lutèce, dans son Misopogon. Celle de février 852 est rapportée par Grégoire de Tours dans son Historia Francorum.

Dès 855, des bandes de Vikings remontent la Seine, pillent la Normandie et assiègent Paris. Les Vikings s'installent de façon permanente dans l'embouchure de la Seine vers 896. À partir du traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911, le duché de Normandie est reconnu par le roi de France Charles III. Sa limite est un petit affluent de rive droite de la Seine, l'Epte.

À partir du milieu du XVIe siècle et jusqu'au début du XXe siècle, l'approvisionnement en bois de chauffage de Paris s'est fait par flottage sur l'Yonne et la Seine à partir des forêts du Morvan.

En 1684, le roi Louis XIV inaugure la machine de Marly installée dans le lit de la Seine à Bougival pour pomper l'eau du fleuve afin d'alimenter les jeux d'eaux du parc de Versailles.

À partir de 1830 commence l'aménagement de la Seine par la construction de barrages et d'écluses.

Le 4 septembre 1843, Léopoldine Hugo, fille de Victor Hugo et son époux, Charles Vacquerie, se noient dans la Seine à Villequier (Seine-Maritime) par suite du chavirage de leur canot à voile.

En 1910, la Seine a connu sa dernière crue centennale.

En 1944, en mai et juin, des vagues de bombardements alliés, préparant le débarquement en Normandie, visent de nombreux points stratégiques, et notamment tous les ponts situés entre Paris et la mer, qui sont tous atteints et pour la très grande majorité détruits. Dans la nuit du 19 au 20 août, des éléments avancés de l'armée américaine franchissent la Seine pour la première fois en empruntant le barrage de Méricourt. Par la suite un pont de bateaux installé à Mantes-la-Jolie permit d'établir une tête de pont sur la rive droite.

Il est difficile aussi de faire l'impasse sur les très intéressantes vues de la Seine parisienne au XVIIIe siècle par Nicolas-Jean-Baptiste Raguenet.

Le cours de la Seine est jalonné de nombreux points d'intérêts pour les touristes.

A Paris, les rives de la Seine sont inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1991.

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Crue de la Seine de 1910

« Dans un élan généreux, Paris et la France ont secouru les inondés. »Le Petit Journal, 13 février 1910.

La crue de la Seine de 1910, souvent qualifiée de crue centennale, est le plus important débordement de ce fleuve qui a touché la plus grande partie de sa vallée et qui, bien qu'il n'ait pas été très meurtrier, a causé d'importants dommages à l'économie régionale, en particulier à Paris. Elle a atteint son maximum, 8,62 mètres sur l'échelle hydrométrique du pont d'Austerlitz à Paris le 28 janvier, mais a affecté de nombreux quartiers de la capitale et de nombreuses villes riveraines du fleuve pendant plusieurs semaines avant et après cette date, la montée des eaux s'étant faite en une dizaine de jours, tandis que la décrue a demandé environ 35 jours.

Les affluents et les confluents de la Seine connaissent le même sort à des degrés différents, du fait de l'interdépendance des différents systèmes hydrologiques. Certaines villes de banlieue subissent des dégâts importants.

Lors de cette grande crue de 1910, les députés, pour réamorcer la reprise du travail, se rendent à l'Assemblée nationale en barque. Le zouave du Pont de l'Alma, sur lequel les Parisiens ont l’habitude de mesurer la montée de la Seine, a de l’eau jusqu’aux épaules.

À Paris, 20 000 immeubles sont inondés.

La situation de la banlieue est dramatique en amont comme en aval avec plus de 30 000 maisons sinistrées.

La crue de 1910 n’épargne pas Gennevilliers. Les digues sont complètement submergées et le refoulement des eaux d’égout contribue à rendre la catastrophe encore plus violente. Les dégâts sont gigantesques sur l’ensemble de la commune. Plus de 1 000 maisons sont atteintes, 150 sont évacuées et 13 complètement écroulées.

Le bilan des inondations est catastrophique. Malgré les digues, l’eau atteint 1,20m dans beaucoup d’endroits. Les cultures sont ravagées, les maisons s’écroulent, beaucoup d’animaux périssent noyés. Dans le hameau de Villeneuve-la-Garenne, dépendant alors de Gennevilliers, on est obligé d’entrer dans les maisons par les fenêtres du 1er étage. Dès le 21 janvier, les avenues de Gennevilliers (avenue de Verdun) et d'Asnières (boulevard Gallieni) sont submergées. Le 26 janvier, les écoles sont évacuées. Dans la nuit du 27 au 28 janvier, les digues sont submergées. Les familles les plus touchées sont évacuées en barques ou en embarcations de fortune. Le 29 janvier, l’inondation est générale. C’est seulement début février que la décrue s’amorce, mais il faudra plusieurs semaines pour nettoyer les boues et déblayer les rues des amas de ferrailles et de détritus de toutes sortes.

L'inondation fait également de grands dégats dans la partie ouest de ce qui est aujourd'hui le Seine-Saint-Denis (L'Île-Saint-Denis, Saint-Denis, Épinay-sur-Seine).

L'Île-Saint-Denis inondée.

Les dégâts divers estimés pour le département de la Seine s’élèvent à 7 milliards et demi de francs.

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Source : Wikipedia