Kazakhstan

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Posté par woody 11/04/2009 @ 21:07

Tags : kazakhstan, asie, international, environnement

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Kazakhstan

Armoiries du Kazakhstan

Le Kazakhstan (en kazakh : Қазақстан, Qazaqstan, API /qɑzɑqˈstɑn/ ; en russe : Казахстан, Kazakhstán, API /kɐzəxˈstɐn/), est un pays situé majoritairement au nord de l'Asie centrale et en partie en Europe orientale (à l'ouest du fleuve Oural). Pays de steppes peuplé autrefois de cavaliers nomades, il fit partie de l'Empire russe puis de l'Union Soviétique. Il est indépendant depuis 1991.

Le Kazakhstan, région de vastes steppes, fut depuis les temps les plus anciens, parcouru par des populations nomades. Au début de l'époque moderne, il est peuplé de nomades turcophones - les Kazakhs -, chasseurs et éleveurs, dont les traditions sociales sont basées sur une structure clanique qui perdure jusqu'à nos jours. Ces territoires, âprement disputés entre la Russie et la Chine, finissent par des jeux d'alliances et des pressions militaires, par passer sous tutelle, puis sous domination directe, de l'Empire russe.

Proclamé république soviétique (initialement, "des Kirghizes", avec des frontières assez différentes) à l'issue de la Révolution d'octobre en 1917, le Kazakhstan est incorporé à l'Union soviétique lors de sa création. À la suite de tentatives de sédentarisation des populations nomades qui peuplaient historiquement la région et de la politique de collectivisation, une famine terrible décime la population durant les années 1929-1933. Environ un tiers de la population kazakhe soit près d'1,3 millions de personnes, périt des suites de ces événements. Dans les années suivantes du régime stalinien, le Kazakhstan, en partie dans le cadre du complexe correctionnel du "Steplag" et du "Karlag", est une destination pour de nombreuses déportations (et évacuations de guerre), et en particulier, pendant et juste après la Seconde Guerre mondiale, de groupes ethniques parfois entiers : Tatars de Crimée, Polonais, Tchétchènes, Allemands de la Volga, et autres. Plus tard, le Kazakhstan devient le site de plusieurs ambitieux projets soviétiques réussis : le polygone nucléaire de Semipalatinsk et ses laboratoires nucléaires, le cosmodrome de Baïkonour et la campagne des terres vierges.

Le Kazakhstan proclame son indépendance en avril 1990. Les années suivantes voient une émigration importante, notamment de nombreux non-kazakhs qui se sentent écartés des situations à responsabilités ; mais progressivement la situation économique se stabilise ces dernières années, avec une croissance sensible, et un solde migratoire tendant à redevenir positif. Le chef d'État Noursoultan Nazarbaïev au pouvoir depuis 1990, est toujours Président du pays, réélu pour 7 ans en 2005.

En 1997, la capitale du Kazakhstan est déplacée d'Almaty (ancienne Alma-Ata), au sud-est du pays, à Akmola (Akmolinsk, Tselinograd), rebaptisée Astana ("capitale" en kazakh) à cette occasion, une ville se situant dans les steppes du nord du pays (plus près de son centre géographique), développée comme centre urbain principal pour la campagne des terres vierges.

Le Kazakhstan a un régime présidentiel considéré comme autoritaire. L'actuelle Constitution du Kazakhstan a été adoptée par référendum national le 30 août 1995. Elle a remplacé la première Constitution du 28 janvier 1993.

Le chef de l'État est actuellement le président Noursoultan Nazarbaïev (élu pour sept ans avec 91 % des voix au premier tour). Le chef du gouvernement est le premier ministre Karim Massimov.

Le parlement du Kazakhstan est composé d'une chambre basse, le Majilis, et d'une chambre haute, le Sénat.

À quelques modifications près, le découpage administratif de la République du Kazakhstan correspond à celui de la République socialiste soviétique kazakhe. Le système de division administrative du territoire est resté celui de l'Union soviétique. La plus grande unité administrative est l'oblys (en kazakh, pluriel : oblystar) ou oblast (en russe) que l'on peut traduire par « région » ou « province ». Le Kazakhstan est divisé en 14 régions ou provinces et 3 villes à statut spécial.

Le Kazakhstan est souvent qualifié de "pays d'Asie centrale" en raison des liens historiques, linguistiques, culturels et politiques qui le lient aux quatre autres ex-républiques soviétiques d'Asie. Cependant, au Kazakhstan, en Russie et dans d'autres pays de la CÉI, l'ensemble géopolitique formé par le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan est fréquemment appelé « Asie centrale et Kazakhstan.» La partie septentrionale du pays n'est généralement pas considérée comme faisant géographiquement partie de l'Asie centrale mais de l'Europe (selon une convention généralement admise, le continent européen s'arrête aux monts Oural). Le Kazakhstan est ainsi situé sur deux continents et pas uniquement en Asie.

L'économie du Kazakhstan repose essentiellement sur les exportations de pétrole, qui représentent 56% de la valeur des exportations et 55% du budget de l'État. Selon certaines estimations, le pays a des ressources pétrolières équivalentes à celles de l'Irak mais présentes dans des nappes plus profondes, ce qui explique le début relativement récent de son exploitation.

Le Kazakhstan produit 13% (= 5 279 tonnes) de la production totale d'uranium dans le monde. Le Kazakhstan dispose de réserves importantes d'uranium (17% de la réserve mondiale) et s'affirme comme un futur gros fournisseur.

Cinq fois plus grand que la France mais peuplé seulement de quelque 15 000 000 d'habitants, le Kazakhstan a l'une des densités de population les plus faibles du monde.

Depuis 2003 il existe un désaccord entre deux sources, pourtant réputées sûres, sur la population du Kazakhstan : le gouvernement américain dénombre actuellement 16 736 795 habitants alors que l'ONU et la Banque internationale donnent une estimation de 14 794 830 habitants. Cette différence plutôt importante est probablement due aux difficultés des mesures causées par les grandes migrations de populations et à la faible densité démographique.

La population du Kazakhstan est estimée à 53% Kazakhs, 30% Russes, avec plusieurs autres groupes représentés : Ukrainiens, Ouzbeks, Coréens, Allemands, Tchétchennes... Pour une surface aussi grande que l'Europe de l'Est, la population est relativement faible, la densité n'étant que de 5,5 hab./km². La plupart de la population parle le russe ; seule la moitié de la population parle le kazakh, langue qui connaît actuellement un renouveau, ce sont les deux seules langues officielles.

Après la chute de l'Union soviétique, la population allemande du Kazakhstan commença à émigrer en masse.

Officiellement, les habitants du Kazakhstan s'appellent en français des Kazakhs. Ce gentilé recouvre en fait deux termes distincts au Kazakhstan : celui de Kazakh(e) et celui de "Kazakhstanais(e)", auxquels correspondent deux réalités différentes.

Selon une distinction héritée de l'administration soviétique, l'État du Kazakhstan reconnaît en effet la "nationalité" de ses citoyens (leur appartenance ethnique), notion distincte de celle de citoyenneté. Ainsi, le cycliste Alexandre Vinokourov n'est-il pas considéré dans son pays d'origine comme un Kazakh mais comme un Russe kazakhstanais. Le gentilé Kazakhstanais n'est pas reconnu officiellement en français, mais utilisé par les diplomates ou les géographes.

Les deux principales religions du Kazakhstan sont l'islam sunnite (pratiqué par les Kazakhs ainsi que des minorités telles que les Tatars, les Bachkirs, les Ouzbeks ou les Ouïghours) et le christianisme orthodoxe (pratiqué par les Russes, et certains Ukrainiens et Biélorusses).

La religion catholique est pratiquée dans quelques régions (principalement au nord du pays) mais le nombre de fidèles, d'origine polonaise ou allemande, tend à se réduire, ces derniers quittant progressivement le Kazakhstan pour rejoindre leur pays d'origine (Le Pape Jean-Paul II a effectué une visite à Astana du 22 au 27 septembre 2001). Il en va de même pour le judaïsme : même si une synagogue, a été récemment bâtie à Astana, les citoyens de confession juive ont en majorité émigré en Israël.

Depuis l'indépendance du pays, une relative renaissance des religions a vu le jour. Un nombre important de mosquées mais aussi d'églises ont été bâties. Les religions tendent pour certains à combler le vide idéologique laissé par la disparition du dogme communiste ; elles sont aussi un moyen d'affirmer son appartenance culturelle : le retour à l'islam constitue un élément de l'affirmation de l'identité kazakhe et la pratique du christianisme (orthodoxe ou catholique) offre un point de regroupement aux populations slaves dont le nombre ne cesse encore de diminuer.

Parallèlement, on assiste à un développement rapide des mouvements religieux (évangéliques et Témoins de Jéhovah). Elles sont importées par un nombre assez important de missionnaires, souvent venus des pays anglo-saxons et ne sont pas très bien vues du pouvoir en place qui voit en elles la main de l'étranger.

Les kazakhs sont traditionnellement musulmans sunnites.

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Histoire du Kazakhstan

Nursultan Nazarbaïev, président de la République du Kazakhstan

Le Kazakhstan, région de vastes steppes, fut depuis les temps les plus anciens, parcouru par des populations nomades. Au début de l'époque moderne, il est peuplé de nomades turcophones - les Kazakhs -, chasseurs et éleveurs, dont les traditions sociales sont basées sur une structure clanique qui perdure jusqu'à nos jours. Ces territoires, âprement disputés entre la Russie et la Chine, finissent par des jeux d'alliances et des pressions militaires par passer sous tutelle puis sous domination directe de la Russie.

L'occupation puis la colonisation du Kazakhstan par la Russie tsariste s'inscrit dans le cadre plus large de la conquête de l'Asie centrale (alors appelée Turkestan). Elle s'est effectuée très progressivement et ne s'est réellement achevée que par la création de la République socialiste soviétique kazakhe. Elle débute par l'installation, dès le début du XVIIIe siècle de forteresses russes sur le territoire kazakh (fondation de Semipalatinsk en 1718 et d'Oust-Kamenogorsk en 1720) dans le but de sécuriser la frontière méridionale de l'empire russe.

En 1731, Aboul Khaïr Khan, khan de la Horde moyenne, demande la protection de la Russie contre la menace que constitue pour son peuple les guerriers venus de Djoungarie. Il se voit en échange contraint de faire allégeance à l'impératrice de Russie. Les forteresses et postes militaires se multiplient au nord et à l'est du Kazakhstan.

En 1756, un décret impérial interdit aux Kazakhs (que les Russes de cette époque nomment « Kirghizes ») de franchir le fleuve Oural. En 1764, c'est le nord de l'Irtych qui se voit interdit d'accès aux Kazakhs. L'occupation militaire russe des territoires kazakhs se double donc d'une interdiction pour les Kazakhs de pénétrer en Russie et en Sibérie.

L'occupation russe se déroule cependant sans trop de heurts tant que le pouvoir impérial s'abstient de s'immiscer dans les affaires intérieures kazakhes. Mais vers la fin du XVIIIe siècle, l'administration tsariste s'emploie d'une part à tenter de briser l'organisation hiérarchique de la petite et de la moyenne Horde et d'autre part commence à annexer certains territoires. En 1791, le Khanat de Boukey est soustrait à la petite Horde et mis sous tutelle russe. En 1822, est créée la province de Sibérie occidentale à laquelle est rattachée le territoire de la moyenne Horde. Le pouvoir des khans est liquidé et fait place à l'administration russe. De 1837 à 1847, les Kazakhs se soulèvent en nombre derrière Kenesary Kasymov, chef de la Horde moyenne, contre les Russes. D'autres révoltes plus ou moins importantes se produisent tout au long du XIXe siècle et au-delà.

Peu à peu les territoires de la grande Horde passent eux aussi sous domination impériale et, en 1891, la totalité du Kazakhstan est intégré à la Russie. La colonisation russe cause de profonds bouleversements dans la société kazakhe : l'arrivée massive de colons slaves à partir de 1889 entraîne une réduction des terres de pâturage disponibles pour les nomades ; la levée d'impôts par les autorités russes impose l'usage de l'argent dans une économie jusqu'ici fondée sur le troc ; le pouvoir des khans est réduit à néant.

Grâce à l'ouverture d'écoles russes destinées aux « indigènes », la fin du XIXe siècle voit apparaître une élite kazakhe russifiée et ayant parfois étudié en Russie. Le grand poète national Abaï, par exemple, est passé par le lycée russe de Semipalatinsk et encourage ses compatriotes à apprendre la langue russe dans laquelle il voit un précieux moyen d'accéder à la culture occidentale.

La première révolution russe, dite « de février », débute le 25 février 1917 à Pétrograd (aujourd'hui Saint-Pétersbourg). Le tsar Nicolas II renonce au trône le 2 mars. Le lendemain un gouvernement provisoire est formé par Kerensky. Le 20 mars, l'égalité est proclamée entre tous les citoyens de Russie ce qui donne naissance à de grands espoirs au Kazakhstan et ailleurs. En juillet 1917, le Premier Congrès pan-kazakh a lieu à Orenbourg et revendique l'autonomie des régions kazakhe au sein d'une Russie démocratique.

Les Bolcheviks prennent le pouvoir à Pétrograd le 25 octobre 1917 (7 novembre, d'après notre calendrier). Les villes du Kazakhstan sont immédiatement touchées par l'insurrection. En mars 1918, le Kazakhstan vient de passer totalement sous contrôle bolchevik quand débute la guerre civile.

Le 5 décembre 1936, à l'occasion de l'adoption de la nouvelle constitution de l'URSS, la RSSA Kazakhe devient la République socialiste soviétique kazakhe ce qui signifie qu'elle n'est plus incluse dans la République Socialiste Fédérative Soviétique de Russie et dispose donc, au sein de l'URSS, de son parlement et de son propre conseil des ministres.

Le 22 juin 1941, l'Allemagne nazie pénètre sur le territoire de l'URSS qui entre ainsi dans la Seconde Guerre mondiale. Plus d'un million d'habitants du Kazakhstan (sur une population de 6 250 000 habitants, au début de la guerre) rejoindront l'Armée rouge au cours du conflit. En raison de la distance qui sépare la république du front allemand, celle-ci accueille de nombreuses entreprises évacuées des régions occidentales de l'Union soviétique. Les studios de cinéma moscovites Mosfilm sont également transférés à Alma-ata (Sergueï Eisenstein y tourne Ivan le terrible). Ces déplacements s'accompagnent de l'arrivée de plus de 400 000 personnes, d'origine européenne pour la plupart. Cependant, les usines et les exploitations agricoles du Kazakhstan tournent à fond pour soutenir l'effort de guerre avec le concours indispensable des femmes, un grand nombre d'hommes ayant été envoyé au front.

Parallèlement, un grand nombre de populations soupçonnées ou accusées de sympathie pour l'envahisseur allemand sont déportées au Kazakhstan (et dans une moindre mesure en Ouzbékistan) afin d'être éloignées des lignes ennemies. En 1943, les Allemands de Russie,les Tchétchènes, les Ingouches, les Tatars de Crimée sont déportés en Asie centrale et au Kazakhstan. Les déportations de populations entières se poursuivront même après la guerre. Après la mort de Joseph Staline, certains peuples retourneront dans leur pays d'origine (la plupart des Tchétchènes, par exemple) mais beaucoup resteront au Kazakhstan. Ces déplacements massifs de populations expliquent en partie la grande variété ethnique du Kazakhstan.

Au lendemain de la guerre, c'est la RSS Kazakhe qui est choisie par les autorités soviétiques comme lieu d'expérimentation nucléaire. Le Polygone nucléaire de Semipalatinsk, vaste site consacré à la recherche et aux essais nucléaires est créé en 1948 dans l'est de la république. Plusieurs centaines d'essais nucléaires y auront lieu en plein atmosphère jusqu'en 1964, puis sous terre jusqu'en 1989. Le site de Semipalatinsk est à l'origine de la plus grande catastrophe sanitaire et écologique du pays. Les essais ont été d'autant plus néfastes pour la santé des populations voisines que celles-ci n'ont été nullement informées des risques qu'elles encouraient.

En 1954, Nikita Khrouchtchev, qui a succédé à Staline à la tête du PCUS, lance la Campagne des terres vierges, un vaste programme visant à améliorer la production agricole soviétique par le défrichement et la mise en culture des terres non exploitées. La campagne est lancée en Sibérie, dans l'Altaï, dans l'Oural et dans le nord du Kazakhstan. Environ deux millions de volontaires, la plupart d'origine russe, viennent s'établir dans cette dernière région pour prendre part au défrichement. Au début des années 60, suite aux différentes vagues d'immigration, les Kazakhs ne représentent même plus un tiers de la population du Kazakhstan. La Campagne des terres vierges, si elle permet d'augmenter de façon non négligeable la production agricole, aura toutefois des conséquences néfastes sur les sols de la steppe kazakhe qui, trop fragiles, s'épuiseront et se dégraderont assez rapidement.

Enfin, c'est aussi au Kazakhstan qu'a été inauguré le 2 février 1955 le cosmodrome de Baïkonour. Conçu au départ comme une simple base de tests pour missiles balistiques, il deviendra ensuite mondialement connu comme la piste de lancement de la fusée Vostok dans laquelle Youri Gagarine accomplira le premier vol d'un homme dans l'espace (12 avril 1961). Le cosmodrome de Baïkonour, bien que situé au Kazakhstan, est depuis l'éclatement de l'URSS administré par la Russie.

Le 11 mars 1985, Mikhaïl Gorbatchev devient secrétaire général du PCUS. Il s'attaque rapidement à la corruption et à l'immobilisme des dirigeants du Kazakhstan (et d'ailleurs). Un grand nombre de dignitaires de la RSS Kazakhe sont démis de leurs fonctions. Le 16 décembre 1986, Din-Muhammed Kunaev, le secrétaire général du Parti communiste du Kazakhstan, en poste depuis vingt-deux ans, est remplacé par Guennadi Kolbin. Cette décision est perçue par de nombreux Kazakhs comme une ingérence du pouvoir central et comme un affront car Kunaev, d'origine kazakhe, était populaire dans la république. Son remplacement par Kolbin, un Russe n'ayant aucun lien avec le Kazakhstan, déclenche dès le lendemain des manifestation à Alma-ata, puis dans d'autres villes, manifestations qui deviennent bientôt des émeutes et sont sévèrement réprimées. Après l'indépendance, on fera de ces événements, dits de Jeltoqsan (« décembre » en kazakh), le symbole de la renaissance nationale kazakhe.

À la suite de l'entente des dirigeants des trois républiques slaves pour dissoudre l'Union soviétique, le Kazakhstan proclame son indépendance en décembre 1991. Les dures années suivantes voient une émigration importante, notamment de nombreux citoyens kazakhstanais qui, n'appartenant pas à l'ethnie kazakhe, se sentent écartés des situations à responsabilités ; mais progressivement la situation économique se stabilise ces dernières années, avec une croissance sensible, et un solde migratoire tendant à redevenir positif. Le chef d'État en exercice depuis 1990, Noursoultan Nazarbaïev, est toujours président du pays, réélu pour 7 ans en 2005.

En 1997, la capitale du Kazakhstan est déplacée d'Almaty (ancienne Alma-Ata), au sud-ouest du pays, à Akmola (Akmolinsk, Tselinograd), rebaptisée Astana (« capitale » en kazakh) à cette occasion, une ville se situant dans les steppes du nord du pays (plus près de son centre géographique), développée comme centre urbain principal pour la campagne des terres vierges.

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Équipe du Kazakhstan de football

Logo

L’équipe du Kazakhstan de football est constituée par une sélection des meilleurs joueurs kazakhs sous l'égide de la Fédération du Kazakhstan de football. Le Kazakhstan faisait autrefois partie de l'AFC, et est membre de l'UEFA depuis 2002.

L’indépendance du Kazakhstan a été proclamée en 1992, après la chute l’Union soviétique. Le premier match de ce nouveau pays a eu lieu le 1er juin 1992, contre une ancienne république fédérée indépendante comme le Kazakhstan, le Turkménistan. Le score se solda par la victoire du Kazakhstan 1 but à 0. La Fédération du Kazakhstan de football (Федерация Казахстана футбола) est fondée une première fois en 1914, puis est refondée en 1994. Elle est affiliée à la FIFA depuis 1994. Le Kazakhstan devient alors membre de la Confédération asiatique de football.

Le Kazakhstan, pour ses premières éliminatoires, c’est-à-dire pour la Coupe d'Asie des nations de football 1996 qui avait lieu aux Émirats arabes unis, n’a pas réussi à se qualifier. Le pays, lors des éliminatoires de la Coupe du Monde de football organisée en France, enregistra sa plus large victoire de son histoire, contre le Pakistan, le 11 juin 1997, sur le score de 7 buts à 0, lors du premier tour. Mais il fut éliminé au second tour des éliminatoires de la zone Asie, dans le groupe du Japon et de la Corée du Sud (tous les deux qualifiés). Pour les éliminatoires de la Coupe d’Asie des Nations, en 2000, il ne réussit toujours pas à se qualifier. De même pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2002. Pendant l’épisode asiatique, le pays ne se qualifia pour aucune compétition.

Le Kazakhstan est membre de l'UEFA, depuis le 25 avril 2002. Il n’a pas pu disputer les qualifications pour le Championnat d'Europe de football, au Portugal. Dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2006, le Kazakhstan connut sa plus large défaite, le 8 juin 2005, à Almaty (Kazakhstan), contre l’équipe de Turquie. Ce match se solda par une victoire turque 6 buts à 0. Les joueurs kazakhs ont remporté leur première victoire officielle depuis leur affiliation à l'UEFA, le 24 mars 2007, face à la Serbie 2 buts à 1. Ils ont remporté leur première victoire à l'extérieur, contre l'Arménie, le 21 novembre 2007. Leur phase de qualifications pour l'Euro 2008 fut honorable avec 2 victoires dont une contre la Serbie, 4 matchs nuls (dont deux contre la Belgique) et 7 défaites dont une seule par plus de deux buts d'écart au Portugal (0-3).

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Frontière entre la République populaire de Chine et le Kazakhstan

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Frontière au niveau du Col d'Alataw côté chinois.

La frontière entre la Chine et le Kazakhstan mesure 1533 kilomètres. Elle sépare la région autonome du Xinjiang des provinces d'Almaty et du Kazakhstan-Oriental. Son tracé est reconnu par un protocole signé par les deux pays en 2002.

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Source : Wikipedia